FUC(…)ING LES DEPRESSIFS.
NIE ZAMYKAJ OCZU


« I later calculated that all that destruction, and waste of the ressurces (…)
could easily provide (les moyens) for every human need on the planet ».
(Jacque Fresco, dans la vidéo « Question Everything » :
http://youtu.be/Z6xaBYUlDYw).



 

Paris, Gare de l’Est.
Après la minuit. Le temps pour ceux qui aiment le noir, le lieu duquel les bus de la provenance de la capitale partent, les chemins comme les bras de l’étoile, à toutes les villes de banlieue. Le lieu où la fissure entre les sorts des milles des personnes dont les chemins se croisent ici, est visible jusqu’au point qu’on ne peut pas nier de l’ignominie du systèmE.
Ce dont je vais écrire ici, est bien su et connu – tous se sont habitués et tous le vivent sans révolte, bien contents que pas eux – pas aujourd’hui… ? dans la prochaine vie… ? – appartiennent aux condamnés.
Tous voient alors.
Pourtant la juxtaposition des deux mondes est aujourd’hui – et chaque jour – de plus en plus grossière, arrogante, shameless, éhontée.
Les  deux mondes – et les symboles de deux, corps après corps, visage après visage, la puanteur des pieds pas lavés (car où – donc pourquoi…?) depuis plusieurs jours ou peut-être plus que ça – et le parfum qui veut ressembler l’Imperial Majesty.
(Cette question me travaille dans la tête : comment peut-on acheter le parfum pour cents milles d’euros, si on pourrait payer avec la même somme les années de la vie à une personne qui crève aujourd’hui sur un matelas près de l’hôtel, et à laquelle le gouvernement immonde a « interdit » de gagner sa vie – car la peur que la personne puisse enlever du budget national quelques milles d’euros annuels est trop grande… ?
Et bien, il y a la peur. Par exemple, celle ressentie par la femme d’un chef de la grande entreprise, d’un gouverneur ou d’un ministre, qui se sert de cette bouteille qui sent bon, et ayant un bouchon avec un diamant de 5 carats…
Une rareté… !) 

Donc aujourd’hui, je vois tout cela près de la gare.
Tout – se trouve ici.
Peut-être, je le vois juste ce soir, plus fort encore que normalement et plus distinctement, à cause de ce que j’ai vécu la même journée, un peu plus tôt, ou peut-être simplement à cause des panneaux lumineux de l’hôtel à côté duquel je passe en attendant à mon bus, et sur lequel les prix affichés dépassent le revenu mensuel d’un homme absent sur un matelas que je vois posé à quelques pas de la porte.
Peut-être à cause des deux.
Peut-être, aussi, parce que j’ai passé par plusieurs vies, et je sais que dans chacune on veut une seule chose. Cette chose-là s’appelle le bonheur: et je sais également qu’il y a les vies dans lesquelles on ne peut que mépriser l’aveuglerie et la bêtise des humains qui – ayant le droit politiquement accordé au dit bonheur, n’hésitent pas de « donner les conseils » aux exterminés par les pouvoirs politiques avec la lenteur plus encore cruelle que si c’était par une balle envoyée directement au crâne.
Les « conseils », et les sagesses débiles (et oui, un vrai paradoxe linguistique fondé sur antonymie car la chose est tellement incroyable) : en style « Tu vas voir ; tu changeras la façon de penser et de voir le monde – et tout changera ».
« Hop…! », « J’étais exterminé – j’ai changé la façon de le voir, et je ne suis plus, youppiiii… ! » 

 

 

Et oui, les présidents des pays qui discriminent les personnes – cesseront de discriminer les individus.
Les « autorités » qui jouent avec l’humanité des condamnés à la rue – arrêteront de jouer avec les vies.
Les fonctionnaires-chiens, plus zélés que leurs maîtres – vont cesser de déchaîner leur vivacité sur les privés des Human Rights en se payant par ceci leur propre droit indéniable à l’éternelle frustration.
Et toi, avec ton problème DANS TA TÊTE EXCLUSIVEMENT – tu comprendras que ce que tu te sens discriminé… ce n’est qu’une impression, ce n’est pas le fait, ce n’est pas objectif : et tu verras, exterminé – tu ne le seras plus… !
On dit tout cela pendant que c’est toi qui dort sur le matelas sous un hôtel, et pendant que ce sont eux, qui y entrent par la porte… N’est ce pas inadmissible… ? Et la question supplémentaire se pose ici : où l’homme, la femme – en cours de l’évolution qui a pris le tournant tellement honteux – ont perdu la brillance programmée de l’esprit…?
Dis-moi, belle Française (Belge, Italienne, Allemande – dans tous les cas, il ne s’agit pas vraiment de la nationalité, mais du fric sur ton compte – mais vu que les « papiers » possédés conditionnent ton droit à le gagner sur ce monde… la chose est claire et la gestion du nombre des esclaves maintenu parles gouverneurs (et je dis ici sur les esclaves de tous les genres : travaillant, jeté(e)s dehors, poussé(e)s au mariage, sexuel(le)s, etc.) – stable et assurant bien la ressource de tout ce qu’il faut aux gros porcs qui n’arrêtent pas de crier que le système est inchangeable et qu’il faut mettre sous le contrôle les révoltés car ils ne sont que le perdus qui ne savent pas que servir au maître est une seule vocation de l’être humain. 
…Dis-moi, belle Française donc (Belge, Italienne, Allemande) : pourrais-tu t’imaginer toi-même – comme tu le fais aujourd’hui – dans le rôle d’une prophète qui oserait de prôner devant les exterminés de tous les genres tes jugements reluisant de la naïveté – comme celui par exemple « qu’il faut seulement commencer de penser autrement, et hop ! – tout va changer »… ? De heurter leurs oreilles avec les bêtises prononcées sans honte… ? Oserais-tu de le faire – si à part de prononcer ces sagesses douteuses, et à part de t’efforcer à « donner les conseils » à cinq sous à ceux à qui tu n’as pas de droit moral ni éthique de les donner, tu aurais un peu plus de l’imagination et de la souplesse de l’esprit – jusqu’au point d’être capable à te visualiser, toi-même – à la place de ceux à qui tu oses aujourd’hui de parler… ?

 

 

Et si ton imagination était un peu seulement plus développée, tu pourrais t’imaginer peut-être – même si tu n’es pas en mesure de te mettre à la place de l’« autre » aujourd’hui – que dans la prochaine vie – ce sera à toi…?
Le problème, c’est ce qu’ils ne peuvent pas, qu’ils refusent : de s’imaginer.
Simplement ce n’est pas possible, s’est trop dur, et ils n’ont pas de la force.
Ils, elles, s’imaginent seulement ce… qu’ils ne sont pas obligés de « s’imaginer » du tout, car dans tous les cas ils l’ont dans leurs vies. Ils ne sont pas capables donc à supposer qu’il est possible d’avoir les problèmes qui n’auraient pas de leur source « dans la tête » (et, inversement : ils ne s’imaginent pas non plus qu’il est possible de ne pas avoir des problèmes « dans leurs têtes » : ils sont très fragiles et dépensent la grande partie de leur patrimoine pour payer les conseils des spécialistes, qui leur« permettent de se tenir psychologiquement sur la surface »…!
Ils refusent aussi de penser là où pour penser – il faudrait d’abord voir les choses.
- « Ça, c’est dangereux »…!



***


Ily a le refus constant des individus – donc de la société entière – de voir les choses.
Car hélas, si on les voyait – il faudrait arrêter de chanter les joyeuses musiques et les textes des bienheureux : et à se décider à la révolte.
- …Mais pourquoi tu T’ACCROCHES À ÇA…? – demandent, sans rien comprendre, les auteurs des dits textes à l’honneur du bonheur et des songs de la grande prophétie révélant que la vie, si on le veut, peut être belle (et oui: elle le peut – seulement il faudrait agir peut-être, pour qu’elle puisse de l’être pour tous, et pour ceux qui crèvent dans le néant aux mêmes instants où toi, tu chantes tes idioties enfantines, et ceux qui n’ont pas droit à sourire sans avoir mal, et ceux qui n’ont que de se vendre pour ne pas se noyer demain matin ou cette nuit encore, et ceux qui votre gouvernement condamne à un sort de la chair vivante pendant que vous baisez joyeusement les esclaves dans les beaux hôtels, et ceux qui bouffent DE LA MERDE que vous jetez à la poubelle car vous, vous avez les droits et eux – n’ont qu’un éternel « Non ».
Blasphème, swearword sur vos têtes… !
Mais d’abord encore – la honte.

***


- « Et pourquoi tu t’accroches autant à ça…? » – ils et elles continuent de demander.
Ils et elles – ceux et celles qui font les jolis textes, qui de leur part ne font pas avancer de ce monde même s’ils soignent les âmes faibles des riches dépressifs clients des cabinets.
- Tu as besoin de ÇA…? – ils continuent.
Les grands inconscients. Je ne « m’accroche » à rien: je ne suis simplement pas d’accord pour que les uns meurent et les autres vivent en marchant sur leurs cadavres*. Serait-ce jusqu’au tel point difficile à comprendre… ?
Je ne suis simplement pas d’accord pour que les uns aient la vie toute en laideuret la souffrance, et les autres chantent en offrant aux gens une plate supercherie disant que la vie est belle.
Je ne suis simplement pas d’accord – à un tel mensonge.
Je ne suis simplement pas d’accord – à un AUTO-mensonge, exécutée avec telle maestria par les artistes et par les coachs des esprits faibles et incertains.
Je ne suis simplement pas d’accord – pour qu’on appelle les gens à fermer leurs yeux.

 

 


- « Tu ne te donnes pas droit à être heureuse…! » – crient donc les bandes des dépressifs qui se débarrassent de leurs dépressions au prix de la cécité et du lie.
Putain, je suis pourtant capable de ressentir le bonheur – malgré tout…
MALGRÉ – TOUT.
Surtout donc plus capable que ceux qui pour le ressentir doivent se barrer dans un faux paradis des chants sur le bien-être de ce monde.
J’en suis dans l’état, et je n’ai pas des problèmes des êtres égosensibles** : mais je sais aujourd’hui également ce combien facile est devenir écorché du bonheur qu’on a en soi : et comment cruellement ça arrive qu’on nous le vole si le « pouvoir politique » en décide – en tranchant par ceci de l’extermination d’un être humain.
À tous ceux qui osent – ou oseront en avenir, car des inconscients des enjeux politiques et des prôneurs des bontés du système est une armée – de me sortir avec les conclusions gênantes qu’il « faut se donner le droit à… ne pas voir des choses », et que c’est ça, et pas l’action pour les changer, qui serait la condition d’être heureux – à tous ceux qui n’arrêtent, toujours et sans cesse, de juger ceux qui ne restent pas en silence et n’hésitent pas de parler de l’hypocrisie contemporaine – je dis combien ils se trompent.
Je ne m’accroche pas ni à rien : le clou est juste en ce que j’ai vécu plusieurs vies, et (donc) j’arrive à m’imaginer dans les autres.
Il y en a, à qui ce fait dérange, car il n’engendre pas du calme


***


Les prôneurs de la beauté aveugle de la vie poussent pourtant, en ayant peur de tout mais bizarrement pas peur de l’exagération indigeste :
- « Tu vas voir : change ta façon de regarder ce monde et tout changera pour toi… ! » - ils continuent sur leur ligne. Et là, je fais ce qu’on appelle « péter les plombs ».
- « Je ne veux pas que ça « change POUR MOI », mon amétrope… ! Moi, je vais bien, as-tu entendu enfin, toi à qui ton bien-être personnel suffit et t’acalme… ? Je veux que CE MONDE – change : est-ce tellement difficile à cerner, et n’êtes-vous réellement pas aptes à le comprendre ou au moins à le concevoir… ?


 

Vouloir convaincre ce monde que le problème de tous les malheureux de cette terre « ne nous concerne pas », et qu’en plus « il se trouve forcement dans les têtes des personnes », est une chose simplement immonde.
Il est même incroyable de prétendre une chose pareille sans être simultanément gêné par sa propre hypocrisie (le « jeu » en « manque prétendu de la vue »).
Je répète, et répèterai éternellement : si tu as un problème, de ce qu’on nomme le « mal-être », ou le problème de n’importe quel genre, et qui te semble fixé à l’intérieur – il y a toujours une cause extérieure à trouver.
TOUJOURS.
Si tu n’arrives pas de la préciser – tu as effectivement le problème de la conscience.
Une incapacité de trouver la
cause – dans la réalité où tout est comme le mécanisme des toothed wheels – est une pure preuve de ton manque de la perspicacité, de l’aptitude de l’auto-observation, de l’autoréflexion et de l’analyse de toi-même et de ta propre vie.
Et si tu ne trouves pas de la cause de ton « mal-être » dans ta vie elle-même, si tu n’arrives pas à la préciser, peut-être s’est simplement la mauvaise bouffe et le manque de l’activité physique, qui t’alourdissent l’esprit et enlèvent la joie à ton corps : c’est très simple (à ça, on peut aussi chercher de la cause, car ce n’est pas ici que tout commence).

Mais si les « autorités » te prennent tes droits à ÊTRE, simplement, et à respirer, comme le font les autres – tu peux beau de te prétendre un prophète, et de chercher des causes encore : tu ne peux changer rien dans cette réalité dantesque couverte d’une supercherie organisée par les dirigeants ainsi que par le docile peuple.
Là, il restent seulement les bourgeois de la bohème, qui se prétendent les prophètes.
Malheureusement, en ce qui concerne les problèmes politiques et leur impact sur les vies des humains, ce sont eux qui sont le moins informés de tous.


***

 

Il est clair que ceux pour qui le bonheur est lie fermement avec la condition « de ne pas voir », estimeront toujours que puisque tu vois, ne fermes pas des yeux, et tu n’hésites pas à en parler – si ce soit dans ta création ou dans ta vie – tu ne te donnes pas droit à être heureux, heureuse.
Pour être claire : les gens qui ont les problèmes « dans leurs têtes », ne m’intéressent pas et c’est le principe de base.
Ainsi que ceux qui chantent que puisqu’ils peuvent se le permettre, ils ne voient pas des problèmes à l’autre côté du mur, la vie est belle et adorable, faisons donc un suivant chanson.
Leur art ne change de rien, même s’il est fait avec le plus grand talent du monde.
À part de soigner leurs semblables qui peuvent se permettre de vivre leurs dépressions et leurs états à la Prozac, bien sûr – mais ça ne change rien dans la réalité établie : celle de l’extermination des êtres humains, aujourd’hui et tout près : car ici, dans vos rues.

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BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE. PHOTOGRAPHIES: THÉÂTRE DE RÉVOLTE
(1 – « Personnages », 3 & 4 – « Gare De L’Est, Paris ») & LES CAPTURES D’ÉCRAN DE LA VIDÉO
« QUESTION EVERYTHING »/Jacque Fresco (2 & 5).

* La conclusion : « Je ne « m’accroche » à rien: je ne suis simplement pas d’accord pour que les uns meurent et les autres vivent en marchant sur leurs cadavres » a un rapport direct avec les paroles de NICOLE CHARPAIL – comédienne, auteure et créatrice de « Miss GRIFF Association » – qui appelle les participants de ses ateliers du théâtre – eux-mêmes les auteurs : «  TROUVEZ-VOUS quelque chose qui – dans la réalité qui vous entoure – ne vous convienne pas, avec quoi vous n’êtes pasd’accord… ! Il n’est pas possible – d’être d’accord avec tout, avec cette réalité : elle ne laisse pas d’en être d’accord. Donc –TROUVEZ-LE… ! »
Les seuls qui ne le trouvent pas – sont les idiots ou les lâches.
(Les paroles de Nicole Charpail sont ici transcrits et cités à la manière approximative car puisant dans la mémoire).
** L’association des : « égo » et « sensible », signalant une fragilité de l’individu concernant surtout les problèmes liés à son « moi », et sa concentration sur ses propres faiblesses. 

WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM. ŚWIAT WE WŁOSACH MI SIĘ SZAMOTAŁ…

 

WITCH

 

Les œuvres de ANNE-MARIE VESCO contiennent en elles un grand Étrange.
Et ce n’est pas « la magie » : la magie, on utilise ce mot trop souvent en lui adonnant le sens lié à l’enfance – les petites couleurs joyeuses – tout allégé comme un fromage diététique emballé dans le rose. Ici rien de ça. Les œuvres sont sombres et lumineuses en même temps.
Chacune raconte une histoire importante, l’histoire de la vie.

Chacune a un sens.
Elles ont changé, ces œuvres, depuis deux ans pendant lesquelles je n’ai pas pu de les voir : aujourd’hui pas des corbeaux et des crânes peints sur le toile sobre, et que j’aimais autant – surtout ces oiseaux avec les ailes rapaces. Il n’y a plus de ce qui correspondait avec mon cri de l’époque : le cri horrible dans le temps réel, le cri qui aujourd’hui reste dans l’âme et qui sort, sortira toujours – malgré l’atrocité finie.
Mais il y en a toujours le Sang de la conscience.

 

…LE SANG, IL Y EN AURA TOUJOURS.

 

Le Sang, du cœur, de l’âme – c’est ce qui donne la vie, symbolise la tragédie et l’extase (seulement ceux qui n’ont jamais été près de deux en même temps, demandent : « Tu es masochiste, comme ça… ? »). Le Sang coulait sur mes jambes et il coulait de mes bras, le Sang comme une vocifération et comme la force avec laquelle tout se liait, une telle condition de la bataille pour qu’elle ne soit pas perdue, une nécessite : sinon, tu meurs, tu n’existes plus.
Le Sang… !
Les fleurs sauvages qui poussaient – toujours encore – de ma tête : dans tout le centre de l’enfer, elles – elles toujours poussaient… !
Et moi, en passant par l’enfer…
Je hurlais, je chantais.
Lilith… ! Un chant – à la guitare et à la vielle à roue de Éfren Lopez (Efren… ! J’ai racheté la nouvelle guitare, les fleurs noires pousseront encore… !)
Lilith courait par l’enfer et ses pieds étaient trop vites pour que les lois gouvernementales puissent l’attraper, et elle – était plus forte que tout avec quoi on voulait la combattre.
TE VOIR MORTE… !
TE VOIR ANÉANTIE… !
…Elle savait même quand ne pas sentir, quand sentir signifierait mourir.
Elle savait.
Et elle marchait.

 
***

« Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
Wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Stopy, stopy o kamienie
Ranilo sié serce

Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Wlosy w szczyty mi zaplàtal
Serce na ostrze wbil

Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Stopy, te stopy o kamienie
Ranilo sié serce
Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Wlosy w szczyty mi zaplàtal
Serce na ostrze wbil
Serce
Na ostrze wbil
Serce
Na ostrze wbil
Serce
Na ostrze
WBIL… !


Wzgôrza, w przepascie wpadlam
Krwià we wlosach, wlosach malowalam
Na czerwieni w ogniu sié unioslam
…Jestem sosnà
Jestem sosnà
Jestem sosnà
Jestem sosnà…

Ploné…!
Jestem sosnà, jestem sosnà, jestem sosnà, jestem sosnà,
Jestem…
Wlosy na wiatr
Jestem…
Wlosy na wiatr rzucilam
Jestem…
Wlosy na wiatr…

Ploné…!
Do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, do nieba, do piekla,
do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, YA-AH… !

Wlosy na wiatr
Rzucilam
…KWIATY MI Z GLOWY WYROSLY… 
Jestem sosnà
Sosnà, sosnà, sosnà… !
Jestem sosnà, jestem sosnà
Jestem… Wlosy na wiatr…
Jestem…
Wlosy na wiatr
Rzucilam, rzucilam, rzucilam
JESTEM…
KWIATY MI Z GLOWY WYROSLY… 
Jestem…
Wlosy na wiatr…

JESTEM…
KWIATY MI Z GLOWY WYROSLY

Wyrosly
Wyrosly
Wyrosly…

Ploné…!

Wlosy mi plonà
Jestem sosnà
Wlosy na wiatr
Wlosy na wiatr
Wlosy na wiatr…
Do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, do nieba, do piekla,
do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, YA-HA… !
Jestem sosnà, jestem sosnà, jestem sosnà…
Wlosy na wiatr… !

 

WITCH



WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM
WIATR WE WŁOSACH MI SIĘ SZAMOTAŁ
WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM
ŚWIAT WE WŁOSACH MI SIĘ SZAMOTAŁ
WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM
WIATR WE WŁOSACH ROZKWITL MI

KWIAT WE WŁOSACH ROZKWITL MI
WIATR WE WŁOSACH ROZKWITL MI
KWIAT WE WŁOSACH ROZKWITL MI… ».

 

***

 

Et voilà ce soir – je vois LA WITCH.
Je la vois – c’est elle, LILITH.
Et je me vois, moi-même – et je vois les centaines des Sorcières que les rois des pays ainsi que les peuples depuis les décennies condamnaient et brûlaient sur les bûchers de ce monde.
JE ME VOIS.
Elle, avec les fleurs sur son front, comme les gouttes du Sang, les fleurs qui poussent de sa tête et qui apparaissent comme les Stigmatas d’une Witch maudite et glorifiée, tout ça dans une seule vie.
Le Sang qui coulait de mon cœur.
Le Sang – qui gicle aujourd’hui, vos gueules…!

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Texte & photographie de l’œuvre de ANNE-MARIE VESCO : BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, 12-13.10.2014. Le song « CHANT DE LILITH », enregistré en 2008 avec Éfren Lopez-Sanz se trouve en écoute et en téléchargement sur Deezer (www.deezer.com/album/1225445) et Bandcamp (balladyna.bandcamp.com/album/chant-de-lilith). L’atelier de l’artiste peintre ANNE-MARIE VESCO reste ouvert pour les visiteurs encore demain – le 13 octobre 2014 – de 14h à 18h, à 17/23 Rue Beaumarchais au Montreuil.

AUTANT QUE… (TEXTE APRÈS LA PERFORMANCE “NE CESSEZ JAMAIS DE VOUS BATTRE”)

LE TEXTE EST UN REPRINT DE L’ARTICLE PUBLIÉ EN ORIGINAL LE 10.07.2014 SUR LE SITE « BALLADYNA / WITCH’S WRITINGS »: http://balladyna-witchswritings.tumblr.com/post/91371395892/autant-que-texte-apres-la-performance-ne-cessez.

 

AUTANT QU’UN SEUL EXTERMINÉ SUR CETTE TERRE – EXISTE.
AUTANT QU’UN SEUL EXTERMINÉ – SI CE SOIT PAR UNE ARME DU FER OU SI CE SOIT PAR VOTRE LOI.
AUTANT QUE – EN SOUMISSION ET DANS LA PEUR – VOUS EXÉCUTEZ LES ARRÊTÉS DE L’EXTERMINATION.
AUTANT QUE VOS BOUCHES RESTENT SANS MOT, VOS CŒURS SANS COURAGE ET VOS ESPRITS SANS RÉACTION.
AUTANT QUE VOUS PAYEZ POUR LA MORT ET AUTANT QUE VOUS VIVEZ DE VOTRE PROPRE ESCLAVAGE.
AUTANT QUE VOTRE PROCHE VOUS EST UN ENNEMI CAR AINSI VOUS AVAIT DIT VOTRE GOVERNOR ET PUISQUE VOUS AVEZ SUIVI SON ORDRE – SANS SENTIR NI DE L’IMMONDICE, NI DE LA RÉVOLTE, NI DE BESOIN D’UN CRI.

 

A Capture d’écran 2014-07-04 à 02.25.07

 

« EN VRAI, JE N’AI PAS LE DROIT.
PAS LE DROIT DE CHANTER ICI, DE DANSER, DE PASSER UNE SOIRÉE HEUREUSE ET AGRÉABLE, PAS DROIT :  D’ÊTRE PARMI VOUS.
EN VRAI, JE N’AI PAS LE DROIT.
PAS LE DROIT À ÇA AUTANT LONGTEMPS QUE SUR CE MONDE – À DEUX, À DIX, À MILLE DES PAS DE NOUS, DE V O U S, DE CETTE SALLE – EXISTE UNE RÉALITÉ DANS LAQUELLE LES HUMAINS MEURENT : ET MEURENT PAS PARCE QU’ILS MEURENT, NON – MAIS PARCE QU’ON LES TUE, COURTEMENT ET SIMPLEMENT.
JE N’AI PAS DE CE DROIT : CHANTER NI DANSER, NI MÊME RIRE SI CE RIRE ME FAISAIT D’OUBLIER L’EXTÉRIEUR INCONCEVABLE.
ET VOUS, VOUS N’AVEZ PAS DROIT : TELS SOUMIS, LES CERVEAUX MANIPULABLES (« PAIN ET JEUX OLYMPIQUES.. ! ») DE MANGER VOTRE PIZZA, DE VOUS ÉCROULER DANS VOTRE FAUTEUIL, DE REGARDER VOTRE FOOTBALL VENDABLE – QUAND AUX MÊMES MOMENTS, ON NOIE LES GENS DANS LA MER, ET AUSSI DANS LA MER DE VOS RUES.
VOUS-MÊMES EXÉCUTEZ L’ORDRE QUI EST CELUI DES CRIMINELS.

AVONS-NOUS LE DROIT – À RESPIRER… ?
AVONS-NOUS CE DROIT – QUI SEMBLE TELLEMENT FONDAMENTAL À CEUX QUI EN DISPOSENT, MAIS QUI NE L’EST PAS POUR CEUX QUI NE L’ONT PAS… ?
AVONS-NOUS CE DROIT – SI NOUS N’AGISSONS PAS… ?!

UNE SEULE CHOSE QUE JE PEUX DONC – SI JE SUIS DÉJÀ LÀ, ET COMME DANS TOUS LES CAS JE NE PEUX PAS VIVRE SANS CRI: QUI EST ATROCE ET HORRIBLE, MAIS QUI EST L’EXTASE EN MÊME TEMPS… (ON N’A PAS DROIT DE RESTER SANS VOIX, SANS MOT, SANS ACTION: SINON, ÇA SIGNIFIERAIT QU’ON EST D’ACCORD À CE QUI SE PASSE, QU’ON RESTE EN SILENCE; OR LES CHOSES QUI ONT LIEU SUR CE MONDE NE LE PERMETTENT PAS, ÉTANT TROP IMMONDES)…
UNE SEULE CHOSE QUE JE PEUX DONC – SI JE SUIS DÉJÀ LÀ, ET COMME J’AI UN CORPS ET UNE ÂME QUI RÉCLAMENT FORT CES ACTIONS – UNE SEULE CHOSE QUE JE PEUX DONC, AVEC LES OUTILS, LES ARMES QUE JE DISPOSE – C’EST D’EN HURLER, C’EST D’EN CRIER, C’EST EN DANSER.
DANSER ET CRIER : ET CRIER FORT, JUSQU’AU HURLEMENT – POUR QUE VOUS ARRÊTIEZ DE FAIRE PERSISTER CET ORDRE – QUI EST CELUI DU MEURTRE.
DANSER ET CRIER : ET CRIER FORT, JUSQU’AU HURLEMENT – POUR QUE VOUS VOUS RÉVEILLIEZ, POUR QUE VOUS CESSIEZ DE VOUS SOUMETTRE AUX BOURREAUX, POUR QUE VOUS CESSIEZ DE SUIVRE CE QUI VOUS DISENT VOTRE PEUR ET VOTRE CAFARDISE IRRÉFRAGABLE, POUR QUE VOUS CESSIEZ D’EXÉCUTER – LES ORDRES.
CAR C’EST UN HOLOCAUST – QUE VOUS EXÉCUTEZ ICI, SUR CETTE TERRE.
VOUS OUBLIEZ SEULEMENT D’EN PENSER ET D’EN PARLER »*.

 

Inhabitants of the Interzone

 

La performance après laquelle j’ai commencé d’écrire ce texte – et dont une partie a été le song « SABBATH (MAIS LES INNOCENTS VONT SOUFFRIR AUSSI) », version with the part « …ET LES SORCIÈRES… » – à trouver dans l’album « OSTRACISED ! » en cliquant sur le lien ici - a été inspirée (si parler de « l’inspiration » la plus directe) par le viol et meurtre des deux fillettes en Inde – pendues par les hommes-chiens à un arbre après le viol. Le concert et la choreograph¥ étaient consacrés à toutes les Witches, ainsi qu’à toutes les victimes de la société patriarcale – ainsi qu’à celles dont la dite société – toujours encore et infiniment – veut faire les victimes, en employant pour cela: la force, les ruses, et les paragraphes bien construits de la « loi ».
À tou(te)s celles qui font la guerre pour leur Liberté et leur Dignité des (No-More-)Women, No-More-Humans.
« Ne cessez jamais de vous battre ».


A Capture d’écran 2014-07-04 à 02.44.18-A

 

…Mais c’est aussi le texte que je planifiais – et en vrai, que j’aurais dû faire entendre, prononcé avec la vive voix, au moins quelques mots, les faire sonner et résonner comme un song – le jour de ma performance à l’occasion de la dernière Fête de la Musique à la CASA Poblano à Montreuil.
Le texte résonnant pourtant dans ma propre tête et dans ma propre conscience – la vitesse des préparations (paradoxalement étant en même temps la chose qui a engendré toutes les pensées qui vont suivre) empêchait quelconque travail sur le mot qui pourrait sortir en forme différente que celle du chant expressionniste.

À cause de la vitesse avec laquelle passaient les jours qui ont précédé l’événement, à cause de manque des certaines possibilités et certains moyens, mais surtout à cause du fait que les pouvoirs politiques et économiques de cette terre ont bien maîtrisé le jeu – en réussissant de faire tout pour interdire aux personnes d’avoir LEUR temps pour ELLES – en état d’urgence, il manquait peu pour que je sois en retard pour ma propre performance. Si pas l’organisation parfaite de l’événement et l’incroyable conscience (je dis : « incroyable » vu le niveau de l’inconscience générale de la société) des organisateurs – Minute Papillon Prod. – concernant ce en quoi peut se trouver transformée une vie après une guerre (et qu’elle continue d’être une guerre)  –  il a manqué très peu pour que le jour « J » je ne puisse ni chanter, ni choreograph¥er, ni parler par tous ces moyens de ce dont parler… est aujourd’hui nécessaire, vital, et dont laisser en silence serait – un crime.

 

***

 

Et pourtant – il en a manqué.
…Il en a manqué très peu : pour que je ne puisse ni parler des certaines choses (par hasard exactement celles dont l’existence est inadmissible et qui malgré ça existent bien sans que « le peuple » se révolte), ni être parmi vous. Parmi ceux qui « en ont droit » pendant que les autres soit ne les ont pas soit sont tués avant qu’un mot sorte de leur poumons et de leur bouche, les « pouvoirs » déjà évoqués voulant la voir monstrueusement déformée par la souffrance qui rend fou, mad, crazy, aliène, folle.
Qui tue, simplement.
Si tu deviens un fou, le monde ne t’écoute plus : et c’est ça de quoi il s’agit, n’est ce pas… ?
… 
Il a manqué très peu pour que je ne me trouve pas parmi vous – « les ayant droits à vivre » – et pour que je ne puisse pas de vous parler.
Très peu aussi – pour que je ne puisse – ni « avoir droit », ni « être autorisée » – ni « être », tout court.
Être – comme vous, vous « êtes ».
Naturellement.
Sans vous poser de la question sur un quelconque « privilège » : car la vie, est-elle un « privilège », une chose qui peut être attribuée par l’autre, contrôlée par lui, proscrite… ?
Faut-il être un « autorisé » – pour pouvoir AVOIR la sienne… ?
Pour pouvoir en DÉCIDER… ?
Pouvoir dire « NON », dire « OUI », dire « ÇA, JE NE LE VEUX PAS » quand tout en nous se révolte… ?

La terre d’aujourd’hui est pourtant un lieu où « être » est devenu une chose pas du tout naturelle.
Ah, cela est naturel pourtant, cela est une chose la plus normale qui existe, vous dites, et quelles bêtises je vous écris… ?
Bien sûr. Votre inconscience est trop grande. Et même, elle est immense et accablante. 

 

***

 

Il n’y a pas de « naturel » aujourd’hui.
Il n’y a que les « autorisations ».
Vous avez une… ? Délivrée par une autorité infectueuse, et devant laquelle vous penchez votre tête comme si devant une divinité de l’Olympe…? Hourrah, vous avez le  d r o i t  à votre vie donc… ! Les véritables heureux.
Mais pas les héros.
…Ne pas  ê t r e  donc… ! Toi, sans « autorisation »… !

…Cela plairait, et même trop, aux governors de toutes les sortes : ceux-là font toujours ce qui est possible pour que la voix de la personne qui a pu voir trop – et surtout de ce qui est le « dessous » des supercheries bien organisées sur le niveau national et supranational – et qui a pu se rendre compte de l’existence du mécanisme – des  t e c h n i q u e s  même – de l’extermination contemporaine, l’extermination « à la douce », de l’extermination par la discrimination nationaliste, sexiste et raciale « au pays qui ne discrimine point » – ne puisse ni sonner, ni être entendue, ni être traitée sérieusement.

 

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Hélas pour eux, cette fois vous avez pu entendre.
J’étais là il y a quelques jours – et j’ai pu chanter « TO DEATH OF THE EXECUTIONERS », j’ai pu choreograph¥er, danser TO DEATH, SABBATH** et THE FOX*** et de mettre la peinture noire partout car la terre sous mes pieds était accueillante.
Ce dernier fait, après les longues années d’assumer les tentatives de l’extermination douce en France, je ressens toujours comme une exception et une chose effleurant l’irréel, malgré que depuis ce temps j’ai recevais les preuves de l’amitié, de l’accueil et de la bienveillance – tout ça étant aussi indicible qu’incroyable.
Après les choses du certain genre et de certain poids – ainsi que de certaine immondice dont l’existence on se rend compte seulement si on la vit – l’état d’esprit que je nommerais la vigilance, l’état d’être aux aguets vis à vis des « autorités » dont l’illégitimité on voit plus clairement si quand on regarderait un ciel à l’aube, reste pourtant inchangeable.
Et c’est très bien comme ça.
La Witch… !, personne ne va te surprendre désormais, personne te voir sidérée : tu es sans un point faible aujourd’hui pour eux – tu ne mourras plus ni de leurs balles, ni de leurs mensonges, ni de leur feintes, des jeux et des stratagèmes qui n’ont jamais de leur fin… !

La Femme maudite n’est plus une Femme.

Hex, Sorgin, Sorcière… ! Voilà ce qu’elle est depuis le temps où ils ont essayé de l’avoir morte – si pas l’avoir pour eux.
À eux, elle ne sera jamais : depuis le premier jour elle leur crachait dans les visages en rêvant de sa liberté quand ils l’emprisonnaient et quand ils tentaient (la « loi » patriarcale est bien pensée et parfaitement mise au point), depuis le premier jour elle les méprisait comme on méprise une immondice la plus grande.

 

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Les mots que j’aurais dû dire parmi les songs de la performance, après les premiers pas de la danse « TO DEATH OF THE EXECUTIONERS », étant déjà sur place, pendant la soirée à laquelle heureusement j’ai réussi d’arriver au dernier moment (voilà la victoire symbolique…), les paroles dont, ayant la conscience du temps qui passait trop vite, et emportée dans les flots de la peinture qui était comme le Sang Noir, je n’ai pas dit – étaient les mots d’un appel.
…Car j’ai failli de ne pas être là – et pas seulement ce jour-là : ne pas être là, du tout, parmi vous – et pourtant, encore vous ne me croyez point quand aujourd’hui je vous parle de l’existence des certains mécanismes, mis tellement bien en place, avec la perfection incomparable avec rien et avec la véritable maestria des professionnels du carnage, perversement – par ceux dont le but est d’amener certaines des « non-humaines » à l’état dans lequel elles deviendront soit les objets de l’usage, soit – sinon – mortes.

 

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Lilith Guerrière dit donc ce qui suit :
- « Ils voulaient me voir morte.
Morte – ou usable.

J’en parle clairement car je n’ai pas de la peur : ni de la mort, ni – il parait – que plus de rien.

Je n’ai pas senti de cette peur d’ailleurs, jamais depuis des années. Sauf, peut-être, une seule fois  – où elle a été près mais où le moment n’était pas bon.
Trop m’était pris, avant – et l’enfer à passer a été trop atroce, cruel, hideux et trop immense – pour que je puisse porter en moi la moindre crainte, l’effroi, quelconque hésitation avant l’acte.
Rien ne m’arrête – et rien ne m’arrêtera plus.
Je SUIS – ce qui est à Faire.
Rien ne m’arrête – avant l’action ». 

 

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Mécanisme – celui de l’extermination.
Douce, lente, invisible pour un œil de l’extérieur, invisible pour ceux qui « ont droit »… à ne pas voir.
On dirait, un mécanisme indétectable.
Si on s’en taise.
Si ceux qui l’ont vaincu – n’en parlent plus.
Mais Lilith – elle va prendre la parole.
Malgré tout.

 

***

 

Drame premier, scène numéro quatre-vingt troisième.
LILITH PARLE.

 

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LILITH :
– « Aujourd’hui, comme je l’ai vécu, et vu, moi-même – comme je l’ai senti sur ma propre peau : le toucher de la mort, l’horreur, l’atrocité de la réalité, la menace… Leurs cris : « Tu seras avilie, abaissée, humiliée, rien ne va te sauver de nous, qui sommes les maîtres du monde… ! », « C’est nous qui décidons de ton sort, ici, maintenant, demain, éternellement…! », « Et toi, tu nous seras un jouet, comme toutes les autres… ! », « Nous ferons tout pour que le monde crache : sur toi et sur ce que tu es – nous deviendrons les gestionnaires – de ton corps, de ton âme, de ton esprit… ! »  – je peux voir ce mécanisme, cette technique – gouvernementale, nationale, patronale – désormais à chaque fois qu’elle se trouve employée.
De ne pas en douter aussi, comme vous le faites – car les choses vous semblent incroyables et trop éloignées de ce qui est votre propre expérience – donc sûrement pas réelles et pas véritables.
Je ne dis même pas combien injustes sentent les personnes exterminées – les telles réactions.
Même si on se rend compte que les réactions du genre sont celles des bourgeois bohème soi-disant, des autres théoristes ou des esclaves apeurés de l’action, des inconscients, des simples idiots, et même si on sait bien que certains se protègent en sécurisant leur conscience par un mensonge imposé comme ils le peuvent… ».

 

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Ce que je voulais dire parmi les songs, les gestes et les arrachements plus ou moins violents de ma performance dernière, aurait été donc les mots : « Regardez, il y a les gens dehors quand nous, on (s’en)chante… ! Il y a les gens exterminé(e)s par la persistance des bourreaux, des législateurs, des servants et des soumis sous l’« autorité » horrifiante, les gens avili(e)s, les gens torturé(e)s, les gens tué(e)s… Et qui – eux, elles, pas comme moi aujourd’hui, et  depuis pas longtemps – ce soir ni peut-être jamais ne pourront être parmi vous.
Avons-nous donc – le droit, nous – à… ÊTRE… ?
…Ne croyez jamais que ce qui vous paraît inconcevable, n’appartenant pas à votre réalité, inimaginable dans votre vie – et  simplement, tout court: inimaginable – n’existe pas. La plupart pensent ainsi, en choisissant cette facilité et le manque de l’exercice cérébral : il est vrai que pas conçu pour les lâches, donc pas pour tous.
Mais est ce qu’être lâche – cela doit être la nature d’un humain… ?

Ne serait-ce pas mieux – si un jour, tous en disaient : « STOP »… ?
…Ne croyez jamais que ce qui vous paraît inimaginable, ne soit pas une chose réelle : une telle conviction vient le plus simplement de la paresse de votre cerveau – et est motivée par une raison tellement basse comme l’absence de l’effort.
…Ne croyez jamais que celui que vous voyez presque-mort, ait « choisi » cet état (quelle pensée parfaitement commode d’ailleurs… – mais combien il faut être perverti pour penser ainsi… ?)
…Ne croyez pas – comme beaucoup de vous adorent de faire – que la personne exterminée « ait son extermination dans sa tête », « qu’elle l’ait inventé » : puisque quand on est exterminé, on le sait bien ; ce sont ceux qui regardent de l’extérieur qui n’en savent rien.

 

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…Ne croyez jamais – que ceux que votre gouvernement a condamné à l’avilissement, à la haine, à la violence, à l’enfer infini et au bonheur qui ne peut que seulement se rêver quand on se trouve dans une cage, à la non-existence, enfin à la mort… À la folie peut-être, avant que cette dernière arrive… ? Aux atrocités de servir comme un objet – à vous… ? Aux traitements inhumains… ? Aux abus que vous voyez sans voir (vous pouvez vous permettre à ce luxe incontestable d’être aveugles), et dont les effets vous achetez avec la joie infantile car tout le processus vous échappe et car cela vous convient autant, parfaitement… ?
Aux… quoi encore…?
…Ne croyez jamais – que ceux qui votre gouvernement a condamné à l’invivable – s’« imaginent » les choses dont ils vous parlent.
S’ILS – parlent.
La vie dépasse l’imagination – et un thriller le plus sanguinaire coule encore moins du sang que le cœur de celui ou celle que les « autorités » veulent voir mort(e), fou/folle, sans âme, sans plus de contrôle de ses sens, sans son esprit et sans son corps.

 

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J’ai dans ma chambre aujourd’hui une carte éditée par une compagnie du théâtre, et qui reste accrochée au mur : car malgré que pendant le temps de l’extermination douce et lente je ne conservais pas des objets, la réalité et les conditions de la vie ne le permettant pas simplement, j’ai sauvé celle-ci en y faisant une exception. Parmi autres. Il s’agit d’un imprime d’un spectacle de la Compagnie Trans Europe Théâtre.
« PERSONNE NE M’AURAIT CRU, ALORS JE ME SUIS TU » – était le titre.
Et bien, qu’on se taise donc… ! C’est ce qu’ils veulent exactement, vos governors - et certains de vou le savent bien malgré toutes leurs attitudes de l’inconscience.
Vous devriez rester bêtes, comme ils ont planifié, depuis le jour de votre naissance.

Vous devriez rester bêtes, somnolants comme vous l’êtes, pas du tout clever, pas brillants, pas éveillés, pas perspicaces, ne voyant pas d’un problème – ou même, le voyant pas là où il se trouve vraiment.
Vous devez considérer que le problème – est l’existence de votre proche : et pas du tout l’extermination tellement habilement mise en route par ceux qui tirent les ficelles de vos vies.
Voilà donc, l’existence de votre proche: qui fait le problème.
Le problème, c’est sa vie près de vous.

Le fait qu’il bouge.
Sa respiration. 

 

***

 

D’ailleurs, ce n’est pas un proche, c’est un usurpateur…!

 

***

 

Vos governors font tout pour que ceux qui ont passé par l’enfer conçu de leurs « lois » basées sur les immondices et les mensonges, ne puissent jamais de vous en parler.
Et vous, les SurVivantes… !
Après tout, l’intérêt de ceux qui ont voulu de vous voir mortes, ne peut être l’autre que celui de vous voir silencieuses, sans mot, sans cri.

– « Taisez-vous… ! »

 

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Vous voir morte aurait été une meilleure solution pour cela – car la plus sure : morte, vous ne parleriez plus. Mais, comme quant à cette chose-là, ils n’ont pas pu de l’obtenir facilement (vous avez vaincu votre propre mort, vous n’étiez pas devenue ni un objet de l’usage, ni une folle qui délirerait dans la rue et y crierait les mots sans sens, ils n’ont pas réussi non plus de vous enfermer même s’ils essayaient à toutes les façons de vous faire vivre les situations qui devraient  vous amener à l’état où cela serait la chose possible) – ce qui leur reste, c’est faire tout ce qu’il faut maintenant : pour vous écorcher de chaque minute, chaque pensée, chaque heure et chaque seconde de votre temps, qui compte pour vous pourtant mille fois de plus que ce qu’il compte pour un être humain dont la liberté de faire n’était jamais violée ni anéantie.
Le temps de votre vie.
Tout cela – ainsi que le processus de l’extermination lente, par la « loi » qui en persiste – est tellement bien mis en place, que le système – il pourrait sembler – n’est menacé par aucun défaut, aucune « erreur de fonctionnement », aucune malfaçon.
En vrai, une personne qui a passé par l’enfer que les gouvernements des pays « civilisés » ont l’apitude d’organiser à un être vivant dont le visage, la tête, la nationalité, le sexe (féminin, combiné avec trop besoin de liberté personnelle: et oui – c’est proscrit encore aujourd’hui, c’est à annihiler sans aucune pitié), la façon de vivre ou les convictions antipatronales (par exemple) « ne leur conviennent pas »… selon ce qui est conçu et programmé, ne doit pas – de sa part – être apte : ni à en parler, ni à avoir d’une vie épanouie, ni à l’avoit tout court et simplement.
…Mais surtout : ni à en parler… !

 

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Faut dire que c’est ici, que le système des governors, de ceux qui vous considérez pour les dieux et qui ne le sont pas (on dirait aussi que bien que ce sont eux, les usurpateurs, mais c’est vous qui leur donnez les armes), s’en occupe de la tâche le plus adroitement : car objectivement, les choses par lesquelles la personne aurait fallu passer sont d’habitude trop atroces, trop inhumaines et de la cruauté indicible pour qu’on puisse s’en sortir sans un traumatisme avéré et garanti.
Et bien, il y a les fous qui s’en sortent pourtant, peut-être puisque – à leur chance – déjà avant vivre l’inhumain ils étaient fous : leur résistance a une insanité à suivre a été donc trop grande.
Même si ne plus humains, ne plus humaines – ils, elles – s’en sortent.

 

***

 

Ils s’agit maintenant de ce que vous ne receviez pas de leurs mots comme décrivant une chose inconcevable donc inexistante, comme une invention « car la réalité ne peut pas être telle : la notre est so different… ! »
C’est en concevant cette différence, vos « rois » – qui gèrent aussi vos vies, vos envies, les décisions pseudovôtres, vos choix soi-disant et votre temps – obtiennent votre obéissance, votre soumission, et – votre accord à l’inconscience ainsi qu’à la désinvolture jusqu’à l’indolence et l’air guignol.
Ils acquièrent en vous un état de vos esprits dans lequel vous suivez les ordres des criminels qu’ils sont, eux : des exterminateurs et des bourreaux des êtres humains.
L’ordre, dans lequel vous croyez en plus comme dans une chose légitime et indiscutable.
Et cette endoctrination – est la plus grande victoire des exterminateurs contemporains.

 

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On vous fait croire que votre proche est votre ennemi : oui, il est « différent » de vous, son papier – délivré par une « autorité » humaine mais que vous traitez comme divine et céleste – ne stipule pas qu’il puisse vivre et qu’il puisse le faire librement, voilà la différence. Vous vous croyez donc « plus autorisés », plus des « droits » aux objets divers que vous possédez sur cette terre vous revienne, dans vos pays qui spolient les pays des autres nations et dans lesquels – d’une langue de l’hypocrisie – vous parlez de la « misère du monde » que vous ne pouvez pas nourrir, vous…
Est ce qu’une plus grande imposture – existe…?
Un plus grand mensonge…?
Un plus grand manque de la honte…?
Dois-je vous dire encore combien vous ressemblez les petits veaux, demeurant en obéissance, sans une pensée qui soit vraiment de vous et à vous, vous qui penchez vos têtes devant vos maîtres et devant ceux qui vous possèdent, vous : en exécutant les ordres qui exigent de vous l’indicible et l’immonde – et qui ne se décrit même plus…?
« Les « autorités politiques »… sont capables de changer la vie d’une personne qu’elles veulent voir Sans Droits, et qu’elles considèrent – ou veulent voir – Pas Humaine (car « Pas Humaines », il y’en a toujours besoin pour que la règne puisse s’exercer sans obstacles) en un cauchemar » – je me rappelle d’avoir écrit ces mots à un artiste, le jour même de la performance.

Envoyé à 12H35, tout avant la répétition du chant qui a dû se faire en deux heures à peine.
Même si j’arrive au dernier moment – car ils se sont tellement bien occupés pour que, surtout si vous voyiez l’enfer donc savez de quoi il est bâti (info confidentielle…!) – vous soyez toujours à court de temps**** – il faut en chanter.
Il faut en danser.
Il faut en parler.
Toutes les révoltées, les Witches, les Sorgin, les Hex, celles à qui on annonce que vous êtes les Étrangères de cette terre, toutes les sortant du Hell que les « lois » des barbus ont programmé pour vous, contre vous – la victoire sera à nous.

 

***

 

« …ET LES SORCIÈRES – CELLES QUE VOUS VOULIEZ TUER,
S’ENVOLENT… !,
DE TOUS LES SABBATHS DE CE MONDE – ELLES S’ENVOLENT
POUR VOUS FAIRE SOUFFRIR
SUR TOUTE LA TERRE,
LÀ OÙ VOUS ÊTES.
VOUS ASSIGNER LA SOUFFRANCE.
À – VOUS.
…POURRIEZ-V O U S
  ÊTRE ÉTONNÉS… ?
POURRIEZ-V O U S  – NOUS REPROCHER.
RIONS, LES SŒURS
RIONS, LES ÉTRANGÈRES… !
RIONS ».

 

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* FRAGMENT DU TEXTE PUBLIÉ DÉJÀ PRÉCÉDEMMENT, ASSEZ VITE APRÈS LA PERFORMANCE – COMME LA PRÉAMBULE AU TEXTE ENTIER. CETTE NOTE A ÉTÉ DIFFUSÉE ENSEMBLE AVEC LES SETS DES PHOTOGRAPHIES, SIGNÉES PAR CÉDRIC BARBIER (www.facebook.com/media/set/?set=a.492270474239792.1073741829.225033570963485&type=1) ET PARTIELLEMENT AVEC LE SET DES PHOTOGRAPHIES PAR ANDREAS CARAISCO (www.facebook.com/media/set/?set=a.305513846294476.1073741832.193336117512250&type=1).
** TOUS LES SONGS SONT SIGNÉS ฿ALLADYNA (LYRICS) & L.O.U.P. (MUSIC).
*** “THE FOX” EST LE TRACK SIGNÉ PAR LE DUO PSUKAÏ.
**** C’est pour l’éventualité si vous aviez trop d’envie d’en parler.

PHOTOGRAPHIES DE CE TEXTE : CÉDRIC BARBIER (PHOTOS & ENREGISTREMENT VIDÉO / SOURCE DES IMAGES) – From ฿ALLADYNA / Théâtre De Révolte’s Performance « NE CESSEZ JAMAIS DE VOUS BATTRE » (WITCH’S SONGS & Choreograph¥. MUSIC: L.O.U.P., Psukaï) AINSI QUE  DE LA “WITCH’S DANCE” (DUO WITH MINUTE PAPILLON, MUSICIENS: CLAUDE PARLE & KARIM N). FÊTE DE LA MUSIQUE 2014 / CASA POBLANO, MONTREUIL, 21 June 2014. ORGANISATION : MINUTE PAPILLON PROD.
LE TEXTE EST ACCOMPAGNÉ AUSSI PAR LES PHOTOGRAPHIES DE CHRISTIAN DEMARE: “INHABITANTS OF THE INTERZONE”, “AT NIGHT #5” & « NOWHERE #29″.

NOTE: L’AUTEURE DE CET ESSAI – POSSÉDANT UNE SOLIDE FORMATION LINGUISTIQUE UNIVERSITAIRE CONCERNANT SA PROPRE LANGUE ET LES LANGUES SLAVES, SUITE DE LA BATAILLE DURANT PLUSIEURS ANNÉES CONTRE LA GENTLE EXTERMINATION EN FRANCE (ET BIEN, CELA PREND TOUT LE TEMPS) A PU APPRENDRE LA LANGUE DE SON NOUVEAU PAYS EXCLUSIVEMENT À LA FAÇON AUTODIDACTE ET SPONTANÉEE, SANS FRÉQUENTER QUELCONQUES CURSUS. VEUILLEZ DONC ASSUMER LA RÉALITÉ DANS LAQUELLE VOUS ÊTES EN TRAIN DE LIRE  UNE NOUVELLE VERSION DE LA LANGUE FRANÇAISE, ET NE PAS REMONTRER AVEC UNE BASSE SATISFACTION DES ERREURS DE LA CONSTRUCTION DES PHRASES : IL EN EST TROP TARD.


« RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE ». QUELQUES MOTS SUR LA RESPIRATION DANS LA SOCIÉTÉ DES ESCLAVES SANS MENOTTES

 

« LE FEU
EN TOI
NE MOURRA, JAMAIS
…TES CHEVEUX NE VONT JAMAIS S’ÉTEINDRE.
RESPIRE
RESPIRE
RESPIRE
CONTRE LES TENTATIVES DE CEUX QUI VOUDRAIENT TE VOIR MOURIR
CONTRE LES TENTATIVES DES BOURREAUX
CONTRE CE QU’ON TE DISE ET CE EN QUOI ON VEUT TE FAIRE CROIRE
RESPIRE…!
RESPIRE…!
RESPIRE…!

S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE…
RESPIRE…!

S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE…

MAIS…
RESPIRE 

RESPIRE
RESPIRE… !!!
TES CHEVEUX NE VONT JAMAIS S’ÉTEINDRE…

RESPIRE… ! »

 

D-luminositeetcontrastechangesparmoi

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

« RESPIRE » – chanté comme une déclaration individuelle, comme un manifeste et un constat : d’être décidé à tout s’il s’agit de se battre et de défendre sa liberté – est aussi le song appelant à quelque chose dans le sens plus général.
Une révolution… ? Qu’est ce que c’est d’autre – si on crie aux gens : « Vous pouvez vous battre », « Vous pouvez : de ne pas laisser qu’on vous écrase », « Vous avez – les Droits »… ?
Droits Fondamentaux – qu’aucun gouvernement ne devrait être en mesure de vous prendre, en vous niant par cela comme l’humain… ?
Le song – le sang.
La révolution – quoi que vous ne compreniez en entendant ce mot, et quel que soit le niveau de votre compréhension.
Je m’en suis rendu compte de cela un peu plus tard que le song était écrit.
Il était écrit comme un cri venant de mes propres vécus, de mes propres expériences : car oui, on a effectivement essayé de me tuer, même si lentement ; vos gouverneurs voulaient de me voir morte – ou au moins avilie, privée des droits à être humaine, privée des droits qui se nomment fondamentaux – et puis, ne faisant pas du « problème » aux « pouvoirs », aux législateurs-menteurs ni aux exécuteurs des ordres qui comptent pour ces derniers plus qu’une vie.
« RESPIRE » – je l’ai écrite et hurlé après – comme le cri tiré de mes propres expériences, très concrètes, qui m’ont permis de me rendre compte des choses inapercevables pour tous car bien cachées par le législateur, par l’executioner, des choses inimaginables pour ceux qui respirent, et des choses ignobles qui existent malgré être inconcevables.
Et cette conscience – qu’à part de crier à partir des expériences et de mon vécu, qui n’aurait rien du traumatique si pas la politique et la « loi » qui (au pays européen prétendant – à la façon risible, on en est d’accord – que sa culture soit basée sur les valeurs venant du passé révolutionnaire) statue et légitime l’extermination lente des « pas autorisés à avoir une vie »…

…À sentir – quoi que ce soit, à rire, sourire ou à aimer. À ne pas être utilisés, exclus, chassés, traités comme les choses ou comme les êtres non-existants car « cette terre ne leur appartienne pas : cette terre – est : à nous ». C’est qui : « nous » pourtant… ? Vous me parlez sur vos étiquettes et votre drapeau… ? Ne voyez-vous pas que ce drapeau ne signifie plus rien à part de la honte… ? Ne le voyez vous pas… ? Vraiment… ?
V r a – i m e n t… ?
…Cette conscience donc – elle m’est venue les mois ou peut-être les années après l’écriture du chant. Peut-être c’était deux ans après sa première présentation au « Langage des Viscères » aux Trois Baudets à Paris… ? À la fin de mon séjour à l’enfer… ?
Conscience : qu’en criant de mon propre vécu, ma propre décision, inconditionnelle, de me prendre la liberté et de la prendre sans cesse, sans jamais hésiter, arrêter, chaque moment –

je cris d’une chose ayant le sens plus vaste encore.
Je crie à tous.
Cette conscience m’était venue avec encore plus de force ce jour où je passais à côté d’une affiche, collée dans le long couloir du métro. L’affiche du genre dont il y a de moins en moins dans la masse de ce qui se colle sur les murs de ce monde, les « œuvres » hideuses et horribles, qui parlent de la vente et incitent aux achats, si ce soit des corps animaliers ou si ce soit de la chair humaine. Ce que j’ai vu était pourtant une affiche différente de ceux-là. Il s’agissait d’un expo.

– « BREATHE… ! » – criaient les lettres, et qui elles-mêmes avaient l’air hurlant.
Et c’est en ce moment, que j’ai pensé : que tout ça a une liaison indéniable – dont il n’est pas possible de ne pas constater ni en avoir la conscience.
J’étais en train de courir pour – comme on le dit encore – « assurer une prestation ».

Une prestation pécuniaire : dont on parle également « le travail » et dont – malgré que l’esclavage est la chose honteuse – certains crétins en sont fiers.
Depuis le premier moment, en attendant le RER, quand j’ai regardé les gens autour – j’ai eu en moi cette pensée inchassable. Voilà la civilisation des esclaves. Des serfs, des captifs – et qui même ne se rendent pas de compte de ce combien l’ordre dans lequel ils vivent sans vie – l’ordre qu’on leur impose – est pervers et cruel.
Donc à changer, et ce immédiatement.
Pervers.
Pervers.
Pervers.
Esclaves qui en souffrent.

(Ne vous souffrez pas, peut-être, en vous levant chaque matin, dans vos bâtiments du béton quadruples pour aller aux lieux où on vous prend vos vies, vos années, vos mois et vos heures, contre votre autorisation de sur-vivre, pour que vous payiez votre place sur cette terre… ? Car bien… il faut payer… !
Mais payer… – à qui… ?)
Esclaves qui en souffrent – mais qui font « la carrière »… !
Au moins, ils se le disent, pour que leurs cervelles ne disjonctent, et pour qu’ils ne se retrouvent pas les fous à lier.
(« On a besoin des slaves, n’osez pas à devenir fous… ! »)
Esclaves qui en souffrent.

…mais qui n’ont même pas de la conscience de cette perversité qui est devenue une règle.
Esclaves – appris pendant les siècles que leur esclavage soit une raison de se sentir fiers, indoctrinés pour croire que leur status des prisonniers des « maîtres » – soit une base du contentement des êtres assujettis et écorchés…
Huit heures ou neuf heures du matin. Normalement, ce n’est pas l’heure où un humain, un être vivant tout court, sentirait quoi que ce soit qui ressemblerait à un instinct naturel de se mettre à « bosser » pour l’autre (« bosser » pour soi-même, créer selon son envie, suivre sa passion, c’est l’autre chose : mais la chose dont justement nous ne parlons pas ici).

Prendre le métro, manger en vitesse, en courant dans les passages entre les rames dans le transport pour les esclaves…
S’asservir (disons-le clairement et sans euphémismes).
Mais voilà – après cette première violation de ce qui est naturel, après avoir forcé les individus à cet esclavage de couper leu sommeil, de se déplacer pour suivre les ordres (à ceux qui attendent le RER, ou le métro, au matin, ayant les visages pales avec les restes du sommeil qui s’y dessine… il manque des menottes sur les mains pour que la photographie puisse être fiable) – il y a une autre… !
Toute l’industrie est là… !
Les vendeurs du café et des petits pains sucrés (si les esclaves avaient la liberté de ne pas être ici et à ces horaires, ils n’en achèteraient pas du tout de ce shit…  En plus, ils dormiraient encore… Mais là, les « propriétaires » ont eu une bonne astuce aussi. Le glucose contenu dans le shit vendu va direct dans le sang des personnes, l’esclave réagit donc toute de suite : cela le réveille pour les premières heures et fait de se sentir dynamique même celui qui ne dormait pas suffisamment. Après, vers midi, il faudra que les propriétaires de vos corps inventent une autre chose – de là – la pause déjeuner… Voilà vous de nouveau opérationnels… ! Pardon, je voulais dire : dirigeables…), les boulangers, les pâtisseurs, qui avec leurs produits à l’odeur qui réveille et la formule qui fait ainsi…
Servent, eux aussi.
Et puis, les psys… ! « Qu’est ce qu’il ne va pas, mon petit monsieur… ? Vous avez la difficulté de rejoindre le système… ? Ah, ah-ah : le système, qui vous veut pourtant teeeellement du bieeeen… ! Vous n’allez pas bien donc, dites… ? » Ceux-là, plus esclavés encore que les esclaves dont les âmes ils « soignent » par un lavage des cervelles bien pensé, se mettent au travail après toutes les violences que les individus ont subi au préalable.

« La faute, l’erreur – est en vous, les fous… ! »
Combien d’années on peut se lever à l’heure indiqué par un « maître », pas par votre propre corps, combien des nuits se coucher tôt car il faut aller à la boîte (cage, prison, etc.) tôt aussi, et combien des mois il est possible de faire ce que veut de toi quelqu’un autre… ?
Combien des semaines – sans faire de ce que tu rêves de faire, toi-même… ?
N’es-tu pas encore fou, toi, dis… ?
…Il hoche les épaules.
– « Pourrais-je vraiment vouloir quelque chose, moi-même… ? » – il dit. – « Pourrais-je – avoir ma vie, qui soit libre… ? »

 

***

 

Encore une chose : dans le système de l’esclavage tellement bien organisé, dans l’ordre actuel, « le mieux » vit celui qui s’esclave également « le mieux ». Laissons ici à côté l’ambiguïté de ce qui signifient les mots « le mieux » : le mieux – est surtout de souffrir le moins, de ne jamais perdre de son toit, et de ne jamais être vendu avec sa chair contre certains droits basiques que les autres ont sans condition.
Car oui, même parmi les esclaves il y a les différences. Ainsi, l’ordre ignoble est maintenu et persistant. Les propriétaires savent bien jouer : la plupart des servants peuvent vivre dans l’esclavage jusqu’à la fin de leurs vies, sans rébellion ni révolte, comme les chiens habitués à une laisse   – pendant que les autres n’ont que aboyer de la souffrance ou de mourir sur le champ.
Ceux donc qui s’esclavent « le mieux »…
…Portent les costumes bien brillants et s’en vont chaque six mois aux vacances… !
Mais leur souffrance est répartie aux milliers des matinées : des réveils violents à l’aube, visages pales, l’air des soldats à qui il manque que des carabins ou des menottes pour une belle image.
Esclaves privilégiés – comme plein – qui n’ont même d’un ombre de doute que tel est leur sort, tel est le système et l’ordre – et qu’il n’y a pas de salut, ni pour eux, ni pour les autres.
– « Notre vie – n’est pas pour nous… ! »
Car il n’y a pas de l’autre monde.

 

***

 

Vu la soumission de la race humaine, il n’y a pas de l’autre monde.
Il est vrai : il n’y a pas. Et il n’y aura point : tellement longtemps que vous vous soumettriez en attendant des ordres.

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BALLADYNA IN THE STORM : « RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE ». QUELQUES MOTS SUR LA RESPIRATION DANS LA SOCIÉTÉ DES ESCLAVES SANS MENOTTES. PHOTOGRAPHIE: STÉPHANIE VIEUXBLÉ (DU PERFORMANCE DU SONG « RESPIRE…! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE » PENDANT « LE LANGAGE DES VISCÈRES » AUX TROIS BAUDETS À PARIS EN OCTOBRE 2011. SOIRÉE ORGANISÉE PAR AMINE BOUCEKKINE. VIDÉO DE LA PERFORMANCE – ENREGISTRÉE PAR CÉDRIC BARBIER – EST ACCESSIBLE ICI: http://youtu.be/AidBErRId3E?list=UUmmUd29OlO1NGD_fqGMJ5YA / LE SONG « RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE » EST TÉLÉCHARGEABLE AVEC L’ALBUM « SABBATH. THE BIRTH OF THE WITCH » OU SÉPARÉMENT – CONTRE LE PRIX LIBRE OU CONTRE UNE RÉFLEXION SÉRIEUSE SUR LA POSSIBILITÉ DE LA RÉVOLTE: http://balladyna.bandcamp.com/track/respire-sil-le-faut-avec-un-couteau-dans-ta-poche-breathe-if-the-need-with-a-knife-in-your-pocket

LES ESCLAVES S’ÉCLATENT

 

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La photographie du grand nuage à la couleur presque noire, au métro Saint-Paul hier soir. La lampe aveuglante et le carrousel existent pour détourner l’attention de la foule.
Paris – la ville change… !
Sur toute la longueur de la rue Saint-Antoine, jusqu’à la Bastille – malgré ce qui veut aveugler tous, on voit les gens : assis près des murs, sur les trottoirs – les femmes aux visages sans espoir, les hommes aux yeux sans plus de la passion, les enfants qui ne la connaîtront jamais. Les pieds des passants marchent… ! Les chaussures chic font un bruit constant, et surtout dans le coeur.
Personne n’aperçoit de nuage. Et pourtant, elle est là, et elle menace.
– « Le monde – c’est comme ça… ! Pour nous c’est le carrousel… ! » – la foule s’acharne.
Une station plus tôt – entre la Bastille et Ledru-Rollin – après tout ça le monde semble incroyable. Personne ne souffre, personne ne vit de l’humiliation, personne ne résiste et ne meurt lentement en apprenant chaque jour de regarder les autres comme le fait un chien.
Esclaves bien habillés, même si souvent sans goût, et dont l’odeur des corps est bonne vu qu’ils peuvent laver leur peau après chaque tâche de l’esclavage et même dix fois par jour s’ils le souhaitent, sortent d’une boîte pour passer à l’autre. Les restos où on vend les cadavres animales sont remplis, les rues sont du glare , l’émanation de l’eau de fleurs.
– « Ce parfum, c’est pour se mentir que les esclaves… nous ne sommes pas du tout… ! » – quelqu’un hurle. L’arôme est effectivement tellement forte qu’on a l’impression que c’est la rue elle-même qui s’aurait personnifié, et qu’elle aurait versé sur sa crête engourdie les flacons de l’eau de toilette.

***

Esclaves qu’on a conditionné. Esclaves qu’on a habitué à ne même pas réagir, ni de se sentir touchés, ni révoltés, par le sort de leur proche. Esclaves payés suffisamment, et aux têtes bourrées suffisamment par ceux qu’ils nomment « leurs patrons » – s’éclatent… !
Esclaves – on les a appris de l’obéissance à l’ordre de ce monde. Les soumis des « grandes entreprises » : si on leur rendait leur liberté, ils ne sauraient même pas quoi faire avec…! 
Esclaves.
Regardez… !
Sur le mur, un idiot a collé un panneau « Au nom de l’amour pour des animaux, interdisons la mendicité avec les chiens ». Bien sûr, séparons encore ceux qui n’ont rien, des seuls êtres vivants qui tiennent leur existence…
Les enfants Gitans meurent à côté : ils meurent comme les chiens et les chats, et comme les rats pendant toutes leurs vies. Les femmes privées des Droits Humains dorment dans les bras des hommes qu’elles ne veulent pas, ceux-là privés de la passion. Les hommes n’attendent plus de rien. Les femmes vomissent. Les enfants tombent. La vie avance. Un esclave, costume brillant et le tie autour de son cou, coure avec un rire burlesque près du mur des rats-humains.
Esclaves de la Bastille, dont les corps ont l’odeur des fleurs artificielles, ne voient pas du nuage.


Brillants costumes, vous vivez pourtant tous comme les rats, les cous en-tie-s…!
Vils – car les ordres qui vous sont donnés exigent de vous être ainsi, et car vous ne trouvez pas d’une raison de s’opposer ni même de les mettre en question.
C’est vil pourtant – être un rat si on était né l’humain.
C’est vil : la soumission et l’obéissance.
C’est vil – de se parfumer la peau pour ne pas sentir de l’hypocrisie,
c’est vil: pour ne pas voir de la menace – regarder le carrousel et la lampe.

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BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE (9-10 MAI 2014, FRANCE).

 

 

 

WHERE ARE YOU NOW…?
(“THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY”)

 

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PART I
WHERE ARE YOU NOW…?

Chaque jour, tu restais là. Dans les rayons du soleil qui brûlait les têtes des passants : ceux qui ne te regardaient pas, puisqu’ils avaient les choses à voir et à apprendre, dans la poussière de la rue, des rickshaw avec les hommes attelés aux timons comme les chevaux et courant comme les fous car le monde l’est et ne s’en rend pas de compte, dans les cris de joie et d’exhortation de la foule, tu restais en regardant le monde devant toi. Te rendais-tu compte, déjà à ces instants, ayant à peine quelques ans, qu’il était ton ennemi… ?
Toujours près de la même colonne blanche, à la proximité du Musée de l’Histoire Naturelle : grand bâtiment de la renommée mondiale par la porte duquel la masse des visiteurs de toute l’Inde, de l’Asie et du monde entier entraient aux grandes salles, où ils pouvaient voir ce qu’était l’Humain – depuis les débuts de la création de son espèce.

Enfin, presque.
L’histoire de l’évolution.

Sans, bien sûr, des choses desquelles l’espèce humaine ne parle pas, et qu’elle met en silence car elle ne sait pas comment elle pourrait se débrouiller avec, comment les raconter, comment assumer leur véritable sens.


***


C’est étrange – que c’est aujourd’hui, le jour où je me mets à écrire ce texte… – car malgré avoir publié la même photo plusieurs fois – ta photo : en noir & blanc et en couleur, en entier, et enfin recadrée jusqu’au effacer presque tout ce qui t’entourait, pour qu’il ne reste que le portrait, un regard, une main – je n’ai jamais pu exprimer par les mots de ce jusqu’au quel point tu m’as capté et transporté dans ton monde. Tu m’as eu avec le premier regard, le premier geste de ta main tendue : bizarrement et pas conventionnellement sans imploration, ni dans tes yeux, ni dans ta posture, car tu n’étais pas crée pour implorer ni solliciter.

Le monde que je voulais connaître.
Le monde que je portais en moi.
…C’est étrange donc – que c’est aujourd’hui – quand je commence d’en écrire enfin, je tombe sur les choses étonnantes, comme si tout cela devait se lier – ou comme si l’était déjà : lié et associé, une chose avec l’autre, par une logique imperceptible mais évidente, sans besoin de poser des questions. À peine à la veille de poser sur le papier la première lettre de cet article, je passais par la belle rue parisienne, et pour la première fois depuis les nombreuses années j’ai pu m’arrêter sans sentir de la tension, sans éprouver de l’état de l’alerte constante, en respirant enfin l’air frais, sans vivre de l’écoeurement, de la répugnance et de l’aversion toujours sous-jacente donc présente jusqu’à aujourd’hui – tout ça m’étant imposé comme les choses à vivre pendant les années, avec la perversité que seulement les « pouvoirs » de ce monde puissent avoir pendant qu’ils jouent avec les sorts et les vies humaines…
…Calme… ?
– « Ne connais pas… ! », « Ne sais pas ce que c’est… ! »
On t’a pris ton calme… !
– « Je n’en avais jamais, j’ai sauvé ma tête… ! »
L’arrêt momentané donc – cet état de la respiration sans tension, la respiration sans plus de la haine, momentanément, la respiration à laquelle chaque être humain devrait avoir droit si les autres ne l’avaient pris en s’en considérant qualifiés – est tellement surprenant et incroyable que semble appartenir à quelqu’un autre.
Ou à une autre vie.

Mais ici les livres sont parties dans la rue : et devant une librairie tu vois un stand avec les bouquins. C’était un présentoir, plein des titres – mais il n’existait que ce livre : des photographies de Peter Beard, et avec un prologue en première page, la citation de Darwin.

 

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PART II
« THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY »

L’Humain… ! A-t-il tellement peu avancé depuis… ?
Tellement peu comme on le voit… ?
À la veille du jour où je t’ai prise en photo, devant ce grand musée de Calcutta, où l’on peut se rendre compte de toute l’histoire de l’espèce et de son évolution, et en dehors duquel on peut comprendre que malgré tout cela les cœurs et les esprits toujours n’ont pas évolué suffisamment, j’ai vu – une presque-nuit – une femme, beauté indescriptible, couverte par la poussière de la rue. La beauté en stade de la destruction, un bébé dans les bras, attente du sommeil. Elle restait allongée devant une porte, et sur cette porte il y avait écrit « MEMBERS ONLY ». C’était la porte du « Lions Club ».
Quelques années plus tard, déjà dans mon autre vie, j’ai photographié presque la même scène devant la porte parisienne du cénacle des « Médecins du Monde ».  
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les règles : inventés et mises en place pour la perte des uns et pour que les autres puissent vivre mieux en légitimant la destruction et l’avilissement d’une partie de l’humanité par leur propre droit à se trouver dans la situation privilégiée et légitimée par les lois – ces armes des « autorités » et moyens de la discrimination… ?
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les règles – qu’il ne ressent plus de l’indignation et de la révolte… ?
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les portes… ?
Faut-il être « membre » – d’un « groupe », pour ne pas être traité comme une bête humaine… ?

PART III
LA LOI – CETTE ARME DES MONOPOLISTES

Et la société – ou plutôt LES sociétés… ?
Elles se sont développées, bien sûr.
Jusqu’au point de protéger leurs « membres » – ceux qui « appartiennent » à l’espèce humaine et peuvent se légitimer d’une affirmation écrite de ce questionnable fait par une « autorité » – des choses risibles, ridicules et absurdes : d’un rien, d’un fantôme inventé à dessein, spécialement pour eux – jusqu’au pont de créer les peurs et de les défendre de la peur elle-même.
Mais il faut être « dedans » pour qu’ils te considèrent pour un Humain – comme eux.
Il faut que tu aies un papier, un titre, une pancarte, une attestation. Une certification, une monnaie ou un billet, et puis une signature de quelqu’un qui sait mieux.
Un acte qui prouverait ton humanité et le fait que tu ressens, que tu souffres et tu rêves comme eux.
Sinon – tu l’es, et tu le seras pour toujours : la bête humaine.
La loi en insiste.

 

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Tu m’as emmené avec toi, small boy de Calcutta, au regard dans lequel je n’ai vu pas encore ni de la haine, ni de la mort – tu m’as mené par plein des rues où je passais après et plein des chemins de ce monde. Tu m’as devenu comme un symbole – celui de l’ordre impitoyable des choses, une métaphore de ce qui se passe autour, dans le silence – et le souvenir de ton visage est devenu une obsession.
Je t’ai vu quand je regardais les hommes, adultes, qui tiraient les rickshaws avec les touristes, comme les chevaux qui passent toute leur vie en attelage, enslavés pour le plaisir des inconscients. Je t’ai vu quand – les mêmes jours – j’avais devant moi les yeux et les visages des mourants, les squelettes, dans l’hôpital Nirmal Hridaj tout près du Temple de la Kalî Noire, Kalîghat. Je t’ai vu même dans les yeux de ces femmes de la gare à Delhi, qui erraient parmi les restes des bananes pourris dans le soleil, et qui mendiaient, dans leurs saris colorés et avec les enfants dans leurs bras – ces femmes qu’on voit toute de suite quand on sort du bus qui lie le train de l’Amritsar avec la capitale. Je t’ai vu malgré que je ne t’ai connaissais pas encore.
Et je t’ai vu quand ici, à Paris, j’ai apprise de la mort d’un jeune rêveur, qui lui non plus n’avait d’aucune « preuve », aucune « attestation » du fait qu’il était l’Humain et qu’il ait donc les besoins physiques comme les autres. Même si ces « autres » ont l’ignobilité de mettre ce fait en question, d’en douter – ou de n’y pas penser.
Paradoxalement, on m’a dit qu’il rêvait de partir à l’Inde. Il pensait qu’il le ferait un jour, enfin – mais le temps a été trop court, les heures parisiennes trop cruelles et les nuits trop froides, vides, remplies de désespoir. En attendant donc, il squattait les lieux, là où il pouvait, sous tous les ponts de la Ville Lumière – mais à la fin, un jour était venu où il n’en pouvait plus.
La Seine l’a accueillit mieux que ses propres frères l’ont su.

Et toi… ? Où te trouves-tu, maintenant… ?

WHERE ARE YOU NOW… ?
Et est ce que tu as pu survivre…?
Si oui – est ce que tu n’avais pas rêvé de mourir quelque part, les heures noires.
Et – si oui – te rendais-tu compte aux mêmes instants, que si tu souffres – c’est l’orgueil et la vilenie de ceux qui prétendent d’être les êtres supérieurs de toi, affranchis à t’adonner les droits humains – ou de les enlever – qui se trouve en cause.
…WHERE ARE YOU NOW… ?!
Où tu te trouves, maintenant… ?!

Quelle est ta vie…?
Est – ce – que – tu – as – pu : Vivre.
Ma tête va se transformer en flambeau… !
Mon cœur n’est plus qu’un brandon.
Attention-explosion. 

 

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TEXT PUBLIÉ ÉGALEMENT SUR LE BLOG « BALLADYNA / SANS FRONTIÈRES » – http://balladyna-sansfrontieres.tumblr.com/post/79673321690/where-are-you-now-the-members-of-the-club14-15 MARCH 2014) & PHOTOGRAPHIES: BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE XXI SIÈCLE. LES PHOTOS SONT DIFFUSÉES AUSSI DANS LE SET « WHERE ARE YOU NOW…? (« THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY »). THE BOY NEXT TO THE MUSEUM OF NATURAL HISTORY. CALCUTTA » PUBLIÉ SUR FLICKR (ALBUM « CALCUTTA »: www.flickr.com/photos/balladyna/sets/72157640947457575). LA PHOTO AVEC LA CITATION DE L’Epigraph for « The Descent of Man » DE Charles Darwin: FROM THE BOOK “PETER BEARD”, 2013.

L’ÉTAT DIT… THE HERD FOLLOWS

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Il faudrait enfin cesser avec une idée très répandue, une pensée conventionnelle qui aide à camoufler la vraie réalité sociale – et pourtant présentée souvent comme une découverte aux individus* assoiffés d’être « guidés par les maîtres ». 

La pensée combien fausse et mettant les personnes dans le leurre. 
 L’idée que les « guides » les plus multiples de tous les genres et couleurs font avaler aux disciples influençables : « C’est dans ta tête – où il se passe tout ».  
« Change-toi, toute de suite, nécessairement… ! » 
« Tout va fonctionner – et tu pourras tout ». 

***

Ce n’est pas ce qu’on a « dans la tête », qui décide de ce qui nous entoure**. 
C’est ce qui nous entoure – qui décide de ce que l’on a « dans la tête » et de ce que nous sommes.

Du premier jour.
Au dernier jour.

Ce n’est pas ce que les gens ont « dans les têtes », qui décide de ce qui les entoure**. 
C’est ce qui les entoure, ce qui leur est donné par ce monde, de leurs premiers jours – qui décide de ce qu’ils « ont dans les têtes », de ce qui y « auront », et de ce qu’ils sont. 

Faut donc changer le système, si vous voulez changer les gens (au lieu de les mentir). 
Faut donner les Droits Humains – aux gens. 
AUX GENS. 
Lisez-le bien – car cela dit : À TOUS.

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PAS « DANS LA TÊTE »… ?!

Penser ainsi et prononcer les tels jugements ne plaira bien sûr pas à ceux qui se veulent les « maîtres spirituels », aux« gourous », aux « psys » éduques pour acalmer le peuple – dont le premier principe est acalmer le peuple en acalmant les individus. 
Aux mainteneurs du status quo qui vont s’y battre jusqu’à la dernière goutte de leur sueur vu que le sang ne s’y trouve plus…
Aux chiens de garde de tous les sorts, ces analgésiques des esprits en personne, aux diplômes confirmant qu’ils ont acquiert ce que l’état voulait qu’ils acquièrent, adoptés les convictions bien digérées comme les siennes, s’appropriés ce qu’il fallait bien…
Tueurs de la révolte dans son germe, dévoues à la cause de tenir le silence des personnes à tout prix, du calme social (surtout si on tue certains: the sheep should always go to the slaughter), de la paix comme la valeur première au lieu de droits à la vie digne pour tous et de la justice pour tous…
… 
Les maîtres… ? 
Ils veulent avoir les disciples, car sinon ils n’existeraient plus. 
Étant pourtant par leur définition plus lucides que leurs recrues, ils doivent se rendre parfaitement compte que pour que leur affaire existe et prospère, ils n’ont que choisir une seule option possible parmi les deux. 
Première… ? 
Faire tout pour convaincre l’individu que son monde se produit« dans sa tête » – et si jamais un malheur existe dans sa vie – forcer cette conviction comme véritable. 
Faire que la personne consacre ses forces à une « chasse aux démons intérieurs » (qui – même s’ils existent, ne sont que l’effet des vécus du jour à jour), et de l’exercer pendant les heures où le raté-malheureux se plante dans leur cabinet au lieu de vivre et d’apprendre sur ce monde par les expériences véritables et les véritables mises en danger.  
« Change your mind, you will change TOUT »… ! 

***

Une autre option est de dire de faire la révolution.  
- Faites la révolution, car en ce monde… vous ne vivez plus… ! 
Vu ce qu’il se passe autour, on peut constater en plus que c’est une seule option qui soit honnête. 
Mais cela n’est pas certifié, cela met en danger et surtout ça ne paie plus. 

***

Il est le temps d’arrêter ce travail ignoble de soumettre les personnes au système : malade, pourri, injuste, abusif, déshonorant, sexiste, vieux.   
Il est le temps pour cesser d’endoctriner les gens en castrant pour cela leurs esprits et en les berçant avec les mots des« gourous » qui apprennent que ce qu’il faut c’est « changer leurs esprits », « leurs têtes » – en bref, ce qu’ils sont – pour pouvoir de se sentir bien dans ce qui n’est qu’une merde qui pue.
Il est le temps de cesser de s’en prendre à ceux qui ne vont pas avec, ne conviennent pas, ont un papier de l’autre couleur, une âme de l’autre couler, une peau de l’autre couleur, les rêves de l’autre couleur – ou – par quelconque autre raison – qui ont été a stigmatisé par le système pour être bannis. 
Faut cesser de s’en prendre à eux si ce soit en les jetant dans les rues, essayant de les humilier, exclure, forcer à s’« insérer »comme les fragments de social puzzle contaminé par la greed, couper leurs vivres, les faire de se couper les veines, se jeter ensuite sur eux comme une horde des chiens dompteurs avec un aboiement fou – ou si ce soit en essayant de les punir aux autres façons pour leur envie de la vie pas comme agrée donc à maîtriser par un « gourou » (« assistant » , « psy ») cent fois plus fou qu’eux.
La faute n’est pas « ne pas aller avec le système » : dégradant, odieux, esclavagiste, dans lequel la soumission est une qualité et la lâcheté – une valeur.  

La faute devrait être : être trop lâche, jusqu’au ne faire de rien pour essayer de l’écraser et l’abolir.

***

Malheureusement aujourd’hui, le crime – ou au moins la faute pour laquelle il faut punir l’individu – est celle-là de ne pas être apte, ou ne pas être d’accord, de vivre dans le système : vil, méprisable et honteux. Ne pas être d’accord – donc ne pas être apte, de respecter ses règles : car l’ignominie les caractérisant est trop indicible et simplement incommensurable.
Les vies des gens se trouvent donc détruites par le système de ce monde : qui ne les veut comme les esclaves, soumis et obéissants ou qui ne les veut pas tout court, le système qui les exclue sous le prétexte de leur provenance, les sanctionne pour l’absence d’un papier dont la seule existence témoigne qu’on vit dans un système de flicage et qu’au triomphe de l’humanité il est encore loin – et qui n’hésite jamais de souligner qu’ils doivent s’insérer dans le puzzle de la merde pour que la sentence contre eux ne soit pas une de suivantes : 

« Bannition… ! »
« Exclusion… ! »
« Extermination… ! »***
« Fermez-le (la)… ! »
« Problèmes dans la tête… ! » 
« Problèmes avec l’autorité… ! »
« C’est un(e) malade… ! »
On dirait que c’est une chose bien signifiante, qu’on traite ainsi les personnes qui ne veulent pas marcher avec le système - et qui répondent honnêtement par leur désaccord aux ignominies qu’il comporte. 
Il est le temps – d’arrêter de mentir. 

MENSONGE QUI BERCE 

Ce mensonge est pourtant bien pensé : car croire par un individu que « tout se trouve dans sa tête », avec la neutralisation dans son esprit de la conscience quelle qu’elle soit de la force décisive de l’univers dans lequel les personnes sont noyées – donne d’un côté l’espoir et permet de monter les esprits aux personnes les plus faibles (« Ma tête… ! Je suis donc puissant car je peux tout changer… !), et de l’autre côté engendre la situation dans laquelle les individus sont très prédisposées à juger (et à condamner) les autres. Car si c’est « la tête » – et pas « le vécu »– qui décide de ce qu’on est…
Vu cela, tels « plus puissants » auxquels on n’« aide » à rien d’autre qu’à fermer les yeux à la réalité ambiante – vont se concentrer sur eux-mêmes au lieu de tenter de changer quoi que ce soit et d’agir à l’extérieur : là où cela est le plus urgent.  
Le gouvernement qui arrive de mettre en place une telle stratégie avec tout son appareil – est désormais tranquille, car les divisions dans la société, les antagonismes parmi les individus et les groupes des « soumis », se développeront très vite et assureront que le roi ne sera jamais tenu comme responsable pour les crimes commis sur les personnes (non, ce n’es pas exagéré).
« Car, dans tous les cas, un crime qu’on a commis sur l’individu, c’est sa faute, n’est ce pas… ? Si sa tête fonctionnait autrement… »

***

Un tel système est pratiquement parfait.
Il est le plus facile au monde de rendre paisibles ceux qu’on arrive de convaincre que « la faute pour ce qui leur arrive, ce qu’ils sont, ce qu’ils ont vécu, ce qu’on ne les pas autorisé d’être, ce qu’ils n’ont pu vivre et ce que vivre ils ont été forcés, voir même pour les abus, les traumatismes qu’elles ont subis – est – en eux ». 
On peut faire ce qu’on veut – avec un flock of sheep.

***

La vérité sur le système politique et social – ainsi actuel que ceux existant en passé – est pourtant différente que ce en quoi, depuis les siècles, les gouvernements et les rois s’efforcent de convaincre les masses (en y arrivant parfaitement). 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée le trouble et les malheurs – 
car, étant perverse, le malheur de certains est un des principes de son fonctionnement. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les gens qui souffrent – et qui les culpabilise pour leur souffrance. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les fous et qui se jette ensuite de les enfermer comme les fous.  
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les malheureux, les violentés et les violés – et qui a l’immondice de s’étonner ensuite de nombreux dysfonctionnements individuels des corps, des psyche et de la vie des gens. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui produit les individus qu’on étouffe dans leur vie – et qui ose de présenter une fausse stupéfaction le jour où ils s’étranglent.
Le système d’aujourd’hui est celui qui – sous les grandes bannières avec les flag-words contraires, crée les exclus, et qui le fait artificiellement en refusant les Droits Fondamentaux aux personnes de la même espèce (« humains ». Ces droits sont refusés par les autres humains : qui se nomment « législateurs » et « fonctionnaires »). 
Le système d’aujourd’hui est celui qui exclut les personnes – et qui après les barbaries et les cruautés infligées par lui-même viole les humains tout à coup « devenus », par les tentatives d’« insertion » perverse.
Le système d’aujourd’hui est celui qui exclut et qui humilie – et qui fait tout pour que le mot « dignité » soit supprimé du dictionnaire de l’espèce. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui produit les malades – car lui-même l’est.
Malade. 

Il produit les cruels – car lui-même l’est.
Cruel.

Il crée les meurtriers et les meurtrières – et il se jette pour les juger et pour aboyer en les mettant sur les chaises électriques : « Coupables… ! » 
Il crée les condamnés – et il leur crache dessous après le fait.
Il crée les violé(e)s, les prostituées forcées à la prostitution, les condamnées à n’être que la chair vivante, sans parole et sans droit à ressentir ni à être les femmes, les hommes, les enfants – car y en a besoin des putes pour nous
Le système d’aujourd’hui est celui qui statue qu’un humain – 
peut être privé des Human Rights – et que les autres de son espèce – peuvent lui infliger un tel sort. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui se glorifie lui-même dans sa débilité ensanglantée.
Le rôle des « maîtres » n’est autre que celui de vous acalmer pour que rien ne change. 

 

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BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE
IMAGES: “WITCH IN THE HELL” (PHOTO OF THE AUTHOR BY 
ANDREAS CARAISCO), « WE NEED TO SELL THIS SHIT » (FRAME OF THE FILM “WILL WORK FOR FREE” BY SAM VALLELY; MAVERIC MEDIA, 2013: http://www.videoneat.com/documentaries/3211/will-work-for-free-documentary-watch-online), PHOTOGRAPHIES OF PARIS BY THE AUTHOR.

* Il y en a de plus en plus car la « publicité » de ceux qui se font la source des revenus en se prétendant les « maîtres » de la soi-disant « aide » dans le « développement personnel » des autres, est de plus en plus omniprésente. Le monde se noie donc dans une inondation par les cabinets dans lesquels on propose aux personnes le « développement » et la « prise de conscience » artificielle, sans vivre vraiment et sans connaître des choses vraiment. 
On dirait que ce n’est plus expérience et la capacité de l’analyse de ce qui nous entoure, qui fait aux individus de se développer et d’avancer – mais « les conseils » des multiples « professionnels », agrémentés d’ailleurs dans la plupart par les états intéressés par le maintien de status quo dans la société. The herd follows…
** Ne pas confondre avec la perception subjective des choses : qui effectivement peut changer beaucoup – mais qui pourtant jamais ne change du « système ». À part des certains révolutionnaires dont la perception, la lucidité et la conscience de la nécessité du changement se sont croisées avec un état d’esprit (mood, frame of mind) de la société dans un moment du temps opportun et adéquat. 

*** Bien sûr lente et dont l’essence est camouflée par les « lois » qui stigmatisent le « condamné ». Ainsi ça se fait in the modern world.

/Les propos présentés dans ce texte ne sont pas une expression des principes de quel que soit: mouvement, courant politique, et – encore moins – d’une quelconque “partie” (ces dernières considérées par l’auteure comme les reliques du vieux système se trouvant actuellement en déchéance, et le fait de leur existence – la preuve que les gens, malgré les transformations de la réalité, toujours encore ont la tendance de se concentrer autour d’un “général”, d’un “directeur”, “idole”, “gourou”). Ils reflètent exclusivement la pensée de l’auteure de l’article, qui – même si en accord avec la plupart des idées de Peter Joseph et Jacque Fresco – reste sa conviction personnelle et l’effet de ses propres observations/.