WHERE ARE YOU NOW…?
(“THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY”)

 

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PART I
WHERE ARE YOU NOW…?


Chaque jour, tu restais là. Dans les rayons du soleil qui brûlait les têtes des passants : ceux qui ne te regardaient pas, puisqu’ils avaient les choses à voir et à apprendre, dans la poussière de la rue, des rickshaw avec les hommes attelés aux timons comme les chevaux et courant comme les fous car le monde l’est et ne s’en rend pas de compte, dans les cris de joie et d’exhortation de la foule, tu restais en regardant le monde devant toi. Te rendais-tu compte, déjà à ses instants, ayant à peine quelques ans, qu’il était ton ennemi… ?
Toujours près de la même colonne blanche, à la proximité du Musée de l’Histoire Naturelle : grand bâtiment de la renommée mondiale par la porte duquel la masse des visiteurs de toute l’Inde, de l’Asie et du monde entier entraient aux grandes salles, où ils pouvaient voir ce qu’était l’Humain – depuis les débuts de la création de son espèce.

Enfin, presque.
L’histoire de l’évolution.

Sans, bien sûr, des choses desquelles on ne parle pas, et qu’on met en silence car on ne sait pas comment on pourrait se débrouiller avec, comment les raconter, comment assumer leur véritable sens.


***


C’est étrange – que c’est aujourd’hui, le jour où je me mets à écrire ce texte… – car malgré avoir publié la même photo plusieurs fois - ta photo : en noir & blanc et en couleur, en entier, et enfin recadrée jusqu’au effacer presque tout ce qui t’entourait, pour qu’il ne reste que le portrait, un regard, une main – je n’ai jamais pu exprimer par les mots de ce jusqu’au quel point tu m’as capté et transporté dans ton monde. Tu m’as eu avec le premier regard, le premier geste de ta main tendue : bizarrement et pas conventionnellement sans imploration, ni dans tes yeux, ni dans ta posture, car tu n’étais pas crée pour implorer ni solliciter.

Le monde que je voulais connaître.
Le monde que je portais en moi.
…C’est étrange donc – que c’est aujourd’hui – quand je commence d’en écrire enfin, je tombe sur les choses étonnantes, comme si tout cela devait se lier – ou comme si l’était déjà : lié et associé, une chose avec l’autre, par une logique imperceptible mais évidente, sans besoin de poser des questions. À peine à la veille de poser sur le papier la première lettre de cet article, je passais par la belle rue parisienne, et pour la première fois depuis les nombreuses années j’ai pu m’arrêter sans sentir de la tension, sans éprouver de l’état de l’alerte constante, en respirant enfin l’air frais, sans vivre de l’écoeurement, de la répugnance et de l’aversion toujours sous-jacente donc présente jusqu’à aujourd’hui – tout ça m’étant imposé comme les choses à vivre pendant les années, avec la perversité que seulement les « pouvoirs » de ce monde puissent avoir pendant qu’ils jouent avec les sorts et les vies humaines…
…Calme… ?
- « Ne connais pas… ! », « Ne sais pas ce que c’est… ! »
On t’a pris ton calme… !
- « Je n’en avais jamais, j’ai sauvé ma tête… ! »
L’arrêt momentané donc – cet état de la respiration sans tension, la respiration sans plus de la haine, momentanément, la respiration à laquelle chaque être humain devrait avoir droit si les autres ne l’avaient pris en s’en considérant qualifiés – est tellement surprenant et incroyable que semble appartenir à quelqu’un autre.
Ou à une autre vie.

Mais ici les livres sont parties dans la rue : et devant une librairie tu vois un stand avec les bouquins. C’était un présentoir, plein des titres – mais il n’existait que ce livre : des photographies de Peter Beard, et avec un prologue en première page, la citation de Darwin.

 

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PART II
"THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY"



L’Humain… ! A-t-il tellement peu avancé depuis… ?

Tellement peu comme on le voit… ?
À la veille du jour où je t’ai prise en photo, devant ce grand musée de Calcutta, où l’on peut se rendre compte de toute l’histoire de l’espèce et de son évolution, et en dehors duquel on peut comprendre que malgré tout cela les cœurs et les esprits toujours n’ont pas évolué suffisamment, j’ai vu – une presque-nuit – une femme, beauté indescriptible, couverte par la poussière de la rue. La beauté en stade de la destruction, un bébé dans les bras, attente du sommeil. Elle restait allongée devant une porte, et sur cette porte il y avait écrit « MEMBERS ONLY ». C’était la porte du « Lions Club ».
Quelques années plus tard, déjà dans mon autre vie, j’ai photographié presque la même scène devant la porte parisienne du cénacle des « Médecins du Monde ».  
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les règles : inventés et mises en place pour la perte des uns et pour que les autres puissent vivre mieux en légitimant la destruction et l’avilissement d’une partie de l’humanité par leur propre droit à se trouver dans la situation privilégiée et légitimée par les lois – ces armes des « autorités » et moyens de la discrimination… ?
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les règles – qu’il ne ressent plus de l’indignation et de la révolte… ?
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les portes… ?
Faut-il être « membre » – d’un « groupe », pour ne pas être traité comme une bête humaine… ?

PART III
LA LOI – CETTE ARME DES MONOPOLISTES

 

Et la société – ou plutôt LES sociétés… ?
Elles se sont développées, bien sûr.
Jusqu’au point de protéger leurs « membres » – ceux qui « appartiennent » à l’espèce humaine et peuvent se légitimer d’une affirmation écrite de ce questionnable fait par une « autorité » – des choses risibles, ridicules et absurdes : d’un rien, d’un fantôme inventé à dessein, spécialement pour eux – jusqu’au pont de créer les peurs et de les défendre de la peur elle-même.
Mais il faut être « dedans » pour qu’ils te considèrent pour un Humain – comme eux.
Il faut que tu aies un papier, un titre, une pancarte, une attestation. Une certification, une monnaie ou un billet, et puis une signature de quelqu’un qui sait mieux.
Un acte qui prouverait ton humanité et le fait que tu ressens, que tu souffres et tu rêves comme eux.
Sinon – tu l’es, et tu le seras pour toujours : la bête humaine.
La loi en insiste.

 

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Tu m’as emmené avec toi, small boy de Calcutta, au regard dans lequel je n’ai vu pas encore ni de la haine, ni de la mort – tu m’as mené par plein des rues où je passais après et plein des chemins de ce monde. Tu m’as devenu comme un symbole – celui de l’ordre impitoyable des choses, une métaphore de ce qui se passe autour, dans le silence – et le souvenir de ton visage est devenu une obsession.
Je t’ai vu quand je regardais les hommes, adultes, qui tiraient les rickshaws avec les touristes, comme les chevaux qui passent toute leur vie en attelage, enslavés pour le plaisir des inconscients. Je t’ai vu quand – les mêmes jours – j’avais devant moi les yeux et les visages des mourants, les squelettes, dans l’hôpital Nirmal Hridaj tout près du Temple de la Kalî Noire, Kalîghat. Je t’ai vu même dans les yeux de ces femmes de la gare à Delhi, qui erraient parmi les restes des bananes pourris dans le soleil, et qui mendiaient, dans leurs saris colorés et avec les enfants dans leurs bras – ces femmes qu’on voit toute de suite quand on sort du bus qui lie le train de l’Amritsar avec la capitale. Je t’ai vu malgré que je ne t’ai connaissais pas encore.
Et je t’ai vu quand ici, à Paris, j’ai apprise de la mort d’un jeune rêveur, qui lui non plus n’avait d’aucune « preuve », aucune « attestation » du fait qu’il était l’Humain et qu’il ait donc les besoins physiques comme les autres. Même si ces « autres » ont l’ignobilité de mettre ce fait en question, d’en douter – ou de n’y pas penser.
Paradoxalement, on m’a dit qu’il rêvait de partir à l’Inde. Il pensait qu’il le ferait un jour, enfin – mais le temps a été trop court, les heures parisiennes trop cruelles et les nuits trop froides, vides, remplies de désespoir. En attendant donc, il squattait les lieux, là où il pouvait, sous tous les ponts de la Ville Lumière – mais à la fin, un jour était venu où il n’en pouvait plus.
La Seine l’a accueillit mieux que ses propres frères l’ont su.

Et toi… ? Où te trouves-tu, maintenant… ?

WHERE ARE YOU NOW… ?
Et est ce que tu as pu survivre…?
Si oui – est ce que tu n’avais pas rêvé de mourir quelque part, les heures noires.
Et – si oui – te rendais-tu compte aux mêmes instants, que si tu souffres – c’est l’orgueil et la vilenie de ceux qui prétendent d’être les êtres supérieurs de toi, affranchis à t’adonner les droits humains – ou de les enlever – qui se trouve en cause.
…WHERE ARE YOU NOW… ?!
Où tu te trouves, maintenant… ?!

Quelle est ta vie…?
Est – ce – que – tu – as – pu : Vivre.
Ma tête va se transformer en flambeau… !
Mon cœur n’est plus qu’un brandon.
Attention-explosion. 

 

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TEXT PUBLIÉ ÉGALEMENT SUR LE BLOG "BALLADYNA / SANS FRONTIÈRES" – http://balladyna-sansfrontieres.tumblr.com/post/79673321690/where-are-you-now-the-members-of-the-club14-15 MARCH 2014) & PHOTOGRAPHIES: BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE XXI SIÈCLE. LES PHOTOS SONT DIFFUSÉES AUSSI DANS LE SET "WHERE ARE YOU NOW…? ("THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY"). THE BOY NEXT TO THE MUSEUM OF NATURAL HISTORY. CALCUTTA" PUBLIÉ SUR FLICKR (ALBUM "CALCUTTA": www.flickr.com/photos/balladyna/sets/72157640947457575). LA PHOTO AVEC LA CITATION DE L’Epigraph for « The Descent of Man » DE Charles Darwin: FROM THE BOOK “PETER BEARD”, 2013.

L’ÉTAT DIT… THE HERD FOLLOWS

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Il faudrait enfin cesser avec une idée très répandue, une pensée conventionnelle qui aide à camoufler la vraie réalité sociale – et pourtant présentée souvent comme une découverte aux individus* assoiffés d’être « guidés par les maîtres ». 

La pensée combien fausse et mettant les personnes dans le leurre. 
 L’idée que les « guides » les plus multiples de tous les genres et couleurs font avaler aux disciples influençables : « C’est dans ta tête – où il se passe tout ».  
« Change-toi, toute de suite, nécessairement… ! » 
« Tout va fonctionner – et tu pourras tout ». 

***

Ce n’est pas ce qu’on a « dans la tête », qui décide de ce qui nous entoure**. 
C’est ce qui nous entoure – qui décide de ce que l’on a « dans la tête » et de ce que nous sommes.

Du premier jour.
Au dernier jour.

Ce n’est pas ce que les gens ont « dans les têtes », qui décide de ce qui les entoure**. 
C’est ce qui les entoure, ce qui leur est donné par ce monde, de leurs premiers jours – qui décide de ce qu’ils « ont dans les têtes », de ce qui y « auront », et de ce qu’ils sont. 

Faut donc changer le système, si vous voulez changer les gens (au lieu de les mentir). 
Faut donner les Droits Humains – aux gens. 
AUX GENS. 
Lisez-le bien – car cela dit : À TOUS.

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PAS « DANS LA TÊTE »… ?!

Penser ainsi et prononcer les tels jugements ne plaira bien sûr pas à ceux qui se veulent les « maîtres spirituels », aux« gourous », aux « psys » éduques pour acalmer le peuple – dont le premier principe est acalmer le peuple en acalmant les individus. 
Aux mainteneurs du status quo qui vont s’y battre jusqu’à la dernière goutte de leur sueur vu que le sang ne s’y trouve plus…
Aux chiens de garde de tous les sorts, ces analgésiques des esprits en personne, aux diplômes confirmant qu’ils ont acquiert ce que l’état voulait qu’ils acquièrent, adoptés les convictions bien digérées comme les siennes, s’appropriés ce qu’il fallait bien…
Tueurs de la révolte dans son germe, dévoues à la cause de tenir le silence des personnes à tout prix, du calme social (surtout si on tue certains: the sheep should always go to the slaughter), de la paix comme la valeur première au lieu de droits à la vie digne pour tous et de la justice pour tous…
… 
Les maîtres… ? 
Ils veulent avoir les disciples, car sinon ils n’existeraient plus. 
Étant pourtant par leur définition plus lucides que leurs recrues, ils doivent se rendre parfaitement compte que pour que leur affaire existe et prospère, ils n’ont que choisir une seule option possible parmi les deux. 
Première… ? 
Faire tout pour convaincre l’individu que son monde se produit« dans sa tête » - et si jamais un malheur existe dans sa vie – forcer cette conviction comme véritable. 
Faire que la personne consacre ses forces à une « chasse aux démons intérieurs » (qui – même s’ils existent, ne sont que l’effet des vécus du jour à jour), et de l’exercer pendant les heures où le raté-malheureux se plante dans leur cabinet au lieu de vivre et d’apprendre sur ce monde par les expériences véritables et les véritables mises en danger.  
« Change your mind, you will change TOUT »… ! 

***

Une autre option est de dire de faire la révolution.  
- Faites la révolution, car en ce monde… vous ne vivez plus… ! 
Vu ce qu’il se passe autour, on peut constater en plus que c’est une seule option qui soit honnête. 
Mais cela n’est pas certifié, cela met en danger et surtout ça ne paie plus. 

***

Il est le temps d’arrêter ce travail ignoble de soumettre les personnes au système : malade, pourri, injuste, abusif, déshonorant, sexiste, vieux.   
Il est le temps pour cesser d’endoctriner les gens en castrant pour cela leurs esprits et en les berçant avec les mots des« gourous » qui apprennent que ce qu’il faut c’est « changer leurs esprits », « leurs têtes » - en bref, ce qu’ils sont – pour pouvoir de se sentir bien dans ce qui n’est qu’une merde qui pue.
Il est le temps de cesser de s’en prendre à ceux qui ne vont pas avec, ne conviennent pas, ont un papier de l’autre couleur, une âme de l’autre couler, une peau de l’autre couleur, les rêves de l’autre couleur – ou – par quelconque autre raison – qui ont été a stigmatisé par le système pour être bannis. 
Faut cesser de s’en prendre à eux si ce soit en les jetant dans les rues, essayant de les humilier, exclure, forcer à s’« insérer »comme les fragments de social puzzle contaminé par la greed, couper leurs vivres, les faire de se couper les veines, se jeter ensuite sur eux comme une horde des chiens dompteurs avec un aboiement fou – ou si ce soit en essayant de les punir aux autres façons pour leur envie de la vie pas comme agrée donc à maîtriser par un « gourou » (« assistant » , « psy ») cent fois plus fou qu’eux.
La faute n’est pas « ne pas aller avec le système » : dégradant, odieux, esclavagiste, dans lequel la soumission est une qualité et la lâcheté – une valeur.  

La faute devrait être : être trop lâche, jusqu’au ne faire de rien pour essayer de l’écraser et l’abolir.

***

Malheureusement aujourd’hui, le crime – ou au moins la faute pour laquelle il faut punir l’individu – est celle-là de ne pas être apte, ou ne pas être d’accord, de vivre dans le système : vil, méprisable et honteux. Ne pas être d’accord – donc ne pas être apte, de respecter ses règles : car l’ignominie les caractérisant est trop indicible et simplement incommensurable.
Les vies des gens se trouvent donc détruites par le système de ce monde : qui ne les veut comme les esclaves, soumis et obéissants ou qui ne les veut pas tout court, le système qui les exclue sous le prétexte de leur provenance, les sanctionne pour l’absence d’un papier dont la seule existence témoigne qu’on vit dans un système de flicage et qu’au triomphe de l’humanité il est encore loin – et qui n’hésite jamais de souligner qu’ils doivent s’insérer dans le puzzle de la merde pour que la sentence contre eux ne soit pas une de suivantes : 

« Bannition… ! »
« Exclusion… ! »
« Extermination… ! »***
« Fermez-le (la)… ! »
« Problèmes dans la tête… ! » 
« Problèmes avec l’autorité… ! »
« C’est un(e) malade… ! »
On dirait que c’est une chose bien signifiante, qu’on traite ainsi les personnes qui ne veulent pas marcher avec le système - et qui répondent honnêtement par leur désaccord aux ignominies qu’il comporte. 
Il est le temps – d’arrêter de mentir. 

MENSONGE QUI BERCE 

Ce mensonge est pourtant bien pensé : car croire par un individu que « tout se trouve dans sa tête », avec la neutralisation dans son esprit de la conscience quelle qu’elle soit de la force décisive de l’univers dans lequel les personnes sont noyées – donne d’un côté l’espoir et permet de monter les esprits aux personnes les plus faibles (« Ma tête… ! Je suis donc puissant car je peux tout changer… !), et de l’autre côté engendre la situation dans laquelle les individus sont très prédisposées à juger (et à condamner) les autres. Car si c’est « la tête » - et pas « le vécu »– qui décide de ce qu’on est…
Vu cela, tels « plus puissants » auxquels on n’« aide » à rien d’autre qu’à fermer les yeux à la réalité ambiante – vont se concentrer sur eux-mêmes au lieu de tenter de changer quoi que ce soit et d’agir à l’extérieur : là où cela est le plus urgent.  
Le gouvernement qui arrive de mettre en place une telle stratégie avec tout son appareil – est désormais tranquille, car les divisions dans la société, les antagonismes parmi les individus et les groupes des « soumis », se développeront très vite et assureront que le roi ne sera jamais tenu comme responsable pour les crimes commis sur les personnes (non, ce n’es pas exagéré).
« Car, dans tous les cas, un crime qu’on a commis sur l’individu, c’est sa faute, n’est ce pas… ? Si sa tête fonctionnait autrement… »

***

Un tel système est pratiquement parfait.
Il est le plus facile au monde de rendre paisibles ceux qu’on arrive de convaincre que « la faute pour ce qui leur arrive, ce qu’ils sont, ce qu’ils ont vécu, ce qu’on ne les pas autorisé d’être, ce qu’ils n’ont pu vivre et ce que vivre ils ont été forcés, voir même pour les abus, les traumatismes qu’elles ont subis – est – en eux ». 
On peut faire ce qu’on veut – avec un flock of sheep.

***

La vérité sur le système politique et social – ainsi actuel que ceux existant en passé – est pourtant différente que ce en quoi, depuis les siècles, les gouvernements et les rois s’efforcent de convaincre les masses (en y arrivant parfaitement). 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée le trouble et les malheurs – 
car, étant perverse, le malheur de certains est un des principes de son fonctionnement. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les gens qui souffrent – et qui les culpabilise pour leur souffrance. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les fous et qui se jette ensuite de les enfermer comme les fous.  
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les malheureux, les violentés et les violés – et qui a l’immondice de s’étonner ensuite de nombreux dysfonctionnements individuels des corps, des psyche et de la vie des gens. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui produit les individus qu’on étouffe dans leur vie – et qui ose de présenter une fausse stupéfaction le jour où ils s’étranglent.
Le système d’aujourd’hui est celui qui – sous les grandes bannières avec les flag-words contraires, crée les exclus, et qui le fait artificiellement en refusant les Droits Fondamentaux aux personnes de la même espèce (« humains ». Ces droits sont refusés par les autres humains : qui se nomment « législateurs » et « fonctionnaires »). 
Le système d’aujourd’hui est celui qui exclut les personnes – et qui après les barbaries et les cruautés infligées par lui-même viole les humains tout à coup « devenus », par les tentatives d’« insertion » perverse.
Le système d’aujourd’hui est celui qui exclut et qui humilie – et qui fait tout pour que le mot « dignité » soit supprimé du dictionnaire de l’espèce. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui produit les malades – car lui-même l’est.
Malade. 

Il produit les cruels – car lui-même l’est.
Cruel.

Il crée les meurtriers et les meurtrières – et il se jette pour les juger et pour aboyer en les mettant sur les chaises électriques : « Coupables… ! » 
Il crée les condamnés – et il leur crache dessous après le fait.
Il crée les violé(e)s, les prostituées forcées à la prostitution, les condamnées à n’être que la chair vivante, sans parole et sans droit à ressentir ni à être les femmes, les hommes, les enfants – car y en a besoin des putes pour nous
Le système d’aujourd’hui est celui qui statue qu’un humain – 
peut être privé des Human Rights – et que les autres de son espèce – peuvent lui infliger un tel sort. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui se glorifie lui-même dans sa débilité ensanglantée.
Le rôle des « maîtres » n’est autre que celui de vous acalmer pour que rien ne change. 

 

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BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE
IMAGES: “WITCH IN THE HELL” (PHOTO OF THE AUTHOR BY 
ANDREAS CARAISCO), "WE NEED TO SELL THIS SHIT" (FRAME OF THE FILM “WILL WORK FOR FREE” BY SAM VALLELY; MAVERIC MEDIA, 2013: http://www.videoneat.com/documentaries/3211/will-work-for-free-documentary-watch-online), PHOTOGRAPHIES OF PARIS BY THE AUTHOR.

* Il y en a de plus en plus car la « publicité » de ceux qui se font la source des revenus en se prétendant les « maîtres » de la soi-disant « aide » dans le « développement personnel » des autres, est de plus en plus omniprésente. Le monde se noie donc dans une inondation par les cabinets dans lesquels on propose aux personnes le « développement » et la « prise de conscience » artificielle, sans vivre vraiment et sans connaître des choses vraiment. 
On dirait que ce n’est plus expérience et la capacité de l’analyse de ce qui nous entoure, qui fait aux individus de se développer et d’avancer – mais « les conseils » des multiples « professionnels », agrémentés d’ailleurs dans la plupart par les états intéressés par le maintien de status quo dans la société. The herd follows…
** Ne pas confondre avec la perception subjective des choses : qui effectivement peut changer beaucoup – mais qui pourtant jamais ne change du « système ». À part des certains révolutionnaires dont la perception, la lucidité et la conscience de la nécessité du changement se sont croisées avec un état d’esprit (mood, frame of mind) de la société dans un moment du temps opportun et adéquat. 

*** Bien sûr lente et dont l’essence est camouflée par les « lois » qui stigmatisent le « condamné ». Ainsi ça se fait in the modern world.

/Les propos présentés dans ce texte ne sont pas une expression des principes de quel que soit: mouvement, courant politique, et – encore moins – d’une quelconque “partie” (ces dernières considérées par l’auteure comme les reliques du vieux système se trouvant actuellement en déchéance, et le fait de leur existence – la preuve que les gens, malgré les transformations de la réalité, toujours encore ont la tendance de se concentrer autour d’un “général”, d’un “directeur”, “idole”, “gourou”). Ils reflètent exclusivement la pensée de l’auteure de l’article, qui – même si en accord avec la plupart des idées de Peter Joseph et Jacque Fresco - reste sa conviction personnelle et l’effet de ses propres observations/. 

 

LE MONDE DE DERRIÈRE DES BARBELÉS

/REDIFFUSION DU WEBSITE "BALLADYNA / BLOG ANARCHISTE" -
http://balladyna-bloganarchiste.tumblr.com
DU 3 OCTOBRE 2013/


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Voilà une histoire oublié il y a longtemps,
mais qui revient maintenant liée au sujet de ce texte.
Il y avait une fois une artiste.
L’artiste qui ne se battait pas, ne se révoltait pas, et qui même les textes de Nietzsche récitait avec une résignation d’une citoyenne en grande dépression habituelle.
Elle disait qu’elle se bat – mais ce n’étaient que les mots, elle disait qu’elle se révolte – mais elle n’y faisait rien, elle disait qu’elle n’accepte pas de ce qui se passe autour, et avec les gens – mais comme autant des autres elle suivait le chemin montré par le pouvoir politique pour elle et ses semblables. Sa voix douce et ralentie, probablement adoucie et ralentie encore en cours des années de domptage des artistes du pays, témoignait l’état de son âme, et sa posture – loin d’être tendue, et plutôt malléable – était une preuve vivante de ce qui se passe avec les êtres humains dans la contrée où ils se trouvent pratiquement forcés – un jour ou l’autre – de se rendre dans les tentacules de l’assistance.
Vivant de l’argent de son compagnon ainsi que de revenu minimal attribué aux ayant droits, elle se sentait assez protégée pour pouvoir se permettre à respirer calmement. S’asseoir dans les cafés et y parler de sa révolte. Boire une boisson offerte et regarder les belles rues par lesquelles il passaient plus malheureux qu’elle. Les SDF-s déshumanisés car sans papiers statuant s’ils sont les humains ou pas du tout. Les jeunes filles à la peau de la rose et avec l’hurlement de l’enfer noir dans l’âme. Les ramasseurs des déchets, désarmés dans leur révolte par un contrat du « travail » pour les sous-hommes, fraîchement sortis de la prison où ils se sont trouvés après avoir volé ce que chacun devrait pouvoir avoir normalement. Les prostituées, les filles vendues une fois, car dans leur cas la loi du pays aussi n’a pas raté de statuer leur statut moins qu’animal, et qui aujourd’hui n’avaient que de continuer de se vendre en sachant que sinon, on les prendrait encore plus violemment : les filles presque au bout du tout, et qui peut-être, demain ou dans une semaine, ne vont plus être là, au moins essayer de ne plus être là, dans tous les cas chercher d’une solution pour partir pour toujours, ne jamais revenir sur la terre.
L’artiste qui raconte son révoltement sourit et on voit qu’elle est sincèrement triste. Sa résignation est maintenant encore plus apparente et elle avale une gorgée de sa boisson délicieuse qui fait tellement du bien à ses nerfs.

– Ah… ! – elle somme tout ce qui a été dit, ce qui se voit autour, elle somme tout ce que la vie est et qu’elle ne devrait pas être malgré tout. – Tout cela n’est pas grave. Dans tous les cas, chacun est un bourreau pour quelqu’un – elle constate avant avaler une gorgée délicieuse de plus.
Ce – n’est – pas – important.
… – Et, tu vois… ? Pour ajouter à tout ça, tu vois ce gosse qui dort le visage collé au trottoir… ?

 

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Les gens en France se révoltent.
Ils le disent car ils aiment de le dire.
Ils le disent, ils admirent de le faire, et après… ils mettent leurs ties étranglant leurs cous au matin.
Ils le disent, ils admirent de le faire…
Ils le mentent.

 

***

 

Ceux qui, en avalant leurs gorgées de la boisson délicieuse dans les cafés, disent que dans la vie, on a toujours le choix, ne sont que les shabby creatures et leurs visages nantis, les expressions d’assurance comme celles des mômes de dix ans, stade d’avant même entrer dans la période pré-pubertaire, me font sentir toujours une nausée implacable.
Pourquoi… ?
Parce qu’aujourd’hui, s’ils le disent, ils le font souvent à cinq mètres, pas plus, de ceux qui ne pourront jamais dire de la même chose. Et ils le disent, en les regardant – avec l’arrogance et l’orgueil – ou avec un air simplement et seulement stupide : ce qui est encore le plus acceptable du tout.
Ils n’ont rien vécu, rien vu. Ils se caractérisent aussi par un manque d’imagination atterrissant, et c’est probablement un seul exemple où le manque d’imagination, donc – dans tous les sens – de l’intelligence qui serait développée suffisamment pour comprendre et pour voir les choses de ce monde – fait de l’homme un salaud.
Leur inconscience accablante leur donne le comportement des bobos bien planqués au Canal Saint-Martin et la certitude de leurs jugements fondés sur… rien.
Mais ils s’en réjouissent.
Ils constatent.
Ils se placent plus haut que ceux dont ils parlent comme de la racaille sans droit à exister – ou (encore pire) ayant le droit, bien sûr, comme toute la merde : mais dans tous les cas une merde, merde qu’eux, ils ne pourraient jamais être, car non, ils sont l’autre chose, ils sont nés dans le meilleur, ils sont les hommes pendant que les exterminés par le système meurtrier ne sont que les animaux – et les animaux, ils envoient à l’abattage car comme on sait, tel est leur sort.
Le carnage continue. 
Ils vous parlent avec leurs mines des universitaires et – dirigeables par tout ce qui se nomme « l’autorité », même si elle ne se nomme ainsi qu’elle-même – vous leur croyez.

 

 

UN HOMME TUE UN AUTRE


Dans cette histoire, construite sur la base d’un vécu véritable, mais transformée pour le besoin de ce texte, l’autre, c’est le médecin qui a prescrit à la fille du premier – nota bene, une seule qui s’est sauvée du transport clandestine – une drogue mortifère. Comme on le sait très bien, l’industrie pharmaceutique a très besoin de fleurir, et les médecins le savent aussi.

Si l’homme ainsi que sa fille vivaient dans leur pays, la telle chose n’aurait été jamais arrivé : les médecins ne traiteraient pas d’une humaine comme la chair vivante, ils en auraient plus de respect et surtout plus de la peur des conséquences qui pourraient faire la suite de l’affaire. Mais là, c’est l’autre chose et ni le père, ni la fille, n’ont pas eu de la possibilité de choisir leur docteur.
…Choisir leur docteur… ? Ne pas accepter de quelconque vétérinaire affamé d’expérience… ? Aurais-je bien entendu… ? Le rêve. Ils n’ont même pas eu de la possibilité de ne pas tomber malades, ces deux. Si on verrait les conditions de leur vie… ! 

Une femme – et il est important de dire ici qu’il s’agit d’une femme, puisque déjà ce fait souligne jusqu’à quel point la personne elle-même ne décide pas de ce qui se nomme  les facteurs principaux qui la mettent dans la position défavorisant dans la vie – …donc, une femme hurle chaque jour et chaque nuit sur l’escalier d’un bâtiment hideux. Peut-être, elle hurle car elle est violée, d’un viol bien organisé suite de telle et pas autre répartition des Human Rights qui pour elle n’ont pas été prévus, ou elle hurle car elle se trouve horrifiée par son ravisseur. Le ravisseur peut être, par exemple, un repoussant vieillard, à la compagnie duquel elle se trouve purement et durement condamnée : les pouvoirs du pays l’ont bien organisé également dans ce cas et la loi est parfaitement exécutée pour maintenir la situation jusqu’à amener la personne à la mort.
Elle atterrit peut-être enfin dans un hôpital psychiatrique où elle se sauve ayant un seul rêve: de se libérer de l’accouplement atroce et inimaginable, ou – dans tous les cas – dans les mains des servants du système. En cette façon, la vérité qui pourrait révéler la grave maladie de ce même système, également que la révolte dans l’âme de la personne harcelée jusqu’à l’impossible et inimaginable, sont professionnellement détournées en ridicule par un diagnostique d’un docteur, d’un psy, d’un vétérinaire (lire : d’un pion de complément aux services du status quo).
Ainsi, l’ordre établi est donc sauvé. Il ferait tout pour être sauvé.
Qu’est ce que cela signifie : le prix d’une vie.

Ou, l’autre option de la même histoire :
Une femme – et il est important de dire ici qu’il s’agit d’une femme, puisque déjà ce fait souligne jusqu’à quel point la personne elle-même ne décide pas de ce qui se nomme  les facteurs principaux qui la mettent dans la position défavorisant dans la vie – …donc, une femme hurle chaque jour et chaque nuit sur l’escalier d’un bâtiment hideux.
Peut-être, elle hurle car elle est violée, d’un viol bien organisé suite de telle et pas autre répartition des Human Rights qui pour elle n’ont pas été prévus, ou elle hurle car elle se trouve horrifiée par son ravisseur. Le ravisseur peut être, par exemple, un repoussant vieillard, à la compagnie duquel elle se trouve purement et durement condamnée : les pouvoirs du pays l’ont bien organisé également dans ce cas et la loi est parfaitement exécutée pour maintenir la situation jusqu’à amener la personne à la mort.
Un jour, elle n’en peut plus et elle tue le vieillard avec un grand couteau qu’elle vise exactement dans son ventre.
Elle s’en retenait les mois entiers, peut-être les années, mais elle savait qu’un jour il devra y avoir la fin.
Elle est transportée à la taule et est emprisonnée pour la vie.
Dans cette situation, il n’y a donc même plus besoin des services des psys, des docteurs et des bandes des autres analgésiques ambulants que le gouvernement prévoit pour les humains pour les rendre malléables et ductiles: car la révolte dans l’âme d’un élément potentiellement subversif a été bien maîtrisée, enfermée – et la personne désarmée.
Ainsi, l’ordre établi est donc sauvé. Il ferait tout pour se sauver, on le sait.
Qu’est ce que cela signifie : le prix d’une vie, cent vies, mille vies.


Une fille roumaine vole un portefeuille.
Les hommes les plus respectueux se jettent sur elle en le racontant sur l’internet – en insultant sa provenance, sa race et tout ce qu’elle est.
Avant voler la chose, ce matin, la fille s’imaginait qu’elle n’était pas née comme une MERDE : qu’elle puisse aller à l’école, vivre avec la tête haute et pas la tête sale d’une exclue, chanter pas pour mendier, apprendre, lire, voir le monde autrement… En bref, elle rêvait de pouvoir vivre comme le peuvent ceux qui vont la condamner maintenant.Elle rêvait de ne pas être elle – mais, par exemple, cette belle femme qu’elle a vue un jour dans le métro et qui la regardait curieusement. Ou cette petite fille – portée par une maman française dans une poussette de couleur. Ou – encore mieux – un petit garçon né ici où elle, elle voit sa vie interdite et sabotée. 

Elle rêvait…
…Combien faut-il, de la souffrance – pour atteindre ce point où on rêve de ne pas être soi-même… ?
Revenons à ce matin. Après voler le portefeuille, la fille s’en va très vite et son butin est partagé parmi les hommes cinq fois plus vieux qu’elle. Ensuite, la petite sera violée par un d’eux dans la nuit (la rue est la scène merveilleuse pour ceux qui voudraient écrire un thriller s’ils voulaient s’approfondir là où ils ne s’aventurent jamais).

Un jour, elle n’y sera plus.

Le même matin, une jeune femme sans papiers (« Mais qu’est ce qu’elle fait donc là, chez nous… ! Gare… ! » – hurlent ici les débiles : faisons semblant de ne pas l’entendre) se tue après être forcée à se mettre à nu pour vendre la documentation de sa nudité en images à un photographe plus que salopard. Avant de débarquer dans ses tentacules, le même jour, elle a été harcelée par un autre bastard possédant les papiers, donc les droits à s’approprier qui il veut - à regarder les photographies indigestes faites par lui-même et qui ont détourné les viscères de sa proie.
Les bodys de ses propres esclaves, des personnes qui ne ressemblent même plus des personnes : on dirait plutôt les objets avec les objets dans les culs. Le psyche de la jeune femme n’a pas résisté, elle a été morte longtemps avant qu’elle a donné la mort à son corps.
- « Slaverie est notre loi… ! » – a hurlé le bastard, et après elle n’a pas vu rien de plus. Que le noir.

 

***


Tu sors de chez toi – ton beau échappatoire où tu peux t’éloigner de toutes les maux du monde, de l’omniprésence des bastards dont toi, tu ne sais même pas qu’ils le sont (ayant les droits aussi, tu les connais comme les friends), de l’indigence cérébrale de ton « chef », par la soumission à qui tu confirmes d’ailleurs le fait de l’esclavagisme persistant comme la règle sur laquelle est fondé le fonctionnement de tout – …tu sors – et tu les vois : eux deux.

Cette fois c’est le couple des Roumains : la mère – on dirait d’une cinquantaine, donc ayant sans doute trente ou même vingt-cinq ans – et le fils.
Le fils arrive à peine à la poitrine de sa mère, et jusqu’au milieu de la hauteur de la poubelle dont la valve il tente d’atteindre.
Tu les vois aujourd’hui, tu les verras demain et tu les vois chaque jour.
- « Tous ont le choix… ! » – tu continues de gueuler pourtant. – Tous !

Ne peux-tu choisir : fouiller dans la poubelle, ou aller acheter ce qu’il te faut au magasin… ?
Donc, où est le problème, et qu’est ce qu’on te veut ici… ?
…Tu choisis – quoi, dis… ?
Tu souris à cette question étrange.
– « Revenez chez vous, les morons… ! » – tu cries, ou au moins tu le penses.
Ta débilité indéniable est presque ainsi indéniable que ton manque d’esprit.

 

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RÉPARTITION « ÉQUITABLE » DES RÔLES… ?


La dernière histoire.

Un enfant naît dans la famille des juges. Ou – mieux – des ministres, des financiers, des banquiers. Il semble d’être ni pas brillant, ni très intelligent, mais il est envoyé à la Grande École où on fait l’impossible et où on le fait apprendre ce qu’il faut. Ensuite, le manque de l’intelligence, sans dire même de la brillance (les gènes… ? ou le manque de l’expérience… ?) ne l’empêche pas de joindre les rangs de ceux qui décideront de l’avenir des autres : il finit comme le député dans le parlement du pays.
Pour lui, ainsi comme pou tous les autres ici décrits, tout était bien prévu. 
Fixe en avance.
Pas besoin de voler, de mentir pour survivre (celui-là, il mentira par l’ignominie qu’on l’a instruit), de se prosterner devant les fonctionnaires (il fera devant les ministres), de vendre son corps aux dizaines des bastards pour ne pas être vendu aux cents, pas besoin de risquer sa vie en s’attachant au ventre d’un camion pour passer la frontière, et pas besoin d’être tué enfin.  


Les bourreaux – sont dans tous les cas tous – chacun pour quelqu’un… ?
Pourquoi ce constat, prônant le mode « équitable » de la redistribution des rôles « bourreaux » – « victime » - de l’actrice à la voix douce et ralentie m’irrite autant… ?
Et bien, puisqu’il est pas seulement le plus bête et idiote que j’ai jamais entendu, mais puisque – sorti de la bouche d’une artiste – il a été en plus prononcé par une personne de laquelle les tels mots ne devraient être jamais sortis.
Je comprendrais encore si cette phrase, j’avais entendu de quelqu’un qui – lui-même, appartiendrait à la caste des « bourreaux ». Un violeur dans le costume et cravate, un ministre, un Rockefeller, ou un président. Eux tous ont leur intérêt de diffuser les mots d’endoctrination et de l’acalmement, de les faire vivre dans les têtes du peuple – et ils le font déjà par tous les moyens qu’ils le peuvent. Leur conscience allant aussi un peu plus loin que celle de la foule, ils savent très bien de ce qui depuis toujours fait maintenir le status quo.

En revanche, dans le monde comme on l’a, prononcer ces mêmes mots et en croire en plus – si on est artiste, professeur, journaliste, SDF, éboueur ou un marchand des fleurs – n’est qu’un manque de la cervelle stupéfiant et impardonnable, ou au moins de sa partie principale : car celle qui décide de ce qu’on est.
Puisque sur notre terre, dans les pays, les rôles des bourreaux et des victimes ne sont jamais réparties équitablement. C’est le fait. Par contre, ceux qui maintiennent telles théories hallucinantes, si ce soit par la raison de se calmer ou de se sentir bien – ne voient pas – ou ne veulent pas de le voir – que si on accepte l’ordre meurtrier, celui d’aujourd’hui – on risque de devenir les victimes un jour : nous aussi. Et beaucoup plus que nous ne sommes déjà maintenant. Même si pour l’instant on dort tranquillement car c’est pas nous mais un gosse étranger qui reste dehors avec son visage collé contre mur.
Un jour, s’ils ne vont pas réussir à l’exterminer, il sera un bourreau : cela est sûr.

 

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EN L’HONNEUR DES VOLEURS


Je me souviens que presque tout après m’avoir trouvée en France, on m’a fait connaître un voleur étranger (les Français vivaient déjà en tirant l’aumône de 400E chaque mois en les tirant à partir d’un mur). Je me souviens, aussi, qu’à l’époque, connaissance d’un voleur était pour moi une chose exotique (cela ne pouvait se faire qu’en voyage) et le fait de voler – où que ce soit et quoi que ce soit – critiquable et punissable.

Et bien, aujourd’hui, je peux avouer qu’il y a quelques jours à peine, j’ai laissé la note à un voleur mentionné dans un article d’un journal, en lui souhaitant de tout le meilleur dans la vie. J’espère aussi que le monsieur bandit pourra voler encore beaucoup des grands magasins et que ce qui se nomme la justice ne le rattrapera jamais plus.
Vous vous étonnez… ?
Mais vous pensez, que QUI – il vole… ? Vous pensez, bien sûr, que c’est vous, n’est ce pas… ?
Réveillez-vous donc : pour voir que ce n’est pas vous, qu’il vole – car à vous, à vos pays, sur toute la terre – n’appartient rien de plus. Arrêtez aussi de croire à vos gouvernements, que ce sont les étrangers, qui vous dérobent : vos lieux du travail-esclavage, vos maisons bâtis par les Espagnols et les Polonais, vos soi-disant carrières, votre status, et votre dignité pourtant souvent morte longtemps avant que la première tête d’un étranger ait apparue à l’horizon.
Réveillez-vous – et révoltez-vous enfin – car sinon, ce sont les autres : pas du tout ceux que vos gouvernements vous ont appris à nommer les voleurs – qui vont vous voler avant que vous arrivez de voir ce qui a lieu.
Réveillez-vous – et voyez que ce sont les autres : les voleurs. Ce sont les autres : ceux qui vous apprennent de vous mépriser réciproquement, ceux qui vous instruisent de mépriser les étrangers, les gens sans papiers, les sans droits, les superflus, la MERDE HUMAINE, les coupables de tout
Réveillez-vous – et révoltez-vous enfin – car sinon, ceux qui vous ne nommez pas « les voleurs » mais qui le sont vraiment, vont vous dérober encore plus que ce qu’ils ont vous dérobé déjà, et vous n’aurez même plus de vos âmes qui ne seraient pas volées ou vendues.     
Réveillez-vous.

 

 

ANÉANTIR – L’AUTRE


Il y a le besoin flagrant de changer le système dans lequel nous devons vivre aujourd’hui.

Le système construit par l’humain, et que l’un humain a construit pour la perte de l’autre, pour marginaliser l’autre, profiter l’autre, avilir l’autre, pour dire à l’autre : « TU N’ES PAS IMPORTANT », ou encore : « TU N’ES RIEN : TU N’ES QU’UN SHIT ».
Il y a la nécessité flagrante d’anéantir toutes les différences artificielles ou basées sur les principes vieillots.
Tous les racismes (aujourd’hui, c’est la privation des moyens à vivre, qui statue de la couleur métaphorique de ta peau), toutes les inégalités qui viennent de la « nation », de l’histoire de ton peuple, du lieu de ta naissance sur la même terre, ou de croyance dans un putain « dieu » que tu crois car les gouverneurs te l’ont appris en t’imposant cela aussi.
Il y a la nécessité, et cette nécessité brûle.
Ce sont ces discriminations-là – qui décident aujourd’hui du malheur des gens, et de ce quelle réponse sera donnée à la question si les personnes auront le droit à posséder leurs propres vies.

Elles statuent – qu’aujourd’hui… de plus en plus des êtres humains – N’ONT PAS DE CHOIX.
N – ONT – PAS.
Telle caractéristique de la réalité où on vit est pourtant propre à l’état de guerre : qui a vu le film « If I Am not There » (si sa propre vie ne lui a pas donné des exemples des analogies) se rendra compte parfaitement de quelles situations et quelles métaphores il s’agit.

Cet état : l’état dans lequel nous nous trouvons maintenant – il est propre pour la guerre.
Il ne doit pas l’être – pour la vie.

 

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***


Dans les conditions du monde moderne, organisées par le système politique et économique que nous avons maintenant et dont les principes la plupart suit comme la bande des sheeps convaincus que la course pour remplir le portefeuille à un Rockefeller est la course pour leur propre « succès », le bonheur absolue et véritable ne peut pas exister.
Il faudra donc changer tout. Sans sentimentalisme pour les structures centenaires et périmées, sans pitié pour l’obsolète et pour ce qui parasite la réalité du monde d’aujourd’hui.
Il faudra changer.

Seulement si cela serait fait, ceux qui font aujourd’hui le vacarme en condamnant les criminels, ceux qui envoient les humains aux prisons, ceux qui parlent sur « la faute de la racaille », et ceux qui hurlent sur les « mauvais gènes » qui décideraient qu’un homme deviendrait un meurtrier, vont avoir le droit à tous leurs constats, aujourd’hui obstinés et injustifiés.
Mais s’ils les prononcent maintenant : sans que le changement se fasse et sans qu’on donne la chance de la vie véritable à tous – ils ne sont, comme ceux qui nous convainquent de la réalité du « choix toujours » et de la juste répartition des rôles « bourreau – victime » - soit les idiots, soit les salauds.
Car en vrai, pour la plupart de ceux qui vivent sur ce monde, et tout près de nous – le « choix » dont l’existence les théoriciens multiples nous assurent avec telle ferveur – ne peut être qu’un seul : rester sur place ou se jeter sur les barbelés pour être électrocutés à la mort.

 

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BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE. Première diffusion du texte: http://balladyna-bloganarchiste.tumblr.com/post/63018396331/le-monde-de-derriere-des-barbeles. Images : CHRISTIAN DEMARE : « KZ DACHAU » – part 1 & 2 (site d’artiste : http://christiandemare.fr), et le film « ZEITGEIST – MOVING FORWARD » (PETER JOSEPH, 2011). Lien pour le regarder: http://www.youtube.com/watch?v=jb1cTRAAzVw&feature=share&list=PLP-Mo2sArLBE5OffzVqfgi_R7EbXcIOtZ). 
Les photographies « KZ DACHAU » présentées dans ce texte sont aussi incorporées dans le PROJET “THE HUNTED PEOPLE”, en faisant la partie visuelle des trackscreams: "FROM THE MIDDLE OF THE HELL: SCREAMING" (http://balladyna-thehuntedpeople.tumblr.com/post/62995738594/from-the-middle-of-the-hell-screaming) et "FROM THE MIDDLE OF THE HELL: SCREAMING 2" (http://balladyna-thehuntedpeople.tumblr.com/post/63320643866/from-the-middle-of-the-hell-screaming-2).

THE CALL FOR A REVOLUTION – PART III (NOUS VIVONS DANS UNE SOCIÉTÉ OÙ LES CASTES DES PERSONNES LE MOINS CRÉATIVES…)

ZYJEMY W SPOLECZENSTWIE, W KTÔRYM KASTY LUDZI NAJBARDZIEJ NIEKREATYWNYCH POSIADAJÀ ZARAZEM NAJWIÉCEJ SRODKÔW – KONIECZNYCH PRZECIEZ DO ROZWOJU I WPROWADZANIA W CZYN WLASNEJ KREATYWNOSCI: CZY BYLABY ONA PRYWATNA, CZY TEZ SLUZYLA DOBRU I ROZWOJOWI CALEJ PLANETY.
W systemie obecnym, tylko fakt bycia pozbawionym pasji, prawdziwej koncepcji wlasnego zycia – powoduje, ze sà oni « zdolni » do poswiécenia ich zycia i wysilkôw – na pogon tak glupià i bezsensownà, jak ta : za kawalkami zadrukowanych serwetek.
Najsmieszniejsze jest to, ze tym, ktôrzy dokladnie wiedzà, jak chcieliby by wygladalo ich zycie i nie ustajà w walce o marzenia ktôrych widzà dokladnie ksztalt – sà wylapywani w drodze przez rôznorakich slugusôw systemu : ktôrzy – poniewaz ci pierwsi wykazujà ciàgly brak zainteresowania wpisywaniem sié w masowy ruch pogoni za zadrukowanymi serwetkami (czyt. : w niewolnictwo), usilujà im môwic co nalezy robic i jak nalezy zyc.

System niewolniczy w ten sposôb kwitnie, gdyz buntownikôw zdaje sié byc ciàgle za malo, a kolejne pokolenia sà indoktrynowane przez ukrawaconych straznikôw.
I znowu : wybierasz pasjé – czy pieniàdz… ?
Ciàgle jeszcze tym, ktôrym nie przeszkadza oddawanie ich wolnosci psom u wladzy, i nie przeszkadza gdyz poza ich wlasnà niewolà nie znajdujà… nic – jest najlatwiej, i coraz czésciej po prostu mozliwe – zyc.
Niewolnictwo jest rzeczà premiowanà, a wolnosc jest karana.

NADSZEDL MOMENT, BY TO ZMIENIC.

/Trad. FR./ NOUS VIVONS DANS UNE SOCIÉTÉ OÙ LES CASTES DES PERSONNES LE MOINS CRÉATIVES  POSSÈDENT EN MÊME TEMPS LE PLUS DES MOYENS – NÉCESSAIRES POURTANT POUR LE DÉVELOPPEMENT ET POUR LA MISE EN ŒUVRE DE SA PROPRE CRÉATIVITÉ: SI ELLE SOIT INDIVIDUELLE OU SI ELLE PUISSE SERVIR AU BIEN DE TOUTE LA POPULATION.
Dans le système actuel, seulement le fait d’être dépourvu d’une passion, et du véritable concept/idée concernant soi-même – font que les individus sont « capables » à sacrifier leur vie et leurs efforts –pour la course tellement stupide et insensée comme celle-là : auprès des morceaux des napkins imprimés
.

Le plus triste est ce que ceux qui savent exactement quelle forme et quel but donner à leurs vies, ceux qui ne cessent pas et ne trahissent pas de leurs convictions et de leurs rêves dont les objets dépassent le minable sujet du gain monétaire – sont capturés quotidiennement par les multiples serviteurs du système : qui – parce que ceux premiers révèlent un manque durable d’intérêt pour s’enrôler dans le mouvement massif auprès les napkins imprimés (lire: pour l’esclavage), essaient de leur dire quelle forme devrait prendre leur vie.


Le système esclavagiste fleurit en cette façon, car des rebelles il semble d’être toujours pas assez, et les générations subséquentes sont endoctrinées par les gardiens aux cous tie-és.
Et de nouveau : tu choisis passion – ou l’argent… ?
Toujours encore, à ceux à qui livrer leur liberté aux chiens de garde « ne dérange pas », car en dehors de leur propre esclavage ils ne trouvent en eux… de rien – est le plus facile, et de plus en plus souvent simplement possible – de vivre sur la terre.
L’esclavage est une chose primée, et la liberté – elle, est punie.

LE TEMPS EST VENU DE LE CHANGER.



…« Dzien dobry, usiàdzcie. Dzis porozmawiamy o tym, kim chcielibyscie zostac, kiedy dorosniecie. Kto pierwszy… ? (Bonjour, asseyez-vous. Aujourd’hui, nous parlerons de ce qui vous voudriez devenir quand vous serez grands. Qui sera le premier…?). Sarah… ? OK, how about you, Sarah… ?
Sarah :
- Bédé pracowac w MacDonaldzie, jak mama… !
(Je travaillerai au MacDonald, comme maman…!)
Professeur :
- O… ! Rodzinna tradycja… !
(Ô…! La tradition familiale…!)
How about you, Linda… ?
Linda :
- Gdy dorosné, zostané nowojorskà prostytutkà.
(Quand je serai grande, je deviendrai une prostituée new-yorkaise).
Professeur :
- Piékno i ambicja…
(Beauté et ambition…)
How about you, Tommy… ?
Tommy :
- Bédé bogatym biznesmenem z Wall Street, zarabiajàcym na gospodarczym upadkupanstw.
(Je serai un riche business-man de Wall Street, gagnant sur la collapse économique des pays).
Professeur :
- O… ! Rozrywka i zainteresowanie etnografià… !
(Ô…!
Divertissement et de l’intérêt pour l’ethnographie …!)

Sous-titres :

OFIARY KULTURY
(VICTIMES DE LA CULTURE)
»*.

« Przypomnijcie sobie, jak byliscie dziecmi : pelnymi zycia, ciekawymi swiata, chétnymi do eksperymentôw i twôrczymi. Z czasem system wtloczyl was w ramy i kazal myslec tylko o tym, jak zarobic pieniàdze. Utwierdzal was w tym przez calà szkolé i studia. Skonczyliscie jako zébatka w maszynie utrzymuàcej 1% ludnosci swiata.
Badania dowodzà, ze w kwestii kreatywnosci i umyslowosci pieniàdze wcale niemotywujà do dzialania. Najwiékszà motywacjà jest sam proces tworzenia.
Pieniàdze zachécajà tylko do wykonywania zmudnych, powtarzalnych czynnosci, a je mozna powierzyc maszynom. W przypadku wynalazczosci, pieniàdze, zamiast pobudzac do pracy, jedynie rozpraszajà i hamujà proces tworzenia. Tlumaczy to, dlaczego Nicolas Tesla, bracia Wright, i inni wielcy wynalazcy ktôrzy zmienili swiat, nie kierowali sié chécià zysku.
Pieniàdze tylko « wydajà sié » byc zachétà.
Przynoszà wiécej klopotôw, niz pozytku »
**.

/Trad. FR./ « Rappelez-vous vous-mêmes quand vous étiez enfants : pleins de vie, curieux du monde, assoiffés d’expérimenter et créatifs. Au fil du temps, le système vous a poussé dans les cadres et a ordonné à penser seulement sur la façon de gagner de l’argent. Il vous convainquait de cela partout l’apprentissage à l’école et pendant tout le temps des études. Vous avez fini comme la roue dentée dans la machine qui entretient 1% de la population de ce monde.
Les recherches montrent que, en termes de la créativité, de l’inventivité et de la mentalité, l’argent ne motive pas du tout à l’action.
La plus grande motivation est le processus de création lui-même.
L’argent invite seulement à effectuer les tâches fastidieuses et répétitives, et celles-là peuvent aujourd’hui être confiées aux machines. Quand on parle de l’inventivité, l’argent au lieu de stimuler à l’action,seulement distrait et freine
le processus de la création. Cela explique pourquoi Nicolas Tesla, les frères Wright et les autres grands inventeurs qui ont changé le monde, n’étaient pas guidés par le désir de profit.
L’argent seulement « semble » d’être une stimulation.
Il apporte plus des problèmes, que de usefullness
».


_____________________________________________

* "THE CALL FOR A REVOLUTION", BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE. Les fragments des citations (* et **) et les images parviennent du film de P. Joseph: "ZEITGEIST – MOVING FORVARD" (2011). Lien pour le regarder: http://www.youtube.com/watch?v=jb1cTRAAzVw&feature=share&list=PLP-Mo2sArLBE5OffzVqfgi_R7EbXcIOtZ). Les autres images issues du film – celui et des autres documents appelant au changement – j’ai mise dans l’album: "THE CALL FOR A REVOLUTION / APPEL À LA RÉVOLUTION / WEZWANIE DO REWOLTY" – https://www.facebook.com/balladyna.detempete/media_set?set=a.199439410222632.1073741836.100004697232756&type=1.

THÉÂTRE DE RÉVOLTE PRÉSENTE LE CHANT "J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE. Et pourtant, NON (TELL QUARAMEL)"


___________

TRACK I (PROLOGUE)
VOICE OF TELL QUARAMEL (PREVIOUS LIFE’S VOICE)
http://www.reverbnation.com/BALLADYNA/song/18577788-voice-tell-quaramel-previous-lifes

TRACK II
J’AURAIS DU DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE (TELL QUARAMEL)
http://www.reverbnation.com/BALLADYNA/song/18577760-jaurais-d-devenir-folle-de-la-souffrance

BALLADYNA-07-16

Le chant « J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE. Et pourtant, NON (TELL QUARAMEL) »
est la version vocale du texte écrit en mai/juin 2012
et à l’origine aurait dû être chanté
pendant la Sortiariae Nox, le 30 juin à La Cantada, Paris.

C’était pourtant un autre texte du même cycle (« Sorcière – c’est moi »)
aussi avec la même musique de GOTARD – qui y était finalement performé.   

LE TEXTE APPARTIENT ÉGALEMENT AU LIVRE « UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME »*.
Il est le premier du cycle de trois chants qui vont être enregistrés avec la même musique de GOTARD.

***

Au départ, il a été crée sur la base de… la vie elle-même, et sans prétendre à décrire ou à raconter des certains mécanismes de ce qu’on nomme « le système » : qui décide du bonheur et du malheur, de la vie et de lamort des personnes,
à la façon plus universelle.  
Et pourtant…

BALLADYNA : « W 2012 dalam temu utworowi tytul jako jednemu z « Chants de Witch » (Piesni Czarownicy) – i w pewnym sensie tak jest, bo przeciez wszystkie moje spiewane slowa nimi sà : takim spiewem wyrzuconej « poza prawo » wiéc zyjàcej poza nim (to znakomite miejsce do tego, zeby widziec jak to wszystko funkcjonuje, z zewnàtrz… z wszystkimi aberracjami, widocznymi jak na dloni… »
(« En 2012 j’ai donné à cela le sous-titre comme à un des « Chants de Witch » – et en certain sens c’est vrai, même s’il n’appartient pas à l’album à ce titre**. Parce que toujours, tous les mots que je chante, le sont : les paroles et les chants de Witch ; d’une discarded (par le manque d’une – card… ?) en dehors dela « loi » donc vivant hors d’elle. C’est un endroit et un point de vue magnifique pour pouvoir voir comment tout cela fonctionne dedans : le voir de l’extérieur. Avec toutes les aberrations, visibles comme si sur la main ouverte… »)***.

« Au moment d’écrire le texte et de chanter les mots
« J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE. Et pourtant, NON »
pour les premières fois, en privé et sans encore l’enregistrer,
je ne connaissais pas de l’histoire du track musical (de la musique seule) :
cette histoire n’était pas encore écrite non plus. 
Entre la création du texte et le moment de son enregistrement – création du chant –
la musique seule a prise pourtant son chemin elle aussi : en gagnant son titre « QUARAMEL »
(à l’honneur de la plus ancienne ville de ce monde qui soit découverte jusqu’à ici)
et en incorporant dans cette forme l’album « GAÏA » de GOTARD »****.

Pour l’artiste & No-More Woman qui chante et hurle directement d’un bûcher
sur lequel la société depuis toujours brûlait les Sorcières de ce monde,
cette découverte pouvait avoir une seule tournure possible :
et le chant – se transformer de l’histoire personnelle, de début déjà racontant ce qui est une règle générale s’il s’agit de la vie des révoltés, de ceux « qui dérangent », des futurs « éléments disturbants »
en histoire universelle.

B : « Encore une chose… Après que tu m’as raconté cette histoire, des old cities, et après que moi-même j’ai ressenti cette musique, sans savoir encore duquel lieu elle parle – mon « J’aurais dû devenir folle de la souffrance. Et pourtant, NON », a pris pour moi encore autre sens.
Celui que je chante, inspiré par la vie, ou qui en bref raconte de ce qui peut être la vie des Witches si le système avec ses lois exterminatives réussit de s’y incruster trop et de nuire, les choses pour moi très concrètes – reste. Mais il s’y superpose maintenant en général une histoire intemporelle. Cela ne finit jamais. Depuis le début de cette terre, il s’y passaient les choses, qui poussaient les Witches à « devenir folles de la souffrance ». 
Become like the crazies – from the suffer.
Endurer les choses qu’il ne reste qu’un fil dans le cerveau – après lequel on explose et on n’est plus ce qu’on était. Peut-être, on coure avec un couteau ensanglanté dans les rues, ou peut-être on est tué soi-même. Peut-être, chaque nuit, on se couche en mettant une chemise blanche ou noire avec les grands tâches du sang partout. 
Depuis le début de cette terre…
Quoi par exemple se passait et avait lieu en ce Quaramel… ?
En autres villes, autres lieux… ?
Depuis le commencement de ce monde… ?
Tel récit sur ce qui depuis les siècles… Jusqu’à aujourd’hui, malheureusement.
…Taka opowiesc o tym, co odwiekôw… az po dzis, niestety.
…So, such history… on what is, for centuries…
unfortunately, until today »******.

***

B : « Sama piesn w gruncie rzeczy nic konkretnego nie môwi : nie opowiadam ani o tym, co sié wydarzylo, ani nie zakreslam zasiégu historii. Dla mnie oczywiscie byl to môj spiew o tym, co wynikalo z mojej wlasnej historii – ale widzé tez wszystko jako rzecz bardziej generalnà ;
moja wlasna historia to historia – w rôznych konstelacjach i wydaniach – innych istot, od wiekôw wyrzucanych czy eksterminowanych, glosno lub po cichu – bo byly « niewygodne », nie poddawaly sié, czy tez nie chcialy tak zyc jak bylo nakazane, lub po prostu przeszkadzaly. Wiéc kiedy o tym môwié, czy spiewam, to oczywiscie pojawiajà mi sié w myslach rôwniez sylwetki eksterminatorôw : przez ten spiew wyzywane przed sàd jakiego niema »******.
NIE MA – i Witches plonà na szafotach tego swiata.
W najlepsze.
Nikt nie wola, ze to przeciez kaci i eksterminatorzy powinni znalezc sié na ich miejscu.
Lud – rzuca kamienie.
Lud – jest glupi, bo doskonale manipulowalny : pôki sam nie staje sié ofiarà.
Kiedyz sié obudzi… ?
(« Le chant lui-même en fait ne dit rien de concret : je n’y raconte ni des choses qui ont eu lieu, ni je ne dessine pas de la forme de l’histoire. Pour moi bien sûr c’étaient mes mots sur ce qui a été lié avec ma propre histoire – mais je vois tout cela aussi à la manière plus générale ; ma propre histoire chantée c’est l’histoire – en constellations différentes et transformée par les différents cas – des autres êtres, depuis les siècles bannis ou exterminés, publiquement ou en silence, parce qu’ils, elles, étaient incommodes, n’étaient pas d’accord à se soumettre au pouvoir, ne voulaient pas vivre comme c’était prescrit, ou simplement parce qu’ils, elles – dérangeaient.
Alors quand je chante de ça, bien évidemment je vois aussi les figures des exterminateurs : par ce chant appelés devant le tribunal qui n’existe pas ». ******
N’EXISTE PAS – et les Witches brûlent sur les bûchers de ce monde.
Il n’y a pas de raison de faire du bruit pour rien.
Personne ne crie en disant que ce sont pourtant les bourreaux et les exécuteurs des ordres, qui devraient se trouver à leur place.
Le peuple – jette les pierres.
Le peuple – est stupide, car manipulé à la manière géniale, avec véritable professionnalisme : jusqu’à que lui-même ne devienne une victime.
Quand il se réveillera… ?)


GOTARD :

« Nie znam bardziej wymownych słów niz ten tekst,
którymi można by wyrazić tez to oburzenie które siedzi we mnie
i chyba w każdym faktycznie rozsądnym człowieku.
Strasznie wymowne, bo gdyby kierować się tylko wrażliwością, sumieniem…
naprawdę można w tym świecie oszaleć ».

Tous les trois chants prévus comme le cycle, et dont le premier est présenté ici, ont cette même vocation :
d’incriminer la peur et de stigmatiser un indicible politique – le même depuis le commencement de ce monde, de la négation des droits fondamentaux aux humains, et de l’appropriation de ces droits par une poignée des individus au pouvoir, qui prétendent d’avoir le mandat à envoyer les personnes au néant, voir de les condamner à la mort.
Le 30 juin 2012 à La Cantada, Paris,
avec la même musique de « QUARAMEL »
a été présenté l’autre fragment du cycle :
le chant « Sorcière – c’est moi ».
(vidéo ici : http://www.youtube.com/watch?v=masvLzRg4E4&feature=share&list=TLpBrl6nE513E),
- racontant de la peur éternelle que la société domptée des humains
présente en rapport avec les Witches.
Le texte du chant
« J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DELA SOUFFRANCE.

Et pourtant, NON »
ainsi que quelques autres CHANTS DE WITCH
ont été présentés sur WordPRESS dans la série des articles :
http://balladynadetempete.wordpress.com/category/chants-de-witch-musics-textes/.

 

THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE, Paris, 12.09.2013
Texte, voice, performance du cycle : BALLADYNA
www.BALLADYNA-THEATREDEREVOLTE.COM
http://balladyna-de-tempete.tumblr.com
Compositeur : JACEK KUL (GOTARD) 
 http://streemo.pl/GOTARD
Photographic work (spectacles & sessions ;
sans la photo de GOTARD) :

CHRISTIAN DEMARE
http://christiandemare.fr

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* Toujours pasaccessible (sortira quand le temps viendra).
** « Chants de Witch » – est aussi le titre de l’album avec les textes & voices de B. & musiques de L.O.U.P./Yves Jamet ; de là l’ambiguïté. Vu qu’aucun chant ne peut être que celui de Witch…
*** Histoire du chant. Citations de la lettre au compositeur (GOTARD).
**** Le mot sur la ville QUARAMEL: http://gotard.manifo.com/blog/qaramel—najstarsze-miasto-swiata
***** Histoire du chant. Citations de la lettre au compositeur (GOTARD).
******Histoire du chant. Citations de la lettre au compositeur (GOTARD).

 

THE CALL FOR A REVOLUTION – PART II. POUR FINIR AVEC LE SYSTÈME DE L’EXTERMINATION MASSIVE / TO FINISH WITH THE SYSTEM OF THE MASSIVE EXTERMINATION

 

Dzisiejszy system – nazywany « mometarnym » : czyli tym, w ktôrym liczba « zadrukowanych numerami serwetek » posiadanych przez ludzkà istoté decyduje o jej rzekomej wartosci, o jej zyciu io jej smierci – jest najwiékszà zbrodnià w historii ludzkosci.

Fakt, ze ciàgle utrzymuje sié przy zyciu nie jest dowodem jak tylko dwôch rzeczy :
sily i monopolu decyzyjnego osôb « u finansowej wladzy » (ktôre – wiedzàc o tym, co dzieje sié na swiecie, nie stajà sié jak tylko eksterminatorami, eksploatatorami, wyzyskiwaczami, katami), a z drugiej strony porazajàcego braku inteligencji, ograniczonego myslenia i braku przenikliwosci ludzkiej masy : ktôra daje sié zindoktrynowac przez swoich wlasnych katôw i wyzyskiwaczy, i ktôra « nie wyobraza sobie » ze jakikolwiek inny system poza zbrodniarskim przyprawianiem milionôw ludzi o smierc – jest mozliwy.

/Le système actuel – « monétaire » : celui dans lequel le nombre des « serviettes imprimées avec les chiffres », possédées par l’individu, décide de sa propre (soi-disant) « valeur », de sa vie et de sa mort – est le plus grand crime de l’histoire de l’humanité/.

/Le fait que ce système du meurtre arrive à être maintenu comme le seul existant prouve deux choses : la force et le monopole décisionnel des personnes « au pouvoir financier » (qui – sachant de ce qui a lieu sur le monde, deviennent par le même les exterminateurs, les exploiteurs, les ravisseurs et les bourreaux), et d’autre part l’absence de l’intelligence accablante, ainsi que la pensée limitée et le manque de brillance de la masse humaine : qui endoctrinée facilement par ses propres bourreaux et exploiteurs, « ne s’imagine pas » que quelconque autre système hors de celui du meurtre sur les milliers des personnes – soit possible/.

"Staline, Mao et Hitler étaient les meurtriers qui ont envoyé les millions de personnes à la mort – MAIS MÊME LES HOMICIDES SYSTÉMATIQUES DES ÊTRES HUMAINS SUR UNE GRANDE ÉCHELLE QU’ILS SONT COMMIS, NE PEUVENT ÊTRE COMPARÉS AVEC CE QUI A LIEU AUJOURD’HUI"*.

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"THE
CALL FOR A REVOLUTION", B. / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE. Citation finale (*) et les images parviennent du film de P. Joseph: "ZEITGEIST – MOVING FORVARD" (2011). Lien pour le regarder: http://www.youtube.com/watch?v=jb1cTRAAzVw&feature=share&list=PLP-Mo2sArLBE5OffzVqfgi_R7EbXcIOtZ). Les autres images issues du film – celui et des autres documents appelant au changement – j’ai mise dans l’album: "THE CALL FOR A REVOLUTION / APPEL À LA RÉVOLUTION / WEZWANIE DO REWOLTY" – https://www.facebook.com/balladyna.detempete/media_set?set=a.199439410222632.1073741836.100004697232756&type=1.

ESQUISSE POUR LE TEXTE « APPEL À LA RÉVOLUTION » / « THE CALL FOR A REVOLUTION » (FRAGMENT)

Première diffusion: August 18, 2013 at 4:57pm
(https://www.facebook.com/notes/balladyna-de-temp%C3%AAte/esquisse-pour-le-texte-appel-%C3%A0-la-r%C3%A9volution-fragment/199482013551705)

 

Tu cours chaque matin ou soir pour t’esclaver, comme le petit âne en cédant ta vie à quelqu’un.
Une corporation…?
Un « patron »…?
Un individu qui – et par laquelle raison… ? car il en a plus que toi… ? – ose de se nommer ton « chef ».
Ou: tu es assisté (donc: humilié) – par un appareil du contrôle permanent : où le gouvernement – par l’intermédiaire de ses chiens encore plus dressés que toi tu l’es (même si cela semble d’être impossible) – te paie en échange les miettes pour te tenir à la vie jusqu’au moment où tu ne pourras plus de t’échapper, et où le nouveau « place du travail » donc de l’enslavement, te serait attribué.
Mais pourquoi tu cours tellement pour tout cela : ce qui ne devrait avoir d’aucune valeur dans la vie – et qui pourtant est devenu le moyen de te transformer en un être soumis, de ta naissance et jusqu’à ta mort profité par la poignée de ceux qui se trouvent en haut de la pyramide… ?
Et toi – chaque jour dans ton costume de merde, ce signe de l’esclavage, comme un tampon d’appartenance contemporain.
Ou – dans ton uniforme de fonction, si tu es assujetti à représenter un shit de marque, bien sûr dont personne n’a véritablement pas besoin, mais que les uns esclaves n’arrêtent pas de produire pour que les autres esclaves l’achètent, contre l’argent gagné des « patrons » qui ensuite la vendent pour avoir encore plus : encore pire.
Et toi, dans ton costard du cadre…? Le rôle qui tellement significativement font monter ton esprit, en t’assurant de ta propre utilité, l’importance, peut-être même de ta supériorité…? Toi, qui pourchasses au matin chaque heure de ta vie perdue – et qui aux mêmes moments te rassures toi-même que ta vie, c’est ça – c’est ça car tu n’as rien que ça et pas d’une autre…?
Et parmi eux tous – toi, une pute (car ça ils ont organisé et considéré pour un travail également : les chiens affamés ont besoin de se désenchaîner après les heures du travail eux aussi) – toi, de ton côté sans uniforme, car dénudée, dépouillée, ou avec une plume dans ton cul, car tu n’es qu’un objet et ce sont eux qui paient…? Tu es ridicule – et eux, ils en jouissent.
Et maintenant toi, l’assisté…!
L’assisté, et qui fais sembler devant toi-même que tu ne l’es pas.
Assisté à qui on dit de « profiter le système » qu’eux, ils ont crée pour te profiter en détournant devant toi la vérité. Toi, qu’eux, ils profitent en échange contre ton obéissance, ton silence et ton dignité, toi à qui on dit qu’ils t’« entretiennent » en te distribuant de la merde la plus minable et salie qui tombe de leur table… ? Pourquoi es-tu suivi, traqué, mis sous le contrôle, traité comme un être qui ne pourrait pas se débrouiller en vivant lui-même – et en vivant vraiment… ? Pourquoi tout ça : pour te faire croire que tu reçois comme une aumône un argent qui en plus en vrai n’existe pas – car ceux qui t’endoctrinent et qui te disent d’être supérieurs de toi, le produisent de rien en jouissant des privilèges, dans leurs cas sans jamais voir la vignette des « assistés » mise sur leurs fronts… ?
Tout ça, parce qu’ils ne sont pas les esclaves.
Eux – ils ONT.
Ils ont les moyens de te prendre ton dignité, ton humanité, ils ont les moyens de se prendre leur propre bonheur et le tien, et le bonheur des milliers.
Eux, ils ne sont pas les esclaves.
TOI, TU L’ES.

***

« Dans un monde où 1% de la population
possède 40% des toutes les richesses et ressources de cette terre,
chaque jour 34000 enfants meurent de la faim et des maladies,
et la moitié de la population mondiale vit avec moins de 2 dollars par jour.
Une chose paraît d’être certaine:
QUELQUE CHOSE ici ne va complètement pas »*.

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BALLADYNA / Théâtre De RÉVOLTE : ESQUISSE POUR LE TEXTE « APPEL À RÉVOLUTION » / « THE CALL FOR A REVOLUTION » (FRAGMENT). PARIS, 18 août 2013. La citation finale et les photographies parviennent du film de Peter Joseph, réalisateur militant américain : « Zeitgeist. Money Governs the World » – à voir ici : http://www.youtube.com/watch?v=Z5SCTP0aLYc