LA BANALITÉ DU MAL /TEXTE INSPIRÉ PAR LE FILM « HANNAH ARENDT » ET PAR LA RÉALITÉ AMBIANTE DU PAYS OÙ AUJOURD’HUI PERSONNE (PRESQUE) NE TUE DIRECTEMENT/

(L’original de ce texte a été publié sur: http://balladyna-bloganarchiste.tumblr.com/post/49209730410/la-banalite-du-mal-texte-inspire-par-le-film-hannah)

« Il est difficile d’admettre le fait qu’à un certain niveau la liquidation d’êtres humains ait paru être une activité plutôt ordinaire que l’on accomplissait sans le moindre sens d’un engagement idéologique ou moral ».
(Propos de Hans Mommsen ; cités dans le « Dictionnaire de la barbarie nazie et de la Shoah » de Daniel Bovy, Éditions Luc Pire, série « Territoires de la Mémoire » ; terme : « Obéissance aux ordres »).

Hannah Arendt - le film

 

« Le plus grand mal du monde est accompli par les personnes insignifiantes.
NOBODYS »
(« Hannah Arendt », film de Margarethe Von Trotta, 2013).
…Depuis le début de la création de ce monde,
et jusqu’au aujourd’hui.
C’était toujours comme ça, mais – comme sur ce monde il y avait toujours également les personnes qui n’entraient pas dans cette déshonorante règle, celles qui simplement ne s’en conformaient pas, et celles qui, pour confirmer la plus grande médiocrité du genre humain, le faisaient naturellement – jusqu’à certain temps constater cette vérité sur la particularité du mal a été difficile même pour les philosophes, qui – logiquement – appartiennent dans la plupart au premier genre des individus, celle ayant la difficulté indiscutable de s’imaginer le deuxième.
La Banalité du Mal a été donc – pendant longues époques et pour beaucoup des penseurs – une chose étonnante, et même niée – car, pour le plus grand mal on considérait les diverses autres maux, en négligeant ce qui a été évident.

L’OBÉISSANCE DES CHIENS

Je me demande pourquoi dans les magasines du cinéma, dans la foule des articles annonçant les blockbusters, « Iron Man »’s, les autres « Oblivions » et surtout les productions pour rire qui vendent le pop-corn en plaisantant clairement de ce qui est le cerveaux l’humain – il n’y avait dernièrement presque pas d’un mot d’un film de Margarethe Von Trotta « Hannah Arendt ».
Serait-ce parce que la France – pays de toutes les faiblesses et « avec un président aussi faible » comme l’a dit dernièrement quelqu’un*, se trouve dans la période spécifique, où elle arrive enfin à un tel mal avec l’Allemagne, pays de non-faiblards – la rivalité économique, la compétitivité, et surtout les visions différentes de ce qui se considère la Dignité Humaine dans les deux pays – qu’il est difficile ici d’affirmer ce qui mérite une mention, si cette chose-là vient du côté de l’Est… ? Ou, il s’agirait du sujet du film – le sujet, dont parler exige surtout d’être franc quant au sens de ce qu’on dit et la correspondance de ce qu’on dit avec les actions et non-actions – ce qui n’était jamais la tradition en France… ?
Je suis navrée pour l’acerbité de mon langage et ces acrimonious remarks dont je ne m’épargne pas : je considère pourtant que j’en ai le droit bien acquis au cours des dernières années où le fait de ma propre humanité était mis en question dans le pays des frères et sœurs très égaux. Je veux dire par cela que la Banalité du Mal – je l’ai pu voir en France, comme on dit – à mes propres yeux, et le mécanisme de la mise en silence des certains sujets et des certaines ignominies également. L’état français est un spécialiste s’il s’agit de ces actions-là. Mais… quelle liaison ait tout cela avec le cinéma et le film dont je veux parler… ?

***

Le rapport est facile à déchiffrer - il se déchiffre en cours de l’analyse de la question :  « Pourquoi, parmi tous les textes sur ce que le système politique français – social, ploutocrate, coupant les couilles aux gens, consolidé et soutenu par ce que l’état de France nomme l’art et qui ne l’est bien sûr pas – montre aux gens dans les cinémas et ailleurs – il y a tellement du bruit sur les choses comme déjà mentionnés ici « Oblivions », « Les mariages à l’anglaise » ou les autres comprimés calmants – et il se parle tellement peu (voir : évite) de l’histoire de celle qui comme première a mise en lumière le concept de la Banalité du Mal… ?
Et serait-ce justement, car le système politique – social, ploutocrate, coupant les couilles aux gens, consolidé et soutenu par ce que l’état de France nomme l’art et qui ne l’est bien sûr pas – veut éviter à tout prix le danger que les gens pensent trop de cette chose pas négligeable, dont la philosophe juive s’en rendu en 1961… ?
Quant à la littérature, c’est un peu différent, mais quant on parle de cinéma, les films démasquant les vérités sur les règles de la psychologie humaine pas glorieuses, celles qui ont décidé des plus grandes horreurs infligées à l’homme par l’homme, n’ont – en général – pas de succès.
Serait-ce parce que le consommateur statistique des films, est un mangeur du pop-corn, pendant que celui qui consomme les écrits est plus souvent lui-même consommé par un feu intérieur… ? Ce qui est certain, c’est que ce deuxième, cherche plus souvent penser au lieu d’avaler le maïs grillé ou l’autre chose. Et hélas, il y a plus des consommateurs du maïs, dans chaque pays, que des penseurs : et chaque gouvernement s’occupe bien de ce qu’il reste ainsi.
En fait, les vérités sur les concepts comme celui de la Banalité du Mal sont bien trafiquées et masquées par chaque pouvoir politique, car chaque pouvoir sait bien ce qui suit : la conscience chez trop grand nombre des personnes, leur réflexion de ces choses-là, déclencheraient peut-être les réactions non-souhaitées chez certains. Comme celle de s’opposer aux « chefs ».
Seulement, et hélas : cacher ou mettre en silence cette chose-là – ne change pas de ce que la Banalité du Mal – est un fait.
Un fait, et une vérité pas insignifiante – et à ce propos-là, je n’en reviens toujours pas à chaque fois quand je vois les confirmations de ce constat dans les simples situations de la vie, quand j’observe la docilité et la facilité étonnantes avec lesquelles les gens s’accordent à être les outils dans les mains des leaders qu’ils traitent comme leurs propres bergers – avant l’exécution, pendant et ensuite.
Je n’en reviens pas, quand je vois ces « insignifiants », les « nobodys » – qui « ne font qu’exécuter les ordres » et qui avouent qu’ils n’en pensent pas. Combien loin peut l’on aller dans la négation de sa propre dignité, si on est un humain… ? – voilà la question à suivre si on en parle.

LA PERSONNALITÉ DU CHIEN

Eichmann :
- « Je ne faisais qu’exécuter les ordres, sur le chemin administratif »
Question du tribunal :
- « Et vous n’avez pas pensé… ? »
… « Vous – n’avez – pas – pensé… ?! »
Silence.
- « Vous – étiez – un – idiot… ?!
VOUS – N’AVEZ – PAS – PENSÉ… ? »
- « On m’en donné l’ordre.
Je devais obéir aux ordres » – répète l’homme.
- « Je – devais – les exécuter.
Je devais le faire, c’est tout ».
(Fragment dialogue du film « Hannah Arendt »).


Photo d’Adolf Eichmann pendant le procès en 1961 (www.telegraph.co.uk; AFP/GETTY IMAGES)

Adolf Eichmann a été un nazi lieutnant-colonel (pour ceux qui ne le savent pas, le lien de wikipedia :
http://en.wikipedia.org/wiki/Adolf_Eichmann
) qu’on considère d’être un des majeurs organisateurs de l’Holocaust. Les curieux qui iront sur le web en ce moment le verront sur les images dans son chapeau de l’uniforme de gala : l’homme sourit comme un type du cinquième étage d’un HLM à côté, il pourrait être ainsi bien imaginé comme un oncle avec lequel jouer au tennis ou un des dogues de préfecture de Paris, si on préfère.

Au fur et à mesure de développement de l’action du film racontant son procès, je deviens de plus en plus dégoûtée par les propos : je connais bien sûr l’histoire, j’étais consciente et bien informée du concept de l’« Homme Ordinaire » – mais tout cela ne change rien**.
Je dis en clair – je serais beaucoup moins horrifiée par ce que je vois et entends si le chien-humain avait été en vrai : un antisémite, un xénophobe, un meurtrier au cerveau – mais… il n’était qu’exactement un chien, et il n’y a d’aucune façon de modifier l’atrocité de ce fait.
Celui que l’on dit d’être responsable des millions des meurtres, n’était qu’un bureaucrate, prétendant d’être exonéré de responsabilité de ses actes dès qu’un placé plus haut dise qu’il faut le faire. En bref, une machine, un robot, ne plus un homme. Un ustensile fiable car idiot.
…Comment peu-on attendre que les non-humains d’aujourd’hui nous traitent comme les humains si on sait tout ce qui y est dit jusqu’à là… ? Pouvons-nous être étonnés – qu’aux bureaux multiples de nos jours, on ne nous parle que comme si on parlait aux objets, si ce sont les objets qui nous parlent et qui « décident » de nos droits, sans – comme on sait – n’y jamais penser… ?
Pourquoi je le dis en ce moment… ?
Parce que, selon ce que je vois partout, j’ai les raisons indélébiles de considérer qu’au moins 80% de la société possède le trait du caractère : que je nommerais eichmannien.
Le trait du caractère… ?
De quoi je parle… ?
Je parle… de la personnalité du chien.


Photo des bureaucrates: Yaroslav Naumkov (http://rbth.ru)

UN HOMME – OU UN ROBOT… ?

Envoyer les gens à la mort car on n’a pas des convictions qui décideraient qu’on ne le fasse pas.
Envoyer les personnes (en cochant préalablement le mot : « personnes ») Sans Papiers dans le néant ou dans la mer, car autant dit le chef.
Envoyer les Sans Rien à la rue, car le préfet l’ordonne et je ne suis qu’une chaussure du préfet (oui, il y en a qui se considèrent pour les chaussures et s’y sentent bien).
Envoyer les Étrangères aux bordels, comme le font ceux qui leur disent aujourd’hui : « Vous n’avez pas droit », ce qui signifie : « Vous n’êtes pas l’humaine, bien qu’on doit vous accepter sur la même terre ; mais elle est bien à nous ».
Envoyer ceux qui ne sont pas comme moi, là où on nous a dit : au hell, car « ce n’est pas moi qui en décide ». Donc tout est tranché, point.
Dogue de la préfecture, celui des grandes entreprises, ou – visons bien – de la mairie de Paris.


Photo: "Dear Federal Reserve Bureaucrat" (Therepublicanmother.blogspot.fr)

Ce que je haïs le plus, ce sont les gens qui ne font que prononcer ces mots : « Ce n’est pas moi – qui décide » - j’en assure. En fait, le mot « haïs » est peut-être assez mal choisi ici, la haine prévoyant un respect qu’on ait pour la personne visée ; le meilleur mot ici serait un simple mépris.

LE PLUS ATROCE – VERSUS LE PLUS MÉPRISABLE… ?

En 1961, les contemporains de Hannah Arendt ont réagi par un proteste, un presque opprobre contre la philosophe après qu’elle a révélé le fait : le grand meurtrier Allemand n’était qu’un médiocre exécuteur de ce qu’on lui ordonne, sur le chemin administratif.
Personnalité de dogue, un vrai zéro.
Comprenant d’où elles venaient et pourquoi, les réactions des contemporains me révoltent néanmoins, comme révolte toujours l’acceptation pour le chiennisme, beaucoup plus grande dans la société, que celle pour le crime délibéré auquel un individu soit motivé personnellement.
Dire que quelqu’un – ne cessant quand même pas prétendre au nom de l’humain – a été un exécuteur des ordres, ne devrait dans aucun cas ouvrir d’un chemin dans mental, qui mènerait à diminuer la gravité de son action. Au contraire : être un exécuteur soumis, qui s’est mis en accord à son propre obéissance – n’augmente-t-il pas de la gravité de ce qui est fait, et ne rend-il pas de l’acte criminel encore plus méprisable… ?
En fait, un rôle d’exécuteur docile – si on est l’humain, donc ne pouvant pas de s’extirper son cerveau – devrait être considéré pour le crime en soi, et être lié avec les plus dures punitions, en engendrant le plus grand dédain pour les personnes qui suivent ce chemin.
Les individus qui ne font qu’exécuter – devraient être considérées pour les parias de toutes les sociétés – et malheureusement, il est au contraire. La raison est simple, et se résume au fait que les pouvoirs de tous les systèmes tiennent exactement la présence des personnes se caractérisant par ce trait du caractère-là : bien pourri et honteux, on y est d’accord – mais qui fait qu’elles peuvent être utilisées comme les engins et les objets par le même pouvoir.
L’état donc – au lieu de les dédaigner publiquement – promeut ces personnes-là exactement, en les blottissant à son sein, même si en privé leur réservant le mépris sincère et sans borne : celui que le pouvoir… a toujours pour les chiens.

LES MEURTRES PAR UN CHIEN ASSERVI.
EST CE QU’AUJOURD’HUI – LA MÊME CHOSE NE POURRAIT SE PASSER… ?


Photo: Franck Johannès ("Libertés surveillées", Blog de "Le Monde")

- Mais bien, elle se passe… ! Regardez seulement à la mer… ! – je crierais à ceux qui en entendant la question se mouvementent soudainement et me conseillent de ne pas oublier qu’aujourd’hui il n’y a pas de guerre quand même.
- Regardez vos rues, pleines des personnes jetées en dehors de la vie et de TOUT, par vos bureaucrates, voyez ce qui se passe, au moins un peu… !
Aux bureaucrates – surtout ceux des préfectures et des mairies, et qui tranchent des horreurs vécues par leurs semblables, des morts et des vies – je dis ici une chose :
- Vous êtes : comme les Eichmanns. La seule différence est que vous ne tranchez pas de la même mort, du même nombre, et que personne ne vous juge devant le tribunal. Ceux qui pourraient le faire sont d’ailleurs bien neutralisés au préalable : et mis en silence par votre état.
…Et bien, la plus grande différence entre le temps de guerre et le jour actuel se conclut aux répercussions et conséquences, et au degré de ce qu’on vous demande.
…Mais est ce que vraiment… ?
Les femmes meurent dans la rue pourtant.
Et les hommes ne vivent plus.
Dans tous les cas, vous vous en fichez : il suffit une signature.
- « Vous êtes quel numéro donc, monsieur… ? »
- « Vous êtes combien à virer, déporter, démanteler d’ici… ? »
- « Il y en a trop… ! »
 

LES NUMÉROS

CRIME D’OBÉISSANCE – jamais nommé ainsi clairement, et pourtant jugé devant un tribunal en 1961.
Ses mécanismes, restant les mêmes jusqu’à aujourd’hui, en 2013.
L’indifférence – de vous, qui appartenez – et votre regard sur l’humain qui vient d’ailleurs – l’humain que vous ne connaissez pas et qui n’est pas de vous.
Un superflu, dont il y a assez, donc facile à le noyer dans la mer de votre lâcheté ainsi que dans la mer d’eau.
Hier, aujourd’hui, demain. Les milles d’humains – à qui les dogues des préfectures refusent l’accès à la vie humaine sous le prétexte qu’ils n’aient pas d’un papier qui les en autoriserait – combien de ces milliers et combien d’eux va pouvoir vivre, malgré que tous ont été nés pour la vie… ?
Qui oserait de dire que la règle aujourd’hui – soit l’autre qu’avant – vu des milles, parmi lesquelles UN SEUL – ne signifie rien et qu’on n’hésite de tuer sans rien… ?
Et vous, les bureaucrates de France… !
Vous ne renonceriez pas, je vous dis car j’en suis sûre – le jour où ceux qui vous gèrent et qui décident pour vous, vous demanderaient la mort de l’autre directement, sans le cacher par un papier.
Pourquoi je le dis… ?
Comment je l’ose… ?
Ai-je le droit de le faire… ?
Et bien, oui.
Comment ça… ?
…Car je vous ai vus au travail, messieurs et mesdames : je vous ai vus en action, je vous ai vus causer l’exclusion, le malheur, la prostitution, les suicides et la mort. Et ce que je dis ici, tous ces mots atroces – ne sont pas, hélas, une métaphore des autres mots ni autres choses ; chaque lettre signifie exactement ce qu’on lit et ce qu’on comprend.
Vous êtes – comme les nazis de jadis, et pas mieux – je vous dis.
- Révoltez-vous, et criez : « NON » donc… ! – je hurlerais si j’en croyais, mais comme je sais que vous ne le ferez pas, je ne dis rien.
L’extermination – sera toujours, comme dit dans la citation du préambule de ce texte – « une activité plutôt ordinaire que l’on accomplit sans le moindre sens d’un engagement idéologique ou moral » – mais autant plus facile quand elle est exercée en forme dissimulée laissant aux exterminateurs de se mentir eux-mêmes.
N’est ce pas cela qui a lieu actuellement… ?
Un trait sur une fiche, un hochement de tête, un geste : « Partez de là ! », « Vous n’entrez pas, c’est clair », « Vous devez comprendre ! ».
C’est tellement peu.

L’Humain – sera pour vous toujours un superflu, numéro « N », la chose pas nécessaire.
Comme pour les Hommes Ordinaires de l’Allemagne nazie l’étaient les Juifs – les bactéries : à neutraliser vite pour ne les voir plus***.


Photo: Manifestation des travailleurs Sans Papiers à Paris ("StreetPress")

LA PAIX – UN PREMIER DÉSIR DU CHIEN


- « Je ne faisais qu’exécuter les ordres… ».
(« Qu’en est-il des personnes qui exécutent les ordres…? » – hurlent les musiciens de « SABATON » dans le « Wehrmacht » (Album: « Coat Of Arms » (2010)).
- « Et – vous – n’avez – pas – pensé… ?!
VOUS – N’AVEZ – PAS – PENSÉ… ? »

Ici, on pourrait s’arrêter – la Banalité du Mal et la vérité sur ceux qui exécutent les ordres et qui ne pensent pas sont les choses confirmées et évidentes. Cesser donc – en constatant la vérité peu noble, un avis sur la bêtise, l’idiotie, la débilité et la joie avec laquelle la plupart des humains se mettent en soumission volontaire.
Seulement, hélas : tout ça, n’est pas encore la fin.

***

Contrairement à ce qu’a dû constater Hannah Arendt et ce que veulent penser certains, je considère que la Banalité du Mal ne se base pas exclusivement sur l’idiotie de ses exécuteurs volontairement soumis.
Contrairement à ce qui était prouvé en 1961 et ce qui se dit jusqu’à aujourd’hui, je vois les choses qui prouvent que la vérité est beaucoup plus encore effrayante que celle des idiots qui ne penseraient pas.
Car oui, ils pensent. Hélas.
Ils le font même tout le temps, ils n’arrêtent pas s’il faut.
L’evil, est ce que la finalité de leur pensée n’est pas… ce qu’on pense, et le but n’est pas être humain – mais ce comment atteindre une chose ; et cette chose-là est leur propre paix. Il ne s’agit bien sûr pas de la paix d’esprit noble, atteignable seulement s’il y a certaines conditions remplies : comme celle qu’on agisse juste ; les esprits dont on parle ne sont pas nobles, donc les actes conformistes ne leur dérangent guère d’avoir le coeur léger.
Ceux, qui signent les arrêts, les avis d’expulsion du pays, les condamnations d’aujourd’hui – en vrai ne pensent que de ce que signer un papier leur laissera leur journée libre, sans nécessité de s’embêter, ce qui serait le cas si on s’opposerait ou s’engagerait.
La paix – qui s’obtient, et je suis désolée pour être franche – le plus facilement sur la voie de la soumission – est la chose la plus pensée par les exécuteurs des ordres.
Le way de soumission est celui qu’ils ont choisis – et, même si c’est le constat atroce – ils ne l’ont pas fait sans réfléchir ni décider eux-mêmes.
La paix.
Il suffit de leur montrer ce mot qui suffirait pour anesthésier tout leur criticisme, s’ils l’avaient – pour les faire accepter tout et faire tout.
Exclure, tuer, humilier.
Par non-action.
- « Je n’ai rien fait ».
- « Et pourtant, j’ai mis/refusé seulement ma signature… ! »
Tu as refusé, fucker. C’était hier.
Aujourd’hui un homme est mort et t’en sais rien.

***

Il revient chez lui le soir, l’exécuteur contemporain, et il met en son status « Facebook » :  « Amour et paix… ! ».
Il ne voit pas de liaison, il est tellement assommé par ceux qui les gèrent que peut-être il ne le verra jamais.
Milles d’exécuteurs d’ordres. En France. En Europe.
Leur rôle des Eichmanns, ils ne le recommencent que demain.

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BALLADYNA / 28-30 AVRIL 2013
THÉÂTRE DE RÉVOLTE XXI SIÈCLE
PHOTOS (chronologiquement): Affiche du film “Hannah Arendt”, photographie documentaire du procès Eichmann (www.telegraph.co.uk & Wikipedia), photographie de Yaroslav Naumkov de l’article d’Evgeniya Pismennaya (Vedomost, (www.rbth.ru)), Therepublicanmother.blogspot.fr, Libertes.blog.lemonde.fr, Streetpress.com
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/Avis aux auteurs des photos mises en lien avec l’article: les textes de “BALLADYNA / WORDPRESS” ne sont financés par aucun organisme, entreprise, etc. et l’auteure ne puise d’aucun profit de la rediffusion des images et de la diffusion des mots. En y insérant les liens vers les photos d’information diffusées sur le web (surtout sur les sites de la presse d’info), je tiens toujours citer leur source & les noms des auteurs. Pourtant – ces derniers n’étant pas toujours évoqués sur les sites d’origine – l’insertion des signatures s’avère souvent impossible. Ainsi, si vous êtes l’auteur d’une image insérée ici et vous souhaitez là: signer, modifier la légende, prendre le contact, ou vous ne souhaitez pas que votre work soit rediffusé sur « BALLADYNA / WORDPRESS » – contactez-moi/.

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* Stéphane Dupont, Isabelle Ficek et Dominique Seux : « F. F. : ‘Avec un président aussi faible, le risque est que le pays devienne ingouvernable’ » : « Les Echos », 23 avril 2013.
** Christopher R. Browning « Des Hommes Ordinaires: le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la solution finale en Pologne » (Paris, Les Belles Lettres 1994).
*** Le problème des Humains superflus et de la lente déshumanisation, entraînant la conséquence que les femmes et les hommes descendent dans la pensée de l’autre jusqu’au niveau de la bactérie, est touché dans le « Dictionnaire de la barbarie nazie et de la Shoah » de Daniel Bovy, Éditions Luc Pire, série « Territoires de la Mémoire » (termes : « Homme Ordinaire », « Obéissance aux ordres »). La lente déshumanisation est en réel ce qui s’exerce aujourd’hui dans les pays civilisés : elle est en effet un reflet exact de ce qui s’effectuait en Allemagne sur les Juifs, ces derniers – comme les Sans Papiers en France d’aujourd’hui, « perdirent à la fois leur identité, et leur qualité d’être humain au sein d’une société qui ne vit plus en eux que des bactéries à éliminer et pas des citoyens ».

LES KILLERS NE S’ARRÊTENT JAMAIS.
"50 MILLION MISSING" (ET IL Y AURA PLUS)

35

 

LES FEMMES EN INDE SONT EXTERMINÉES. IL Y EN A LES MILLIONS ET LE MONDE ENFIN FAIT LE BRUIT SUR CELA – MAIS C’EST PARCE QUE (ICI AUSSI LE MOT : ENFIN EST À METTRE, CAR LE TEMPS EST LE DERNIER POUR CELA) ÇA SE VOIT, LA VÉRITÉ ÉCLATE, LES FEMMES DE LÀ-BAS ONT COMMENCÉ DE PARLER, LES JOURNALISTES ONT ÉCRIT, LES VICTIMES ELLES-MÊMES DES VIOLENCES ET DES CRIMES PEUVENT COMMUNIQUER, ET L’INFORMATION SE RÉPAND PLUS VASTEMENT ET AVEC PLUS GRANDE FACILITÉ QUE C’ÉTAIT JUSQU’AU MAINTENANT.
LES FEMMES EN CHINE SONT TUÉES – TOUT COURT, FACILEMENT, SIMPLEMENT, SANS REGRET ET COMME CELA ÉTAIT DEPUIS TOUJOURS – OU PLUTÔT DEPUIS QUE L’HOMME A DÉCIDÉ QUE C’EST LUI QUI VA VALOIR PLUS.
LES INFORMATIONS SUR LES GENDERCIDES EN CES DEUX PAYS N’ARRÊTENT PAS D’ÊTRE DIFFUSÉES, LE MONDE S’INDIGNE, LE MONDE NE FAIT RIEN, LE MONDE SIGNE LES PÉTITIONS, LE MONDE RÉFLÉCHIT QUOI FAIRE…
LES KILLERS NE LE FONT JAMAIS.
ON N’ARRÊTE PAS DES KILLERS EN LEUR LAISSANT LE TEMPS.
- « Of the girls whose birth was recorded in India between 1985 to 2005, 1.2 million were killed as infants. And another 1.8 million girls were killed before they turned 6 years old » – INFORMS THE VIDEO OF « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGN (DIFFUSÉE SUR CETTE PAGE).
- « MORE THAN A 100,000 WERE BURNT TO DEATH IN INDIA IN ONE YEAR ; 1 WOMAN WAS KILLED EVERY 5 MINUTES » – DIT THE REPORT OF « THE LANCET », APRIL 2009 (THE REPORT CITÉ DANS LA MÊME VIDÉO).

WHY ARE MY HUMAN RIGHTS FOR SALE

Je n’oublierai jamais de l’écoeurement et du choque qui m’ont transpercés quand pour la première fois j’ai entendu de ce qui se passe : ce moment-là était accompagné d’un joli enregistrement visuel, pendant la projection duquel j’ai pu voir et écouter une mère-paysanne du sud de l’Inde, regard sincère, racontant avec naturalité et sans révolte du tout – de ce comment elle a pu effectuer les homicides de ses quelques filles. On dirait plutôt : femmicides, n’est ce pas …? Ce mot dans la langue – elle aussi gérée et accaparée par les hommes – n’existe pourtant pas. Il est le temps de le changer et j’en vote. En anglais c’est déjà fait – par Diana Roussell, et peut-être pas par elle première – mais la France reste en arrière aussi dans la domaine linguistique si on parle de la réalité et des choses qui ne vous font pas de plaisir. La France est un pays du fantasque et d’illusion, nous le savons – mais la lâcheté des gouverneurs et du peuple craignant la vérité ici aussi est payée par les victimes.
LA FRANCE, ON EN PARLERA PLUS TARD.
MAINTENANT, ON PARLE DE L’INDE ET DE LA CHINE : CAR C’EST LÀ-BAS, OÙ TOUT CE QUI SE PASSE – LES MEURTRES, LES VIOLATIONS, LES VIOLS – SE RÉVÈLE DE PLUS EN PLUS, C’EST LÀ-BAS OÙ TOUT EST CLAIR, TOUT ÉCLATE, LA VÉRITÉ ÉCLATE, LE CRIME ÉCLATE ET L’IGNOBLE ÉCLATE – SANS PLUS POUVOIR CACHER DE CE QUI DEVRAIT ÊTRE STIGMATISÉ.

***

« CHINA’S ONE CHILD POLICY HAS LED TO THE DEATHS OF TENS OF MILLIONS OF GIRLS, SIMPLY BECAUSE OF THEIR GENDER » (PETITION « Tell World Leaders to End Gendercide in China », 2 APRIL 2012, AUTHOR : « END GENDERCIDE NOW »).
ET NON, EN CHINE, CE N’EST PAS SEULEMENT L’EFFET DE « ONE CHILD POLICY » : car si c’était seulement l’effet de « One Child Policy », pourquoi c’auraient été seulement les filles, qui seraient tuées ?
IL NE S’AGIT PAS DE « ONE CHILD POLICY » – OU PLUTÔT, « ONE CHILD POLICY » EST ELLE-MÊME L’EFFET DE QUELQUE CHOSE QUI CRAQUELE ENCORE PLUS PROFONDÉMENT.

…Il s’agit d’une des plus grandes ignominies dont on pouvait entendre depuis le début de l’existence de cette terre : et cette ignominie est la discrimination – dans les cas le plus monstrueux mais réels et  fréquents allant jusqu’à l’anéantissement concernant une moitié de l’humanité, et ce par les raisons que je nommerais phallocratiques.
Qu’est ce que cela signifie, les raisons phallocratiques… ?
Et bien, ces raisons-là incluent la peur de la partie mâle de ce monde, concernant la perte éventuelle – et pourtant inéludable – d’une suprématie malhonnêtement gagnée en passé et malhonnêtement entretenue jusqu’à aujourd’hui.
« DUE TO EXISTING CULTURAL PREFERENCES FOR SONS RATHER THAN DAUGHTERS, MANY CHINESE FAMILIES ARE ABANDONING, ABORTING, OR HIDING THEIR FEMALE CHILDREN. AS A RESULT, THERE ARE NOW 37 MILLION MORE MEN THAN WOMEN LIVING IN CHINA »*…
JE NE DOIS PAS PRÉCISER QUE CE FAIT-LÀ, MALGRÉ CE QUI DEVRAIT ÊTRE LOGIQUE ET NORMAL PARMI LES ÊTRES DE LA MÊME ESPÈCE, N’ENGENDRE PAS D’UNE AUGMENTATION DU RESPECT POUR LA FEMME COMME POUR ÊTRE HUMAIN, MAIS SEULEMENT L’AUGMENTATION DE SON PRIX SUR LE MARCHÉ DE LA VIANDE VIVANTE. LA VENTE DES FILLES CONDAMNÉES À UN DESTIN DES PUTES FLEURIT.

***

« THE NATIONAL CRIME RECORD BUREAU OF INDIA SHOWS 768 WOMEN HAVE BEEN MOB-LYNCHED AS WITCHES SINCE 2008. MOST ARE WIDOWS OR SINGLE WOMEN. (…) INVESTIGATIONS SHOW THAT WOMEN (…) ARE KILLED AND/OR EVICTED SO THEIR LAND AND HOMES CAN BE TAKEN BY MEN »**.
Et voilà le clou. Ou, comme on dirait en polonais – une langue qui ne s’amuse pas en édulcorations et ne consacre pas des efforts ridicules pour délaver les mots de leur violence – C’EST ICI, OÙ EST ENTERRÉ LE MORT. C’EST ICI : CE QUI FAIT MAL. ON PEUT DIRE, C’EST ICI – OÙ SE SITUE CETTE GUERRE, ÉTERNELLE ET QUI DEPUIS TOUJOURS RAVAGE LA TERRE, CAUSANT SON IGNOMINIE ET SA SOUFFRANCE QUI NE FINIT PAS.
LA RICHESSE – QUE L’HOMME VEUT, TROP, POUR SOI. BESOIN – ON DIRAIT INFANTILE – DE LA SUPREMATIE POUR LE SEUL FAIT DE LA SUPREMATIE, ET POUR AVOIR QUELQU’UN PLUS BAS QU’ON SE SITUE SOI-MÊME.
LE POUVOIR.
LA PEUR MASCULINE – TELLEMENT BIEN MASQUÉE PENDANT LES DÉCENNIES SOUS LE VOILE DE LA PRIMAUTÉ : ET POURTANT TELLEMENT IMMENSE ET TELLEMENT DÉSHONORANTE.
BESOIN DE FAIRE AVEC L’AUTRE CE QU’ON DÉSIRE, SANS LE CONSULTER ET SANS ENTENDRE SON AGREEMENT : CAR COMMENT AVOIR L’AGREEMENT CONCERNANT LA SOUMISSION, LE VIOL, LA MORT.

***

VIDÉO DE « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGN
(WATCH HERE)

LA VIDÉO DE RITA BANERJI, L’INITIATRICE DE LA « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGNQUI A COMMENCÉ EN DÉCEMBRE 2006, DÉMASQUE LA VÉRITÉ SUR TOUTES LES ASTUCES -  PRATIQUÉS EN INDE DANS LE BUT D’ÉLIMINATION DES FEMMES. JE DIRAIS POURTANT QUE TOUT CELA EST AUSSI UNE MÉTAPHORE, BIEN SÛR AMENÉE AU DELÀ DU SUPPORTABLE, DE CE QUI A LIEU SUR LA TERRE ENTIÈRE.  

LA VIDEO EST TELLEMENT CHOQUANTE, QUE SI ON LA REGARDE, ON POURRA PEUT-ÊTRE S’INDIGNER PENDANT UN MOMENT À CAUSE DE LA SUITE DE CE TEXTE. CAR COMMENT J’AVAIS PU AVOIR LA MOINDRE IDÉE DE LA COMPARAISON – DE LA CHOSE JUSQU’À CE POINT HORRIBLE DONT ON PARLE : DES MEURTRES PAR LA MISE RÉSOLUE EN ÉTAT DE LA FAMINE OU PAR L’EMPOISONNEMENT, DES NOYADES, DES COMBUSTIONS DES WITCHES VIVANTES – COMMENT COMPARER TOUT ÇA AVEC CE QUI A LIEU EN FRANCE, LE PAYS OÙ, COMME ON SAIT, L’ÉLIMINATION NE S’EFFECTUE QUE PAR LA DISCRIMINATION ET OÙ PERSONNE NE TUE DES VICTIMES EN L’AVOUANT NI EN LEUR SERVANT LE POISON… ?
ET POURTANT, MALGRÉ MON PROPRE REFUS MOMENTANÉ, JE N’HÉSITE PAS DE FAIRE CETTE PARALLÈLE.
POURQUOI… ?
POUR RÉPONDRE À LA QUESTION, JE ME DÉCIDE ENCORE ICI DE RAPPELER LES PROPOS ET LES QUESTIONS POSÉES DANS LA VIDÉO DE RITA BANERJI, POUR COMPARER ENSUITE LES DEUX UNIVERS ET LES DEUX SYSTÈMES DE DISCRIMINATION : UN PLEINEMENT AVOUÉ, ET L’AUTRE DIPLOMATIQUEMENT ESCAMOTÉ.

« THE MOST IMPORTANT QUESTIONS WE MUST ASK ARE :
– ARE ILLITERACY AND POVERTY THE CAUSES OF INDIA’S FEMALE GENOCIDE ?
– ARE EDUCATION AND ECONOMIC BETTERMENT – THE SOLUTION ? »

***

J’ÉTAIS SÛRE QUE LE PLAN SUIVANT DU FILM NE M’AMENERA QUE LA RÉPONSE : « OUI », QUI ME PARAIT LA SEULE LOGIQUE ET POSSIBLE.
…ET QUOI… ?
– « THE ANSWER IS « NOT » » – DIT RITA BANERJI, ET IMPITOYABLEMENT, ELLE CONTINUE :
– « INDIA’S 2011 CENSUS DATA SHOWS THIS : THE BEST SEX RATION FOR GIRLS IS IN THE BOTTOM – MOST 20% OF THE POPULATION. AS WEALTH AND EDUCATION INCREASES (EVEN FOR GIRLS AND WOMEN), THE SEX RATION WORSENS. THE SEX RATION FOR GIRLS IS WORST IN THE TOP MOST 20% OF INDIANS***. WHY IS THIS SO ? BECAUSE INDIA’S FEMALE GENOCIDE IS A SOCIAL PROCESS THAT TAKES POWER AWAY FROM WOMEN TO CONSOLIDATE IT UNDER MEN AND PATRIARCHAL FAMILY STRUCTURES. THE MORE WEALTH THERE IS, THE MORE THERE IS AT STAKE FOR MEN TO CONTROL ; HENCE GREATER THE ANNIHILATION OF WOMEN ».

SIX WIDESPREAD FORMS OF FEMICIDE IN INDIA

N’EST PAS CETTE DERNIÈRE PHRASE LA DESCRIPTION EXACTE DE LA SITUATION RÉELLE, VÉRITABLE UN PEU PARTOUT DANS LE MONDE… ?
LES TENTATIVES INCESSANTES D’ÉLIMINATION DES FEMMES – TOTALE, PARTIELLE OU SYMBOLIQUE, PAR LA LOI OU PAR LES STRATAGÈMES PLUS OU MOINS TORDUS – DU CERCLE DE CEUX QUI POURRAIENT ÉVENTUELLEMENT CONCOURIR DANS LE TOURNOI SE NOMMANT LA VIE, ET DANS LEQUEL LA PARTICIPATION LIBRE EST UNE CONDITION DU BONHEUR, EST LE COUTUME AFFIRMÉ DANS TOUTES LES SOCIÉTÉS, UNE VÉRITÉ TANT DANS LES PAYS OÙ L’ORDRE PATRIARCAL EST BIEN APPARENT ET AVOUÉ, QUE DANS LES SYSTÈMES QUI VEULENT PRÉTENDRE AU NOM DES DÉVELOPPÉS, SANS JAMAIS L’ÊTRE VRAIMENT.
JE NE VAIS JAMAIS BIEN SÛR COMPARER DES MEURTRES COMMIS SUR LES PETITES FILLES BRÛLÉES VIVANTES EN ÉTAT DE KARNATAKA, AVEC L’ÉLIMINATION GRADUELLE ET SYSTÉMATIQUE D’UNE UNDOCUMENTED WOMAN EN FRANCE – ET POURTANT ON NE PEUT PAS DE NE PAS SE DIRE QUE QUELQUE CHOSE SEMBLE ICI D’ÊTRE ASSEZ SIMILAIRE. ET QUE CE QUI DIFFÈRE, C’EST LE DEGRÉ, LA DURÉE DU PROCÉDÉ, LA CONCENTRATION ET LA CONDENSATION DE LA VIOLENCE DANS LE TEMPS, AINSI QUE L’ASSURANCE CONCERNANT L’EFFET DU CRIME : DANS LE PREMIER CAS CET EFFET EST CERTAIN ET LA CERTITUDE DE LA RÉUSSITE DU PROCÉDÉ ATTEINT 100%, PENDANT QUE DANS LE DEUXIÈME CAS LA VICTIME A ENCORE LA CHANCE DE S’EN SORTIR, MÊME SI C’ÉTAIT AVEC LES MENTAL HARMS.

***

LA VIDÉO DE « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGN DÉCRIT LA SITUATION EN INDE TELLEMENT CRUELLEMENT COMME LA RÉALITÉ EST ELLE-MÊME. ICI ALORS, COMME PRÉVU, VONT SUIVRE QUELQUES MOTS DISANT DE L’EUROPE – ET CONCRÈTEMENT DE LA FRANCE.
DANS CE PAYS, QUI TOUJOURS ENCORE OSE DE SE NOMMER THE COUNTRY OF THE HUMAN RIGHTS, LA SITUATION ET LA VÉRITÉ CONCERNANT TOUT CE QUI A UN RAPPORT AVEC  L’IGNOMINIE DE LA PHALLOCRATIE EST BIEN CACHÉE. LES CITOYENS FRANÇAIS, AINSI QUE LEURS GOUVERNEMENTS, ONT EN PLUS UNE CARACTÉRISTIQUE TRÈS PARTICULIÈRE – ET JE DIS DE CELLE D’AMÉNAGER LEUR PENSÉE EN SORTE QU’ILS CONSIDÈRENT QUE CE QUI NE SE VOIT PAS… N’EXISTE PAS.
POURTANT, L’EXISTENCE DES : EXTERMINATION, DIRECTE OU INDIRECTE, D’UTILISATION, DE PROSTITUALISATION, ET DES AUTRES CHOSES ENCORE, EST PROPRE TOUJOURS AUX SYSTÈMES POLITIQUES ET ÉCONOMIQUES LÀ OÙ IL Y A UN HUMAIN (OU DANS CE CAS : HUMAINE) DONT LE SYSTÈME LUI-MÊME PRIVE DES CERTAINS DROITS, SOUVENT FONDAMENTAUX – ET L’AUTRE HUMAIN : QUI CES DROITS POSSÈDE, EN JOUIT, ET – LES PROFITE DONC POUR ASSERVIR LE PREMIER.
LES FEMMES UNDOCUMMENTED SE JETTENT PAR LES FENÊTRES EN FRANCE. ET SI ELLES NE SE JETTENT PAS PAR LA FENÊTRE, ELLES SONT POUSSÉES À S’ENFERMER ELLES-MÊMES DANS LES HÔPITAUX PSYCHIATRIQUES, SIGNER LES AUTORISATIONS ET DÉCLARER LEUR PROPRE DÉSIR D’UNE TELLE HALTE PARTICULIÈRE – CAR VOILÀ UNE SEULE PLACE QUI LEUR EST ACCESSIBLE SELON CE QUE DIT LA LOI, ET LA SEULE OÙ ELLES PEUVENT JOUIR DES CERTAINS DROITS QUI NE LES DIFFÉRENT PLUS DES AUTRES – COMME, PAR EXEMPLE, CE DROIT À NE PAS ÊTRE TOUCHÉE NI TÂTONNÉE PAR CEUX QU’ELLES NE SOUHAITENT PAS. MÉDICALISATION (DONC LE FAIT DE SERVIR LE POISON : IL SEMBLE QU’ON ÉTAIT SÛRS QU’EN FRANCE CELA NE SE PRATIQUE PAS, N’EST CE PAS… ? MAIS VOILÀ L’ERREUR) – C’EST MIEUX QU’ÊTRE PALPÉE PAR LES BANDES DES SALAUDS DANS LA RUE LA NUIT, N’EST CE PAS…?
– VOILÀ, LA FRANCE.


***

« CONVENTION ON THE PREVENTION AND PUNISHMENT OF THE CRIME OF GENOCIDE
(ADOPTED BY RESOLUTION 260 (III) A OF THE U.N. GENERAL ASSEMBLY ON 9 DECEMBER 1948)
ARTICLE II : GENOCIDE MEANS ANY OF THE FOLLOWING ACTS
(A) KILLING MEMBERS OF THE GROUP ;
(B) CAUSING SERIOUS BODILY OR MENTAL HARM ;
(C) DELIBERATELY INFLICTING ON THE GROUP CONDITIONS OF LIFE CALCULATED TO BRING ABOUT ITS PHYSICAL DESTRUCTION IN WHOLE OR IN PART ;
(D) IMPOSING MEASURES INTENDED TO PREVENT BIRTHS WITHIN THE GROUP ».

SELON RITA BANERJI ET « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGN, TOUTES CES POINTS – DE (A) AU (D) – SONT UNE RÉALITÉ SI ON PARLE DES FEMMES DANS LE CAS DE L’INDE.
SELON L’AUTEURE DE CET ARTICLE, MÊME SI LES METHODES OF KILLING EMPLOYÉES SONT BIEN DIFFÉRENTES, LES TROIS PREMIERS POINTS SONT UNE RÉALITÉ SI ON PARLE DES FEMMES UNDOCUMMENTED ET DE LA FRANCE.


SIX WIDESPREAD FORMS OF FEMICIDE IN FRANCE

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* PETITION « Tell World Leaders to End Gendercide in China »,
2 APRIL 2012, AUTHOR : « END GENDERCIDE NOW ».
** DONNÉES DE LA VIDÉO DE « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGN.
*** SOURCE DES DONNÉES ÉVOQUÉES DANS LA VIDÉO DE « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGN : « THE LANCET », JUIN 2011.

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BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, PARIS – CALCUTTA, XXI SIÈCLE
PHOTOS : AUTEURE (
« GIRL OF CALCUTTA » & MONTAGE DE « SIX WIDESPREAD FORMS OF FEMICIDE IN FRANCE ») ET « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGN (AFFICHE « WHY ARE MY HUMAN RIGHTS ON SALE? » & « SIX WIDESPREAD FORMS OF FEMICIDE IN INDIA »).
LE TEXTE EST DIFFUSÉ AUSSI SUR LE BLOG "BALLADYNA-SANS FRONTIÈRES"
(CLIC ICI) - COMPARANT CERTAINS MÉCANISMES POLITIQUES DU SYSTÈME PLOUTOCRATE ET DISCRIMINATIF DE LA FRANCE AVEC LA RÉALITÉ INDIENNE, NOTAMMENT CELLE DE CALCUTTA).


CELLE QUI COURT AVEC LES LOUPS


« Heureusement qu’il y a aussi des hommes chouettes sur cette terre »
(Evelyne Boinot – sculpteure)

Musiciens de QuettaDans le monde d’aujourd’hui, chaque Femme à l’esprit libre, qui possède un minimum de la conscience de règles sur lesquelles repose le fonctionnement de ce monde – ne peut pas, à la base, d’être intéressée par la condition d’« être avec un homme ». Et pour celles qui en ont la conscience et à qui cela arrive malgré tout – par les raisons naturelles : comme celle d’amour – cette décision ne peut que s’associer avec un immense dilemme. J’en connais même celles qui sont devenues malades quand il a fallu de « légaliser » leur liaisons. Pourquoi alors la plupart acceptent certaines règles inaccaptables qui se lient avec… ? Et bien, parce qu’elles n’ont pas de conscience ou parce que leur esprit libre et digne a été endommagé par les siècles d’endoctrination et de domptage qui les a appris que certaines choses refusables et intolérables sont naturelles et surtout inchangeables.
On peut se battre ensemble pour l’égalité… ? Bien sûr, vous avez raison – mais dans la lutte pour chaque indépendance seulement ceux qui savent par l’expérience ce qu’elle est, sont vraiment engagés. Les esclaves, considérés comme sous-hommes en Amérique pendant la lutte pour l’abolition, avaient bien sûr les grands et sincères amis parmi les chasseurs des têtes blancs par exemple : mais c’étaient les exceptions.
Celui qui n’a les droits qu’à se battre, et qui est menacé d’en être privé à jamais, est en vrai toujours seul.
Cependant, les nombreuses sociétés crées par les phallocrates ont su aller jusqu’à la perversité horrible car superintelligente : elles ont apprise les esclaves du sexe féminin de vivre avec leurs « maîtres », de penser qu’elles en ont besoin, et même de s’en valoriser et a en sentir soi-disant amour.

Depuis toujours je reconnaissais cette règle : pour être libre – il n’y a pas de l’autre façon de faire, que celle de poursuivre sur son propre chemin.
En conséquence de cela, j’accordais également depuis toujours le mépris infini et insondable à tout ce que je nommais les esprits menstruationnels des femelles frustrées par leur propres stéréotypes – existant en elles-mêmes.
Et c’est vrai : qu’il y a, parmi les soi-disant « féministes », les groupes – hélas assez populaires – qui pénalisent et ridiculisent le mouvement entier par le fait de leur propre dépendance des schèmes contre lesquels… elles se prononcent publiquement. Elles reprochent à la société entière l’existence de ces schèmes-là, sans voir que la vérité est une seule : si on n’est pas d’accord à certaines choses, les cliches méprisables et les obligations… on ne doit surtout pas de s’y soumettre soi-même, mais de s’en opposer – au lieu de les poursuivre et de se plaindre dans les coins.
Je veux dire : si tu haïs certains soi-disant « devoirs », « dutys », « obligations », si tu n’es pas d’accord avec ce qu’on attend de toi - simplement ne le fais pas, point – c’est tellement simple que ça. Tu peux t’accorder également le droit à regarder de haut les individus que je nomme les facteurs rétrogrades de la société, qui vont sûrement te regarder aussi le même instant… avec répréhension et damnation.
En disant plus clairement : je n’ai jamais comprise de ces usurpateur(-e)s et des prétendant(-e)s au nom « féministe » (le nom qui était né, analogiquement que l’« abolitionniste » en Amérique en époque des esclaves, des plus grandes pulsions libertaires), qui « font leur bataille » en pleurant publiquement sur le fait que « la société les prédestine à faire la cuisine pour leur mari » (le cas des dernières vidéoplaintes des certaines soumises) – et qui… sans aucune pensée que peut-être la cuisine n’est pas tout à fait leur place car elles ne l’aiment pas, restent dans la dite pièce en préparant les choses pour leur drôle de « dieu ». Jamais comprise non plus de celles qui se plaignent qu’on « attende » d’elles qu’elles nettoient les ordures masculines (le sujet de mêmes plaintes vidéotées) – et elles le font, toujours avec ce même air pleurnicheur, pourtant sans refus. Je dirais, les carlin(-e)s bien domptées, dont on a arraché les canines et bien lobotomisé les cerveaux.
Jamais comprise non plus de celles qui – vu tout ce qui est la « règle » de cette société, sa façon de fonctionner et sa mode de gestion, si ce soit en Afrique, Europe (et oui) ou l’Asie – se soumettent à la tradition patriarcale de subordination des Femmes, et se donnent à un Homme dans une institution arriérée qui se nomme le mariage (je n’ai comprendrai jamais non plus des gays qui se battent pour cette chose rétrograde-là : sauf si j’admettrais le fait que je me suis trompée grandement en considérant les gays pour un lever de révolte et de changement. Et oui, je me suis trompée).
Jamais comprise non plus des pleurnichant – qui vivent en duos (si elles ont la possibilité économique de partir), et qui n’arrêtent pas de se plaindre qu’on les tabasse ou qu’on – exactement – « attend d’elles, que… ».
- Tu ne veux pas de t’accoupler – donc, pourquoi tu le fais, et pourquoi tu restes dans ce manège (et non, ce n’est pas l’erreur de frappe)… ? – voilà mes questions, dont on aurait pensé que les réponses sont simples.


ÉGOÏSTIQUEMENT, CHOISIS TON NOM… !

Femmes, Teheran

Comme on voit, il y a les dépendances, dans la pensée et dans la façon de considérer soi-même, que les « victimes » devraient souvent gérer d’abord chez elles-mêmes – et de les bien arracher de leurs têtes bien bourrées pendant les siècles – au lieu de prendre la tête aux autres avec certains problèmes.
Tous ces étonnements, concernant les « Non » pas prononcés par les Femmes, et les refus non exprimés de « suivre les schémas » n’allant pas avec ce qu’on veut, sont valides si elles concernent les choses dont l’existence est bien indéniable mais qui sont pourtant facilement négligeables – par la personne qui ne les accepte pas.
La seule condition de la vie libre est dans tous les cas, comme on a dit : ne pas s’accorder avec les attentes et ne pas suivre. Et surtout : NE PAS FAIRE DE CE QUI NE T’AILLE PAS ET NE TE CONVIENT PAS (la société patriarcale a inventé bien sûr un antidote contre cette façon de penser libératrice chez les Femmes, en sabotant ainsi le danger de leur libération : ce antidote s’appelle… l’idée – fade, idiote et démagogique – de consécration de sa vie. Hélas, l’idée étant effectivement fade, idiote et démagogique, elle est bien estimée par la foule qui adule les « valeurs » : si tu n’y adhères pas, ne la suis pas, on te nomme donc égoïste, et vu que sur cette terre seulement un Homme a le droit de l’être sans se voir nommé un… ça peut sembler glissant.
Mais, dans tous les cas, si tu es une Femme, il faut que tu apprennes bien s’en ficher des noms qu’on veuille et voudra encore te donner en avenir ; ne retiens bien qu’un seul : le tien – mais celui-là défends jusqu’à la mort).


REGARDE AVEC L’ARROGANCE CE QU’ON « ATTEND » DE TOI :
N’EST CE PAS NATUREL DANS LA SITUATION OÙ TU SAIS CE QUE TU ATTENDS TOI-MÊME… ?
/CONTRE LE BOURRAGE DES TÊTES FÉMININES/

Revenons au sujet : sans dépendance du sexe qu’on représente (malgré que les Femmes l’imaginent difficilement), NE PAS FAIRE DES CHOSES si c’est pour pouvoir maladif de s’éclater dans son rôle de victime, de faiblard (là, c’est la spécialité française, je dirais…) – en bref, de pleurnicher et de se plaindre après le fait. Parfois, j’ai l’impression que certaines (mais aussi certains) le FONT pourtant exactement pour avoir ce plaisir, qui logiquement devrait être soupçonnable pour chaque esprit sain – de se plaindre. Mais hélas, j’en connaissais les individus chez lesquels ce plaisir semblait aller jusqu’à délectation, voire éclater en jouissance, donc je connais le mécanisme. Pour tels et telles, je dirais, qu’il n’y a plus d’espoir et qu’ils, elles, sont simplement irrécupérables.
Dans ce texte je voudrais parler pourtant aux personnes chez lesquelles l’esprit de soumission est bien absent et ne fait pas d’elles des êtres dédaignables.
Donc : tous ces étonnements, par les choses décrites avant et concernant les « Non » pas prononcés et les refus non exprimés de suivre les schémas n’allant pas avec ce qu’on veut, sont valides – s’il s’agit des choses dont l’existence est bien indéniable mais… qu’on peut négliger, cracher dessous, et simplement anéantir par notre propre non-adhésion et non-accord. Ce sont les choses facilement anéantissables – par les personnes à l’esprit libre, non déterminé par la façon d’être du troupeau et ne tenant pas d’appartenance. Les personnes qui trouvent qu’elles n’étaient pas conçues pour agrandir encore plus la masse – car elles la voient suffisante déjà – des moutons prédestinés à être influençables, dirigeables, et ordrables.
Il y a pourtant les choses, liées au sexe de la personne, de la Femme – qu’on ne peut NI FAIRE, NI NE PAS LES FAIRE : et par rapport auxquelles on se retrouve pourtant sans arme, par la simple raison perverse : elles sont exécutées SANS NOTRE PARTICIPATION – et ce pendant que bien… nous sommes leurs sujets, ou plutôt les objets qu’on traite et dont on veut décider – À NOTRE DÉSAVANTAGE, NOTRE PERTE ET CONTRE CE QUE NOUS SOMMES.

PARTIE PREMIÈRE
CE QU’ON FAIT AVEC TOI SI TU « N’AS PAS DROIT » DE DIRE « NON ».
/DISCRIMINATION POLITIQUE ET LES DROITS DE LA FEMME/

Je ne sentais jamais que la discrimination autant que Femme me pèse : par cette simple raison que, comme j’ai dit, je prenais mon chemin malgré tout, en s’en fichant, et en allouant inchangeablement aux certains avis de ceux qui depuis toujours je nommais les rétrogradés, les attardés et les primitifs, un mépris absolu et une plénière arrogance. Je me croyais d’être plus forte que chaque Discrimination.
…Et dans tous les cas, je me disais que j’étais quand même une Exclue DÉJÀ : et ce par une autre raison, beaucoup plus grande et plus difficile pour qu’on la néglige, qu’on combatte ses effets ou qu’on la traite avec l’arrogance. Je dis ici de l’exclusion statuée – elle aussi – par la « loi » : l’exclusion de la société qui avait le droit politique de vivre et de s’assurer ce qu’il faut pour cela.
J’étais consciente du fait que de cette exclusion il n’y ait d’aucune qui serait plus horrible et plus difficilement supportable (ce qui est vrai).
Je ne me rendais pas de compte – où je préférais de n’en pas penser – du fait indéniable : que si dans les mêmes circonstances que je me trouvais… j’étais un Homme – même l’exclusion barbare par la politique et la « loi » statuant la Discrimination – ne serait pas tellement lourde à subir, et ne pourrait pas se finir par bousiller une vie.
Mais hélas : j’étais une Femme.
Et une Femme… malgré ce qu’essayent de nous insinuer les manipulateurs des consciences au penchant qu’on nomme bien traditionaliste – elle est déjà, on dirait au préalable, privée des certains Droits Fondamentaux par le fait simple… d’être une Femme. Dans le cas où elle est en plus assujettie à la privation des Droits Civiques (comme une « Ne Pas Notre », une « Étrangère », « Celle À Jeter Dehors »), l’horreur devient même pas double mais centuple et aggravée par toutes les situations qu’on peut s’imaginer et qu’on ne puisse pas.
…Je me croyais d’être plus forte que chaque Discrimination.
Mais pas double ni centuple – celle où le fait de n’avoir pas de certains Droits Fondamentaux, venant du fait d’être une Femme – est lié avec le fait d’être discriminée par la « loi ».
Autrement dit… ?
…Je vivais – par les raisons politiques (et les choses comme ça, une fois cautionnées par la politique, continuent toujours, la règle est telle et elle est inchangeable : donc je peux dire que je continue de vivre ainsi) – tellement loin  de la « bonne société », que je ne voyais pas de ce dont je viens d’écrire ici plus haut. Depuis toujours entraînée dans les actes exigeant « prendre mon propre chemin » et de ne laisser que le regard du mépris sur les chemins méprisables, je m’en fichais tellement bien de ce qu’on « attendait » et qu’il « faudrait faire » – que je n’apercevais moi-même pas de ce combien, jusqu’à quel point, et jusqu’à quelle horreur, le schéma gérant le monde patriarcal (je dirais aujourd’hui plutôt : « le monde anti-Femmes ») écrase, écorche, et anéantit les humain(-e)s.
…En les prisonnant d’abord.
En les prisonnant – car le monde des patriarches se rend bien compte que la suppression de la liberté est la première chose à faire si on veut qu’un(-e) humain(-e) n’ait que de vivre en soumission (cela s’effectue par la simple privation de toute possibilité de vivre sans se mettre en DÉPENDANCE. Donc : la privation de la possibilité, la moindre, de posséder les MOYENS, et le refus de Droit Fondamental de les acquérir soi-même). La soumission d’une personne dans ce cas – n’est pas son choix – d’ailleurs elle l’est seulement dans les cas bien spéciaux des personnes traumatisées, dont je ne veux pas parler ici ; la soumission dans laquelle met une Femme le système politique patriarcal – EST UNE VIOLENCE, UN VIOL MÊME – DONC UN CRIME.
Je ne voyais pas que moi-même, le temps où j’étais privée de ce qui se nomme « Droits Fondamentaux » (et qui en vrai, sont les Droits Fondamentaux de Ceux Qui… Les Ont et Les « Accordent » Aux Autres, tels « Dieux » du Ridicule), j’étais sur le chemin d’anéantissement par ces raisons-là. Les raisons d’être une Femme. Je me disais, en négligeant ce qui se passait :
- « Ce sont les raisons politiques – qui me mettent dans cette merde-là ; il faut donc attendre, et de me battre surtout – et, sûrement, tout va aller bien.
Je « zappais » (comme « zappe » certains faits la personne qui doit le faire car sinon, elle s’écroulerait en morceaux les mêmes moments où quand même elle doit agir, sinon, la mort l’attendrait), je « zappais » le fait que  les Hommes, dans les mêmes circonstances politiques, s’en sortaient bien : pas parce qu’ils soient plus forts (ils ne l’étaient pas), mais parce que le système se conduit mieux avec, ne les destinant jamais aux mêmes enfers que celles où une Femme doit aller, et dont aucun Homme ne s’imagine pas, ne s’imaginera pas et n’a pas droit même de chuchoter, de faire les allusions ni de parler d’un mot telle son inconscience est grande.
En bref, en exclue, en tuée, je « zappais » que les Hommes – bien sûr s’ils ne sont pas les débiles complets ou privés de la force intérieure – dans ces mêmes circonstances, d’exclusion politique et de privation des Droits Humains n’ont surtout pas a souffrir ni de finir dans le Hell.
(Si je peux me permettre ici à une digression, pourtant importante, je crois que ce sont ces choses-là, agissant pendant les siècles et les époques entières – qui ont crée ce qu’on nomme aujourd’hui « les types psychologiques » : émotionnel – et rationnel, considérés respectivement pour le féminin et le masculin. Car, ait quelqu’un vu par exemple un Homme, qui hurlerait… ?  Je n’ai vu ça que quelques seules fois. Étant constamment privée de la Liberté personnelle et celle d’agir, la Femme n’a pu de son côté que créer en elle cette façon de réagir, très émotionnelle et pourtant très logique – car sinon, on l’aurait tuée avec tout et sans rien demander).

PARTIE DEUXIÈME
CE QU’ON FAIT AVEC TOI SI ON DÉCIDE DE LA RÉPARTITION
DES «  DROITS À L’AUTONOMIE ET L’INDÉPENDANCE »

Ce qui est sûr – la Femme dans notre belle et toujours décervelée société rétrogradée, est encore et inlassablement traitée comme un objet par rapport à l’Homme – dont (selon la tradition bien avantageuse pour les « patriarches » qui grâce à elle protégeaient leur monopole du pouvoir) elle doit – dans le cas pseudomeilleur« accompagner ». Bien sûr les consciences des Femmes elles-mêmes ont évolué depuis les siècles, mais comme toute la lutte où il s’agisse de la libération de son propre assujettissement est basée sur l’argent – en disant plus clairement : sur les moyens qui servent pour obtenir la dite libération – il faut dire que dans le monde comme on nous l’a bien organisé,, la Femme n’a souvent pas de l’autre option que de se vendre (quoi que cela ne signifierait) pour espérer d’accéder ce qu’elle rêve : sa propre liberté. Donc, qu’elle n’obtient pas.
Le cercle se ferme, après la bataille on revient au même point, seulement ayant encore moins qu’on avait avant : puisque ayant rendu notre âme, et en se trouvant dans la situation de ne jamais plus pouvoir être… ce qu’on était. Il fallait le faire… !

***

Ce dont je veux parler dans le paragraphe à suivre, c’est ce fameux principe – tellement répandu pas seulement dans les sociétés contaminées par la religion, mais répandu inconditionnellement et simplement : le principe qui stipule qu’un être humain ne soit pas complet s’il est… un être humain – et pas deux – donc ne s’assujettissant pas ni ne constituant pas d’une « famille ».
La règle de penser « familiale » et « couplable » là où le monde devrait enfin se réveiller et de se rendre compte qu’il n’y a que penser : l’Être Humain, individu – bizarrement pénalise traditionnellement les Femmes.
- « Accouple-toi… ! », «  Vends-toi… ! », « Soumets-toi, prosterne-toi… ! » – si tu veux avoir l’accès à la vie digne tu n’as que le faire… ! – voilà ce que crient, même si souvent dans la forme moins directe et plus sophistiquée – les bien-pensants et les décideurs, et voilà ce qui statue véritablement sur ce qu’est la vie des Femmes dans la société d’aujourd’hui.
Des Femmes, qui pourtant – souvent à tout prix – cherchent l’indépendance.
L’indépendance… ? Mais où est-elle, dans la société phallocrate, et où les dits phallocrates crient sans jamais réfléchir de la bassesse de leurs mots :
- « Vends-toi : pour marcher sur la terre qui nous appartient : à nous… ! ».

LE « MARIAGE » – CAUCHEMAR RÉTROGRADÉ DE LA SOCIÉTÉ MISE EN CAGES.
/LA TRADITION ET L’HISTOIRE : MARCHÉ DES FEMMES
/

On se rend compte très bien que le mariage, depuis les débuts de ce concept, était une institution inventée pour assujettir la Femme. Voir : de lui faire un article, un produit, un utilitaire, presque un objet comestible (je hésite bien s’il faut effectivement mettre ici le mot « presque »).  Et à chacun qui réagirait ici avec une indignation bien naïve ou avec un refoulement (« L’auteure exagère quand même… ! Il est déshonorant de parler ainsi sur les humains et humaines… ! ») , je dirai qu’il n’est pas déshonorant de parler sur les choses véritables, mais ce qui est déshonorant c’est le fait qu’elles existent et que les naïfs n’ont pas de courage d’en parler. Les mêmes naïfs (et les naïves) j’enverrais aussi à voir le nouveau film de Atiq Rahimi « Syngué Sabour – Pierre de patience », et je conseille de regarder particulièrement attentivement les fragments qui décrivent la vie d’horreur des jeunes enfants, filles, utilisées comme le żywy towar* (polish : vivante marchandise) pour leur père accro aux jeux et qui perd les paris. On dirait que la plupart devraient concevoir au moins mille fois si les vies de leurs filles aux corps vendus en mariage pourraient couvrir leur bêtise.
Disons simplement : historiquement, mariage est discrédité (paillassé, ahonté) et je crois que hors le gouvernement français, la préfecture de Paris et la papauté il n’y a pas d’institution qui serait plus discréditée que ça.
Ce qui semble nécessaire, c’est libérer certains droits – aujourd’hui accessibles seulement à ceux et celles qui se soumettent sous l’obligation de créer les dites cellules sociales – et cette nécessité est autant naturelle que celle d’abolir les sociétés de chaque autre forme d’exiger que – pour que la Femme puisse exister et fonctionner – elle doive se rendre aux mains quelqu’un : si ce soit un mari ou l’individu de l’autre genre.

***

Depuis toujours, on voulait lui attribuer un « rôle » – hors lequel elle n’aurait pas droit de chercher, de développer ce qu’elle est ni de (s’en-)sortir. (Comme on a dit dans cet article, le « droit » n’est véritablement que ce qu’on nous laisse d’être possible. En parlant autrement : ce dont on ne nous impossibilise pas en le rendant inexistant et effacé de notre vie. Dans cette situation-là – de l’impossibilisation – les choses devraient devenir effectivement inexistantes, indépendamment de ce si la personne pense que c’est pour toujours ou si elle espère que c’est seulement pour un moment. Même si elles sont normalement fondamentales, elles deviennent ne plus telles et on les zappe même si on se rend compte qu’on en devient malade, crazy et un fou furieux.
Donc, quand je parle des Droits Fondamentaux aujourd’hui, je me méfie d’abord avec qui je parle, en me rendant compte que les bourgos jamais menacés par l’impossible de ces choses-là car jamais exterminés, traitent le sujet avec trop grande nonchalance et l’air niais qui m’insupporte trop. Aujourd’hui j’ai le droit de ne pas accepter ni même ne pas regarder de certains visages trop peu intelligents).
En bref, la Femme, pendant les époques entières (et malheureusement dans la plupart des cultures cette règle ignoble continue jusqu’à aujourd’hui) ne pouvait pas se réaliser ni avancer en dehors du mariage : mais dans celui-là il ne lui est pas possible de se réaliser non plus, car dans les consciences perverses des phallocratiques créateurs des sociétés c’est lui, mariage, qui devrait être pour elle la « grande réalisation » en soi.
- …« Qu’est ce qu’elle peut vouloir d’autre, la folle… ? » – balbutiaient pendant les siècles les pères accros aux jeux ou à l’argent, ridicules et vendant leurs filles contre les dettes, et zézayaient les maris-vieillards qui s’achetaient les Femmes de 16 ans car ils en avaient le droit.
Au très long temps de ma propre exclusion et discrimination en France (une expérience sans prix qui ouvre les yeux à beaucoup des choses), on me répétait souvent, et à vrai dire à chaque occasion qui se présentait, en me « conseillant » une soi-disant « astuce magique » (les conseilleurs la trouvant visiblement « merveilleuse » : si on ne savait pas combien elle était empoisonnée), la façon « comment je pourrais m’en sortir et de ne plus vivre de l’horreur de la privation de mes Human Rights ».
- « Mais dis, pourquoi tu ne te maries pas… ?! »
- « Marie-toiiiii… ! »
- « T r o u v e – t o i  un mec… ! »
Drôles, vous êtes. …Comme si des mecs autour je n’en avais pas en marre et jusqu’à en vomir (savez-vous, les messieurs et dames, quoi et concrètement quels essais de se coller, de la part des multiples individus de l’hasard, et même qu’elle ne connaît pas guère, doit supporter une Étrangère – qui vient en France et dont effectivement tout l’entourage semble de penser qu’elle pourrait être une candidate potentielle – « car la liberté politique, ça s’atteint seulement en cousue à un mec »… ?)
- « T r o u v e – t o i… ! » – ils continuent de nous ennuyer. Ils sont têtus comme les sourds. On penserait qu’encore un moment, et on va perdre la patience qui nous sert pour ne pas les insulter vulgairement car l’idiotie et la surdité sont ces deux choses qui (pas comme un mariage) se renforcent et augmentent dans le cas si leur nombre accroît jusqu’au « deux ».
- « Trouve-toi… ! »
…En bref, « sois d’accord, dans ta vie, pour t’épingler à quelqu’un : et ce quelqu’un devrait être un Homme » (comme s’il signifiait plus que toi, et comme si toi comme une personne libre, ne signifiais rien) – ce qui pour chacune Femme ayant en elle un peu de la dignité ne peut qu’être une « proposition » ignoble et révoltante. Les « proposants » étaient donc bien sûr assez surpris, en se demandant pourquoi à chaque fois je réponds par leur cracher presque aux visages, en disant :
- « Vous vouliez dire : renonce ton autonomie personnelle pour avoir autonomie politique… ? Bien joué, les messieurs mais je dis NON car je ne me laisse pas d’escroquer et je ne paie pas avec une soumission mon droit à me libérer de l’autre ».
- « Mais où elle est, la soumission ici… ?! » – braillaient-ils.
Aveugles ou naïfs… ?
… – « Mariage (…) a reposé longtemps sur l’échange des Femmes, données en mariage, pour satisfaire une union entre deux groupes humains (…) » – avoue Philippe Petit dans l’article d’entretien avec Françoise Héritier, anthropologue et ethnologue**, et nous avons vu aussi que cette donation avait lieu également pour satisfaire un créancier qui peut-être aurait pu prendre une vache mais à qui le père-pitre proposait sa fille.
- « En fait, l’échange de leurs filles ou sœurs, qui est l’oeuvre des Hommes, est encore de mise dans une bonne partie des sociétés humaines à ce jour » – ajoute en réponse à ces mots Françoise Hériter.
L’affaire semble d’être tellement claire qu’elle ne pourrait pas être plus.
L’affaire… ?
Et bien, oui. Celle de marchandisation des corps. Des âmes et des vies.
L’affaire de marchandisation des humain(-e)s.

***

- Et si pas tel est mon désir… ? Si je n’ai pas d’envie… ? – tu demandes, et tu considères que le sujet est épuisé et qu’ils ne t’ennuieront plus.
Mais voilà l’erreur : car personne ne te demande ici – comme ce serait dans le cas où on poserait la question à la Femme pouvant jouir de sa liberté politique au moins - si tu as envie de « trouver » ou « d’être trouvée » par quelqu’un ou n’importe-qui.
(Dois-je expliquer ici, et faire se rendre compte aux inconscients extrêmement débiles, que dans l’état où les Human Rights sont refusés, une Femme ne doit surtout ni chercher, ni permettre à qui que ce soit « d’être trouvée » : car les conditions ne sont pas favorables, ni même possibilisant l’existence des ressentis de certain genre, qu’on ne peut se permettre seulement si on se trouve dans l’état de liberté, et pas celui de SurVie… ?).
- « T r o u v e – t o i… ! » – ils continuent de tous les coins, les moments où tu ferais tout pour – exactement – chasser tous les individus du sexe masculin de ta vie car tu te sens envahie par tous et ce que tu souhaites, c’est seulement pouvoir fermer derrière toi ta propre porte.
Car tout ça, arrive aussi le temps où on a – déjà – la conscience bien acquise au cours des années de la vie étrange des Étrangères : que sur cette terre, ce sont plutôt les individus du genre masculin, qui cherchent, parfois comme les fous furieux, des Femmes, souvent même sans bien discerner l’une de l’autre et sans en faire grande différence. On sait aussi comment certains sont capables de le faire sans gêne, sans empathie et sans pardon dans le cas s’ils se remarquent trop tard qu’ils t’embêtent trop et s’imposent trop.

***

« Expression de l’Étrangère »… ! Il y est venu le temps.
…Ni à l’époque donc, ni après le temps où j’étais virée en dehors de la société, je ne « cherchais » personne et surtout pas de ce que je nommerais vendre ma liberté pour obtenir l’autre, car j’en ai sincèrement « enough » de certaine proximité potentielle – pourtant et malgré des « signes » jamais données, je me retrouve sans cesse vis-à-vis des tentatives des certains messieurs qui s’imaginent que le sujet qui les intéresse est sans doute « à réparer » dans ma vie – et comme si – puisque je ne suis pas « deux » mais « une personne », dire que je suis entière soit un culot.
Il y aurait quelque chose qu’il me manquerait… ?
En bref… Le monde, celui patriarcal, celui phallocrate, ne te supporte pas, Femme-Qui-N’As-Pas-Besoin-De-Homme-Pour-Vivre… !
- « UNE SORCIÈRRRRE… !!! » – il crie sans cesse. Il n’arrête pas… !
Tu es trop libre, il a peur de toi et il essaie les rapports de force avec toi à chaque fois pour te pousser à une cage…! Les « seules solutions » dans la forme de « mariage » (donc cession de ton autonomie) pour pouvoir jouir tes Droits Humains si tu es une Exclue : mais également dans les multiples situations de la vie – ne seraient pas les preuves de ça… ?
- « UNE SORCIÈRRRRE… !!! »
Et bien, justement.

***

…Et maintenant…
- Lisez bien – je dirai, – le paragraphe qui va suivre – et qui traite d’un seul exemple de ce quel sexe et quel genre humain les autorités françaises favorisent pour lui offrir l’autonomie (dans ce cas, on parlera de logement) – et quel sexe et quel genre humain erre les années entières sans y avoir droit en urgence même s’il y a une.
En plus court, le gouvernement français semble d’être apôtre de l’idée que s’il s’agit de Femme, la personne devrait – plus tôt ou plus tard, mais sûrement et inconditionnellement – « finir par s’accoupler » (ce qu’on pourrait encore comprendre malgré tout), et surtout « obligatoirement officialiser » ce qui semblerait être légitime à rester dans la sphère de sa vie privée, (ce qu’on ne peut ni comprendre, ni accepter). La Femme devrait, selon les législateurs phallocrates : concevoir un mariage, et – quant à ce qui concerne son droit à séjourner libre – ne le pas avoir pour rejoindre au vite un logement d’un « maître de jeu » : son mari. Sans bien sûr qu’elle, la Femme, puisse réaliser ses propres rêves, ses propres passions, en résume sa propre vie. On ne mentionnera donc ici même plus son droit à rester et à vivre seule : car selon la politique de l’état français, telle option n’existe visiblement pas.

« HOMME ET SINGLE : IL EST INDÉPENDANT, C’EST SON DROIT, C’EST NORMAL.. !
FEMME… ? – ÇA DOIT CHANGER AU PLUS VITE, CONTRÔLONS-LÀ, SOUMETTONS-LA »

Donc, c’est comme ça que cela se passe en France, où même les ministres sont les locataires des bâtiments des HLM-s qui leur sont distribués par les collègues au pouvoir (à Paris, de plus en plus anecdotique nombre des logements dans l’état digne est accessible aux gens sans qu’ils passent par l’appareil qui les « accorde », et qui – si on parle toujours d’un logement en état digne – tient tout dans sa main ; les logements que les personnes peuvent acquérir en accès libre c’est à dire sans l’intermédiaire des mairies et de l’état, sont en plus de plus en état délabré, vétusté et inhabitable).
Et qu’est ce qu’on suggère aux Femmes qui veulent habiter seules et ne se sentent absolument pas attirées par la perspective de créer une « famille »… ?

***

Harem- …C’est inconcevable.
- …Soumettons-là.
Bien sûr que personne ne le dit en cette façon-là et avec les mêmes vocables. Pourtant, ce que devraient admettre les bureaucrates, les fonctionnaires des bureaux multiples, et surtout gouvernementaux, c’est que les phrases citées ici leur appartiennent réellement : proférées à la façon beaucoup plus grave que si elles étaient exprimées par les mots – car proférées par leurs actes.
- « Soumettons-là… ! »
- « Que notre loi la traite à la façon qu’elle voie qu’on ne la considère pas comme le sujet de plein droit… ! »
Donc : organisons sa soumission. Les articles de loi devraient disposer et ordonnancer une suite des étapes dans la vie de chaque soumise : et surtout, combiner et arranger la réalité à la sorte qu’aucune d’elles (car il s’y trouvent toujours les moutons noires qui ne veulent pas suivre et chérissent les idées indépendantes dans leur cœur) n’ait d’espace réelle ni temporelle pour respirer, de la possibilité de courir pour ses rêves entre les passages parmi les maisons d’accueil.
Maisons des Hommes.
Là, où la soumission s’avère impossible à mettre en place par l’outil du mariage (le cas des mentionnées et coriaces moutons noires et des autres ladys les plus résistantes à ce shit-là), on met en place la règle de la mise en écart (les dossiers laissés « pour après ») d’un sexe et la favorisation de l’autre dans les sociétés où le droit à l’habitation est de plus en plus captivé et géré par les appareils gouvernementaux.
Et quoi se passe dans les bureaux où les décisions sur la répartition des logements neufs sont prises… ?
- J’ai parlé avec plein des gens qui ont passé par ce crible-là – j’entends l’information de quelqu’un : lui-même un Homme, donc son témoignage est autant plus frappant car n’a d’aucune raison pour être partial. – Je rencontrais les Hommes, et les Femmes, et j’étais dans plein des endroits où j’ai pu entendre de ce qui est la situation des gens. Ce que j’ai pu voir, c’est le fait que toujours (toujours… ! – il répète en accentuant le mot) les Hommes : s’ils soient les ivrognes, les drogués, ne s’en fichant de rien dans la vie et ne se donnant d’aucun effort pour obtenir une chose – l’obtiennent, pendant que les Femmes – on les laisse toujours dans la merde et décale chaque problème qui les concerne pour « après ». La merde peut signifier par exemple : dans la rue, ou entre deux logements, où les accueillants sont bien sûr les Hommes. La Femme – si elle passe par ce crible-là – n’est pas très vite dans le sien.
…J’avoue que j’étais stupéfiée le moment où j’ai entendu la parole de mon informateur.
Pourquoi stupéfiée… ?
Car (pourtant disposant moi-même des preuves et des expériences de la discrimination), croyant de ne plus être naïve, no more, jamais plus, en ce qui concerne le primitivisme persistant de la société et la pensée limitée des fonctionnaires et des gouverneurs – je ne me suis jamais aventurée sur le terrain de les juger pour le sexisme sur ce champ-là.
En bref, je restais en inconscience quant à ce dont l’éventualité d’existence… je n’imaginais pas. Et pourquoi je ne l’ai pas imaginé… ?
Car la chose me semblait tellement ignoble qu’inimaginable.
Un être humain aux sens sains – ne pense-t-il pas plutôt, que le droit à l’indépendance – qui dans la société française parisienne se reflète, hélas, de plus en plus globalement par les actes de répartition (accordement ou pas) des logements habitables (locataires : les dits ministres, les artistes peintres reconnus, les grands photographes des agences, les chorégraphes, les directeurs des théâtres, etc…) – est due à tous… ?
Mais non. En bref, on ouvre le plus souvent les portes aux Hommes en se disant que c’est quand même normal : leur désir de devenir autonomes et d’avoir une vie est naturel et méritant de la satisfaction.
On n’ouvre en même temps pas des mêmes portes dans le cas où c’est la Femme qui se trouve devant : car les esprits, restant visiblement toujours au stade de singe, de nos décideurs, sont pleins des idées-cliches qui comme les déchets pourrissent la réalité. Les idées en style : « Elle… ? Elle se trouvera bientôt quelqu’un pour s’en démerder : elle est belle, n’est ce pas… ? (dans le didascalie : « Donc, quelqu’un sûrement achètera sa beauté »). Et bien sûr, que les belles, sont embêtées le plus, car des acheteurs potentiels ne manque jamais… ! Seulement le prix est toujours le même : et c’est elle qui devrait le payer.
En vrai, nous ne sommes pas partis loin, ni avancés beaucoup plus dans la pensée primitive et machiste, que ça avait lieu dans le Stone Age 
…Donc, une fois encore : posons cette question. POURQUOI je n’ai pas droit de me démerder EN SOLO, AUTONOME ET INDÉPENDAMMENT – disons : sans être forcée à m’accoupler par les pressions des lois statuées par les gouverneurs, qui font tout pour priver les individus de leur liberté personnelle… ?
Serait-ce parce que les messieurs – ceux qui décident toujours, jusqu’à nos temps, de la mort ou la vie de dits individus – sentent une crispation nerveuse dans leur cœur le même instant où ils s’imaginent que le pouvoir dans leur société changerait bien le mode de sa répartition si seulement ils n’arrivaient pas de barricader de l’autonomie à l’un sexe en entretenant artificiellement la prépondérance du second… ?

***

Femmes, AmritsarDonc, en résumé – le monde des lois est tellement bien construit, qu’il assure encore aujourd’hui la domination et la tutelle des autres à ceux qui – sans cette construction malveillante – n’auraient eu d’aucune mérite pour pouvoir l’atteindre.
Et, si tu es une Femme, on se permet donc toujours à développer devant toi les concepts vermoulus en style : mets-toi en couple – dans lequel tu pourras avoir ton « rôle » et tes dutys – car en seule et indépendante tu ne peux pas être valide (« avoir de la valeur »). On n’a pas besoin de dire ici que dans tout cela, le véritable constat et la véritable peur de la société n’est pas celle du « manque de la valeur » de la Femme. Le véritable constat et la véritable peur de la société, est ce que tu pourrais cesser, et ce très facilement, d’être gérable et contrôlable.
Les faits et les exemples comme celui-ci - quand on parle de lieux, de logements, des HLM-s, en bref des places sur cette terre – accordés par les pouvoirs aux Hommes favorisés dans chaque démarche dont le but est indépendance (comme confirme mon informateur, et comme j’ai la preuve moi-même, étant une Femme) – témoignent une vérité horrifiante et malgré ça approuvée par presque tous : la « valeur » de la Femme, dans les têtes des individus le plus primitifs (dont on trouve beaucoup dans les milieux politiques) toujours encore est évalué par le prisme de son « rôle » déterminée biologiquement, et donc la Femme elle-même SERT, selon les principes des législateurs, comme un objet. Son rôle biologique est : enfanter (je cite ici un mail que j’ai reçu d’un illuminé religieux qui n’a pas raté de me souligner qu’il ne fait que se battre pour ce qui est bien), SE taire et de ne pas déranger aux messieurs en essayant perturber le régime des choses existant. NE – PAS – EXISTER.
Et non : je ne vais pas trop loin ici dans mes réflexions et allégations, et à ceux qui le prétendraient je propose de lire un petit peu Virginia Woolf, et surtout « Une chambre à soi ». Et de se rendre compte que les choses n’ont pas changées beaucoup depuis le 1929. Des fous comme M. Greg, qui n’ont pas de honte de sortir de leurs bouches des citations comme celle que « La caractéristique de la Femme, c’est d’être entretenue par l’Homme et d’être à son SERVICE » il y en a autant***.
Les illuminés religieux ainsi que les gouverneurs – donc les législateurs – conseillent donc et préconisent à la Femme de vivre en famille, et d’enfanter, car sûrement « chacune le veut ».
…Enfanter… ?
Sans être sexiste, mes expériences et mes observations que j’ai pu – et dû, hélas – faire pendant les années passés de la discrimination, me font constater que le mécanisme psychologique très consternant, celui de la projection (de ce qu’on voudrait, de ce qu’on considère comme nécessaire ou pas nécessaire du tout pour les autres, et de ce qu’on s’imagine sur les autres soi-même) est un malaise étonnement répandu et fréquent des Hommes. Mais peut-être il faut arrêter avec, et de cesser d’imposer aux Femmes ce qu’on voudrait et dont on pense sans cesse plutôt soi-même, et peut-être il faut aussi stopper d’organiser leur réalité à la façon qui ne leur donne pas de grand choix, car je ne serai pas sur le mauvais chemin ici, si je remarque qu’on ne se trouve pas loin de thématique de l’abus, du proxénétisme, du forçage et même – du viol. Car quoi d’autre est : l’organisation de la société, de la loi, et les décisions prônées par les vieux satyres et les salauds sans aucun sens éthique, qui mettent une humaine dans la situation dans laquelle elle n’a que dire « oui » à quelqu’un, ne sentant en elle aux mêmes moments qu’un grand « non »… ? 
Vivre en couple, en deux – quand on ne veut que vivre seul (- « SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRRRRE… ! » – j’entends ici encore les voix des fous religieux)  : ainsi dans la culture musulmane, chrétienne, ou la soi-disant toute sécularisée culture européenne et française, c’est rien de grave, car le rêve de l’indépendance, selon ce qu’organisent les gouverneurs – peut être accessible plutôt qu’aux messieurs (comme on a dit, même les ivrognes sont ici dans la meilleure situation que le sexe féminin).
Selon cette règle, le gouvernement devient très facilement et à vrai dire naturellement un proxénète, et les appartements accordés par les mairies aux Hommes – gagnent les auspices des lieux de la prostitution camouflée.
Les Femmes qui ne s’auraient jamais mariées si elles pouvaient vivre libres (et surtout pas avec les individus qu’elles voient aujourd’hui, dans les dites conditions, comme leurs amoureux de l’hasard ou d’obligation), subissent les attouchements et les violations incessantes de leur droit à l’intangibilité corporelle : et nous parlons ici d’encore un Droit Fondamental qui s’avère de ne pas du tout être fondamental pour tous ni surtout pour toutes. Condamnées par le système à subir ce qui ne peut que leur être détestable, les Femmes souffrent, certaines subissent les choses en silence en se taisant pour toujours, certaines deviennent malades ou sombrent dans la folie – dans tous les cas, toutes meurent lentement.
Pour les messieurs qui s’amusent en politiques cela n’a bien sûr d’aucune importance. C’est normal : le rôle de proxénète était depuis l’aube de ce monde bien anesthésique et en plus payait assez convenablement.


***

Le plus affolant est, que – surtout s’il s’agit des Étrangères donc privées de la plupart des Droits – celle qui dit « Non » aux semblables options répugnantes (et je dis répugnantes avec toute la conscience, car chacun forçage sociétal à la négation de sa liberté individuelle et ses droits individuels, l’est), et qui joue l’héroïne de nos temps toujours patriarcaux****, souvent n’a qu’effectivement finir par garder les gosses d’une autre (qui, selon le cercle qui tourne toujours bien géré par la même règle, a pu les avoir en s’assujettissant à un Homme au préalable), ou en ramassant les déchets, dans le rôle de CET OBJET généralement méprisé qu’on nous a habitué à nommer « Femme de ménage » comme si le nom pourrait expliquer certaines utilisations des Humain(-e)s par ceux qui peuvent s’en permettre.
Dans tous les cas, l’héroïne de nos temps toujours phallocrates, avec tout son courage, sa tête haute, son non-opportunisme et intransigeance, son désir de liberté car elle sait bien que seulement en liberté on peut ainsi respirer que… aimer, risque – de ne pas avoir d’une vie.
- « Elle n’avancera pas… ! » – en disant en bref, comme chantait un ancien « amoureux personnel », et je ne cacherai pas que j’entendais dans sa voix une satisfaction very mal masquée.
Et si elle n’avancera pas, c’est par cette simple raison : notre belle société s’en occupera bien qu’elle n’en ait pas des moyens.
…Donc, quant aux Femmes et Étrangères en plus – je vous dis, les messieurs aux cerveaux pourris par les siècles d’endoctrination et de bourrage des têtes par vos pères, dont les têtes étaient bourrées par les leurs, et dont les têtes étaient ainsi bourrées par les leurs : je répétais toujours que l’Homme d’aujourd’hui devrait être conscient, que l’avenir – c’est de se voir la tête écrasée par un « Sans Papier » et un Exclu.
Aujourd’hui, je dis que ce sera sans doute par un Exclu à un kalachnikov dans la main ou une bombée bien cachée : et que le sexe de cet Exclu sera féminin.
Le feu dans ses yeux aura le même sexe aussi : elle s’appellera la Flamme.

***

Photo du site Une Femme Un ToitMais avant que tout cela n’arrive… ?
Visitons quelques sites, sur lesquels le gouverneur de toute cette ignominie a su se faire la publicité ces derniers jours.
Sur celui des « Re-Belles » et celui de « Une Femme – un toit » par exemple*****, monsieur Hollande s’étire bien sur la photo, en faisant même passer son image au statut de la page d’accueil sur les deux (chez les « Re-belles » pendant quelques jours). D’ailleurs les autres savent bien d’utiliser les sites dissidents pour se faire la publicité eux également – comme Delanoë dernièrement, à l’occasion du 8 mars.
Chez « Une Femme – un toit », le monarque est même accompagné par une foule des Femmes, toutes aux visages des combattantes comme si après victoire, les mains mises en haut car le monsieur le président est parmi elles, et parce qu’il a prononcé deux mots favorables qui vont être vite oubliés et dont les suites n’avaient bien sûr jamais d’intention de leur future existence. Hollande est ici comme un personnage : il se présente, tel un dieu avec ses phrases pour les foules qui vont scander, très prévisiblement car selon ce qui caractérise la foule : « Vive ! » – et lui, avec son ventre gonflé et son expression du visage d’un bon-enfant toujours content, se tiendra, always et inchangeablement, comme un mannequin du magasin dont on se poserait la question « Mais qu’est ce qu’il fait ici… ? ». Les Femmes… lèveront toujours en haut leurs mains bien errantes – comme si, dans leur naïveté, elles se mettaient à crier : « Hourrah… ! On a eu la victoire… ! ». Monsieur Hollande, bien sûr et comme tous les présidents, a bien le knowledge de se faire la pub, mais ici… on aurait l’impression de participer dans une farce à laquelle la seule réponse peut être que l’indignation.
Quant à sujet de l’indépendance, de logements, et de la réalité de leur attribution sélective et sexuellement tranchée, par les mairies et les gouverneurs :
À ceux qui répondent ici – et il y en aura certainement (l’auteure y répondait ainsi jusqu’à qu’elle n’a pas gagné de la conscience, qui ne s’acquiert que par l’expérience) – que alors, il n’y a pas de problème, et la Femme qui ne veut pas faire de ce qu’on lui préconise, impose, et à quoi on s’astucie de la forcer et la violer, n’a que bosser et de se payer un logement insalubre ou un palais, selon son travail, je répliquerai simplement avec les mots d’une comédienne d’aujourd’hui, dont l’intelligence surpasse sans doute la moyenne, et qu’on peut s’imaginer de ne pas être touchée par les problèmes divers liés avec le sujet de forçage économique des Femmes à la soumission.
- « Ceci dit, les filles sont DEUX FOIS MOINS BIEN PAYÉES que les mecs dans ce métier, il faut le savoir… »******.
Voilà le clou, dont l’existence métaphorise bien la malice et la perversité du système.
« Les filles sont DEUX FOIS MOINS BIEN PAYÉES »… dans ce métier – de comédien(-ne) – seulement… ?
Et bien, on sait que la réponse est « Non ».
Donc, il y a une question à se poser : ccombien de temps encore nous allons tolérer la réalité des gouverneurs qui emploient tous les moyens pour nous voir soumises à tout prix… ?!

 
PAS SOUMISE – DONC UNE PUTE… !

NI PUTES NI SOUMISES

Tout ce que je viens d’écrire est bien lié avec cette façon glauque de penser, existante depuis que les sociétés patriarcales existent, et dépendante toujours de la tradition (qui, elle, est un mal : ce fait n’était jamais admis par l’Homme, ce qui se comprend vu sa peur de la responsabilité et son effroi qu’il faudrait peut-être penser indépendamment) : la Femme, si elle n’est pas SOUMISE – ne peut qu’être une PUTE.
Certainement.
Ce qui est en même temps affligeant, horrifiant et répugnant – c’est la vérité qu’il est ainsi effectivement dans les cas des nombreuses Femmes qui voient leurs vies bousculées dans le système perverse, et que pour tous les cas qui s’obstinent de résister malgré ça – les Hommes au pouvoir organisent la réalité à la façon tellement corrompue et vicieuse jusqu’à l’obscénité, qu’elles n’ont que se rendre compte : on leur coupera les têtes, les écorchera de leur humanité, les humiliera, les enfermera, les lobotomisera – et les violera enfin si toujours et malgré tout elles vont continuer à renoncer la soumission.
D’ailleurs, cette vérité terrible et cette façon de penser a trouvé le mieux son reflet et sa critique dans le nom d’une des associations, luttant pour les Droits des Femmes qui veulent se sentir libres et indépendantes.
Dans chaque situation.
« NI PUTES, NI SOUMISES » – voilà ce nom : connu à tous mais dont pas nombreux réfléchissent le sens ni se rendent compte de ce d’où a dû venir l’idée de cette dénomination.

PARTIE TROISIÈME
CE QU’ON FAIT AVEC TOI SI ON A DROIT À QUELQUES MINUTES DE LA CRÉATION
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/« PYGMALION OU VIOLEUR… ? » COMMENT L’IMAGINATION DES HOMMES DÉFORME NOS CORPS/

« I believe childbirth is obscene. I consider it very alien »*******.
…And, I’m entitled to it.
« The myth I always aspired to was that of Artemis or Diana, the goddess of the hunt. She was a warrior and a fighter who had nothing to do with procreation ».

…And, I’m entitled to be as I am : and to not feel what you say me I feel because you are afraid if I’d not felt as you want. And because yours brains are too narrow for not be scared by the things you don’t imagine.

***

On est arrivé donc à la conclusion qui n’apporte pas de fierté à l’humanité et pourtant véritable : que dans les sociétés des humains, la Femme (donc environ 50% de ce qui fait l’humanité elle-même), pendant toute sa vie doit se tenir fermée par rapport aux tentatives acharnées du système ayant pour le but de la soumettre sous l’autorité représentée par le sexe traditionnellement opposé. Depuis l’aube de ce monde, dans plusieurs sociétés il existait une règle pour celles des Femmes qui voulaient rester libres : en bref, dans la plupart des cas – organisés par la loi ou l’économie – elles se voyaient condamnées à la prostitution car n’appartenant à personne, elles étaient considérées « appartenant à tous ».
Pour neutraliser ces règles – elles-mêmes acharnées jusqu’aux limites de l’imagination – il n’est pas nécessaire de dire que la Femme devrait présenter un acharnement encore plus immense et d’un niveau plus haut que celle de ses offenseurs. Son intelligence doit être supérieure : mais la même chose concerne également ce qui a le rapport avec l’indestructibilité de son corps (ne peut pas être « fragile ») car la résistance aux conditions et aux choses qui peuvent être à subir comme les effets de son refus de la soumission entraîne telle exigence.
…Et si elle ne veut pas : concevoir d’une famille avec un Homme, créer une « cellule de la société, ni surtout enfanter – en résumé, si elle s’oppose à toute la formation de sa vie qui rassurerait l’appareil gouvernemental qu’elle ne pourra pas être harmful comme la personne et l’individu – les Hommes trouveront quand même la façon de la soumettre à ce qu’ils trouvent « s’imposant » et naturel car imposé pendant les siècles.
Ils la feront « enfanter » selon leurs désirs et leurs fantasmes dans lesquels elle se voit éternellement en fonction d’un objet qui confirme les stéréotypes réducteurs et surtout assouvit les instincts de certains.
Bien sûr que dans les cas des Femmes trop coriaces et celles à qui le réductionnisme fait le haut-le-coeur… ce genre des Hommes avec leurs tentatives devront céder, se résigner, admettre que les stéréotypes ne sont peut-être pas toujours imposables et forçables – mais même dans ces cas-là, où obtenir la soumission véritable à ce qu’on attend et s’imagine de toi n’est pas la chose possible – ils feront ce qu’ils ont besoin pour se contenter, en violant tout ce que tu es et en le faisant au moins dans leur imagination. On dirait, que toutes les façons de procéder sont bonnes pour un individu dont la première motivation est : se rassurer et obtenir la satisfaction.
Voilà une histoire qui m’était racontée dernièrement par une Femme artiste et modèle que je connais des plusieurs ateliers :
- Je suis allée dernièrement pour faire une prestation en posant dans un atelier de modèle artistique que normalement j’aimais bien : au moins jusqu’à ce jour, car j’y croise habituellement les gens intelligents, sympathiques et créatifs – relate K. – Il est important de dire ici que mon corps ne donne d’aucune raison ni d’incitation aux fantasmes de certain genre, et je dis ici de ceux qui me rendraient immédiatement méprisante par rapport au fantasmant lui-même, et qui prisonnent – comme cela se faisait pendant les époques – la Femme dans une cage où elle s’étouffe souvent pendant toute sa vie : celle de stinking maternité, de la reproduction, et du rôle d’un corps qui déciderait bien de la prédestination de l’âme.
Donc – pour être claire : mon physique est exactement une antinomie de certaines formes – « rembourrées et rondes » – tellement aimées par un type des Hommes et pouvant appeler aux associations aussi simplistes, primaires et réductrices que sont leurs goûts ; ainsi ma façon d’être – si ce soit à l’atelier d’art ou dans la vie – n’a rien de ce qu’on pourrait nommer – comme on nommerait une grotesque – l’attitude d’invitation. En bref : mes mains ne cherchent pas à caresser mais elles cherchent à frapper s’il faut, mon ventre est plat et je ne prévois pas d’avoir l’envie de le voir autrement,  mes yeux cherchent la liberté, d’abord et sûrement.
Et pourtant… qu’est ce que je vois… ?
Les stéréotypes – et les must be – sont tellement enracinés dans les cervelles des certains qui n’ont jamais réussi de penser indépendamment ni même s’effleurer à une pensée autonome – qu’ils, s’il n’y a pas d’autre solution, n’hésiteront pas de t’assujettir à un viol véritable ou symbolique, pour que leur besoin de te voir en certaine façon soit satisfaite et leur envie comblé. Sans doute, car voir une Femme qui suit ce qu’on lui imposé en disant que ce soit sa rôle, c’est rassurant pour un Homme faible, et on sait que si l’Homme faible a besoin de te violer – il le fera comme il pourra et sans s’en soucier qui tu es, quelles sont tes ressentis, et si cela te contrarie ou pas, horrifie ou pas.
Qu’est ce que je vois donc, à mon atelier où jusqu’à la je voyais les artistes et non pas les mâles aux cerveaux infectés des stéréotypes vétustes… ?
D’abord je n’arrive même pas y croire, car la chose m’est tellement abjecte.
L’atelier étant fini, un élève, soi-disant artiste en devenir, monte à l’étage les mêmes moments pendant lesquels je m’y change (ma garde-robe est en même temps le lieu de la collecte des dessins : mais cette collecte se fait normalement après que je puisse y passer mon temps et ne pas être ennuyée par les visiteurs). Les gestes ramollis, le regard pâteux, il s’approche trop, puis il pose son dessin DE MERDE bien dans un coin où j’ai la possibilité de le voir en entier, pour m’annoncer ce qui suit :
- « Je suis désolé : JE VOUS AI MISE ENCEINTE, mais c’est pas parce que… »
…Il ne finit pas de la phrase, donc je n’entends pas d’explication « parce que quoi » – et il s’en va.
Comme les mots sont prononcés avec une voix semblable à celle d’un mollusque (les voix que chaque Femme connaît : de ces messieurs du tribu des collants-timides, souvent même très fort collants, qui t’engluent dans la rue et qui essayent marcher derrière toi pendant certain temps jusqu’à qu’ils ne se rendent pas de compte que tu n’es pas intéressée de les autoriser de marcher avec) et se perdent simplement dans l’air, je ne les honore pas au départ par mon attention. Après un moment mon regard tombe néanmoins sur la feuille assez grande que l’individu venait de déposer ici – juste devant moi – et qu’est ce que je vois… ?
Mes cheveux, mes jambes, mes mains. Ma posture, et même mon visage.
Et – le ventre. Et c’est ici, que j’éprouve un horrible, immense et illimité haut-le-cœur. Le ventre est bouffi, étiré, bombé, gonflé, sans pitié et sans goût, comme si farci par toutes les frustrations de l’artiste qui n’a jamais devenu un : ce n’est même pas un ventre mais un gros bidon qu’on dirait déformé par un esprit pervers.
Ce que je vois fait alors que je clame :
- Mais… C’EST HORRIBLE… ! 
L’individu dont je parle, a ajouté à mon image ce qui depuis toujours engendrait ma répugnance (il faut dire que les images des Femmes aux ventres gonflés, portant en elles un gosse : cela me répugne, répugnait toujours, et je considère que les débilités comme une soi-disant « prédestination » d’une Femme – bien sûr pas à l’autre chose, mais à celle que certains messieurs s’imaginent la seule chose possible – N’EXISTE PAS).
Le monsieur à la voix de mollusque et au visage qui également ressemble un, s’est permis donc de commettre, en en certaine façon, un viol sur ma personne – et je m’en fiche sincèrement si les raisons de son acte étaient : sa frustration dans la vie privée, sa perversité ou simplement sa bêtise. Il s’est le permis, en se donnant après en plus la satisfaction de me regarder en me l’avouant – et en déployant devant mes yeux la preuve de sa perpétration. 
La dénaturation de mon image par l’individu dont je parle, et qui me présentait avec un ventre gonflé d’une soi-disant future-maman répugnante, a été pour moi un vécu horrible, en engendrant en moi la plus grande envie de cracher mes entrailles. Et je me suis dit ici une chose importante : ni artiste, ni un fou – sans importance combien frustré – n’aurait pourtant pas d’idée de se permettre à faire les choses pareilles, et à déformer en y attachant le sens pour moi inacceptable – si j’étais un Homme, n’est ce pas vrai… ?
J’espère que dire ici qu’après l’atelier en question je n’ai eu qu’une envie : celle de – simultanément – boxer l’individu mollusque et de vomir si je le reverrais, n’est pas la chose obligatoire. Je crois aussi que les symptômes comparables avec ceux qu’on observe chez les Femmes après un viol véritable, sont ici facilement reconnaissables.
La question reste, et persiste pourtant : COMMENT PEUT-ON VIOLER UNE FEMME – à la quelconque façon, quelle qu’elle soit – et comment peut-on regarder son visage, sa tête, ses mains, et lui présenter l’œuvre elle-même et les pinceaux après… ?
Pour préciser : ce n’est pas une seule fois au courant d’un seul mois dernier, pendant lequel on s’est permis de violer mes émotions et tout ce que je suis, et où on m’a fait de se retourner mes viscères par les visions glauques et stéréotypées. Les fous et les sans-talent, les privés de la capacité de s’exprimer autrement que par ce qui leur est dit, et les bons-à-rien se prenant aux peintures, aux crayons ou aux appareils photographiques qu’ils gèrent même pas en s’aidant avec le Photoshop qu’ils ne gèrent pas non plus. J’ai la compréhension et la pitié pour le sans-talentisme exaspérant : pourtant je ne l’aurai jamais pour ceux qui dissimulent leur manque du talent en re-créant les stéréotypes médiocres – et qui n’hésitent pas d’utiliser l’autre pour leurs buts en le traitant comme la chose qui peut servir à ce qu’ils ont besoin le moment venu.
Il y a deux semaines à peine, je me suis trouvée en situation quasi-analogique : où – cette fois sans même me rendre compte que je servais comme une modèle de quelqu’un, bien imaginaire, je me suis retrouvée vis-à-vis d’une soi-disant œuvre à laquelle je n’ai pu réagir que par… l’écraser.
- « Les Hommes – seraient-ils tous fous… ? » – me j’ai crié. – « Ne pensent-ils qu’à une chose dès qu’ils voient une Femme, et cette chose ne soit pas associée avec leur pulsion visiblement omniprésente de la procréation, d’« enfanter »… ? »
Les siècles entières de détournement de ce qu’on est, et les siècles d’endoctrination, du bourrage des têtes des Femmes, et des processus de les soumettre à l’intériorisation d’une pensée qui arrangeait les Hommes des époques phallocrates : la pensée qu’« enfanter » soit le devoir, une obligation biologique, un soi-disant ineffaçable instinct maternel.
- « Personnellement je n’ai jamais senti de ce diable » – voilà ce que peuvent dire pourtant, avec toute sincérité et toute irritation – les milliers des Femmes pour lesquelles on voudrait décider.
Apparemment, comme on le voit, le désir de créer une famille et l’instinct d’enfanter est présent ou pas chez les gens indépendamment de leur gender : et que contre ce qu’eux-mêmes veulent nous faire croire, souvent ce sont les messieurs – qui ne s’imaginent pas de pouvoir exister comme valides sans avoir engendré un petit qui les ressemblerait. Faudrait donc vite inventer la façon pour que ce soit eux qui puissent assumer les conséquences. J’ai entendu d’ailleurs que les recherches avancent bien : il y a donc l’espoir qu’un jour en avenir… la Femme cessera d’être une seule soumise à un danger de se voir violée.
On dirait : enfin.

RÉSUME DE LA PARTIE TROISIÈME
/« MON CORPS N’EST PAS UNE CHOSE »/


Les Hommes pendant les siècles réussissaient d’endoctriner les Femmes, et de leur bourrer les têtes en disant que ce soit elles, « selon la biologie » (dont la prépondérance était surestimée par ceux qui en avait leur intérêt, et interprétée par le sexe masculin comme cela arrangeait ses représentants), qui portent en elles le fameux « instinct maternel » - et voilà ce qui se passe aujourd’hui. Les Femmes, assoiffées pendant les siècles et les millénaires de la liberté de décider d’elles-mêmes et de ce qu’elles sont vraiment, les Femmes ayant en marre qu’on prenne les décisions pour elles – découvrent la supercherie de l’autre sexe ; la supercherie dont la raison, comme dans les cas de toutes les duperies, leurres et farces, venait de l’intérêt propre de celui qui l’a invente.
La maternité… ? Il s’avère qu’aujourd’hui c’est eux – les Hommes – qui ne pensent qu’à ça… !
Et bien, certains semblent en penser même jusqu’à l’obsession.
Seulement, le problème est que certains obsessionnels deviennent dégoûtants, et ne savent pas où ils doivent s’arrêter dans leurs phantasmes.
- De ma part, je vous annonce donc, les artistes avec les pinceaux – dit K. – Mon corps n’est pas une chose, il n’est pas un jouet ni une babiole non plus, donc gardez vous bien de me « ré-créer » comme si vous étiez les dieux malades, si ce soit pour consoler vos frustrations, pour guérir vos obsessions, ou pour adoucir votre conscience de ce qui ne marchait pas chez vous dans la vie. Les ateliers de l’aide psychologique se trouvent juste à côté de ceux de l’art plastique et ils sont aujourd’hui trouvables dans chaque plus grande ville.

***

Les corps des Femmes ne sont pas les choses. Leurs images ne doivent pas servir à tout prix pour guérir ce qui est le mal de l’Homme.
Et pourtant, c’est toujours encore ainsi.
Je crois qu’il est le temps enfin de dire, là aussi : c’est trop, enough, je ne suis pas d’accord. Je suis vivante – et je SENS ce qu’on veut faire de moi. Mon corps n’est pas un objet – et personne, aucun monsieur, n’a droit de « me mettre en étant d’une prégnante » sans mon avis préalable.
EST CE QUE C’EST BIEN CLAIR… ?
- Ni donc vos sculptures, engendrant ma nausée car aspirant des stéréotypes, ni vos dessins – dit K. – Quant aux sculptures, je le casserai sans pitié. Et les dessins… vont trouver leur place là où l’eau bénigne va les emporter.

PARTIE QUATRIÈME
COMMENT FORT ON TE MÉPRISE SI ON EST UN HOMME SANS COUILLES

ENTRETENU PAR LE SYSTÈME POUR LES HOMMES SANS COUILLES

Disons au revoir à K.
On pourrait dire ici aussi : « Elle exagère », et si je n’étais pas une Femme… je le dirais probablement moi aussi. Mais hélas, s’il nous est arrivé qu’on est une Femme, on a le déplaisir de vivre plein des choses et de supporter plein des messages qui nous mettent dans l’état de la conscience aiguisé et qui – littéralement – bombardent le cerveau en nous mettant en état de révolte incessante.
En France, une Femme est violée toutes les DEUX heures.
…Et dans les cas de combien des Femmes leurs corps – et elles-mêmes – sont traités sans respect par les raisons de leur gender… ?
Je sors dans la rue.
Il me suffit de faire cinq pas, pour que je voie les groupes des Africaines, belles comme les déesses et exploitées comme les inférieurs captifs par les proxénètes du coin – et qui travaillent ici comme les prostituées car la conjoncture est toujours pour ça.
- « Aghhh… ! » (ici un bruit dégueulasse). – « Comme tu es « se-xy… ! » – une voix me suit quand je passe près du groupe, dont le meneur on pourrait soupçonner de tout mais pas de la possession d’une cervelle.
Je reviens chez moi, et là, je reçois pour changer, les mails d’un fou religieux – qui m’incite de sa part à signer une pétition selon laquelle la Femme… ne pourrait plus être une gestionnaire et la PROPRIÉTAIRE de son propre corps (« car la vie conçue DANS une Femme est plus importante qu’elle ne l’est »).
Je jette le mail et j’écris le texte sur les prostituées – et je sais que je peux décider de ma propre vie, mais pas celle des milliers des autres Femmes : celles qui, avec leurs consciences infectées par l’induction des plus répandus stéréotypes se laissent gérer, contrôler et exploiter, et qui crient seulement après. Et je suis impuissante : car je sais que le travail immense, intelligent et bien stratégique des traditionalistes, continue toujours.


***

Femme-IranChaque année, le monde fête inlassablement un souvenir d’une Femme-brebis, soumise et disciplinée (donc une Femme que la voulaient les patriarches de tous les temps), qui – en se subordonnant à la volonté d’un dieu-inséminateur n’a pas hésité d’avouer d’en être « très contente », et même honorée de se voir mise en état de la pregnancy. La pregnancy qu’elle-même… n’attendait pas et dont celui qui a décidé a été… un « dieu ».
Le lecteur de ce texte peut se secouer ici à ma littérale lecture de la « Bible », en me disant qu’il faut la lire « symboliquement », « métaphoriquement » et comme la parabola des vérités sacrés  : seulement… toute la supercherie se trouve justement dans cette façon de penser là.
Car si on parle de la lecture of literatim des anciens textes, en plus considérés par beaucoup pour sacrés, il faut les lire justement comme ça.
Pourquoi… ?
Parce que ce sont ces métaphores et ces parabolas, qui forment la pensée des sociétés (des mêmes qui  prétendent de ne pas les prendre littéralement et qui les intériorisent le plus littéralement dans toute leur inconscience et la conviction d’être loin de là) et qui influencent la psychologie des foules et des individus.
Donc, la tradition, le domptage du passé et les écritures sacrées – dont un exemple et la « Bible » – apprenaient (lire : bourraient les têtes) la Femme, en lui donnant les exemples à suivre stipulant qu’il s’agit de la situation normale accepter en elle ce dont l’existence ne devrait pas dépendre de sa décision et dans la conception de quoi elle n’avait même pas de sa participation véritable.
Selon les évangélistes, le premier moment où Marie elle apprend la bonne nouvelle de « dieu »… elle bondit presque d’allégresse et d’exultation.
Combien encore, des années ou des époques devra s’écouler – pour que les deux sexes de cette terre se rendent compte que dans ce que les patriarches du passé nous ont réussi de voir comme « exultation » – il ne s’agit que d’endoctrination et d’un manque de choix d’une adolescente… ?
Et combien encore, des années ou des époques – pour qu’aucune Femme : si elle vivait en Europe, Afrique, Amérique ou Asie, ne doive jamais ni lire, ni supporter à la quelconque façon des mots donnant la nausée, des certains personnages « sacrés » - qui se permettraient bagateliser, trifler et presque plaisanter de l’horreur des Femmes soumises, humiliées et violées du monde entier – et qui, comme la sacrée « mère » Teresa – diraient que : « Le dieu nous a crée, nous sommes donc la terre de dieu et quand le dieu veut semer la terre, elle ne proteste pas mais accueille le grain avec la gratitude ».
La « mère » Teresa, malgré toute son activité reconnaissable, appartenait sans doute aux plus profondément endoctrines s’il s’agit du champ de la lutte pour les Droits Fondamentaux de la Femme. Heureusement, depuis le moment de la diffusion de sa fameuse et révoltante phrase, et à plusieurs reprises depuis qu’existe la « Bible », on a appris que pas seulement l’Homme n’est pas un « dieu », mais que son ridicule l’empêche même de le feindre.

***

Encore un frustré. Mais celui-là a au moins bien les raisons visibles de l’être.
De quoi il s’agit… ?
Je sors dans la rue, je vais au métro et j’entends derrière moi une voix rauque et glauque: qui, remplie de la haine, me suit pendant tout mon passage.
- « Ooooooo, yaaahh… ! Grrh… ! Tu te crois où…?! Tu te crois aux Champs-Élysées…?! »
…Et celui-là, il me veut de quoi… ? – je me demanderais, si…
Mais cette fois, comme les autres fois, je sais très bien qu’est ce que dérange à cet Homme : qu’est ce que lui dérange en moi, ainsi que cela lui dérangerait en dizaines d’autres Femmes présentes ce même moment dans le passage du métro, si elles rehaussaient leurs têtes et redressaient, au moins un peu, leurs corps inclinés, on dirait parfois que jusqu’au trottoir.
Ta silhouette et ta posture, ton mouvement, est le signal qui parle de ce que…
Tu es. Tu penses. Tu peux.
Le pas certain de ce où je veux aller… ? Les pieds qui ne traînent jamais… ? – c’est ça, qui a éveillé l’agression de cet Homme à l’œil dans le brouillard et dans les haillons de clochard… ? Les clochards: c’était pourtant eux, parmi toutes les particularités de la France, que je voulais connaître le plus quand je suis venue à ce pays – car dans ma naïveté je les pensais le plus sincères, les plus courageux, le plus attirants humainement.
- Shit, ta faute… ! – je me dis aujourd’hui. – En vrai, ils ne sont que les faiblards : ils n’avancent pas, ils sont dressés comme tous les autres, leurs âmes ne sont que le produit d’un training assommant…
En court – tout ce qui dérange et éveille l’agressivité de l’Homme qui me suit, pas à pas, ce sont les choses qu’il aurait pu avoir aussi – s’il n’était pas tellement bien dompté (donc : s’il ne s’aurait pas laissé de dompter) par l’appareil de l’assistance-domptage de son pays, qui sait très bien comment le faire.
Intéressant est de dire, que tout ça en plus – dont l’Homme pense, en étant convaincu, que je l’ai – je ne l’ai pas. Curieux, n’est ce pas… ? Je n’habite pas des Champs-Élysées, je n’ai pas des propriétés terriennes, compte gonflé en banque, et je ne m’habille pas chez les grands  couturiers.
Je me suis habituée déjà, dans une période la plus infernale où les Droits Fondamentaux m’étaient refusés au pays des libertés (les droits dont eux tous, les clochards aux papiers et les mignons, jouissaient comme on jouit de la chose naturelle, jamais mise en question et sans même avoir la conscience quel grand est l’avantage qu’on a) que les mendiants français et les loosers français me regardaient toujours et inchangeablement, avec cet œil de revendication et d’hostilité : comme si convaincus que je doive leur donner l’argent. À l’époque, ils ont dû sans doute penser que je les cachais dans mes semelles, le système et la situation étant beaucoup plus rentables et intéressants pour eux-mêmes. Je me suis habituée aux regards des chiens prêts à l’attaque, des carlins humbles, léchant la main qui les nourrit même si ce soit avec une merde, et qui aboient si ceux qu’ils considèrent pour les « maîtres » passent sans s’arrêter – … mais ça, c’est trop, ça dépasse tout.
Car, l’Homme, sans doute assisté par le système car il est français, hurle encore et encore :
- « Tu te crois aux Champs-Élysées…?! »
- « JE TE MÉPRISE… ! TU NE TE MÊME IMAGINES PAS COMBIEN JE TE MÉPRISE… ! »
- « Tu as tout faux… ! Tu n’as rien de vrai sur toi, tu as tout faux… ! »
(Pour l’information, je n’ai rien de faux : ainsi ma bouche et mon nez que mes fesses sont sculptés par la nature et pas par une intervention chirurgicale).
- …- « JE… TE… MÉPRISE… ! » – l’Homme n’arrête pas de clamer en m’invectivant, sa frustration le remplit entièrement, et remplit tout le quai.
Si tu savais, Homme qui ne fais rien – et qui as pourtant toutes les libertés, toutes les faveurs et tous les soutiens pour que tu puisses Faire ce que tu veux – si tu savais, combien moi, je te méprise de ma part, et combien mon mépris est plus immense, plus insondable et plus inéluctable que le tien.
Car tu Peux Faire – et tu choisis d’invectiver celles qui luttent – et hormis de ça, tu ne fais rien.

GTexte & photos (Quetta-Pakistan, Teheran-Iran, Amritsar-Inde, Istanbul-Turkey):
BALLADYNA DE TEMPÊTE / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, Paris, 8 MARS 2013
/Sauf de l’image de la publicité de F. Hollande (par AFP).
Photo "Lilith Guerrière": F. Benveniste

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NOTE : Ce texte n’est qu’un essai, dans lequel ont été signalés plusieurs points et les sujets distincts, qui exigeraient pourtant d’être approfondis et développés pour plus d’exhaustivité. Il peut aussi bien être lu comme l’aveu de la désolation de celle qui, malgré les discriminations existantes et bien évidentes dans toutes les sociétés, d’aujourd’hui et du passé – se croyait pourtant pouvoir être sans sexe pour la loi. La Femme qui croyait aussi que par la seule force de l’âme et d’esprit – on peut créer sa réalité en traitant avec l’arrogance l’état dégueulasse – et bien organisé ainsi – de celle-là. Il est quand même affligeant, devoir admettre que les choses dont on se croit plus fort, ou qu’on croit ne pas existantes – existent bien, et qu’elles nous font trop sentir les conséquences. Comment ne pas parler alors – de ce qui depuis qu’existe cette terre et les sociétés des humains – est bas, ignoble et primitif. Trop primitif pour le sous-estimer/.
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* Vivante marchandise (pol.) – le phraséologisme employé pour nommer les personnes vendues comme les esclaves, et associé plutôt avec le marché des humains noirs en Amérique avant l’abolition. Il est accablant de se rendre compte que toute la dite abolition à l’époque n’a pas beaucoup changé dans le non-statut humain des femmes qu’on a « libéré » à l’occasion de libérer leurs compatriotes.
** Entretien avec Françoise Héritier, par Philippe Petit « Oui au mariage homosexuel, non à la gestation pour autrui » (Marianne, 4 Février 2013).
*** Citation : article concernant « Une chambre à soi » de Virginia Woolf (Wikipedia).
**** Patriarcal : adj m – ancestral, familial, domestique, antique, plésiomorphe, héréditaire, parental ; antonyme : actuel, neuf (http://dictionnaire.reverso.net).
***** Sites « Une Femme – un toit » : http://www.associationfit.org), Re-Belles : http://re-belles.over-blog.com/

****** Cécile de France, dans l’interview « La Reine de France » par Romain Thoral (« Illimité – le magazine des cinémas UGC », n° 219 – février 2013).
******* Diamanda Galas, in : « Re/Search: Angry Women anthology of interviews », in 1991.

DISEZ-LE, LES SALAUDS…!
/Bombardements en Syrie. Alep. "Why is the world doing nothing…?"/

 

Fillette de BosraC’est très étrange, de se trouver dans un endroit et d’en partir – pour voir après les années ce même endroit détruit par les bombes, par la guerre ou par le tremblement de terre.
Savoir qu’il n’existe plus : car rien n’y existe comme c’était avant. Et que comme avant – il ne sera plus jamais.

Ce n’est pas le même monde qu’on a laissé : et parfois une semaine, un jour ou une seule heure peut faire que le monde n’est pas le même.
Combien des morts encore en Syrie… ?
Les photos d’Alep – pour moi la ville heureuse, la ville des gens souriants – diffusées aujourd’hui ne me rappellent en rien des photos avec les visages des gens que j’ai prises, les nouvelles du monde qui pour moi était celui du soleil sont horribles, les articles dans les journaux aussi, les visages des enfants coulent du sang.
- « Father, I don’t want to die, I want to go home » – répète Fahad, un garçon de 9 ans, avec les blessures après un shrapnel dans sa jambe gauche.
- « Il avait la chance… ! Sa blessure est rélativement mineure par rapport à ceux des autres enfants que j’ai vus… ! » – dit Donatella Rovera d’Amnesty International (son texte, « Why is the world doing nothing? – cluster bomb attack by the Syrian army in Aleppo » a été publié hier dans « LIVEWIRE », Amnesty’s Global Human Rights Blog)*.
- « One of many children in a field hospital in Aleppo after sustaining injuries in a cluster bomb attack by the Syrian air force » – lit le monde. Ce monde qui s’en fiche.
Et moi, j’ai devant mes yeux la photo de la petite fille, dont la mère m’a accueillie dans sa maison de la pierre quand j’errais dans le soleil. Est ce que cette fille vit encore.
Et qu’est ce qu’ils vivent tous.
Je hais les images d’Assad, et je hais celle que j’ai prise moi-même, celle du mur dans le petit hotel « Kasr Al Andalos » en Alep, la ville bombardé justement ce 1 mars. Pourquoi j’ai prise cette putaine image… ?! Je la voyais à l’époque comme une curiosité, et comme une simple curiosité et rien de plus je voyais aussi le culte que le peuple syrien devait à son chef. J’en riais. J’étais comme une inconsciente aux vacances. Je ne me rendais pas compte que si le propriétaire du lieu renonçait de créer sur ses murs les petits autels consacrés à l’Assad, il y aurait probablement disparu et son lieu aurait été vendu à quelqu’un autre. Et si les constructeurs de la route qui ménait de Damas à Bosra renonçaient de l’ornementer par les portraits du chef à chaque quelques mètres, ils seraient condamnés sans doute eux aussi.

***

…Ce n’est pas la première fois où je vois qu’une ville où ont marché mes pieds disparaît – détruite par l’homme ou la nature. Il y a quelques temps, c’était la petite ville en Iran, Bam. Et là aussi j’étais horrifiée, et là aussi j’ai eu la petite image d’une fillette que j’y ai rencontrée. Mais il y avait une différence: là-bas, c’était le tremblement de terre dont il s’agissait, donc et l’humain n’a rien pu faire pour l’empêcher.
En Syrie, c’est autrement.
Vraiment… ?!
Donc…
- « Why is the world doing nothing while we continue to be bombed to pieces every day, even inside our homes…? » – Donatella Rovera cite la question que lui pose une femme dans l’hopital, et dont la jeune sœur aussi a été blessée par un bombardement.
…Parce que le monde, et surtout les gouvernements, is doing nothing if it wouldn’t bring him of the money ou des avantages, ma chère. Voilà pourquoi.
Seulement, il faut le dire maintenant aux enfants dans les hôpitaux.
Disez-le donc, les salauds… !

 

Image numérisée2-PRETE-NB

 

Tout part et il n’y a pas des retours. Aux mêmes lieux, aux mêmes gens, car ils ne sont pas les mêmes.
Mais pourquoi les morts.
/BALLADYNA De Tempête, 3 mars 2013. Photos: Théâtre De RÉVOLTE/

 

comp2

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* Lien vers l’article de Donatella Rovera « Why is the world doing nothing? – cluster bomb attack by the Syrian army in Aleppo » duquel viennent les citations de ce texte: http://livewire.amnesty.org/2013/03/02/why-is-the-world-doing-nothing-cluster-bomb-attack-by-the-syrian-army-in-aleppo/

LES SANS PAPIERS: « NOUS LES SOUTENONS, MAIS NOUS LES DÉSAPPROUVONS! » LA DIALECTIQUE ET LES SOPHISMES DU PARTIE SOCIALISTE

/Article écrit le 10.01.2013, est une réponse au "Communique de Presse de Gilles Pargneaux (Premier Secrétaire de la Fédération du NORD du Parti Socialiste), transmis à l’auteure par le journal France Net Infos/

LA VIE SANS PAPIERS - LA VIE V(I)OLÉE (WORDS ON THE STREET)Cela a dû arriver à ça : et il y aura les choses encore pires. Et peut-être même les morts.

Et même, sûrement les morts : car la réponse à la privation de ce qui est basique, et le replay pour le système politique dont le principe est la négation des droits Fondamentaux aux Humains – ne peuvent être que ceux-là.

C’est depuis deux mois déjà, que dure la grève de la faim des Personnes Privées des Droits Fondamentaux sur le territoire de leur séjour : dans le pays qui prône – comme si pour en rire – l’égalité et une fraternité bien étrange. Ces termes effectivement ne peuvent qu’engendrer le léger sourire sur le visage si on se rend compte de la réalité.

Pour bien étiquetter les grévistes, ainsi que toutes les Personnes que le système politique du pays de la dite fraternité chasse, discrimine et écorche de leur humanité, le gouvernement a appris le peuple de les nommer les « Sans Papiers ». Cela explique et légitime tout : ces Personnes-là, ne sont pas vraiment les Humains ; elles n’ont donc pas Droit à ce à quoi nous l’avons, simplement et tout court.

À Lille, ces Personnes-là, n’en pouvant plus, occupent depuis deux mois le parvis devant une église, car de l’église elle-même elles ont été expulsées comme une bande des abrutis qui dérangent l’ordre établi de la société et inquiète les religieux. Les religieux, ils ont les papiers, les bienheureux, donc ils ne veulent pas se mêler en ce qui ne les concerne pas.

À Paris, les Humains « Sans Papiers » ont décidé de se rassembler devant le siège du Parti Socialiste, et répéter cette action chaque soir, à 18h, jusqu’à l’effet.

La Partie Socialiste, soutenant les Personnes « Sans Papiers » jusqu’à qu’elle se trouvait en opposition, préfère de ne plus les soutenir maintenant pour ne pas embêter l’appareil gouvernemental. Cet opportunisme n’est pas étonnant : car la présence de l’opportunisme est la chose normale dans la politique de la France.

Il y a quelques jours, la Fédération du Nord du Parti, a envoyé aux médias un communique portant un titre hypocrite : « SANS PAPIERS : DIGNITÉ ET RESPONSABILITÉ ».

Pourquoi je le dis : hypocrite… ?

Car on pourrait se demander en lisant ses paragraphes : la dignité dans tout ça – elle se trouve où… ? On ne peut pas dire responsable non plus d’une partie qui décide de s’emparer d’une langue du bois, les mêmes moments où on voit clairement que certains Êtres Humains, concernés par les déclarations démagogiques et hypocrites… n’en peuvent plus.

En bref, les décideurs de la Partie avancent dans leur déclaration que : « les socialistes nordistes tiennent à réaffirmer leur solidarité avec les femmes et hommes « Sans Papiers  » », pendant que chaque paragraphe de la dite déclaration est un triste témoignage que parler de quelconque solidarité ici y serait une bonne plaisanterie, et que – au moins pour ne pas se montrer ridicule – la Partie ferait mieux de rester plutôt en silence.

- « Nous soutenons la demande de régularisation de ces hommes et de ces femmes qui ont tout fait pour s’intégrer dans notre pays, mais nous désapprouvons la grève de la faim que le CSP 59 a organisée. Nous ne souhaitons pas que la vie de ces hommes et de ces femmes en grande situation de détresse et de précarité, soit mise en danger, et nous ne cautionnons pas cette opération » – écrit le Secrétaire de la Fédération du Nord du Parti, monsieur Gilles Pargneaux.

Et bien, on pourrait dire que les messieurs et mesdames du Partie « ne cautionnent pas l’opération » car « elle met la vie des hommes et des femmes en danger », mais qu’ils s’en fichent sincèrement – et avec la légèreté et l’humeur propres aux Ayants Droits – du fait que la même vie est déjà mise en danger beaucoup plus grand, et associé dans ce cas avec l’humiliation en plus, par la Loi le statuant.

« DROITS DU TRAVAIL POUR LES SANS PAPIERS.
CAR NOUS AVONS BESOIN DES… NETTOYEURS …! »

Ce que prévoit le communique des socialistes, c’est – qu’une fois de plus, les accréditations accordées aux Humains, et qui leur donneraient le Droit à la vie digne, devraient être distribuées sous la condition du travail, dont on sait très bien qu’on ne peut pas exercer (et au moins : exercer un travail louable, digne et permettant à la vie respectable) sans les dites accréditations assurant qu’on est bien un Humain.

Le cercle vicieux donc, et ce dans le cas des nombreuses personnes.

Mais en plus, pour donner la preuve ultime d’une pensée politique et sociale rétrograde, le Secrétariat des socialistes allègue :

- « Chacun  sait que l’emploi de travailleurs et de travailleuses « Sans Papiers » est une réalité économique et sociale en France. Ils sont incontournables dans nombre de secteurs comme le bâtiment, les travaux publics, le nettoyage, la sécurité, la restauration, l’aide à la personne, l’agro-alimentaire, la confection etc., souvent via la sous-traitance ou l’intérim ».

Et bien, il semble que le clou se trouve justement là.

Le clou de quoi… ?

Le clou de ce qui fait l’exorde et la source de toutes ces doctrines politiques : celles qui pas seulement autorisent et légitiment les humiliations et les abus des certains Humains par les autres, mais qui les  o r g a n i s e n t  et les  m e t t e n t  e n  p l a c e.

Cette exorde et la source – est la pensée utilitariste quand on parle de l’Humain.

C’est de cette pensée-là – et même pas de la peur : car quand la peur cesse, l’homme à l’esprit médiocre cherche comment tirer le profit de ce qui l’apeurait et qu’il continue de voir comme « étrange » -  …de la donc, viennent les discriminations, l’ordre de préséance, l’abus, la pigmentocratie, le système des castes, l’exclusion, et – la ségrégation.

L’Humain en France – ÇA se traite comme un utilitaire : on le sait bien et rien dans ce constat n’est pas nouveau ni étonnant.

Ce que vient d’affirmer dans son communique la Partie des socialistes, n’est que jeter à la gueule des exclus d’aujourd’hui une de plus affirmation : qu’ils peuvent bien espérer et compter d’être traités un jour sans discrimination, sans qu’on les regarde comme les Êtres Humains Rabaissés, car… comme on le sait, dans la société dont la partie ils veulent faire, ils peuvent servir aux Ayants Droits – à l’exécution des tâches les plus basses.

Nouveau castisme en France… ?

Et bien, pas tellement nouveau car existant depuis qu’il existe l’immigration… et le colonialisme de l’autre part.


NOUVEAU CASTISME
DANS LES SYSTÈMES POLITIQUES DISCRIMINATOIRES.
CAS: LE SYSTÈME FRANÇAIS

On penserait pourtant que la condition de l’avancement des sociétés, ainsi que la condition de développement de l’Humain, serait celle de finir enfin avec l’ignominie qu’est mettre les gens dans les castes, les tiroirs et les cages. Hélas, les intérêts des politiciens et surtout ceux qui traversent tout à coup du côte « opposition » au « camp du gouvernement », ne s’accordent pas avec ces principes louables.

- « Écoutez, les « Sans Papiers » : soit vous allez nous servir – soit… ne comptez pas sur notre soutien dans votre lutte pour vos Droits des Humains…! ».

…L’Humain, vous dites…? – naïfs…! Ici, on ne pense plus à ça…!

Pourquoi…?

J’écrivais sur ça déjà en 2011 dans l’article « SI ELLE VOULAIT CONSERVER LE RESPECT POUR LES HUMAINS. QUELQUES MOTS ASSOCIÉS AVEC LA « PREFACE OF THE SONG JE CHANTE POUR LA GUERRE SACRÉE » (« WORDPRESS », 29.05.2011):

« Il n’est pas possible de ne pas comprendre de ce d’où ça vient - si on se rend compte de toute l’histoire de la France : on sait, que pendant les longues décennies, les Français (qui gueulent aujourd’hui, les vrais enfants égocentriques et puérils, que cette Femme sans aucun droit et même sans Droit Fondamental à existence digne dans  l e u r  pays,  l e u r  mange  l e u r  pain, ou que cet Homme qui  l e u r  construit  l e u r s  bâtiments sans pouvoir habiter quelque part lui-même, l e u r  prend ce qui est  l e u r) – ont intériorisé en eux ce portrait de l’Immigration – les images des Femmes Espagnoles rétrécies, diminuées et primitivisées dans les petites chambres de bonne minables, gardant les enfants des « nés ici » et n’ayant bien sûr pas Droit à avoir leurs propres enfants car leur rôle n’est pas ça bien sûr. Les Hommes travaillant comme les  r a m a s s e u r s  d’ordures – au noir, bien sûr, car l’accès à une autre façon de gagner leurs vies, qui serait Digne (ce qui est un Droit Fondamental, il parait) la France, pour eux, ne le prévoit pas : elle n’est pas idiote, la France, faut avoir les esclaves au pays pour que les nôtres se sentent bien… !
Immigration : « ça nous « sert »… ! Depuis toujours « ÇA existait pour avoir le rôle des serviables »… !
Donc, si on les soutient en lutte pour leurs Droits Fondamentaux – c’est parce qu’ils nous sont utiles et utilisables…! ».

On se sent horrifiés, n’est ce pas…?

Horrifiés que dans le pays qui ose encore prétendre d’être un pays de l« égalité » et de la « fraternité » - on se rend compte que cette dernière est destinée toujours – seulement aux nôtres.

SERVIABLE, PROFITABLE, UTILE ET UTILISABLE

Telles « valeurs » de ceux qui luttent aujourd’hui pour leurs Droits des Humains, en allant jusqu’à la grève de la faim, voient les décideurs de la Partie Socialiste en l’annonçant dans leur document.

Regarder et traiter un Être Humain comme une chose qui peut servir – n’est qu’une manie médiocre et une habitude basse : témoignant d’une part le manque de la noblesse, et de l’autre – la petitesse de celui qui fonctionne en se basant sur un tel choix.

…Mais QUOI sera – quand les Femmes Étrangères, qui aujourd’hui nettoient votre saleté, et les Hommes du Bâtiment, qui – eux – n’habitent souvent nulle part et vivent de rien – ne voudront plus vous servir, les messieurs socialistes de la France… ?

Et bien, pour l’instant, les « Sans Papiers » que vous avez étiquetté soigneusement, font la grève de la faim: ils se mettent en danger eux-mêmes, et vous les soutenez sur une feuille regorgeant de mensonge sans les soutenir en vrai. Mais dans quelques années, quelques mois, quelques jours peut-être, qui sait – ils ne seront plus naïfs : ils choisiront de tuer plutôt un de vous au lieu de se mettre à encore une épreuve eux-mêmes.

Ou, il est très possible qu’ils organiseront enfin une tuerie véritable : où pas un Être Humain mourra, mais les centaines ou les milles.

Et les victimes cette fois seront choisis parmi vous.

_________________________

BALLADYNA DE TEMPÊTE,
Théâtre De RÉVOLTE, 10.01.2013

LIGOTEZ LES… !                   _CHD2508_30x40_DEF

/TEXTE : BALLADYNA DE TEMPÊTE, PHOTO DU PERFORMANCE DE L’AUTEURE : CHRISTIAN DEMARE/

Et voilà encore cette nuit je ne vais pas dormir car les doigts me portent trop loin et trop farouchement sur le clavier. Leur force est terrible et j’espère que le cerveau de la machine ne va pas éclater comme le mien l’a risqué le temps quand je passais par le Hell.
…Et voilà encore cette nuit, ce jour, et puis les milles des jours qui viennent – je ne vais pas dormir et ne vais pas sourire à eux ; charriez loin de moi ceux cassés, prostrés, qui s’apitoient sur eux-mêmes car « dans leur vie ils n’ont pas eu de ce qu’ils s’imaginaient »… !
- Charriez loin de moi… ! Charriez-LES… ! – je crie.
Et puis, ligotes-leur aussi leurs mains et leurs jambes – qu’ils ne puissent pas de revenir et de nouveau me bombarder des doléances de près… ! Bouchonnez-leur aussi leurs bouches – pour qu’ils ne puissent plus d’en émettre des sons de la médiocrité et de petitesse, de mesquinerie et de la facilité à se faire abattre et se sentir abattu – ou bouchez-moi mes oreilles, pour que je puisse de ne les pas entendre… !
Ceux gémissants de désespoir, de la frustration et de la résignation – débardez-les, éloignez-les – et qu’ils ne retournent pas pour me voir, et qu’ils ne me parlent plus, autant qu’ils ne se rendront pas de compte du ridicule abject, de leur mesquinerie et de misère de leurs coeurs.
- … « J’ai raté ma vie… ! » – ils osent de regretter eux-mêmes en passant le même moment près d’un Homme Sans Toit et Sans-Papiers, dont on ne sait même plus s’il est un Homme ou un déchet – « Je voulais ça et ça, et ça encore – et je ne l’ai pas, tu vois… ?! »
- « Je voulais vivre de mon travail : mais je dois vivre d’autre chose… Donc, c’est ratée, ma carrière… ! »
- « Je voulais avoir une femme, amour… ! » (« C’est basique », ils disent, comme si chacun en ait le droit, même ceux qui vivent parmi les ordures – sans voir combien ils se trompent) : …c’est raté aussi…! »
- « Je voulais jouer au grand théâtre et je ne joue que dans un espace à 100 places… ! »
On dirait…
- « Moi je voulais une voiture toute rouge et je n’ai que blanche… ! »
- « Ça fait beaucoup, n’est ce pas ! »
N’est-ce-pas.
- « Je voulais avoir deux millions et je n’ai qu’un… ! »

« Calais. L’hôtel Bel Azur fait façade à la mer. La mouette effrontée salue les migrants. Hommes sans rien d’autres que la vie. Hommes-chiens comme l’oiseau du jour. Hommes-oiseaux qui des heures durant tournent en rond. S’arrêter est un défi. Se faire arrêter puis s’échapper aussi. Sans le voyage, le temps passe c’est tout. Comprenne qui pourra. Calais. Les migrateurs forment une espèce coriace, envahissante, trissante. Tête basse contre la pluie et le vent, leurs pattes poussent des petits cris. Il pleut sur la mer. Tous les jours il pleut. Tous les jours un jour. Toutes les nuits. Toutes les nuits, les migrants tentent le tunnel sombre d’une illusion ensommeillée. Terre promise : l’Angleterre. Rêve : exister. Perspective : réfugié. État : harassé. Peur : dériver. Circulation dangereuse »*.
…« En Afghanistan, Nasrat Shirzad laisse sa chèvre, nuage d’orage et cornes noires. Il garde la douceur du pelage. Au Pakistan, il laisse ses parents disloqués par la bombe et garde le souffle de la mort. En Iran, il troque ses 16 ans contre la carte du ciel. En Syrie, l’avenir en bandoulière, l’armoire pleine de sève, il oublie sa peine. Puis il laisse la Turquie et prend la mer. Frêle carcasse dans la vague braillante. À minuit, avec d’autres et sans rien d’autre que lui, il est bousculé par-dessus crêtes et creux. La mort engloutit »**.

« Rêve – EXISTER ».
À Paris, la Femme qui a passé par la mer est Violée car la loi l’organise bien.
« Centre de gravité entre les genoux. Chaque nuit. Tout bascule en roulade maléfique. Tout. No chance. Go away, ils disent. Ne reste pas ici et ne reviens pas demain. On t’arrête tu reviens. Tu reviens on t’arrête. Ressac. No trip last night. No trip last night »***.
Et moi, je me souviens un récit dont les fragments j’ai lu il y a des années, et ou l’auteur se compatissait : « No sex last night. No sex last night ».
Ce qui est apte de nous faire souffrir et rendre malheureux dépend de ce combien nous savons déjà – que nous avons passé et vaincu.
Dont – PU.
Souvent, ces gens – les faibles, les fragiles – n’ont rien vu et rien appris de la vie à part de leurs regrets. Étaient – nulle part et ont essaye nulle part, en restant dans leurs maisons de facile – et – ensuite – regrettable.
…Combien des fois je devrai répéter encore – à ceux malheureux aux bras tombants, ceux sans honte, ceux qui se laissent de s’apitoyer, de regretter et d’aboyer… ? Combien des fois encore, leur répéter que les Droits Fondamentaux et les avoir – est le bonheur en lui-même – et que celui qui les a n’est qu’un VER DE TERRE non seulement ridicule mais méprisable s’il osait de s’apitoyer sur lui même… ?
Car avec ces Droits – aujourd’hui accordés ou pas par vos gouvernements – tu peux avoir tout ou ne posséder rien – mais tu peux te dire Que Tu N’Étais Pas Un Condamné À La Non-Existence.
Tu As Pu Tout Faire Pour Ce Que Ta Vie… puisse être : TA Vie.
« EXISTER – un Rêve… ! ».
Tout pour ça.
TU PEUX TE BATTRE ENCORE…!
Pourquoi casser les bras…?!
(« Ils ont voulu te Tuer, est ce que tu te rappelles… ?
Chcieli Cié zabic – czy pamiétasz… ?! »****)
Oui, je me le rappelle bien.
Une autre Femme dira à une autre :
- « Et quand on te Violait, tu te souviens… ? »
« Rappelles-toi, comme on t’a forcé à renoncer ton humanité, et à survivre parmi eux – les mêmes qui se plaignent aujourd’hui… ? »

Moi – qui ne suis plus une Femme mais une Witch – je ris.
Je rirai encore et mon rire sera sans fin, sans frontière, sans arrêt – mon rire – d’eux.
Et vous… ?

***

Combien ils sont petits et méprisables.
D’avoir indécence de se regretter eux-mêmes – avec tout ce qu’ils peuvent, les chemins ouverts devant eux et les yeux fermés dans leurs crânes bourrées par la résignation.
Indécents… ?
…Oui…, car combien l’est – se regretter soi-même quand on a les Droits Fondamentaux.
…QUAND – ON – LES – A… ! – les mêmes moments où les gens se noient dans la mer et quand on les noie sur vos rues, tel Big Brother en direct devant vos yeux.
Et quand ça – ne vous rend pas malheureux ni à un point.

***

…Ce qui est apte de nous faire souffrir dépend de ce combien nous savons déjà que nous avons passé et vaincu.
Pour certains ce ne sera qu’un grain de sable dans la chaussure bien polie – pour l’autre, seulement l’Avilissement, le Viol, la Massacre d’Âme ou… la Mort.
- « Ayez la décence de vous retirer de mon champ si vous êtes ces premiers » – dit LILITH, dit Witch, dit Sorcière. – « Sinon, je frapperai fort : trop fort pour ne pas écraser vos images hypocrites sur vos murs bien lis, cassables comme… vous l’êtes ».

BALLADYNA DE TEMPÊTE / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, 21-22 DÉC. 2012
____________________________

* Les fragments cités dans l’article appartiennent au texte de Laurence Loutre-Barbier « Ressac » (extrait) ; (http://loutrebarbier.blog.free.fr/index.php?post/ressac-%28extrait%29)
** Ibid.
*** Ibid.
**** « Ils ont voulu te Tuer, est ce que tu te rappelles… ? » – fragment du texte de l’auteure, d’un essai du chant pour la musique de Artycha (Janusz Boczka-Jade).

« FRANCHIR LES MURS DE VERRE ».
LES MOTS COMME ARME

/Le texte diffusé ici était écrit et destiné pour le journal « France NET Infos ». Sa publication ne pouvant pas s’effectuer jusqu’à ce moment suite des problèmes techniques, je l’édite sur ces pages/.

« Pays de lettres, la France d’aujourd’hui gravite autour d’une actualité politique sans grand intérêt, noyée dans une relative médiocrité sur le plan des idées » – tels sont les premiers mots du « Manifeste Universel pour la Démocratie Citoyenne », qui viennent de sortir chez « Editions Men3 » (« Maison d’édition nouvelle génération »).
Le « Manifeste », dans lequel on peut lire comme les mots de prologue, que « La démocratie du XXI siècle sera citoyenne ou ne sera pas », est un préambule à l’ensemble des quatre ouvrages : essais intitulés « Franchir les Murs de Verre ».

Franchir les Murs de Verre

À l’opposé de la servitude et de la lâcheté

- J’utilise les mots comme arme, bras de leviers et matériaux pour construire les fondations d’un nouveau socle sociétal que je juge impérieux – dit Monthome, l’auteur des ouvrages. – Je n’agis pas en faveur d’intérêts personnels, des contemporains suiveurs, des collaborants, des poco* et autres servants du système (pour lesquels, je suis d’accord, on devrait appliquer un minimum de réciprocité à titre de leçon d’humanité) mais pour orienter vers le discernement et le challenge personnel menant à l’opposé de la servitude et de la lâcheté, c’est-à-dire vers l’aboutissement de soi.
Sur cette base – est né le livre.
Le but de cet article n’est pourtant pas de présenter le livre entier, mais – à l’occasion de « Opus 1 » de l’ouvrage (intitulé : « Comment le système détourne l’esprit de la démocratie ») parler de la conscience des individus et de la société : la conscience qui d’une part – semble honorablement devenir de plus en plus générale, mais qui en même temps laisse toujours s’escroquer et de se duper par certaines sociotechniques usitées par les pouvoirs politiques, certaines manipulations dialectiques et les eristic operations.
Mais d’abord, la note de quelques points du « Manifeste » – introduction aux ouvrages – qui méritent la considération. Voilà quelles sont les propositions évoquées par l’auteur, pour que la société du XXI siècle puisse exister basée sur le fondement juste et sans abus multiples.
Pour que les pouvoirs politiques ne puissent plus abuser de personne, Monthome propose les règles des :

Inversion des pouvoirs, différenciation, horizontalité, possibilité de choix.

- « Tous les acteurs mandatés du système (élus, politiques, technocrates, fonctionnaires, agents…) ont l’obligation de se soumettre à la surveillance des citoyens (et non le contraire) » – on lit dans l’ouvrage.
Et aussi, toute personne « doit pouvoir profiter d’un maximum d’équité, de légitimité, de respect, d’écoute et de transparence en provenance du régime et du système en place, dès lors que celui-ci agit dans le respect des valeurs de la démocratie ».
« Quiconque produit de la critique, de la manipulation, du pouvoir, de la prédation, du rapport de force, de la contrainte, des actes répréhensibles, peut et doit être impliqué dans un processus de réciprocité à son encontre. La réciprocité appliquée de manière légale ou légitime doit s’apprécier comme une forme équitable de contre-mesure, ou de contre-pouvoir, destinée à rééquilibrer les situations de rapport de force, de domination de l’homme sur l’homme et/ou de soumission dans un cadre de hiérarchie verticale. Tout citoyen adulte et abouti doit ainsi pouvoir sortir du cadre de la tutelle, de l’autorité et de la hiérarchie imposée en privilégiant, à la place, le recours constant à des règles d’horizontalité ».
« Toute loi, réforme, mesure, offre politique et publique, doit être obligatoirement conjuguée au pluriel avec a minima 1 ou 2 possibilités alternatives de choix ou d’options, sous réserve d’application du principe de réciprocité. En démocratie, la liberté de choix devient la pierre angulaire de toutes les autres formes naturelles d’expression et de libertés individuelles ».
Le dernier principe de Monthome, que j’évoque à l’occasion de cet article, est celui du

Non au monopole du pouvoir

- « Tout régime politique, parti en place et naturellement ses représentants, n’ont plus aucun monopole de pouvoir, ni rente de situation, ni possibilité de carriérisme dans la représentation » – affirme le nouvel auteur.

Changer l’ordre de ce monde

Tout cela – ainsi les principes eux-mêmes que le fait d’avoir écrit cet ouvrage complet – est remarquable et mérite l’attention, autant plus grande que c’est depuis pas longtemps que la réflexion sur le système et les rouages des régimes politiques est devenue un sujet sur lequel il est admis de discuter en forme des livres aux citoyens engagés, qui en plus s’y mettraient avec la claire intention et la conscience qu’il est possible de changer l’ordre de ce monde. Et quand je dis admis, je veux dire admis réellement, et pas exclusivement en théorie, et admis aux membres de la société eux-mêmes (jusqu’à il n’y a pas longtemps, le droit, le pouvoir de définir et de nommer certaines choses, de proposer les idées et de formuler les conclusions – en bref : faire la description écrite de la réalité et de s’autoriser à exposer les résolutions en forme d’un essai ou un livre imprimé – était réservé soit aux certains individus homologués, soit… exactement à ceux qui contrôlaient le système.
Le titre de l’Opus 1 de l’ouvrage « Franchir les Murs de Verre » : « Comment le système détourne l’esprit de la démocratie » est pourtant symbolique pour qu’on puisse se rendre compte de ce changement, en laissant deviner que le temps où seulement certains avaient le droit à la voix, est irrévocablement passé.
La pensée nouvelle alors. Et les nouveaux auteurs, qui n’hésitent pas de faire décoller leur pensée et de voler jusqu’aux territoires où le faire… exige le courage.
Et pourtant…
Même chez les auteurs les plus conscients il reste, que leur pensée est formée par
certaines croyances, convictions et certitudes, celles qui – considérées pendant toute la vie des auteurs comme les vérités incontestables – n’arrivent toujours pas à trouver de leur place parmi les dogmes à changer.
Les auteurs eux-mêmes n’ont pas d’idée de les contester : car comment contester ce qui était normal et qui – toujours pour eux et leur semblables – faisait la partie de la réalité : la partie qu’ils considéraient comme innée ?
Les nations. Les frontières des pays. Le monde dans lequel c’est une autorisation extérieure, des pouvoirs quelconques, un papier – qui statuent si on est citoyen ou pas, humain – ou pas. Le monde dans lequel le travail pour l’autre – celui qui possède le capital – est le moyen puissant de l’avilissement de l’autre : celui qui n’a pas droit à la citoyenneté, celui qui n’appartient pas.
Ce monde-là – malgré tous les efforts des gouvernements pour arrêter le processus – est en train de se dévaloriser, et ses principes – lentement mais irrévocablement commencent faire la partie du passé.
L’auteur du Manifeste et des quatre ouvrages nous parle cependant sur le changement toujours en considérant ces entités : nation, l’État, la société (seulement de ceux qui y appartiennent, de ceux qui ont une autorisation…) – pour innées et fondamentales.

Paradoxe des exclusions invisibles

Et pourtant, aujourd’hui, si on parle de tels sujets comme la nation, les droits égaux pour les citoyens, on ne peut pas de le faire sans se poser la question sur qui et quoi réellement on parle, vu qu’il y a les pays sur cette terre, où pour les citoyens – donc humains – sont considérés que 3/4 de tous les individus qui normalement devraient en avoir droit : car de ce que je sais le droit à être humain, cela se doit à chacun.
On arrive ici au paradoxe qui définit tout le mécanisme de l’invisibilité des exclusions.
Le clou… ? De toutes les exclusions, les auteurs qui veulent s’en opposer, parlent ayant cependant déjà certaines exclusions codées dans la tête, comme l’état des choses indiscutable.
Et, de l’autre côté, on s’en fiche des exclus, n’est ce pas… ?
Le motif d’écrire, et le sujet qui semble d’être un des plus importants de l’ouvrage de Monthome, était pourtant réfléchir sur ce comment construire la société égalitaire, dans lequel chacun citoyen serait en certain sens égal à l’autre.
Malheureusement, dans cet ouvrage, comme dans beaucoup d’autres, chacun – signifie encore toujours appartenant à la « nation ».
La démocratie – et la vie digne tout court – est donc toujours encore prévue pour seulement certains qui vivent sur un territoire de la terre : seulement, on ne peut pas ne pas se demander, quoi se passerait avec ceux, qui pour les citoyens – dont pour les humains – ne sont pas considérés par nos organes politiques rétrogrades?
Les « nations » : elles sont en train de disparaître, les messieurs. Au moins dans le sens dans lequel on les apercevait avant.
Le mot pays, et les pays eux-mêmes – sont en train de changer leur définition.
Et les structures d’État… ?
De quoi on parle… ? Il est très probable que les États, comme on les comprend aujourd’hui, bientôt n’existeront pas… !

Être respecté – seulement entre ses frontières.
Mais où sont-elles… ?

- « Tout citoyen disposant de l’esprit de démocratie est un personnage respectable au sein de son pays et dans la cité devant bénéficier d’une différenciation légitime des cas et des situations » – insiste Monthome. – « Il doit pouvoir profiter d’un maximum d’équité, de légitimité, de respect, d’écoute et de transparence en provenance du régime et du système en place, dès lors que celui-ci agit dans le respect des valeurs de la démocratie ».
Il n’est pas sans sens de dire, qu’aussi ce principe, autant longtemps qu’on restera à l’idéologie du pays comme à la base de la pensée politique, fera que la différenciation entre les êtres humains s’effectuera également fondée sur ce même axiome – et que la réalité confirmera qu’il sera possible d’être respecté seulement au sein de son pays.
Le principe de la différenciation est un principe très noble – mais il faut se rendre compte que d’un côté indiscutable, de l’autre côté, aujourd’hui il est justement ce principe que les pouvoirs utilisent très bien comme prétexte pour différencier certaines personnes en vue de les discriminer. Ces personnes sont ceux qu’on nomme aujourd’hui les « SANS PAPIERS » et dont les systèmes politiques exterminent sans pitié, sans pardon, et sans que quiconque crie qu’il s’agit ici d’une tuerie moderne et universelle, dont l’exercice à la façon camouflée, sans se salir les mains, est propre à notre culture qui depuis la II guerre a bien avancée.

Société globale… ? Comme si rien n’était

La réalité politique et sociale est une lutte sans fin – entre ce qui pourra être admis et reconnu par la loi comme le changement – et ce qui ne sera pas admis et reconnu suffisamment vite car autant veulent les gouvernements niant l’existence de la réelle transformation sociétale.
La transformation actuelle, dont je voulais parler dans ce texte – celle qui s’effectue depuis les décennies, et dont non-reconnaissance et non-admission par les pouvoirs politiques a pu donner déjà les millions des tragédies des individus, les innombrables suicides, les cas de folie, les délires des désespérés, les psychoses et le démantèlement de cerveaux, des corps et d’âmes – est la disparition des frontières : d’abord des contrés, ensuite des pays, jusqu’à celles des continents.
Les processus et les changements de la réalité de ce monde sont beaucoup plus promptes, et même, ils ont la forme beaucoup plus violente que les transformations que pourrait s’imaginer (et surtout les autoriser) le cerveaux humain.
Pourquoi j’ai utilisé le mot autoriser, et pourquoi j’ai mentionné la difficulté… ?
Et bien, parce que ces dits changements vont souvent au contraire des habitudes (on sait comment difficile est pour certains de s’en débarrasser) et au contraire de ce qui arrange le statistique citoyen né dans un pays, ainsi que les gouvernements et les pouvoirs.
« Le monde se rétrécit…! » Il n’y a plus de possibilité de nier ce fait, ainsi que plus de raison d’arrêter un individu né en Burkina Faso qui veut chercher son bonheur en Espagne ou au Macau… !
Plus de possibilité… ? Au moins, il le semblerait.
Il n’y a pas de raison : de dire à une personne née en Éthiopie : « Tu ne NOUS appartiens pas » si elle vient en France, comme il n’y a pas de raison de dire le même à un Français qui irait en Guadeloupe, Tunisie, New York ou Allemagne.
La société est en train de devenir une société globale : celle de la Terre – et les auteurs des essais politiques quant à ce sujet toujours encore font ambuler leur pensée dans l’ancien régime même s’ils essayent de donner l’impression de prôner le progrès.
Comme on dit, certains faits sont inimaginables. Même quand ils existent. Et le cerveau fait tout pour penser comme si rien n’était.

BALLADYNA DE TEMPÊTE

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* poco – individus politiquement corrects.
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« Franchir les Murs de Verre » et le Manifeste « Pour un XXIe siècle évolutionnaire »
Auteur : MONTHOME
Editions Men3 – Maison d’édition nouvelle génération
Livre et les séquences sont à télécharger en lecture gratuite sur : http://www.men3.fr/.