FEU

 

…Je restais en silence.
Je ne peux plus empathier avec personne.
Pas ici, par sur ce monde.
Ça date depuis qu’on m’a fait comprendre – que les cruautés et les actes de sadisme infligés à vivre par un gouvernement à une personne peuvent être pires que la simple mort.
Combien des fois, le passé – j’appelais la mort – « vienne… ! »
…Je ne continuerai pas ici de cette pensée : lynchée par la populace j’étais déjà et il me servirait à rien un lynche supplémentaire.
Pourtant…
Il est une chose très grande à dire.
Une chose monstrueuse dans sa vérité.
Une chose.

…Avec l’horreur, je me rends compte – qu’ainsi les faits comme l’existence des perversités et des traitements sadiques des Witches par un gouvernement & les institutions patriarcales internationales – que les faits comme celui qui a eu lieu hier soir…
Sont étroitement liés.
Comme liés par un fil du fer.
Un fil no-breakable.

 

***

 

Les individus qui ont massacré hier une centaine des personnes à Paris ne l’ont pas fait parce que « I’m frustrated with my life, I don’t like you, I’ll shoot you », comme le faisaient ceux qui – portés par la rage contre l’injustice sociale et contre leur propre abaissement – brûlaient il y a certain temps les voitures.
Au moins deux de ces individus ont fait ce qu’ils ont fait pour baiser les vierges au paradis – et pour permettre à ceux qui les ont entraînés, préparés – mentalement, psychologiquement, physiquement – d’avancer dans leur action de prise du pouvoir sur un peuple obéissant, endoctriné, assoupi et « qui ne s’attend de rien », avec son président compris (quant au peuple, je suis sûre de ce que je dis – mais quant à président, les mots peuvent être traités comme une ironie : le président « sait », mais s’en fiche sincèrement car perdre une centaine ou quelques milles des êtres humains signifie rien en comparaison avec le but précis qu’il a à atteindre. La viande pour le canon n’est que de la viande : et c’est la phrase importante dont l’importance je vais répéter dans plusieurs textes, aussi à premier coup d’œil restant pas en rapport – et qui concerneront pourtant, eux tous, toutes les « victimes » du système où « l’autre » ne peut faire que ce rôle-là.
Le rôle de – la viande).

 

LES AGRESSEURS

Hier dans la télé publique et contrôlée par le gouvernement – que j’ai eu à regarder exceptionnellement – étrangement, au cours de tout le reportage des lieux des crimes – AUCUN journaliste, AUCUN reporter – ne tente d’effleurer ni par une seconde du sujet « QUI SONT LES AGRESSEURS ».
Les simples mots : « hommes » se répétaient à chaque fois quand il n’y avait plus de la façon de glisser par ce point pour passer à l’autre : c’est à dire celui des victimes et de ce qu’on voit autour.
Cela est une chose qui n’arrive jamais dans les relations des lieux des crimes, autant plus quand il s’agit des massacres massives. Devrais-je m’étonner « pourquoi » le sujet a été continuellement « overlooked », pourquoi aucun journaliste n’a eu de réflexe de toucher cette question – ce qui devrait se faire spontanément pendant un longue reportage…?

Par contre, dans le programme, on a le président.
Dans les conditions normales ce serait naturel – mais là, il s’agit du même président dont le gouvernement, suite d’un processus-éclair comme un Blitzkrieg, a « invité » en pratique les tueurs en France – et qui n’a pas de la honte de se montrer une fois de plus dans le rôle de « l’autorité » – ici attristée, et qui – comme la tradition le veut – ne prend d’aucune responsabilité pour ses décisions précédentes et ses propres actions.
Il fait un speech pendant lequel les spécialistes de la télé montrent au peuple les grandes lettres s’affichant sur l’écran – et dans lesquels les mots « INSTRUCTIONS » et « LES AUTORITÉS » sont les mots principaux.
(Serais-je la seule ici pour laquelle le mot « autorité », employé aujourd’hui encore par le gouvernement et les pouvoirs politiques, qui de la dite « autorité »… ne possèdent plus, et qui durant des années entières réalisaient l’œuvre de « renforcement du système patriarcal en train de s’écrouler », par l’élément musulman amené des cultures de l’appropriation des certainEs êtres humainEs par les autres – est un mot risible et engendrant la réaction de la révolte… ?
Le lien entre ce qui se trouve écrit en haut et le massacre de hier –
est-il vraiment jusqu’au ce point inapercevable… ?!)

La politique de « renforcement du système patriarcal se trouvant en décline » par les pouvoirs patriarcaux toujours en place en France est la chose claire et visible sans besoin d’utiliser des lunettes ou d’une loupe. Les barbus mentaux se maintenant au gouvernail ont une réelle peur des « facteurs féministes » et de la transformation sociétale en cours, dont ils sont conscients – et qui mène à l’égalisation des « forces » et des pouvoirs de tous les êtres humains – donc à la perte du pouvoir par eux-mêmes. Si on n’est pas conscient de cela – et si on ne se rende pas de compte quel « choc » et quelle perte de la valeur attribuée à eux-mêmes par les hommes au pouvoir, s’associent avec la transformation de la société dans laquelle les « valeurs familiaux » et le contrôle des « familles » (mieux lire : des femmes) par le gouvernement ne seront plus une arme de ce dernier – on ne peut effectivement pas voir du lien dont je parle dans le précédent paragraphe.

L’imagination d’une folle féministe… ?
C’est le gouvernement, qui est fou et qui il y a quelques années – étrangement et précisément aux mêmes moments où les mouvements féministes les plus inattendus ont commencé à réclamer les droits des femmes – a commencé de sa part à « renforcer » sa politique pro-familiale par afficher les mots de bienvenu pour toutes les « familles » avec les femmes aux têtes voilées et pour les « couples » composés en style « mâle et quatre femelles ».

La réalité dans laquelle tout, ABSOLUMENT TOUT – était mis en dépendance des forces décisives des hommes – des pouvoirs patriarcaux, religieux et ensuite pouvoirs politiques des pays – est une réalité que ce monde subit depuis les époques, il ne se rappelle même pas d’une autre et ne veut pas de l’imaginer. Peut-on s’étonner que – suite de la naissance des plusieurs mouvements féministes, beaucoup plus qu’avant et beaucoup plus dynamiques que c’était dans le passé – le pouvoir patriarcal des porcs orwelliens a réagi par une vraie hystérie et affolement, et – comme voir un barbu religieux en puissance est toujours meilleur que voir une femme européenne qui tout à coup se sente « valide indépendamment de l’avis de l’homme » – a commencé de remplir les rues de la capitale et les logements sociaux par un « allié venu des régions où la religion du pouvoir masculin » est la plus puissante… ?

Amenez-les encore, monsieur le président… ! Amenez les criminels de sharia, qui n’est pas elle-même très éloignée de votre human législation, amenez-les bien entraînés et bien préparés à la guerre contre tous et surtout toutes les insurgées qui se révoltent pour leur liberté en Europe, cette liberté ne pouvant s’exercer que si on finira avec un système gouvernemental et patriarcal, amenez-les bien barbus ou avec les barbes astucieusement rasées, amenez les, favorisez les « familles » à plein d’enfants et les personnes qui – comme la religion le veut – ne font que de se reproduire, subventionnez – comme vous le faites – leurs institutions religieuses, leurs instituts « de la culture » antiféministe et les mosquées…!
Amenez-les… !
…Jusqu’où les mots de l’artiste qui m’a dit de devoir bientôt quitter son atelier et son appartement à Bercy suite de – un exemple parmi pleins d’autres – passer chaque jour parmi les musulmans barbus qui la toisent des regards louches, et après protester contre le voilage des fillettes de trouver les couteaux ensanglantés sur son essuie-pieds devant la porte, ne devront être les mots de tous et toutes, amenez-les : pendant que vous continuez de discriminer au pays les femmes de l’Europe, amenez les musulmans – et dans la télé nationale, continuez à vous présenter comme une « autorité » qui fera une bonne impression après les massacres… !

Dans tous les cas, toujours ce seront « ceux du Bataclan » – qui le payeront*.
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B-WITCH ¥, PARIS – 14 NOVEMBRE 2015.
Photography: THÉÂTRE DE RÉVOLTE.
* …Dit aussi clairement par A. Mickiewicz dans sa « Reduta Ordona », déjà en 1832… (www.facebook.com/balladyna.detempete/posts/526858270814076).
NOTE À L’ARTICLE: la critique de l’islamisation / musulmanisation flagrante du pays européen, autant qu’une démarche antiféministe et la tentative de “sauver le pouvoir des hommes” par… “équilibrer” les forces qui commençaient de ne plus être “avantageuses”, n’a rien à voir avec le thème de l’accueil des migrants-réfugié(e)s de la guerre en Syrie. L’islamisation et le retour à la soi-disant “culture” patriarcale (musulmanisation / religialisation) des grands territoires de Paris – comme les parcs des logements sociaux de la Cour Saint-Émilion près de Bercy ou les rues des prières parmi les boucheries musulmanes à Barbès – continuant depuis beaucoup plus longtemps que la date de l’arrivage des premiers réfugié(e)s.

B-WITCH IN THE WITCHLAND

PROLOGUE PRÉCÉDANT LA DESCRIPTION HISTORIQUE DU CHEMIN DE LA SORCIÈRE (SORCIÈRE : LA CRÉATURE (1) NÉE AUTANT QUE « FEMME » DONC AYANT UN CORPS FÉMININ, (2) EN MÊME TEMPS ÉTRANGÈRE (3) ET N’AYANT PAS DE LA « VOCATION » DE LA SOUMISSION, NI NE DONNANT PAS DE SON ACCORD À SE VOIR ASSUJETTIE AUX TENTATIVES GOUVERNEMENTALES DE L’APPROPRIATION PAR UN/LES HOMME(S) AUTANT QUE « ÉPOUSE (DE XYZ) » OU… PUTE (DE TOUS) – FIN DE LA DÉFINITION ABRÉGÉE) …PAR LA RÉALITÉ ORGANISÉE & MANIPULÉE PAR LES POUVOIRS PATRIARCALES & ANTIFÉMINISTES DANS UN PAYS EUROPÉEN SE DISANT « MODERNE » ET « DÉVELOPPÉ ». (LETTRE À PASCAL ROUCOUR DELARGE. FRAGMENT – 10.11.2015).

« La droite soutient l’appropriation des femmes (épouses ou filles) par les hommes dans la sphère privée, au sein du foyer, tandis que la gauche défend l’appropriation sexuelle des femmes par les hommes au niveau collectif, à l’extérieur du foyer, dans la sphère publique, y compris dans la pornographie et la prostitution ».
(…). « Les personnes qui se préoccupent de la justice et qui veulent trouver une issue à la culture porno doivent agir et penser de façon à déplaire à toute sorte de groupes qui haïssent les femmes »…! ¥
(Pascal Roucour Delarge / R.W. : « DES QUALITES DE LA GAUCHE ET DU FEMINISME, face à des manifestations réactionnaires et fascistes »).

Bonjour PASCAL
Je me suis vue taguée dans la note « DES QUALITES DE LA GAUCHE ET DU FEMINISME, face à des manifestations réactionnaires et fascistes » et je la vois (…) complexe (…).
Je suis une ennemie déclarée de l’islam – comme je suis ennemie du chaque système venant du passé, dans lequel les hommes faisaient tout en organisant une réalité légitimant et statuant l’esclavage des femmes – donc voilà pourquoi il m’est difficile de m’identifier avec le début de cet article – qui mentionne côté à côté l’islam et les immigrés… (je suis immigrée, moi… et antireligieuse). Par contre, la suite – pas celle de Jean-François Kahn, mais de « R.W. » est tout ce que je pense aussi: plus même – étant par tout mon âme une créature (no-more…?) humaine libre, hélas au corps de femme, ayant donc moi-même les expériences horribles, allant jusqu’aux traumatiques, liées avec les tentatives incessantes de la part du gouvernement du pays dans lequel je vis (considéré pour un pays « développé » pourtant) de m’assujettir à ce dont vous écrivez dans votre texte – je pourrais moi-même témoigner ce qui y est écrit et dire : les mots que vous citez, combien ils sont vrais… !

Je peux ajouter même que les tentatives de soumettre les femmes ayant le désir de vivre en liberté (en liberté: signifie donc sans forçage à se soumettre à un “rôle prévu – lire: imposé – par le système patriarcal pour la créature ayant certain genre) – ces tentatives organisées dans le système de l’appropriation des femmes par les hommes – ceux « qui gouvernent » – a lieu pas seulement sur le niveau national – mais concerne également les « organisations » décidant et tranchant sur les lois et leur exécution – notamment les organisations telles que la Cour Européenne.

(Je suis en train d’écrire un texte sur ces faits – en tenant d’y dévoiler le moins possible les faits trop personnels (…), mais en même temps démasquant et parlant fort sur les mensonges et les tricheries (cheating) que le gouvernement de la France utilise pour désorienter les personnes libres du genre féminin, et qui « s’acharnent trop » dans leur désir de la liberté : le terme que tous les « pouvoirs » politiques diffusent aujourd’hui en faisant bien attention que le mot n’ayant rien à voir avec la pratique se fixe dans les têtes des gens autant qu’une conviction sur la réalité, pourtant crée par la simple rhétorique des dits « pouvoirs ». Il me sera difficile de publier ce texte dans « maintenant » (…)).

(…) De l’autre part… vous avez « tombé » exactement aux moments où – depuis quelques jours à peine – je me rêve à commencer une thèse, sur le sujet « Organisation de l’asservissement et du contrôle des femmes par les gouvernements et les pouvoirs patriarcaux des pays contemporains (blocages de l’accès à la liberté personnelle, individuelle, par la « loi », les faux-semblants de la législation, la législation mensongère et désorientante et le forçage des « insoumises à l’appropriation par un homme » à certains actes, les non-exécutions honteuses des paroles avec les sentences des tribunaux compris, les « contrats » rompus et les documents foutus à la poubelle par l’état « de droit » ou plutôt de la « loi de l’homme » (il s’agit bien des documents signées et tamponnés par le gouvernement, les mairies, même par les tribunaux, incitant les personnes à prendre les décisions irréversibles – et dont le même gouvernement, les mairies, le tribunaux rient ensuite d’un rire bas, paillard et grivois), les démarches professionnelles sur le niveau national et européen ayant pour le but les humiliations des Sorcières non-dociles, la manipulation des foules humaines et de leur (in-)conscience, etc…
(…)

Faire un travail de l’écriture dévoilant les mécanismes dont un humain « normal », ne pas concerné par les choses donc inconscient des processus, “ne voit pas” et donc nie – c’est un rêve – que – à la façon telle ou autre – je réaliserai, sauf qu’ils arrivent de me voir morte avant que moi, j’arriVe”.


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BALLADYNA-WITCH, 10 NOVEMBRE 2015 ¥
Photography of the text: THE WITCH IN WITCHLAND
(AUGUST 2015; by C.C.K./camera & B-WITCH/choreography & coloÜr postwork).

PEUT-ÊTRE J'ÉTAIS... (VERSAILLES 2015)
Peut-être j’étais une grande menteuse :
qui par ses mots irresponsables, et pour lesquels les gens en touchés
devaient porter les conséquences, j’envoyais les êtres humains à la mort – ou à un incomparable pire qu’elle… ?
Peut-être, j’étais une créature jetant les mots sur le vent… ?
Ou même (plus horrible mais moins inconscient donc moins plébéien – il en faut quand même certaine intelligence… Mais plus délibérément pervers également) qui jouait avec les paroles – pour se donner un plaisir maladif, comparable avec celui d’un roi ou un gouverneur qui – pour montrer sa soi-disante force, n’étant que celle des millions esclaves aux ordres, rien à voir avec la force de l’âme – de « faire avec les êtres humains tout ce qu’il souhaite »… ?

Peut-être, j’étais un chevalier, XVIII siècle – qui en passant par le chemin sur lequel elle s’est égarée, a violé une fille de la famille inculte, laissant un fruit d’une relation momentanée – une fillette – dans les mains des bouchers monstres… ? Celle-ci, pouvant ensuite que de rêver des chevaux et des chemins ouverts, comme son inconnu père, devenant la cible de la vengeance de la mère sur celui qui a laissé dans son monstrueux ventre l’empoisonnée semence… ?

Peut-être j’étais un homme, grand ou petit intellectuel, ou un garçon issu de l’intelligentia – avec une bonne stratégie dans la vie : mais est ce que également avec la force d’esprit… ? – tombé sur les charmes d’une paysanne, propriétaire terrienne entrée sur le chemin universitaire grâce aux « points de faveur » pour cette classe sociale en époque de socialisme à l’Est – et qui, l’homme sans savoir ce que ce status signifie, sans s’imaginer des gouffres mentaux basiques ni des différences en ce qu’on s’imagine en entendant les mots « la vie », a fait une vraie descente aux enfers en rejoignant la « famille »… ?
L’enfer dans lequel, en s’en sauvant, puisque lui-même libre – il a laissé sa fille… ?
(Encore fil(l)e… !)

…Il y a les simplifications dans les histoires chantées par Szałapak – puisque les filles des riches paysans, nourries et vivant de la graisse de tous les êtres vivants possibles tués pour trouver la tombe dans leur assiette, « elles » aux cerveaux soumis et lavés jusqu’à la sale non-blancheur, ne restent jamais longtemps un bon objet des rêves d’un garçon affamé de la beauté éternelle qui ne se dissolverait pas dans le primitivisme des mots et des actes…

Rude, paysanne, à l’intelligence rampante, momentanément belle et physiquement subtile mais dont l’apparence a suivi très vite la vérité de ce qui était son âme – à l’intérieur répulsif, dévitaillé des corps des animaux abattus depuis son enfance par le père-roi des sorts des êtres animaux, l’exterminateur du vivant…

Le petit grand homme inconscient, un peu poète, un peu guerrier, un leader seulement grâce à la présence de sa sabre, j’ai laissé mon germe dans ce corps monstrueux, encore beau au moment de l’insémination…
– Fallait ne pas te manifester sur mon chemin, la femme… ! Ne me pas tromper par ta beauté mensongère, éphémère car couvrant toute ta laideur intérieure qui a vite sortie, tous tes comportements despicables, toute ta cruauté et ta hideur que ta jeunesse masquait autant… !
La beauté, j’en croyais, j’en cherchais tellement… !
J’ai été trahi… !
Par toi, par tes semblables… !

…Ensuite, j’ai fui vite : car ce qui se manifestait devant mes yeux dépassait le niveau de la monstruosité visuelle que je pourrais survivre sans devenir un fou à lier. À la rude exterminatrice au cerveau féminin de l’esclave à la qualité de la non-existence, maintenant en plus respirant de l’envie de prendre sa revanche sur quoi que ce soit qui aurait le lien avec ma personne sortie vivante – j’ai laissé une fille.
Le fruit de mon aveuglement de quelques années.
C’est elle – qui le payerait.
(Voilà la fille, une troisième fois…)

…Peut-être j’étais un gouverneur à l’immondice incomparable avec tout ce qui peut se concevoir par l’imagination : comme ceux qui gouvernent actuellement en envoyant les créatures vivantes à la mort en silence, arrivant à leurs buts à la façon malhonnête, se cachant derrière les faux-semblants, faisant l’impression généreuse couvrant la médiocrité du caractère et d’esprit…

Peut-être je portais un costume de bourreau de derrière le bureau ; peut-être je prononçais les sentences de la condamnation, en conservant les mots de victoire pour ceux qui me payaient pour que encore je puisse m’amuser, ou qui se plaçaient au-dessus de moi dans la hiérarchie…

Peut-être je maltraitais les enfants, les animaux je jetais dans le feu vivants, ainsi que les Sorcières… J’exterminais les Étrangères, avec mon air bien équilibré d’une autorité puante en diffusant les informations faisant penser les masses naïves que les Sorcières, elles, soient les sources de tous les maux, j’écrivais les lois dont l’état pourri et honteux ne me révoltait guère… au contraire : tout ça m’arrangeait…

Peut-être j’étais une pourriture gouvernementale qui se cachait derrière la fumée des grands et beaux mots : bien sûr les paroles fausses.

Peut-être un organisateur des injustices, des tortures et des affres.

Peut-être un discriminateur – moi-même – refusant aux êtres vivants dans les cages de reconnaître que celles-ci existent et ne soient pas les produits de l’imagination des condamné(e)s à s’y trouver, ni les effets de leurs actions…

Si j’étais une de ces créatures-là, je ne pourrais pas renoncer à payer aujourd’hui pour ce fait avec ma vie entière…

…Peut-être un législateur barbu, moustachu, moche comme ils sont aujourd’hui même si leurs visages désinfectés et leurs bouches lavées par toutes les solutions dentaires blanchissant le mensonge…

Un avocat : celui qui se vende comme une pute avec ce qu’il considère, en mettant en dépendance la vérité de l’endroit où se trouve la pitance…

Peut-être un menteur, une menteuse perverse.

Le signataire des faux paroles…

Peut-être un menteur, une menteuse perverse.
Peut-être un menteur, une menteuse perverse.
Peut-être un menteur, une menteuse perverse.

Peut-être, l’air hautain et niais mais sûr de soi, j’osais de parler de la résilience aux exterminé(e)s, immondément, moi-même vivant une vie sans violations, sans exterminations, sans dangers, sans menaces et sans souffrance… ?

Peut-être c’était une Sorcière : c’est elle – qui m’a maudite – pour mon délit de prononcer les mots indignes à l’instant où elle se trouvait sur le bûcher et où ses cheveux brûlaient… ? Peut-être – en passant près d’elle, les jours entiers, les mois, les années, mon air heureux jusqu’à la bêtise, ne rien sentant moi-même, ne rien sachant, j’ai osé de lui reprocher son air révolté ou torturé, j’ai eu le culot de lui dire que les affres ne sont que la création de son esprit – qu’en vrai, elles sont inexistantes… ?
(Tout ce qu’on n’éprouve soi-même, restera pour toujours inconnu,
faut passer par tout pour en avoir la simple conscience…).

Peut-être, enfin, j’étais une créature féminine – une membre de la foule humaine – qui suivant un ordre barbare, avec la horde des autres enslavés dont la seule existence et l’état de soumission faisaient honte, je me jetais sur les fillettes de mon tribu avec les morceaux de verre cassé et sale, pour les mutiler selon l’ordre de la folie humaine – celui de la tradition patriarcale…

Peut-être j’étais un bastard au gouvernail (encore… !) – et qui, en y utilisant la force de la loi nationale – a refusé à une femme de posséder un couteau, une arme, un quelconque moyen coupant, mitraillant ou explosif quand la guerre explodait – et qui, ensuite, traînait les femmes derrière les chevaux, aux sons des hurlements de ces premières, jusqu’au qu’elles ne respirent plus…
Lui, affamé de voir… !

***

Celui qui renonce de s’imaginer l’éventualité de tout ça, celui qui ne le peut pas, celui en qui tout refuse d’envisager certaines possibilités monstrueuses et difficilement imaginables si on n’avait pas vécu des choses qui semblaient inimaginables avant aussi et que tout « moi » soi-disant logique (car sans savoir suffisant) refuse – est soit un être humain heureux, une énergie jamais passée par les épreuves de l’invivable, jamais impactée par le mal, un être vivant chez lequel les incarnations portant les énergies les plus basses font la domaine du passé très éloigné ou même pas existant…
Soit…
Une autre éventualité : il peut s’agir également d’un être qui – au lieu de se trouver en stade très avancé de l’évolution – demeure honteusement fermé à toute l’information, toute l’intuition, tout le savoir qui dépasse la sphère de « aujourd’hui palpable » – l’inconscient et fuyant tout ce qui pourrait mouvementer son actuelle conscience.

SI LES HORREURS…

Si les horreurs n’étaient pas crées par nous-mêmes – les habitants de la terre – elles n’existeraient pourtant pas…
Au moins pas celles les plus atroces, cruelles, monstrueuses.

– « Par tout ce qui te retrouve dans ta vie – une de tes vies antérieures tu paies » – a dit une incarnation de la pseudo-sainte d’un tableau qui pendant quelques secondes était devenue vivante – et la Witch lui croyait pendant quelques secondes aussi, aujourd’hui elle-même ne sachant plus si donner la foi à ses mots ou si les rejeter devant la Witch-Instance.
– « …Mais aussi, le fait que toujours il y en a sur cette terre les êtres immondes, qui ne refusent jamais des rôles des bourreaux que la vie leur propose – et par lesquels les comptes de la cruauté des incarnations passées des personnes se règlent sans problème – signifie que le monde n’avance pas, ne se magnifie pas, ne devient pas plus beau ni plus grand, depuis les siècles…
L’immondice des humains est toujours présente, jamais finie… »

***

Si les mots de la tête peinte sur la toile et qui s’était animée pour quelques secondes, disaient la vérité… pas comme les mots des humains, les menteurs de cette terre… Il semble que naître enfin autant que la Sorcière On The Earth est une responsabilité pas seulement pour régler les comptes antérieurs, mais pour se battre pour la fin de la spirale de l’ignoble et l’inadmissible.

Se battre pour que l’immondice, la laideur, la cruauté, disparaissent – dans MAINTENANT. MAINTENANT fait le Futur – et en essence… il n’y a pas de la différence entre les deux.

Révolte est une responsabilité donc, une nécessité, une obligation qui toujours donnera à la Witch la Force.
Dans CETTE vie, pour plein des vies.
Jusqu’à la fin de tout déséquilibre, de toute l’injustice et de toute souffrance.

Capture d’écran 2015-09-06 à 23.25.37
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Text: B-WITCH ¥ (OCTOBRE 2015)
Photographies of the text: THE WITCH IN WITCHLAND
(AUGUST 2015; BY C.C.K./camera & B-WITCH/choreography & color postwork).

Si j’avais la quantité de l’argent inépuisable, je créerais une clinique immense – où il s’effectueraient les greffes des pieds, des doigts, des mains, des jambes… !, à tous ceux qui – aujourd’hui rampent dans le métro, en bas, dans la saleté des couloirs, des wagons – et qui la « société », résumée ici aux passagers des trains, traite comme les humains-ordures, une pourriture à oublier, éventuellement à regarder pendant un moment à terre.
Car sinon, qu’est ce qu’il reste… ?
Sinon, il y a l’impuissance.

À tous ceux à qui – souvent vite après leur naissance – leurs bourreaux coupent les parties de leurs corps, pour qu’ils, ensuite, puissent engendrer la pitié par leur seule, déchirante image – et « grâce à ça » – « apporter la monnaie » à ceux à qui il faut – en végétant, en souffrant, dans une humiliation quotidienne et constante.
C’est par créer un corps de mendiant, que tu crées un cerveau de mendiant.
C’est par créer un cerveau de mendiant, que tu crées un corps… qui ne se lève plus.
Voilà une vie horrible, une vie milliard fois pire que la mort toute de suite après la naissance… !
Sans mains, sans pieds, sans jambes – et encore, on leur ordonne à avoir les yeux pour regarder comme les autres les regardent… !
Et « les autres », les humains aussi, les regardent comme « pas les hommes », « pas les femmes ».
(Un moment du choc supplémentaire ici : je viens de réaliser qu’il n’y a pas guère des femmes parmi eux – et de là, la réponse à la question « pourquoi » est simple et s’impose elle-même ;
les bourreaux, qui « équipent » ainsi, par un manque, les « travailleurs-mendiants » futurs, destinent les femmes à un « travail » de tout autre genre, et qui « apporte » sans doute plus.
Aux femmes donc on coupe directement tout leur corps, car jamais plus elles ne pourront le ressentir sans ressentir en même temps d’un traumatisme – ni de trouver d’un lien entre « moi » – l’esprit, l’âme meurtrie, et « ce qui ne l’est pas » – la chair d’esclave. Même ayant leurs deux mains, les deux jambes elles vivent comme si elles ne les avaient pas, en restant les prisonnières, les presque-objets, les handicapées crées par un ordre inconcevable – celui de la marchandise et de l’utilisation des personnes: un ordre du patriarchate).

Donc : si j’avais la quantité de l’argent inépuisable…
Pour toutes les femmes – qu’aujourd’hui on prive des droits, donc celui à la liberté compris : les femmes qui rêveraient de vivre sans homme, de rester libres, sans sociétale contrainte – celles écorchées de leurs âmes, presque sans plus de leurs corps – et qui se présenteraient à ma clinique, sans jambes ou sur leurs propres jambes, sans mains ou avec les mains belles et puissantes – il y aurait de la place.

…Mais si mes moyens n’étaient pas infinis, mais – épuisables… ?
Si je pensais que l’argent que je possède est insuffisant, et que – si je m’engage dans une telle action – à moi-même, un jour, il ne restera rien sur cette terre – qui pourrait me séparer des appropriateurs des vies humaines et de rester pour eux intouchable…? Pendant qu’il faudrait continuer de vivre, sans pitié, sans halte, sans relâche… ? 
…Je pense que je ne me jetterais pas dans l’aventure.
Et voilà la raison (une des nombreuses) de ce que – dans plein des cas – sur le monde, là où il serait bien de FAIRE, sans se soucier des certaines conséquences – il ne se passe exactement rien.
On ne se jette pas dans l’aventure – autant plus si on a eu certaines expériences avec « la société », et les humains, et on sait mieux que bien que penser des autres ce n’est pas mauvais : mais les autres t’enverront à la mort immédiatement si seulement tel sera leur intérêt ou s’ils ressentiront cette chose honteuse qui s’appelle la peur pour leur propre peau devant un maître chien qui leur donnera les ordres.

Il faudrait donc disposer d’une certitude qu’un jour, après les « excès » (!) du rêve sur un monde comme l’on le voudrait – c’est à dire celui où chaque humain aurait au moins le droit à avoir les mains et les jambes – on ne se trouvera pas dans la position de celui/celle qui ne possède plus rien : et donc à qui les bourreaux (qui se manifestent dans la situation en grand nombre) coupent ensuite le cœur et toutes les parties qui en dépendent.

Après, on se met à l’œuvre.
Chaque main greffée, et chaque jambe – serait soumise à un contrôle pour vérifier sa provenance : on prendrait exclusivement les membres des corps donnés – à leur vie – par les personnes aujourd’hui mortes ; le danger d’une marchandise des membres humains devrait être supprimé tout au départ.
Aux personnes avec les mains ou les jambes greffées il faudrait assurer ensuite : la liberté, l’éducation, le Droit à Respiration… L’Accès à une Autre Conscience. Avant tout, il faudra que – au nom de l’immondice de ceux qui « dirigent » ce monde – on ne leur refuse plus des « papiers » DONC des Droits Humains – comme cela a lieu aujourd’hui et partout, et que l’« humanité » docilement seconde.
…Ensuite, il faudrait aussi changer tout le système : pour que – après qu’on a « équipé » aux jambes et aux mains les uns, les bourreaux ne continuent de se prendre aux nouvelles personnes…
 

LA CHOSE FONDAMENTALE

Chaque personne qui recevrait les nouvelles mains, pieds, jambes, signerait également un contrat : une déclaration – qu’optimal il serait que chacun pas seulement « accepterait comme la condition », mais AIT L’ENVIE de la signer après avoir compris une chose dont la logique est simple.

Le contrat serait :
« Après recevoir mon nouveau pied, nouvelle main, nouvelle jambe – jamais, ET JAMAIS : je N’ARRACHERAI, N’ACHETERAI, NE PAIERAI PAS POUR QUE LES AUTRES BOURREAUX L’ARRACHENT, N’AVALERAI PAS, NE MANGERAI PAS, NE VOMIRAI PAS : D’UNE AUTRE JAMBE, DU PIED, D’UNE MAIN, D’UN DOIGT, DU CŒUR, DU VISAGE – D’UNE AUTRE CRÉATURE VIVANTE, D’UN AUTRE ÊTRE, S’IL SOIT HUMAIN OU NON-HUMAIN ».
La logique – comme c’était dit – est simple et une seule : et elle vient du fait que dans l’univers rien ne se perd et tout a sa conséquence.
Quel sens serait donc de donner les mains et les jambes aux personnes à qui on les a arraché et qu’on a écorché, si c’était pour ne rien changer, si ce soit pour faire continuer les mêmes crimes et les mêmes violences… ?
Le monde n’est pas incohérent, il le sait bien et sa sentence est sans équivoque :
autant que la race humaine va couper aux autres les pieds, les mains, déchiqueter leurs corps, arracher les jambes – la race humaine aura : les pieds coupés, les mains tordues, les corps meurtris et mutilés, et arraché – les jambes.


– – – – – – – – 

BALLADYNA-WITCH ¥ / 29-30 JULY 2015, From The Witch’s Exile, France. 
L’info-Vidéo (2008) sur la greffe des mains à un petit garçon de Philadelphie
(au côté gauche de la page, parmi les « Vidéos Société ») : http://tempsreel.nouvelobs.com/libertes-sous-pression/20081209.OBS4657/comment-saisir-la-cour-europeenne-des-droits-de-l-homme.html
Le titre de la Catégorie « ABOLITION DE LA MARCHANDISATION DES CORPS/ÂMES DES TERRIEN(-NES) » est empruntée DE SOLVEIG HALLOIN – créatrice de la page au – presque – même titre (ABOLITION DE LA MARCHANDISATION DES TERRIEN.NES -> http://www.facebook.com/groups/790640794344113). 


« N’ALLONS PAS PLUS LOIN QUE LES FRONTIÈRES DE CE DANS LE CADRE DE QUOI ON A DIT QUE LES CHOSES EXISTENT… ! »

 

Pendant ces derniers jours je suis tombée sur deux exemples des plus évidents et révoltants de ce combien la pensée humaine reste coincée dans certains limites (je peux me permettre de parler de l’espèce comme si je la regardais de l’extérieur car comme la Witch, je n’y appartiens plus) : et jusqu’au quel point – même en faisant l’impression qu’elle cherche de « nouveau » – elle ne dépasse, honteusement pas, de la frontière de ce qui a été « déjà trouvé », « autorisé », « attesté comme une possibilité unique » (et ce par quelle « autorité »… ?), existant.
Même si ce « autorisé et existant » niait tout ce qui est la logique, la dignité de l’autre et de soi-même, le bon sens et une conviction qu’on ne soit pas décérébré, aveugle ou handicapé à l’autre façon.
Cette conscience de la propulsion des humains à vouloir faire exclusivement les « découvertes » de ce qui se trouve déjà découvert, sans dépasser des frontières du « connu » (et surtout sans dépasser des celles de « l’autorisé », car là en plus la punition par les « autorités » et par la foule devient un vrai danger), j’avais déjà – pourquoi alors j’en parle aujourd’hui… ?
Car les exemples de ces derniers jours m’ont fait particulièrement fort penser sur certaines règles – des comportements humains persistants, et qui – hélas – font beaucoup du malheur et de la souffrance. Je pourrais dire même que cette limitation de la pensée – qui en général s’arrête sur les bords de « l’autorisé », du « déjà vécu et déjà connu », n’allant pas plus loin – est une des premières causes du fait que le pourcentage gigantesque de ce monde est en train de vivre la vie atroce, de subir, de s’esclaver, de « servir ».
Mais si seulement ça était la conséquence… !

 

***


Les deux exemples.

Voilà le premier.
« Have you heard the name Erwiana Sulistyaningsih? Her brutal story of torture and abuse at the hands of her employer in Hong Kong shocked the world and showed just how vulnerable domestic workers are to modern slavery ».
(L’histoire en entier est à lire sous ce lien : http://www.walkfree.org/hong-kong-domestic-workers/?utm_source=Subscribers&utm_medium=email&utm_campaign=hong-kong-domestic-workers&utm_content=Erwiana-HK_Petition_Chaser_en_Active_13Feb15).
En réaction et en réponse, l’Association Walk Free – de l’autre part une des plus respectables et nécessaires associations qui existent sur ce shitted monde – déclare :
« No one should suffer as Erwiana did. But the reality is that behind closed doors throughout Hong Kong, one of the wealthiest cities in the world, thousands more domestic workers like Erwiana face the same risks ».
Par conséquent… Voilà ce qu’elle propose :
« Call on the Hong Kong Government to put in place procedures to regulate and monitor placement agencies right now by:
– Establishing a robust, proactive body that monitors, investigates and punishes agencies that charge excessive fees, confiscate passports and encourage underpayment of wages;
– Introducing a government run system for payment of recruitment fees and wages so agencies and employers cannot exploit workers;
– Establishing a body where government, workers and employers agree on recruitment fees, and work towards the international standard of ‘no fee to the employee ».
On dirait que les bons gens qui semblent véritablement croire qu’ils font le grand pas en avant sur le chemin de la libération des personnes de l’esclavage, ont perdu quelque part le discernement : et considèrent que fringuer habillé(e) en un tablier et avec une serpillière dans la main en s’occupant du « bien-être » du « propriétaire » (qui donc – selon toute la logique d’un tel raisonnement – « vaut » mieux et dont le « bien-être » vaut mieux également, que celui de l’esclave enserpilliéré(e) puisque ce premier possède plus d’argent pour payer l’asservissement ici évoqué) – n’est pas un esclavage et que c’est la chose « normale ».
La raison de penser ainsi… ?
Il y a plusieurs – mais celle que « ainsi était depuis toujours » est une des raisons générales.
(Note importante : le fait que j’ai décidé de mettre la lettre « e » entre les parenthèses dans l’exemple en haut, n’est peut-être pas très légitimé : ne pas voir de l’ignominie et de l’abus commis sur les personnes enserpilliérÉes ayant une autre raisons à l’importance monstrueuse. Les personnes enserpilliérÉes de cette société, et de toutes les sociétés de ce shitted monde, sont principalement les femmes.
Et bien, le patriarcat a beaucoup à voir avec la limitation de la pensée sur laquelle parle ce texte, et avec le maintien gouvernemental obstiné de « status quo » chez le peuple.
…Qu’il faut tenir court, donc dont la pensée devrait être tenue court également. D’ailleurs, comment on peut s’en étonner – si même Erwiana elle-même rassure la presse :
« What I hope for together with my fellow domestic workers are just fair and humane treatment and for people to stop treating us like slaves »… ?(!)

 

Capture d’écran 2015-02-16 à 17.43.00recad
L’absurdité numéro 1 : « Help end modern slavery »…
without end modern slavery.
L’image : capture de l’écran du site Walk Free.

 

***

 

« Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce » – dit l’Association L214, et cela est la citation de la « loi » française.
Même donc les défenseurs des animaux – ceux qui s’y battent le plus – n’auraient-ils pas vu de la dialectique rampante de leur propre déclaration… ?
Ne se rendraient-ils pas de compte qu’on a à faire avec une incohérence logique, puisqu’il est certain qu’avoir un « propriétaire », être une « propriété » de quelqu’un – N’EST PAS « un impératif biologique » de quelle que soit l’espèce, quel que soit l’être vivant… ?
Et si on se rend compte de ce fait – la déclaration, qui aurait dû sans doute être sérieuse et noble – ne devient-elle pas simplement risible et insensée… ?

 

Capture d’écran 2015-02-10 à 22.41.48recad
L’absurdité numéro 2 : « Assurer aux êtres sensibles
les conditions compatibles avec les impératifs biologiques
de leur espèce sans assurer aux êtres sensibles
des conditions compatibles avec les impératifs
biologiques de leur espèce ».
ILS SONT FORTS, CEUX-LÀ… !

 

***

 

Ces déclarations et les exemples – d’une limitation de raisonnement sur les choses, et des actes de « rechercher des solutions à… » qui – ne dépassant pas des frontières de ce qui est « l’état établi », mènent souvent aux pseudo-changements hypocrites et aberrants – sont (ce qui est logique mais malheureux) la domaine des associations qui combattent pour les choses valant réellement la peine. Et même – qui, devraient être changées nécessairement et au plus vite pour finir avec certaines ignominies et les crimes restant aujourd’hui légitimés.
C’est normal – car ceux qui ne se battent pas – n’ont même pas de l’intérêt de chercher des solutions ni des moyens de changer quoi que ce soit.

Mais donc : comment ça se fait – que même les associations qui combattent l’extermination animale, ou celles qui luttent pour la liberté des personnes – n’arrivent pas de quitter de la frontière de la pensée, en dehors de laquelle seulement on voit l’hypocrisie et le détournement, voire la risibilité des certains constats… ?
La propulsion conservatrice malgré tout… ?
L’amour immobiliste de la « douceur avant tout, autrement on est en danger et on a peur » … ?
L’aversion pour tout ce qui est radical – même si ce « radical » est une condition incontournable pour que ça puisse être digne et pour que les crimes, la privation des Droits Fondamentaux des certains êtres vivants, et un simple parasitisme sur les vies des certains – puissent voir sa fin… ?

 

LE CERVEAU HUMAIN NE S’AVENTURE PAS PLUS LOIN
QUE CE À QUOI ON L’AIT « HABITUÉ » ET « AUTORISÉ »…

 

Enfin, un cerveau statistique et considéré comme « normal ».
Et cela est un fait honteux.
…Ce son trait caractéristique est très bien profité (car depuis toujours ça paie magnifiquement) par les « autorités » de tous les genres – et surtout gouvernementales.
C’est aussi par ce fait, l’appel : « N’ALLONS PAS PLUS LOIN QUE LES FRONTIÈRES DE CE DONT ON A DIT QUE LES CHOSES EXISTENT… ! » – est le plus humiliant, et témoignant le plus sur la limitation cérébrale de celui qui le suit – qu’on peut s’imaginer.

 

UNE DÉFAILLANCE OF THE BRAIN… ?

 

…Pour la définir une fois plus précisément, on pourrait dire que cette défaillance se résume au fait que les individus de l’espèce humaine – et ce leur partie prédominante, accablante par sa portée – dans leur raisonnement, leur pensée, dans ce qu’ils sont capables de « s’imaginer »… NE DÉPASSENT JAMAIS de la ligne, d’une frontière en-dehors de laquelle il se trouve ce qu’ils « n’ont pas connu déjà précédemment ».
Ou : ils ne dépassent jamais de la ligne, d’une frontière À L’INTÉRIEUR DE LAQUELLE il se trouve ce qu’on leur a montré, manipulé, indiqué, dit, appris.
(L’esclavage est mauvais… ? Créons un « meilleur » esclavage… !
Le système de la Vème république est perverse…? Faisons le VIème, mais aussi république : les mêmes règles, sauf que nous dirions qu’elles soient différentes… !
On harcèle les femmes de ménage…? Créons les beaux « lois » – bien sûr « beaux » seulement prétendument et selon ceux qui utiliseront les femmes-torchons – qui diront qu’il faut pas harceler des femmes de ménage {mais nos cerveaux sont TROP esclavés et emprisonnés pour réagir plutôt par une idée qu’il faut finir avec l’esclavage quel qu’il soit et répondre par donner la raison aux lois fondamentaux de chacun, les lois qui mettraient au clair qu’il est UNE CHOSE INDIGNE de mettre l’autre en asservissement…!}

Certains salauds font le mal aux animaux « possédés », donc – est ce que c’est moi qui fait ici l’erreur logique…? – se trouvant dans la position des OBJETS, des CHOSES…?
Statuons alors – et ce avec tout le sérieux – qu’il faut que dans L’EMPRISONNEMENT ET L’ENCAGEMENT, on procède avec chaque animaux « en accord avec ce qui aille avec la nature de son espèce » {ET « EN ACCORD AVEC CETTE « NATURE », ON CONTINUE DE LES RETENIR EN CAGES, sans le moindre réflexe qui nous ordonnerait de penser sur la perversité, de l’hypocrisie et de l’aberration – la chose toute sauf naturelle – de telle situation…!
Il y a même les véritables dingues – qui se battent pour le « bien-être » soi-disant des animaux dans… les ZOO-s, sans le moindre propos en simultané, que pour qu’un être vivant puisse sentir le bien-être… il ne doit d’abord pas se trouver derrière les barreaux… ! C’est un peu comme si se faire une bataille pour le gavage des oies « humanitaire » et « avec respect pour la psychologie des oiseaux »… en se souciant en même temps de « droit » des gros rustres à se remplir leurs ventres de ces détritus des martyres…}
Les personnes « Sans Papiers » sont exterminées par les noyades dans les mers de tout le monde… ? Crions contre cette extermination et indignons-nous – mais aux mêmes instants, signons une suivante condamnation pour une jeune femme dans la « situation irrégulière » et refusons lui le droit à gagner sa vie : elle ne va sûrement pas ni atterrir dans un bordel, ni au fond de la rivière, comme cet homme que nous avons condamnés il y a quelques jours… !
Etcetera, etcetera, etcetera).
Faisons que ce qui est « autorisé » et « connu ».

Tout ça – en abstrahant de la règle de l’obéissance, qui n’est pas le sujet de ce texte – est l’exemple de la LIMITATION HORRIBLE, VOIRE MONSTRUEUSE, DU CERVEAU HUMAIN.
…Dont la pensée, la soi-disante « réflexion » – évolue toujours dans la fourchette du « déjà existant ».
Rien de nouveau…!

 

CHANGEONS LES CHOSES… !

 

« Changeons les choses… ! », mais : « ce qui a été dit – a été dit », « ce n’est pas à toucher » – c’est à dire, il pourrait sembler que le mot a son poids et ce qui a été statué est considéré par le sujet comme inchangeable.
(On effleure ici le principe du poids immense du mot une fois prononcé, du fait de « nommer » la réalité et les règles – qui transforme cette réalité en l’apprivoisant – http://www.fabula.org/actualites/l-acte-de-nommer-linguistique_19266.php* – et d’une tradition : il est pourtant étrange que dans les situations où de se tenir des règles du « mot sacré » et de l’habitude est désavantageux et ne va pas avec l’intérêt de l’individu, celui-ci dans la plupart des cas n’a d’aucun problème avec oublier le caractère sacrée de la parole… Ce qu’on nomme d’ailleurs la « loi » et les paroles gouvernementales en sont le meilleur exemple).
Il semble alors, paradoxalement, que la limitation de la pensée humaine se limiterait… là où se limite son propre intérêt… ?
L’erreur du raisonnement.
J’ose de penser, que là où il s’agit de l’intérêt propre de l’individu, dans la situation où ce dit intérêt le mènerait à dépasser toutes les règles… il le dépasse, tout simplement – mais il ne s’agit pas du tout de finir avec la limitation de la pensée – mais… de ne plus penser du tout. Le propre intérêt est tellement important, qu’on laisse tomber tout ce qui était la limite, et également cérébrale.
Seulement, ce n’est pas un tel « dés-emprisonnement » (je n’utilise exprès pas ici du mot « libération ») qui devrait intéresser l’humain – au moins celui qui veut enlever ses propres jougs mentaux…
Comment le faire de les enlever alors… ?
Si lui-même s’obstine tellement dans l’habitude de rester « dedans le cercle de la sécurité », et où ce sont « les autres », qui vont « dehors » et plus loin… ?
(Alors, qui… ? Dans une « société » qui ne tarde pas d’envoyer au bûcher ceux et celles qui le font, qui dépassent le « connu » et qui se font les voyages « non-autorisés » sur les terrains inexplorés, cela est une question d’un perverse ou d’un désespéré, on le dirait…
Sauf si la réponse – au moins partielle – ne s’imposerait.
Arrêter de dresser les gens dès qu’ils naissent, et pour que même leur logique et la propension à penser eux-mêmes se trouve en défaillance… ?
Cesser de dresser les « suiveurs », qui dissimuleraient – et ce même par la négation de la simple logique – les erreurs et les immondices du « système » qui lui-même leur a bien infligé la défaillance… ?
Parler aux jeunes gens des certains valeurs… – hélas, ici on tombe sur un grand obstacle, car ces valeurs sont par hasard les mêmes que les gouvernements tiennent au plus fort que les gens ne les apprennent jamais ni n’en entendent jamais.
L’indépendance de la pensée et de la réflexion – qui ne permette pas de se « diriger » par aucun « parce que le monsieur a dit » y serait la première. Avec, au premier rang : le courage, l’intégrité de ce qu’on est et de ce qu’on pense, l’indépendance des appâts financiers et l’insoumission à ceux qui veulent acheter les personnes en brandissant devant leurs yeux des appâts financiers…
Peut-être, une année minimum en solitude complète, en séparation totale du « troupeau » pour chacun – y aussi servirait. Car regarder le « troupeau humain » d’en-dehors, avec toutes ses débilités et les « lois » qui prétendent au « sérieux » – ça enlève le respect pour tout ce qui a été ou serait « écrit » ou « établi », en en quoi les « autorités » quelconques exigeraient qu’on y croie – sauf que l’on y croie vraiment).

 

ALLER PLUS LOIN QUE LES FRONTIÈRES
DE CE DANS LE CADRE DE QUOI ON A DIT QUE LES CHOSES EXISTENT… !

 

La simple logique – si on veut un peu regarder autour – met en évidence le constat suivant:
Les lois et les règles du monde d’avant « nous » ont été crées par le cerveau humain d’avant nous, le cerveau arriéré,
moins développé qu’il est aujourd’hui –
et il est la chose aberrante donc de s’y tenir aujourd’hui.
Et pourtant, le monde – tel un réactionnaire et un lâche – s’en tient convulsivement.
On dirait même qu’il choppe un infarctus à chaque fois où abolir une « loi » immonde menace le bien-être des vieux boucs au gouvernail du bateau. Il semblerait qu’il réagit par une peur bleue toujours où les certaines « règles » – celles dont l’insensité ressemble plutôt à un atavisme que l’autre chose – risquent d’être mises en question ou combattues.

Le système de l’ancien monde a été fondé sur une hypocrisie et les immondices accablantes.

L’hypocrisie et les immondices sur lesquelles, en dépit de la logique – suite de la lâcheté, la soumission et la bêtise des uns, et suite de l’adoration du « status quo » et du « rien ne doit changer – car cela nous sert » des autres – il continue d’être basé.
Les deux exemples donnés dans ce texte, suivis par quelques autres, ne sont que le petit ersatz – des faits découpés de la réalité – de ce qui a le lieu autour.
Partout.
Pour continuer avec les mêmes exemples : ainsi être « propriété » de quelqu’un, que passer sa vie en SERVANT à l’autre avec une serpillière, N’EST PAS un impératif biologique de qui que ce soit ; quel que soit l’espèce, la race, le status – tout court – et ce s’il s’agisse d’un animal, ou s’il s’agisse d’un être humain non plus.
Ceux qui veulent encore penser ainsi se recrutent des mainteneurs de l’ancien système : patriarcal, machiste, prisonnier des animaux et prisonnier des êtres humains, violeur et vendeur des femmes – système de l’exploitation et de la décérébration.
Le système où les plus vieux, moches, repoussants et barbus – trouvaient toujours le moyen pour s’assurer ce qu’ils voulaient.
Au prix des crimes, des violations et des abus.

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BALLADYNA-WITCH ¥ / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE
(Livry-Gargan, February 2015).
Le texte publié simultanément sur: http://balladyna-bloganarchiste.tumblr.com/post/111758276532/nallons-pas-plus-loin-que-les-frontieres-de-ce

* F. de Saussure aurait sans doute beaucoup à en parler… Et surtout sur la différence de la fonction des mots – celle qui est « nommer les choses » – et leur fonction qui peut sembler secondaire en étant en réel la principale – celle de créer la réalité par « combiner plusieurs mots »…
En plus simple – celui qui dicte qu’est ce que ressemble la « réalité », est celui qui les maîtrise le mieux – ou… celui qui les manipule le mieux.
(« The most important function of language does not consist in designating things, but in relating and combining words in different ways »…)

« MOI, QUI N’AVAIS PLUS RIEN À PERDRE, JE CRIAIS D’UNE VOIX FORTE, SÛRE D EMOI: POURQUOI ME FRAPPEZ-VOUS…? J’AI AUSSI LES DROITS…! COMMENT POUVEZ-VOUS VOUS CONTENTER DE VOIR LES GENS MOURIR SANS AGIR…?! »*

I AM THE GODDESS OF HELL FIRE AND I BRING YOU**…

Photographies of the creation: the screenshots from the video-recording of the performance « FIRE…! » (Music: « Fire…! » de Arthur Brown. La Cantada, 5 décembre 2014). As Arthur Brown: Duncan Clarke. Performance du « FIRE… ! » a été liée et consacrée au thème des brûlures des visages des Femmes en Iran, et en protest contre le système patriarcal. Avec les paroles finales et la présentation du livre de Azam Hadj Heydari « Le Prix de rester humain ».

 

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Ça n’aurait pas dû être tout à fait comme ça.
Mais on n’a jamais vraiment travaillé ensemble, tout était fait sans la préparation suffisante, tout a existé plutôt grâce à s’avoir parlé sur les choses que grâce à les avoir testé comme il faut en avance. …Mais qu’est ce que tu fais, Duncan…?! Tu aurais dû menacer avec ton fouet au public – surtout pas à moi, la Witch – et qu’est ce que je vois sur la vidéo…? Et cette corde – qui au cours des quelques minutes a gagné la signification tellement différente que ce dont on parlait…?
M’enrouler dedans et de me libérer.
Dans tous les cas personne ne m’aura sur une laisse…!
…Les effets de faire une performance presque sans la préparation qui l’aurait précédée, si on le fait en duo, sont mortels.
Les gestes, les expressions, les mouvements.
Le sens – qui, lui – se perd…?
Vraiment… ?
La corde, qui devrait servir pour un lien de contact entre la Witch et le personnage au micro – est devenue comme un outil de – on dirait – presque ligotement, les regards menaçants du chanteur – qui me visent soudainement au lieu de viser le public (dansant devant, je m’en rends compte seulement en regardant la vidéo), ainsi que certains objets dans ses mains – sont la source de l’impression évidente: malgré mon non-accord à incarner un personnage féminin contrôlé et encagé, malgré avoir décidé de la chose totalement différente, on a à faire ici avec la description d’un emprisonnement, une métaphore – et une mise en scène spontanée d’un essai de la prise de contrôle sur l’individu féminin qui vole jusqu’aux les points les plus éloignés du centre de la cage.
La Witch – qui se prend sa place dans cette espace minimale, la Witch qui n’hésite pas d’aller jusqu’aux murs de la cave de La Cantada – mais toujours se trouvant sur un fil – est une évidence: tout cela raconte l’univers incarcéré, on est dans une prison.
Je – suis: DANS UNE CAGE…!
– « Virer cette vidéo, virer tout le souvenir de cette satane danse…! La Witch – N’EST PAS D’ACCORD, ON NE L’ENFERMERA JAMAIS PLUS : NI DANS UN IMPOSSIBLE, NI DANS UNE CAGE : AVEC PERSONNE ET NULLE PART…! »

 

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…Et – ici – quelque chose comme la lueur de la conscience.
Serait-ce uninexplicable concours des circonstances: qu’exactement aujourd’hui, le jour de la performance, quelques heures avant et sans planifier (je n’aurais même pas dû être là), je me suis trouvée dans ce lieu, au Boulevard Saint-Michel, Paris – et où j’ai rencontré Nabi Niakan, avec qui nous avons discuté assez longtemps, tout devant le stand avec les photographies des femmes aux visages brûlés par l’acide par les criminels musulmans jouissant des pleins droits de traiter une femme pire qu’on traite un chien… ?
Donc, le droit a l’encager, à la faire souffrir, à transformer son visage en une plaie brûlante.
À taillader son visage, sa dignité, sa vie…?

***

Au cours des dernières semaines, au moins 25 femmes – en Iran seulement – ont été « traitées » par l’acide par leurs bourreaux certains qu’ils sont impunissables.
Et même si c’aurait été une seule…
« Où sont nos visages…?! » – crient les femmes des affiches à Paris.
Elles devraient crier: « Rendez-les nous…! Rendez-les nous, et allez vous pendre… ! Allez – sinon, c’est nous, quo allons maintenant brûler vos vies, vos corps des faiblards frustrés, et vos consciences…! »
Vous allez brûler.
Pas comme vous avez planifié.

***

Moi, qui dans mon autre vie, avant devenir la Witch – ou simplement avant que le processus a été conclu et a pris sa fin – dans toute l’inconscience des crimes commis probablement tout à côté, me promenais joyeusement dans les rues d’Ispahan, la même ville où aujourd’hui on organise les manifestations… Moi, reconduite par la police à Téhéran à leur commissariat, et ce exactement pour un « délit » de porter une bandana qui permettait à s’échapper à quelques mèches trop visibles… Moi, qui malgré voyager pendant la moitié du trip avec les amis-hommes ne trouvais pas d’être une chose normale de ne pas pouvoir prendre de ma liberté de pénétrer seule dans les ruelles qui m’intéressaient… (« Tu es venue là, tu devrais respecter leur culture…! » – m’ont brusqué-t-ils, en lien avec les exigences sexistes de leurs confrères musulmanes, de ne pas me promener seule et de me couvrir jusqu’aux oreilles – en prenant par ceci clairement leur position en ce qui concernait les violations de ma liberté, dans la situation où la leur, puisqu’ils possédaient les corps masculins, ne se trouvait pas en danger. Seriez-vous totalement bourrés, mes prétendus amis…?! Faut savoir faire la différence entre la culture qui ne mettrait pas en question de la dignité et de droit au bonheur de la personne – et celle qui se donne le droit de statuer que la moitié de l’humanité est en réel une caste des sous-humain(e)s, des esclaves asservi(e)s à l’autre sexe…!). Moi verbalisée pendant une visite dans le musée de la civilisation sexiste à la capitale, encore pour avoir porté une manche trop courte : qui dans un 30° environ ou plus ne cachait pas de ma main jusqu’aux doigts…
Et enfin – moi : qui a dû vivre, et ce également par les raisons discriminatives, la discrimination des femmes ayant la soif de la liberté étant incorporée dans le système patriarcal – ici, en France, à Paris – dans une véritable cage suite de mon refus immuable de me voir « attribuée » à un homme, et malgré qu’une fois ils m’ont eue, poussée au bout… ? Ne serait-ce pas pour que aujourd’hui je comprenne une autre enfermée en cage… ?
Ne serait-ce pas – pour que je comprenne : tou(te)s encagé(e)s du monde… ?
ET PAR QUELLE RAISON ÉTRANGE JE DÉBARQUE AUJOURD’HUI ICI, DANS CETTE RUE – ET CE TOUT AVANT LA PERFORMANCE : ET NE SERAIT-CE PAS POUR QU’ELLE BRÛLE… ?

 

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« LE PRIX DE RESTER HUMAIN »

 

« Un témoignage captivant et douloureux sur une des périodes les plus sombres de l’histoire, trouvant de troublants échos avec l’horreur des camps de concentrations nazis » – on a écrit du livre de l’Iranienne Azam Hadj Heydari, résistante contre le régime des religieux et le régime patriarcal tout cour.
Pourchassée par les chiens de Khomeiny, incarcérée pendant les années dans une prison organisée par les gardiens du système, et pendant huit mois enfermée dans une cage, accroupie, aux yeux bandés, elle a échappé la mort, et aussi celle de son âme.
Un témoignage sur une des périodes de l’histoire…?
Les échos troublants avec l’horreur des camps de concentration nazis…?
Seulement les échos…?
De l’histoire – ainsi que des crimes de l’extermination, des morts commis bien sûr sur celles qui depuis les siècles, le début de ce monde, traitaient comme la chose évidente, l’affaire de l’honneur et de la dignité, donc de la survie*** – de ne pas suivre de l’ordre qu’une moitié de l’espèce humaine – celle aux corps du genre masculin – a réussi d’imposer à l’autre – née avec les corps des femmes…?
Les photographies sont atroces. Monstrueuses même, et encore plus s’il existait le mot plus fort.

 

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– « Je veux bien faire comprendre dans quelle famille je suis née et j’ai grandi – écrit Azam Hadj Heydari : dont le livre j’emporte avec moi le jour de la performance. – « Une famille fanatique et religieuse imprégnée de l’idéologie des mollahs, qui n’accorde aux femmes d’aucune valeur et pour qui ces dernières n’ont été crées que pour assouvir les désirs des hommes. Dans cette conception, la femme n’a d’aucune identité. Avant le mariage, elle a l’identité de son père. Après le mariage, celle de son mari. Et même après la mort de ce dernier, elle n’a toujours pas d’identité propre, mais est reconnue à travers un de ses fils dont elle va porter le nom. La femme n’a qu’un rôle : faire la cuisine, la vaisselle, la lessive, tout ce dont l’homme a besoin, lui faire des enfants et les élever. Dans de nombreuses maisons de notre quartier, les hommes n’appelaient pas leur femme par leur prénom, mais par le nom de leur fils, comme par exemple « maman Hassan ». (…) Dans certaines familles, on appelle même la femme par un nom masculin qui est le plus souvent celui d’un enfant mort »****.  
BRÛLE… ! BRÛLE, FIRE… !
« …You’ve been living like a little boy,
in the middle of your little world.
And your mind, your tiny mind,
you know you’ve really been so blind.
Now’s your time burn your mind,
you’re falling far too far behind.
Fire, I’ll take you to burn »…

 

Photo 05-12-2014 14 03 34la1000

 

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* Azam Hadj Heydari: « Le Prix de rester humain »; Jean-Claude GawseWITCH (!) Éditeur, Paris 2010.
** Comp. : http://www.youtube.com/watch?v=NOErZuzZpS8
*** Il y en a encore celles pour qui ces deux – honneur et la dignité – signifient la survie.
**** Ibid (*).

Le stand de Nabi Niakan et de l’Association des Réfugiés Politiques Iraniens en France au Boulevard Saint-Michel à Paris (Place de la Sorbonne) va y rester toute la semaine. Avec la possibilité de signer la pétition contre le régime religieux des mollahs en Iran et d’acheter plusieurs livres traitant des sujets de la domination sexiste dans la culture crée par les religieux, discrimination des femmes et crimes commis sur les « exemplaires non-obéissants », ainsi que sur le régime politique en général.

BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE. 

 

 

FUC(…)ING LES DEPRESSIFS.
NIE ZAMYKAJ OCZU


« I later calculated that all that destruction, and waste of the ressurces (…)
could easily provide (les moyens) for every human need on the planet ».
(Jacque Fresco, dans la vidéo « Question Everything » :
http://youtu.be/Z6xaBYUlDYw).



 

Paris, Gare de l’Est.
Après la minuit. Le temps pour ceux qui aiment le noir, le lieu duquel les bus de la provenance de la capitale partent, les chemins comme les bras de l’étoile, à toutes les villes de banlieue. Le lieu où la fissure entre les sorts des milles des personnes dont les chemins se croisent ici, est visible jusqu’au point qu’on ne peut pas nier de l’ignominie du systèmE.
Ce dont je vais écrire ici, est bien su et connu – tous se sont habitués et tous le vivent sans révolte, bien contents que pas eux – pas aujourd’hui… ? dans la prochaine vie… ? – appartiennent aux condamnés.
Tous voient alors.
Pourtant la juxtaposition des deux mondes est aujourd’hui – et chaque jour – de plus en plus grossière, arrogante, shameless, éhontée.
Les  deux mondes – et les symboles de deux, corps après corps, visage après visage, la puanteur des pieds pas lavés (car où – donc pourquoi…?) depuis plusieurs jours ou peut-être plus que ça – et le parfum qui veut ressembler l’Imperial Majesty.
(Cette question me travaille dans la tête : comment peut-on acheter le parfum pour cents milles d’euros, si on pourrait payer avec la même somme les années de la vie à une personne qui crève aujourd’hui sur un matelas près de l’hôtel, et à laquelle le gouvernement immonde a « interdit » de gagner sa vie – car la peur que la personne puisse enlever du budget national quelques milles d’euros annuels est trop grande… ?
Et bien, il y a la peur. Par exemple, celle ressentie par la femme d’un chef de la grande entreprise, d’un gouverneur ou d’un ministre, qui se sert de cette bouteille qui sent bon, et ayant un bouchon avec un diamant de 5 carats…
Une rareté… !) 

Donc aujourd’hui, je vois tout cela près de la gare.
Tout – se trouve ici.
Peut-être, je le vois juste ce soir, plus fort encore que normalement et plus distinctement, à cause de ce que j’ai vécu la même journée, un peu plus tôt, ou peut-être simplement à cause des panneaux lumineux de l’hôtel à côté duquel je passe en attendant à mon bus, et sur lequel les prix affichés dépassent le revenu mensuel d’un homme absent sur un matelas que je vois posé à quelques pas de la porte.
Peut-être à cause des deux.
Peut-être, aussi, parce que j’ai passé par plusieurs vies, et je sais que dans chacune on veut une seule chose. Cette chose-là s’appelle le bonheur: et je sais également qu’il y a les vies dans lesquelles on ne peut que mépriser l’aveuglerie et la bêtise des humains qui – ayant le droit politiquement accordé au dit bonheur, n’hésitent pas de « donner les conseils » aux exterminés par les pouvoirs politiques avec la lenteur plus encore cruelle que si c’était par une balle envoyée directement au crâne.
Les « conseils », et les sagesses débiles (et oui, un vrai paradoxe linguistique fondé sur antonymie car la chose est tellement incroyable) : en style « Tu vas voir ; tu changeras la façon de penser et de voir le monde – et tout changera ».
« Hop…! », « J’étais exterminé – j’ai changé la façon de le voir, et je ne suis plus, youppiiii… ! » 

 

 

Et oui, les présidents des pays qui discriminent les personnes – cesseront de discriminer les individus.
Les « autorités » qui jouent avec l’humanité des condamnés à la rue – arrêteront de jouer avec les vies.
Les fonctionnaires-chiens, plus zélés que leurs maîtres – vont cesser de déchaîner leur vivacité sur les privés des Human Rights en se payant par ceci leur propre droit indéniable à l’éternelle frustration.
Et toi, avec ton problème DANS TA TÊTE EXCLUSIVEMENT – tu comprendras que ce que tu te sens discriminé… ce n’est qu’une impression, ce n’est pas le fait, ce n’est pas objectif : et tu verras, exterminé – tu ne le seras plus… !
On dit tout cela pendant que c’est toi qui dort sur le matelas sous un hôtel, et pendant que ce sont eux, qui y entrent par la porte… N’est ce pas inadmissible… ? Et la question supplémentaire se pose ici : où l’homme, la femme – en cours de l’évolution qui a pris le tournant tellement honteux – ont perdu la brillance programmée de l’esprit…?
Dis-moi, belle Française (Belge, Italienne, Allemande – dans tous les cas, il ne s’agit pas vraiment de la nationalité, mais du fric sur ton compte – mais vu que les « papiers » possédés conditionnent ton droit à le gagner sur ce monde… la chose est claire et la gestion du nombre des esclaves maintenu parles gouverneurs (et je dis ici sur les esclaves de tous les genres : travaillant, jeté(e)s dehors, poussé(e)s au mariage, sexuel(le)s, etc.) – stable et assurant bien la ressource de tout ce qu’il faut aux gros porcs qui n’arrêtent pas de crier que le système est inchangeable et qu’il faut mettre sous le contrôle les révoltés car ils ne sont que le perdus qui ne savent pas que servir au maître est une seule vocation de l’être humain. 
…Dis-moi, belle Française donc (Belge, Italienne, Allemande) : pourrais-tu t’imaginer toi-même – comme tu le fais aujourd’hui – dans le rôle d’une prophète qui oserait de prôner devant les exterminés de tous les genres tes jugements reluisant de la naïveté – comme celui par exemple « qu’il faut seulement commencer de penser autrement, et hop ! – tout va changer »… ? De heurter leurs oreilles avec les bêtises prononcées sans honte… ? Oserais-tu de le faire – si à part de prononcer ces sagesses douteuses, et à part de t’efforcer à « donner les conseils » à cinq sous à ceux à qui tu n’as pas de droit moral ni éthique de les donner, tu aurais un peu plus de l’imagination et de la souplesse de l’esprit – jusqu’au point d’être capable à te visualiser, toi-même – à la place de ceux à qui tu oses aujourd’hui de parler… ?

 

 

Et si ton imagination était un peu seulement plus développée, tu pourrais t’imaginer peut-être – même si tu n’es pas en mesure de te mettre à la place de l’« autre » aujourd’hui – que dans la prochaine vie – ce sera à toi…?
Le problème, c’est ce qu’ils ne peuvent pas, qu’ils refusent : de s’imaginer.
Simplement ce n’est pas possible, s’est trop dur, et ils n’ont pas de la force.
Ils, elles, s’imaginent seulement ce… qu’ils ne sont pas obligés de « s’imaginer » du tout, car dans tous les cas ils l’ont dans leurs vies. Ils ne sont pas capables donc à supposer qu’il est possible d’avoir les problèmes qui n’auraient pas de leur source « dans la tête » (et, inversement : ils ne s’imaginent pas non plus qu’il est possible de ne pas avoir des problèmes « dans leurs têtes » : ils sont très fragiles et dépensent la grande partie de leur patrimoine pour payer les conseils des spécialistes, qui leur« permettent de se tenir psychologiquement sur la surface »…!
Ils refusent aussi de penser là où pour penser – il faudrait d’abord voir les choses.
– « Ça, c’est dangereux »…!



***


Ily a le refus constant des individus – donc de la société entière – de voir les choses.
Car hélas, si on les voyait – il faudrait arrêter de chanter les joyeuses musiques et les textes des bienheureux : et à se décider à la révolte.
– …Mais pourquoi tu T’ACCROCHES À ÇA…? – demandent, sans rien comprendre, les auteurs des dits textes à l’honneur du bonheur et des songs de la grande prophétie révélant que la vie, si on le veut, peut être belle (et oui: elle le peut – seulement il faudrait agir peut-être, pour qu’elle puisse de l’être pour tous, et pour ceux qui crèvent dans le néant aux mêmes instants où toi, tu chantes tes idioties enfantines, et ceux qui n’ont pas droit à sourire sans avoir mal, et ceux qui n’ont que de se vendre pour ne pas se noyer demain matin ou cette nuit encore, et ceux qui votre gouvernement condamne à un sort de la chair vivante pendant que vous baisez joyeusement les esclaves dans les beaux hôtels, et ceux qui bouffent DE LA MERDE que vous jetez à la poubelle car vous, vous avez les droits et eux – n’ont qu’un éternel « Non ».
Blasphème, swearword sur vos têtes… !
Mais d’abord encore – la honte.

***


– « Et pourquoi tu t’accroches autant à ça…? » – ils et elles continuent de demander.
Ils et elles – ceux et celles qui font les jolis textes, qui de leur part ne font pas avancer de ce monde même s’ils soignent les âmes faibles des riches dépressifs clients des cabinets.
– Tu as besoin de ÇA…? – ils continuent.
Les grands inconscients. Je ne « m’accroche » à rien: je ne suis simplement pas d’accord pour que les uns meurent et les autres vivent en marchant sur leurs cadavres*. Serait-ce jusqu’au tel point difficile à comprendre… ?
Je ne suis simplement pas d’accord pour que les uns aient la vie toute en laideuret la souffrance, et les autres chantent en offrant aux gens une plate supercherie disant que la vie est belle.
Je ne suis simplement pas d’accord – à un tel mensonge.
Je ne suis simplement pas d’accord – à un AUTO-mensonge, exécutée avec telle maestria par les artistes et par les coachs des esprits faibles et incertains.
Je ne suis simplement pas d’accord – pour qu’on appelle les gens à fermer leurs yeux.

 

 


– « Tu ne te donnes pas droit à être heureuse…! » – crient donc les bandes des dépressifs qui se débarrassent de leurs dépressions au prix de la cécité et du lie.
Putain, je suis pourtant capable de ressentir le bonheur – malgré tout…
MALGRÉ – TOUT.
Surtout donc plus capable que ceux qui pour le ressentir doivent se barrer dans un faux paradis des chants sur le bien-être de ce monde.
J’en suis dans l’état, et je n’ai pas des problèmes des êtres égosensibles** : mais je sais aujourd’hui également ce combien facile est devenir écorché du bonheur qu’on a en soi : et comment cruellement ça arrive qu’on nous le vole si le « pouvoir politique » en décide – en tranchant par ceci de l’extermination d’un être humain.
À tous ceux qui osent – ou oseront en avenir, car des inconscients des enjeux politiques et des prôneurs des bontés du système est une armée – de me sortir avec les conclusions gênantes qu’il « faut se donner le droit à… ne pas voir des choses », et que c’est ça, et pas l’action pour les changer, qui serait la condition d’être heureux – à tous ceux qui n’arrêtent, toujours et sans cesse, de juger ceux qui ne restent pas en silence et n’hésitent pas de parler de l’hypocrisie contemporaine – je dis combien ils se trompent.
Je ne m’accroche pas ni à rien : le clou est juste en ce que j’ai vécu plusieurs vies, et (donc) j’arrive à m’imaginer dans les autres.
Il y en a, à qui ce fait dérange, car il n’engendre pas du calme


***


Les prôneurs de la beauté aveugle de la vie poussent pourtant, en ayant peur de tout mais bizarrement pas peur de l’exagération indigeste :
– « Tu vas voir : change ta façon de regarder ce monde et tout changera pour toi… ! » – ils continuent sur leur ligne. Et là, je fais ce qu’on appelle « péter les plombs ».
– « Je ne veux pas que ça « change POUR MOI », mon amétrope… ! Moi, je vais bien, as-tu entendu enfin, toi à qui ton bien-être personnel suffit et t’acalme… ? Je veux que CE MONDE – change : est-ce tellement difficile à cerner, et n’êtes-vous réellement pas aptes à le comprendre ou au moins à le concevoir… ?


 

Vouloir convaincre ce monde que le problème de tous les malheureux de cette terre « ne nous concerne pas », et qu’en plus « il se trouve forcement dans les têtes des personnes », est une chose simplement immonde.
Il est même incroyable de prétendre une chose pareille sans être simultanément gêné par sa propre hypocrisie (le « jeu » en « manque prétendu de la vue »).
Je répète, et répèterai éternellement : si tu as un problème, de ce qu’on nomme le « mal-être », ou le problème de n’importe quel genre, et qui te semble fixé à l’intérieur – il y a toujours une cause extérieure à trouver.
TOUJOURS.
Si tu n’arrives pas de la préciser – tu as effectivement le problème de la conscience.
Une incapacité de trouver la
cause – dans la réalité où tout est comme le mécanisme des toothed wheels – est une pure preuve de ton manque de la perspicacité, de l’aptitude de l’auto-observation, de l’autoréflexion et de l’analyse de toi-même et de ta propre vie.
Et si tu ne trouves pas de la cause de ton « mal-être » dans ta vie elle-même, si tu n’arrives pas à la préciser, peut-être s’est simplement la mauvaise bouffe et le manque de l’activité physique, qui t’alourdissent l’esprit et enlèvent la joie à ton corps : c’est très simple (à ça, on peut aussi chercher de la cause, car ce n’est pas ici que tout commence).

Mais si les « autorités » te prennent tes droits à ÊTRE, simplement, et à respirer, comme le font les autres – tu peux beau de te prétendre un prophète, et de chercher des causes encore : tu ne peux changer rien dans cette réalité dantesque couverte d’une supercherie organisée par les dirigeants ainsi que par le docile peuple.
Là, il restent seulement les bourgeois de la bohème, qui se prétendent les prophètes.
Malheureusement, en ce qui concerne les problèmes politiques et leur impact sur les vies des humains, ce sont eux qui sont le moins informés de tous.


***

 

Il est clair que ceux pour qui le bonheur est lie fermement avec la condition « de ne pas voir », estimeront toujours que puisque tu vois, ne fermes pas des yeux, et tu n’hésites pas à en parler – si ce soit dans ta création ou dans ta vie – tu ne te donnes pas droit à être heureux, heureuse.
Pour être claire : les gens qui ont les problèmes « dans leurs têtes », ne m’intéressent pas et c’est le principe de base.
Ainsi que ceux qui chantent que puisqu’ils peuvent se le permettre, ils ne voient pas des problèmes à l’autre côté du mur, la vie est belle et adorable, faisons donc un suivant chanson.
Leur art ne change de rien, même s’il est fait avec le plus grand talent du monde.
À part de soigner leurs semblables qui peuvent se permettre de vivre leurs dépressions et leurs états à la Prozac, bien sûr – mais ça ne change rien dans la réalité établie : celle de l’extermination des êtres humains, aujourd’hui et tout près : car ici, dans vos rues.

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BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE. PHOTOGRAPHIES: THÉÂTRE DE RÉVOLTE
(1 – « Personnages », 3 & 4 – « Gare De L’Est, Paris ») & LES CAPTURES D’ÉCRAN DE LA VIDÉO
« QUESTION EVERYTHING »/Jacque Fresco (2 & 5).

* La conclusion : « Je ne « m’accroche » à rien: je ne suis simplement pas d’accord pour que les uns meurent et les autres vivent en marchant sur leurs cadavres » a un rapport direct avec les paroles de NICOLE CHARPAIL – comédienne, auteure et créatrice de « Miss GRIFF Association » – qui appelle les participants de ses ateliers du théâtre – eux-mêmes les auteurs : «  TROUVEZ-VOUS quelque chose qui – dans la réalité qui vous entoure – ne vous convienne pas, avec quoi vous n’êtes pasd’accord… ! Il n’est pas possible – d’être d’accord avec tout, avec cette réalité : elle ne laisse pas d’en être d’accord. Donc –TROUVEZ-LE… ! »
Les seuls qui ne le trouvent pas – sont les idiots ou les lâches.
(Les paroles de Nicole Charpail sont ici transcrits et cités à la manière approximative car puisant dans la mémoire).
** L’association des : « égo » et « sensible », signalant une fragilité de l’individu concernant surtout les problèmes liés à son « moi », et sa concentration sur ses propres faiblesses.