LE MONDE DE DERRIÈRE DES BARBELÉS

/REDIFFUSION DU WEBSITE « BALLADYNA / BLOG ANARCHISTE »
http://balladyna-bloganarchiste.tumblr.com
DU 3 OCTOBRE 2013/


image

 

Voilà une histoire oublié il y a longtemps,
mais qui revient maintenant liée au sujet de ce texte.
Il y avait une fois une artiste.
L’artiste qui ne se battait pas, ne se révoltait pas, et qui même les textes de Nietzsche récitait avec une résignation d’une citoyenne en grande dépression habituelle.
Elle disait qu’elle se bat – mais ce n’étaient que les mots, elle disait qu’elle se révolte – mais elle n’y faisait rien, elle disait qu’elle n’accepte pas de ce qui se passe autour, et avec les gens – mais comme autant des autres elle suivait le chemin montré par le pouvoir politique pour elle et ses semblables. Sa voix douce et ralentie, probablement adoucie et ralentie encore en cours des années de domptage des artistes du pays, témoignait l’état de son âme, et sa posture – loin d’être tendue, et plutôt malléable – était une preuve vivante de ce qui se passe avec les êtres humains dans la contrée où ils se trouvent pratiquement forcés – un jour ou l’autre – de se rendre dans les tentacules de l’assistance.
Vivant de l’argent de son compagnon ainsi que de revenu minimal attribué aux ayant droits, elle se sentait assez protégée pour pouvoir se permettre à respirer calmement. S’asseoir dans les cafés et y parler de sa révolte. Boire une boisson offerte et regarder les belles rues par lesquelles il passaient plus malheureux qu’elle. Les SDF-s déshumanisés car sans papiers statuant s’ils sont les humains ou pas du tout. Les jeunes filles à la peau de la rose et avec l’hurlement de l’enfer noir dans l’âme. Les ramasseurs des déchets, désarmés dans leur révolte par un contrat du « travail » pour les sous-hommes, fraîchement sortis de la prison où ils se sont trouvés après avoir volé ce que chacun devrait pouvoir avoir normalement. Les prostituées, les filles vendues une fois, car dans leur cas la loi du pays aussi n’a pas raté de statuer leur statut moins qu’animal, et qui aujourd’hui n’avaient que de continuer de se vendre en sachant que sinon, on les prendrait encore plus violemment : les filles presque au bout du tout, et qui peut-être, demain ou dans une semaine, ne vont plus être là, au moins essayer de ne plus être là, dans tous les cas chercher d’une solution pour partir pour toujours, ne jamais revenir sur la terre.
L’artiste qui raconte son révoltement sourit et on voit qu’elle est sincèrement triste. Sa résignation est maintenant encore plus apparente et elle avale une gorgée de sa boisson délicieuse qui fait tellement du bien à ses nerfs.

– Ah… ! – elle somme tout ce qui a été dit, ce qui se voit autour, elle somme tout ce que la vie est et qu’elle ne devrait pas être malgré tout. – Tout cela n’est pas grave. Dans tous les cas, chacun est un bourreau pour quelqu’un – elle constate avant avaler une gorgée délicieuse de plus.
Ce – n’est – pas – important.
… – Et, tu vois… ? Pour ajouter à tout ça, tu vois ce gosse qui dort le visage collé au trottoir… ?

 

image


***

 

Les gens en France se révoltent.
Ils le disent car ils aiment de le dire.
Ils le disent, ils admirent de le faire, et après… ils mettent leurs ties étranglant leurs cous au matin.
Ils le disent, ils admirent de le faire…
Ils le mentent.

 

***

 

Ceux qui, en avalant leurs gorgées de la boisson délicieuse dans les cafés, disent que dans la vie, on a toujours le choix, ne sont que les shabby creatures et leurs visages nantis, les expressions d’assurance comme celles des mômes de dix ans, stade d’avant même entrer dans la période pré-pubertaire, me font sentir toujours une nausée implacable.
Pourquoi… ?
Parce qu’aujourd’hui, s’ils le disent, ils le font souvent à cinq mètres, pas plus, de ceux qui ne pourront jamais dire de la même chose. Et ils le disent, en les regardant – avec l’arrogance et l’orgueil – ou avec un air simplement et seulement stupide : ce qui est encore le plus acceptable du tout.
Ils n’ont rien vécu, rien vu. Ils se caractérisent aussi par un manque d’imagination atterrissant, et c’est probablement un seul exemple où le manque d’imagination, donc – dans tous les sens – de l’intelligence qui serait développée suffisamment pour comprendre et pour voir les choses de ce monde – fait de l’homme un salaud.
Leur inconscience accablante leur donne le comportement des bobos bien planqués au Canal Saint-Martin et la certitude de leurs jugements fondés sur… rien.
Mais ils s’en réjouissent.
Ils constatent.
Ils se placent plus haut que ceux dont ils parlent comme de la racaille sans droit à exister – ou (encore pire) ayant le droit, bien sûr, comme toute la merde : mais dans tous les cas une merde, merde qu’eux, ils ne pourraient jamais être, car non, ils sont l’autre chose, ils sont nés dans le meilleur, ils sont les hommes pendant que les exterminés par le système meurtrier ne sont que les animaux – et les animaux, ils envoient à l’abattage car comme on sait, tel est leur sort.
Le carnage continue. 
Ils vous parlent avec leurs mines des universitaires et – dirigeables par tout ce qui se nomme « l’autorité », même si elle ne se nomme ainsi qu’elle-même – vous leur croyez.

 

 

UN HOMME TUE UN AUTRE


Dans cette histoire, construite sur la base d’un vécu véritable, mais transformée pour le besoin de ce texte, l’autre, c’est le médecin qui a prescrit à la fille du premier – nota bene, une seule qui s’est sauvée du transport clandestine – une drogue mortifère. Comme on le sait très bien, l’industrie pharmaceutique a très besoin de fleurir, et les médecins le savent aussi.

Si l’homme ainsi que sa fille vivaient dans leur pays, la telle chose n’aurait été jamais arrivé : les médecins ne traiteraient pas d’une humaine comme la chair vivante, ils en auraient plus de respect et surtout plus de la peur des conséquences qui pourraient faire la suite de l’affaire. Mais là, c’est l’autre chose et ni le père, ni la fille, n’ont pas eu de la possibilité de choisir leur docteur.
…Choisir leur docteur… ? Ne pas accepter de quelconque vétérinaire affamé d’expérience… ? Aurais-je bien entendu… ? Le rêve. Ils n’ont même pas eu de la possibilité de ne pas tomber malades, ces deux. Si on verrait les conditions de leur vie… ! 

Une femme – et il est important de dire ici qu’il s’agit d’une femme, puisque déjà ce fait souligne jusqu’à quel point la personne elle-même ne décide pas de ce qui se nomme  les facteurs principaux qui la mettent dans la position défavorisant dans la vie – …donc, une femme hurle chaque jour et chaque nuit sur l’escalier d’un bâtiment hideux. Peut-être, elle hurle car elle est violée, d’un viol bien organisé suite de telle et pas autre répartition des Human Rights qui pour elle n’ont pas été prévus, ou elle hurle car elle se trouve horrifiée par son ravisseur. Le ravisseur peut être, par exemple, un repoussant vieillard, à la compagnie duquel elle se trouve purement et durement condamnée : les pouvoirs du pays l’ont bien organisé également dans ce cas et la loi est parfaitement exécutée pour maintenir la situation jusqu’à amener la personne à la mort.
Elle atterrit peut-être enfin dans un hôpital psychiatrique où elle se sauve ayant un seul rêve: de se libérer de l’accouplement atroce et inimaginable, ou – dans tous les cas – dans les mains des servants du système. En cette façon, la vérité qui pourrait révéler la grave maladie de ce même système, également que la révolte dans l’âme de la personne harcelée jusqu’à l’impossible et inimaginable, sont professionnellement détournées en ridicule par un diagnostique d’un docteur, d’un psy, d’un vétérinaire (lire : d’un pion de complément aux services du status quo).
Ainsi, l’ordre établi est donc sauvé. Il ferait tout pour être sauvé.
Qu’est ce que cela signifie : le prix d’une vie.

Ou, l’autre option de la même histoire :
Une femme – et il est important de dire ici qu’il s’agit d’une femme, puisque déjà ce fait souligne jusqu’à quel point la personne elle-même ne décide pas de ce qui se nomme  les facteurs principaux qui la mettent dans la position défavorisant dans la vie – …donc, une femme hurle chaque jour et chaque nuit sur l’escalier d’un bâtiment hideux.
Peut-être, elle hurle car elle est violée, d’un viol bien organisé suite de telle et pas autre répartition des Human Rights qui pour elle n’ont pas été prévus, ou elle hurle car elle se trouve horrifiée par son ravisseur. Le ravisseur peut être, par exemple, un repoussant vieillard, à la compagnie duquel elle se trouve purement et durement condamnée : les pouvoirs du pays l’ont bien organisé également dans ce cas et la loi est parfaitement exécutée pour maintenir la situation jusqu’à amener la personne à la mort.
Un jour, elle n’en peut plus et elle tue le vieillard avec un grand couteau qu’elle vise exactement dans son ventre.
Elle s’en retenait les mois entiers, peut-être les années, mais elle savait qu’un jour il devra y avoir la fin.
Elle est transportée à la taule et est emprisonnée pour la vie.
Dans cette situation, il n’y a donc même plus besoin des services des psys, des docteurs et des bandes des autres analgésiques ambulants que le gouvernement prévoit pour les humains pour les rendre malléables et ductiles: car la révolte dans l’âme d’un élément potentiellement subversif a été bien maîtrisée, enfermée – et la personne désarmée.
Ainsi, l’ordre établi est donc sauvé. Il ferait tout pour se sauver, on le sait.
Qu’est ce que cela signifie : le prix d’une vie, cent vies, mille vies.


Une fille roumaine vole un portefeuille.
Les hommes les plus respectueux se jettent sur elle en le racontant sur l’internet – en insultant sa provenance, sa race et tout ce qu’elle est.
Avant voler la chose, ce matin, la fille s’imaginait qu’elle n’était pas née comme une MERDE : qu’elle puisse aller à l’école, vivre avec la tête haute et pas la tête sale d’une exclue, chanter pas pour mendier, apprendre, lire, voir le monde autrement… En bref, elle rêvait de pouvoir vivre comme le peuvent ceux qui vont la condamner maintenant.Elle rêvait de ne pas être elle – mais, par exemple, cette belle femme qu’elle a vue un jour dans le métro et qui la regardait curieusement. Ou cette petite fille – portée par une maman française dans une poussette de couleur. Ou – encore mieux – un petit garçon né ici où elle, elle voit sa vie interdite et sabotée. 

Elle rêvait…
…Combien faut-il, de la souffrance – pour atteindre ce point où on rêve de ne pas être soi-même… ?
Revenons à ce matin. Après voler le portefeuille, la fille s’en va très vite et son butin est partagé parmi les hommes cinq fois plus vieux qu’elle. Ensuite, la petite sera violée par un d’eux dans la nuit (la rue est la scène merveilleuse pour ceux qui voudraient écrire un thriller s’ils voulaient s’approfondir là où ils ne s’aventurent jamais).

Un jour, elle n’y sera plus.

Le même matin, une jeune femme sans papiers (« Mais qu’est ce qu’elle fait donc là, chez nous… ! Gare… ! » – hurlent ici les débiles : faisons semblant de ne pas l’entendre) se tue après être forcée à se mettre à nu pour vendre la documentation de sa nudité en images à un photographe plus que salopard. Avant de débarquer dans ses tentacules, le même jour, elle a été harcelée par un autre bastard possédant les papiers, donc les droits à s’approprier qui il veut – à regarder les photographies indigestes faites par lui-même et qui ont détourné les viscères de sa proie.
Les bodys de ses propres esclaves, des personnes qui ne ressemblent même plus des personnes : on dirait plutôt les objets avec les objets dans les culs. Le psyche de la jeune femme n’a pas résisté, elle a été morte longtemps avant qu’elle a donné la mort à son corps.
– « Slaverie est notre loi… ! » – a hurlé le bastard, et après elle n’a pas vu rien de plus. Que le noir.

 

***


Tu sors de chez toi – ton beau échappatoire où tu peux t’éloigner de toutes les maux du monde, de l’omniprésence des bastards dont toi, tu ne sais même pas qu’ils le sont (ayant les droits aussi, tu les connais comme les friends), de l’indigence cérébrale de ton « chef », par la soumission à qui tu confirmes d’ailleurs le fait de l’esclavagisme persistant comme la règle sur laquelle est fondé le fonctionnement de tout – …tu sors – et tu les vois : eux deux.

Cette fois c’est le couple des Roumains : la mère – on dirait d’une cinquantaine, donc ayant sans doute trente ou même vingt-cinq ans – et le fils.
Le fils arrive à peine à la poitrine de sa mère, et jusqu’au milieu de la hauteur de la poubelle dont la valve il tente d’atteindre.
Tu les vois aujourd’hui, tu les verras demain et tu les vois chaque jour.
– « Tous ont le choix… ! » – tu continues de gueuler pourtant. – Tous !

Ne peux-tu choisir : fouiller dans la poubelle, ou aller acheter ce qu’il te faut au magasin… ?
Donc, où est le problème, et qu’est ce qu’on te veut ici… ?
…Tu choisis – quoi, dis… ?
Tu souris à cette question étrange.
– « Revenez chez vous, les morons… ! » – tu cries, ou au moins tu le penses.
Ta débilité indéniable est presque ainsi indéniable que ton manque d’esprit.

 

image


RÉPARTITION « ÉQUITABLE » DES RÔLES… ?


La dernière histoire.

Un enfant naît dans la famille des juges. Ou – mieux – des ministres, des financiers, des banquiers. Il semble d’être ni pas brillant, ni très intelligent, mais il est envoyé à la Grande École où on fait l’impossible et où on le fait apprendre ce qu’il faut. Ensuite, le manque de l’intelligence, sans dire même de la brillance (les gènes… ? ou le manque de l’expérience… ?) ne l’empêche pas de joindre les rangs de ceux qui décideront de l’avenir des autres : il finit comme le député dans le parlement du pays.
Pour lui, ainsi comme pou tous les autres ici décrits, tout était bien prévu. 
Fixe en avance.
Pas besoin de voler, de mentir pour survivre (celui-là, il mentira par l’ignominie qu’on l’a instruit), de se prosterner devant les fonctionnaires (il fera devant les ministres), de vendre son corps aux dizaines des bastards pour ne pas être vendu aux cents, pas besoin de risquer sa vie en s’attachant au ventre d’un camion pour passer la frontière, et pas besoin d’être tué enfin.  


Les bourreaux – sont dans tous les cas tous – chacun pour quelqu’un… ?
Pourquoi ce constat, prônant le mode « équitable » de la redistribution des rôles « bourreaux » – « victime » – de l’actrice à la voix douce et ralentie m’irrite autant… ?
Et bien, puisqu’il est pas seulement le plus bête et idiote que j’ai jamais entendu, mais puisque – sorti de la bouche d’une artiste – il a été en plus prononcé par une personne de laquelle les tels mots ne devraient être jamais sortis.
Je comprendrais encore si cette phrase, j’avais entendu de quelqu’un qui – lui-même, appartiendrait à la caste des « bourreaux ». Un violeur dans le costume et cravate, un ministre, un Rockefeller, ou un président. Eux tous ont leur intérêt de diffuser les mots d’endoctrination et de l’acalmement, de les faire vivre dans les têtes du peuple – et ils le font déjà par tous les moyens qu’ils le peuvent. Leur conscience allant aussi un peu plus loin que celle de la foule, ils savent très bien de ce qui depuis toujours fait maintenir le status quo.

En revanche, dans le monde comme on l’a, prononcer ces mêmes mots et en croire en plus – si on est artiste, professeur, journaliste, SDF, éboueur ou un marchand des fleurs – n’est qu’un manque de la cervelle stupéfiant et impardonnable, ou au moins de sa partie principale : car celle qui décide de ce qu’on est.
Puisque sur notre terre, dans les pays, les rôles des bourreaux et des victimes ne sont jamais réparties équitablement. C’est le fait. Par contre, ceux qui maintiennent telles théories hallucinantes, si ce soit par la raison de se calmer ou de se sentir bien – ne voient pas – ou ne veulent pas de le voir – que si on accepte l’ordre meurtrier, celui d’aujourd’hui – on risque de devenir les victimes un jour : nous aussi. Et beaucoup plus que nous ne sommes déjà maintenant. Même si pour l’instant on dort tranquillement car c’est pas nous mais un gosse étranger qui reste dehors avec son visage collé contre mur.
Un jour, s’ils ne vont pas réussir à l’exterminer, il sera un bourreau : cela est sûr.

 

image

 

 

EN L’HONNEUR DES VOLEURS


Je me souviens que presque tout après m’avoir trouvée en France, on m’a fait connaître un voleur étranger (les Français vivaient déjà en tirant l’aumône de 400E chaque mois en les tirant à partir d’un mur). Je me souviens, aussi, qu’à l’époque, connaissance d’un voleur était pour moi une chose exotique (cela ne pouvait se faire qu’en voyage) et le fait de voler – où que ce soit et quoi que ce soit – critiquable et punissable.

Et bien, aujourd’hui, je peux avouer qu’il y a quelques jours à peine, j’ai laissé la note à un voleur mentionné dans un article d’un journal, en lui souhaitant de tout le meilleur dans la vie. J’espère aussi que le monsieur bandit pourra voler encore beaucoup des grands magasins et que ce qui se nomme la justice ne le rattrapera jamais plus.
Vous vous étonnez… ?
Mais vous pensez, que QUI – il vole… ? Vous pensez, bien sûr, que c’est vous, n’est ce pas… ?
Réveillez-vous donc : pour voir que ce n’est pas vous, qu’il vole – car à vous, à vos pays, sur toute la terre – n’appartient rien de plus. Arrêtez aussi de croire à vos gouvernements, que ce sont les étrangers, qui vous dérobent : vos lieux du travail-esclavage, vos maisons bâtis par les Espagnols et les Polonais, vos soi-disant carrières, votre status, et votre dignité pourtant souvent morte longtemps avant que la première tête d’un étranger ait apparue à l’horizon.
Réveillez-vous – et révoltez-vous enfin – car sinon, ce sont les autres : pas du tout ceux que vos gouvernements vous ont appris à nommer les voleurs – qui vont vous voler avant que vous arrivez de voir ce qui a lieu.
Réveillez-vous – et voyez que ce sont les autres : les voleurs. Ce sont les autres : ceux qui vous apprennent de vous mépriser réciproquement, ceux qui vous instruisent de mépriser les étrangers, les gens sans papiers, les sans droits, les superflus, la MERDE HUMAINE, les coupables de tout
Réveillez-vous – et révoltez-vous enfin – car sinon, ceux qui vous ne nommez pas « les voleurs » mais qui le sont vraiment, vont vous dérober encore plus que ce qu’ils ont vous dérobé déjà, et vous n’aurez même plus de vos âmes qui ne seraient pas volées ou vendues.     
Réveillez-vous.

 

 

ANÉANTIR – L’AUTRE


Il y a le besoin flagrant de changer le système dans lequel nous devons vivre aujourd’hui.

Le système construit par l’humain, et que l’un humain a construit pour la perte de l’autre, pour marginaliser l’autre, profiter l’autre, avilir l’autre, pour dire à l’autre : « TU N’ES PAS IMPORTANT », ou encore : « TU N’ES RIEN : TU N’ES QU’UN SHIT ».
Il y a la nécessité flagrante d’anéantir toutes les différences artificielles ou basées sur les principes vieillots.
Tous les racismes (aujourd’hui, c’est la privation des moyens à vivre, qui statue de la couleur métaphorique de ta peau), toutes les inégalités qui viennent de la « nation », de l’histoire de ton peuple, du lieu de ta naissance sur la même terre, ou de croyance dans un putain « dieu » que tu crois car les gouverneurs te l’ont appris en t’imposant cela aussi.
Il y a la nécessité, et cette nécessité brûle.
Ce sont ces discriminations-là – qui décident aujourd’hui du malheur des gens, et de ce quelle réponse sera donnée à la question si les personnes auront le droit à posséder leurs propres vies.

Elles statuent – qu’aujourd’hui… de plus en plus des êtres humains – N’ONT PAS DE CHOIX.
N – ONT – PAS.
Telle caractéristique de la réalité où on vit est pourtant propre à l’état de guerre : qui a vu le film « If I Am not There » (si sa propre vie ne lui a pas donné des exemples des analogies) se rendra compte parfaitement de quelles situations et quelles métaphores il s’agit.

Cet état : l’état dans lequel nous nous trouvons maintenant – il est propre pour la guerre.
Il ne doit pas l’être – pour la vie.

 

image

 

***


Dans les conditions du monde moderne, organisées par le système politique et économique que nous avons maintenant et dont les principes la plupart suit comme la bande des sheeps convaincus que la course pour remplir le portefeuille à un Rockefeller est la course pour leur propre « succès », le bonheur absolue et véritable ne peut pas exister.
Il faudra donc changer tout. Sans sentimentalisme pour les structures centenaires et périmées, sans pitié pour l’obsolète et pour ce qui parasite la réalité du monde d’aujourd’hui.
Il faudra changer.

Seulement si cela serait fait, ceux qui font aujourd’hui le vacarme en condamnant les criminels, ceux qui envoient les humains aux prisons, ceux qui parlent sur « la faute de la racaille », et ceux qui hurlent sur les « mauvais gènes » qui décideraient qu’un homme deviendrait un meurtrier, vont avoir le droit à tous leurs constats, aujourd’hui obstinés et injustifiés.
Mais s’ils les prononcent maintenant : sans que le changement se fasse et sans qu’on donne la chance de la vie véritable à tous – ils ne sont, comme ceux qui nous convainquent de la réalité du « choix toujours » et de la juste répartition des rôles « bourreau – victime » – soit les idiots, soit les salauds.
Car en vrai, pour la plupart de ceux qui vivent sur ce monde, et tout près de nous – le « choix » dont l’existence les théoriciens multiples nous assurent avec telle ferveur – ne peut être qu’un seul : rester sur place ou se jeter sur les barbelés pour être électrocutés à la mort.

 

_________________________________________________

BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE. Première diffusion du texte: http://balladyna-bloganarchiste.tumblr.com/post/63018396331/le-monde-de-derriere-des-barbeles. Images : CHRISTIAN DEMARE : « KZ DACHAU » – part 1 & 2 (site d’artiste : http://christiandemare.fr), et le film « ZEITGEIST – MOVING FORWARD » (PETER JOSEPH, 2011). Lien pour le regarder: http://www.youtube.com/watch?v=jb1cTRAAzVw&feature=share&list=PLP-Mo2sArLBE5OffzVqfgi_R7EbXcIOtZ). 
Les photographies « KZ DACHAU » présentées dans ce texte sont aussi incorporées dans le PROJET “THE HUNTED PEOPLE”, en faisant la partie visuelle des trackscreams: « FROM THE MIDDLE OF THE HELL: SCREAMING » (http://balladyna-thehuntedpeople.tumblr.com/post/62995738594/from-the-middle-of-the-hell-screaming) et « FROM THE MIDDLE OF THE HELL: SCREAMING 2 » (http://balladyna-thehuntedpeople.tumblr.com/post/63320643866/from-the-middle-of-the-hell-screaming-2).

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s