HOMO PRIVETUR VOCE. LA PEUR QUI FAIT « ÉLIRE »

Publié: 18/04/2017 dans CRÉATION DE LA RÉALITÉ, MIGAWKI POLITYCZNE (RÉACTIONS INSTANTANÉES), TEXTES POLITIQUES

HOMO PRIVETUR VOCE. LA PEUR QUI FAIT « ÉLIRE »

Ce n’est pas pour rien que la langue nomme cet acte
sans s’amuser à laisser la place à la quelconque ambiguïté:
en allant aux « urnes aux votes », l’humain DONNE sa voix.
Il la REND – pour quatre années consécutives,
après lesquelles il viendront
les autres quatre – à l’autre. 

 

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Quand je pense de ces efforts humains, des véritables tentatives, ayant lieu probablement depuis que notre espèce existe, de « contrôler » tout autour, de soumettre tout ce qui vit sous un ordre secondaire, il me viennent à l’esprit ces mots de Petros Haffenrichter:
« Thousands of years ago, the yogis living in the shadow of the Himalayas fathomed the inherent quality of motion in creation and they called it prana. One may roughly translate the word prana as energy of vital force, but neither definition offers a precise equivalent of the Sanskrit term that emerged from higher states of contemplation. The word prana assumes the quality of livingness.
From the yogic point of view, the entire cosmos is alive, throbbing with prana. Prana is ever present in every aspect of creation. Within every created object, it gives existence and material form, whether it is a planet, an asteroid, a blade of grass or a tree. If there were no prana, there would be no existence. If it were withdrawn from the universe, there would be total desintegration. All beings, whether living or non-living, exist due to prana. Every manifestation in creation forms part of a never-ending matrix of energy particles, arranged in different densities, combinations and variations ».
L’affolement de l’homme de « laisser le monde sans contrôle » (duquel vient également son affolement concernant de laisser « sans contrôle » son proche) ressemble une effroi par laquelle serait transpercée une partie du corps qui penserait tout à coup qu’une autre… ne fonctionnera point. Si on se rendait compte que tout ici – absolument chaque partie de la création – appartient à ce grand organisme, on dirait sans doute que l’inquiétude, la peur, l’affolement, ainsi que les penchants des uns à « contrôler » les autres est une chose laughable, insensée et illogique, et qu’un tel comportement effleure le ridicule.
En vrai, ce que l’homme a nommé « l’anarchie » ou « chaos » n’existe pas: puisque tout ce qui vit, tout ce qui se manifeste comme visible, suit une loi beaucoup plus puissante, plus importante, que la loi artificielle conçue par l’humain. Vu cela, l’ordre organisé par l’humain n’est que secondaire, supplémentaire, « ajouté » à celui déjà existant.
(La Terre, toute la Planète, ainsi que les autres humains et les autres espèces, ne vont pas s’effondre dans le « chaos » sans vous, les hommes…! Vous – qui prétendez d’être inquiets pour tout ce qui fait l’univers – soyez sincères: pour QUI, en vrai, vous inquiétez-vous…?)
…Qu’est ce que – à part de suivre la règle de se comporter, quoique très maladroitement, à l’image du dieu – celui-là étant crée par lui-même (se comporter ainsi est sain et naturel), dispose donc à l’homme à toute cette contrôle qu’il impose à La Terre entière…?
Quand on en pense une seconde, la conclusion est inévitable:
il s’agit ici – comme dans le cas des nombreux comportements irrationnels –
d’une peur humaine.
…L’homme, la femme, ont peur.
La peur que tout ce dont ils ne contrôleront pas, ne limiteront pas, ne soumettront pas à la quelconque façon, tout à quoi ils n’enlèveront pas de sa liberté, ou – au moins – n’arriveront pas à la restreindre – cessera de fonctionner, ou – pire encore – commencera à se comporter à la manière qui se défilera de tout acceptable (comprehénsion humaine de ce mot: « utilisable ») et attendu.
Or, l’homme, la femme, puisqu’ils sont – s’il s’agit de la majorité de la « société » – peureux et entrainés en plus à la façon supplémentaire pour avoir peur encore plus (et plus…! et plus…! et plus…!), n’aiment pas des surprises.
Seulement, leur habitude ataviste de se sécuriser dans toutes les circonstances les fait aujourd’hui concevoir les mondes des scissions, les mondes remplies des frontières qui tuent tous ceux qu’elles peuvent, les mondes dans lesquels les plus importants « événements » de l’année deviennent « les élections » d’un « plus grand que le reste », et qui assurerait à tout le « reste » la « sécurité », les mondes dans lesquels les personnes les plus « nécessaires » (dont les têtes – telles icônes des dieux – on voit sur tous les murs) deviennent les « élus », les mondes dans lesquels il n’y a que les masses « qui votent pour… » et qui – en cédant en cette manière à un être humain autre qu’eux-mêmes leur propre pouvoir de création de leur univers – croient fort que le « chef », le « meneur », le « président » les « dirigera » et « orientera » mieux qu’ils puissent se diriger et orienter eux-mêmes.
Les mondes dans lesquels la liberté des individus et des peuples se trouve réduite aux miettes, les mouvements et les déplacements sur La Planète obstrues, les mondes dans lesquels on anéantit les vies des nombreux êtres humains.
Crois-tu, l’homme, crois-tu, la femme, que ton univers cesserait de suivre une loi qui dépasse la loi artificielle, celle conçue par toi-même, si pas tes efforts: de le hiérarchiser, de le systématiser, de le soumettre à tes désirs ainsi qu’aux désirs de ceux que tu vas élire; crois-tu qu’il cesserait de reconnaitre cette loi ultime et cosmique – qui dépasse pourtant ta propre capacité de la comprendre, et d’abord de l’apercevoir et de reconnaitre son existence – crois-tu… s’il cesserait, si tu cessais de suivre la foule qui, comme droguée sans espoir, obéit aux parasites energoinformationnels en suivant le chemin aux urnes aux « votes », crois-tu… s’il cesserait, si tu cessais de mettre une laisse sur le cou de tout ce qui vit, et sur tes propres yeux – une oeillière…?
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BALLADYNA↑WITCH ➸ PARIS, 17-18 AVRIL 2017.
PHOTOGRAPHIE: « GŁOWA NAKLEJONA NA GŁOWIE » (« LA TÊTE COLLÉE SUR LA TÊTE ») – scan de l’article de l’auteure dans le quotidien polonais « ŻYCIE » (daté: de l’autre vie).  
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