Archives de la catégorie ‘MIGAWKI POLITYCZNE (RÉACTIONS INSTANTANÉES)’

HOMO PRIVETUR VOCE. LA PEUR QUI FAIT « ÉLIRE »

Ce n’est pas pour rien que la langue nomme cet acte
sans s’amuser à laisser la place à la quelconque ambiguïté:
en allant aux « urnes aux votes », l’humain DONNE sa voix.
Il la REND – pour quatre années consécutives,
après lesquelles il viendront
les autres quatre – à l’autre. 

 

Scan 122740011 

Quand je pense de ces efforts humains, des véritables tentatives, ayant lieu probablement depuis que notre espèce existe, de « contrôler » tout autour, de soumettre tout ce qui vit sous un ordre secondaire, il me viennent à l’esprit ces mots de Petros Haffenrichter:
« Thousands of years ago, the yogis living in the shadow of the Himalayas fathomed the inherent quality of motion in creation and they called it prana. One may roughly translate the word prana as energy of vital force, but neither definition offers a precise equivalent of the Sanskrit term that emerged from higher states of contemplation. The word prana assumes the quality of livingness.
From the yogic point of view, the entire cosmos is alive, throbbing with prana. Prana is ever present in every aspect of creation. Within every created object, it gives existence and material form, whether it is a planet, an asteroid, a blade of grass or a tree. If there were no prana, there would be no existence. If it were withdrawn from the universe, there would be total desintegration. All beings, whether living or non-living, exist due to prana. Every manifestation in creation forms part of a never-ending matrix of energy particles, arranged in different densities, combinations and variations ».
L’affolement de l’homme de « laisser le monde sans contrôle » (duquel vient également son affolement concernant de laisser « sans contrôle » son proche) ressemble une effroi par laquelle serait transpercée une partie du corps qui penserait tout à coup qu’une autre… ne fonctionnera point. Si on se rendait compte que tout ici – absolument chaque partie de la création – appartient à ce grand organisme, on dirait sans doute que l’inquiétude, la peur, l’affolement, ainsi que les penchants des uns à « contrôler » les autres est une chose laughable, insensée et illogique, et qu’un tel comportement effleure le ridicule.
En vrai, ce que l’homme a nommé « l’anarchie » ou « chaos » n’existe pas: puisque tout ce qui vit, tout ce qui se manifeste comme visible, suit une loi beaucoup plus puissante, plus importante, que la loi artificielle conçue par l’humain. Vu cela, l’ordre organisé par l’humain n’est que secondaire, supplémentaire, « ajouté » à celui déjà existant.
(La Terre, toute la Planète, ainsi que les autres humains et les autres espèces, ne vont pas s’effondre dans le « chaos » sans vous, les hommes…! Vous – qui prétendez d’être inquiets pour tout ce qui fait l’univers – soyez sincères: pour QUI, en vrai, vous inquiétez-vous…?)
…Qu’est ce que – à part de suivre la règle de se comporter, quoique très maladroitement, à l’image du dieu – celui-là étant crée par lui-même (se comporter ainsi est sain et naturel), dispose donc à l’homme à toute cette contrôle qu’il impose à La Terre entière…?
Quand on en pense une seconde, la conclusion est inévitable:
il s’agit ici – comme dans le cas des nombreux comportements irrationnels –
d’une peur humaine.
…L’homme, la femme, ont peur.
La peur que tout ce dont ils ne contrôleront pas, ne limiteront pas, ne soumettront pas à la quelconque façon, tout à quoi ils n’enlèveront pas de sa liberté, ou – au moins – n’arriveront pas à la restreindre – cessera de fonctionner, ou – pire encore – commencera à se comporter à la manière qui se défilera de tout acceptable (comprehénsion humaine de ce mot: « utilisable ») et attendu.
Or, l’homme, la femme, puisqu’ils sont – s’il s’agit de la majorité de la « société » – peureux et entrainés en plus à la façon supplémentaire pour avoir peur encore plus (et plus…! et plus…! et plus…!), n’aiment pas des surprises.
Seulement, leur habitude ataviste de se sécuriser dans toutes les circonstances les fait aujourd’hui concevoir les mondes des scissions, les mondes remplies des frontières qui tuent tous ceux qu’elles peuvent, les mondes dans lesquels les plus importants « événements » de l’année deviennent « les élections » d’un « plus grand que le reste », et qui assurerait à tout le « reste » la « sécurité », les mondes dans lesquels les personnes les plus « nécessaires » (dont les têtes – telles icônes des dieux – on voit sur tous les murs) deviennent les « élus », les mondes dans lesquels il n’y a que les masses « qui votent pour… » et qui – en cédant en cette manière à un être humain autre qu’eux-mêmes leur propre pouvoir de création de leur univers – croient fort que le « chef », le « meneur », le « président » les « dirigera » et « orientera » mieux qu’ils puissent se diriger et orienter eux-mêmes.
Les mondes dans lesquels la liberté des individus et des peuples se trouve réduite aux miettes, les mouvements et les déplacements sur La Planète obstrues, les mondes dans lesquels on anéantit les vies des nombreux êtres humains.
Crois-tu, l’homme, crois-tu, la femme, que ton univers cesserait de suivre une loi qui dépasse la loi artificielle, celle conçue par toi-même, si pas tes efforts: de le hiérarchiser, de le systématiser, de le soumettre à tes désirs ainsi qu’aux désirs de ceux que tu vas élire; crois-tu qu’il cesserait de reconnaitre cette loi ultime et cosmique – qui dépasse pourtant ta propre capacité de la comprendre, et d’abord de l’apercevoir et de reconnaitre son existence – crois-tu… s’il cesserait, si tu cessais de suivre la foule qui, comme droguée sans espoir, obéit aux parasites energoinformationnels en suivant le chemin aux urnes aux « votes », crois-tu… s’il cesserait, si tu cessais de mettre une laisse sur le cou de tout ce qui vit, et sur tes propres yeux – une oeillière…?
➸ ➸ ➸ 
BALLADYNA↑WITCH ➸ PARIS, 17-18 AVRIL 2017.
PHOTOGRAPHIE: « GŁOWA NAKLEJONA NA GŁOWIE » (« LA TÊTE COLLÉE SUR LA TÊTE ») – scan de l’article de l’auteure dans le quotidien polonais « ŻYCIE » (daté: de l’autre vie).  
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FUC(…)ING LES DEPRESSIFS.
NIE ZAMYKAJ OCZU


« I later calculated that all that destruction, and waste of the ressurces (…)
could easily provide (les moyens) for every human need on the planet ».
(Jacque Fresco, dans la vidéo « Question Everything » :
http://youtu.be/Z6xaBYUlDYw).



 

Paris, Gare de l’Est.
Après la minuit. Le temps pour ceux qui aiment le noir, le lieu duquel les bus de la provenance de la capitale partent, les chemins comme les bras de l’étoile, à toutes les villes de banlieue. Le lieu où la fissure entre les sorts des milles des personnes dont les chemins se croisent ici, est visible jusqu’au point qu’on ne peut pas nier de l’ignominie du systèmE.
Ce dont je vais écrire ici, est bien su et connu – tous se sont habitués et tous le vivent sans révolte, bien contents que pas eux – pas aujourd’hui… ? dans la prochaine vie… ? – appartiennent aux condamnés.
Tous voient alors.
Pourtant la juxtaposition des deux mondes est aujourd’hui – et chaque jour – de plus en plus grossière, arrogante, shameless, éhontée.
Les  deux mondes – et les symboles de deux, corps après corps, visage après visage, la puanteur des pieds pas lavés (car où – donc pourquoi…?) depuis plusieurs jours ou peut-être plus que ça – et le parfum qui veut ressembler l’Imperial Majesty.
(Cette question me travaille dans la tête : comment peut-on acheter le parfum pour cents milles d’euros, si on pourrait payer avec la même somme les années de la vie à une personne qui crève aujourd’hui sur un matelas près de l’hôtel, et à laquelle le gouvernement immonde a « interdit » de gagner sa vie – car la peur que la personne puisse enlever du budget national quelques milles d’euros annuels est trop grande… ?
Et bien, il y a la peur. Par exemple, celle ressentie par la femme d’un chef de la grande entreprise, d’un gouverneur ou d’un ministre, qui se sert de cette bouteille qui sent bon, et ayant un bouchon avec un diamant de 5 carats…
Une rareté… !) 

Donc aujourd’hui, je vois tout cela près de la gare.
Tout – se trouve ici.
Peut-être, je le vois juste ce soir, plus fort encore que normalement et plus distinctement, à cause de ce que j’ai vécu la même journée, un peu plus tôt, ou peut-être simplement à cause des panneaux lumineux de l’hôtel à côté duquel je passe en attendant à mon bus, et sur lequel les prix affichés dépassent le revenu mensuel d’un homme absent sur un matelas que je vois posé à quelques pas de la porte.
Peut-être à cause des deux.
Peut-être, aussi, parce que j’ai passé par plusieurs vies, et je sais que dans chacune on veut une seule chose. Cette chose-là s’appelle le bonheur: et je sais également qu’il y a les vies dans lesquelles on ne peut que mépriser l’aveuglerie et la bêtise des humains qui – ayant le droit politiquement accordé au dit bonheur, n’hésitent pas de « donner les conseils » aux exterminés par les pouvoirs politiques avec la lenteur plus encore cruelle que si c’était par une balle envoyée directement au crâne.
Les « conseils », et les sagesses débiles (et oui, un vrai paradoxe linguistique fondé sur antonymie car la chose est tellement incroyable) : en style « Tu vas voir ; tu changeras la façon de penser et de voir le monde – et tout changera ».
« Hop…! », « J’étais exterminé – j’ai changé la façon de le voir, et je ne suis plus, youppiiii… ! » 

 

 

Et oui, les présidents des pays qui discriminent les personnes – cesseront de discriminer les individus.
Les « autorités » qui jouent avec l’humanité des condamnés à la rue – arrêteront de jouer avec les vies.
Les fonctionnaires-chiens, plus zélés que leurs maîtres – vont cesser de déchaîner leur vivacité sur les privés des Human Rights en se payant par ceci leur propre droit indéniable à l’éternelle frustration.
Et toi, avec ton problème DANS TA TÊTE EXCLUSIVEMENT – tu comprendras que ce que tu te sens discriminé… ce n’est qu’une impression, ce n’est pas le fait, ce n’est pas objectif : et tu verras, exterminé – tu ne le seras plus… !
On dit tout cela pendant que c’est toi qui dort sur le matelas sous un hôtel, et pendant que ce sont eux, qui y entrent par la porte… N’est ce pas inadmissible… ? Et la question supplémentaire se pose ici : où l’homme, la femme – en cours de l’évolution qui a pris le tournant tellement honteux – ont perdu la brillance programmée de l’esprit…?
Dis-moi, belle Française (Belge, Italienne, Allemande – dans tous les cas, il ne s’agit pas vraiment de la nationalité, mais du fric sur ton compte – mais vu que les « papiers » possédés conditionnent ton droit à le gagner sur ce monde… la chose est claire et la gestion du nombre des esclaves maintenu parles gouverneurs (et je dis ici sur les esclaves de tous les genres : travaillant, jeté(e)s dehors, poussé(e)s au mariage, sexuel(le)s, etc.) – stable et assurant bien la ressource de tout ce qu’il faut aux gros porcs qui n’arrêtent pas de crier que le système est inchangeable et qu’il faut mettre sous le contrôle les révoltés car ils ne sont que le perdus qui ne savent pas que servir au maître est une seule vocation de l’être humain. 
…Dis-moi, belle Française donc (Belge, Italienne, Allemande) : pourrais-tu t’imaginer toi-même – comme tu le fais aujourd’hui – dans le rôle d’une prophète qui oserait de prôner devant les exterminés de tous les genres tes jugements reluisant de la naïveté – comme celui par exemple « qu’il faut seulement commencer de penser autrement, et hop ! – tout va changer »… ? De heurter leurs oreilles avec les bêtises prononcées sans honte… ? Oserais-tu de le faire – si à part de prononcer ces sagesses douteuses, et à part de t’efforcer à « donner les conseils » à cinq sous à ceux à qui tu n’as pas de droit moral ni éthique de les donner, tu aurais un peu plus de l’imagination et de la souplesse de l’esprit – jusqu’au point d’être capable à te visualiser, toi-même – à la place de ceux à qui tu oses aujourd’hui de parler… ?

 

 

Et si ton imagination était un peu seulement plus développée, tu pourrais t’imaginer peut-être – même si tu n’es pas en mesure de te mettre à la place de l’« autre » aujourd’hui – que dans la prochaine vie – ce sera à toi…?
Le problème, c’est ce qu’ils ne peuvent pas, qu’ils refusent : de s’imaginer.
Simplement ce n’est pas possible, s’est trop dur, et ils n’ont pas de la force.
Ils, elles, s’imaginent seulement ce… qu’ils ne sont pas obligés de « s’imaginer » du tout, car dans tous les cas ils l’ont dans leurs vies. Ils ne sont pas capables donc à supposer qu’il est possible d’avoir les problèmes qui n’auraient pas de leur source « dans la tête » (et, inversement : ils ne s’imaginent pas non plus qu’il est possible de ne pas avoir des problèmes « dans leurs têtes » : ils sont très fragiles et dépensent la grande partie de leur patrimoine pour payer les conseils des spécialistes, qui leur« permettent de se tenir psychologiquement sur la surface »…!
Ils refusent aussi de penser là où pour penser – il faudrait d’abord voir les choses.
– « Ça, c’est dangereux »…!



***


Ily a le refus constant des individus – donc de la société entière – de voir les choses.
Car hélas, si on les voyait – il faudrait arrêter de chanter les joyeuses musiques et les textes des bienheureux : et à se décider à la révolte.
– …Mais pourquoi tu T’ACCROCHES À ÇA…? – demandent, sans rien comprendre, les auteurs des dits textes à l’honneur du bonheur et des songs de la grande prophétie révélant que la vie, si on le veut, peut être belle (et oui: elle le peut – seulement il faudrait agir peut-être, pour qu’elle puisse de l’être pour tous, et pour ceux qui crèvent dans le néant aux mêmes instants où toi, tu chantes tes idioties enfantines, et ceux qui n’ont pas droit à sourire sans avoir mal, et ceux qui n’ont que de se vendre pour ne pas se noyer demain matin ou cette nuit encore, et ceux qui votre gouvernement condamne à un sort de la chair vivante pendant que vous baisez joyeusement les esclaves dans les beaux hôtels, et ceux qui bouffent DE LA MERDE que vous jetez à la poubelle car vous, vous avez les droits et eux – n’ont qu’un éternel « Non ».
Blasphème, swearword sur vos têtes… !
Mais d’abord encore – la honte.

***


– « Et pourquoi tu t’accroches autant à ça…? » – ils et elles continuent de demander.
Ils et elles – ceux et celles qui font les jolis textes, qui de leur part ne font pas avancer de ce monde même s’ils soignent les âmes faibles des riches dépressifs clients des cabinets.
– Tu as besoin de ÇA…? – ils continuent.
Les grands inconscients. Je ne « m’accroche » à rien: je ne suis simplement pas d’accord pour que les uns meurent et les autres vivent en marchant sur leurs cadavres*. Serait-ce jusqu’au tel point difficile à comprendre… ?
Je ne suis simplement pas d’accord pour que les uns aient la vie toute en laideuret la souffrance, et les autres chantent en offrant aux gens une plate supercherie disant que la vie est belle.
Je ne suis simplement pas d’accord – à un tel mensonge.
Je ne suis simplement pas d’accord – à un AUTO-mensonge, exécutée avec telle maestria par les artistes et par les coachs des esprits faibles et incertains.
Je ne suis simplement pas d’accord – pour qu’on appelle les gens à fermer leurs yeux.

 

 


– « Tu ne te donnes pas droit à être heureuse…! » – crient donc les bandes des dépressifs qui se débarrassent de leurs dépressions au prix de la cécité et du lie.
Putain, je suis pourtant capable de ressentir le bonheur – malgré tout…
MALGRÉ – TOUT.
Surtout donc plus capable que ceux qui pour le ressentir doivent se barrer dans un faux paradis des chants sur le bien-être de ce monde.
J’en suis dans l’état, et je n’ai pas des problèmes des êtres égosensibles** : mais je sais aujourd’hui également ce combien facile est devenir écorché du bonheur qu’on a en soi : et comment cruellement ça arrive qu’on nous le vole si le « pouvoir politique » en décide – en tranchant par ceci de l’extermination d’un être humain.
À tous ceux qui osent – ou oseront en avenir, car des inconscients des enjeux politiques et des prôneurs des bontés du système est une armée – de me sortir avec les conclusions gênantes qu’il « faut se donner le droit à… ne pas voir des choses », et que c’est ça, et pas l’action pour les changer, qui serait la condition d’être heureux – à tous ceux qui n’arrêtent, toujours et sans cesse, de juger ceux qui ne restent pas en silence et n’hésitent pas de parler de l’hypocrisie contemporaine – je dis combien ils se trompent.
Je ne m’accroche pas ni à rien : le clou est juste en ce que j’ai vécu plusieurs vies, et (donc) j’arrive à m’imaginer dans les autres.
Il y en a, à qui ce fait dérange, car il n’engendre pas du calme


***


Les prôneurs de la beauté aveugle de la vie poussent pourtant, en ayant peur de tout mais bizarrement pas peur de l’exagération indigeste :
– « Tu vas voir : change ta façon de regarder ce monde et tout changera pour toi… ! » – ils continuent sur leur ligne. Et là, je fais ce qu’on appelle « péter les plombs ».
– « Je ne veux pas que ça « change POUR MOI », mon amétrope… ! Moi, je vais bien, as-tu entendu enfin, toi à qui ton bien-être personnel suffit et t’acalme… ? Je veux que CE MONDE – change : est-ce tellement difficile à cerner, et n’êtes-vous réellement pas aptes à le comprendre ou au moins à le concevoir… ?


 

Vouloir convaincre ce monde que le problème de tous les malheureux de cette terre « ne nous concerne pas », et qu’en plus « il se trouve forcement dans les têtes des personnes », est une chose simplement immonde.
Il est même incroyable de prétendre une chose pareille sans être simultanément gêné par sa propre hypocrisie (le « jeu » en « manque prétendu de la vue »).
Je répète, et répèterai éternellement : si tu as un problème, de ce qu’on nomme le « mal-être », ou le problème de n’importe quel genre, et qui te semble fixé à l’intérieur – il y a toujours une cause extérieure à trouver.
TOUJOURS.
Si tu n’arrives pas de la préciser – tu as effectivement le problème de la conscience.
Une incapacité de trouver la
cause – dans la réalité où tout est comme le mécanisme des toothed wheels – est une pure preuve de ton manque de la perspicacité, de l’aptitude de l’auto-observation, de l’autoréflexion et de l’analyse de toi-même et de ta propre vie.
Et si tu ne trouves pas de la cause de ton « mal-être » dans ta vie elle-même, si tu n’arrives pas à la préciser, peut-être s’est simplement la mauvaise bouffe et le manque de l’activité physique, qui t’alourdissent l’esprit et enlèvent la joie à ton corps : c’est très simple (à ça, on peut aussi chercher de la cause, car ce n’est pas ici que tout commence).

Mais si les « autorités » te prennent tes droits à ÊTRE, simplement, et à respirer, comme le font les autres – tu peux beau de te prétendre un prophète, et de chercher des causes encore : tu ne peux changer rien dans cette réalité dantesque couverte d’une supercherie organisée par les dirigeants ainsi que par le docile peuple.
Là, il restent seulement les bourgeois de la bohème, qui se prétendent les prophètes.
Malheureusement, en ce qui concerne les problèmes politiques et leur impact sur les vies des humains, ce sont eux qui sont le moins informés de tous.


***

 

Il est clair que ceux pour qui le bonheur est lie fermement avec la condition « de ne pas voir », estimeront toujours que puisque tu vois, ne fermes pas des yeux, et tu n’hésites pas à en parler – si ce soit dans ta création ou dans ta vie – tu ne te donnes pas droit à être heureux, heureuse.
Pour être claire : les gens qui ont les problèmes « dans leurs têtes », ne m’intéressent pas et c’est le principe de base.
Ainsi que ceux qui chantent que puisqu’ils peuvent se le permettre, ils ne voient pas des problèmes à l’autre côté du mur, la vie est belle et adorable, faisons donc un suivant chanson.
Leur art ne change de rien, même s’il est fait avec le plus grand talent du monde.
À part de soigner leurs semblables qui peuvent se permettre de vivre leurs dépressions et leurs états à la Prozac, bien sûr – mais ça ne change rien dans la réalité établie : celle de l’extermination des êtres humains, aujourd’hui et tout près : car ici, dans vos rues.

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BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE. PHOTOGRAPHIES: THÉÂTRE DE RÉVOLTE
(1 – « Personnages », 3 & 4 – « Gare De L’Est, Paris ») & LES CAPTURES D’ÉCRAN DE LA VIDÉO
« QUESTION EVERYTHING »/Jacque Fresco (2 & 5).

* La conclusion : « Je ne « m’accroche » à rien: je ne suis simplement pas d’accord pour que les uns meurent et les autres vivent en marchant sur leurs cadavres » a un rapport direct avec les paroles de NICOLE CHARPAIL – comédienne, auteure et créatrice de « Miss GRIFF Association » – qui appelle les participants de ses ateliers du théâtre – eux-mêmes les auteurs : «  TROUVEZ-VOUS quelque chose qui – dans la réalité qui vous entoure – ne vous convienne pas, avec quoi vous n’êtes pasd’accord… ! Il n’est pas possible – d’être d’accord avec tout, avec cette réalité : elle ne laisse pas d’en être d’accord. Donc –TROUVEZ-LE… ! »
Les seuls qui ne le trouvent pas – sont les idiots ou les lâches.
(Les paroles de Nicole Charpail sont ici transcrits et cités à la manière approximative car puisant dans la mémoire).
** L’association des : « égo » et « sensible », signalant une fragilité de l’individu concernant surtout les problèmes liés à son « moi », et sa concentration sur ses propres faiblesses. 


« RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE ». QUELQUES MOTS SUR LA RESPIRATION DANS LA SOCIÉTÉ DES ESCLAVES SANS MENOTTES

 

« LE FEU
EN TOI
NE MOURRA, JAMAIS
…TES CHEVEUX NE VONT JAMAIS S’ÉTEINDRE.
RESPIRE
RESPIRE
RESPIRE
CONTRE LES TENTATIVES DE CEUX QUI VOUDRAIENT TE VOIR MOURIR
CONTRE LES TENTATIVES DES BOURREAUX
CONTRE CE QU’ON TE DISE ET CE EN QUOI ON VEUT TE FAIRE CROIRE
RESPIRE…!
RESPIRE…!
RESPIRE…!

S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE…
RESPIRE…!

S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE…

MAIS…
RESPIRE 

RESPIRE
RESPIRE… !!!
TES CHEVEUX NE VONT JAMAIS S’ÉTEINDRE…

RESPIRE… ! »

 

D-luminositeetcontrastechangesparmoi

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

« RESPIRE » – chanté comme une déclaration individuelle, comme un manifeste et un constat : d’être décidé à tout s’il s’agit de se battre et de défendre sa liberté – est aussi le song appelant à quelque chose dans le sens plus général.
Une révolution… ? Qu’est ce que c’est d’autre – si on crie aux gens : « Vous pouvez vous battre », « Vous pouvez : de ne pas laisser qu’on vous écrase », « Vous avez – les Droits »… ?
Droits Fondamentaux – qu’aucun gouvernement ne devrait être en mesure de vous prendre, en vous niant par cela comme l’humain… ?
Le song – le sang.
La révolution – quoi que vous ne compreniez en entendant ce mot, et quel que soit le niveau de votre compréhension.
Je m’en suis rendu compte de cela un peu plus tard que le song était écrit.
Il était écrit comme un cri venant de mes propres vécus, de mes propres expériences : car oui, on a effectivement essayé de me tuer, même si lentement ; vos gouverneurs voulaient de me voir morte – ou au moins avilie, privée des droits à être humaine, privée des droits qui se nomment fondamentaux – et puis, ne faisant pas du « problème » aux « pouvoirs », aux législateurs-menteurs ni aux exécuteurs des ordres qui comptent pour ces derniers plus qu’une vie.
« RESPIRE » – je l’ai écrite et hurlé après – comme le cri tiré de mes propres expériences, très concrètes, qui m’ont permis de me rendre compte des choses inapercevables pour tous car bien cachées par le législateur, par l’executioner, des choses inimaginables pour ceux qui respirent, et des choses ignobles qui existent malgré être inconcevables.
Et cette conscience – qu’à part de crier à partir des expériences et de mon vécu, qui n’aurait rien du traumatique si pas la politique et la « loi » qui (au pays européen prétendant – à la façon risible, on en est d’accord – que sa culture soit basée sur les valeurs venant du passé révolutionnaire) statue et légitime l’extermination lente des « pas autorisés à avoir une vie »…

…À sentir – quoi que ce soit, à rire, sourire ou à aimer. À ne pas être utilisés, exclus, chassés, traités comme les choses ou comme les êtres non-existants car « cette terre ne leur appartienne pas : cette terre – est : à nous ». C’est qui : « nous » pourtant… ? Vous me parlez sur vos étiquettes et votre drapeau… ? Ne voyez-vous pas que ce drapeau ne signifie plus rien à part de la honte… ? Ne le voyez vous pas… ? Vraiment… ?
V r a – i m e n t… ?
…Cette conscience donc – elle m’est venue les mois ou peut-être les années après l’écriture du chant. Peut-être c’était deux ans après sa première présentation au « Langage des Viscères » aux Trois Baudets à Paris… ? À la fin de mon séjour à l’enfer… ?
Conscience : qu’en criant de mon propre vécu, ma propre décision, inconditionnelle, de me prendre la liberté et de la prendre sans cesse, sans jamais hésiter, arrêter, chaque moment –

je cris d’une chose ayant le sens plus vaste encore.
Je crie à tous.
Cette conscience m’était venue avec encore plus de force ce jour où je passais à côté d’une affiche, collée dans le long couloir du métro. L’affiche du genre dont il y a de moins en moins dans la masse de ce qui se colle sur les murs de ce monde, les « œuvres » hideuses et horribles, qui parlent de la vente et incitent aux achats, si ce soit des corps animaliers ou si ce soit de la chair humaine. Ce que j’ai vu était pourtant une affiche différente de ceux-là. Il s’agissait d’un expo.

– « BREATHE… ! » – criaient les lettres, et qui elles-mêmes avaient l’air hurlant.
Et c’est en ce moment, que j’ai pensé : que tout ça a une liaison indéniable – dont il n’est pas possible de ne pas constater ni en avoir la conscience.
J’étais en train de courir pour – comme on le dit encore – « assurer une prestation ».

Une prestation pécuniaire : dont on parle également « le travail » et dont – malgré que l’esclavage est la chose honteuse – certains crétins en sont fiers.
Depuis le premier moment, en attendant le RER, quand j’ai regardé les gens autour – j’ai eu en moi cette pensée inchassable. Voilà la civilisation des esclaves. Des serfs, des captifs – et qui même ne se rendent pas de compte de ce combien l’ordre dans lequel ils vivent sans vie – l’ordre qu’on leur impose – est pervers et cruel.
Donc à changer, et ce immédiatement.
Pervers.
Pervers.
Pervers.
Esclaves qui en souffrent.

(Ne vous souffrez pas, peut-être, en vous levant chaque matin, dans vos bâtiments du béton quadruples pour aller aux lieux où on vous prend vos vies, vos années, vos mois et vos heures, contre votre autorisation de sur-vivre, pour que vous payiez votre place sur cette terre… ? Car bien… il faut payer… !
Mais payer… – à qui… ?)
Esclaves qui en souffrent – mais qui font « la carrière »… !
Au moins, ils se le disent, pour que leurs cervelles ne disjonctent, et pour qu’ils ne se retrouvent pas les fous à lier.
(« On a besoin des slaves, n’osez pas à devenir fous… ! »)
Esclaves qui en souffrent.

…mais qui n’ont même pas de la conscience de cette perversité qui est devenue une règle.
Esclaves – appris pendant les siècles que leur esclavage soit une raison de se sentir fiers, indoctrinés pour croire que leur status des prisonniers des « maîtres » – soit une base du contentement des êtres assujettis et écorchés…
Huit heures ou neuf heures du matin. Normalement, ce n’est pas l’heure où un humain, un être vivant tout court, sentirait quoi que ce soit qui ressemblerait à un instinct naturel de se mettre à « bosser » pour l’autre (« bosser » pour soi-même, créer selon son envie, suivre sa passion, c’est l’autre chose : mais la chose dont justement nous ne parlons pas ici).

Prendre le métro, manger en vitesse, en courant dans les passages entre les rames dans le transport pour les esclaves…
S’asservir (disons-le clairement et sans euphémismes).
Mais voilà – après cette première violation de ce qui est naturel, après avoir forcé les individus à cet esclavage de couper leu sommeil, de se déplacer pour suivre les ordres (à ceux qui attendent le RER, ou le métro, au matin, ayant les visages pales avec les restes du sommeil qui s’y dessine… il manque des menottes sur les mains pour que la photographie puisse être fiable) – il y a une autre… !
Toute l’industrie est là… !
Les vendeurs du café et des petits pains sucrés (si les esclaves avaient la liberté de ne pas être ici et à ces horaires, ils n’en achèteraient pas du tout de ce shit…  En plus, ils dormiraient encore… Mais là, les « propriétaires » ont eu une bonne astuce aussi. Le glucose contenu dans le shit vendu va direct dans le sang des personnes, l’esclave réagit donc toute de suite : cela le réveille pour les premières heures et fait de se sentir dynamique même celui qui ne dormait pas suffisamment. Après, vers midi, il faudra que les propriétaires de vos corps inventent une autre chose – de là – la pause déjeuner… Voilà vous de nouveau opérationnels… ! Pardon, je voulais dire : dirigeables…), les boulangers, les pâtisseurs, qui avec leurs produits à l’odeur qui réveille et la formule qui fait ainsi…
Servent, eux aussi.
Et puis, les psys… ! « Qu’est ce qu’il ne va pas, mon petit monsieur… ? Vous avez la difficulté de rejoindre le système… ? Ah, ah-ah : le système, qui vous veut pourtant teeeellement du bieeeen… ! Vous n’allez pas bien donc, dites… ? » Ceux-là, plus esclavés encore que les esclaves dont les âmes ils « soignent » par un lavage des cervelles bien pensé, se mettent au travail après toutes les violences que les individus ont subi au préalable.

« La faute, l’erreur – est en vous, les fous… ! »
Combien d’années on peut se lever à l’heure indiqué par un « maître », pas par votre propre corps, combien des nuits se coucher tôt car il faut aller à la boîte (cage, prison, etc.) tôt aussi, et combien des mois il est possible de faire ce que veut de toi quelqu’un autre… ?
Combien des semaines – sans faire de ce que tu rêves de faire, toi-même… ?
N’es-tu pas encore fou, toi, dis… ?
…Il hoche les épaules.
– « Pourrais-je vraiment vouloir quelque chose, moi-même… ? » – il dit. – « Pourrais-je – avoir ma vie, qui soit libre… ? »

 

***

 

Encore une chose : dans le système de l’esclavage tellement bien organisé, dans l’ordre actuel, « le mieux » vit celui qui s’esclave également « le mieux ». Laissons ici à côté l’ambiguïté de ce qui signifient les mots « le mieux » : le mieux – est surtout de souffrir le moins, de ne jamais perdre de son toit, et de ne jamais être vendu avec sa chair contre certains droits basiques que les autres ont sans condition.
Car oui, même parmi les esclaves il y a les différences. Ainsi, l’ordre ignoble est maintenu et persistant. Les propriétaires savent bien jouer : la plupart des servants peuvent vivre dans l’esclavage jusqu’à la fin de leurs vies, sans rébellion ni révolte, comme les chiens habitués à une laisse   – pendant que les autres n’ont que aboyer de la souffrance ou de mourir sur le champ.
Ceux donc qui s’esclavent « le mieux »…
…Portent les costumes bien brillants et s’en vont chaque six mois aux vacances… !
Mais leur souffrance est répartie aux milliers des matinées : des réveils violents à l’aube, visages pales, l’air des soldats à qui il manque que des carabins ou des menottes pour une belle image.
Esclaves privilégiés – comme plein – qui n’ont même d’un ombre de doute que tel est leur sort, tel est le système et l’ordre – et qu’il n’y a pas de salut, ni pour eux, ni pour les autres.
– « Notre vie – n’est pas pour nous… ! »
Car il n’y a pas de l’autre monde.

 

***

 

Vu la soumission de la race humaine, il n’y a pas de l’autre monde.
Il est vrai : il n’y a pas. Et il n’y aura point : tellement longtemps que vous vous soumettriez en attendant des ordres.

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BALLADYNA IN THE STORM : « RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE ». QUELQUES MOTS SUR LA RESPIRATION DANS LA SOCIÉTÉ DES ESCLAVES SANS MENOTTES. PHOTOGRAPHIE: STÉPHANIE VIEUXBLÉ (DU PERFORMANCE DU SONG « RESPIRE…! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE » PENDANT « LE LANGAGE DES VISCÈRES » AUX TROIS BAUDETS À PARIS EN OCTOBRE 2011. SOIRÉE ORGANISÉE PAR AMINE BOUCEKKINE. VIDÉO DE LA PERFORMANCE – ENREGISTRÉE PAR CÉDRIC BARBIER – EST ACCESSIBLE ICI: http://youtu.be/AidBErRId3E?list=UUmmUd29OlO1NGD_fqGMJ5YA / LE SONG « RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE » EST TÉLÉCHARGEABLE AVEC L’ALBUM « SABBATH. THE BIRTH OF THE WITCH » OU SÉPARÉMENT – CONTRE LE PRIX LIBRE OU CONTRE UNE RÉFLEXION SÉRIEUSE SUR LA POSSIBILITÉ DE LA RÉVOLTE: http://balladyna.bandcamp.com/track/respire-sil-le-faut-avec-un-couteau-dans-ta-poche-breathe-if-the-need-with-a-knife-in-your-pocket

LES ESCLAVES S’ÉCLATENT

 

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La photographie du grand nuage à la couleur presque noire, au métro Saint-Paul hier soir. La lampe aveuglante et le carrousel existent pour détourner l’attention de la foule.
Paris – la ville change… !
Sur toute la longueur de la rue Saint-Antoine, jusqu’à la Bastille – malgré ce qui veut aveugler tous, on voit les gens : assis près des murs, sur les trottoirs – les femmes aux visages sans espoir, les hommes aux yeux sans plus de la passion, les enfants qui ne la connaîtront jamais. Les pieds des passants marchent… ! Les chaussures chic font un bruit constant, et surtout dans le coeur.
Personne n’aperçoit de nuage. Et pourtant, elle est là, et elle menace.
– « Le monde – c’est comme ça… ! Pour nous c’est le carrousel… ! » – la foule s’acharne.
Une station plus tôt – entre la Bastille et Ledru-Rollin – après tout ça le monde semble incroyable. Personne ne souffre, personne ne vit de l’humiliation, personne ne résiste et ne meurt lentement en apprenant chaque jour de regarder les autres comme le fait un chien.
Esclaves bien habillés, même si souvent sans goût, et dont l’odeur des corps est bonne vu qu’ils peuvent laver leur peau après chaque tâche de l’esclavage et même dix fois par jour s’ils le souhaitent, sortent d’une boîte pour passer à l’autre. Les restos où on vend les cadavres animales sont remplis, les rues sont du glare , l’émanation de l’eau de fleurs.
– « Ce parfum, c’est pour se mentir que les esclaves… nous ne sommes pas du tout… ! » – quelqu’un hurle. L’arôme est effectivement tellement forte qu’on a l’impression que c’est la rue elle-même qui s’aurait personnifié, et qu’elle aurait versé sur sa crête engourdie les flacons de l’eau de toilette.

***

Esclaves qu’on a conditionné. Esclaves qu’on a habitué à ne même pas réagir, ni de se sentir touchés, ni révoltés, par le sort de leur proche. Esclaves payés suffisamment, et aux têtes bourrées suffisamment par ceux qu’ils nomment « leurs patrons » – s’éclatent… !
Esclaves – on les a appris de l’obéissance à l’ordre de ce monde. Les soumis des « grandes entreprises » : si on leur rendait leur liberté, ils ne sauraient même pas quoi faire avec…! 
Esclaves.
Regardez… !
Sur le mur, un idiot a collé un panneau « Au nom de l’amour pour des animaux, interdisons la mendicité avec les chiens ». Bien sûr, séparons encore ceux qui n’ont rien, des seuls êtres vivants qui tiennent leur existence…
Les enfants Gitans meurent à côté : ils meurent comme les chiens et les chats, et comme les rats pendant toutes leurs vies. Les femmes privées des Droits Humains dorment dans les bras des hommes qu’elles ne veulent pas, ceux-là privés de la passion. Les hommes n’attendent plus de rien. Les femmes vomissent. Les enfants tombent. La vie avance. Un esclave, costume brillant et le tie autour de son cou, coure avec un rire burlesque près du mur des rats-humains.
Esclaves de la Bastille, dont les corps ont l’odeur des fleurs artificielles, ne voient pas du nuage.


Brillants costumes, vous vivez pourtant tous comme les rats, les cous en-tie-s…!
Vils – car les ordres qui vous sont donnés exigent de vous être ainsi, et car vous ne trouvez pas d’une raison de s’opposer ni même de les mettre en question.
C’est vil pourtant – être un rat si on était né l’humain.
C’est vil : la soumission et l’obéissance.
C’est vil – de se parfumer la peau pour ne pas sentir de l’hypocrisie,
c’est vil: pour ne pas voir de la menace – regarder le carrousel et la lampe.

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BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE (9-10 MAI 2014, FRANCE).

 

 

 

DISEZ-LE, LES SALAUDS…!
/Bombardements en Syrie. Alep. « Why is the world doing nothing…? »/

 

Fillette de BosraC’est très étrange, de se trouver dans un endroit et d’en partir – pour voir après les années ce même endroit détruit par les bombes, par la guerre ou par le tremblement de terre.
Savoir qu’il n’existe plus : car rien n’y existe comme c’était avant. Et que comme avant – il ne sera plus jamais.

Ce n’est pas le même monde qu’on a laissé : et parfois une semaine, un jour ou une seule heure peut faire que le monde n’est pas le même.
Combien des morts encore en Syrie… ?
Les photos d’Alep – pour moi la ville heureuse, la ville des gens souriants – diffusées aujourd’hui ne me rappellent en rien des photos avec les visages des gens que j’ai prises, les nouvelles du monde qui pour moi était celui du soleil sont horribles, les articles dans les journaux aussi, les visages des enfants coulent du sang.
– « Father, I don’t want to die, I want to go home » – répète Fahad, un garçon de 9 ans, avec les blessures après un shrapnel dans sa jambe gauche.
– « Il avait la chance… ! Sa blessure est rélativement mineure par rapport à ceux des autres enfants que j’ai vus… ! » – dit Donatella Rovera d’Amnesty International (son texte, « Why is the world doing nothing? – cluster bomb attack by the Syrian army in Aleppo » a été publié hier dans « LIVEWIRE », Amnesty’s Global Human Rights Blog)*.
« One of many children in a field hospital in Aleppo after sustaining injuries in a cluster bomb attack by the Syrian air force » – lit le monde. Ce monde qui s’en fiche.
Et moi, j’ai devant mes yeux la photo de la petite fille, dont la mère m’a accueillie dans sa maison de la pierre quand j’errais dans le soleil. Est ce que cette fille vit encore.
Et qu’est ce qu’ils vivent tous.
Je hais les images d’Assad, et je hais celle que j’ai prise moi-même, celle du mur dans le petit hotel « Kasr Al Andalos » en Alep, la ville bombardé justement ce 1 mars. Pourquoi j’ai prise cette putaine image… ?! Je la voyais à l’époque comme une curiosité, et comme une simple curiosité et rien de plus je voyais aussi le culte que le peuple syrien devait à son chef. J’en riais. J’étais comme une inconsciente aux vacances. Je ne me rendais pas compte que si le propriétaire du lieu renonçait de créer sur ses murs les petits autels consacrés à l’Assad, il y aurait probablement disparu et son lieu aurait été vendu à quelqu’un autre. Et si les constructeurs de la route qui ménait de Damas à Bosra renonçaient de l’ornementer par les portraits du chef à chaque quelques mètres, ils seraient condamnés sans doute eux aussi.

***

…Ce n’est pas la première fois où je vois qu’une ville où ont marché mes pieds disparaît – détruite par l’homme ou la nature. Il y a quelques temps, c’était la petite ville en Iran, Bam. Et là aussi j’étais horrifiée, et là aussi j’ai eu la petite image d’une fillette que j’y ai rencontrée. Mais il y avait une différence: là-bas, c’était le tremblement de terre dont il s’agissait, donc et l’humain n’a rien pu faire pour l’empêcher.
En Syrie, c’est autrement.
Vraiment… ?!
Donc…
– « Why is the world doing nothing while we continue to be bombed to pieces every day, even inside our homes…? » – Donatella Rovera cite la question que lui pose une femme dans l’hopital, et dont la jeune sœur aussi a été blessée par un bombardement.
…Parce que le monde, et surtout les gouvernements, is doing nothing if it wouldn’t bring him of the money ou des avantages, ma chère. Voilà pourquoi.
Seulement, il faut le dire maintenant aux enfants dans les hôpitaux.
Disez-le donc, les salauds… !

 

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Tout part et il n’y a pas des retours. Aux mêmes lieux, aux mêmes gens, car ils ne sont pas les mêmes.
Mais pourquoi les morts.
/BALLADYNA De Tempête, 3 mars 2013. Photos: Théâtre De RÉVOLTE/

 

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* Lien vers l’article de Donatella Rovera « Why is the world doing nothing? – cluster bomb attack by the Syrian army in Aleppo » duquel viennent les citations de ce texte: http://livewire.amnesty.org/2013/03/02/why-is-the-world-doing-nothing-cluster-bomb-attack-by-the-syrian-army-in-aleppo/

LES SANS PAPIERS: « NOUS LES SOUTENONS, MAIS NOUS LES DÉSAPPROUVONS! » LA DIALECTIQUE ET LES SOPHISMES DU PARTIE SOCIALISTE

/Article écrit le 10.01.2013, est une réponse au « Communique de Presse de Gilles Pargneaux (Premier Secrétaire de la Fédération du NORD du Parti Socialiste), transmis à l’auteure par le journal France Net Infos/

LA VIE SANS PAPIERS - LA VIE V(I)OLÉE (WORDS ON THE STREET)Cela a dû arriver à ça : et il y aura les choses encore pires. Et peut-être même les morts.

Et même, sûrement les morts : car la réponse à la privation de ce qui est basique, et le replay pour le système politique dont le principe est la négation des droits Fondamentaux aux Humains – ne peuvent être que ceux-là.

C’est depuis deux mois déjà, que dure la grève de la faim des Personnes Privées des Droits Fondamentaux sur le territoire de leur séjour : dans le pays qui prône – comme si pour en rire – l’égalité et une fraternité bien étrange. Ces termes effectivement ne peuvent qu’engendrer le léger sourire sur le visage si on se rend compte de la réalité.

Pour bien étiquetter les grévistes, ainsi que toutes les Personnes que le système politique du pays de la dite fraternité chasse, discrimine et écorche de leur humanité, le gouvernement a appris le peuple de les nommer les « Sans Papiers ». Cela explique et légitime tout : ces Personnes-là, ne sont pas vraiment les Humains ; elles n’ont donc pas Droit à ce à quoi nous l’avons, simplement et tout court.

À Lille, ces Personnes-là, n’en pouvant plus, occupent depuis deux mois le parvis devant une église, car de l’église elle-même elles ont été expulsées comme une bande des abrutis qui dérangent l’ordre établi de la société et inquiète les religieux. Les religieux, ils ont les papiers, les bienheureux, donc ils ne veulent pas se mêler en ce qui ne les concerne pas.

À Paris, les Humains « Sans Papiers » ont décidé de se rassembler devant le siège du Parti Socialiste, et répéter cette action chaque soir, à 18h, jusqu’à l’effet.

La Partie Socialiste, soutenant les Personnes « Sans Papiers » jusqu’à qu’elle se trouvait en opposition, préfère de ne plus les soutenir maintenant pour ne pas embêter l’appareil gouvernemental. Cet opportunisme n’est pas étonnant : car la présence de l’opportunisme est la chose normale dans la politique de la France.

Il y a quelques jours, la Fédération du Nord du Parti, a envoyé aux médias un communique portant un titre hypocrite : « SANS PAPIERS : DIGNITÉ ET RESPONSABILITÉ ».

Pourquoi je le dis : hypocrite… ?

Car on pourrait se demander en lisant ses paragraphes : la dignité dans tout ça – elle se trouve où… ? On ne peut pas dire responsable non plus d’une partie qui décide de s’emparer d’une langue du bois, les mêmes moments où on voit clairement que certains Êtres Humains, concernés par les déclarations démagogiques et hypocrites… n’en peuvent plus.

En bref, les décideurs de la Partie avancent dans leur déclaration que : « les socialistes nordistes tiennent à réaffirmer leur solidarité avec les femmes et hommes « Sans Papiers  » », pendant que chaque paragraphe de la dite déclaration est un triste témoignage que parler de quelconque solidarité ici y serait une bonne plaisanterie, et que – au moins pour ne pas se montrer ridicule – la Partie ferait mieux de rester plutôt en silence.

– « Nous soutenons la demande de régularisation de ces hommes et de ces femmes qui ont tout fait pour s’intégrer dans notre pays, mais nous désapprouvons la grève de la faim que le CSP 59 a organisée. Nous ne souhaitons pas que la vie de ces hommes et de ces femmes en grande situation de détresse et de précarité, soit mise en danger, et nous ne cautionnons pas cette opération » – écrit le Secrétaire de la Fédération du Nord du Parti, monsieur Gilles Pargneaux.

Et bien, on pourrait dire que les messieurs et mesdames du Partie « ne cautionnent pas l’opération » car « elle met la vie des hommes et des femmes en danger », mais qu’ils s’en fichent sincèrement – et avec la légèreté et l’humeur propres aux Ayants Droits – du fait que la même vie est déjà mise en danger beaucoup plus grand, et associé dans ce cas avec l’humiliation en plus, par la Loi le statuant.

« DROITS DU TRAVAIL POUR LES SANS PAPIERS.
CAR NOUS AVONS BESOIN DES… NETTOYEURS …! »

Ce que prévoit le communique des socialistes, c’est – qu’une fois de plus, les accréditations accordées aux Humains, et qui leur donneraient le Droit à la vie digne, devraient être distribuées sous la condition du travail, dont on sait très bien qu’on ne peut pas exercer (et au moins : exercer un travail louable, digne et permettant à la vie respectable) sans les dites accréditations assurant qu’on est bien un Humain.

Le cercle vicieux donc, et ce dans le cas des nombreuses personnes.

Mais en plus, pour donner la preuve ultime d’une pensée politique et sociale rétrograde, le Secrétariat des socialistes allègue :

– « Chacun  sait que l’emploi de travailleurs et de travailleuses « Sans Papiers » est une réalité économique et sociale en France. Ils sont incontournables dans nombre de secteurs comme le bâtiment, les travaux publics, le nettoyage, la sécurité, la restauration, l’aide à la personne, l’agro-alimentaire, la confection etc., souvent via la sous-traitance ou l’intérim ».

Et bien, il semble que le clou se trouve justement là.

Le clou de quoi… ?

Le clou de ce qui fait l’exorde et la source de toutes ces doctrines politiques : celles qui pas seulement autorisent et légitiment les humiliations et les abus des certains Humains par les autres, mais qui les  o r g a n i s e n t  et les  m e t t e n t  e n  p l a c e.

Cette exorde et la source – est la pensée utilitariste quand on parle de l’Humain.

C’est de cette pensée-là – et même pas de la peur : car quand la peur cesse, l’homme à l’esprit médiocre cherche comment tirer le profit de ce qui l’apeurait et qu’il continue de voir comme « étrange » –  …de la donc, viennent les discriminations, l’ordre de préséance, l’abus, la pigmentocratie, le système des castes, l’exclusion, et – la ségrégation.

L’Humain en France – ÇA se traite comme un utilitaire : on le sait bien et rien dans ce constat n’est pas nouveau ni étonnant.

Ce que vient d’affirmer dans son communique la Partie des socialistes, n’est que jeter à la gueule des exclus d’aujourd’hui une de plus affirmation : qu’ils peuvent bien espérer et compter d’être traités un jour sans discrimination, sans qu’on les regarde comme les Êtres Humains Rabaissés, car… comme on le sait, dans la société dont la partie ils veulent faire, ils peuvent servir aux Ayants Droits – à l’exécution des tâches les plus basses.

Nouveau castisme en France… ?

Et bien, pas tellement nouveau car existant depuis qu’il existe l’immigration… et le colonialisme de l’autre part.


NOUVEAU CASTISME
DANS LES SYSTÈMES POLITIQUES DISCRIMINATOIRES.
CAS: LE SYSTÈME FRANÇAIS

On penserait pourtant que la condition de l’avancement des sociétés, ainsi que la condition de développement de l’Humain, serait celle de finir enfin avec l’ignominie qu’est mettre les gens dans les castes, les tiroirs et les cages. Hélas, les intérêts des politiciens et surtout ceux qui traversent tout à coup du côte « opposition » au « camp du gouvernement », ne s’accordent pas avec ces principes louables.

– « Écoutez, les « Sans Papiers » : soit vous allez nous servir – soit… ne comptez pas sur notre soutien dans votre lutte pour vos Droits des Humains…! ».

…L’Humain, vous dites…? – naïfs…! Ici, on ne pense plus à ça…!

Pourquoi…?

J’écrivais sur ça déjà en 2011 dans l’article « SI ELLE VOULAIT CONSERVER LE RESPECT POUR LES HUMAINS. QUELQUES MOTS ASSOCIÉS AVEC LA « PREFACE OF THE SONG JE CHANTE POUR LA GUERRE SACRÉE » (« WORDPRESS », 29.05.2011):

« Il n’est pas possible de ne pas comprendre de ce d’où ça vient – si on se rend compte de toute l’histoire de la France : on sait, que pendant les longues décennies, les Français (qui gueulent aujourd’hui, les vrais enfants égocentriques et puérils, que cette Femme sans aucun droit et même sans Droit Fondamental à existence digne dans  l e u r  pays,  l e u r  mange  l e u r  pain, ou que cet Homme qui  l e u r  construit  l e u r s  bâtiments sans pouvoir habiter quelque part lui-même, l e u r  prend ce qui est  l e u r) – ont intériorisé en eux ce portrait de l’Immigration – les images des Femmes Espagnoles rétrécies, diminuées et primitivisées dans les petites chambres de bonne minables, gardant les enfants des « nés ici » et n’ayant bien sûr pas Droit à avoir leurs propres enfants car leur rôle n’est pas ça bien sûr. Les Hommes travaillant comme les  r a m a s s e u r s  d’ordures – au noir, bien sûr, car l’accès à une autre façon de gagner leurs vies, qui serait Digne (ce qui est un Droit Fondamental, il parait) la France, pour eux, ne le prévoit pas : elle n’est pas idiote, la France, faut avoir les esclaves au pays pour que les nôtres se sentent bien… !
Immigration : « ça nous « sert »… ! Depuis toujours « ÇA existait pour avoir le rôle des serviables »… !
Donc, si on les soutient en lutte pour leurs Droits Fondamentaux – c’est parce qu’ils nous sont utiles et utilisables…! ».

On se sent horrifiés, n’est ce pas…?

Horrifiés que dans le pays qui ose encore prétendre d’être un pays de l« égalité » et de la « fraternité » – on se rend compte que cette dernière est destinée toujours – seulement aux nôtres.

SERVIABLE, PROFITABLE, UTILE ET UTILISABLE

Telles « valeurs » de ceux qui luttent aujourd’hui pour leurs Droits des Humains, en allant jusqu’à la grève de la faim, voient les décideurs de la Partie Socialiste en l’annonçant dans leur document.

Regarder et traiter un Être Humain comme une chose qui peut servir – n’est qu’une manie médiocre et une habitude basse : témoignant d’une part le manque de la noblesse, et de l’autre – la petitesse de celui qui fonctionne en se basant sur un tel choix.

…Mais QUOI sera – quand les Femmes Étrangères, qui aujourd’hui nettoient votre saleté, et les Hommes du Bâtiment, qui – eux – n’habitent souvent nulle part et vivent de rien – ne voudront plus vous servir, les messieurs socialistes de la France… ?

Et bien, pour l’instant, les « Sans Papiers » que vous avez étiquetté soigneusement, font la grève de la faim: ils se mettent en danger eux-mêmes, et vous les soutenez sur une feuille regorgeant de mensonge sans les soutenir en vrai. Mais dans quelques années, quelques mois, quelques jours peut-être, qui sait – ils ne seront plus naïfs : ils choisiront de tuer plutôt un de vous au lieu de se mettre à encore une épreuve eux-mêmes.

Ou, il est très possible qu’ils organiseront enfin une tuerie véritable : où pas un Être Humain mourra, mais les centaines ou les milles.

Et les victimes cette fois seront choisis parmi vous.

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BALLADYNA DE TEMPÊTE,
Théâtre De RÉVOLTE, 10.01.2013

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/TEXTE : BALLADYNA DE TEMPÊTE, PHOTO DU PERFORMANCE DE L’AUTEURE : CHRISTIAN DEMARE/

Et voilà encore cette nuit je ne vais pas dormir car les doigts me portent trop loin et trop farouchement sur le clavier. Leur force est terrible et j’espère que le cerveau de la machine ne va pas éclater comme le mien l’a risqué le temps quand je passais par le Hell.
…Et voilà encore cette nuit, ce jour, et puis les milles des jours qui viennent – je ne vais pas dormir et ne vais pas sourire à eux ; charriez loin de moi ceux cassés, prostrés, qui s’apitoient sur eux-mêmes car « dans leur vie ils n’ont pas eu de ce qu’ils s’imaginaient »… !
– Charriez loin de moi… ! Charriez-LES… ! – je crie.
Et puis, ligotes-leur aussi leurs mains et leurs jambes – qu’ils ne puissent pas de revenir et de nouveau me bombarder des doléances de près… ! Bouchonnez-leur aussi leurs bouches – pour qu’ils ne puissent plus d’en émettre des sons de la médiocrité et de petitesse, de mesquinerie et de la facilité à se faire abattre et se sentir abattu – ou bouchez-moi mes oreilles, pour que je puisse de ne les pas entendre… !
Ceux gémissants de désespoir, de la frustration et de la résignation – débardez-les, éloignez-les – et qu’ils ne retournent pas pour me voir, et qu’ils ne me parlent plus, autant qu’ils ne se rendront pas de compte du ridicule abject, de leur mesquinerie et de misère de leurs coeurs.
– … « J’ai raté ma vie… ! » – ils osent de regretter eux-mêmes en passant le même moment près d’un Homme Sans Toit et Sans-Papiers, dont on ne sait même plus s’il est un Homme ou un déchet – « Je voulais ça et ça, et ça encore – et je ne l’ai pas, tu vois… ?! »
– « Je voulais vivre de mon travail : mais je dois vivre d’autre chose… Donc, c’est ratée, ma carrière… ! »
– « Je voulais avoir une femme, amour… ! » (« C’est basique », ils disent, comme si chacun en ait le droit, même ceux qui vivent parmi les ordures – sans voir combien ils se trompent) : …c’est raté aussi…! »
– « Je voulais jouer au grand théâtre et je ne joue que dans un espace à 100 places… ! »
On dirait…
– « Moi je voulais une voiture toute rouge et je n’ai que blanche… ! »
– « Ça fait beaucoup, n’est ce pas ! »
N’est-ce-pas.
– « Je voulais avoir deux millions et je n’ai qu’un… ! »

« Calais. L’hôtel Bel Azur fait façade à la mer. La mouette effrontée salue les migrants. Hommes sans rien d’autres que la vie. Hommes-chiens comme l’oiseau du jour. Hommes-oiseaux qui des heures durant tournent en rond. S’arrêter est un défi. Se faire arrêter puis s’échapper aussi. Sans le voyage, le temps passe c’est tout. Comprenne qui pourra. Calais. Les migrateurs forment une espèce coriace, envahissante, trissante. Tête basse contre la pluie et le vent, leurs pattes poussent des petits cris. Il pleut sur la mer. Tous les jours il pleut. Tous les jours un jour. Toutes les nuits. Toutes les nuits, les migrants tentent le tunnel sombre d’une illusion ensommeillée. Terre promise : l’Angleterre. Rêve : exister. Perspective : réfugié. État : harassé. Peur : dériver. Circulation dangereuse »*.
…« En Afghanistan, Nasrat Shirzad laisse sa chèvre, nuage d’orage et cornes noires. Il garde la douceur du pelage. Au Pakistan, il laisse ses parents disloqués par la bombe et garde le souffle de la mort. En Iran, il troque ses 16 ans contre la carte du ciel. En Syrie, l’avenir en bandoulière, l’armoire pleine de sève, il oublie sa peine. Puis il laisse la Turquie et prend la mer. Frêle carcasse dans la vague braillante. À minuit, avec d’autres et sans rien d’autre que lui, il est bousculé par-dessus crêtes et creux. La mort engloutit »**.

« Rêve – EXISTER ».
À Paris, la Femme qui a passé par la mer est Violée car la loi l’organise bien.
« Centre de gravité entre les genoux. Chaque nuit. Tout bascule en roulade maléfique. Tout. No chance. Go away, ils disent. Ne reste pas ici et ne reviens pas demain. On t’arrête tu reviens. Tu reviens on t’arrête. Ressac. No trip last night. No trip last night »***.
Et moi, je me souviens un récit dont les fragments j’ai lu il y a des années, et ou l’auteur se compatissait : « No sex last night. No sex last night ».
Ce qui est apte de nous faire souffrir et rendre malheureux dépend de ce combien nous savons déjà – que nous avons passé et vaincu.
Dont – PU.
Souvent, ces gens – les faibles, les fragiles – n’ont rien vu et rien appris de la vie à part de leurs regrets. Étaient – nulle part et ont essaye nulle part, en restant dans leurs maisons de facile – et – ensuite – regrettable.
…Combien des fois je devrai répéter encore – à ceux malheureux aux bras tombants, ceux sans honte, ceux qui se laissent de s’apitoyer, de regretter et d’aboyer… ? Combien des fois encore, leur répéter que les Droits Fondamentaux et les avoir – est le bonheur en lui-même – et que celui qui les a n’est qu’un VER DE TERRE non seulement ridicule mais méprisable s’il osait de s’apitoyer sur lui même… ?
Car avec ces Droits – aujourd’hui accordés ou pas par vos gouvernements – tu peux avoir tout ou ne posséder rien – mais tu peux te dire Que Tu N’Étais Pas Un Condamné À La Non-Existence.
Tu As Pu Tout Faire Pour Ce Que Ta Vie… puisse être : TA Vie.
« EXISTER – un Rêve… ! ».
Tout pour ça.
TU PEUX TE BATTRE ENCORE…!
Pourquoi casser les bras…?!
(« Ils ont voulu te Tuer, est ce que tu te rappelles… ?
Chcieli Cié zabic – czy pamiétasz… ?! »****)
Oui, je me le rappelle bien.
Une autre Femme dira à une autre :
– « Et quand on te Violait, tu te souviens… ? »
« Rappelles-toi, comme on t’a forcé à renoncer ton humanité, et à survivre parmi eux – les mêmes qui se plaignent aujourd’hui… ? »

Moi – qui ne suis plus une Femme mais une Witch – je ris.
Je rirai encore et mon rire sera sans fin, sans frontière, sans arrêt – mon rire – d’eux.
Et vous… ?

***

Combien ils sont petits et méprisables.
D’avoir indécence de se regretter eux-mêmes – avec tout ce qu’ils peuvent, les chemins ouverts devant eux et les yeux fermés dans leurs crânes bourrées par la résignation.
Indécents… ?
…Oui…, car combien l’est – se regretter soi-même quand on a les Droits Fondamentaux.
…QUAND – ON – LES – A… ! – les mêmes moments où les gens se noient dans la mer et quand on les noie sur vos rues, tel Big Brother en direct devant vos yeux.
Et quand ça – ne vous rend pas malheureux ni à un point.

***

…Ce qui est apte de nous faire souffrir dépend de ce combien nous savons déjà que nous avons passé et vaincu.
Pour certains ce ne sera qu’un grain de sable dans la chaussure bien polie – pour l’autre, seulement l’Avilissement, le Viol, la Massacre d’Âme ou… la Mort.
– « Ayez la décence de vous retirer de mon champ si vous êtes ces premiers » – dit LILITH, dit Witch, dit Sorcière. – « Sinon, je frapperai fort : trop fort pour ne pas écraser vos images hypocrites sur vos murs bien lis, cassables comme… vous l’êtes ».

BALLADYNA DE TEMPÊTE / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, 21-22 DÉC. 2012
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* Les fragments cités dans l’article appartiennent au texte de Laurence Loutre-Barbier « Ressac » (extrait) ; (http://loutrebarbier.blog.free.fr/index.php?post/ressac-%28extrait%29)
** Ibid.
*** Ibid.
**** « Ils ont voulu te Tuer, est ce que tu te rappelles… ? » – fragment du texte de l’auteure, d’un essai du chant pour la musique de Artycha (Janusz Boczka-Jade).