Archives de la catégorie ‘TEXTES DES CHANTS’

WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM. ŚWIAT WE WŁOSACH MI SIĘ SZAMOTAŁ…

 

WITCH

 

Les œuvres de ANNE-MARIE VESCO contiennent en elles un grand Étrange.
Et ce n’est pas « la magie » : la magie, on utilise ce mot trop souvent en lui adonnant le sens lié à l’enfance – les petites couleurs joyeuses – tout allégé comme un fromage diététique emballé dans le rose. Ici rien de ça. Les œuvres sont sombres et lumineuses en même temps.
Chacune raconte une histoire importante, l’histoire de la vie.

Chacune a un sens.
Elles ont changé, ces œuvres, depuis deux ans pendant lesquelles je n’ai pas pu de les voir : aujourd’hui pas des corbeaux et des crânes peints sur le toile sobre, et que j’aimais autant – surtout ces oiseaux avec les ailes rapaces. Il n’y a plus de ce qui correspondait avec mon cri de l’époque : le cri horrible dans le temps réel, le cri qui aujourd’hui reste dans l’âme et qui sort, sortira toujours – malgré l’atrocité finie.
Mais il y en a toujours le Sang de la conscience.

 

…LE SANG, IL Y EN AURA TOUJOURS.

 

Le Sang, du cœur, de l’âme – c’est ce qui donne la vie, symbolise la tragédie et l’extase (seulement ceux qui n’ont jamais été près de deux en même temps, demandent : « Tu es masochiste, comme ça… ? »). Le Sang coulait sur mes jambes et il coulait de mes bras, le Sang comme une vocifération et comme la force avec laquelle tout se liait, une telle condition de la bataille pour qu’elle ne soit pas perdue, une nécessite : sinon, tu meurs, tu n’existes plus.
Le Sang… !
Les fleurs sauvages qui poussaient – toujours encore – de ma tête : dans tout le centre de l’enfer, elles – elles toujours poussaient… !
Et moi, en passant par l’enfer…
Je hurlais, je chantais.
Lilith… ! Un chant – à la guitare et à la vielle à roue de Éfren Lopez (Efren… ! J’ai racheté la nouvelle guitare, les fleurs noires pousseront encore… !)
Lilith courait par l’enfer et ses pieds étaient trop vites pour que les lois gouvernementales puissent l’attraper, et elle – était plus forte que tout avec quoi on voulait la combattre.
TE VOIR MORTE… !
TE VOIR ANÉANTIE… !
…Elle savait même quand ne pas sentir, quand sentir signifierait mourir.
Elle savait.
Et elle marchait.

 
***

« Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
Wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Stopy, stopy o kamienie
Ranilo sié serce

Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Wlosy w szczyty mi zaplàtal
Serce na ostrze wbil

Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Stopy, te stopy o kamienie
Ranilo sié serce
Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Wlosy w szczyty mi zaplàtal
Serce na ostrze wbil
Serce
Na ostrze wbil
Serce
Na ostrze wbil
Serce
Na ostrze
WBIL… !


Wzgôrza, w przepascie wpadlam
Krwià we wlosach, wlosach malowalam
Na czerwieni w ogniu sié unioslam
…Jestem sosnà
Jestem sosnà
Jestem sosnà
Jestem sosnà…

Ploné…!
Jestem sosnà, jestem sosnà, jestem sosnà, jestem sosnà,
Jestem…
Wlosy na wiatr
Jestem…
Wlosy na wiatr rzucilam
Jestem…
Wlosy na wiatr…

Ploné…!
Do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, do nieba, do piekla,
do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, YA-AH… !

Wlosy na wiatr
Rzucilam
…KWIATY MI Z GLOWY WYROSLY… 
Jestem sosnà
Sosnà, sosnà, sosnà… !
Jestem sosnà, jestem sosnà
Jestem… Wlosy na wiatr…
Jestem…
Wlosy na wiatr
Rzucilam, rzucilam, rzucilam
JESTEM…
KWIATY MI Z GLOWY WYROSLY… 
Jestem…
Wlosy na wiatr…

JESTEM…
KWIATY MI Z GLOWY WYROSLY

Wyrosly
Wyrosly
Wyrosly…

Ploné…!

Wlosy mi plonà
Jestem sosnà
Wlosy na wiatr
Wlosy na wiatr
Wlosy na wiatr…
Do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, do nieba, do piekla,
do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, YA-HA… !
Jestem sosnà, jestem sosnà, jestem sosnà…
Wlosy na wiatr… !

 

WITCH



WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM
WIATR WE WŁOSACH MI SIĘ SZAMOTAŁ
WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM
ŚWIAT WE WŁOSACH MI SIĘ SZAMOTAŁ
WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM
WIATR WE WŁOSACH ROZKWITL MI

KWIAT WE WŁOSACH ROZKWITL MI
WIATR WE WŁOSACH ROZKWITL MI
KWIAT WE WŁOSACH ROZKWITL MI… ».

 

***

 

Et voilà ce soir – je vois LA WITCH.
Je la vois – c’est elle, LILITH.
Et je me vois, moi-même – et je vois les centaines des Sorcières que les rois des pays ainsi que les peuples depuis les décennies condamnaient et brûlaient sur les bûchers de ce monde.
JE ME VOIS.
Elle, avec les fleurs sur son front, comme les gouttes du Sang, les fleurs qui poussent de sa tête et qui apparaissent comme les Stigmatas d’une Witch maudite et glorifiée, tout ça dans une seule vie.
Le Sang qui coulait de mon cœur.
Le Sang – qui gicle aujourd’hui, vos gueules…!

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Texte & photographie de l’œuvre de ANNE-MARIE VESCO : BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, 12-13.10.2014. Le song « CHANT DE LILITH », enregistré en 2008 avec Éfren Lopez-Sanz se trouve en écoute et en téléchargement sur Deezer (www.deezer.com/album/1225445) et Bandcamp (balladyna.bandcamp.com/album/chant-de-lilith). L’atelier de l’artiste peintre ANNE-MARIE VESCO reste ouvert pour les visiteurs encore demain – le 13 octobre 2014 – de 14h à 18h, à 17/23 Rue Beaumarchais au Montreuil.

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« RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE ». QUELQUES MOTS SUR LA RESPIRATION DANS LA SOCIÉTÉ DES ESCLAVES SANS MENOTTES

 

« LE FEU
EN TOI
NE MOURRA, JAMAIS
…TES CHEVEUX NE VONT JAMAIS S’ÉTEINDRE.
RESPIRE
RESPIRE
RESPIRE
CONTRE LES TENTATIVES DE CEUX QUI VOUDRAIENT TE VOIR MOURIR
CONTRE LES TENTATIVES DES BOURREAUX
CONTRE CE QU’ON TE DISE ET CE EN QUOI ON VEUT TE FAIRE CROIRE
RESPIRE…!
RESPIRE…!
RESPIRE…!

S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE…
RESPIRE…!

S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE…

MAIS…
RESPIRE 

RESPIRE
RESPIRE… !!!
TES CHEVEUX NE VONT JAMAIS S’ÉTEINDRE…

RESPIRE… ! »

 

D-luminositeetcontrastechangesparmoi

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

« RESPIRE » – chanté comme une déclaration individuelle, comme un manifeste et un constat : d’être décidé à tout s’il s’agit de se battre et de défendre sa liberté – est aussi le song appelant à quelque chose dans le sens plus général.
Une révolution… ? Qu’est ce que c’est d’autre – si on crie aux gens : « Vous pouvez vous battre », « Vous pouvez : de ne pas laisser qu’on vous écrase », « Vous avez – les Droits »… ?
Droits Fondamentaux – qu’aucun gouvernement ne devrait être en mesure de vous prendre, en vous niant par cela comme l’humain… ?
Le song – le sang.
La révolution – quoi que vous ne compreniez en entendant ce mot, et quel que soit le niveau de votre compréhension.
Je m’en suis rendu compte de cela un peu plus tard que le song était écrit.
Il était écrit comme un cri venant de mes propres vécus, de mes propres expériences : car oui, on a effectivement essayé de me tuer, même si lentement ; vos gouverneurs voulaient de me voir morte – ou au moins avilie, privée des droits à être humaine, privée des droits qui se nomment fondamentaux – et puis, ne faisant pas du « problème » aux « pouvoirs », aux législateurs-menteurs ni aux exécuteurs des ordres qui comptent pour ces derniers plus qu’une vie.
« RESPIRE » – je l’ai écrite et hurlé après – comme le cri tiré de mes propres expériences, très concrètes, qui m’ont permis de me rendre compte des choses inapercevables pour tous car bien cachées par le législateur, par l’executioner, des choses inimaginables pour ceux qui respirent, et des choses ignobles qui existent malgré être inconcevables.
Et cette conscience – qu’à part de crier à partir des expériences et de mon vécu, qui n’aurait rien du traumatique si pas la politique et la « loi » qui (au pays européen prétendant – à la façon risible, on en est d’accord – que sa culture soit basée sur les valeurs venant du passé révolutionnaire) statue et légitime l’extermination lente des « pas autorisés à avoir une vie »…

…À sentir – quoi que ce soit, à rire, sourire ou à aimer. À ne pas être utilisés, exclus, chassés, traités comme les choses ou comme les êtres non-existants car « cette terre ne leur appartienne pas : cette terre – est : à nous ». C’est qui : « nous » pourtant… ? Vous me parlez sur vos étiquettes et votre drapeau… ? Ne voyez-vous pas que ce drapeau ne signifie plus rien à part de la honte… ? Ne le voyez vous pas… ? Vraiment… ?
V r a – i m e n t… ?
…Cette conscience donc – elle m’est venue les mois ou peut-être les années après l’écriture du chant. Peut-être c’était deux ans après sa première présentation au « Langage des Viscères » aux Trois Baudets à Paris… ? À la fin de mon séjour à l’enfer… ?
Conscience : qu’en criant de mon propre vécu, ma propre décision, inconditionnelle, de me prendre la liberté et de la prendre sans cesse, sans jamais hésiter, arrêter, chaque moment –

je cris d’une chose ayant le sens plus vaste encore.
Je crie à tous.
Cette conscience m’était venue avec encore plus de force ce jour où je passais à côté d’une affiche, collée dans le long couloir du métro. L’affiche du genre dont il y a de moins en moins dans la masse de ce qui se colle sur les murs de ce monde, les « œuvres » hideuses et horribles, qui parlent de la vente et incitent aux achats, si ce soit des corps animaliers ou si ce soit de la chair humaine. Ce que j’ai vu était pourtant une affiche différente de ceux-là. Il s’agissait d’un expo.

– « BREATHE… ! » – criaient les lettres, et qui elles-mêmes avaient l’air hurlant.
Et c’est en ce moment, que j’ai pensé : que tout ça a une liaison indéniable – dont il n’est pas possible de ne pas constater ni en avoir la conscience.
J’étais en train de courir pour – comme on le dit encore – « assurer une prestation ».

Une prestation pécuniaire : dont on parle également « le travail » et dont – malgré que l’esclavage est la chose honteuse – certains crétins en sont fiers.
Depuis le premier moment, en attendant le RER, quand j’ai regardé les gens autour – j’ai eu en moi cette pensée inchassable. Voilà la civilisation des esclaves. Des serfs, des captifs – et qui même ne se rendent pas de compte de ce combien l’ordre dans lequel ils vivent sans vie – l’ordre qu’on leur impose – est pervers et cruel.
Donc à changer, et ce immédiatement.
Pervers.
Pervers.
Pervers.
Esclaves qui en souffrent.

(Ne vous souffrez pas, peut-être, en vous levant chaque matin, dans vos bâtiments du béton quadruples pour aller aux lieux où on vous prend vos vies, vos années, vos mois et vos heures, contre votre autorisation de sur-vivre, pour que vous payiez votre place sur cette terre… ? Car bien… il faut payer… !
Mais payer… – à qui… ?)
Esclaves qui en souffrent – mais qui font « la carrière »… !
Au moins, ils se le disent, pour que leurs cervelles ne disjonctent, et pour qu’ils ne se retrouvent pas les fous à lier.
(« On a besoin des slaves, n’osez pas à devenir fous… ! »)
Esclaves qui en souffrent.

…mais qui n’ont même pas de la conscience de cette perversité qui est devenue une règle.
Esclaves – appris pendant les siècles que leur esclavage soit une raison de se sentir fiers, indoctrinés pour croire que leur status des prisonniers des « maîtres » – soit une base du contentement des êtres assujettis et écorchés…
Huit heures ou neuf heures du matin. Normalement, ce n’est pas l’heure où un humain, un être vivant tout court, sentirait quoi que ce soit qui ressemblerait à un instinct naturel de se mettre à « bosser » pour l’autre (« bosser » pour soi-même, créer selon son envie, suivre sa passion, c’est l’autre chose : mais la chose dont justement nous ne parlons pas ici).

Prendre le métro, manger en vitesse, en courant dans les passages entre les rames dans le transport pour les esclaves…
S’asservir (disons-le clairement et sans euphémismes).
Mais voilà – après cette première violation de ce qui est naturel, après avoir forcé les individus à cet esclavage de couper leu sommeil, de se déplacer pour suivre les ordres (à ceux qui attendent le RER, ou le métro, au matin, ayant les visages pales avec les restes du sommeil qui s’y dessine… il manque des menottes sur les mains pour que la photographie puisse être fiable) – il y a une autre… !
Toute l’industrie est là… !
Les vendeurs du café et des petits pains sucrés (si les esclaves avaient la liberté de ne pas être ici et à ces horaires, ils n’en achèteraient pas du tout de ce shit…  En plus, ils dormiraient encore… Mais là, les « propriétaires » ont eu une bonne astuce aussi. Le glucose contenu dans le shit vendu va direct dans le sang des personnes, l’esclave réagit donc toute de suite : cela le réveille pour les premières heures et fait de se sentir dynamique même celui qui ne dormait pas suffisamment. Après, vers midi, il faudra que les propriétaires de vos corps inventent une autre chose – de là – la pause déjeuner… Voilà vous de nouveau opérationnels… ! Pardon, je voulais dire : dirigeables…), les boulangers, les pâtisseurs, qui avec leurs produits à l’odeur qui réveille et la formule qui fait ainsi…
Servent, eux aussi.
Et puis, les psys… ! « Qu’est ce qu’il ne va pas, mon petit monsieur… ? Vous avez la difficulté de rejoindre le système… ? Ah, ah-ah : le système, qui vous veut pourtant teeeellement du bieeeen… ! Vous n’allez pas bien donc, dites… ? » Ceux-là, plus esclavés encore que les esclaves dont les âmes ils « soignent » par un lavage des cervelles bien pensé, se mettent au travail après toutes les violences que les individus ont subi au préalable.

« La faute, l’erreur – est en vous, les fous… ! »
Combien d’années on peut se lever à l’heure indiqué par un « maître », pas par votre propre corps, combien des nuits se coucher tôt car il faut aller à la boîte (cage, prison, etc.) tôt aussi, et combien des mois il est possible de faire ce que veut de toi quelqu’un autre… ?
Combien des semaines – sans faire de ce que tu rêves de faire, toi-même… ?
N’es-tu pas encore fou, toi, dis… ?
…Il hoche les épaules.
– « Pourrais-je vraiment vouloir quelque chose, moi-même… ? » – il dit. – « Pourrais-je – avoir ma vie, qui soit libre… ? »

 

***

 

Encore une chose : dans le système de l’esclavage tellement bien organisé, dans l’ordre actuel, « le mieux » vit celui qui s’esclave également « le mieux ». Laissons ici à côté l’ambiguïté de ce qui signifient les mots « le mieux » : le mieux – est surtout de souffrir le moins, de ne jamais perdre de son toit, et de ne jamais être vendu avec sa chair contre certains droits basiques que les autres ont sans condition.
Car oui, même parmi les esclaves il y a les différences. Ainsi, l’ordre ignoble est maintenu et persistant. Les propriétaires savent bien jouer : la plupart des servants peuvent vivre dans l’esclavage jusqu’à la fin de leurs vies, sans rébellion ni révolte, comme les chiens habitués à une laisse   – pendant que les autres n’ont que aboyer de la souffrance ou de mourir sur le champ.
Ceux donc qui s’esclavent « le mieux »…
…Portent les costumes bien brillants et s’en vont chaque six mois aux vacances… !
Mais leur souffrance est répartie aux milliers des matinées : des réveils violents à l’aube, visages pales, l’air des soldats à qui il manque que des carabins ou des menottes pour une belle image.
Esclaves privilégiés – comme plein – qui n’ont même d’un ombre de doute que tel est leur sort, tel est le système et l’ordre – et qu’il n’y a pas de salut, ni pour eux, ni pour les autres.
– « Notre vie – n’est pas pour nous… ! »
Car il n’y a pas de l’autre monde.

 

***

 

Vu la soumission de la race humaine, il n’y a pas de l’autre monde.
Il est vrai : il n’y a pas. Et il n’y aura point : tellement longtemps que vous vous soumettriez en attendant des ordres.

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BALLADYNA IN THE STORM : « RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE ». QUELQUES MOTS SUR LA RESPIRATION DANS LA SOCIÉTÉ DES ESCLAVES SANS MENOTTES. PHOTOGRAPHIE: STÉPHANIE VIEUXBLÉ (DU PERFORMANCE DU SONG « RESPIRE…! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE » PENDANT « LE LANGAGE DES VISCÈRES » AUX TROIS BAUDETS À PARIS EN OCTOBRE 2011. SOIRÉE ORGANISÉE PAR AMINE BOUCEKKINE. VIDÉO DE LA PERFORMANCE – ENREGISTRÉE PAR CÉDRIC BARBIER – EST ACCESSIBLE ICI: http://youtu.be/AidBErRId3E?list=UUmmUd29OlO1NGD_fqGMJ5YA / LE SONG « RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE » EST TÉLÉCHARGEABLE AVEC L’ALBUM « SABBATH. THE BIRTH OF THE WITCH » OU SÉPARÉMENT – CONTRE LE PRIX LIBRE OU CONTRE UNE RÉFLEXION SÉRIEUSE SUR LA POSSIBILITÉ DE LA RÉVOLTE: http://balladyna.bandcamp.com/track/respire-sil-le-faut-avec-un-couteau-dans-ta-poche-breathe-if-the-need-with-a-knife-in-your-pocket

MY BODY WILL BURN, YOUR SOULS WILL BE DAMNED
(CONVICTED AND WINNER – CYCLE « CHANTS DE WITCH »)

– music now on the site : WWW.BALLADYNA-THEATREDEREVOLTE.COM –

Burned at the stake…
Burned at the stake… Burned at the stake…
Burned at the stake…
Burned at the stake…

My body will burn
Your souls will be damned

My body will burn
Your souls will be damned

My body will burn
Your souls will be damned

My hair will burn
Your bodys will be damned !

Your bodys will be damned

My body will burn
Your souls will be damned
My hair will burn
Your bodys will be damned !
Hahahaaaa !
 (Voices of the Witches)

Humains:
Brûle, Sorcière… !

(Voices of the Witches)

Humains:
Tu n’as pas mêmes droits

que nous !
You…
don’t have…
the same rights…
as we have!

Brûle, Sorcière… !
Burn, Witch ! Burn, Witch !
Burn, Witch !

Burn, Witch ! Burn, Witch !
Burn, Witch !

Your NATIONALITY,
Your race,
Couleur de tes yeux !
…Your appearance, not shabby,
leaving us no opportunity to feel satisfaction…

BURN, WITCH !

Nous t’avons préparé un joli bûcher

Tuons-la !
Tuons-la ! Tuons-la !
Kill her !

Your NATIONALITY,
Your race,
Couleur de tes yeux !

WITCH:
YOUR BODYS WILL BE DAMNED

(Voices of the Witches)

_____________
DAMNING LYRICS & PERFORMANCE : BALLADYNA. MUSIC : L.O.U.P.
VIDEO ASSOCIÉE : YOUTUBE « CONVICTED AND WINNER » –
http://ick.li/A90K5g

LES CRAVENS
(CYCLE : CHANTS DE WITCH)

/LE TEXTE DE CE CHANT EST FAIT DES FRAGMENTS DU LIVRE
« UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME »/
MUSIQUE : YVES JAMET

Les textes du cycle Chants de Witch sont publiés consécutivement sur ces pages,
chaque jour pendant la semaine de 23 juin – jusqu’au 30 juin 2012.
Ensuite, quelques d’eux seront présentés pendant la Sortiariæ Nox (La Nuit des Sorcières),
le SAMEDI 30 JUIN à 23h, à La Cantada, Paris
.

PHOTOGRAPHIE : CHRISTIAN DEMARE (RED BLOOD LILY)
___________________

Le Feu – dans nos yeux – ne s’oublie pas.
Ne se perd pas en nous, jamais.
…Et même si l’amour vrai aurait été cette chose, ce médicament miraculeux, à tous les maux, et qui soignerait la Haine – est ce que pour la TUER vraiment il ne faut pas  T U E R  d’abord ceux qui l’ont fait jaillir… ?

Les Liliths vont brûler dans tous les Feux de ce monde.
Leurs cheveux dans les feux étrangleront vos cous des cravens.

POLTRONS… !

***

…Ce sont les Hommes, qui décident des lois de cette terre, et ce sont les Hommes – ces créatures les plus lâches – qui ont peur d’assumer les Tueries qui en découlent.
L e s  T U E R I E S.
Avez-vous encore peur de le nommer… ?
Mais aujourd’hui, vous n’en avez pas d’autre choix car on vous a démasqué déjà.
Ce sont les Hommes – qui enfantent les exclusions, les persécutions, les barbaries, les ignominies de ce monde, et la bestialité : et ils le font au nom de la loi, crée par eux-mêmes et dont ils gueulent qu’elle est sacrée.
Leurs ignominies, leur bassesse et leur bestialité étant souvent encore plus horribles que les Tueries elles-mêmes.

***

…Et il y a les Liliths.
Liliths qui refusent de vivre dans le monde des Hommes,
une fois s’ayant rendu compte qu’il est le même que celui des poltrons et des codes perfides,
ne servant qu’à mieux cacher le mensonge, la fourberie, l’absence de la noblesse,
et l’intérêt économique des rois-hypoCRItes.

Lilith… ?
Après avoir visité et connaître le monde des Hommes – elle ne pourra plus vivre – que dans le SIEN.
Habiter – le SIEN.
SON monde s’est barré et FERmé pour vous, les HUMAINS.
Son corps et son âme – se sont ENFERmés aussi, car ni son corps ni son âme ne sont plus ni aimants,
ni – encore moins – ingénus ou confiants.

La WITCH – n’est jamais bienveillante pour un HUMAIN.
La WITCH
n’est
jamais
bienveillante.

SON monde devient inaccessible.
Maintenant, c’est à vous, que l’entrée est Interdite.

POLTRONS… !

***

Le Feu – dans nos yeux – ne s’oublie pas.
Ne se perd pas en nous, jamais.

Les Liliths vont brûler dans tous les Feux de ce monde.
Leurs cheveux dans les feux étrangleront vos cous des cravens.

___________

LILITH, WITCH & BALLADYNA,
« UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME » (2008/2012)

Les textes du cycle Chants de Witch sont publiés consécutivement sur ces pages,
chaque jour pendant la semaine de 23 juin – jusqu’au 30 juin 2012.
Ensuite, quelques d’eux seront présentés pendant la Sortiariæ Nox (La Nuit des Sorcières),
le SAMEDI 30 JUIN à 23h, à La Cantada, Paris
.

– I –
IL N’Y A PAS D’ÉPOQUE OÙ JE NE VIVRAIS
(CYCLE : CHANTS DE WITCH)


PHOTOGRAPHIE : CHRISTIAN DEMARE

Toujours il est mieux raconter l’histoire,
qu’écrire sur les faits en les vêtant en abstrait.
Car les gens s’en foutent de l’abstrait.
Ils s’en foutent de ce qu’ils devraient « S’IMAGINER ».
« S’IMAGINER » : ils n’en sont pas capables.
Jusqu’au qu’ils ne doivent vivre de la chose eux-mêmes – ils ne savent même pas qu’elle puisse exister.
Même s’ils disent qu’ils savent bien qu’elle puisse exister.
En vrai, ils ne s’imaginent jamais de la chose imaginée – comme la chose réelle.
Voilà pourquoi l’imagination humaine est une fonctionnalité handicapée, horriblement entichée, faisandée pendant le processus de l’évolution.
La chose imaginée – pour eux – ne peut exister que dans l’imagination.
Même s’ils savent bien que les autres – vivent les choses desquelles eux, ils ne font que spéculer dans leurs cervelles de rebut.

C’est l’histoire – qui les atteint, les touche ou les frappe.
C’est l’effet qui compte – et pas la cause : le déclenchement, catastrophique ou heureux – de tout.
Le ressenti, le sentiment.
…Mais quoi, quand on ne veut pas raconter trop concrètement d’une vie…?
De sa vie: puisque elle est à moi, pas aux autres, pas à ceux qui, dans tous les cas, ne pourraient la voir qu’avec leurs propres yeux – les yeux à eux, les yeux qui ne connaissent pas du même vécu, les yeux DES HUMAINS.
Quoi, quand on a un mépris infini – pour certaines indiscrétions et le concret habillé en bavardage… ?
Quoi, si toute sa vie on s’en sorte grâce aux métaphores… ?

…J’étais une poète, je décrivais mes sentiments.
Et alors j’ai vécu une histoire trop cruelle, trop impossible et trop infernale – et je suis devenue une bête, un monstre barbare, mais aussi une Witch – dont le rire résonne triomphalement.
Je ne me refuse d’aucun moyen – pour raconter l’enfer des humains.
Pas par pas.
Lettre par lettre.
Page par page.

Je vivrai cent ans.
Page par page.
J’ai mille ans déjà.
Des pages presque autant.
Il n’y a pas d’époque où je ne vivrais.

– II –
LA WITCH FAIT LA DIGRESSION PENDANT SON CHANT

En réponse à tous les affirmations des ministres du nouveau gouvernement pas plus noble que le précédant – les ministres et les hommes politiques qui osent affirmer qu’ils « assument », que les autres Humains soient :
condamnés à la Non-Être,
censés à rester Non-Existants, Non-Avançants, Non-Libres –
mais pas seulement : car aussi, très souvent, destinés à l’avilissement, l’humiliation, la destruction et toujours au malheur –
je n’ai qu’une réponse.
Et une question sonnant uniformément.

Est-il :
admissible, acceptable, recevable, possible
vraisemblable, juste, agreeable, passable,
carrossable, franchissable

… !

…qu’à la fin du XX, le début du XXI siècle – les milles des personnes –
vivants sur un territoire, et y vivant souvent toutes leurs vies (la durée est pourtant peu importante) –

S O I E N T
E X P E N D A B L E S.

QUI sont ceux – qui disent qu’ils « assument » le fait que les autres meurent, pendant qu’eux-mêmes vivent sans que quiconque mette en question leur Droit Fondamental : à Être Humain – QUI sont-ils… ?!
Si pas les Bastards.
Si pas les Bastards.
Si pas les Bastards, aveugles et horrifiants.

______________________

(* La Digression de Witch
est directement liée à la « déclaration » de hier, du ministre de l’intérieur du nouveau gouvernement français).

– III –
ALORS, QUI VAINC… ?
(CYCLE : CHANTS DE WITCH)

FRAGMENT DU LIVRE « UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME »

ALORS, QUI VAINC… ?
(So, who wins… ?!)
– « Tu te souviens ce que je t’ai dit… ? » – elle entend maintenant les mots de quelqu’un de loin. – « Tu te souviens ta voix d’avant… ?
Trop haute, trop aigüe, tellement vierge, insupportablement chaste, comme vierge et insupportable aujourd’hui à admettre était ton amour pour les gens.
Aujourd’hui… tu ne chantes plus avec cette voix-là.
La voix du passé.
Aujourd’hui, tu cries avec ta voix horrible et atroce.
Tu chantes avec ta voix qui pourrait faire s’écrouler les mûrs et effrayer les Bastards d’ici – et qui pourrait être celle d’une monstre – mais qui est pourtant toujours celle de Femme.
(Pas d’une Femme
Pas d’une Femme
Pas d’une Femme…!)
La voix qui voudrait transpercer les montagnes.

Ta voix… n’est plus une voix de Celle Qui Ne Sait Pas.
Car – tu le Sais déjà.
Tu as souffert beaucoup – pour pouvoir Crier vraiment.
Hurler vraiment – et chanter vraiment.
Chanter…
Ton Hurlement.
Souffrir beaucoup, et de ne jamais oublier ta souffrance – pour que ton Cri puisse sonner comme il sonne aujourd’hui.
Il s’infiltrera dans tout ce que tu feras, et sera présent dans tout ce que tu entreprendras,
il te mènera partout où tu décideras.
Il traversera dans ton chant.
Car il sera – ton chant.
Alors…
CRIE… ! CRIE… ! CRIE… !
Kra… ! Kra… ! Kra… !
CZARNA WRONA Z WLOSAMI UCZESANYMI W PIORUN
NIE WYRZUCI PIORUNA Z DUSZY*.
Jamais.
Voilà, qui vainc.

– – –

Victoire.
COUTEAU dans ta poche.
Désormais.
Et si pas dans ta poche – alors dans ton sac.
Toujours.
Pas d’un jour sans mon couteau.
Victoire… !

– – –

– …Et seulement, il y a cette seule défaite-là – Lilith, Witch, Sorcière, continue de parler. – Ma seule défaite à assumer, à admettre: sans pouvoir le changer.
Même les Witches, mes Sœurs, ne peuvent rien faire dans ces cas-là.

(…)

Dit-elle.
Dit Lilith.
Dit la Witch qu’elle est devenue, qu’elle devient et qu’elle deviendra.

(…)

Le monde – que tu aimais.
En te trompant horriblement.
Dans les deux cas.
Combien ton erreur était grand… !

– …Combien plus grand était le vôtre pourtant.
De ne voir en moi qu’une Femme.

– …Le monde ne fera plus de cet erreur-là, ma Sœur… !
Ma WITCH.
Il ne te dira jamais plus des âneries comme ça.
…Kra… ! Kra… ! Krrrrrrraaaaaaaah… !

– – –

Combien mon erreur était grand.
De ne vous pas Haïr.
De vous aimer.
De ne vous pas Haïr.

– …Combien plus grand était le vôtre pourtant.
De ne voir en moi qu’une Femme.

– …Le monde ne fera plus de cet erreur-là, ma Sœur… !
Ma WITCH.
Il ne te dira jamais plus des âneries comme ça.
KRA… ! KRA… ! Krrrrrrraaaaaaaah… !

_____________

* Langue polon. : Elle, Oiseau Noir Qui Ne Meurt Jamais, les cheveux coiffés en Foudre, ne renoncera jamais la Foudre dans son âme.

 OSTRACISED ! (EXPULSION – ÉLIMINATION – ÉVICTION – DISCRIMINATION)

TEXTE & CHANT : BALLADYNA
MUSIQUE : L.O.U.P.

Aujourd’hui, au lieu des textes pas encore enregistrés du nouveau cycle « Chants de Witch »
– je publie sur ces pages le texte du chant « OSTRACISED ! » –
qui sortira en musique le 1 juillet,
et qui va être un des chants présentés pendant la Sortiariæ Nox à La Cantada, Paris.
Pourquoi j’ai décide que les paroles du texte déjà enregistré se trouvent parmi le nouveau cycle… ?
Car « OSTRACISED ! » – est aussi – un Chant de Witch.
Et car, hélas, il reste en correspondance indéniable avec l’actualité politique
& avec la shamelessness des « hommes d’état ».
Les mots « Honte aux Français » présents dans le texte – pour ne pas injurier des gens nobles du pays, heureusement existants – peuvent être donc à l’occasion de la déclaration d’aujourd’hui du ministre de l’intérieur français –
optionnellement remplacés par les noms des gros babouins politiques, qui n’hésitent pas affirmer « qu’ils assument » (bravo, les courageux…) que les milles des Êtres Humains devront encore vivre l’enfer comme les Putes, les violées dans la rue, ou simplement crever de la faim ou de l’humiliation.
Honte ! Aux – certains : mais aussi à ceux qui restent en silence.

PHOTOGRAPHIE : CHRISTIAN DEMARE (POCHETTE DE L’ALBUM « OSTRACISED! »)

_____________

HAHA – HAHA.. ! HA-HA.. ! HA-HA.. !
SORCIÈRE !
SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !
SORCIÈREEEE… !
A-HA ! A-HA ! A-HA ! O !
HAHAHAHA-HA… !

WYKLUCZENIE – WYKLUCZENIE – WYKLUCZENIE

EXPULSION – ÉLIMINATION – ÉVICTION – DISCRIMINATION

OSTRACISME
RACISME
NATIONALISME… !
– … « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !
– « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !
– « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHAAA !!
SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !
HAHAHAHAHA! AAA ! AHA !

EXPULSION ! – ÉLIMINATION ! – ÉVICTION ! – DISCRIMINATION !

OSTRACISME
RACISME
NATIONALISME… !


HONTE…!

– « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !
– « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !
AAAA-AAAAA-AAAAA-AAAAAA-AAAAAAAA-AAAAAAAAAA !
HA – HAAAAAAAAAAA !

– … « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !
– « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !
– « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !
HONTE AUX FRANÇAIS !*
– « SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! »
HAHAHAHAHA ! HAHA !

…BOJÀ SIÉ ZE ICH ZJESZ ! BOJÀ SIÉ ZE ICH ZJESZ !
BOJÀ SIÉ ZE ICH ZJESZ !
BOJÀ SIÉ… !
(ILS ONT PEUR QUE TU VAS LES MANGER)
ILS ONT PEUR QUE TU VAS LES MANGER
SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !
SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !
(HAHAHAHAAAAAAA-HAHA… !)
CE SONT LES MINABLES QUI ONT PEUR DE « L’AUTRE »
HONTE AUX FRANÇAIS*

SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !
SORCIÈRE… !
SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !

BOJÀ SIÉ ZE ICH ZJESZ ! BOJÀ SIÉ ZE ICH ZJESZ !

(SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !)
SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !
(BOJÀ SIÉ, ZE ICH ZJESZ !)
OSTRACISED ! OSTRACISED ! OSTRACISED !
HAHAHAAAAAAAAA ! HAHA !
HAAAAAAAHA !
…SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !
(BOJÀ SIÉ, ZE ICH ZJESZ !)
AAAAAAAA-AAAAAA-HAAAAAAAAAAA !
…BOJÀ SIÉ, ZE ICH ZJESZ !
AAAAAAAAAAAA !
OSTRACISED !
– « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »

…BOJÀ SIÉ, ZE ICH ZJESZ !
ILS NE SAVENT PAS QUE TU MOURRAIS D’INDIGESTION…
(- « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »)

___________

Les textes du cycle Chants de Witch sont publiés consécutivement sur ces pages,
chaque jour pendant la semaine de 23 juin – jusqu’au 30 juin 2012.
Ensuite, quelques d’eux seront présentés pendant la Sortiariæ Nox (La Nuit des Sorcières),
le SAMEDI 30 JUIN à 23h, à La Cantada, Paris
.

BALLADYNA, ALBUM « OSTRACISED! (ELLE L’EST – LA TUEUSE EN SÉRIE – DÉSORMAIS) »,
Théâtre de RÉVOLTE,
Believe Digital 2012


« J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE.
Et pourtant, NON »
(CYCLE : CHANTS DE WITCH)

/LE TEXTE DE CE CHANT APPARTIENT ÉGALEMENT AU LIVRE
« UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME »/
MUSIQUE DE LA PRÉSENTATION SCÉNIQUE : GOTARD

Les textes du cycle Chants de Witch sont publiés consécutivement sur ces pages,
chaque jour pendant la semaine de 23 juin – jusqu’au 30 juin 2012.
Ensuite, quelques d’eux seront présentés pendant la Sortiariæ Nox (La Nuit des Sorcières),
le SAMEDI 30 JUIN à 23h, à La Cantada, Paris
.

B-WITCH – PHOTOGRAPHY OF THE AUTHOR
PAR CHRISTIAN DEMARE

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J’aurais dû devenir folle de la souffrance – et pourtant je ne le suis pas devenue.
Ne serait-ce pas la preuve que je n’appartenais pas au genre des humains…?

J’aurais dû devenir folle de la souffrance, de l’horreur et de la stupéfaction.

***

J’aurais dû devenir folle de la souffrance.
J’aurais dû devenir folle de l’horreur.
J’aurais dû devenir folle de la stupéfaction.

Et pourtant, NON.
J’ai dit : NON… !
Je n’ai pas dit : « Je suis d’accord – de perdre mes sens ».
Ne serait-ce pas la preuve que ma force était infinie… ?

Mais…
Désormais…
JE – NE – VOUS – A – PPAR – TIENS – PAS.
JE – N’A – PPAR – TIENS – PAS.
ICI.
NULLE PART.
C’est coupé.
Pour de bien.

_________

 

I should have become crazy with the suffering – nevertheless, I am not became it.
I should have become crazy with the horror – nevertheless, I am not became it.
I should have become crazy with the stupor – nevertheless, I am not became it.

I should have become crazy with the suffering, with the horror and with the stupor.

I should have become crazy with the suffering – nevertheless, I am not became it.
Would this not be the proof (evidence, testimony) that I did not belong to the gender of humans …?

***

I should have become crazy with the suffering, with the horror and with the stupor.

Nevertheless : NO.
NO – I said… !
I did not say: « I agree – to losing my senses. »
Would that not be the proof (evidence, testimony) that my strength was infinite …?

But…
Now…
I – DO – NOT – BELONG – YOU.
I am not one of you.
I – DO – NOT – BELONG.
HERE.
Of you.
Anywhere.
Anyplace.
Nowhere.
This is cut.

For good.

For God.

 

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BALLADYNA Witch, mai-juin 2012
English corrector-redactor desired (moreover, as French).