Archives de la catégorie ‘WRITINGS ON ART’

 

« TOUTES LES FRONTIÈRES, CHACUNE CRÉE PAR LE POUVOIR HUMAIN QUI SE VOULAIT UN TOUT PUISSANT BOURREAU – ET QUI APRÈS LA GUERRE SE RÉVÉLAIT N’ÊTRE QU’UN GUIGNOLE DE L’IMPUISSANCE, TOUTE LA PRISON, TOUS LES CRIS DE LA RAGE QUI DEVENAIT SACRÉE PARMI LES MURS… »
RÉFLEXIONS SUR LE SENS DE L’INVIVABLE

 

« MYSLI I POGLÀDY POCHODZÀCE Z TRZECIEGO WYMIARU –
SÀ PO PROSTU ENERGIÀ, KTORA CZEKA NA TO, BY UZNAL JÀ
JAKIS RECEPTYWNY STAN UMYSLU.
Jestescie Tworcami.
I zaczynacie rozumiec, ze jako Tworcy, mozecie zmienic siebie i wasz swiat.
Na tym polega ODEBRANIE z powrotem waszej mocy.
(…)
Kazda dusza opracowuje przed wcieleniem plan, zgodnie z ktorym majà pojawic sié w danym zyciu TE doswiadczenia i relacje, ktore uznaje ona za konieczne na drodze swojej ewolucji.
Niektorzy « zapominajà » o tych planach, gdy tylko zejdà w géstsze energie.
Ale wiékszosc pamiéta.
…Wielu z was zdecydowalo sie doswiadczyc koszmarow (…) – i zastanawiacie sié, dlaczego tak sie stalo. Bardzo wazne jest, abyscie zrozumieli, ze przed inkarnacjà dusza czésto wybiera w swym planie zyciowym doswiadczenia, jakie posluzà ponownemu uaktywnieniu okreslonych energii, ktore majà zostac uwolnione ».

/ »Certains de vous ont pris la décision de vivre et d’avoir l’expérience des choses qu’on considère invivables (…) – et vous réfléchissez pourquoi cela a été ainsi. Il est très important de comprendre qu’avant son incarnation l’âme souvent choisit dans son plan de la vie les expériences qui serviront à la (re-)activation des certaines énergies, qui devraient être libérées » {pour la réalisation de ce plan – ndB-W}/.

 

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…Serait-elle donc, la force qu’il fallait utiliser pour « ré-activer » dans mon âme et dans mon corps les énergies nécessaires prévues pour la réalisation des choses dans cette vie, serait-elle donc, cette force tellement grande – donc les cauchemars et les « invivables vécus » tellement cruels et invivables – puisque sans elle je m’aurais peut-être allongé à terre, dans une bienaisance repue, sans même de la moindre pensée révolutionnaire, et sans un rêve que ce monde se transforme, change et avance…?

Ou, peut-être, les cauchemars étaient-ils tellement monstrueux, les « invivables vécus » tellement cruels et invivables, puisque les choses à faire, prévues avant, et qu’il faudra donc réaliser – devraient être dans la vie, celle-là, aussi proportionnellement grandes…?
On ne propulse pas d’une balle qui devrait s’arrêter tout à côté
en y utilisant une force que l’on y mettrait pour celle qui devrait voler très loin,
telle une fusée à la vitesse supersonique, ne plus jamais arrêtable…

 

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Toutes les frontières, toutes les prisons – toutes les persécutions à la perversité inimaginable suivant chaque acte de les dépasser et de se retrouver en liberté des actes, tous les cris de la rage qui – après les années, dans l’autre réalité qui suivait la malédiction première – devenait sacrée parmi les murs, et tout le temps de l’impossible imposé par un pouvoir scabreux – aurait-cela été donc une organisation des choses exprès, pour savoir, dans cette vie-là, qu’est ce que vivent sur la Terre ceux que le monde des humains psychologiquement malades* – s’efforce à condamner à l’enfermement et à l’impossible dans quelque soit la forme…?

* …d’une maladie qui se nomme « le pouvoir » et qui s’en prend – selon le modèle – aux anciens et/donc actuelles victimes (les politiques au passé d’enfant plus que « difficile », les soi-disant « chefs » des familles, des sectes, des religions et des nations, ainsi que les bourreaux et les autres malheureux de tous les genres… La règle inchangéable: il s’agit toujours des individus restant eux-mêmes – dans le « maintenant » ou dans leur passé – dociles vis-à-vis d’un « pouvoir », des « suiveurs des ordres » de leurs propres bourreaux ou de ceux qui se voulaient leurs « seigneurs » – …ces personnages-là, dans un « ailleurs » ne font que de reproduire le schéma des automates crées par le patriarcat; ils rêvent donc et ils deviennent: les tyrans, les auto(psycho)crates, les psycho(auto)pathes et – là où ils arrivent de le faire – les donneurs des ordres – sans coeur, sans pensée, sans lucidité, sans projection dans l’avenir)…

 

Le boycott de la Witch – donc pas une humaine – par les « autorités » usurpatrices de cette Terre (grâce à avoir eu ce vécu, le mot « autorité » ne peut d’ailleurs aujourd’hui que de m’apparaître dans toute sa vérité: burlesque, compromettant et déraisonnable), toute la silencieuse ou perverse, jouissive, malheureuse violence (ceux qui se veulent les bourreaux sont toujours les êtres malheureux qui essaient de jouir comme ils le peuvent, désespérément), toute la réalité vécue où de se trouver – seule, parmi les cents des autres – ‘SANS DROIT…!’, avec un et les milles des: ‘TOI – NON…!’, ‘AU BÛCHER AVEC CELLE-LÀ…!’, ‘LES AUTRES ONT LES DROITS: MAIS PAS TOI – LES AUTRES, CELA SIGNIFIE ‘LES NÔTRES’…! » (je me rappelle encore les visages/gueules des servants aux ordres de ceux et celles-là, leur attitude de la soumission vis-à-vis du « plus grand dans la hiérarchie », leur impuissance ne se résultant que de la cowardice et leurs respirations de soulagement après l’ordre exécuté de l’envoi de la Witch en enfer, le danger que le « seigneur » serait donc mécontent se trouvant désamorcé) – serait-ce pour en avoir de l’expérience…?

Par ces moyens honteux – dont utiliser ne se recule pas le « pouvoir » – la mise en solitude parmi les « tous », cruelle, forcée, et en même temps la condamnation à voir sa vie attaquée et envahie par la présence des humains-monstres –
ces deux composantes faisant que durant les époques de la vie qui s’ensuivent après il n’y a plus de la porte séparant du monde humain et qu’on pourrait ouvrir encore, et que l’on voudrait ouvrir – serait-ce pour en avoir de l’expérience…?
À la place de la beauté – vue depuis l’enfer toujours de loin, car celle-là ayant dans chaque vie sa source dans la liberté – la réalité des créatures répugnantes: leurs pensées, leurs bruits, les regards, la bêtise, les images des épouvantails et des ogres – serait-ce pour en avoir de l’expérience…?
Peut-être… suite de ça, devais-je comprendre ce comment naît la haine – pas cette « en théorie » mais la véritable haine physique – pour la laideur humaine – et la haine la plus simple pour les hommes-monstres, peut-être avais-je dû appréhender la répulsion et les rêves exterminatifs dont la cible devient la laideur des humains-monstres, peut-être avais-je dû concevoir comment et suite de quelles affres vécues, dont source toujours est la même – naissent dans l’esprit et dans le coeur les idées des crimes commis massivement sur les monstres – qui, même dans toute leur impuissance – restent toujours puissants de leur laideur: celle des humains-monstres…?
Comprendre la règle qui – dans toute histoire du monde visible – a décidé, à multiples reprises, des exterminations massives des peuples…?

 

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L’enfermement dans l’impossible – désespérant, enrageant – serait-ce pour en avoir de l’expérience…?
La pseudolibération – après que le « pouvoir » usurpateur était arrivé pourtant déjà au but de son oeuvre: la destruction et son prolongement – serait-ce pour en avoir de l’expérience…?
Les descentes en enfer – d’abord directes, car l’enfer était là, direct sur place, ensuite également dans un train crée des apparences – serait-ce pour en avoir de l’expérience…?
S’approcher à- et connaître les réalités de la négation des droits les plus simples d’un être vivant – serait-ce pour en avoir de l’expérience…?
L’infasabilité, l’inexécutabilité, l’irréalisabilité organisé par un « pouvoir », toujours ce même – de la création – pour devenir comme une Folle-Dingue, une
Dieu de soi-même, et une Furia crachant de la couleur Rouge et Noire – celle du Changement – partout où son regard tombe, et pour laquelle une seule chose qui ferait que sa vie puisse désormais avoir le sens et de laquelle elle peut dépendre est exactement celle-là: la Création – serait-ce, aussi, pour en avoir de l’expérience…?
Réalité de la destruction et de l’horreur engendrées suite de la prise du pouvoir, malgré toute la révolte, sur le corps et l’âme par quelqu’un d’autre – serait-ce pour en avoir de l’expérience…?
Pour savoir de se révolter, pour voir qu’est ce que « le pouvoir » est vraiment, et qu’il pue, affreusement, de son propre intérieur – serait-ce pour avoir en inconditionnel et pour toujours sa propre indépendance – et pour savoir en avenir que là où l’on pensait qu’il y ait un « pouvoir » – il ne s’y trouve qu’un triste, malheureux et regrettable guignole: et pourtant que c’est en dépendance de ces guignoles-là, ou des autres qui les ressemblent, vit encore aujourd’hui la plupart des individus et des nations de ce monde…?

Se demander pourtant:
« Comment cela se fait – qu’eux, de leur part, n’essaient ni de sortir de la prison dans laquelle on les a enfermés et où on les retient, ni de se rebeller, ni de vivre autrement…? »
Se le demander – et, suite de voir les conditionnements en réel et les consécutives éléments de pile décidant du processus de la formation du mental humain – en connaitre, hélas, bien la réponse…?

Suite des efforts presque surhumains de la prise du pouvoir par une force exterminatrice, humaine, automatisée, et qui ait mal tournée – savoir qu’est ce que d’être volée du pouvoir décisif sur sa vie, ses rires, ses cris, ses larmes, son corps – et donc sur son esprit – pour savoir qu’est ce que cela signifie pour ceux qui, les siècles durant, doivent vivre le même dans quelconque forme – et pour regagner ensuite, après l’enfer dans lequel on a été jeté, et après la prison, et après que les murs bâtis par la force usurpatrice tombent – tous ces pouvoirs en multiplié, la liberté absolue, pour reVenir en UniVers de la puissance indépendante des efforts de qui ce soit et de la circonstance de quel qu’elle ne soit genre…?
Savoir qu’est ce que d’être privée de tout – et créer de rien, là où le rien aurait tué les êtres humains sans cette préalable expérience…?
APPRENDRE – ET DONC DE LE SAVOIR – CRÉER DE RIEN: ET DE LE FAIRE ENSUITE AVEC LES MOYENS PUISSANTS, CAR SAVOIR DÉSORMAIS QU’IL EST POSSIBLE DE CRÉER TOUT – DONC AINSI L’OEUVRE ELLE-MÊME, QUE CE QUI REND RÉEL SA CRÉATION, SA RÉALISATION ET SON EXISTENCE…?
Descente à l’enfer – serait-elle, elle-même, pour en avoir de l’expérience…?
Pour connaître – et pour être consciente des choses qui ont lieu dans ces endroits-là, partout dans les endroits de la planète où « la règle » qui y règne, depuis les siècles, persiste la même – et pour transformer la réalité qui devrait être transformée…?
On ne peut pas métamorphoser d’un univers – ni même à rêver de le faire – si on ne connait pas de son contenu et si on ne sait pas à quoi ressemblent les choses concernées par le changement…

 

 

Savoir – que toute la torture que les peuples et les individus, humains ou pas, vivent sur la Terre, toutes les horreurs, tous les emprisonnements, toutes les tueries en incluant leur après-vente, tous les invivables impossibles, tous les meurtres, et même – peut-être – toutes les maladies, et tous les départs de la vie de ceux qui durant les siècles n’en peuvaient plus
– ont comme leur source cette seule et la même chose:
la prise du pouvoir, l’usurpation du pouvoir, les règles fixées suite de
la maladie du pouvoir qui se répande dans le monde visible, humain, celui des corps qu’on prive des droits à l’âme, et que – depuis le moment de leur naissance – on soumet à une gouvernance.
Comprendre, et avoir la clarté concernant les choses, les actions, les bassesses, et tout ce de quoi le « pouvoir » des monstres de la Terre ne se recule jamais pour empêcher les « composantes étrangères de la réalité » – donc dangereuses pour un ordre – d’agir en liberté – pour mettre en impossible toutes les actions qui pourraient se conclure par une transformation et l’abolition de l’ordre établi par eux: les monstres.
Transformer tout – et de le faire puisque agir par- et dans la CRÉATION – et de le continuer, et de ne m’arrêter jamais, en savoir tout cela et en ayant de la clarté en ce qui se trouve d’être les racines du malheur sur toute la Terre, la source des injustices, des tortures, des crimes, des vies mises en cendres au lieu qu’elles puissent briller comme la lumière ou de brûler comme les flammes,
les origines de la réalité des avilissements des personnes et de leur négation autant que des personnes, les roots d’une réalité faite des exterminations, des chasses à l’autre et des discriminations.
TRANSFORMER TOUT.
Descendre jusqu’à l’enfer – pour y amener une flamme – serait-ce pour en avoir de la conscience…?

 

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BALLADYNA-WITCH ¥ PARIS, 26-27 & 30 AVRIL 2016
PHOTOGRAPHIES: FROM THE VIDEO « WITCH – ALL THE WINDS NEEDED TO STRANGLE THEM. VISUAL WORK ON THE SONG » – http://youtu.be/GCIT8w6wTqU.
CITATION « VOUS ÊTES LES CRÉATEURS » au début du texte:
WEDRUSSA POLSKA – « POBUDKA WEDRUSOW. JAK RADZIC SOBIE Z WYZSZYMI WIBRACJAMI » – http://youtu.be/SUOI_9AvfTY.

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FUC(…)ING LES DEPRESSIFS.
NIE ZAMYKAJ OCZU


« I later calculated that all that destruction, and waste of the ressurces (…)
could easily provide (les moyens) for every human need on the planet ».
(Jacque Fresco, dans la vidéo « Question Everything » :
http://youtu.be/Z6xaBYUlDYw).



 

Paris, Gare de l’Est.
Après la minuit. Le temps pour ceux qui aiment le noir, le lieu duquel les bus de la provenance de la capitale partent, les chemins comme les bras de l’étoile, à toutes les villes de banlieue. Le lieu où la fissure entre les sorts des milles des personnes dont les chemins se croisent ici, est visible jusqu’au point qu’on ne peut pas nier de l’ignominie du systèmE.
Ce dont je vais écrire ici, est bien su et connu – tous se sont habitués et tous le vivent sans révolte, bien contents que pas eux – pas aujourd’hui… ? dans la prochaine vie… ? – appartiennent aux condamnés.
Tous voient alors.
Pourtant la juxtaposition des deux mondes est aujourd’hui – et chaque jour – de plus en plus grossière, arrogante, shameless, éhontée.
Les  deux mondes – et les symboles de deux, corps après corps, visage après visage, la puanteur des pieds pas lavés (car où – donc pourquoi…?) depuis plusieurs jours ou peut-être plus que ça – et le parfum qui veut ressembler l’Imperial Majesty.
(Cette question me travaille dans la tête : comment peut-on acheter le parfum pour cents milles d’euros, si on pourrait payer avec la même somme les années de la vie à une personne qui crève aujourd’hui sur un matelas près de l’hôtel, et à laquelle le gouvernement immonde a « interdit » de gagner sa vie – car la peur que la personne puisse enlever du budget national quelques milles d’euros annuels est trop grande… ?
Et bien, il y a la peur. Par exemple, celle ressentie par la femme d’un chef de la grande entreprise, d’un gouverneur ou d’un ministre, qui se sert de cette bouteille qui sent bon, et ayant un bouchon avec un diamant de 5 carats…
Une rareté… !) 

Donc aujourd’hui, je vois tout cela près de la gare.
Tout – se trouve ici.
Peut-être, je le vois juste ce soir, plus fort encore que normalement et plus distinctement, à cause de ce que j’ai vécu la même journée, un peu plus tôt, ou peut-être simplement à cause des panneaux lumineux de l’hôtel à côté duquel je passe en attendant à mon bus, et sur lequel les prix affichés dépassent le revenu mensuel d’un homme absent sur un matelas que je vois posé à quelques pas de la porte.
Peut-être à cause des deux.
Peut-être, aussi, parce que j’ai passé par plusieurs vies, et je sais que dans chacune on veut une seule chose. Cette chose-là s’appelle le bonheur: et je sais également qu’il y a les vies dans lesquelles on ne peut que mépriser l’aveuglerie et la bêtise des humains qui – ayant le droit politiquement accordé au dit bonheur, n’hésitent pas de « donner les conseils » aux exterminés par les pouvoirs politiques avec la lenteur plus encore cruelle que si c’était par une balle envoyée directement au crâne.
Les « conseils », et les sagesses débiles (et oui, un vrai paradoxe linguistique fondé sur antonymie car la chose est tellement incroyable) : en style « Tu vas voir ; tu changeras la façon de penser et de voir le monde – et tout changera ».
« Hop…! », « J’étais exterminé – j’ai changé la façon de le voir, et je ne suis plus, youppiiii… ! » 

 

 

Et oui, les présidents des pays qui discriminent les personnes – cesseront de discriminer les individus.
Les « autorités » qui jouent avec l’humanité des condamnés à la rue – arrêteront de jouer avec les vies.
Les fonctionnaires-chiens, plus zélés que leurs maîtres – vont cesser de déchaîner leur vivacité sur les privés des Human Rights en se payant par ceci leur propre droit indéniable à l’éternelle frustration.
Et toi, avec ton problème DANS TA TÊTE EXCLUSIVEMENT – tu comprendras que ce que tu te sens discriminé… ce n’est qu’une impression, ce n’est pas le fait, ce n’est pas objectif : et tu verras, exterminé – tu ne le seras plus… !
On dit tout cela pendant que c’est toi qui dort sur le matelas sous un hôtel, et pendant que ce sont eux, qui y entrent par la porte… N’est ce pas inadmissible… ? Et la question supplémentaire se pose ici : où l’homme, la femme – en cours de l’évolution qui a pris le tournant tellement honteux – ont perdu la brillance programmée de l’esprit…?
Dis-moi, belle Française (Belge, Italienne, Allemande – dans tous les cas, il ne s’agit pas vraiment de la nationalité, mais du fric sur ton compte – mais vu que les « papiers » possédés conditionnent ton droit à le gagner sur ce monde… la chose est claire et la gestion du nombre des esclaves maintenu parles gouverneurs (et je dis ici sur les esclaves de tous les genres : travaillant, jeté(e)s dehors, poussé(e)s au mariage, sexuel(le)s, etc.) – stable et assurant bien la ressource de tout ce qu’il faut aux gros porcs qui n’arrêtent pas de crier que le système est inchangeable et qu’il faut mettre sous le contrôle les révoltés car ils ne sont que le perdus qui ne savent pas que servir au maître est une seule vocation de l’être humain. 
…Dis-moi, belle Française donc (Belge, Italienne, Allemande) : pourrais-tu t’imaginer toi-même – comme tu le fais aujourd’hui – dans le rôle d’une prophète qui oserait de prôner devant les exterminés de tous les genres tes jugements reluisant de la naïveté – comme celui par exemple « qu’il faut seulement commencer de penser autrement, et hop ! – tout va changer »… ? De heurter leurs oreilles avec les bêtises prononcées sans honte… ? Oserais-tu de le faire – si à part de prononcer ces sagesses douteuses, et à part de t’efforcer à « donner les conseils » à cinq sous à ceux à qui tu n’as pas de droit moral ni éthique de les donner, tu aurais un peu plus de l’imagination et de la souplesse de l’esprit – jusqu’au point d’être capable à te visualiser, toi-même – à la place de ceux à qui tu oses aujourd’hui de parler… ?

 

 

Et si ton imagination était un peu seulement plus développée, tu pourrais t’imaginer peut-être – même si tu n’es pas en mesure de te mettre à la place de l’« autre » aujourd’hui – que dans la prochaine vie – ce sera à toi…?
Le problème, c’est ce qu’ils ne peuvent pas, qu’ils refusent : de s’imaginer.
Simplement ce n’est pas possible, s’est trop dur, et ils n’ont pas de la force.
Ils, elles, s’imaginent seulement ce… qu’ils ne sont pas obligés de « s’imaginer » du tout, car dans tous les cas ils l’ont dans leurs vies. Ils ne sont pas capables donc à supposer qu’il est possible d’avoir les problèmes qui n’auraient pas de leur source « dans la tête » (et, inversement : ils ne s’imaginent pas non plus qu’il est possible de ne pas avoir des problèmes « dans leurs têtes » : ils sont très fragiles et dépensent la grande partie de leur patrimoine pour payer les conseils des spécialistes, qui leur« permettent de se tenir psychologiquement sur la surface »…!
Ils refusent aussi de penser là où pour penser – il faudrait d’abord voir les choses.
– « Ça, c’est dangereux »…!



***


Ily a le refus constant des individus – donc de la société entière – de voir les choses.
Car hélas, si on les voyait – il faudrait arrêter de chanter les joyeuses musiques et les textes des bienheureux : et à se décider à la révolte.
– …Mais pourquoi tu T’ACCROCHES À ÇA…? – demandent, sans rien comprendre, les auteurs des dits textes à l’honneur du bonheur et des songs de la grande prophétie révélant que la vie, si on le veut, peut être belle (et oui: elle le peut – seulement il faudrait agir peut-être, pour qu’elle puisse de l’être pour tous, et pour ceux qui crèvent dans le néant aux mêmes instants où toi, tu chantes tes idioties enfantines, et ceux qui n’ont pas droit à sourire sans avoir mal, et ceux qui n’ont que de se vendre pour ne pas se noyer demain matin ou cette nuit encore, et ceux qui votre gouvernement condamne à un sort de la chair vivante pendant que vous baisez joyeusement les esclaves dans les beaux hôtels, et ceux qui bouffent DE LA MERDE que vous jetez à la poubelle car vous, vous avez les droits et eux – n’ont qu’un éternel « Non ».
Blasphème, swearword sur vos têtes… !
Mais d’abord encore – la honte.

***


– « Et pourquoi tu t’accroches autant à ça…? » – ils et elles continuent de demander.
Ils et elles – ceux et celles qui font les jolis textes, qui de leur part ne font pas avancer de ce monde même s’ils soignent les âmes faibles des riches dépressifs clients des cabinets.
– Tu as besoin de ÇA…? – ils continuent.
Les grands inconscients. Je ne « m’accroche » à rien: je ne suis simplement pas d’accord pour que les uns meurent et les autres vivent en marchant sur leurs cadavres*. Serait-ce jusqu’au tel point difficile à comprendre… ?
Je ne suis simplement pas d’accord pour que les uns aient la vie toute en laideuret la souffrance, et les autres chantent en offrant aux gens une plate supercherie disant que la vie est belle.
Je ne suis simplement pas d’accord – à un tel mensonge.
Je ne suis simplement pas d’accord – à un AUTO-mensonge, exécutée avec telle maestria par les artistes et par les coachs des esprits faibles et incertains.
Je ne suis simplement pas d’accord – pour qu’on appelle les gens à fermer leurs yeux.

 

 


– « Tu ne te donnes pas droit à être heureuse…! » – crient donc les bandes des dépressifs qui se débarrassent de leurs dépressions au prix de la cécité et du lie.
Putain, je suis pourtant capable de ressentir le bonheur – malgré tout…
MALGRÉ – TOUT.
Surtout donc plus capable que ceux qui pour le ressentir doivent se barrer dans un faux paradis des chants sur le bien-être de ce monde.
J’en suis dans l’état, et je n’ai pas des problèmes des êtres égosensibles** : mais je sais aujourd’hui également ce combien facile est devenir écorché du bonheur qu’on a en soi : et comment cruellement ça arrive qu’on nous le vole si le « pouvoir politique » en décide – en tranchant par ceci de l’extermination d’un être humain.
À tous ceux qui osent – ou oseront en avenir, car des inconscients des enjeux politiques et des prôneurs des bontés du système est une armée – de me sortir avec les conclusions gênantes qu’il « faut se donner le droit à… ne pas voir des choses », et que c’est ça, et pas l’action pour les changer, qui serait la condition d’être heureux – à tous ceux qui n’arrêtent, toujours et sans cesse, de juger ceux qui ne restent pas en silence et n’hésitent pas de parler de l’hypocrisie contemporaine – je dis combien ils se trompent.
Je ne m’accroche pas ni à rien : le clou est juste en ce que j’ai vécu plusieurs vies, et (donc) j’arrive à m’imaginer dans les autres.
Il y en a, à qui ce fait dérange, car il n’engendre pas du calme


***


Les prôneurs de la beauté aveugle de la vie poussent pourtant, en ayant peur de tout mais bizarrement pas peur de l’exagération indigeste :
– « Tu vas voir : change ta façon de regarder ce monde et tout changera pour toi… ! » – ils continuent sur leur ligne. Et là, je fais ce qu’on appelle « péter les plombs ».
– « Je ne veux pas que ça « change POUR MOI », mon amétrope… ! Moi, je vais bien, as-tu entendu enfin, toi à qui ton bien-être personnel suffit et t’acalme… ? Je veux que CE MONDE – change : est-ce tellement difficile à cerner, et n’êtes-vous réellement pas aptes à le comprendre ou au moins à le concevoir… ?


 

Vouloir convaincre ce monde que le problème de tous les malheureux de cette terre « ne nous concerne pas », et qu’en plus « il se trouve forcement dans les têtes des personnes », est une chose simplement immonde.
Il est même incroyable de prétendre une chose pareille sans être simultanément gêné par sa propre hypocrisie (le « jeu » en « manque prétendu de la vue »).
Je répète, et répèterai éternellement : si tu as un problème, de ce qu’on nomme le « mal-être », ou le problème de n’importe quel genre, et qui te semble fixé à l’intérieur – il y a toujours une cause extérieure à trouver.
TOUJOURS.
Si tu n’arrives pas de la préciser – tu as effectivement le problème de la conscience.
Une incapacité de trouver la
cause – dans la réalité où tout est comme le mécanisme des toothed wheels – est une pure preuve de ton manque de la perspicacité, de l’aptitude de l’auto-observation, de l’autoréflexion et de l’analyse de toi-même et de ta propre vie.
Et si tu ne trouves pas de la cause de ton « mal-être » dans ta vie elle-même, si tu n’arrives pas à la préciser, peut-être s’est simplement la mauvaise bouffe et le manque de l’activité physique, qui t’alourdissent l’esprit et enlèvent la joie à ton corps : c’est très simple (à ça, on peut aussi chercher de la cause, car ce n’est pas ici que tout commence).

Mais si les « autorités » te prennent tes droits à ÊTRE, simplement, et à respirer, comme le font les autres – tu peux beau de te prétendre un prophète, et de chercher des causes encore : tu ne peux changer rien dans cette réalité dantesque couverte d’une supercherie organisée par les dirigeants ainsi que par le docile peuple.
Là, il restent seulement les bourgeois de la bohème, qui se prétendent les prophètes.
Malheureusement, en ce qui concerne les problèmes politiques et leur impact sur les vies des humains, ce sont eux qui sont le moins informés de tous.


***

 

Il est clair que ceux pour qui le bonheur est lie fermement avec la condition « de ne pas voir », estimeront toujours que puisque tu vois, ne fermes pas des yeux, et tu n’hésites pas à en parler – si ce soit dans ta création ou dans ta vie – tu ne te donnes pas droit à être heureux, heureuse.
Pour être claire : les gens qui ont les problèmes « dans leurs têtes », ne m’intéressent pas et c’est le principe de base.
Ainsi que ceux qui chantent que puisqu’ils peuvent se le permettre, ils ne voient pas des problèmes à l’autre côté du mur, la vie est belle et adorable, faisons donc un suivant chanson.
Leur art ne change de rien, même s’il est fait avec le plus grand talent du monde.
À part de soigner leurs semblables qui peuvent se permettre de vivre leurs dépressions et leurs états à la Prozac, bien sûr – mais ça ne change rien dans la réalité établie : celle de l’extermination des êtres humains, aujourd’hui et tout près : car ici, dans vos rues.

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BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE. PHOTOGRAPHIES: THÉÂTRE DE RÉVOLTE
(1 – « Personnages », 3 & 4 – « Gare De L’Est, Paris ») & LES CAPTURES D’ÉCRAN DE LA VIDÉO
« QUESTION EVERYTHING »/Jacque Fresco (2 & 5).

* La conclusion : « Je ne « m’accroche » à rien: je ne suis simplement pas d’accord pour que les uns meurent et les autres vivent en marchant sur leurs cadavres » a un rapport direct avec les paroles de NICOLE CHARPAIL – comédienne, auteure et créatrice de « Miss GRIFF Association » – qui appelle les participants de ses ateliers du théâtre – eux-mêmes les auteurs : «  TROUVEZ-VOUS quelque chose qui – dans la réalité qui vous entoure – ne vous convienne pas, avec quoi vous n’êtes pasd’accord… ! Il n’est pas possible – d’être d’accord avec tout, avec cette réalité : elle ne laisse pas d’en être d’accord. Donc –TROUVEZ-LE… ! »
Les seuls qui ne le trouvent pas – sont les idiots ou les lâches.
(Les paroles de Nicole Charpail sont ici transcrits et cités à la manière approximative car puisant dans la mémoire).
** L’association des : « égo » et « sensible », signalant une fragilité de l’individu concernant surtout les problèmes liés à son « moi », et sa concentration sur ses propres faiblesses. 

WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM. ŚWIAT WE WŁOSACH MI SIĘ SZAMOTAŁ…

 

WITCH

 

Les œuvres de ANNE-MARIE VESCO contiennent en elles un grand Étrange.
Et ce n’est pas « la magie » : la magie, on utilise ce mot trop souvent en lui adonnant le sens lié à l’enfance – les petites couleurs joyeuses – tout allégé comme un fromage diététique emballé dans le rose. Ici rien de ça. Les œuvres sont sombres et lumineuses en même temps.
Chacune raconte une histoire importante, l’histoire de la vie.

Chacune a un sens.
Elles ont changé, ces œuvres, depuis deux ans pendant lesquelles je n’ai pas pu de les voir : aujourd’hui pas des corbeaux et des crânes peints sur le toile sobre, et que j’aimais autant – surtout ces oiseaux avec les ailes rapaces. Il n’y a plus de ce qui correspondait avec mon cri de l’époque : le cri horrible dans le temps réel, le cri qui aujourd’hui reste dans l’âme et qui sort, sortira toujours – malgré l’atrocité finie.
Mais il y en a toujours le Sang de la conscience.

 

…LE SANG, IL Y EN AURA TOUJOURS.

 

Le Sang, du cœur, de l’âme – c’est ce qui donne la vie, symbolise la tragédie et l’extase (seulement ceux qui n’ont jamais été près de deux en même temps, demandent : « Tu es masochiste, comme ça… ? »). Le Sang coulait sur mes jambes et il coulait de mes bras, le Sang comme une vocifération et comme la force avec laquelle tout se liait, une telle condition de la bataille pour qu’elle ne soit pas perdue, une nécessite : sinon, tu meurs, tu n’existes plus.
Le Sang… !
Les fleurs sauvages qui poussaient – toujours encore – de ma tête : dans tout le centre de l’enfer, elles – elles toujours poussaient… !
Et moi, en passant par l’enfer…
Je hurlais, je chantais.
Lilith… ! Un chant – à la guitare et à la vielle à roue de Éfren Lopez (Efren… ! J’ai racheté la nouvelle guitare, les fleurs noires pousseront encore… !)
Lilith courait par l’enfer et ses pieds étaient trop vites pour que les lois gouvernementales puissent l’attraper, et elle – était plus forte que tout avec quoi on voulait la combattre.
TE VOIR MORTE… !
TE VOIR ANÉANTIE… !
…Elle savait même quand ne pas sentir, quand sentir signifierait mourir.
Elle savait.
Et elle marchait.

 
***

« Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
Wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Stopy, stopy o kamienie
Ranilo sié serce

Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Wlosy w szczyty mi zaplàtal
Serce na ostrze wbil

Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Stopy, te stopy o kamienie
Ranilo sié serce
Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Wlosy w szczyty mi zaplàtal
Serce na ostrze wbil
Serce
Na ostrze wbil
Serce
Na ostrze wbil
Serce
Na ostrze
WBIL… !


Wzgôrza, w przepascie wpadlam
Krwià we wlosach, wlosach malowalam
Na czerwieni w ogniu sié unioslam
…Jestem sosnà
Jestem sosnà
Jestem sosnà
Jestem sosnà…

Ploné…!
Jestem sosnà, jestem sosnà, jestem sosnà, jestem sosnà,
Jestem…
Wlosy na wiatr
Jestem…
Wlosy na wiatr rzucilam
Jestem…
Wlosy na wiatr…

Ploné…!
Do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, do nieba, do piekla,
do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, YA-AH… !

Wlosy na wiatr
Rzucilam
…KWIATY MI Z GLOWY WYROSLY… 
Jestem sosnà
Sosnà, sosnà, sosnà… !
Jestem sosnà, jestem sosnà
Jestem… Wlosy na wiatr…
Jestem…
Wlosy na wiatr
Rzucilam, rzucilam, rzucilam
JESTEM…
KWIATY MI Z GLOWY WYROSLY… 
Jestem…
Wlosy na wiatr…

JESTEM…
KWIATY MI Z GLOWY WYROSLY

Wyrosly
Wyrosly
Wyrosly…

Ploné…!

Wlosy mi plonà
Jestem sosnà
Wlosy na wiatr
Wlosy na wiatr
Wlosy na wiatr…
Do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, do nieba, do piekla,
do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, YA-HA… !
Jestem sosnà, jestem sosnà, jestem sosnà…
Wlosy na wiatr… !

 

WITCH



WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM
WIATR WE WŁOSACH MI SIĘ SZAMOTAŁ
WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM
ŚWIAT WE WŁOSACH MI SIĘ SZAMOTAŁ
WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM
WIATR WE WŁOSACH ROZKWITL MI

KWIAT WE WŁOSACH ROZKWITL MI
WIATR WE WŁOSACH ROZKWITL MI
KWIAT WE WŁOSACH ROZKWITL MI… ».

 

***

 

Et voilà ce soir – je vois LA WITCH.
Je la vois – c’est elle, LILITH.
Et je me vois, moi-même – et je vois les centaines des Sorcières que les rois des pays ainsi que les peuples depuis les décennies condamnaient et brûlaient sur les bûchers de ce monde.
JE ME VOIS.
Elle, avec les fleurs sur son front, comme les gouttes du Sang, les fleurs qui poussent de sa tête et qui apparaissent comme les Stigmatas d’une Witch maudite et glorifiée, tout ça dans une seule vie.
Le Sang qui coulait de mon cœur.
Le Sang – qui gicle aujourd’hui, vos gueules…!

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Texte & photographie de l’œuvre de ANNE-MARIE VESCO : BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, 12-13.10.2014. Le song « CHANT DE LILITH », enregistré en 2008 avec Éfren Lopez-Sanz se trouve en écoute et en téléchargement sur Deezer (www.deezer.com/album/1225445) et Bandcamp (balladyna.bandcamp.com/album/chant-de-lilith). L’atelier de l’artiste peintre ANNE-MARIE VESCO reste ouvert pour les visiteurs encore demain – le 13 octobre 2014 – de 14h à 18h, à 17/23 Rue Beaumarchais au Montreuil.

« ARTISTES FLOCONS »
Quelques phrases about la transformation de l’art en consumption


Aujourd’hui, à l’époque de la people-isation de tous, même un sac des céréales peut devenir célèbre, et quant aux humains… faut peut-être plutôt se cacher pour sauver son être de la banalisation – celle-là s’exerçant à toutes les façons accessibles à ceux qui…
Payent pour.
…Gagner plus.
 

La fin du mois dernier, le label-agrégateur chez lequel je sors aussi mes productions, envoyait à tous ses artistes une lettre ouvragée aux grands épithètes.

Le héro de l’appel était cette fois une des marques des céréales : nommons-la simplement Flocon pour ne pas faire de la criptopub*.
– « Devenez l’artiste Flocon ! » – encourageaient les intermédiaires du label, devenus en cette façon les intermédiaires de la production-vente des céréales. – «  Enregistrez un single dans un studio mythique ! La célèbre marque de céréales lance un concours… ! »

« …À la clé, un enregistrement dans un studio parisien mythique, du matériel et la possibilité de bénéficier d’une belle mise en avant sur la page f-book de Flocon qui compte plus de 320 000 fans ainsi que sur la compilation officielle du concours.
Comment ça marche ? »

D’abord, les artistes doivent faire tout pour augmenter la visibilité de la page f-book de Flocon en y chargeant leurs vidéos consacrées au concours et en repêchant ensuite le plus que possible des visiteurs. On se rend bien compte que les mêmes clients
Voilà, on a dit tout. Les auditeurs ont devenus les clients – désormais plus enclins à acheter les céréales Flocon qu’ils associent avec leur artiste.

« Chaque mois de février à septembre, les trois artistes ayant récolté le plus de votes intégreront le Top Talent Flocon, synonyme d’une belle mise en avant sur la page f-book Flocon qui compte plus de 320 000 fans. Ceux-ci gagneront également tous un kit de mixage, et feront partie, à l’issue du concours, de sa compilation officielle ».

« Lors de la deuxième étape (…) les 18 gagnants des mois passés participeront à un ultime mois de vote (…). Les 3 artistes récoltant le plus de vote seront soumis au choix d’un jury. C’est ce jury qui désignera le grand lauréat du concours, le Méga Top Talent FLOCON (!), qui se verra alors offrir la possibilité d’enregistrer un single dans un des plus grands studios parisiens ! »

Je ne sais pas pourquoi tout ça me trouble autant.
Peut-être parce que toutes les démarches ayant pour le but la transformation de l’art en consumption – prennent très souvent pour le cible les artistes très jeunes, se trouvant au début de leur chemin : alors ceux dont le rapport avec leur propre création est seulement en train de se former. 
…Je ne sais pas pourquoi tout ça me dépite autant.
Peut-être parce que je viens d’une terre où toute démarche artistique servait plutôt pour exprimer le non-accord de l’artiste avec l’achat-vente de lui-même par ceux qui souhaitaient à l’acheter, et où la création était un outil de la résistance politique… ?
Une arme.
Pas un jouet des bébés, pas un instrument de l’augmentation de vente quelle qu’elle soit hors de celle des supports la diffusant.

Mais pourquoi je dis tout cela.
La butter-isation des artistes n’est pas la chose nouvelle et depuis qu’il existent les usines des biens à avaler, il existent aussi les artistes-butter, les artistes-fromage et les artistes-chips. Au bout du compte, jusqu’à ce que celui qui achète les artistes is not a butcher or father of those cigarettiques stinks, I have nothing against in the end. C’est vous qui décidez – à quoi servira votre art.
Alors, à l’oeuvre…!
…Pour que les gens mangent plus de flocons, boivent de la merde ou partent aux vacances en Tunisie pendant que chez eux… se noient les Tunisiens…? Ou pour que ce putain de monde change un peu…?

L’art, la création –  n’est qu’un moyen.
 

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* Criptopub – une traduction-recapture du mot polonais « kryptoreklama » ;
surreptitious publicity