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« CONTRE » LES MORTS, LES VIOLS, LES EMPRISONNEMENTS ET LA VIOLENCE…?

 

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…Hier, on a pu voir à Paris les Congolais qui manifestaient suite de l’arrivée en France d’un dictateur sanguinaire (il était venu au « Pays des Droits de… l’Humain…? » avec la « visite »…): dont les troupes, en Afrique, tuent les enfants, les hommes, violent les femmes…
Tous les manifestants criaient contre les morts et les viols: et autour, à 5 mètres d’eux, partout, le bain du Sang des animaux coulait.
Comme chaque jour, les têtes ont été vendues, les jambes, les ailes…
…Après la manifestation, ils allaient acheter un corps de quelqu’un d’autre, aussi – comme chaque jour sur cette Terre – violé et tué comme les corps de ceux et celles dont les sorts ils criaient…

Il est certain qu’autant que les humains ne verront d’un lien existant, indéniable, entre ces deux choses…
Ils devront crier « contre » les « violences », selon eux « crées » par « quelqu’un d’autre »: et leur monde n’arrêtera, à chaque génération, redevenir fou, sans comprendre jamais de la source de sa propre folie…

 

***

 

…Je me rappelle aussi, quand à une Journée Mondiale organisée à Paris par les Batailleurs des Droits des Femmes en Iran (de mon expérience, ainsi ma propre que celle venant du sight à ce qui a lieu sur ce monde, je me décide ici à une conclusion qu’un « batailleur », un « guerrier », c’est celui qui ne comprend pas de la source des choses qui l’entourent et qui remplissent son univers, en générant souvent lui-même les expressions matérielles des phénomènes et les réalités contre lesquelles il se met ensuite à combattre et de passer les jours, les mois et les années sur le champ de la bataille où il ne fait que souffrir…), je tombais sans cesse aux lieux, conçus par les organisateurs, et où les corps des autres animaux terriens étaient vendus aux « batailleurs » de la liberté dans la forme des « sandwiches ».
Ceux – et celles…! – qui ont été venu(e)s de partout sur ce monde pour parler de leur Liberté et de leur Vie, ne voyaient donc d’aucun rapport de ce qu’ils/elles n’avaient pas (la Liberté et la Vie ) avec le fait qu’ils, et elles, la prenn(ai)ent aux autres.
Ils, elles, ne voyaient d’aucun rapport avec leur propre emprisonnement – ou celui de leurs soeurs et de leurs frères – avec le fait qu’ils et elles le créent: en portant en eux et en elles une image du monde dont le fonctionnement se base sur… l’emprisonnement.
Ils, elles, ne voyaient d’aucun rapport – de leur propre souffrance avec la souffrance infligée en continu, sans jamais cesser, et par eux/elles-mêmes – ceux et celles qui crient pourtant contre, de tous leurs poumons et en y ayant presque mal – aux… « autres ». 

Le premier pas – incontournable – pour pouvoir quitté l’enfer, est de se dire:
– « Je suis libre: moi, et toi – humain, oiseau, animal terrien – aussi ».
Sinon…
Voulez-vous continuer à plonger dans votre propre folie…?

 

➸ ➸ ➸

 

BALLADYNA↑WITCH ➸ PARIS ↑ 23 JUIN 2017.

 

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CELLE QUI COURT AVEC LES LOUPS


« Heureusement qu’il y a aussi des hommes chouettes sur cette terre »
(Evelyne Boinot – sculpteure)

Musiciens de QuettaDans le monde d’aujourd’hui, chaque Femme à l’esprit libre, qui possède un minimum de la conscience de règles sur lesquelles repose le fonctionnement de ce monde – ne peut pas, à la base, d’être intéressée par la condition d’« être avec un homme ». Et pour celles qui en ont la conscience et à qui cela arrive malgré tout – par les raisons naturelles : comme celle d’amour – cette décision ne peut que s’associer avec un immense dilemme. J’en connais même celles qui sont devenues malades quand il a fallu de « légaliser » leur liaisons. Pourquoi alors la plupart acceptent certaines règles inaccaptables qui se lient avec… ? Et bien, parce qu’elles n’ont pas de conscience ou parce que leur esprit libre et digne a été endommagé par les siècles d’endoctrination et de domptage qui les a appris que certaines choses refusables et intolérables sont naturelles et surtout inchangeables.
On peut se battre ensemble pour l’égalité… ? Bien sûr, vous avez raison – mais dans la lutte pour chaque indépendance seulement ceux qui savent par l’expérience ce qu’elle est, sont vraiment engagés. Les esclaves, considérés comme sous-hommes en Amérique pendant la lutte pour l’abolition, avaient bien sûr les grands et sincères amis parmi les chasseurs des têtes blancs par exemple : mais c’étaient les exceptions.
Celui qui n’a les droits qu’à se battre, et qui est menacé d’en être privé à jamais, est en vrai toujours seul.
Cependant, les nombreuses sociétés crées par les phallocrates ont su aller jusqu’à la perversité horrible car superintelligente : elles ont apprise les esclaves du sexe féminin de vivre avec leurs « maîtres », de penser qu’elles en ont besoin, et même de s’en valoriser et a en sentir soi-disant amour.

Depuis toujours je reconnaissais cette règle : pour être libre – il n’y a pas de l’autre façon de faire, que celle de poursuivre sur son propre chemin.
En conséquence de cela, j’accordais également depuis toujours le mépris infini et insondable à tout ce que je nommais les esprits menstruationnels des femelles frustrées par leur propres stéréotypes – existant en elles-mêmes.
Et c’est vrai : qu’il y a, parmi les soi-disant « féministes », les groupes – hélas assez populaires – qui pénalisent et ridiculisent le mouvement entier par le fait de leur propre dépendance des schèmes contre lesquels… elles se prononcent publiquement. Elles reprochent à la société entière l’existence de ces schèmes-là, sans voir que la vérité est une seule : si on n’est pas d’accord à certaines choses, les cliches méprisables et les obligations… on ne doit surtout pas de s’y soumettre soi-même, mais de s’en opposer – au lieu de les poursuivre et de se plaindre dans les coins.
Je veux dire : si tu haïs certains soi-disant « devoirs », « dutys », « obligations », si tu n’es pas d’accord avec ce qu’on attend de toi – simplement ne le fais pas, point – c’est tellement simple que ça. Tu peux t’accorder également le droit à regarder de haut les individus que je nomme les facteurs rétrogrades de la société, qui vont sûrement te regarder aussi le même instant… avec répréhension et damnation.
En disant plus clairement : je n’ai jamais comprise de ces usurpateur(-e)s et des prétendant(-e)s au nom « féministe » (le nom qui était né, analogiquement que l’« abolitionniste » en Amérique en époque des esclaves, des plus grandes pulsions libertaires), qui « font leur bataille » en pleurant publiquement sur le fait que « la société les prédestine à faire la cuisine pour leur mari » (le cas des dernières vidéoplaintes des certaines soumises) – et qui… sans aucune pensée que peut-être la cuisine n’est pas tout à fait leur place car elles ne l’aiment pas, restent dans la dite pièce en préparant les choses pour leur drôle de « dieu ». Jamais comprise non plus de celles qui se plaignent qu’on « attende » d’elles qu’elles nettoient les ordures masculines (le sujet de mêmes plaintes vidéotées) – et elles le font, toujours avec ce même air pleurnicheur, pourtant sans refus. Je dirais, les carlin(-e)s bien domptées, dont on a arraché les canines et bien lobotomisé les cerveaux.
Jamais comprise non plus de celles qui – vu tout ce qui est la « règle » de cette société, sa façon de fonctionner et sa mode de gestion, si ce soit en Afrique, Europe (et oui) ou l’Asie – se soumettent à la tradition patriarcale de subordination des Femmes, et se donnent à un Homme dans une institution arriérée qui se nomme le mariage (je n’ai comprendrai jamais non plus des gays qui se battent pour cette chose rétrograde-là : sauf si j’admettrais le fait que je me suis trompée grandement en considérant les gays pour un lever de révolte et de changement. Et oui, je me suis trompée).
Jamais comprise non plus des pleurnichant – qui vivent en duos (si elles ont la possibilité économique de partir), et qui n’arrêtent pas de se plaindre qu’on les tabasse ou qu’on – exactement – « attend d’elles, que… ».
– Tu ne veux pas de t’accoupler – donc, pourquoi tu le fais, et pourquoi tu restes dans ce manège (et non, ce n’est pas l’erreur de frappe)… ? – voilà mes questions, dont on aurait pensé que les réponses sont simples.


ÉGOÏSTIQUEMENT, CHOISIS TON NOM… !

Femmes, Teheran

Comme on voit, il y a les dépendances, dans la pensée et dans la façon de considérer soi-même, que les « victimes » devraient souvent gérer d’abord chez elles-mêmes – et de les bien arracher de leurs têtes bien bourrées pendant les siècles – au lieu de prendre la tête aux autres avec certains problèmes.
Tous ces étonnements, concernant les « Non » pas prononcés par les Femmes, et les refus non exprimés de « suivre les schémas » n’allant pas avec ce qu’on veut, sont valides si elles concernent les choses dont l’existence est bien indéniable mais qui sont pourtant facilement négligeables – par la personne qui ne les accepte pas.
La seule condition de la vie libre est dans tous les cas, comme on a dit : ne pas s’accorder avec les attentes et ne pas suivre. Et surtout : NE PAS FAIRE DE CE QUI NE T’AILLE PAS ET NE TE CONVIENT PAS (la société patriarcale a inventé bien sûr un antidote contre cette façon de penser libératrice chez les Femmes, en sabotant ainsi le danger de leur libération : ce antidote s’appelle… l’idée – fade, idiote et démagogique – de consécration de sa vie. Hélas, l’idée étant effectivement fade, idiote et démagogique, elle est bien estimée par la foule qui adule les « valeurs » : si tu n’y adhères pas, ne la suis pas, on te nomme donc égoïste, et vu que sur cette terre seulement un Homme a le droit de l’être sans se voir nommé un… ça peut sembler glissant.
Mais, dans tous les cas, si tu es une Femme, il faut que tu apprennes bien s’en ficher des noms qu’on veuille et voudra encore te donner en avenir ; ne retiens bien qu’un seul : le tien – mais celui-là défends jusqu’à la mort).


REGARDE AVEC L’ARROGANCE CE QU’ON « ATTEND » DE TOI :
N’EST CE PAS NATUREL DANS LA SITUATION OÙ TU SAIS CE QUE TU ATTENDS TOI-MÊME… ?
/CONTRE LE BOURRAGE DES TÊTES FÉMININES/

Revenons au sujet : sans dépendance du sexe qu’on représente (malgré que les Femmes l’imaginent difficilement), NE PAS FAIRE DES CHOSES si c’est pour pouvoir maladif de s’éclater dans son rôle de victime, de faiblard (là, c’est la spécialité française, je dirais…) – en bref, de pleurnicher et de se plaindre après le fait. Parfois, j’ai l’impression que certaines (mais aussi certains) le FONT pourtant exactement pour avoir ce plaisir, qui logiquement devrait être soupçonnable pour chaque esprit sain – de se plaindre. Mais hélas, j’en connaissais les individus chez lesquels ce plaisir semblait aller jusqu’à délectation, voire éclater en jouissance, donc je connais le mécanisme. Pour tels et telles, je dirais, qu’il n’y a plus d’espoir et qu’ils, elles, sont simplement irrécupérables.
Dans ce texte je voudrais parler pourtant aux personnes chez lesquelles l’esprit de soumission est bien absent et ne fait pas d’elles des êtres dédaignables.
Donc : tous ces étonnements, par les choses décrites avant et concernant les « Non » pas prononcés et les refus non exprimés de suivre les schémas n’allant pas avec ce qu’on veut, sont valides – s’il s’agit des choses dont l’existence est bien indéniable mais… qu’on peut négliger, cracher dessous, et simplement anéantir par notre propre non-adhésion et non-accord. Ce sont les choses facilement anéantissables – par les personnes à l’esprit libre, non déterminé par la façon d’être du troupeau et ne tenant pas d’appartenance. Les personnes qui trouvent qu’elles n’étaient pas conçues pour agrandir encore plus la masse – car elles la voient suffisante déjà – des moutons prédestinés à être influençables, dirigeables, et ordrables.
Il y a pourtant les choses, liées au sexe de la personne, de la Femme – qu’on ne peut NI FAIRE, NI NE PAS LES FAIRE : et par rapport auxquelles on se retrouve pourtant sans arme, par la simple raison perverse : elles sont exécutées SANS NOTRE PARTICIPATION – et ce pendant que bien… nous sommes leurs sujets, ou plutôt les objets qu’on traite et dont on veut décider – À NOTRE DÉSAVANTAGE, NOTRE PERTE ET CONTRE CE QUE NOUS SOMMES.

PARTIE PREMIÈRE
CE QU’ON FAIT AVEC TOI SI TU « N’AS PAS DROIT » DE DIRE « NON ».
/DISCRIMINATION POLITIQUE ET LES DROITS DE LA FEMME/

Je ne sentais jamais que la discrimination autant que Femme me pèse : par cette simple raison que, comme j’ai dit, je prenais mon chemin malgré tout, en s’en fichant, et en allouant inchangeablement aux certains avis de ceux qui depuis toujours je nommais les rétrogradés, les attardés et les primitifs, un mépris absolu et une plénière arrogance. Je me croyais d’être plus forte que chaque Discrimination.
…Et dans tous les cas, je me disais que j’étais quand même une Exclue DÉJÀ : et ce par une autre raison, beaucoup plus grande et plus difficile pour qu’on la néglige, qu’on combatte ses effets ou qu’on la traite avec l’arrogance. Je dis ici de l’exclusion statuée – elle aussi – par la « loi » : l’exclusion de la société qui avait le droit politique de vivre et de s’assurer ce qu’il faut pour cela.
J’étais consciente du fait que de cette exclusion il n’y ait d’aucune qui serait plus horrible et plus difficilement supportable (ce qui est vrai).
Je ne me rendais pas de compte – où je préférais de n’en pas penser – du fait indéniable : que si dans les mêmes circonstances que je me trouvais… j’étais un Homme – même l’exclusion barbare par la politique et la « loi » statuant la Discrimination – ne serait pas tellement lourde à subir, et ne pourrait pas se finir par bousiller une vie.
Mais hélas : j’étais une Femme.
Et une Femme… malgré ce qu’essayent de nous insinuer les manipulateurs des consciences au penchant qu’on nomme bien traditionaliste – elle est déjà, on dirait au préalable, privée des certains Droits Fondamentaux par le fait simple… d’être une Femme. Dans le cas où elle est en plus assujettie à la privation des Droits Civiques (comme une « Ne Pas Notre », une « Étrangère », « Celle À Jeter Dehors »), l’horreur devient même pas double mais centuple et aggravée par toutes les situations qu’on peut s’imaginer et qu’on ne puisse pas.
…Je me croyais d’être plus forte que chaque Discrimination.
Mais pas double ni centuple – celle où le fait de n’avoir pas de certains Droits Fondamentaux, venant du fait d’être une Femme – est lié avec le fait d’être discriminée par la « loi ».
Autrement dit… ?
…Je vivais – par les raisons politiques (et les choses comme ça, une fois cautionnées par la politique, continuent toujours, la règle est telle et elle est inchangeable : donc je peux dire que je continue de vivre ainsi) – tellement loin  de la « bonne société », que je ne voyais pas de ce dont je viens d’écrire ici plus haut. Depuis toujours entraînée dans les actes exigeant « prendre mon propre chemin » et de ne laisser que le regard du mépris sur les chemins méprisables, je m’en fichais tellement bien de ce qu’on « attendait » et qu’il « faudrait faire » – que je n’apercevais moi-même pas de ce combien, jusqu’à quel point, et jusqu’à quelle horreur, le schéma gérant le monde patriarcal (je dirais aujourd’hui plutôt : « le monde anti-Femmes ») écrase, écorche, et anéantit les humain(-e)s.
…En les prisonnant d’abord.
En les prisonnant – car le monde des patriarches se rend bien compte que la suppression de la liberté est la première chose à faire si on veut qu’un(-e) humain(-e) n’ait que de vivre en soumission (cela s’effectue par la simple privation de toute possibilité de vivre sans se mettre en DÉPENDANCE. Donc : la privation de la possibilité, la moindre, de posséder les MOYENS, et le refus de Droit Fondamental de les acquérir soi-même). La soumission d’une personne dans ce cas – n’est pas son choix – d’ailleurs elle l’est seulement dans les cas bien spéciaux des personnes traumatisées, dont je ne veux pas parler ici ; la soumission dans laquelle met une Femme le système politique patriarcal – EST UNE VIOLENCE, UN VIOL MÊME – DONC UN CRIME.
Je ne voyais pas que moi-même, le temps où j’étais privée de ce qui se nomme « Droits Fondamentaux » (et qui en vrai, sont les Droits Fondamentaux de Ceux Qui… Les Ont et Les « Accordent » Aux Autres, tels « Dieux » du Ridicule), j’étais sur le chemin d’anéantissement par ces raisons-là. Les raisons d’être une Femme. Je me disais, en négligeant ce qui se passait :
– « Ce sont les raisons politiques – qui me mettent dans cette merde-là ; il faut donc attendre, et de me battre surtout – et, sûrement, tout va aller bien.
Je « zappais » (comme « zappe » certains faits la personne qui doit le faire car sinon, elle s’écroulerait en morceaux les mêmes moments où quand même elle doit agir, sinon, la mort l’attendrait), je « zappais » le fait que  les Hommes, dans les mêmes circonstances politiques, s’en sortaient bien : pas parce qu’ils soient plus forts (ils ne l’étaient pas), mais parce que le système se conduit mieux avec, ne les destinant jamais aux mêmes enfers que celles où une Femme doit aller, et dont aucun Homme ne s’imagine pas, ne s’imaginera pas et n’a pas droit même de chuchoter, de faire les allusions ni de parler d’un mot telle son inconscience est grande.
En bref, en exclue, en tuée, je « zappais » que les Hommes – bien sûr s’ils ne sont pas les débiles complets ou privés de la force intérieure – dans ces mêmes circonstances, d’exclusion politique et de privation des Droits Humains n’ont surtout pas a souffrir ni de finir dans le Hell.
(Si je peux me permettre ici à une digression, pourtant importante, je crois que ce sont ces choses-là, agissant pendant les siècles et les époques entières – qui ont crée ce qu’on nomme aujourd’hui « les types psychologiques » : émotionnel – et rationnel, considérés respectivement pour le féminin et le masculin. Car, ait quelqu’un vu par exemple un Homme, qui hurlerait… ?  Je n’ai vu ça que quelques seules fois. Étant constamment privée de la Liberté personnelle et celle d’agir, la Femme n’a pu de son côté que créer en elle cette façon de réagir, très émotionnelle et pourtant très logique – car sinon, on l’aurait tuée avec tout et sans rien demander).

PARTIE DEUXIÈME
CE QU’ON FAIT AVEC TOI SI ON DÉCIDE DE LA RÉPARTITION
DES «  DROITS À L’AUTONOMIE ET L’INDÉPENDANCE »

Ce qui est sûr – la Femme dans notre belle et toujours décervelée société rétrogradée, est encore et inlassablement traitée comme un objet par rapport à l’Homme – dont (selon la tradition bien avantageuse pour les « patriarches » qui grâce à elle protégeaient leur monopole du pouvoir) elle doit – dans le cas pseudomeilleur« accompagner ». Bien sûr les consciences des Femmes elles-mêmes ont évolué depuis les siècles, mais comme toute la lutte où il s’agisse de la libération de son propre assujettissement est basée sur l’argent – en disant plus clairement : sur les moyens qui servent pour obtenir la dite libération – il faut dire que dans le monde comme on nous l’a bien organisé,, la Femme n’a souvent pas de l’autre option que de se vendre (quoi que cela ne signifierait) pour espérer d’accéder ce qu’elle rêve : sa propre liberté. Donc, qu’elle n’obtient pas.
Le cercle se ferme, après la bataille on revient au même point, seulement ayant encore moins qu’on avait avant : puisque ayant rendu notre âme, et en se trouvant dans la situation de ne jamais plus pouvoir être… ce qu’on était. Il fallait le faire… !

***

Ce dont je veux parler dans le paragraphe à suivre, c’est ce fameux principe – tellement répandu pas seulement dans les sociétés contaminées par la religion, mais répandu inconditionnellement et simplement : le principe qui stipule qu’un être humain ne soit pas complet s’il est… un être humain – et pas deux – donc ne s’assujettissant pas ni ne constituant pas d’une « famille ».
La règle de penser « familiale » et « couplable » là où le monde devrait enfin se réveiller et de se rendre compte qu’il n’y a que penser : l’Être Humain, individu – bizarrement pénalise traditionnellement les Femmes.
– « Accouple-toi… ! », «  Vends-toi… ! », « Soumets-toi, prosterne-toi… ! » – si tu veux avoir l’accès à la vie digne tu n’as que le faire… ! – voilà ce que crient, même si souvent dans la forme moins directe et plus sophistiquée – les bien-pensants et les décideurs, et voilà ce qui statue véritablement sur ce qu’est la vie des Femmes dans la société d’aujourd’hui.
Des Femmes, qui pourtant – souvent à tout prix – cherchent l’indépendance.
L’indépendance… ? Mais où est-elle, dans la société phallocrate, et où les dits phallocrates crient sans jamais réfléchir de la bassesse de leurs mots :
– « Vends-toi : pour marcher sur la terre qui nous appartient : à nous… ! ».

LE « MARIAGE » – CAUCHEMAR RÉTROGRADÉ DE LA SOCIÉTÉ MISE EN CAGES.
/LA TRADITION ET L’HISTOIRE : MARCHÉ DES FEMMES
/

On se rend compte très bien que le mariage, depuis les débuts de ce concept, était une institution inventée pour assujettir la Femme. Voir : de lui faire un article, un produit, un utilitaire, presque un objet comestible (je hésite bien s’il faut effectivement mettre ici le mot « presque »).  Et à chacun qui réagirait ici avec une indignation bien naïve ou avec un refoulement (« L’auteure exagère quand même… ! Il est déshonorant de parler ainsi sur les humains et humaines… ! ») , je dirai qu’il n’est pas déshonorant de parler sur les choses véritables, mais ce qui est déshonorant c’est le fait qu’elles existent et que les naïfs n’ont pas de courage d’en parler. Les mêmes naïfs (et les naïves) j’enverrais aussi à voir le nouveau film de Atiq Rahimi « Syngué Sabour – Pierre de patience », et je conseille de regarder particulièrement attentivement les fragments qui décrivent la vie d’horreur des jeunes enfants, filles, utilisées comme le żywy towar* (polish : vivante marchandise) pour leur père accro aux jeux et qui perd les paris. On dirait que la plupart devraient concevoir au moins mille fois si les vies de leurs filles aux corps vendus en mariage pourraient couvrir leur bêtise.
Disons simplement : historiquement, mariage est discrédité (paillassé, ahonté) et je crois que hors le gouvernement français, la préfecture de Paris et la papauté il n’y a pas d’institution qui serait plus discréditée que ça.
Ce qui semble nécessaire, c’est libérer certains droits – aujourd’hui accessibles seulement à ceux et celles qui se soumettent sous l’obligation de créer les dites cellules sociales – et cette nécessité est autant naturelle que celle d’abolir les sociétés de chaque autre forme d’exiger que – pour que la Femme puisse exister et fonctionner – elle doive se rendre aux mains quelqu’un : si ce soit un mari ou l’individu de l’autre genre.

***

Depuis toujours, on voulait lui attribuer un « rôle » – hors lequel elle n’aurait pas droit de chercher, de développer ce qu’elle est ni de (s’en-)sortir. (Comme on a dit dans cet article, le « droit » n’est véritablement que ce qu’on nous laisse d’être possible. En parlant autrement : ce dont on ne nous impossibilise pas en le rendant inexistant et effacé de notre vie. Dans cette situation-là – de l’impossibilisation – les choses devraient devenir effectivement inexistantes, indépendamment de ce si la personne pense que c’est pour toujours ou si elle espère que c’est seulement pour un moment. Même si elles sont normalement fondamentales, elles deviennent ne plus telles et on les zappe même si on se rend compte qu’on en devient malade, crazy et un fou furieux.
Donc, quand je parle des Droits Fondamentaux aujourd’hui, je me méfie d’abord avec qui je parle, en me rendant compte que les bourgos jamais menacés par l’impossible de ces choses-là car jamais exterminés, traitent le sujet avec trop grande nonchalance et l’air niais qui m’insupporte trop. Aujourd’hui j’ai le droit de ne pas accepter ni même ne pas regarder de certains visages trop peu intelligents).
En bref, la Femme, pendant les époques entières (et malheureusement dans la plupart des cultures cette règle ignoble continue jusqu’à aujourd’hui) ne pouvait pas se réaliser ni avancer en dehors du mariage : mais dans celui-là il ne lui est pas possible de se réaliser non plus, car dans les consciences perverses des phallocratiques créateurs des sociétés c’est lui, mariage, qui devrait être pour elle la « grande réalisation » en soi.
– …« Qu’est ce qu’elle peut vouloir d’autre, la folle… ? » – balbutiaient pendant les siècles les pères accros aux jeux ou à l’argent, ridicules et vendant leurs filles contre les dettes, et zézayaient les maris-vieillards qui s’achetaient les Femmes de 16 ans car ils en avaient le droit.
Au très long temps de ma propre exclusion et discrimination en France (une expérience sans prix qui ouvre les yeux à beaucoup des choses), on me répétait souvent, et à vrai dire à chaque occasion qui se présentait, en me « conseillant » une soi-disant « astuce magique » (les conseilleurs la trouvant visiblement « merveilleuse » : si on ne savait pas combien elle était empoisonnée), la façon « comment je pourrais m’en sortir et de ne plus vivre de l’horreur de la privation de mes Human Rights ».
– « Mais dis, pourquoi tu ne te maries pas… ?! »
– « Marie-toiiiii… ! »
– « T r o u v e – t o i  un mec… ! »
Drôles, vous êtes. …Comme si des mecs autour je n’en avais pas en marre et jusqu’à en vomir (savez-vous, les messieurs et dames, quoi et concrètement quels essais de se coller, de la part des multiples individus de l’hasard, et même qu’elle ne connaît pas guère, doit supporter une Étrangère – qui vient en France et dont effectivement tout l’entourage semble de penser qu’elle pourrait être une candidate potentielle – « car la liberté politique, ça s’atteint seulement en cousue à un mec »… ?)
– « T r o u v e – t o i… ! » – ils continuent de nous ennuyer. Ils sont têtus comme les sourds. On penserait qu’encore un moment, et on va perdre la patience qui nous sert pour ne pas les insulter vulgairement car l’idiotie et la surdité sont ces deux choses qui (pas comme un mariage) se renforcent et augmentent dans le cas si leur nombre accroît jusqu’au « deux ».
– « Trouve-toi… ! »
…En bref, « sois d’accord, dans ta vie, pour t’épingler à quelqu’un : et ce quelqu’un devrait être un Homme » (comme s’il signifiait plus que toi, et comme si toi comme une personne libre, ne signifiais rien) – ce qui pour chacune Femme ayant en elle un peu de la dignité ne peut qu’être une « proposition » ignoble et révoltante. Les « proposants » étaient donc bien sûr assez surpris, en se demandant pourquoi à chaque fois je réponds par leur cracher presque aux visages, en disant :
– « Vous vouliez dire : renonce ton autonomie personnelle pour avoir autonomie politique… ? Bien joué, les messieurs mais je dis NON car je ne me laisse pas d’escroquer et je ne paie pas avec une soumission mon droit à me libérer de l’autre ».
– « Mais où elle est, la soumission ici… ?! » – braillaient-ils.
Aveugles ou naïfs… ?
… – « Mariage (…) a reposé longtemps sur l’échange des Femmes, données en mariage, pour satisfaire une union entre deux groupes humains (…) » – avoue Philippe Petit dans l’article d’entretien avec Françoise Héritier, anthropologue et ethnologue**, et nous avons vu aussi que cette donation avait lieu également pour satisfaire un créancier qui peut-être aurait pu prendre une vache mais à qui le père-pitre proposait sa fille.
– « En fait, l’échange de leurs filles ou sœurs, qui est l’oeuvre des Hommes, est encore de mise dans une bonne partie des sociétés humaines à ce jour » – ajoute en réponse à ces mots Françoise Hériter.
L’affaire semble d’être tellement claire qu’elle ne pourrait pas être plus.
L’affaire… ?
Et bien, oui. Celle de marchandisation des corps. Des âmes et des vies.
L’affaire de marchandisation des humain(-e)s.

***

– Et si pas tel est mon désir… ? Si je n’ai pas d’envie… ? – tu demandes, et tu considères que le sujet est épuisé et qu’ils ne t’ennuieront plus.
Mais voilà l’erreur : car personne ne te demande ici – comme ce serait dans le cas où on poserait la question à la Femme pouvant jouir de sa liberté politique au moins – si tu as envie de « trouver » ou « d’être trouvée » par quelqu’un ou n’importe-qui.
(Dois-je expliquer ici, et faire se rendre compte aux inconscients extrêmement débiles, que dans l’état où les Human Rights sont refusés, une Femme ne doit surtout ni chercher, ni permettre à qui que ce soit « d’être trouvée » : car les conditions ne sont pas favorables, ni même possibilisant l’existence des ressentis de certain genre, qu’on ne peut se permettre seulement si on se trouve dans l’état de liberté, et pas celui de SurVie… ?).
– « T r o u v e – t o i… ! » – ils continuent de tous les coins, les moments où tu ferais tout pour – exactement – chasser tous les individus du sexe masculin de ta vie car tu te sens envahie par tous et ce que tu souhaites, c’est seulement pouvoir fermer derrière toi ta propre porte.
Car tout ça, arrive aussi le temps où on a – déjà – la conscience bien acquise au cours des années de la vie étrange des Étrangères : que sur cette terre, ce sont plutôt les individus du genre masculin, qui cherchent, parfois comme les fous furieux, des Femmes, souvent même sans bien discerner l’une de l’autre et sans en faire grande différence. On sait aussi comment certains sont capables de le faire sans gêne, sans empathie et sans pardon dans le cas s’ils se remarquent trop tard qu’ils t’embêtent trop et s’imposent trop.

***

« Expression de l’Étrangère »… ! Il y est venu le temps.
…Ni à l’époque donc, ni après le temps où j’étais virée en dehors de la société, je ne « cherchais » personne et surtout pas de ce que je nommerais vendre ma liberté pour obtenir l’autre, car j’en ai sincèrement « enough » de certaine proximité potentielle – pourtant et malgré des « signes » jamais données, je me retrouve sans cesse vis-à-vis des tentatives des certains messieurs qui s’imaginent que le sujet qui les intéresse est sans doute « à réparer » dans ma vie – et comme si – puisque je ne suis pas « deux » mais « une personne », dire que je suis entière soit un culot.
Il y aurait quelque chose qu’il me manquerait… ?
En bref… Le monde, celui patriarcal, celui phallocrate, ne te supporte pas, Femme-Qui-N’As-Pas-Besoin-De-Homme-Pour-Vivre… !
– « UNE SORCIÈRRRRE… !!! » – il crie sans cesse. Il n’arrête pas… !
Tu es trop libre, il a peur de toi et il essaie les rapports de force avec toi à chaque fois pour te pousser à une cage…! Les « seules solutions » dans la forme de « mariage » (donc cession de ton autonomie) pour pouvoir jouir tes Droits Humains si tu es une Exclue : mais également dans les multiples situations de la vie – ne seraient pas les preuves de ça… ?
– « UNE SORCIÈRRRRE… !!! »
Et bien, justement.

***

…Et maintenant…
– Lisez bien – je dirai, – le paragraphe qui va suivre – et qui traite d’un seul exemple de ce quel sexe et quel genre humain les autorités françaises favorisent pour lui offrir l’autonomie (dans ce cas, on parlera de logement) – et quel sexe et quel genre humain erre les années entières sans y avoir droit en urgence même s’il y a une.
En plus court, le gouvernement français semble d’être apôtre de l’idée que s’il s’agit de Femme, la personne devrait – plus tôt ou plus tard, mais sûrement et inconditionnellement – « finir par s’accoupler » (ce qu’on pourrait encore comprendre malgré tout), et surtout « obligatoirement officialiser » ce qui semblerait être légitime à rester dans la sphère de sa vie privée, (ce qu’on ne peut ni comprendre, ni accepter). La Femme devrait, selon les législateurs phallocrates : concevoir un mariage, et – quant à ce qui concerne son droit à séjourner libre – ne le pas avoir pour rejoindre au vite un logement d’un « maître de jeu » : son mari. Sans bien sûr qu’elle, la Femme, puisse réaliser ses propres rêves, ses propres passions, en résume sa propre vie. On ne mentionnera donc ici même plus son droit à rester et à vivre seule : car selon la politique de l’état français, telle option n’existe visiblement pas.

« HOMME ET SINGLE : IL EST INDÉPENDANT, C’EST SON DROIT, C’EST NORMAL.. !
FEMME… ? – ÇA DOIT CHANGER AU PLUS VITE, CONTRÔLONS-LÀ, SOUMETTONS-LA »

Donc, c’est comme ça que cela se passe en France, où même les ministres sont les locataires des bâtiments des HLM-s qui leur sont distribués par les collègues au pouvoir (à Paris, de plus en plus anecdotique nombre des logements dans l’état digne est accessible aux gens sans qu’ils passent par l’appareil qui les « accorde », et qui – si on parle toujours d’un logement en état digne – tient tout dans sa main ; les logements que les personnes peuvent acquérir en accès libre c’est à dire sans l’intermédiaire des mairies et de l’état, sont en plus de plus en état délabré, vétusté et inhabitable).
Et qu’est ce qu’on suggère aux Femmes qui veulent habiter seules et ne se sentent absolument pas attirées par la perspective de créer une « famille »… ?

***

Harem– …C’est inconcevable.
…Soumettons-là.
Bien sûr que personne ne le dit en cette façon-là et avec les mêmes vocables. Pourtant, ce que devraient admettre les bureaucrates, les fonctionnaires des bureaux multiples, et surtout gouvernementaux, c’est que les phrases citées ici leur appartiennent réellement : proférées à la façon beaucoup plus grave que si elles étaient exprimées par les mots – car proférées par leurs actes.
– « Soumettons-là… ! »
– « Que notre loi la traite à la façon qu’elle voie qu’on ne la considère pas comme le sujet de plein droit… ! »
Donc : organisons sa soumission. Les articles de loi devraient disposer et ordonnancer une suite des étapes dans la vie de chaque soumise : et surtout, combiner et arranger la réalité à la sorte qu’aucune d’elles (car il s’y trouvent toujours les moutons noires qui ne veulent pas suivre et chérissent les idées indépendantes dans leur cœur) n’ait d’espace réelle ni temporelle pour respirer, de la possibilité de courir pour ses rêves entre les passages parmi les maisons d’accueil.
Maisons des Hommes.
Là, où la soumission s’avère impossible à mettre en place par l’outil du mariage (le cas des mentionnées et coriaces moutons noires et des autres ladys les plus résistantes à ce shit-là), on met en place la règle de la mise en écart (les dossiers laissés « pour après ») d’un sexe et la favorisation de l’autre dans les sociétés où le droit à l’habitation est de plus en plus captivé et géré par les appareils gouvernementaux.
Et quoi se passe dans les bureaux où les décisions sur la répartition des logements neufs sont prises… ?
– J’ai parlé avec plein des gens qui ont passé par ce crible-là – j’entends l’information de quelqu’un : lui-même un Homme, donc son témoignage est autant plus frappant car n’a d’aucune raison pour être partial. – Je rencontrais les Hommes, et les Femmes, et j’étais dans plein des endroits où j’ai pu entendre de ce qui est la situation des gens. Ce que j’ai pu voir, c’est le fait que toujours (toujours… ! – il répète en accentuant le mot) les Hommes : s’ils soient les ivrognes, les drogués, ne s’en fichant de rien dans la vie et ne se donnant d’aucun effort pour obtenir une chose – l’obtiennent, pendant que les Femmes – on les laisse toujours dans la merde et décale chaque problème qui les concerne pour « après ». La merde peut signifier par exemple : dans la rue, ou entre deux logements, où les accueillants sont bien sûr les Hommes. La Femme – si elle passe par ce crible-là – n’est pas très vite dans le sien.
…J’avoue que j’étais stupéfiée le moment où j’ai entendu la parole de mon informateur.
Pourquoi stupéfiée… ?
Car (pourtant disposant moi-même des preuves et des expériences de la discrimination), croyant de ne plus être naïve, no more, jamais plus, en ce qui concerne le primitivisme persistant de la société et la pensée limitée des fonctionnaires et des gouverneurs – je ne me suis jamais aventurée sur le terrain de les juger pour le sexisme sur ce champ-là.
En bref, je restais en inconscience quant à ce dont l’éventualité d’existence… je n’imaginais pas. Et pourquoi je ne l’ai pas imaginé… ?
Car la chose me semblait tellement ignoble qu’inimaginable.
Un être humain aux sens sains – ne pense-t-il pas plutôt, que le droit à l’indépendance – qui dans la société française parisienne se reflète, hélas, de plus en plus globalement par les actes de répartition (accordement ou pas) des logements habitables (locataires : les dits ministres, les artistes peintres reconnus, les grands photographes des agences, les chorégraphes, les directeurs des théâtres, etc…) – est due à tous… ?
Mais non. En bref, on ouvre le plus souvent les portes aux Hommes en se disant que c’est quand même normal : leur désir de devenir autonomes et d’avoir une vie est naturel et méritant de la satisfaction.
On n’ouvre en même temps pas des mêmes portes dans le cas où c’est la Femme qui se trouve devant : car les esprits, restant visiblement toujours au stade de singe, de nos décideurs, sont pleins des idées-cliches qui comme les déchets pourrissent la réalité. Les idées en style : « Elle… ? Elle se trouvera bientôt quelqu’un pour s’en démerder : elle est belle, n’est ce pas… ? (dans le didascalie : « Donc, quelqu’un sûrement achètera sa beauté »). Et bien sûr, que les belles, sont embêtées le plus, car des acheteurs potentiels ne manque jamais… ! Seulement le prix est toujours le même : et c’est elle qui devrait le payer.
En vrai, nous ne sommes pas partis loin, ni avancés beaucoup plus dans la pensée primitive et machiste, que ça avait lieu dans le Stone Age 
…Donc, une fois encore : posons cette question. POURQUOI je n’ai pas droit de me démerder EN SOLO, AUTONOME ET INDÉPENDAMMENT – disons : sans être forcée à m’accoupler par les pressions des lois statuées par les gouverneurs, qui font tout pour priver les individus de leur liberté personnelle… ?
Serait-ce parce que les messieurs – ceux qui décident toujours, jusqu’à nos temps, de la mort ou la vie de dits individus – sentent une crispation nerveuse dans leur cœur le même instant où ils s’imaginent que le pouvoir dans leur société changerait bien le mode de sa répartition si seulement ils n’arrivaient pas de barricader de l’autonomie à l’un sexe en entretenant artificiellement la prépondérance du second… ?

***

Femmes, AmritsarDonc, en résumé – le monde des lois est tellement bien construit, qu’il assure encore aujourd’hui la domination et la tutelle des autres à ceux qui – sans cette construction malveillante – n’auraient eu d’aucune mérite pour pouvoir l’atteindre.
Et, si tu es une Femme, on se permet donc toujours à développer devant toi les concepts vermoulus en style : mets-toi en couple – dans lequel tu pourras avoir ton « rôle » et tes dutys – car en seule et indépendante tu ne peux pas être valide (« avoir de la valeur »). On n’a pas besoin de dire ici que dans tout cela, le véritable constat et la véritable peur de la société n’est pas celle du « manque de la valeur » de la Femme. Le véritable constat et la véritable peur de la société, est ce que tu pourrais cesser, et ce très facilement, d’être gérable et contrôlable.
Les faits et les exemples comme celui-ci – quand on parle de lieux, de logements, des HLM-s, en bref des places sur cette terre – accordés par les pouvoirs aux Hommes favorisés dans chaque démarche dont le but est indépendance (comme confirme mon informateur, et comme j’ai la preuve moi-même, étant une Femme) – témoignent une vérité horrifiante et malgré ça approuvée par presque tous : la « valeur » de la Femme, dans les têtes des individus le plus primitifs (dont on trouve beaucoup dans les milieux politiques) toujours encore est évalué par le prisme de son « rôle » déterminée biologiquement, et donc la Femme elle-même SERT, selon les principes des législateurs, comme un objet. Son rôle biologique est : enfanter (je cite ici un mail que j’ai reçu d’un illuminé religieux qui n’a pas raté de me souligner qu’il ne fait que se battre pour ce qui est bien), SE taire et de ne pas déranger aux messieurs en essayant perturber le régime des choses existant. NE – PAS – EXISTER.
Et non : je ne vais pas trop loin ici dans mes réflexions et allégations, et à ceux qui le prétendraient je propose de lire un petit peu Virginia Woolf, et surtout « Une chambre à soi ». Et de se rendre compte que les choses n’ont pas changées beaucoup depuis le 1929. Des fous comme M. Greg, qui n’ont pas de honte de sortir de leurs bouches des citations comme celle que « La caractéristique de la Femme, c’est d’être entretenue par l’Homme et d’être à son SERVICE » il y en a autant***.
Les illuminés religieux ainsi que les gouverneurs – donc les législateurs – conseillent donc et préconisent à la Femme de vivre en famille, et d’enfanter, car sûrement « chacune le veut ».
…Enfanter… ?
Sans être sexiste, mes expériences et mes observations que j’ai pu – et dû, hélas – faire pendant les années passés de la discrimination, me font constater que le mécanisme psychologique très consternant, celui de la projection (de ce qu’on voudrait, de ce qu’on considère comme nécessaire ou pas nécessaire du tout pour les autres, et de ce qu’on s’imagine sur les autres soi-même) est un malaise étonnement répandu et fréquent des Hommes. Mais peut-être il faut arrêter avec, et de cesser d’imposer aux Femmes ce qu’on voudrait et dont on pense sans cesse plutôt soi-même, et peut-être il faut aussi stopper d’organiser leur réalité à la façon qui ne leur donne pas de grand choix, car je ne serai pas sur le mauvais chemin ici, si je remarque qu’on ne se trouve pas loin de thématique de l’abus, du proxénétisme, du forçage et même – du viol. Car quoi d’autre est : l’organisation de la société, de la loi, et les décisions prônées par les vieux satyres et les salauds sans aucun sens éthique, qui mettent une humaine dans la situation dans laquelle elle n’a que dire « oui » à quelqu’un, ne sentant en elle aux mêmes moments qu’un grand « non »… ? 
Vivre en couple, en deux – quand on ne veut que vivre seul (- « SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRRRRE… ! » – j’entends ici encore les voix des fous religieux)  : ainsi dans la culture musulmane, chrétienne, ou la soi-disant toute sécularisée culture européenne et française, c’est rien de grave, car le rêve de l’indépendance, selon ce qu’organisent les gouverneurs – peut être accessible plutôt qu’aux messieurs (comme on a dit, même les ivrognes sont ici dans la meilleure situation que le sexe féminin).
Selon cette règle, le gouvernement devient très facilement et à vrai dire naturellement un proxénète, et les appartements accordés par les mairies aux Hommes – gagnent les auspices des lieux de la prostitution camouflée.
Les Femmes qui ne s’auraient jamais mariées si elles pouvaient vivre libres (et surtout pas avec les individus qu’elles voient aujourd’hui, dans les dites conditions, comme leurs amoureux de l’hasard ou d’obligation), subissent les attouchements et les violations incessantes de leur droit à l’intangibilité corporelle : et nous parlons ici d’encore un Droit Fondamental qui s’avère de ne pas du tout être fondamental pour tous ni surtout pour toutes. Condamnées par le système à subir ce qui ne peut que leur être détestable, les Femmes souffrent, certaines subissent les choses en silence en se taisant pour toujours, certaines deviennent malades ou sombrent dans la folie – dans tous les cas, toutes meurent lentement.
Pour les messieurs qui s’amusent en politiques cela n’a bien sûr d’aucune importance. C’est normal : le rôle de proxénète était depuis l’aube de ce monde bien anesthésique et en plus payait assez convenablement.


***

Le plus affolant est, que – surtout s’il s’agit des Étrangères donc privées de la plupart des Droits – celle qui dit « Non » aux semblables options répugnantes (et je dis répugnantes avec toute la conscience, car chacun forçage sociétal à la négation de sa liberté individuelle et ses droits individuels, l’est), et qui joue l’héroïne de nos temps toujours patriarcaux****, souvent n’a qu’effectivement finir par garder les gosses d’une autre (qui, selon le cercle qui tourne toujours bien géré par la même règle, a pu les avoir en s’assujettissant à un Homme au préalable), ou en ramassant les déchets, dans le rôle de CET OBJET généralement méprisé qu’on nous a habitué à nommer « Femme de ménage » comme si le nom pourrait expliquer certaines utilisations des Humain(-e)s par ceux qui peuvent s’en permettre.
Dans tous les cas, l’héroïne de nos temps toujours phallocrates, avec tout son courage, sa tête haute, son non-opportunisme et intransigeance, son désir de liberté car elle sait bien que seulement en liberté on peut ainsi respirer que… aimer, risque – de ne pas avoir d’une vie.
– « Elle n’avancera pas… ! » – en disant en bref, comme chantait un ancien « amoureux personnel », et je ne cacherai pas que j’entendais dans sa voix une satisfaction very mal masquée.
Et si elle n’avancera pas, c’est par cette simple raison : notre belle société s’en occupera bien qu’elle n’en ait pas des moyens.
…Donc, quant aux Femmes et Étrangères en plus – je vous dis, les messieurs aux cerveaux pourris par les siècles d’endoctrination et de bourrage des têtes par vos pères, dont les têtes étaient bourrées par les leurs, et dont les têtes étaient ainsi bourrées par les leurs : je répétais toujours que l’Homme d’aujourd’hui devrait être conscient, que l’avenir – c’est de se voir la tête écrasée par un « Sans Papier » et un Exclu.
Aujourd’hui, je dis que ce sera sans doute par un Exclu à un kalachnikov dans la main ou une bombée bien cachée : et que le sexe de cet Exclu sera féminin.
Le feu dans ses yeux aura le même sexe aussi : elle s’appellera la Flamme.

***

Photo du site Une Femme Un ToitMais avant que tout cela n’arrive… ?
Visitons quelques sites, sur lesquels le gouverneur de toute cette ignominie a su se faire la publicité ces derniers jours.
Sur celui des « Re-Belles » et celui de « Une Femme – un toit » par exemple*****, monsieur Hollande s’étire bien sur la photo, en faisant même passer son image au statut de la page d’accueil sur les deux (chez les « Re-belles » pendant quelques jours). D’ailleurs les autres savent bien d’utiliser les sites dissidents pour se faire la publicité eux également – comme Delanoë dernièrement, à l’occasion du 8 mars.
Chez « Une Femme – un toit », le monarque est même accompagné par une foule des Femmes, toutes aux visages des combattantes comme si après victoire, les mains mises en haut car le monsieur le président est parmi elles, et parce qu’il a prononcé deux mots favorables qui vont être vite oubliés et dont les suites n’avaient bien sûr jamais d’intention de leur future existence. Hollande est ici comme un personnage : il se présente, tel un dieu avec ses phrases pour les foules qui vont scander, très prévisiblement car selon ce qui caractérise la foule : « Vive ! » – et lui, avec son ventre gonflé et son expression du visage d’un bon-enfant toujours content, se tiendra, always et inchangeablement, comme un mannequin du magasin dont on se poserait la question « Mais qu’est ce qu’il fait ici… ? ». Les Femmes… lèveront toujours en haut leurs mains bien errantes – comme si, dans leur naïveté, elles se mettaient à crier : « Hourrah… ! On a eu la victoire… ! ». Monsieur Hollande, bien sûr et comme tous les présidents, a bien le knowledge de se faire la pub, mais ici… on aurait l’impression de participer dans une farce à laquelle la seule réponse peut être que l’indignation.
Quant à sujet de l’indépendance, de logements, et de la réalité de leur attribution sélective et sexuellement tranchée, par les mairies et les gouverneurs :
À ceux qui répondent ici – et il y en aura certainement (l’auteure y répondait ainsi jusqu’à qu’elle n’a pas gagné de la conscience, qui ne s’acquiert que par l’expérience) – que alors, il n’y a pas de problème, et la Femme qui ne veut pas faire de ce qu’on lui préconise, impose, et à quoi on s’astucie de la forcer et la violer, n’a que bosser et de se payer un logement insalubre ou un palais, selon son travail, je répliquerai simplement avec les mots d’une comédienne d’aujourd’hui, dont l’intelligence surpasse sans doute la moyenne, et qu’on peut s’imaginer de ne pas être touchée par les problèmes divers liés avec le sujet de forçage économique des Femmes à la soumission.
– « Ceci dit, les filles sont DEUX FOIS MOINS BIEN PAYÉES que les mecs dans ce métier, il faut le savoir… »******.
Voilà le clou, dont l’existence métaphorise bien la malice et la perversité du système.
« Les filles sont DEUX FOIS MOINS BIEN PAYÉES »… dans ce métier – de comédien(-ne) – seulement… ?
Et bien, on sait que la réponse est « Non ».
Donc, il y a une question à se poser : ccombien de temps encore nous allons tolérer la réalité des gouverneurs qui emploient tous les moyens pour nous voir soumises à tout prix… ?!

 
PAS SOUMISE – DONC UNE PUTE… !

NI PUTES NI SOUMISES

Tout ce que je viens d’écrire est bien lié avec cette façon glauque de penser, existante depuis que les sociétés patriarcales existent, et dépendante toujours de la tradition (qui, elle, est un mal : ce fait n’était jamais admis par l’Homme, ce qui se comprend vu sa peur de la responsabilité et son effroi qu’il faudrait peut-être penser indépendamment) : la Femme, si elle n’est pas SOUMISE – ne peut qu’être une PUTE.
Certainement.
Ce qui est en même temps affligeant, horrifiant et répugnant – c’est la vérité qu’il est ainsi effectivement dans les cas des nombreuses Femmes qui voient leurs vies bousculées dans le système perverse, et que pour tous les cas qui s’obstinent de résister malgré ça – les Hommes au pouvoir organisent la réalité à la façon tellement corrompue et vicieuse jusqu’à l’obscénité, qu’elles n’ont que se rendre compte : on leur coupera les têtes, les écorchera de leur humanité, les humiliera, les enfermera, les lobotomisera – et les violera enfin si toujours et malgré tout elles vont continuer à renoncer la soumission.
D’ailleurs, cette vérité terrible et cette façon de penser a trouvé le mieux son reflet et sa critique dans le nom d’une des associations, luttant pour les Droits des Femmes qui veulent se sentir libres et indépendantes.
Dans chaque situation.
« NI PUTES, NI SOUMISES » – voilà ce nom : connu à tous mais dont pas nombreux réfléchissent le sens ni se rendent compte de ce d’où a dû venir l’idée de cette dénomination.

PARTIE TROISIÈME
CE QU’ON FAIT AVEC TOI SI ON A DROIT À QUELQUES MINUTES DE LA CRÉATION
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/« PYGMALION OU VIOLEUR… ? » COMMENT L’IMAGINATION DES HOMMES DÉFORME NOS CORPS/

« I believe childbirth is obscene. I consider it very alien »*******.
…And, I’m entitled to it.
« The myth I always aspired to was that of Artemis or Diana, the goddess of the hunt. She was a warrior and a fighter who had nothing to do with procreation ».

…And, I’m entitled to be as I am : and to not feel what you say me I feel because you are afraid if I’d not felt as you want. And because yours brains are too narrow for not be scared by the things you don’t imagine.

***

On est arrivé donc à la conclusion qui n’apporte pas de fierté à l’humanité et pourtant véritable : que dans les sociétés des humains, la Femme (donc environ 50% de ce qui fait l’humanité elle-même), pendant toute sa vie doit se tenir fermée par rapport aux tentatives acharnées du système ayant pour le but de la soumettre sous l’autorité représentée par le sexe traditionnellement opposé. Depuis l’aube de ce monde, dans plusieurs sociétés il existait une règle pour celles des Femmes qui voulaient rester libres : en bref, dans la plupart des cas – organisés par la loi ou l’économie – elles se voyaient condamnées à la prostitution car n’appartenant à personne, elles étaient considérées « appartenant à tous ».
Pour neutraliser ces règles – elles-mêmes acharnées jusqu’aux limites de l’imagination – il n’est pas nécessaire de dire que la Femme devrait présenter un acharnement encore plus immense et d’un niveau plus haut que celle de ses offenseurs. Son intelligence doit être supérieure : mais la même chose concerne également ce qui a le rapport avec l’indestructibilité de son corps (ne peut pas être « fragile ») car la résistance aux conditions et aux choses qui peuvent être à subir comme les effets de son refus de la soumission entraîne telle exigence.
…Et si elle ne veut pas : concevoir d’une famille avec un Homme, créer une « cellule de la société, ni surtout enfanter – en résumé, si elle s’oppose à toute la formation de sa vie qui rassurerait l’appareil gouvernemental qu’elle ne pourra pas être harmful comme la personne et l’individu – les Hommes trouveront quand même la façon de la soumettre à ce qu’ils trouvent « s’imposant » et naturel car imposé pendant les siècles.
Ils la feront « enfanter » selon leurs désirs et leurs fantasmes dans lesquels elle se voit éternellement en fonction d’un objet qui confirme les stéréotypes réducteurs et surtout assouvit les instincts de certains.
Bien sûr que dans les cas des Femmes trop coriaces et celles à qui le réductionnisme fait le haut-le-coeur… ce genre des Hommes avec leurs tentatives devront céder, se résigner, admettre que les stéréotypes ne sont peut-être pas toujours imposables et forçables – mais même dans ces cas-là, où obtenir la soumission véritable à ce qu’on attend et s’imagine de toi n’est pas la chose possible – ils feront ce qu’ils ont besoin pour se contenter, en violant tout ce que tu es et en le faisant au moins dans leur imagination. On dirait, que toutes les façons de procéder sont bonnes pour un individu dont la première motivation est : se rassurer et obtenir la satisfaction.
Voilà une histoire qui m’était racontée dernièrement par une Femme artiste et modèle que je connais des plusieurs ateliers :
– Je suis allée dernièrement pour faire une prestation en posant dans un atelier de modèle artistique que normalement j’aimais bien : au moins jusqu’à ce jour, car j’y croise habituellement les gens intelligents, sympathiques et créatifs – relate K. – Il est important de dire ici que mon corps ne donne d’aucune raison ni d’incitation aux fantasmes de certain genre, et je dis ici de ceux qui me rendraient immédiatement méprisante par rapport au fantasmant lui-même, et qui prisonnent – comme cela se faisait pendant les époques – la Femme dans une cage où elle s’étouffe souvent pendant toute sa vie : celle de stinking maternité, de la reproduction, et du rôle d’un corps qui déciderait bien de la prédestination de l’âme.
Donc – pour être claire : mon physique est exactement une antinomie de certaines formes – « rembourrées et rondes » – tellement aimées par un type des Hommes et pouvant appeler aux associations aussi simplistes, primaires et réductrices que sont leurs goûts ; ainsi ma façon d’être – si ce soit à l’atelier d’art ou dans la vie – n’a rien de ce qu’on pourrait nommer – comme on nommerait une grotesque – l’attitude d’invitation. En bref : mes mains ne cherchent pas à caresser mais elles cherchent à frapper s’il faut, mon ventre est plat et je ne prévois pas d’avoir l’envie de le voir autrement,  mes yeux cherchent la liberté, d’abord et sûrement.
Et pourtant… qu’est ce que je vois… ?
Les stéréotypes – et les must be – sont tellement enracinés dans les cervelles des certains qui n’ont jamais réussi de penser indépendamment ni même s’effleurer à une pensée autonome – qu’ils, s’il n’y a pas d’autre solution, n’hésiteront pas de t’assujettir à un viol véritable ou symbolique, pour que leur besoin de te voir en certaine façon soit satisfaite et leur envie comblé. Sans doute, car voir une Femme qui suit ce qu’on lui imposé en disant que ce soit sa rôle, c’est rassurant pour un Homme faible, et on sait que si l’Homme faible a besoin de te violer – il le fera comme il pourra et sans s’en soucier qui tu es, quelles sont tes ressentis, et si cela te contrarie ou pas, horrifie ou pas.
Qu’est ce que je vois donc, à mon atelier où jusqu’à la je voyais les artistes et non pas les mâles aux cerveaux infectés des stéréotypes vétustes… ?
D’abord je n’arrive même pas y croire, car la chose m’est tellement abjecte.
L’atelier étant fini, un élève, soi-disant artiste en devenir, monte à l’étage les mêmes moments pendant lesquels je m’y change (ma garde-robe est en même temps le lieu de la collecte des dessins : mais cette collecte se fait normalement après que je puisse y passer mon temps et ne pas être ennuyée par les visiteurs). Les gestes ramollis, le regard pâteux, il s’approche trop, puis il pose son dessin DE MERDE bien dans un coin où j’ai la possibilité de le voir en entier, pour m’annoncer ce qui suit :
– « Je suis désolé : JE VOUS AI MISE ENCEINTE, mais c’est pas parce que… »
…Il ne finit pas de la phrase, donc je n’entends pas d’explication « parce que quoi » – et il s’en va.
Comme les mots sont prononcés avec une voix semblable à celle d’un mollusque (les voix que chaque Femme connaît : de ces messieurs du tribu des collants-timides, souvent même très fort collants, qui t’engluent dans la rue et qui essayent marcher derrière toi pendant certain temps jusqu’à qu’ils ne se rendent pas de compte que tu n’es pas intéressée de les autoriser de marcher avec) et se perdent simplement dans l’air, je ne les honore pas au départ par mon attention. Après un moment mon regard tombe néanmoins sur la feuille assez grande que l’individu venait de déposer ici – juste devant moi – et qu’est ce que je vois… ?
Mes cheveux, mes jambes, mes mains. Ma posture, et même mon visage.
Et – le ventre. Et c’est ici, que j’éprouve un horrible, immense et illimité haut-le-cœur. Le ventre est bouffi, étiré, bombé, gonflé, sans pitié et sans goût, comme si farci par toutes les frustrations de l’artiste qui n’a jamais devenu un : ce n’est même pas un ventre mais un gros bidon qu’on dirait déformé par un esprit pervers.
Ce que je vois fait alors que je clame :
– Mais… C’EST HORRIBLE… ! 
L’individu dont je parle, a ajouté à mon image ce qui depuis toujours engendrait ma répugnance (il faut dire que les images des Femmes aux ventres gonflés, portant en elles un gosse : cela me répugne, répugnait toujours, et je considère que les débilités comme une soi-disant « prédestination » d’une Femme – bien sûr pas à l’autre chose, mais à celle que certains messieurs s’imaginent la seule chose possible – N’EXISTE PAS).
Le monsieur à la voix de mollusque et au visage qui également ressemble un, s’est permis donc de commettre, en en certaine façon, un viol sur ma personne – et je m’en fiche sincèrement si les raisons de son acte étaient : sa frustration dans la vie privée, sa perversité ou simplement sa bêtise. Il s’est le permis, en se donnant après en plus la satisfaction de me regarder en me l’avouant – et en déployant devant mes yeux la preuve de sa perpétration. 
La dénaturation de mon image par l’individu dont je parle, et qui me présentait avec un ventre gonflé d’une soi-disant future-maman répugnante, a été pour moi un vécu horrible, en engendrant en moi la plus grande envie de cracher mes entrailles. Et je me suis dit ici une chose importante : ni artiste, ni un fou – sans importance combien frustré – n’aurait pourtant pas d’idée de se permettre à faire les choses pareilles, et à déformer en y attachant le sens pour moi inacceptable – si j’étais un Homme, n’est ce pas vrai… ?
J’espère que dire ici qu’après l’atelier en question je n’ai eu qu’une envie : celle de – simultanément – boxer l’individu mollusque et de vomir si je le reverrais, n’est pas la chose obligatoire. Je crois aussi que les symptômes comparables avec ceux qu’on observe chez les Femmes après un viol véritable, sont ici facilement reconnaissables.
La question reste, et persiste pourtant : COMMENT PEUT-ON VIOLER UNE FEMME – à la quelconque façon, quelle qu’elle soit – et comment peut-on regarder son visage, sa tête, ses mains, et lui présenter l’œuvre elle-même et les pinceaux après… ?
Pour préciser : ce n’est pas une seule fois au courant d’un seul mois dernier, pendant lequel on s’est permis de violer mes émotions et tout ce que je suis, et où on m’a fait de se retourner mes viscères par les visions glauques et stéréotypées. Les fous et les sans-talent, les privés de la capacité de s’exprimer autrement que par ce qui leur est dit, et les bons-à-rien se prenant aux peintures, aux crayons ou aux appareils photographiques qu’ils gèrent même pas en s’aidant avec le Photoshop qu’ils ne gèrent pas non plus. J’ai la compréhension et la pitié pour le sans-talentisme exaspérant : pourtant je ne l’aurai jamais pour ceux qui dissimulent leur manque du talent en re-créant les stéréotypes médiocres – et qui n’hésitent pas d’utiliser l’autre pour leurs buts en le traitant comme la chose qui peut servir à ce qu’ils ont besoin le moment venu.
Il y a deux semaines à peine, je me suis trouvée en situation quasi-analogique : où – cette fois sans même me rendre compte que je servais comme une modèle de quelqu’un, bien imaginaire, je me suis retrouvée vis-à-vis d’une soi-disant œuvre à laquelle je n’ai pu réagir que par… l’écraser.
– « Les Hommes – seraient-ils tous fous… ? » – me j’ai crié. – « Ne pensent-ils qu’à une chose dès qu’ils voient une Femme, et cette chose ne soit pas associée avec leur pulsion visiblement omniprésente de la procréation, d’« enfanter »… ? »
Les siècles entières de détournement de ce qu’on est, et les siècles d’endoctrination, du bourrage des têtes des Femmes, et des processus de les soumettre à l’intériorisation d’une pensée qui arrangeait les Hommes des époques phallocrates : la pensée qu’« enfanter » soit le devoir, une obligation biologique, un soi-disant ineffaçable instinct maternel.
– « Personnellement je n’ai jamais senti de ce diable » – voilà ce que peuvent dire pourtant, avec toute sincérité et toute irritation – les milliers des Femmes pour lesquelles on voudrait décider.
Apparemment, comme on le voit, le désir de créer une famille et l’instinct d’enfanter est présent ou pas chez les gens indépendamment de leur gender : et que contre ce qu’eux-mêmes veulent nous faire croire, souvent ce sont les messieurs – qui ne s’imaginent pas de pouvoir exister comme valides sans avoir engendré un petit qui les ressemblerait. Faudrait donc vite inventer la façon pour que ce soit eux qui puissent assumer les conséquences. J’ai entendu d’ailleurs que les recherches avancent bien : il y a donc l’espoir qu’un jour en avenir… la Femme cessera d’être une seule soumise à un danger de se voir violée.
On dirait : enfin.

RÉSUME DE LA PARTIE TROISIÈME
/« MON CORPS N’EST PAS UNE CHOSE »/


Les Hommes pendant les siècles réussissaient d’endoctriner les Femmes, et de leur bourrer les têtes en disant que ce soit elles, « selon la biologie » (dont la prépondérance était surestimée par ceux qui en avait leur intérêt, et interprétée par le sexe masculin comme cela arrangeait ses représentants), qui portent en elles le fameux « instinct maternel » – et voilà ce qui se passe aujourd’hui. Les Femmes, assoiffées pendant les siècles et les millénaires de la liberté de décider d’elles-mêmes et de ce qu’elles sont vraiment, les Femmes ayant en marre qu’on prenne les décisions pour elles – découvrent la supercherie de l’autre sexe ; la supercherie dont la raison, comme dans les cas de toutes les duperies, leurres et farces, venait de l’intérêt propre de celui qui l’a invente.
La maternité… ? Il s’avère qu’aujourd’hui c’est eux – les Hommes – qui ne pensent qu’à ça… !
Et bien, certains semblent en penser même jusqu’à l’obsession.
Seulement, le problème est que certains obsessionnels deviennent dégoûtants, et ne savent pas où ils doivent s’arrêter dans leurs phantasmes.
– De ma part, je vous annonce donc, les artistes avec les pinceaux – dit K. – Mon corps n’est pas une chose, il n’est pas un jouet ni une babiole non plus, donc gardez vous bien de me « ré-créer » comme si vous étiez les dieux malades, si ce soit pour consoler vos frustrations, pour guérir vos obsessions, ou pour adoucir votre conscience de ce qui ne marchait pas chez vous dans la vie. Les ateliers de l’aide psychologique se trouvent juste à côté de ceux de l’art plastique et ils sont aujourd’hui trouvables dans chaque plus grande ville.

***

Les corps des Femmes ne sont pas les choses. Leurs images ne doivent pas servir à tout prix pour guérir ce qui est le mal de l’Homme.
Et pourtant, c’est toujours encore ainsi.
Je crois qu’il est le temps enfin de dire, là aussi : c’est trop, enough, je ne suis pas d’accord. Je suis vivante – et je SENS ce qu’on veut faire de moi. Mon corps n’est pas un objet – et personne, aucun monsieur, n’a droit de « me mettre en étant d’une prégnante » sans mon avis préalable.
EST CE QUE C’EST BIEN CLAIR… ?
– Ni donc vos sculptures, engendrant ma nausée car aspirant des stéréotypes, ni vos dessins – dit K. – Quant aux sculptures, je le casserai sans pitié. Et les dessins… vont trouver leur place là où l’eau bénigne va les emporter.

PARTIE QUATRIÈME
COMMENT FORT ON TE MÉPRISE SI ON EST UN HOMME SANS COUILLES

ENTRETENU PAR LE SYSTÈME POUR LES HOMMES SANS COUILLES

Disons au revoir à K.
On pourrait dire ici aussi : « Elle exagère », et si je n’étais pas une Femme… je le dirais probablement moi aussi. Mais hélas, s’il nous est arrivé qu’on est une Femme, on a le déplaisir de vivre plein des choses et de supporter plein des messages qui nous mettent dans l’état de la conscience aiguisé et qui – littéralement – bombardent le cerveau en nous mettant en état de révolte incessante.
En France, une Femme est violée toutes les DEUX heures.
…Et dans les cas de combien des Femmes leurs corps – et elles-mêmes – sont traités sans respect par les raisons de leur gender… ?
Je sors dans la rue.
Il me suffit de faire cinq pas, pour que je voie les groupes des Africaines, belles comme les déesses et exploitées comme les inférieurs captifs par les proxénètes du coin – et qui travaillent ici comme les prostituées car la conjoncture est toujours pour ça.
– « Aghhh… ! » (ici un bruit dégueulasse). – « Comme tu es « se-xy… ! » – une voix me suit quand je passe près du groupe, dont le meneur on pourrait soupçonner de tout mais pas de la possession d’une cervelle.
Je reviens chez moi, et là, je reçois pour changer, les mails d’un fou religieux – qui m’incite de sa part à signer une pétition selon laquelle la Femme… ne pourrait plus être une gestionnaire et la PROPRIÉTAIRE de son propre corps (« car la vie conçue DANS une Femme est plus importante qu’elle ne l’est »).
Je jette le mail et j’écris le texte sur les prostituées – et je sais que je peux décider de ma propre vie, mais pas celle des milliers des autres Femmes : celles qui, avec leurs consciences infectées par l’induction des plus répandus stéréotypes se laissent gérer, contrôler et exploiter, et qui crient seulement après. Et je suis impuissante : car je sais que le travail immense, intelligent et bien stratégique des traditionalistes, continue toujours.


***

Femme-IranChaque année, le monde fête inlassablement un souvenir d’une Femme-brebis, soumise et disciplinée (donc une Femme que la voulaient les patriarches de tous les temps), qui – en se subordonnant à la volonté d’un dieu-inséminateur n’a pas hésité d’avouer d’en être « très contente », et même honorée de se voir mise en état de la pregnancy. La pregnancy qu’elle-même… n’attendait pas et dont celui qui a décidé a été… un « dieu ».
Le lecteur de ce texte peut se secouer ici à ma littérale lecture de la « Bible », en me disant qu’il faut la lire « symboliquement », « métaphoriquement » et comme la parabola des vérités sacrés  : seulement… toute la supercherie se trouve justement dans cette façon de penser là.
Car si on parle de la lecture of literatim des anciens textes, en plus considérés par beaucoup pour sacrés, il faut les lire justement comme ça.
Pourquoi… ?
Parce que ce sont ces métaphores et ces parabolas, qui forment la pensée des sociétés (des mêmes qui  prétendent de ne pas les prendre littéralement et qui les intériorisent le plus littéralement dans toute leur inconscience et la conviction d’être loin de là) et qui influencent la psychologie des foules et des individus.
Donc, la tradition, le domptage du passé et les écritures sacrées – dont un exemple et la « Bible » – apprenaient (lire : bourraient les têtes) la Femme, en lui donnant les exemples à suivre stipulant qu’il s’agit de la situation normale accepter en elle ce dont l’existence ne devrait pas dépendre de sa décision et dans la conception de quoi elle n’avait même pas de sa participation véritable.
Selon les évangélistes, le premier moment où Marie elle apprend la bonne nouvelle de « dieu »… elle bondit presque d’allégresse et d’exultation.
Combien encore, des années ou des époques devra s’écouler – pour que les deux sexes de cette terre se rendent compte que dans ce que les patriarches du passé nous ont réussi de voir comme « exultation » – il ne s’agit que d’endoctrination et d’un manque de choix d’une adolescente… ?
Et combien encore, des années ou des époques – pour qu’aucune Femme : si elle vivait en Europe, Afrique, Amérique ou Asie, ne doive jamais ni lire, ni supporter à la quelconque façon des mots donnant la nausée, des certains personnages « sacrés » – qui se permettraient bagateliser, trifler et presque plaisanter de l’horreur des Femmes soumises, humiliées et violées du monde entier – et qui, comme la sacrée « mère » Teresa – diraient que : « Le dieu nous a crée, nous sommes donc la terre de dieu et quand le dieu veut semer la terre, elle ne proteste pas mais accueille le grain avec la gratitude ».
La « mère » Teresa, malgré toute son activité reconnaissable, appartenait sans doute aux plus profondément endoctrines s’il s’agit du champ de la lutte pour les Droits Fondamentaux de la Femme. Heureusement, depuis le moment de la diffusion de sa fameuse et révoltante phrase, et à plusieurs reprises depuis qu’existe la « Bible », on a appris que pas seulement l’Homme n’est pas un « dieu », mais que son ridicule l’empêche même de le feindre.

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Encore un frustré. Mais celui-là a au moins bien les raisons visibles de l’être.
De quoi il s’agit… ?
Je sors dans la rue, je vais au métro et j’entends derrière moi une voix rauque et glauque: qui, remplie de la haine, me suit pendant tout mon passage.
– « Ooooooo, yaaahh… ! Grrh… ! Tu te crois où…?! Tu te crois aux Champs-Élysées…?! »
…Et celui-là, il me veut de quoi… ? – je me demanderais, si…
Mais cette fois, comme les autres fois, je sais très bien qu’est ce que dérange à cet Homme : qu’est ce que lui dérange en moi, ainsi que cela lui dérangerait en dizaines d’autres Femmes présentes ce même moment dans le passage du métro, si elles rehaussaient leurs têtes et redressaient, au moins un peu, leurs corps inclinés, on dirait parfois que jusqu’au trottoir.
Ta silhouette et ta posture, ton mouvement, est le signal qui parle de ce que…
Tu es. Tu penses. Tu peux.
Le pas certain de ce où je veux aller… ? Les pieds qui ne traînent jamais… ? – c’est ça, qui a éveillé l’agression de cet Homme à l’œil dans le brouillard et dans les haillons de clochard… ? Les clochards: c’était pourtant eux, parmi toutes les particularités de la France, que je voulais connaître le plus quand je suis venue à ce pays – car dans ma naïveté je les pensais le plus sincères, les plus courageux, le plus attirants humainement.
Shit, ta faute… ! – je me dis aujourd’hui. – En vrai, ils ne sont que les faiblards : ils n’avancent pas, ils sont dressés comme tous les autres, leurs âmes ne sont que le produit d’un training assommant…
En court – tout ce qui dérange et éveille l’agressivité de l’Homme qui me suit, pas à pas, ce sont les choses qu’il aurait pu avoir aussi – s’il n’était pas tellement bien dompté (donc : s’il ne s’aurait pas laissé de dompter) par l’appareil de l’assistance-domptage de son pays, qui sait très bien comment le faire.
Intéressant est de dire, que tout ça en plus – dont l’Homme pense, en étant convaincu, que je l’ai – je ne l’ai pas. Curieux, n’est ce pas… ? Je n’habite pas des Champs-Élysées, je n’ai pas des propriétés terriennes, compte gonflé en banque, et je ne m’habille pas chez les grands  couturiers.
Je me suis habituée déjà, dans une période la plus infernale où les Droits Fondamentaux m’étaient refusés au pays des libertés (les droits dont eux tous, les clochards aux papiers et les mignons, jouissaient comme on jouit de la chose naturelle, jamais mise en question et sans même avoir la conscience quel grand est l’avantage qu’on a) que les mendiants français et les loosers français me regardaient toujours et inchangeablement, avec cet œil de revendication et d’hostilité : comme si convaincus que je doive leur donner l’argent. À l’époque, ils ont dû sans doute penser que je les cachais dans mes semelles, le système et la situation étant beaucoup plus rentables et intéressants pour eux-mêmes. Je me suis habituée aux regards des chiens prêts à l’attaque, des carlins humbles, léchant la main qui les nourrit même si ce soit avec une merde, et qui aboient si ceux qu’ils considèrent pour les « maîtres » passent sans s’arrêter – … mais ça, c’est trop, ça dépasse tout.
Car, l’Homme, sans doute assisté par le système car il est français, hurle encore et encore :
– « Tu te crois aux Champs-Élysées…?! »
– « JE TE MÉPRISE… ! TU NE TE MÊME IMAGINES PAS COMBIEN JE TE MÉPRISE… ! »
– « Tu as tout faux… ! Tu n’as rien de vrai sur toi, tu as tout faux… ! »
(Pour l’information, je n’ai rien de faux : ainsi ma bouche et mon nez que mes fesses sont sculptés par la nature et pas par une intervention chirurgicale).
– …- « JE… TE… MÉPRISE… ! » – l’Homme n’arrête pas de clamer en m’invectivant, sa frustration le remplit entièrement, et remplit tout le quai.
Si tu savais, Homme qui ne fais rien – et qui as pourtant toutes les libertés, toutes les faveurs et tous les soutiens pour que tu puisses Faire ce que tu veux – si tu savais, combien moi, je te méprise de ma part, et combien mon mépris est plus immense, plus insondable et plus inéluctable que le tien.
Car tu Peux Faire – et tu choisis d’invectiver celles qui luttent – et hormis de ça, tu ne fais rien.

GTexte & photos (Quetta-Pakistan, Teheran-Iran, Amritsar-Inde, Istanbul-Turkey):
BALLADYNA DE TEMPÊTE / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, Paris, 8 MARS 2013
/Sauf de l’image de la publicité de F. Hollande (par AFP).
Photo « Lilith Guerrière »: F. Benveniste

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NOTE : Ce texte n’est qu’un essai, dans lequel ont été signalés plusieurs points et les sujets distincts, qui exigeraient pourtant d’être approfondis et développés pour plus d’exhaustivité. Il peut aussi bien être lu comme l’aveu de la désolation de celle qui, malgré les discriminations existantes et bien évidentes dans toutes les sociétés, d’aujourd’hui et du passé – se croyait pourtant pouvoir être sans sexe pour la loi. La Femme qui croyait aussi que par la seule force de l’âme et d’esprit – on peut créer sa réalité en traitant avec l’arrogance l’état dégueulasse – et bien organisé ainsi – de celle-là. Il est quand même affligeant, devoir admettre que les choses dont on se croit plus fort, ou qu’on croit ne pas existantes – existent bien, et qu’elles nous font trop sentir les conséquences. Comment ne pas parler alors – de ce qui depuis qu’existe cette terre et les sociétés des humains – est bas, ignoble et primitif. Trop primitif pour le sous-estimer/.
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* Vivante marchandise (pol.) – le phraséologisme employé pour nommer les personnes vendues comme les esclaves, et associé plutôt avec le marché des humains noirs en Amérique avant l’abolition. Il est accablant de se rendre compte que toute la dite abolition à l’époque n’a pas beaucoup changé dans le non-statut humain des femmes qu’on a « libéré » à l’occasion de libérer leurs compatriotes.
** Entretien avec Françoise Héritier, par Philippe Petit « Oui au mariage homosexuel, non à la gestation pour autrui » (Marianne, 4 Février 2013).
*** Citation : article concernant « Une chambre à soi » de Virginia Woolf (Wikipedia).
**** Patriarcal : adj m – ancestral, familial, domestique, antique, plésiomorphe, héréditaire, parental ; antonyme : actuel, neuf (http://dictionnaire.reverso.net).
***** Sites « Une Femme – un toit » : http://www.associationfit.org), Re-Belles : http://re-belles.over-blog.com/

****** Cécile de France, dans l’interview « La Reine de France » par Romain Thoral (« Illimité – le magazine des cinémas UGC », n° 219 – février 2013).
******* Diamanda Galas, in : « Re/Search: Angry Women anthology of interviews », in 1991.