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PROLOGUE PRÉCÉDANT LA DESCRIPTION HISTORIQUE DU CHEMIN DE LA SORCIÈRE. NOTES POUR UNE THÈSE (EN PLANS POUR UNE DES VIES PASSÉES – PUISQUE DANS LES FUTURES…

…IL N’Y AURA PLUS BESOIN D’ÉCRIRE SUR CES CHOSES-LÀ AUTREMENT QU’AYANT COMME LE BUT UNE APPROCHE HISTORIQUE, ET PUISQUE DANS LA ACTUELLE, QUELQUES MOIS APRÈS AVOIR ÉCRIT LE TEXTE PUBLIÉ EN BAS, JE ME RETROUVE TOUT À COUP BEAUCOUP PLUS LOIN DANS LA RÉFLEXION SUR TOUT CE QUI CONCERNE LA DISCRIMINATION DES PERSONNES ET LE RENIEMENT DE LEURS DROITS À LA LIBERTÉ, AINSI QUE SUR LES MÉTHODES EFFICACES D’AGIR POUR QUE LA RÉALITÉ DU MÉPRIS DES UNS ÊTRES VIVANTS POUR LES AUTRES PUISSE CESSER D’EXISTER TOTALEMENT.

LE TEXTE DE LA LETTRE, PUBLIÉ IL Y A QUELQUES MOIS, RESTERA POURTANT DANS L’ESPACE-TEMPS WEB, COMME LE TÉMOIGNAGE D’UN ÉTAPE DE LA PENSÉE: AVANT CELUI OÙ ELLE ARRIVE AU POINT OÙ ELLE SE REND COMPTE QUE TOUT CE QUI SE PASSE SUR CETTE TERRE, DANS LE « VISIBLE ET PALPABLE »… A SES RACINES PLUS PROFONDÉMENT QUE SA VISIBLE CARAPACE.

EN CONCORDANCE AVEC CE SAVOIR-LÀ, LES POLITIQUES, LES GOUVERNEURS AVIDES ET EN DÉMARCHE REGRETTABLE DE S’USURPER LE POUVOIR SUR LES ÊTRES VIVANTS AUTRES QU’EUX-MÊMES – NE SONT QUE LES EXÉCUTEURS DES ORDRES, CONDITIONNÉS PAR LEUR PROPRE VÉCU, AINSI QUE PAR L’ORDRE DONNÉ À EUX-MÊMES PAR UN POUVOIR PLUS GRAND QU’EUX, DUQUEL ILS ÉTAIENT LES VICTIMES DANS LEUR PROPRE PASSÉ.

EN ACCORD AVEC CETTE PENSÉE, LA DISCRIMINATION DE TOUS LES ÊTRES HUMAINS QUI LA SUBISSENT A SES RACINES ÉGALEMENT PLUS PROFONDÉMENT QUE « LE VISIBLE » POUR LES YEUX DU CORPS DE L’INDIVIDU TERRIEN – C’EST À DIRE UN INDIVIDU DONT LES FRÉQUENCES VIBRATIONNELLES PERMETTENT À ATTEINDRE CERTAINES IMAGES (RÉALITÉS) ET PAS LES AUTRES.

LA MÉTHODE DE LIBÉRER UNE PERSONNE D’UNE RÉALITÉ DE LA SOUFFRANCE NE PEUT DONC JAMAIS SE BASER – ET SURTOUT DE SE LIMITER À… – SUR LE CRITIQUE DU « VISIBLE EXISTANT » {À PART DES AUTRES RAISONS CELA SERAIT INSUFFISANT}: MAIS VISER LE COEUR DU PROBLÈME – LE PASSÉ DES PERSONNES DEPUIS LEUR NAISSANCE (ACTUELLE, MAIS AUSSI EN ATTEIGNANT LES NAISSANCES ET LES VIES PRÉCÉDENTES), LE « PROGRAMME » POUR LA RÉALITÉ DE L’INDIVIDUAL ENCODÉ DANS SON CORPS ET DANS SON MENTAL, LES INFORMATIONS (LES « DONNÉES ») REÇUS PAR L’INDIVIDUAL, CONCERNANT LUI-MÊME AINSI QUE SA RELATION AVEC LE MONDE (L’IMAGE DE CE MONDE INCLUS) DANS LA PÉRIODE DE LA PROGRAMMATION*- ET TOUS LES AUTRES FACTEURS DONT L’UNIVERS DANS LEQUEL LES PERSONNES SE TROUVENT « ICI ET MAINTENANT » EST LA RÉALISATION.
(CE N’EST PAS « PAR HASARD » QU’UNE PERSONNE SE TROUVE DANS UNE RÉALITÉ OÙ LA DISCRIMINATION PEUT AVOIR LIEU, OU – PAR EXEMPLE – OÙ SES ACTIONS NE PEUVENT ÊTRE QUE « SE SOUMETTRE » OU « COMBATTRE »).

* LA PROGRAMMATION DES VIES DES PERSONNES DANS LA RÉALITÉ ACTUELLE EST EN GÉNÉRAL UNE DÉMARCHE DE LA DE LA TUERISATION DES ÂMES, QUI NAISSENT LIBRES ET CRÉATIVES.

 

UN DES POINTS FONDAMENTAUX ET LA « CLÉ » DE CETTE PENSÉE EST TOUJOURS LE CONCEPT QUE LES « PRENEURS DU POUVOIR » SUR L’ÊTRE HUMAIN – DANS QUEL QUE SOIT L’ENDROIT DE CE MONDE OÙ IL VIVAIT – SONT, EUX AUSSI, UNE RÉALISATION D’UNE CONSCIENCE SE TROUVANT EN-DEHORS D’EUX-MÊMES (LEUR PUISSANCE SUR L’ÂME D’UN HUMAIN DÉBARRASSÉ DES CONDITIONNEMENTS EST NULLE);
CE QUI NE CHANGE PAS DU FAIT QUE CES « EXÉCUTEURS DE L’ORDRE DU MÉPRIS » EXISTANT DANS LE MONDE VISIBLE REMPLI DES FRONTIÈRES – MÊME SI LE « MOI » DE CES INDIVIDUALS-LÀ EST CELLE DES CRÉATURES IRRESPONSABLES – PORTENT UNE RESPONSABILITÉ DE LEURS ACTES: CES DES « ÉGO-S » RESTANT SUR UN NIVEAU DE « MOI-MÊME » SANS CONNEXION AVEC LEUR « SOI » DE-ÉGOTISÉ – ET RESTENT CRITIQUABLES AINSI QUE COMBATTABLES.

LES « COMBATTRE » PERSISTE MÊME AUTANT QU’UNE CHOSE NÉCESSAIRE:
QUI VA SE RÉALISER POURTANT NATURELLEMENT ET SANS EFFORT DANS LE FUTUR PLUS CONSCIENT.
LE FUTUR – QUI COMMENCE « MAINTENANT ».
LE FUTUR DANS LEQUEL LA PUISSANCE DES FACTEURS-USURPATEURS DU POUVOIR SUR L’ÂME HUMAINE (LES POLITIQUES, LES LÉGISLATEURS, LES TYRANS ET LES TALIBANS DE TOUS LES GENRES) – DONC AUSSI SUR SON CORPS HABITANT LA RÉALITÉ VISIBLE DE CETTE TERRE, ET QUI EN EST LA MATÉRIALISATION – SERA EFFECTIVEMENT ET DANS LE CAS DE CHACUN – NULLE).

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BALLADYNA-WITCH, LA TERRE – 24 AVRIL 2016.

 

B-WITCH IN THE WITCHLAND

 

PROLOGUE PRÉCÉDANT LA DESCRIPTION
HISTORIQUE DU CHEMIN DE LA SORCIÈRE


SORCIÈRE : LA CRÉATURE (1) NÉE AUTANT QUE « FEMME » DONC AYANT UN CORPS FÉMININ, (2) EN MÊME TEMPS ÉTRANGÈRE (3) ET N’AYANT PAS DE LA « VOCATION » DE LA SOUMISSION, NI NE DONNANT PAS DE SON ACCORD À SE VOIR ASSUJETTIE AUX TENTATIVES GOUVERNEMENTALES DE L’APPROPRIATION PAR UN/LES HOMME(S) AUTANT QUE « ÉPOUSE (DE XYZ) » OU… PUTE (DE TOUS) – FIN DE LA DÉFINITION ABRÉGÉE) …PAR LA RÉALITÉ ORGANISÉE & MANIPULÉE PAR LES POUVOIRS PATRIARCALES & ANTIFÉMINISTES DANS UN PAYS EUROPÉEN SE DISANT « MODERNE » ET « DÉVELOPPÉ ».

(LETTRE À PASCAL ROUCOUR DELARGE. FRAGMENT – 10.11.2015).

« La droite soutient l’appropriation des femmes (épouses ou filles) par les hommes dans la sphère privée, au sein du foyer, tandis que la gauche défend l’appropriation sexuelle des femmes par les hommes au niveau collectif, à l’extérieur du foyer, dans la sphère publique, y compris dans la pornographie et la prostitution ».
(…).
« Les personnes qui se préoccupent de la justice et qui veulent trouver une issue à la culture porno doivent agir et penser de façon à déplaire à toute sorte de groupes qui haïssent les femmes »…! ¥
(Pascal Roucour Delarge / R.W. : « DES QUALITES DE LA GAUCHE ET DU FEMINISME, face à des manifestations réactionnaires et fascistes »).

Bonjour PASCAL
Je me suis vue taguée dans la note « DES QUALITES DE LA GAUCHE ET DU FEMINISME, face à des manifestations réactionnaires et fascistes » et je la vois (…) complexe (…).
Je suis une ennemie déclarée de l’islam – comme je suis ennemie du chaque système venant du passé, dans lequel les hommes faisaient tout en organisant une réalité légitimant et statuant l’esclavage des femmes – donc voilà pourquoi il m’est difficile de m’identifier avec le début de cet article – qui mentionne côté à côté l’islam et les immigrés… (je suis immigrée, moi… et antireligieuse). Par contre, la suite – pas celle de Jean-François Kahn, mais de « R.W. » est tout ce que je pense aussi: plus même – étant par tout mon âme une créature (no-more…?) humaine libre, hélas au corps de femme, ayant donc moi-même les expériences allant jusqu’aux traumatiques, liées avec les tentatives incessantes de la part du gouvernement du pays dans lequel je vis (considéré pour un pays « développé » pourtant) de m’assujettir à ce dont vous écrivez dans votre texte – je pourrais moi-même témoigner ce qui y est écrit et dire : les mots que vous citez, combien ils sont vrais… !
Je peux ajouter même que les tentatives de soumettre les âmes incarnées dans les corps des femmes, et ayant en simultané – « en contradiction avec leur incarnation »…? – le désir de vivre en liberté réelle (où la liberté réelle signifie donc sans forçage extérieur dans quelconque forme, à se soumettre à un “rôle prévu – lire: imposé – par le système patriarcal pour la créature de certain genre) – ces tentatives organisées dans le système de l’appropriation des femmes par les hommes – ceux « qui gouvernent » – a lieu pas seulement sur le niveau national – mais concerne également les « organisations » décidant et tranchant sur les lois et leur exécution – notamment les organisations telles que la Cour Européenne.

(Je suis en train d’écrire un texte traitant de ces faits – en tenant d’y dévoiler le moins possible les faits trop personnels (…) – mais en même temps révélant et parlant fort sur les manipulations, mensonges et les tricheries/cheatings que les gouvernements des pays européens du XXI siècle, dirigés toujours par les pouvoirs patriarcaux (déjà le fait qu’ils sont « dirigés » témoigne leur patriarcalisme) – et de la France comme le premier exemple – utilisent pour désorienter les personnes libres du genre féminin, et qui « s’acharnent trop » dans leur désir de la liberté : ce dernier mot étant le terme que tous les « pouvoirs » politiques diffusent aujourd’hui en faisant bien attention que la notion n’ayant rien à voir avec la pratique se fixe dans les têtes des gens autant qu’une conviction sur la réalité, pourtant crée par la simple rhétorique des dits « pouvoirs ». Il me sera difficile de publier ce texte dans « maintenant » (…)).

(…) De l’autre part… avec votre « tag », vous avez « tombé » exactement aux moments où – depuis quelques jours à peine – je me rêve à commencer une thèse, sur le sujet « Organisation de l’asservissement et du contrôle des femmes par les gouvernements et les pouvoirs patriarcaux des pays contemporains (blocages de l’accès à la liberté individuelle par la « loi établie par les hommes », les faux-semblants de la législation, la législation mensongère et désorientante, le forçage des « insoumises à l’appropriation par un homme » à certains actes menant à la destruction intérieure ou à un (les) traumatisme(-s), le non-respect pour les paroles utilisés par les pouvoirs patriarcaux – au lieu d’être ceux de l’honneur – comme le moyen de la diversion et du sabotage (paroles « d’honneur » effigiés par les gouvernements compris), les « contrats » avec les personnes – rompus et les documents foutus à la poubelle par les états « de droit » ou plutôt de la « loi de l’homme » (il s’agit bien des documents signées et tamponnés par le gouvernement, les mairies, même par les tribunaux, incitant les personnes à prendre les décisions irréversibles – et dont le même gouvernement, les mairies, le tribunaux rient ensuite d’un rire du plus bas étage, paillard et grivois), les démarches professionnelles sur le niveau national et européen ayant pour le but les humiliations des Sorcières non-dociles, la manipulation des foules humaines et de leur (in-)conscience, etc…

(…)

Le travail de l’écriture – et pas seulement – qui dévoilera les mécanismes de la politique et les règles primitivo-sociétales dont un humain « normal », ne pas concerné par les choses, donc inconscient des processus décrits, “ne voit pas” et donc nie… » – va être réalisé plus tard ou plus tôt: mais réalisé sans hésitation.

…Suite aux faits évoqués dans la NOTE de LA TERRE DU 24 AVRIL 2016 – il va être réalisé dans le PRÉSENT (ainsi que dans le nouveau futur transformé) dans la forme évoluée: la réalisation ayant lieu dans la CRÉATION – de tous les genres et dans toutes les domaines (chacune est une arme) – suivant l’évolution de la pensée et l’élargissement de la conscience.

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BALLADYNA-WITCH, 10 NOVEMBRE 2015 ¥ 24 AVRIL 2016.
Photography of the text: B-WITCH IN WITCHLAND
(AUGUST 2015; by C.C.K./camera & B-WITCH/choreography & coloÜr postwork).

 

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PEUT-ÊTRE J'ÉTAIS... (VERSAILLES 2015)
Peut-être j’étais une grande menteuse :
qui par ses mots irresponsables, et pour lesquels les gens en touchés
devaient porter les conséquences, j’envoyais les êtres humains à la mort – ou à un incomparable pire qu’elle… ?
Peut-être, j’étais une créature jetant les mots sur le vent… ?
Ou même (plus horrible mais moins inconscient donc moins plébéien – il en faut quand même certaine intelligence… Mais plus délibérément pervers également) qui jouait avec les paroles – pour se donner un plaisir maladif, comparable avec celui d’un roi ou un gouverneur qui – pour montrer sa soi-disante force, n’étant que celle des millions esclaves aux ordres, rien à voir avec la force de l’âme – de « faire avec les êtres humains tout ce qu’il souhaite »… ?

Peut-être, j’étais un chevalier, XVIII siècle – qui en passant par le chemin sur lequel elle s’est égarée, a violé une fille de la famille inculte, laissant un fruit d’une relation momentanée – une fillette – dans les mains des bouchers monstres… ? Celle-ci, pouvant ensuite que de rêver des chevaux et des chemins ouverts, comme son inconnu père, devenant la cible de la vengeance de la mère sur celui qui a laissé dans son monstrueux ventre l’empoisonnée semence… ?

Peut-être j’étais un homme, grand ou petit intellectuel, ou un garçon issu de l’intelligentia – avec une bonne stratégie dans la vie : mais est ce que également avec la force d’esprit… ? – tombé sur les charmes d’une paysanne, propriétaire terrienne entrée sur le chemin universitaire grâce aux « points de faveur » pour cette classe sociale en époque de socialisme à l’Est – et qui, l’homme sans savoir ce que ce status signifie, sans s’imaginer des gouffres mentaux basiques ni des différences en ce qu’on s’imagine en entendant les mots « la vie », a fait une vraie descente aux enfers en rejoignant la « famille »… ?
L’enfer dans lequel, en s’en sauvant, puisque lui-même libre – il a laissé sa fille… ?
(Encore fil(l)e… !)

…Il y a les simplifications dans les histoires chantées par Szałapak – puisque les filles des riches paysans, nourries et vivant de la graisse de tous les êtres vivants possibles tués pour trouver la tombe dans leur assiette, « elles » aux cerveaux soumis et lavés jusqu’à la sale non-blancheur, ne restent jamais longtemps un bon objet des rêves d’un garçon affamé de la beauté éternelle qui ne se dissolverait pas dans le primitivisme des mots et des actes…

Rude, paysanne, à l’intelligence rampante, momentanément belle et physiquement subtile mais dont l’apparence a suivi très vite la vérité de ce qui était son âme – à l’intérieur répulsif, dévitaillé des corps des animaux abattus depuis son enfance par le père-roi des sorts des êtres animaux, l’exterminateur du vivant…

Le petit grand homme inconscient, un peu poète, un peu guerrier, un leader seulement grâce à la présence de sa sabre, j’ai laissé mon germe dans ce corps monstrueux, encore beau au moment de l’insémination…
– Fallait ne pas te manifester sur mon chemin, la femme… ! Ne me pas tromper par ta beauté mensongère, éphémère car couvrant toute ta laideur intérieure qui a vite sortie, tous tes comportements despicables, toute ta cruauté et ta hideur que ta jeunesse masquait autant… !
La beauté, j’en croyais, j’en cherchais tellement… !
J’ai été trahi… !
Par toi, par tes semblables… !

…Ensuite, j’ai fui vite : car ce qui se manifestait devant mes yeux dépassait le niveau de la monstruosité visuelle que je pourrais survivre sans devenir un fou à lier. À la rude exterminatrice au cerveau féminin de l’esclave à la qualité de la non-existence, maintenant en plus respirant de l’envie de prendre sa revanche sur quoi que ce soit qui aurait le lien avec ma personne sortie vivante – j’ai laissé une fille.
Le fruit de mon aveuglement de quelques années.
C’est elle – qui le payerait.
(Voilà la fille, une troisième fois…)

…Peut-être j’étais un gouverneur à l’immondice incomparable avec tout ce qui peut se concevoir par l’imagination : comme ceux qui gouvernent actuellement en envoyant les créatures vivantes à la mort en silence, arrivant à leurs buts à la façon malhonnête, se cachant derrière les faux-semblants, faisant l’impression généreuse couvrant la médiocrité du caractère et d’esprit…

Peut-être je portais un costume de bourreau de derrière le bureau ; peut-être je prononçais les sentences de la condamnation, en conservant les mots de victoire pour ceux qui me payaient pour que encore je puisse m’amuser, ou qui se plaçaient au-dessus de moi dans la hiérarchie…

Peut-être je maltraitais les enfants, les animaux je jetais dans le feu vivants, ainsi que les Sorcières… J’exterminais les Étrangères, avec mon air bien équilibré d’une autorité puante en diffusant les informations faisant penser les masses naïves que les Sorcières, elles, soient les sources de tous les maux, j’écrivais les lois dont l’état pourri et honteux ne me révoltait guère… au contraire : tout ça m’arrangeait…

Peut-être j’étais une pourriture gouvernementale qui se cachait derrière la fumée des grands et beaux mots : bien sûr les paroles fausses.

Peut-être un organisateur des injustices, des tortures et des affres.

Peut-être un discriminateur – moi-même – refusant aux êtres vivants dans les cages de reconnaître que celles-ci existent et ne soient pas les produits de l’imagination des condamné(e)s à s’y trouver, ni les effets de leurs actions…

Si j’étais une de ces créatures-là, je ne pourrais pas renoncer à payer aujourd’hui pour ce fait avec ma vie entière…

…Peut-être un législateur barbu, moustachu, moche comme ils sont aujourd’hui même si leurs visages désinfectés et leurs bouches lavées par toutes les solutions dentaires blanchissant le mensonge…

Un avocat : celui qui se vende comme une pute avec ce qu’il considère, en mettant en dépendance la vérité de l’endroit où se trouve la pitance…

Peut-être un menteur, une menteuse perverse.

Le signataire des faux paroles…

Peut-être un menteur, une menteuse perverse.
Peut-être un menteur, une menteuse perverse.
Peut-être un menteur, une menteuse perverse.

Peut-être, l’air hautain et niais mais sûr de soi, j’osais de parler de la résilience aux exterminé(e)s, immondément, moi-même vivant une vie sans violations, sans exterminations, sans dangers, sans menaces et sans souffrance… ?

Peut-être c’était une Sorcière : c’est elle – qui m’a maudite – pour mon délit de prononcer les mots indignes à l’instant où elle se trouvait sur le bûcher et où ses cheveux brûlaient… ? Peut-être – en passant près d’elle, les jours entiers, les mois, les années, mon air heureux jusqu’à la bêtise, ne rien sentant moi-même, ne rien sachant, j’ai osé de lui reprocher son air révolté ou torturé, j’ai eu le culot de lui dire que les affres ne sont que la création de son esprit – qu’en vrai, elles sont inexistantes… ?
(Tout ce qu’on n’éprouve soi-même, restera pour toujours inconnu,
faut passer par tout pour en avoir la simple conscience…).

Peut-être, enfin, j’étais une créature féminine – une membre de la foule humaine – qui suivant un ordre barbare, avec la horde des autres enslavés dont la seule existence et l’état de soumission faisaient honte, je me jetais sur les fillettes de mon tribu avec les morceaux de verre cassé et sale, pour les mutiler selon l’ordre de la folie humaine – celui de la tradition patriarcale…

Peut-être j’étais un bastard au gouvernail (encore… !) – et qui, en y utilisant la force de la loi nationale – a refusé à une femme de posséder un couteau, une arme, un quelconque moyen coupant, mitraillant ou explosif quand la guerre explodait – et qui, ensuite, traînait les femmes derrière les chevaux, aux sons des hurlements de ces premières, jusqu’au qu’elles ne respirent plus…
Lui, affamé de voir… !

***

Celui qui renonce de s’imaginer l’éventualité de tout ça, celui qui ne le peut pas, celui en qui tout refuse d’envisager certaines possibilités monstrueuses et difficilement imaginables si on n’avait pas vécu des choses qui semblaient inimaginables avant aussi et que tout « moi » soi-disant logique (car sans savoir suffisant) refuse – est soit un être humain heureux, une énergie jamais passée par les épreuves de l’invivable, jamais impactée par le mal, un être vivant chez lequel les incarnations portant les énergies les plus basses font la domaine du passé très éloigné ou même pas existant…
Soit…
Une autre éventualité : il peut s’agir également d’un être qui – au lieu de se trouver en stade très avancé de l’évolution – demeure honteusement fermé à toute l’information, toute l’intuition, tout le savoir qui dépasse la sphère de « aujourd’hui palpable » – l’inconscient et fuyant tout ce qui pourrait mouvementer son actuelle conscience.

SI LES HORREURS…

Si les horreurs n’étaient pas crées par nous-mêmes – les habitants de la terre – elles n’existeraient pourtant pas…
Au moins pas celles les plus atroces, cruelles, monstrueuses.

– « Par tout ce qui te retrouve dans ta vie – une de tes vies antérieures tu paies » – a dit une incarnation de la pseudo-sainte d’un tableau qui pendant quelques secondes était devenue vivante – et la Witch lui croyait pendant quelques secondes aussi, aujourd’hui elle-même ne sachant plus si donner la foi à ses mots ou si les rejeter devant la Witch-Instance.
– « …Mais aussi, le fait que toujours il y en a sur cette terre les êtres immondes, qui ne refusent jamais des rôles des bourreaux que la vie leur propose – et par lesquels les comptes de la cruauté des incarnations passées des personnes se règlent sans problème – signifie que le monde n’avance pas, ne se magnifie pas, ne devient pas plus beau ni plus grand, depuis les siècles…
L’immondice des humains est toujours présente, jamais finie… »

***

Si les mots de la tête peinte sur la toile et qui s’était animée pour quelques secondes, disaient la vérité… pas comme les mots des humains, les menteurs de cette terre… Il semble que naître enfin autant que la Sorcière On The Earth est une responsabilité pas seulement pour régler les comptes antérieurs, mais pour se battre pour la fin de la spirale de l’ignoble et l’inadmissible.

Se battre pour que l’immondice, la laideur, la cruauté, disparaissent – dans MAINTENANT. MAINTENANT fait le Futur – et en essence… il n’y a pas de la différence entre les deux.

Révolte est une responsabilité donc, une nécessité, une obligation qui toujours donnera à la Witch la Force.
Dans CETTE vie, pour plein des vies.
Jusqu’à la fin de tout déséquilibre, de toute l’injustice et de toute souffrance.

Capture d’écran 2015-09-06 à 23.25.37
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Text: B-WITCH ¥ (OCTOBRE 2015)
Photographies of the text: THE WITCH IN WITCHLAND
(AUGUST 2015; BY C.C.K./camera & B-WITCH/choreography & color postwork).

« MOI, QUI N’AVAIS PLUS RIEN À PERDRE, JE CRIAIS D’UNE VOIX FORTE, SÛRE D EMOI: POURQUOI ME FRAPPEZ-VOUS…? J’AI AUSSI LES DROITS…! COMMENT POUVEZ-VOUS VOUS CONTENTER DE VOIR LES GENS MOURIR SANS AGIR…?! »*

I AM THE GODDESS OF HELL FIRE AND I BRING YOU**…

Photographies of the creation: the screenshots from the video-recording of the performance « FIRE…! » (Music: « Fire…! » de Arthur Brown. La Cantada, 5 décembre 2014). As Arthur Brown: Duncan Clarke. Performance du « FIRE… ! » a été liée et consacrée au thème des brûlures des visages des Femmes en Iran, et en protest contre le système patriarcal. Avec les paroles finales et la présentation du livre de Azam Hadj Heydari « Le Prix de rester humain ».

 

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Ça n’aurait pas dû être tout à fait comme ça.
Mais on n’a jamais vraiment travaillé ensemble, tout était fait sans la préparation suffisante, tout a existé plutôt grâce à s’avoir parlé sur les choses que grâce à les avoir testé comme il faut en avance. …Mais qu’est ce que tu fais, Duncan…?! Tu aurais dû menacer avec ton fouet au public – surtout pas à moi, la Witch – et qu’est ce que je vois sur la vidéo…? Et cette corde – qui au cours des quelques minutes a gagné la signification tellement différente que ce dont on parlait…?
M’enrouler dedans et de me libérer.
Dans tous les cas personne ne m’aura sur une laisse…!
…Les effets de faire une performance presque sans la préparation qui l’aurait précédée, si on le fait en duo, sont mortels.
Les gestes, les expressions, les mouvements.
Le sens – qui, lui – se perd…?
Vraiment… ?
La corde, qui devrait servir pour un lien de contact entre la Witch et le personnage au micro – est devenue comme un outil de – on dirait – presque ligotement, les regards menaçants du chanteur – qui me visent soudainement au lieu de viser le public (dansant devant, je m’en rends compte seulement en regardant la vidéo), ainsi que certains objets dans ses mains – sont la source de l’impression évidente: malgré mon non-accord à incarner un personnage féminin contrôlé et encagé, malgré avoir décidé de la chose totalement différente, on a à faire ici avec la description d’un emprisonnement, une métaphore – et une mise en scène spontanée d’un essai de la prise de contrôle sur l’individu féminin qui vole jusqu’aux les points les plus éloignés du centre de la cage.
La Witch – qui se prend sa place dans cette espace minimale, la Witch qui n’hésite pas d’aller jusqu’aux murs de la cave de La Cantada – mais toujours se trouvant sur un fil – est une évidence: tout cela raconte l’univers incarcéré, on est dans une prison.
Je – suis: DANS UNE CAGE…!
– « Virer cette vidéo, virer tout le souvenir de cette satane danse…! La Witch – N’EST PAS D’ACCORD, ON NE L’ENFERMERA JAMAIS PLUS : NI DANS UN IMPOSSIBLE, NI DANS UNE CAGE : AVEC PERSONNE ET NULLE PART…! »

 

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…Et – ici – quelque chose comme la lueur de la conscience.
Serait-ce uninexplicable concours des circonstances: qu’exactement aujourd’hui, le jour de la performance, quelques heures avant et sans planifier (je n’aurais même pas dû être là), je me suis trouvée dans ce lieu, au Boulevard Saint-Michel, Paris – et où j’ai rencontré Nabi Niakan, avec qui nous avons discuté assez longtemps, tout devant le stand avec les photographies des femmes aux visages brûlés par l’acide par les criminels musulmans jouissant des pleins droits de traiter une femme pire qu’on traite un chien… ?
Donc, le droit a l’encager, à la faire souffrir, à transformer son visage en une plaie brûlante.
À taillader son visage, sa dignité, sa vie…?

***

Au cours des dernières semaines, au moins 25 femmes – en Iran seulement – ont été « traitées » par l’acide par leurs bourreaux certains qu’ils sont impunissables.
Et même si c’aurait été une seule…
« Où sont nos visages…?! » – crient les femmes des affiches à Paris.
Elles devraient crier: « Rendez-les nous…! Rendez-les nous, et allez vous pendre… ! Allez – sinon, c’est nous, quo allons maintenant brûler vos vies, vos corps des faiblards frustrés, et vos consciences…! »
Vous allez brûler.
Pas comme vous avez planifié.

***

Moi, qui dans mon autre vie, avant devenir la Witch – ou simplement avant que le processus a été conclu et a pris sa fin – dans toute l’inconscience des crimes commis probablement tout à côté, me promenais joyeusement dans les rues d’Ispahan, la même ville où aujourd’hui on organise les manifestations… Moi, reconduite par la police à Téhéran à leur commissariat, et ce exactement pour un « délit » de porter une bandana qui permettait à s’échapper à quelques mèches trop visibles… Moi, qui malgré voyager pendant la moitié du trip avec les amis-hommes ne trouvais pas d’être une chose normale de ne pas pouvoir prendre de ma liberté de pénétrer seule dans les ruelles qui m’intéressaient… (« Tu es venue là, tu devrais respecter leur culture…! » – m’ont brusqué-t-ils, en lien avec les exigences sexistes de leurs confrères musulmanes, de ne pas me promener seule et de me couvrir jusqu’aux oreilles – en prenant par ceci clairement leur position en ce qui concernait les violations de ma liberté, dans la situation où la leur, puisqu’ils possédaient les corps masculins, ne se trouvait pas en danger. Seriez-vous totalement bourrés, mes prétendus amis…?! Faut savoir faire la différence entre la culture qui ne mettrait pas en question de la dignité et de droit au bonheur de la personne – et celle qui se donne le droit de statuer que la moitié de l’humanité est en réel une caste des sous-humain(e)s, des esclaves asservi(e)s à l’autre sexe…!). Moi verbalisée pendant une visite dans le musée de la civilisation sexiste à la capitale, encore pour avoir porté une manche trop courte : qui dans un 30° environ ou plus ne cachait pas de ma main jusqu’aux doigts…
Et enfin – moi : qui a dû vivre, et ce également par les raisons discriminatives, la discrimination des femmes ayant la soif de la liberté étant incorporée dans le système patriarcal – ici, en France, à Paris – dans une véritable cage suite de mon refus immuable de me voir « attribuée » à un homme, et malgré qu’une fois ils m’ont eue, poussée au bout… ? Ne serait-ce pas pour que aujourd’hui je comprenne une autre enfermée en cage… ?
Ne serait-ce pas – pour que je comprenne : tou(te)s encagé(e)s du monde… ?
ET PAR QUELLE RAISON ÉTRANGE JE DÉBARQUE AUJOURD’HUI ICI, DANS CETTE RUE – ET CE TOUT AVANT LA PERFORMANCE : ET NE SERAIT-CE PAS POUR QU’ELLE BRÛLE… ?

 

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« LE PRIX DE RESTER HUMAIN »

 

« Un témoignage captivant et douloureux sur une des périodes les plus sombres de l’histoire, trouvant de troublants échos avec l’horreur des camps de concentrations nazis » – on a écrit du livre de l’Iranienne Azam Hadj Heydari, résistante contre le régime des religieux et le régime patriarcal tout cour.
Pourchassée par les chiens de Khomeiny, incarcérée pendant les années dans une prison organisée par les gardiens du système, et pendant huit mois enfermée dans une cage, accroupie, aux yeux bandés, elle a échappé la mort, et aussi celle de son âme.
Un témoignage sur une des périodes de l’histoire…?
Les échos troublants avec l’horreur des camps de concentration nazis…?
Seulement les échos…?
De l’histoire – ainsi que des crimes de l’extermination, des morts commis bien sûr sur celles qui depuis les siècles, le début de ce monde, traitaient comme la chose évidente, l’affaire de l’honneur et de la dignité, donc de la survie*** – de ne pas suivre de l’ordre qu’une moitié de l’espèce humaine – celle aux corps du genre masculin – a réussi d’imposer à l’autre – née avec les corps des femmes…?
Les photographies sont atroces. Monstrueuses même, et encore plus s’il existait le mot plus fort.

 

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– « Je veux bien faire comprendre dans quelle famille je suis née et j’ai grandi – écrit Azam Hadj Heydari : dont le livre j’emporte avec moi le jour de la performance. – « Une famille fanatique et religieuse imprégnée de l’idéologie des mollahs, qui n’accorde aux femmes d’aucune valeur et pour qui ces dernières n’ont été crées que pour assouvir les désirs des hommes. Dans cette conception, la femme n’a d’aucune identité. Avant le mariage, elle a l’identité de son père. Après le mariage, celle de son mari. Et même après la mort de ce dernier, elle n’a toujours pas d’identité propre, mais est reconnue à travers un de ses fils dont elle va porter le nom. La femme n’a qu’un rôle : faire la cuisine, la vaisselle, la lessive, tout ce dont l’homme a besoin, lui faire des enfants et les élever. Dans de nombreuses maisons de notre quartier, les hommes n’appelaient pas leur femme par leur prénom, mais par le nom de leur fils, comme par exemple « maman Hassan ». (…) Dans certaines familles, on appelle même la femme par un nom masculin qui est le plus souvent celui d’un enfant mort »****.  
BRÛLE… ! BRÛLE, FIRE… !
« …You’ve been living like a little boy,
in the middle of your little world.
And your mind, your tiny mind,
you know you’ve really been so blind.
Now’s your time burn your mind,
you’re falling far too far behind.
Fire, I’ll take you to burn »…

 

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__________________________________________________________________

* Azam Hadj Heydari: « Le Prix de rester humain »; Jean-Claude GawseWITCH (!) Éditeur, Paris 2010.
** Comp. : http://www.youtube.com/watch?v=NOErZuzZpS8
*** Il y en a encore celles pour qui ces deux – honneur et la dignité – signifient la survie.
**** Ibid (*).

Le stand de Nabi Niakan et de l’Association des Réfugiés Politiques Iraniens en France au Boulevard Saint-Michel à Paris (Place de la Sorbonne) va y rester toute la semaine. Avec la possibilité de signer la pétition contre le régime religieux des mollahs en Iran et d’acheter plusieurs livres traitant des sujets de la domination sexiste dans la culture crée par les religieux, discrimination des femmes et crimes commis sur les « exemplaires non-obéissants », ainsi que sur le régime politique en général.

BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE. 

 

 

WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM. ŚWIAT WE WŁOSACH MI SIĘ SZAMOTAŁ…

 

WITCH

 

Les œuvres de ANNE-MARIE VESCO contiennent en elles un grand Étrange.
Et ce n’est pas « la magie » : la magie, on utilise ce mot trop souvent en lui adonnant le sens lié à l’enfance – les petites couleurs joyeuses – tout allégé comme un fromage diététique emballé dans le rose. Ici rien de ça. Les œuvres sont sombres et lumineuses en même temps.
Chacune raconte une histoire importante, l’histoire de la vie.

Chacune a un sens.
Elles ont changé, ces œuvres, depuis deux ans pendant lesquelles je n’ai pas pu de les voir : aujourd’hui pas des corbeaux et des crânes peints sur le toile sobre, et que j’aimais autant – surtout ces oiseaux avec les ailes rapaces. Il n’y a plus de ce qui correspondait avec mon cri de l’époque : le cri horrible dans le temps réel, le cri qui aujourd’hui reste dans l’âme et qui sort, sortira toujours – malgré l’atrocité finie.
Mais il y en a toujours le Sang de la conscience.

 

…LE SANG, IL Y EN AURA TOUJOURS.

 

Le Sang, du cœur, de l’âme – c’est ce qui donne la vie, symbolise la tragédie et l’extase (seulement ceux qui n’ont jamais été près de deux en même temps, demandent : « Tu es masochiste, comme ça… ? »). Le Sang coulait sur mes jambes et il coulait de mes bras, le Sang comme une vocifération et comme la force avec laquelle tout se liait, une telle condition de la bataille pour qu’elle ne soit pas perdue, une nécessite : sinon, tu meurs, tu n’existes plus.
Le Sang… !
Les fleurs sauvages qui poussaient – toujours encore – de ma tête : dans tout le centre de l’enfer, elles – elles toujours poussaient… !
Et moi, en passant par l’enfer…
Je hurlais, je chantais.
Lilith… ! Un chant – à la guitare et à la vielle à roue de Éfren Lopez (Efren… ! J’ai racheté la nouvelle guitare, les fleurs noires pousseront encore… !)
Lilith courait par l’enfer et ses pieds étaient trop vites pour que les lois gouvernementales puissent l’attraper, et elle – était plus forte que tout avec quoi on voulait la combattre.
TE VOIR MORTE… !
TE VOIR ANÉANTIE… !
…Elle savait même quand ne pas sentir, quand sentir signifierait mourir.
Elle savait.
Et elle marchait.

 
***

« Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
Wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Stopy, stopy o kamienie
Ranilo sié serce

Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Wlosy w szczyty mi zaplàtal
Serce na ostrze wbil

Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Stopy, te stopy o kamienie
Ranilo sié serce
Wzgôrza, pagôrki przebieglam,
wiatr we wlosach mi sié szamotal…
Wlosy w szczyty mi zaplàtal
Serce na ostrze wbil
Serce
Na ostrze wbil
Serce
Na ostrze wbil
Serce
Na ostrze
WBIL… !


Wzgôrza, w przepascie wpadlam
Krwià we wlosach, wlosach malowalam
Na czerwieni w ogniu sié unioslam
…Jestem sosnà
Jestem sosnà
Jestem sosnà
Jestem sosnà…

Ploné…!
Jestem sosnà, jestem sosnà, jestem sosnà, jestem sosnà,
Jestem…
Wlosy na wiatr
Jestem…
Wlosy na wiatr rzucilam
Jestem…
Wlosy na wiatr…

Ploné…!
Do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, do nieba, do piekla,
do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, YA-AH… !

Wlosy na wiatr
Rzucilam
…KWIATY MI Z GLOWY WYROSLY… 
Jestem sosnà
Sosnà, sosnà, sosnà… !
Jestem sosnà, jestem sosnà
Jestem… Wlosy na wiatr…
Jestem…
Wlosy na wiatr
Rzucilam, rzucilam, rzucilam
JESTEM…
KWIATY MI Z GLOWY WYROSLY… 
Jestem…
Wlosy na wiatr…

JESTEM…
KWIATY MI Z GLOWY WYROSLY

Wyrosly
Wyrosly
Wyrosly…

Ploné…!

Wlosy mi plonà
Jestem sosnà
Wlosy na wiatr
Wlosy na wiatr
Wlosy na wiatr…
Do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, do nieba, do piekla,
do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, do nieba, do piekla, YA-HA… !
Jestem sosnà, jestem sosnà, jestem sosnà…
Wlosy na wiatr… !

 

WITCH



WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM
WIATR WE WŁOSACH MI SIĘ SZAMOTAŁ
WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM
ŚWIAT WE WŁOSACH MI SIĘ SZAMOTAŁ
WZGÓRZA, PAGÓRKI PRZEBIEGŁAM
WIATR WE WŁOSACH ROZKWITL MI

KWIAT WE WŁOSACH ROZKWITL MI
WIATR WE WŁOSACH ROZKWITL MI
KWIAT WE WŁOSACH ROZKWITL MI… ».

 

***

 

Et voilà ce soir – je vois LA WITCH.
Je la vois – c’est elle, LILITH.
Et je me vois, moi-même – et je vois les centaines des Sorcières que les rois des pays ainsi que les peuples depuis les décennies condamnaient et brûlaient sur les bûchers de ce monde.
JE ME VOIS.
Elle, avec les fleurs sur son front, comme les gouttes du Sang, les fleurs qui poussent de sa tête et qui apparaissent comme les Stigmatas d’une Witch maudite et glorifiée, tout ça dans une seule vie.
Le Sang qui coulait de mon cœur.
Le Sang – qui gicle aujourd’hui, vos gueules…!

_________________________________________________________________________________

Texte & photographie de l’œuvre de ANNE-MARIE VESCO : BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, 12-13.10.2014. Le song « CHANT DE LILITH », enregistré en 2008 avec Éfren Lopez-Sanz se trouve en écoute et en téléchargement sur Deezer (www.deezer.com/album/1225445) et Bandcamp (balladyna.bandcamp.com/album/chant-de-lilith). L’atelier de l’artiste peintre ANNE-MARIE VESCO reste ouvert pour les visiteurs encore demain – le 13 octobre 2014 – de 14h à 18h, à 17/23 Rue Beaumarchais au Montreuil.

AUTANT QUE… (TEXTE APRÈS LA PERFORMANCE “NE CESSEZ JAMAIS DE VOUS BATTRE”)

LE TEXTE EST UN REPRINT DE L’ARTICLE PUBLIÉ EN ORIGINAL LE 10.07.2014 SUR LE SITE « BALLADYNA / WITCH’S WRITINGS »: http://balladyna-witchswritings.tumblr.com/post/91371395892/autant-que-texte-apres-la-performance-ne-cessez.

 

AUTANT QU’UN SEUL EXTERMINÉ SUR CETTE TERRE – EXISTE.
AUTANT QU’UN SEUL EXTERMINÉ – SI CE SOIT PAR UNE ARME DU FER OU SI CE SOIT PAR VOTRE LOI.
AUTANT QUE – EN SOUMISSION ET DANS LA PEUR – VOUS EXÉCUTEZ LES ARRÊTÉS DE L’EXTERMINATION.
AUTANT QUE VOS BOUCHES RESTENT SANS MOT, VOS CŒURS SANS COURAGE ET VOS ESPRITS SANS RÉACTION.
AUTANT QUE VOUS PAYEZ POUR LA MORT ET AUTANT QUE VOUS VIVEZ DE VOTRE PROPRE ESCLAVAGE.
AUTANT QUE VOTRE PROCHE VOUS EST UN ENNEMI CAR AINSI VOUS AVAIT DIT VOTRE GOVERNOR ET PUISQUE VOUS AVEZ SUIVI SON ORDRE – SANS SENTIR NI DE L’IMMONDICE, NI DE LA RÉVOLTE, NI DE BESOIN D’UN CRI.

 

A Capture d’écran 2014-07-04 à 02.25.07

 

« EN VRAI, JE N’AI PAS LE DROIT.
PAS LE DROIT DE CHANTER ICI, DE DANSER, DE PASSER UNE SOIRÉE HEUREUSE ET AGRÉABLE, PAS DROIT :  D’ÊTRE PARMI VOUS.
EN VRAI, JE N’AI PAS LE DROIT.
PAS LE DROIT À ÇA AUTANT LONGTEMPS QUE SUR CE MONDE – À DEUX, À DIX, À MILLE DES PAS DE NOUS, DE V O U S, DE CETTE SALLE – EXISTE UNE RÉALITÉ DANS LAQUELLE LES HUMAINS MEURENT : ET MEURENT PAS PARCE QU’ILS MEURENT, NON – MAIS PARCE QU’ON LES TUE, COURTEMENT ET SIMPLEMENT.
JE N’AI PAS DE CE DROIT : CHANTER NI DANSER, NI MÊME RIRE SI CE RIRE ME FAISAIT D’OUBLIER L’EXTÉRIEUR INCONCEVABLE.
ET VOUS, VOUS N’AVEZ PAS DROIT : TELS SOUMIS, LES CERVEAUX MANIPULABLES (« PAIN ET JEUX OLYMPIQUES.. ! ») DE MANGER VOTRE PIZZA, DE VOUS ÉCROULER DANS VOTRE FAUTEUIL, DE REGARDER VOTRE FOOTBALL VENDABLE – QUAND AUX MÊMES MOMENTS, ON NOIE LES GENS DANS LA MER, ET AUSSI DANS LA MER DE VOS RUES.
VOUS-MÊMES EXÉCUTEZ L’ORDRE QUI EST CELUI DES CRIMINELS.

AVONS-NOUS LE DROIT – À RESPIRER… ?
AVONS-NOUS CE DROIT – QUI SEMBLE TELLEMENT FONDAMENTAL À CEUX QUI EN DISPOSENT, MAIS QUI NE L’EST PAS POUR CEUX QUI NE L’ONT PAS… ?
AVONS-NOUS CE DROIT – SI NOUS N’AGISSONS PAS… ?!

UNE SEULE CHOSE QUE JE PEUX DONC – SI JE SUIS DÉJÀ LÀ, ET COMME DANS TOUS LES CAS JE NE PEUX PAS VIVRE SANS CRI: QUI EST ATROCE ET HORRIBLE, MAIS QUI EST L’EXTASE EN MÊME TEMPS… (ON N’A PAS DROIT DE RESTER SANS VOIX, SANS MOT, SANS ACTION: SINON, ÇA SIGNIFIERAIT QU’ON EST D’ACCORD À CE QUI SE PASSE, QU’ON RESTE EN SILENCE; OR LES CHOSES QUI ONT LIEU SUR CE MONDE NE LE PERMETTENT PAS, ÉTANT TROP IMMONDES)…
UNE SEULE CHOSE QUE JE PEUX DONC – SI JE SUIS DÉJÀ LÀ, ET COMME J’AI UN CORPS ET UNE ÂME QUI RÉCLAMENT FORT CES ACTIONS – UNE SEULE CHOSE QUE JE PEUX DONC, AVEC LES OUTILS, LES ARMES QUE JE DISPOSE – C’EST D’EN HURLER, C’EST D’EN CRIER, C’EST EN DANSER.
DANSER ET CRIER : ET CRIER FORT, JUSQU’AU HURLEMENT – POUR QUE VOUS ARRÊTIEZ DE FAIRE PERSISTER CET ORDRE – QUI EST CELUI DU MEURTRE.
DANSER ET CRIER : ET CRIER FORT, JUSQU’AU HURLEMENT – POUR QUE VOUS VOUS RÉVEILLIEZ, POUR QUE VOUS CESSIEZ DE VOUS SOUMETTRE AUX BOURREAUX, POUR QUE VOUS CESSIEZ DE SUIVRE CE QUI VOUS DISENT VOTRE PEUR ET VOTRE CAFARDISE IRRÉFRAGABLE, POUR QUE VOUS CESSIEZ D’EXÉCUTER – LES ORDRES.
CAR C’EST UN HOLOCAUST – QUE VOUS EXÉCUTEZ ICI, SUR CETTE TERRE.
VOUS OUBLIEZ SEULEMENT D’EN PENSER ET D’EN PARLER »*.

 

Inhabitants of the Interzone

 

La performance après laquelle j’ai commencé d’écrire ce texte – et dont une partie a été le song « SABBATH (MAIS LES INNOCENTS VONT SOUFFRIR AUSSI) », version with the part « …ET LES SORCIÈRES… » – à trouver dans l’album « OSTRACISED ! » en cliquant sur le lien ici – a été inspirée (si parler de « l’inspiration » la plus directe) par le viol et meurtre des deux fillettes en Inde – pendues par les hommes-chiens à un arbre après le viol. Le concert et la choreograph¥ étaient consacrés à toutes les Witches, ainsi qu’à toutes les victimes de la société patriarcale – ainsi qu’à celles dont la dite société – toujours encore et infiniment – veut faire les victimes, en employant pour cela: la force, les ruses, et les paragraphes bien construits de la « loi ».
À tou(te)s celles qui font la guerre pour leur Liberté et leur Dignité des (No-More-)Women, No-More-Humans.
« Ne cessez jamais de vous battre ».


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…Mais c’est aussi le texte que je planifiais – et en vrai, que j’aurais dû faire entendre, prononcé avec la vive voix, au moins quelques mots, les faire sonner et résonner comme un song – le jour de ma performance à l’occasion de la dernière Fête de la Musique à la CASA Poblano à Montreuil.
Le texte résonnant pourtant dans ma propre tête et dans ma propre conscience – la vitesse des préparations (paradoxalement étant en même temps la chose qui a engendré toutes les pensées qui vont suivre) empêchait quelconque travail sur le mot qui pourrait sortir en forme différente que celle du chant expressionniste.

À cause de la vitesse avec laquelle passaient les jours qui ont précédé l’événement, à cause de manque des certaines possibilités et certains moyens, mais surtout à cause du fait que les pouvoirs politiques et économiques de cette terre ont bien maîtrisé le jeu – en réussissant de faire tout pour interdire aux personnes d’avoir LEUR temps pour ELLES – en état d’urgence, il manquait peu pour que je sois en retard pour ma propre performance. Si pas l’organisation parfaite de l’événement et l’incroyable conscience (je dis : « incroyable » vu le niveau de l’inconscience générale de la société) des organisateurs – Minute Papillon Prod. – concernant ce en quoi peut se trouver transformée une vie après une guerre (et qu’elle continue d’être une guerre)  –  il a manqué très peu pour que le jour « J » je ne puisse ni chanter, ni choreograph¥er, ni parler par tous ces moyens de ce dont parler… est aujourd’hui nécessaire, vital, et dont laisser en silence serait – un crime.

 

***

 

Et pourtant – il en a manqué.
…Il en a manqué très peu : pour que je ne puisse ni parler des certaines choses (par hasard exactement celles dont l’existence est inadmissible et qui malgré ça existent bien sans que « le peuple » se révolte), ni être parmi vous. Parmi ceux qui « en ont droit » pendant que les autres soit ne les ont pas soit sont tués avant qu’un mot sorte de leur poumons et de leur bouche, les « pouvoirs » déjà évoqués voulant la voir monstrueusement déformée par la souffrance qui rend fou, mad, crazy, aliène, folle.
Qui tue, simplement.
Si tu deviens un fou, le monde ne t’écoute plus : et c’est ça de quoi il s’agit, n’est ce pas… ?
… 
Il a manqué très peu pour que je ne me trouve pas parmi vous – « les ayant droits à vivre » – et pour que je ne puisse pas de vous parler.
Très peu aussi – pour que je ne puisse – ni « avoir droit », ni « être autorisée » – ni « être », tout court.
Être – comme vous, vous « êtes ».
Naturellement.
Sans vous poser de la question sur un quelconque « privilège » : car la vie, est-elle un « privilège », une chose qui peut être attribuée par l’autre, contrôlée par lui, proscrite… ?
Faut-il être un « autorisé » – pour pouvoir AVOIR la sienne… ?
Pour pouvoir en DÉCIDER… ?
Pouvoir dire « NON », dire « OUI », dire « ÇA, JE NE LE VEUX PAS » quand tout en nous se révolte… ?

La terre d’aujourd’hui est pourtant un lieu où « être » est devenu une chose pas du tout naturelle.
Ah, cela est naturel pourtant, cela est une chose la plus normale qui existe, vous dites, et quelles bêtises je vous écris… ?
Bien sûr. Votre inconscience est trop grande. Et même, elle est immense et accablante. 

 

***

 

Il n’y a pas de « naturel » aujourd’hui.
Il n’y a que les « autorisations ».
Vous avez une… ? Délivrée par une autorité infectueuse, et devant laquelle vous penchez votre tête comme si devant une divinité de l’Olympe…? Hourrah, vous avez le  d r o i t  à votre vie donc… ! Les véritables heureux.
Mais pas les héros.
…Ne pas  ê t r e  donc… ! Toi, sans « autorisation »… !

…Cela plairait, et même trop, aux governors de toutes les sortes : ceux-là font toujours ce qui est possible pour que la voix de la personne qui a pu voir trop – et surtout de ce qui est le « dessous » des supercheries bien organisées sur le niveau national et supranational – et qui a pu se rendre compte de l’existence du mécanisme – des  t e c h n i q u e s  même – de l’extermination contemporaine, l’extermination « à la douce », de l’extermination par la discrimination nationaliste, sexiste et raciale « au pays qui ne discrimine point » – ne puisse ni sonner, ni être entendue, ni être traitée sérieusement.

 

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Hélas pour eux, cette fois vous avez pu entendre.
J’étais là il y a quelques jours – et j’ai pu chanter « TO DEATH OF THE EXECUTIONERS », j’ai pu choreograph¥er, danser TO DEATH, SABBATH** et THE FOX*** et de mettre la peinture noire partout car la terre sous mes pieds était accueillante.
Ce dernier fait, après les longues années d’assumer les tentatives de l’extermination douce en France, je ressens toujours comme une exception et une chose effleurant l’irréel, malgré que depuis ce temps j’ai recevais les preuves de l’amitié, de l’accueil et de la bienveillance – tout ça étant aussi indicible qu’incroyable.
Après les choses du certain genre et de certain poids – ainsi que de certaine immondice dont l’existence on se rend compte seulement si on la vit – l’état d’esprit que je nommerais la vigilance, l’état d’être aux aguets vis à vis des « autorités » dont l’illégitimité on voit plus clairement si quand on regarderait un ciel à l’aube, reste pourtant inchangeable.
Et c’est très bien comme ça.
La Witch… !, personne ne va te surprendre désormais, personne te voir sidérée : tu es sans un point faible aujourd’hui pour eux – tu ne mourras plus ni de leurs balles, ni de leurs mensonges, ni de leur feintes, des jeux et des stratagèmes qui n’ont jamais de leur fin… !

La Femme maudite n’est plus une Femme.

Hex, Sorgin, Sorcière… ! Voilà ce qu’elle est depuis le temps où ils ont essayé de l’avoir morte – si pas l’avoir pour eux.
À eux, elle ne sera jamais : depuis le premier jour elle leur crachait dans les visages en rêvant de sa liberté quand ils l’emprisonnaient et quand ils tentaient (la « loi » patriarcale est bien pensée et parfaitement mise au point), depuis le premier jour elle les méprisait comme on méprise une immondice la plus grande.

 

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Les mots que j’aurais dû dire parmi les songs de la performance, après les premiers pas de la danse « TO DEATH OF THE EXECUTIONERS », étant déjà sur place, pendant la soirée à laquelle heureusement j’ai réussi d’arriver au dernier moment (voilà la victoire symbolique…), les paroles dont, ayant la conscience du temps qui passait trop vite, et emportée dans les flots de la peinture qui était comme le Sang Noir, je n’ai pas dit – étaient les mots d’un appel.
…Car j’ai failli de ne pas être là – et pas seulement ce jour-là : ne pas être là, du tout, parmi vous – et pourtant, encore vous ne me croyez point quand aujourd’hui je vous parle de l’existence des certains mécanismes, mis tellement bien en place, avec la perfection incomparable avec rien et avec la véritable maestria des professionnels du carnage, perversement – par ceux dont le but est d’amener certaines des « non-humaines » à l’état dans lequel elles deviendront soit les objets de l’usage, soit – sinon – mortes.

 

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Lilith Guerrière dit donc ce qui suit :
– « Ils voulaient me voir morte.
Morte – ou usable.

J’en parle clairement car je n’ai pas de la peur : ni de la mort, ni – il parait – que plus de rien.

Je n’ai pas senti de cette peur d’ailleurs, jamais depuis des années. Sauf, peut-être, une seule fois  – où elle a été près mais où le moment n’était pas bon.
Trop m’était pris, avant – et l’enfer à passer a été trop atroce, cruel, hideux et trop immense – pour que je puisse porter en moi la moindre crainte, l’effroi, quelconque hésitation avant l’acte.
Rien ne m’arrête – et rien ne m’arrêtera plus.
Je SUIS – ce qui est à Faire.
Rien ne m’arrête – avant l’action ». 

 

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Mécanisme – celui de l’extermination.
Douce, lente, invisible pour un œil de l’extérieur, invisible pour ceux qui « ont droit »… à ne pas voir.
On dirait, un mécanisme indétectable.
Si on s’en taise.
Si ceux qui l’ont vaincu – n’en parlent plus.
Mais Lilith – elle va prendre la parole.
Malgré tout.

 

***

 

Drame premier, scène numéro quatre-vingt troisième.
LILITH PARLE.

 

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LILITH :
– « Aujourd’hui, comme je l’ai vécu, et vu, moi-même – comme je l’ai senti sur ma propre peau : le toucher de la mort, l’horreur, l’atrocité de la réalité, la menace… Leurs cris : « Tu seras avilie, abaissée, humiliée, rien ne va te sauver de nous, qui sommes les maîtres du monde… ! », « C’est nous qui décidons de ton sort, ici, maintenant, demain, éternellement…! », « Et toi, tu nous seras un jouet, comme toutes les autres… ! », « Nous ferons tout pour que le monde crache : sur toi et sur ce que tu es – nous deviendrons les gestionnaires – de ton corps, de ton âme, de ton esprit… ! »  – je peux voir ce mécanisme, cette technique – gouvernementale, nationale, patronale – désormais à chaque fois qu’elle se trouve employée.
De ne pas en douter aussi, comme vous le faites – car les choses vous semblent incroyables et trop éloignées de ce qui est votre propre expérience – donc sûrement pas réelles et pas véritables.
Je ne dis même pas combien injustes sentent les personnes exterminées – les telles réactions.
Même si on se rend compte que les réactions du genre sont celles des bourgeois bohème soi-disant, des autres théoristes ou des esclaves apeurés de l’action, des inconscients, des simples idiots, et même si on sait bien que certains se protègent en sécurisant leur conscience par un mensonge imposé comme ils le peuvent… ».

 

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At Night#5-G
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Ce que je voulais dire parmi les songs, les gestes et les arrachements plus ou moins violents de ma performance dernière, aurait été donc les mots : « Regardez, il y a les gens dehors quand nous, on (s’en)chante… ! Il y a les gens exterminé(e)s par la persistance des bourreaux, des législateurs, des servants et des soumis sous l’« autorité » horrifiante, les gens avili(e)s, les gens torturé(e)s, les gens tué(e)s… Et qui – eux, elles, pas comme moi aujourd’hui, et  depuis pas longtemps – ce soir ni peut-être jamais ne pourront être parmi vous.
Avons-nous donc – le droit, nous – à… ÊTRE… ?
…Ne croyez jamais que ce qui vous paraît inconcevable, n’appartenant pas à votre réalité, inimaginable dans votre vie – et  simplement, tout court: inimaginable – n’existe pas. La plupart pensent ainsi, en choisissant cette facilité et le manque de l’exercice cérébral : il est vrai que pas conçu pour les lâches, donc pas pour tous.
Mais est ce qu’être lâche – cela doit être la nature d’un humain… ?

Ne serait-ce pas mieux – si un jour, tous en disaient : « STOP »… ?
…Ne croyez jamais que ce qui vous paraît inimaginable, ne soit pas une chose réelle : une telle conviction vient le plus simplement de la paresse de votre cerveau – et est motivée par une raison tellement basse comme l’absence de l’effort.
…Ne croyez jamais que celui que vous voyez presque-mort, ait « choisi » cet état (quelle pensée parfaitement commode d’ailleurs… – mais combien il faut être perverti pour penser ainsi… ?)
…Ne croyez pas – comme beaucoup de vous adorent de faire – que la personne exterminée « ait son extermination dans sa tête », « qu’elle l’ait inventé » : puisque quand on est exterminé, on le sait bien ; ce sont ceux qui regardent de l’extérieur qui n’en savent rien.

 

IMG_1618 Favorie Incontestable

 

…Ne croyez jamais – que ceux que votre gouvernement a condamné à l’avilissement, à la haine, à la violence, à l’enfer infini et au bonheur qui ne peut que seulement se rêver quand on se trouve dans une cage, à la non-existence, enfin à la mort… À la folie peut-être, avant que cette dernière arrive… ? Aux atrocités de servir comme un objet – à vous… ? Aux traitements inhumains… ? Aux abus que vous voyez sans voir (vous pouvez vous permettre à ce luxe incontestable d’être aveugles), et dont les effets vous achetez avec la joie infantile car tout le processus vous échappe et car cela vous convient autant, parfaitement… ?
Aux… quoi encore…?
…Ne croyez jamais – que ceux qui votre gouvernement a condamné à l’invivable – s’« imaginent » les choses dont ils vous parlent.
S’ILS – parlent.
La vie dépasse l’imagination – et un thriller le plus sanguinaire coule encore moins du sang que le cœur de celui ou celle que les « autorités » veulent voir mort(e), fou/folle, sans âme, sans plus de contrôle de ses sens, sans son esprit et sans son corps.

 

A Capture d’écran 2014-07-04 à 02.26.45-B
Nowhere#29-E


J’ai dans ma chambre aujourd’hui une carte éditée par une compagnie du théâtre, et qui reste accrochée au mur : car malgré que pendant le temps de l’extermination douce et lente je ne conservais pas des objets, la réalité et les conditions de la vie ne le permettant pas simplement, j’ai sauvé celle-ci en y faisant une exception. Parmi autres. Il s’agit d’un imprime d’un spectacle de la Compagnie Trans Europe Théâtre.
« PERSONNE NE M’AURAIT CRU, ALORS JE ME SUIS TU » – était le titre.
Et bien, qu’on se taise donc… ! C’est ce qu’ils veulent exactement, vos governors – et certains de vou le savent bien malgré toutes leurs attitudes de l’inconscience.
Vous devriez rester bêtes, comme ils ont planifié, depuis le jour de votre naissance.

Vous devriez rester bêtes, somnolants comme vous l’êtes, pas du tout clever, pas brillants, pas éveillés, pas perspicaces, ne voyant pas d’un problème – ou même, le voyant pas là où il se trouve vraiment.
Vous devez considérer que le problème – est l’existence de votre proche : et pas du tout l’extermination tellement habilement mise en route par ceux qui tirent les ficelles de vos vies.
Voilà donc, l’existence de votre proche: qui fait le problème.
Le problème, c’est sa vie près de vous.

Le fait qu’il bouge.
Sa respiration. 

 

***

 

D’ailleurs, ce n’est pas un proche, c’est un usurpateur…!

 

***

 

Vos governors font tout pour que ceux qui ont passé par l’enfer conçu de leurs « lois » basées sur les immondices et les mensonges, ne puissent jamais de vous en parler.
Et vous, les SurVivantes… !
Après tout, l’intérêt de ceux qui ont voulu de vous voir mortes, ne peut être l’autre que celui de vous voir silencieuses, sans mot, sans cri.

– « Taisez-vous… ! »

 

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Vous voir morte aurait été une meilleure solution pour cela – car la plus sure : morte, vous ne parleriez plus. Mais, comme quant à cette chose-là, ils n’ont pas pu de l’obtenir facilement (vous avez vaincu votre propre mort, vous n’étiez pas devenue ni un objet de l’usage, ni une folle qui délirerait dans la rue et y crierait les mots sans sens, ils n’ont pas réussi non plus de vous enfermer même s’ils essayaient à toutes les façons de vous faire vivre les situations qui devraient  vous amener à l’état où cela serait la chose possible) – ce qui leur reste, c’est faire tout ce qu’il faut maintenant : pour vous écorcher de chaque minute, chaque pensée, chaque heure et chaque seconde de votre temps, qui compte pour vous pourtant mille fois de plus que ce qu’il compte pour un être humain dont la liberté de faire n’était jamais violée ni anéantie.
Le temps de votre vie.
Tout cela – ainsi que le processus de l’extermination lente, par la « loi » qui en persiste – est tellement bien mis en place, que le système – il pourrait sembler – n’est menacé par aucun défaut, aucune « erreur de fonctionnement », aucune malfaçon.
En vrai, une personne qui a passé par l’enfer que les gouvernements des pays « civilisés » ont l’apitude d’organiser à un être vivant dont le visage, la tête, la nationalité, le sexe (féminin, combiné avec trop besoin de liberté personnelle: et oui – c’est proscrit encore aujourd’hui, c’est à annihiler sans aucune pitié), la façon de vivre ou les convictions antipatronales (par exemple) « ne leur conviennent pas »… selon ce qui est conçu et programmé, ne doit pas – de sa part – être apte : ni à en parler, ni à avoir d’une vie épanouie, ni à l’avoit tout court et simplement.
…Mais surtout : ni à en parler… !

 

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Faut dire que c’est ici, que le système des governors, de ceux qui vous considérez pour les dieux et qui ne le sont pas (on dirait aussi que bien que ce sont eux, les usurpateurs, mais c’est vous qui leur donnez les armes), s’en occupe de la tâche le plus adroitement : car objectivement, les choses par lesquelles la personne aurait fallu passer sont d’habitude trop atroces, trop inhumaines et de la cruauté indicible pour qu’on puisse s’en sortir sans un traumatisme avéré et garanti.
Et bien, il y a les fous qui s’en sortent pourtant, peut-être puisque – à leur chance – déjà avant vivre l’inhumain ils étaient fous : leur résistance a une insanité à suivre a été donc trop grande.
Même si ne plus humains, ne plus humaines – ils, elles – s’en sortent.

 

***

 

Ils s’agit maintenant de ce que vous ne receviez pas de leurs mots comme décrivant une chose inconcevable donc inexistante, comme une invention « car la réalité ne peut pas être telle : la notre est so different… ! »
C’est en concevant cette différence, vos « rois » – qui gèrent aussi vos vies, vos envies, les décisions pseudovôtres, vos choix soi-disant et votre temps – obtiennent votre obéissance, votre soumission, et – votre accord à l’inconscience ainsi qu’à la désinvolture jusqu’à l’indolence et l’air guignol.
Ils acquièrent en vous un état de vos esprits dans lequel vous suivez les ordres des criminels qu’ils sont, eux : des exterminateurs et des bourreaux des êtres humains.
L’ordre, dans lequel vous croyez en plus comme dans une chose légitime et indiscutable.
Et cette endoctrination – est la plus grande victoire des exterminateurs contemporains.

 

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On vous fait croire que votre proche est votre ennemi : oui, il est « différent » de vous, son papier – délivré par une « autorité » humaine mais que vous traitez comme divine et céleste – ne stipule pas qu’il puisse vivre et qu’il puisse le faire librement, voilà la différence. Vous vous croyez donc « plus autorisés », plus des « droits » aux objets divers que vous possédez sur cette terre vous revienne, dans vos pays qui spolient les pays des autres nations et dans lesquels – d’une langue de l’hypocrisie – vous parlez de la « misère du monde » que vous ne pouvez pas nourrir, vous…
Est ce qu’une plus grande imposture – existe…?
Un plus grand mensonge…?
Un plus grand manque de la honte…?
Dois-je vous dire encore combien vous ressemblez les petits veaux, demeurant en obéissance, sans une pensée qui soit vraiment de vous et à vous, vous qui penchez vos têtes devant vos maîtres et devant ceux qui vous possèdent, vous : en exécutant les ordres qui exigent de vous l’indicible et l’immonde – et qui ne se décrit même plus…?
« Les « autorités politiques »… sont capables de changer la vie d’une personne qu’elles veulent voir Sans Droits, et qu’elles considèrent – ou veulent voir – Pas Humaine (car « Pas Humaines », il y’en a toujours besoin pour que la règne puisse s’exercer sans obstacles) en un cauchemar » – je me rappelle d’avoir écrit ces mots à un artiste, le jour même de la performance.

Envoyé à 12H35, tout avant la répétition du chant qui a dû se faire en deux heures à peine.
Même si j’arrive au dernier moment – car ils se sont tellement bien occupés pour que, surtout si vous voyiez l’enfer donc savez de quoi il est bâti (info confidentielle…!) – vous soyez toujours à court de temps**** – il faut en chanter.
Il faut en danser.
Il faut en parler.
Toutes les révoltées, les Witches, les Sorgin, les Hex, celles à qui on annonce que vous êtes les Étrangères de cette terre, toutes les sortant du Hell que les « lois » des barbus ont programmé pour vous, contre vous – la victoire sera à nous.

 

***

 

« …ET LES SORCIÈRES – CELLES QUE VOUS VOULIEZ TUER,
S’ENVOLENT… !,
DE TOUS LES SABBATHS DE CE MONDE – ELLES S’ENVOLENT
POUR VOUS FAIRE SOUFFRIR
SUR TOUTE LA TERRE,
LÀ OÙ VOUS ÊTES.
VOUS ASSIGNER LA SOUFFRANCE.
À – VOUS.
…POURRIEZ-V O U S
  ÊTRE ÉTONNÉS… ?
POURRIEZ-V O U S  – NOUS REPROCHER.
RIONS, LES SŒURS
RIONS, LES ÉTRANGÈRES… !
RIONS ».

 

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* FRAGMENT DU TEXTE PUBLIÉ DÉJÀ PRÉCÉDEMMENT, ASSEZ VITE APRÈS LA PERFORMANCE – COMME LA PRÉAMBULE AU TEXTE ENTIER. CETTE NOTE A ÉTÉ DIFFUSÉE ENSEMBLE AVEC LES SETS DES PHOTOGRAPHIES, SIGNÉES PAR CÉDRIC BARBIER (www.facebook.com/media/set/?set=a.492270474239792.1073741829.225033570963485&type=1) ET PARTIELLEMENT AVEC LE SET DES PHOTOGRAPHIES PAR ANDREAS CARAISCO (www.facebook.com/media/set/?set=a.305513846294476.1073741832.193336117512250&type=1).
** TOUS LES SONGS SONT SIGNÉS ฿ALLADYNA (LYRICS) & L.O.U.P. (MUSIC).
*** “THE FOX” EST LE TRACK SIGNÉ PAR LE DUO PSUKAÏ.
**** C’est pour l’éventualité si vous aviez trop d’envie d’en parler.

PHOTOGRAPHIES DE CE TEXTE : CÉDRIC BARBIER (PHOTOS & ENREGISTREMENT VIDÉO / SOURCE DES IMAGES) – From ฿ALLADYNA / Théâtre De Révolte’s Performance « NE CESSEZ JAMAIS DE VOUS BATTRE » (WITCH’S SONGS & Choreograph¥. MUSIC: L.O.U.P., Psukaï) AINSI QUE  DE LA “WITCH’S DANCE” (DUO WITH MINUTE PAPILLON, MUSICIENS: CLAUDE PARLE & KARIM N). FÊTE DE LA MUSIQUE 2014 / CASA POBLANO, MONTREUIL, 21 June 2014. ORGANISATION : MINUTE PAPILLON PROD.
LE TEXTE EST ACCOMPAGNÉ AUSSI PAR LES PHOTOGRAPHIES DE CHRISTIAN DEMARE: “INHABITANTS OF THE INTERZONE”, “AT NIGHT #5” & « NOWHERE #29 ».

NOTE: L’AUTEURE DE CET ESSAI – POSSÉDANT UNE SOLIDE FORMATION LINGUISTIQUE UNIVERSITAIRE CONCERNANT SA PROPRE LANGUE ET LES LANGUES SLAVES, SUITE DE LA BATAILLE DURANT PLUSIEURS ANNÉES CONTRE LA GENTLE EXTERMINATION EN FRANCE (ET BIEN, CELA PREND TOUT LE TEMPS) A PU APPRENDRE LA LANGUE DE SON NOUVEAU PAYS EXCLUSIVEMENT À LA FAÇON AUTODIDACTE ET SPONTANÉEE, SANS FRÉQUENTER QUELCONQUES CURSUS. VEUILLEZ DONC ASSUMER LA RÉALITÉ DANS LAQUELLE VOUS ÊTES EN TRAIN DE LIRE  UNE NOUVELLE VERSION DE LA LANGUE FRANÇAISE, ET NE PAS REMONTRER AVEC UNE BASSE SATISFACTION DES ERREURS DE LA CONSTRUCTION DES PHRASES : IL EN EST TROP TARD.


« RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE ». QUELQUES MOTS SUR LA RESPIRATION DANS LA SOCIÉTÉ DES ESCLAVES SANS MENOTTES

 

« LE FEU
EN TOI
NE MOURRA, JAMAIS
…TES CHEVEUX NE VONT JAMAIS S’ÉTEINDRE.
RESPIRE
RESPIRE
RESPIRE
CONTRE LES TENTATIVES DE CEUX QUI VOUDRAIENT TE VOIR MOURIR
CONTRE LES TENTATIVES DES BOURREAUX
CONTRE CE QU’ON TE DISE ET CE EN QUOI ON VEUT TE FAIRE CROIRE
RESPIRE…!
RESPIRE…!
RESPIRE…!

S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE…
RESPIRE…!

S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE…

MAIS…
RESPIRE 

RESPIRE
RESPIRE… !!!
TES CHEVEUX NE VONT JAMAIS S’ÉTEINDRE…

RESPIRE… ! »

 

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« RESPIRE » – chanté comme une déclaration individuelle, comme un manifeste et un constat : d’être décidé à tout s’il s’agit de se battre et de défendre sa liberté – est aussi le song appelant à quelque chose dans le sens plus général.
Une révolution… ? Qu’est ce que c’est d’autre – si on crie aux gens : « Vous pouvez vous battre », « Vous pouvez : de ne pas laisser qu’on vous écrase », « Vous avez – les Droits »… ?
Droits Fondamentaux – qu’aucun gouvernement ne devrait être en mesure de vous prendre, en vous niant par cela comme l’humain… ?
Le song – le sang.
La révolution – quoi que vous ne compreniez en entendant ce mot, et quel que soit le niveau de votre compréhension.
Je m’en suis rendu compte de cela un peu plus tard que le song était écrit.
Il était écrit comme un cri venant de mes propres vécus, de mes propres expériences : car oui, on a effectivement essayé de me tuer, même si lentement ; vos gouverneurs voulaient de me voir morte – ou au moins avilie, privée des droits à être humaine, privée des droits qui se nomment fondamentaux – et puis, ne faisant pas du « problème » aux « pouvoirs », aux législateurs-menteurs ni aux exécuteurs des ordres qui comptent pour ces derniers plus qu’une vie.
« RESPIRE » – je l’ai écrite et hurlé après – comme le cri tiré de mes propres expériences, très concrètes, qui m’ont permis de me rendre compte des choses inapercevables pour tous car bien cachées par le législateur, par l’executioner, des choses inimaginables pour ceux qui respirent, et des choses ignobles qui existent malgré être inconcevables.
Et cette conscience – qu’à part de crier à partir des expériences et de mon vécu, qui n’aurait rien du traumatique si pas la politique et la « loi » qui (au pays européen prétendant – à la façon risible, on en est d’accord – que sa culture soit basée sur les valeurs venant du passé révolutionnaire) statue et légitime l’extermination lente des « pas autorisés à avoir une vie »…

…À sentir – quoi que ce soit, à rire, sourire ou à aimer. À ne pas être utilisés, exclus, chassés, traités comme les choses ou comme les êtres non-existants car « cette terre ne leur appartienne pas : cette terre – est : à nous ». C’est qui : « nous » pourtant… ? Vous me parlez sur vos étiquettes et votre drapeau… ? Ne voyez-vous pas que ce drapeau ne signifie plus rien à part de la honte… ? Ne le voyez vous pas… ? Vraiment… ?
V r a – i m e n t… ?
…Cette conscience donc – elle m’est venue les mois ou peut-être les années après l’écriture du chant. Peut-être c’était deux ans après sa première présentation au « Langage des Viscères » aux Trois Baudets à Paris… ? À la fin de mon séjour à l’enfer… ?
Conscience : qu’en criant de mon propre vécu, ma propre décision, inconditionnelle, de me prendre la liberté et de la prendre sans cesse, sans jamais hésiter, arrêter, chaque moment –

je cris d’une chose ayant le sens plus vaste encore.
Je crie à tous.
Cette conscience m’était venue avec encore plus de force ce jour où je passais à côté d’une affiche, collée dans le long couloir du métro. L’affiche du genre dont il y a de moins en moins dans la masse de ce qui se colle sur les murs de ce monde, les « œuvres » hideuses et horribles, qui parlent de la vente et incitent aux achats, si ce soit des corps animaliers ou si ce soit de la chair humaine. Ce que j’ai vu était pourtant une affiche différente de ceux-là. Il s’agissait d’un expo.

– « BREATHE… ! » – criaient les lettres, et qui elles-mêmes avaient l’air hurlant.
Et c’est en ce moment, que j’ai pensé : que tout ça a une liaison indéniable – dont il n’est pas possible de ne pas constater ni en avoir la conscience.
J’étais en train de courir pour – comme on le dit encore – « assurer une prestation ».

Une prestation pécuniaire : dont on parle également « le travail » et dont – malgré que l’esclavage est la chose honteuse – certains crétins en sont fiers.
Depuis le premier moment, en attendant le RER, quand j’ai regardé les gens autour – j’ai eu en moi cette pensée inchassable. Voilà la civilisation des esclaves. Des serfs, des captifs – et qui même ne se rendent pas de compte de ce combien l’ordre dans lequel ils vivent sans vie – l’ordre qu’on leur impose – est pervers et cruel.
Donc à changer, et ce immédiatement.
Pervers.
Pervers.
Pervers.
Esclaves qui en souffrent.

(Ne vous souffrez pas, peut-être, en vous levant chaque matin, dans vos bâtiments du béton quadruples pour aller aux lieux où on vous prend vos vies, vos années, vos mois et vos heures, contre votre autorisation de sur-vivre, pour que vous payiez votre place sur cette terre… ? Car bien… il faut payer… !
Mais payer… – à qui… ?)
Esclaves qui en souffrent – mais qui font « la carrière »… !
Au moins, ils se le disent, pour que leurs cervelles ne disjonctent, et pour qu’ils ne se retrouvent pas les fous à lier.
(« On a besoin des slaves, n’osez pas à devenir fous… ! »)
Esclaves qui en souffrent.

…mais qui n’ont même pas de la conscience de cette perversité qui est devenue une règle.
Esclaves – appris pendant les siècles que leur esclavage soit une raison de se sentir fiers, indoctrinés pour croire que leur status des prisonniers des « maîtres » – soit une base du contentement des êtres assujettis et écorchés…
Huit heures ou neuf heures du matin. Normalement, ce n’est pas l’heure où un humain, un être vivant tout court, sentirait quoi que ce soit qui ressemblerait à un instinct naturel de se mettre à « bosser » pour l’autre (« bosser » pour soi-même, créer selon son envie, suivre sa passion, c’est l’autre chose : mais la chose dont justement nous ne parlons pas ici).

Prendre le métro, manger en vitesse, en courant dans les passages entre les rames dans le transport pour les esclaves…
S’asservir (disons-le clairement et sans euphémismes).
Mais voilà – après cette première violation de ce qui est naturel, après avoir forcé les individus à cet esclavage de couper leu sommeil, de se déplacer pour suivre les ordres (à ceux qui attendent le RER, ou le métro, au matin, ayant les visages pales avec les restes du sommeil qui s’y dessine… il manque des menottes sur les mains pour que la photographie puisse être fiable) – il y a une autre… !
Toute l’industrie est là… !
Les vendeurs du café et des petits pains sucrés (si les esclaves avaient la liberté de ne pas être ici et à ces horaires, ils n’en achèteraient pas du tout de ce shit…  En plus, ils dormiraient encore… Mais là, les « propriétaires » ont eu une bonne astuce aussi. Le glucose contenu dans le shit vendu va direct dans le sang des personnes, l’esclave réagit donc toute de suite : cela le réveille pour les premières heures et fait de se sentir dynamique même celui qui ne dormait pas suffisamment. Après, vers midi, il faudra que les propriétaires de vos corps inventent une autre chose – de là – la pause déjeuner… Voilà vous de nouveau opérationnels… ! Pardon, je voulais dire : dirigeables…), les boulangers, les pâtisseurs, qui avec leurs produits à l’odeur qui réveille et la formule qui fait ainsi…
Servent, eux aussi.
Et puis, les psys… ! « Qu’est ce qu’il ne va pas, mon petit monsieur… ? Vous avez la difficulté de rejoindre le système… ? Ah, ah-ah : le système, qui vous veut pourtant teeeellement du bieeeen… ! Vous n’allez pas bien donc, dites… ? » Ceux-là, plus esclavés encore que les esclaves dont les âmes ils « soignent » par un lavage des cervelles bien pensé, se mettent au travail après toutes les violences que les individus ont subi au préalable.

« La faute, l’erreur – est en vous, les fous… ! »
Combien d’années on peut se lever à l’heure indiqué par un « maître », pas par votre propre corps, combien des nuits se coucher tôt car il faut aller à la boîte (cage, prison, etc.) tôt aussi, et combien des mois il est possible de faire ce que veut de toi quelqu’un autre… ?
Combien des semaines – sans faire de ce que tu rêves de faire, toi-même… ?
N’es-tu pas encore fou, toi, dis… ?
…Il hoche les épaules.
– « Pourrais-je vraiment vouloir quelque chose, moi-même… ? » – il dit. – « Pourrais-je – avoir ma vie, qui soit libre… ? »

 

***

 

Encore une chose : dans le système de l’esclavage tellement bien organisé, dans l’ordre actuel, « le mieux » vit celui qui s’esclave également « le mieux ». Laissons ici à côté l’ambiguïté de ce qui signifient les mots « le mieux » : le mieux – est surtout de souffrir le moins, de ne jamais perdre de son toit, et de ne jamais être vendu avec sa chair contre certains droits basiques que les autres ont sans condition.
Car oui, même parmi les esclaves il y a les différences. Ainsi, l’ordre ignoble est maintenu et persistant. Les propriétaires savent bien jouer : la plupart des servants peuvent vivre dans l’esclavage jusqu’à la fin de leurs vies, sans rébellion ni révolte, comme les chiens habitués à une laisse   – pendant que les autres n’ont que aboyer de la souffrance ou de mourir sur le champ.
Ceux donc qui s’esclavent « le mieux »…
…Portent les costumes bien brillants et s’en vont chaque six mois aux vacances… !
Mais leur souffrance est répartie aux milliers des matinées : des réveils violents à l’aube, visages pales, l’air des soldats à qui il manque que des carabins ou des menottes pour une belle image.
Esclaves privilégiés – comme plein – qui n’ont même d’un ombre de doute que tel est leur sort, tel est le système et l’ordre – et qu’il n’y a pas de salut, ni pour eux, ni pour les autres.
– « Notre vie – n’est pas pour nous… ! »
Car il n’y a pas de l’autre monde.

 

***

 

Vu la soumission de la race humaine, il n’y a pas de l’autre monde.
Il est vrai : il n’y a pas. Et il n’y aura point : tellement longtemps que vous vous soumettriez en attendant des ordres.

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BALLADYNA IN THE STORM : « RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE ». QUELQUES MOTS SUR LA RESPIRATION DANS LA SOCIÉTÉ DES ESCLAVES SANS MENOTTES. PHOTOGRAPHIE: STÉPHANIE VIEUXBLÉ (DU PERFORMANCE DU SONG « RESPIRE…! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE » PENDANT « LE LANGAGE DES VISCÈRES » AUX TROIS BAUDETS À PARIS EN OCTOBRE 2011. SOIRÉE ORGANISÉE PAR AMINE BOUCEKKINE. VIDÉO DE LA PERFORMANCE – ENREGISTRÉE PAR CÉDRIC BARBIER – EST ACCESSIBLE ICI: http://youtu.be/AidBErRId3E?list=UUmmUd29OlO1NGD_fqGMJ5YA / LE SONG « RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE » EST TÉLÉCHARGEABLE AVEC L’ALBUM « SABBATH. THE BIRTH OF THE WITCH » OU SÉPARÉMENT – CONTRE LE PRIX LIBRE OU CONTRE UNE RÉFLEXION SÉRIEUSE SUR LA POSSIBILITÉ DE LA RÉVOLTE: http://balladyna.bandcamp.com/track/respire-sil-le-faut-avec-un-couteau-dans-ta-poche-breathe-if-the-need-with-a-knife-in-your-pocket

L’ÉTAT DIT… THE HERD FOLLOWS

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Il faudrait enfin cesser avec une idée très répandue, une pensée conventionnelle qui aide à camoufler la vraie réalité sociale – et pourtant présentée souvent comme une découverte aux individus* assoiffés d’être « guidés par les maîtres ». 

La pensée combien fausse et mettant les personnes dans le leurre. 
 L’idée que les « guides » les plus multiples de tous les genres et couleurs font avaler aux disciples influençables : « C’est dans ta tête – où il se passe tout ».  
« Change-toi, toute de suite, nécessairement… ! » 
« Tout va fonctionner – et tu pourras tout ». 

***

Ce n’est pas ce qu’on a « dans la tête », qui décide de ce qui nous entoure**. 
C’est ce qui nous entoure – qui décide de ce que l’on a « dans la tête » et de ce que nous sommes.

Du premier jour.
Au dernier jour.

Ce n’est pas ce que les gens ont « dans les têtes », qui décide de ce qui les entoure**. 
C’est ce qui les entoure, ce qui leur est donné par ce monde, de leurs premiers jours – qui décide de ce qu’ils « ont dans les têtes », de ce qui y « auront », et de ce qu’ils sont. 

Faut donc changer le système, si vous voulez changer les gens (au lieu de les mentir). 
Faut donner les Droits Humains – aux gens. 
AUX GENS. 
Lisez-le bien – car cela dit : À TOUS.

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PAS « DANS LA TÊTE »… ?!

Penser ainsi et prononcer les tels jugements ne plaira bien sûr pas à ceux qui se veulent les « maîtres spirituels », aux« gourous », aux « psys » éduques pour acalmer le peuple – dont le premier principe est acalmer le peuple en acalmant les individus. 
Aux mainteneurs du status quo qui vont s’y battre jusqu’à la dernière goutte de leur sueur vu que le sang ne s’y trouve plus…
Aux chiens de garde de tous les sorts, ces analgésiques des esprits en personne, aux diplômes confirmant qu’ils ont acquiert ce que l’état voulait qu’ils acquièrent, adoptés les convictions bien digérées comme les siennes, s’appropriés ce qu’il fallait bien…
Tueurs de la révolte dans son germe, dévoues à la cause de tenir le silence des personnes à tout prix, du calme social (surtout si on tue certains: the sheep should always go to the slaughter), de la paix comme la valeur première au lieu de droits à la vie digne pour tous et de la justice pour tous…
… 
Les maîtres… ? 
Ils veulent avoir les disciples, car sinon ils n’existeraient plus. 
Étant pourtant par leur définition plus lucides que leurs recrues, ils doivent se rendre parfaitement compte que pour que leur affaire existe et prospère, ils n’ont que choisir une seule option possible parmi les deux. 
Première… ? 
Faire tout pour convaincre l’individu que son monde se produit« dans sa tête » – et si jamais un malheur existe dans sa vie – forcer cette conviction comme véritable. 
Faire que la personne consacre ses forces à une « chasse aux démons intérieurs » (qui – même s’ils existent, ne sont que l’effet des vécus du jour à jour), et de l’exercer pendant les heures où le raté-malheureux se plante dans leur cabinet au lieu de vivre et d’apprendre sur ce monde par les expériences véritables et les véritables mises en danger.  
« Change your mind, you will change TOUT »… ! 

***

Une autre option est de dire de faire la révolution.  
– Faites la révolution, car en ce monde… vous ne vivez plus… ! 
Vu ce qu’il se passe autour, on peut constater en plus que c’est une seule option qui soit honnête. 
Mais cela n’est pas certifié, cela met en danger et surtout ça ne paie plus. 

***

Il est le temps d’arrêter ce travail ignoble de soumettre les personnes au système : malade, pourri, injuste, abusif, déshonorant, sexiste, vieux.   
Il est le temps pour cesser d’endoctriner les gens en castrant pour cela leurs esprits et en les berçant avec les mots des« gourous » qui apprennent que ce qu’il faut c’est « changer leurs esprits », « leurs têtes » – en bref, ce qu’ils sont – pour pouvoir de se sentir bien dans ce qui n’est qu’une merde qui pue.
Il est le temps de cesser de s’en prendre à ceux qui ne vont pas avec, ne conviennent pas, ont un papier de l’autre couleur, une âme de l’autre couler, une peau de l’autre couleur, les rêves de l’autre couleur – ou – par quelconque autre raison – qui ont été a stigmatisé par le système pour être bannis. 
Faut cesser de s’en prendre à eux si ce soit en les jetant dans les rues, essayant de les humilier, exclure, forcer à s’« insérer »comme les fragments de social puzzle contaminé par la greed, couper leurs vivres, les faire de se couper les veines, se jeter ensuite sur eux comme une horde des chiens dompteurs avec un aboiement fou – ou si ce soit en essayant de les punir aux autres façons pour leur envie de la vie pas comme agrée donc à maîtriser par un « gourou » (« assistant » , « psy ») cent fois plus fou qu’eux.
La faute n’est pas « ne pas aller avec le système » : dégradant, odieux, esclavagiste, dans lequel la soumission est une qualité et la lâcheté – une valeur.  

La faute devrait être : être trop lâche, jusqu’au ne faire de rien pour essayer de l’écraser et l’abolir.

***

Malheureusement aujourd’hui, le crime – ou au moins la faute pour laquelle il faut punir l’individu – est celle-là de ne pas être apte, ou ne pas être d’accord, de vivre dans le système : vil, méprisable et honteux. Ne pas être d’accord – donc ne pas être apte, de respecter ses règles : car l’ignominie les caractérisant est trop indicible et simplement incommensurable.
Les vies des gens se trouvent donc détruites par le système de ce monde : qui ne les veut comme les esclaves, soumis et obéissants ou qui ne les veut pas tout court, le système qui les exclue sous le prétexte de leur provenance, les sanctionne pour l’absence d’un papier dont la seule existence témoigne qu’on vit dans un système de flicage et qu’au triomphe de l’humanité il est encore loin – et qui n’hésite jamais de souligner qu’ils doivent s’insérer dans le puzzle de la merde pour que la sentence contre eux ne soit pas une de suivantes : 

« Bannition… ! »
« Exclusion… ! »
« Extermination… ! »***
« Fermez-le (la)… ! »
« Problèmes dans la tête… ! » 
« Problèmes avec l’autorité… ! »
« C’est un(e) malade… ! »
On dirait que c’est une chose bien signifiante, qu’on traite ainsi les personnes qui ne veulent pas marcher avec le système – et qui répondent honnêtement par leur désaccord aux ignominies qu’il comporte. 
Il est le temps – d’arrêter de mentir. 

MENSONGE QUI BERCE 

Ce mensonge est pourtant bien pensé : car croire par un individu que « tout se trouve dans sa tête », avec la neutralisation dans son esprit de la conscience quelle qu’elle soit de la force décisive de l’univers dans lequel les personnes sont noyées – donne d’un côté l’espoir et permet de monter les esprits aux personnes les plus faibles (« Ma tête… ! Je suis donc puissant car je peux tout changer… !), et de l’autre côté engendre la situation dans laquelle les individus sont très prédisposées à juger (et à condamner) les autres. Car si c’est « la tête » – et pas « le vécu »– qui décide de ce qu’on est…
Vu cela, tels « plus puissants » auxquels on n’« aide » à rien d’autre qu’à fermer les yeux à la réalité ambiante – vont se concentrer sur eux-mêmes au lieu de tenter de changer quoi que ce soit et d’agir à l’extérieur : là où cela est le plus urgent.  
Le gouvernement qui arrive de mettre en place une telle stratégie avec tout son appareil – est désormais tranquille, car les divisions dans la société, les antagonismes parmi les individus et les groupes des « soumis », se développeront très vite et assureront que le roi ne sera jamais tenu comme responsable pour les crimes commis sur les personnes (non, ce n’es pas exagéré).
« Car, dans tous les cas, un crime qu’on a commis sur l’individu, c’est sa faute, n’est ce pas… ? Si sa tête fonctionnait autrement… »

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Un tel système est pratiquement parfait.
Il est le plus facile au monde de rendre paisibles ceux qu’on arrive de convaincre que « la faute pour ce qui leur arrive, ce qu’ils sont, ce qu’ils ont vécu, ce qu’on ne les pas autorisé d’être, ce qu’ils n’ont pu vivre et ce que vivre ils ont été forcés, voir même pour les abus, les traumatismes qu’elles ont subis – est – en eux ». 
On peut faire ce qu’on veut – avec un flock of sheep.

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La vérité sur le système politique et social – ainsi actuel que ceux existant en passé – est pourtant différente que ce en quoi, depuis les siècles, les gouvernements et les rois s’efforcent de convaincre les masses (en y arrivant parfaitement). 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée le trouble et les malheurs – 
car, étant perverse, le malheur de certains est un des principes de son fonctionnement. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les gens qui souffrent – et qui les culpabilise pour leur souffrance. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les fous et qui se jette ensuite de les enfermer comme les fous.  
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les malheureux, les violentés et les violés – et qui a l’immondice de s’étonner ensuite de nombreux dysfonctionnements individuels des corps, des psyche et de la vie des gens. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui produit les individus qu’on étouffe dans leur vie – et qui ose de présenter une fausse stupéfaction le jour où ils s’étranglent.
Le système d’aujourd’hui est celui qui – sous les grandes bannières avec les flag-words contraires, crée les exclus, et qui le fait artificiellement en refusant les Droits Fondamentaux aux personnes de la même espèce (« humains ». Ces droits sont refusés par les autres humains : qui se nomment « législateurs » et « fonctionnaires »). 
Le système d’aujourd’hui est celui qui exclut les personnes – et qui après les barbaries et les cruautés infligées par lui-même viole les humains tout à coup « devenus », par les tentatives d’« insertion » perverse.
Le système d’aujourd’hui est celui qui exclut et qui humilie – et qui fait tout pour que le mot « dignité » soit supprimé du dictionnaire de l’espèce. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui produit les malades – car lui-même l’est.
Malade. 

Il produit les cruels – car lui-même l’est.
Cruel.

Il crée les meurtriers et les meurtrières – et il se jette pour les juger et pour aboyer en les mettant sur les chaises électriques : « Coupables… ! » 
Il crée les condamnés – et il leur crache dessous après le fait.
Il crée les violé(e)s, les prostituées forcées à la prostitution, les condamnées à n’être que la chair vivante, sans parole et sans droit à ressentir ni à être les femmes, les hommes, les enfants – car y en a besoin des putes pour nous
Le système d’aujourd’hui est celui qui statue qu’un humain – 
peut être privé des Human Rights – et que les autres de son espèce – peuvent lui infliger un tel sort. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui se glorifie lui-même dans sa débilité ensanglantée.
Le rôle des « maîtres » n’est autre que celui de vous acalmer pour que rien ne change. 

 

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BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE
IMAGES: “WITCH IN THE HELL” (PHOTO OF THE AUTHOR BY 
ANDREAS CARAISCO), « WE NEED TO SELL THIS SHIT » (FRAME OF THE FILM “WILL WORK FOR FREE” BY SAM VALLELY; MAVERIC MEDIA, 2013: http://www.videoneat.com/documentaries/3211/will-work-for-free-documentary-watch-online), PHOTOGRAPHIES OF PARIS BY THE AUTHOR.

* Il y en a de plus en plus car la « publicité » de ceux qui se font la source des revenus en se prétendant les « maîtres » de la soi-disant « aide » dans le « développement personnel » des autres, est de plus en plus omniprésente. Le monde se noie donc dans une inondation par les cabinets dans lesquels on propose aux personnes le « développement » et la « prise de conscience » artificielle, sans vivre vraiment et sans connaître des choses vraiment. 
On dirait que ce n’est plus expérience et la capacité de l’analyse de ce qui nous entoure, qui fait aux individus de se développer et d’avancer – mais « les conseils » des multiples « professionnels », agrémentés d’ailleurs dans la plupart par les états intéressés par le maintien de status quo dans la société. The herd follows…
** Ne pas confondre avec la perception subjective des choses : qui effectivement peut changer beaucoup – mais qui pourtant jamais ne change du « système ». À part des certains révolutionnaires dont la perception, la lucidité et la conscience de la nécessité du changement se sont croisées avec un état d’esprit (mood, frame of mind) de la société dans un moment du temps opportun et adéquat. 

*** Bien sûr lente et dont l’essence est camouflée par les « lois » qui stigmatisent le « condamné ». Ainsi ça se fait in the modern world.

/Les propos présentés dans ce texte ne sont pas une expression des principes de quel que soit: mouvement, courant politique, et – encore moins – d’une quelconque “partie” (ces dernières considérées par l’auteure comme les reliques du vieux système se trouvant actuellement en déchéance, et le fait de leur existence – la preuve que les gens, malgré les transformations de la réalité, toujours encore ont la tendance de se concentrer autour d’un “général”, d’un “directeur”, “idole”, “gourou”). Ils reflètent exclusivement la pensée de l’auteure de l’article, qui – même si en accord avec la plupart des idées de Peter Joseph et Jacque Fresco – reste sa conviction personnelle et l’effet de ses propres observations/.