Articles Tagués ‘DROITS FONDAMENTAUX’

« SARBJIT » ↓ OU: QUI CRÉE LA RÉALITÉ DE CE MONDE

 

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…Une histoire de plus montrant la réalité sadique, même perverse, du système patriarcal dans lequel tout est conçu exactement pour que ce soit ainsi.
La pensée patriarcale – c’est à dire propre aux certains mâles se sentant « valides » seulement dans la situation où ils possèdent le « pouvoir » (important à ajouter : le pouvoir sur l’autre), ainsi qu’à la grande partie des personnes féminines dressées aux comportements de la soumission les siècles durant…
Les prisons pleines des humains…
Les cages pleines des animaux…
La coercition des personnes à certains actes, à certaines vies, qu’elles ne choisiraient jamais si elles avaient la liberté : qui serait LEUR liberté, dans le monde du XXI siècle enlevée pourtant déjà aux enfants pour que les adultes apprennent la céder aux autres…
Les « bureaux des hauts bla–bla-bla », les « conseils », les « lois » putrides, indéniablement valides quand cela arrange le « pouvoir » et qui ne comptent guère, ou pas du tout, quand cela leur serait nuisible…
LES PRISONS PLEINES DES HUMAINS… !
LES CAGES – PLEINES DES ANIMAUX-ESCLAVES : À VENDRE.
LES BORDELS – PLEINS DES FEMMES-ESCLAVES : À VENDRE.
LES TÊTES DU PEUPLE – PLEINES DES ORDRES QUI, DES PERSONNES, FONT LES « OBJETS » : DE « L’EMPLOI » PAR QUI VEUT, DE L’ASSUJETTISSEMENT, ET QUI ASSURENT LEUR OBÉDIENCE, CELLE-LÀ DISSIMULÉE PAR LES ACTES LE PLUS RIDICULES DE LA SOI-DISANTE RÉVOLTE.

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Film « SARBJIT » (2016 ; réalisation : Omung Kumar)
sur Wikipedia : https://en.wikipedia.org/wiki/Sarbjit_(film)
Visionner « SARBJIT » en streaming :
http://streamay.com/15794-sarabjit.html

 

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…En regardant cette histoire – dans laquelle à un homme il arrive ce dont il ne peut pas contrôler du tout, ce dont – à partir de certain moment – il ne peut à l’aucune façon influencer, gérer de quoi que ce soit, cette pensée, que « chacun est le créateur de sa propre vie », et que chacun – comme le veulent certains « prophètes » des philosophies assez aveugles – « peut décider », et que la volonté ait la force changeant tout, et qu’il n’y ait pas de la chose plus puissante, plus forte, que la décision… me revienne.
…Et ainsi est quand je pense de toutes ces fillettes, vendues dans les mains des bourreaux déjà à leur première enfance, contre quelques milles des dollars ou d’euros, ou traitées dans leurs propres « familles » comme les choses ou les vaches, et ainsi est quand je pense de tous les enfants endoctrinés à la guerre, ou à qui – à l’âge des 7 ou 8 ans – on apprend de tuer, si ce soit dans les cités, dans les villages ou si ce soit aux boucheries, et ainsi est quand je pense des personnes vivant sur les terres des carnages (les mêmes « prophètes » qui disent que chacun « décide » de sa vie construisent bizarrement les barrages à leurs frontières quand les personnes des terrains visés par les bombes tentent désespérément y passer…).
…Et ainsi est quand je pense des milliers des emprisonnés : de tous les pays, dans les cages, baraques, prisons, par les « pouvoirs » politiques, ceux-là toujours sordides, et qui l’ont planifié bien ou – plus souvent que cela semble d’être imaginable – qui « se sont trompées » (les « pouvoirs » politiques, toujours sordides, faites des individus les plus opportunistes et les plus lâches car c’est cela qui les fait d’« accéder » à certains « rôles », ne prennent jamais de la responsabilité de leurs décisions ni de leurs actes : au moment d’en être menacés, leur comportement est infantile, comme celui d’enfants, honteusement et avec zélé niant leurs actes au lieu de les assumer, « annulant » les paroles, dissimulant les signatures, cachant les actions, en continu, en continu, en continu… Sarbjit, qui sort de la prison après ses 4, 7, 15 années, y retournera toujours, il y mourra, il ne sortira jamais… !)

Et, quand j’y pense – de toute cette aveuglerie, de toute cette myopie, du regard allant stupéfiement pas loin, , car pas au-delà de leurs propres nez, des apôtres du « chacun – CHACUN… ! – crée sa vie, là et maintenant » et qui osent de le dire comme si toute la « création » se déroulait en « néant », en vacuum total, en indépendance de l’entourage, dès premières années des personnes, des écorchement de la liberté des humains sur lequel le système de cette Terre est fondé, des emprisonnements planifiés, irresponsables, par les« pouvoirs » politiques sordides de tous les genres, du karma, des décisions précédentes, ne venant pas de cette vie-là, et en indépendance des circonstances… je pense aussi sur ces paroles, de kOLya San : qui tranchent, et qui font qu’il devraient cesser immédiatement toutes les discussions folles et vaniteuses concernant « la pensée et la volonté qui peuvent – soi-disament – tout » :

« …Je partage la réflexion d’un monde complètement fou, 
où beaucoup de personnes subissent, 
ne pouvant faire autrement, 
et quand j’évoque mon liberté de choix, 
c’est aussi en conscience du monde alentour, 
pour saisir ces instants « où nous sommes heureux », 
ils sont courts, ils faut les vivre, pleinement… »
(kOLya San) 

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BALLADYNA ↑ NOVEMBRE 2016
Photographies:
Film « SARBJIT » (drame biographique réalisée par Omung Kumar, India 2016).

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PROLOGUE PRÉCÉDANT LA DESCRIPTION HISTORIQUE DU CHEMIN DE LA SORCIÈRE. NOTES POUR UNE THÈSE (EN PLANS POUR UNE DES VIES PASSÉES – PUISQUE DANS LES FUTURES…

…IL N’Y AURA PLUS BESOIN D’ÉCRIRE SUR CES CHOSES-LÀ AUTREMENT QU’AYANT COMME LE BUT UNE APPROCHE HISTORIQUE, ET PUISQUE DANS LA ACTUELLE, QUELQUES MOIS APRÈS AVOIR ÉCRIT LE TEXTE PUBLIÉ EN BAS, JE ME RETROUVE TOUT À COUP BEAUCOUP PLUS LOIN DANS LA RÉFLEXION SUR TOUT CE QUI CONCERNE LA DISCRIMINATION DES PERSONNES ET LE RENIEMENT DE LEURS DROITS À LA LIBERTÉ, AINSI QUE SUR LES MÉTHODES EFFICACES D’AGIR POUR QUE LA RÉALITÉ DU MÉPRIS DES UNS ÊTRES VIVANTS POUR LES AUTRES PUISSE CESSER D’EXISTER TOTALEMENT.

LE TEXTE DE LA LETTRE, PUBLIÉ IL Y A QUELQUES MOIS, RESTERA POURTANT DANS L’ESPACE-TEMPS WEB, COMME LE TÉMOIGNAGE D’UN ÉTAPE DE LA PENSÉE: AVANT CELUI OÙ ELLE ARRIVE AU POINT OÙ ELLE SE REND COMPTE QUE TOUT CE QUI SE PASSE SUR CETTE TERRE, DANS LE « VISIBLE ET PALPABLE »… A SES RACINES PLUS PROFONDÉMENT QUE SA VISIBLE CARAPACE.

EN CONCORDANCE AVEC CE SAVOIR-LÀ, LES POLITIQUES, LES GOUVERNEURS AVIDES ET EN DÉMARCHE REGRETTABLE DE S’USURPER LE POUVOIR SUR LES ÊTRES VIVANTS AUTRES QU’EUX-MÊMES – NE SONT QUE LES EXÉCUTEURS DES ORDRES, CONDITIONNÉS PAR LEUR PROPRE VÉCU, AINSI QUE PAR L’ORDRE DONNÉ À EUX-MÊMES PAR UN POUVOIR PLUS GRAND QU’EUX, DUQUEL ILS ÉTAIENT LES VICTIMES DANS LEUR PROPRE PASSÉ.

EN ACCORD AVEC CETTE PENSÉE, LA DISCRIMINATION DE TOUS LES ÊTRES HUMAINS QUI LA SUBISSENT A SES RACINES ÉGALEMENT PLUS PROFONDÉMENT QUE « LE VISIBLE » POUR LES YEUX DU CORPS DE L’INDIVIDU TERRIEN – C’EST À DIRE UN INDIVIDU DONT LES FRÉQUENCES VIBRATIONNELLES PERMETTENT À ATTEINDRE CERTAINES IMAGES (RÉALITÉS) ET PAS LES AUTRES.

LA MÉTHODE DE LIBÉRER UNE PERSONNE D’UNE RÉALITÉ DE LA SOUFFRANCE NE PEUT DONC JAMAIS SE BASER – ET SURTOUT DE SE LIMITER À… – SUR LE CRITIQUE DU « VISIBLE EXISTANT » {À PART DES AUTRES RAISONS CELA SERAIT INSUFFISANT}: MAIS VISER LE COEUR DU PROBLÈME – LE PASSÉ DES PERSONNES DEPUIS LEUR NAISSANCE (ACTUELLE, MAIS AUSSI EN ATTEIGNANT LES NAISSANCES ET LES VIES PRÉCÉDENTES), LE « PROGRAMME » POUR LA RÉALITÉ DE L’INDIVIDUAL ENCODÉ DANS SON CORPS ET DANS SON MENTAL, LES INFORMATIONS (LES « DONNÉES ») REÇUS PAR L’INDIVIDUAL, CONCERNANT LUI-MÊME AINSI QUE SA RELATION AVEC LE MONDE (L’IMAGE DE CE MONDE INCLUS) DANS LA PÉRIODE DE LA PROGRAMMATION*- ET TOUS LES AUTRES FACTEURS DONT L’UNIVERS DANS LEQUEL LES PERSONNES SE TROUVENT « ICI ET MAINTENANT » EST LA RÉALISATION.
(CE N’EST PAS « PAR HASARD » QU’UNE PERSONNE SE TROUVE DANS UNE RÉALITÉ OÙ LA DISCRIMINATION PEUT AVOIR LIEU, OU – PAR EXEMPLE – OÙ SES ACTIONS NE PEUVENT ÊTRE QUE « SE SOUMETTRE » OU « COMBATTRE »).

* LA PROGRAMMATION DES VIES DES PERSONNES DANS LA RÉALITÉ ACTUELLE EST EN GÉNÉRAL UNE DÉMARCHE DE LA DE LA TUERISATION DES ÂMES, QUI NAISSENT LIBRES ET CRÉATIVES.

 

UN DES POINTS FONDAMENTAUX ET LA « CLÉ » DE CETTE PENSÉE EST TOUJOURS LE CONCEPT QUE LES « PRENEURS DU POUVOIR » SUR L’ÊTRE HUMAIN – DANS QUEL QUE SOIT L’ENDROIT DE CE MONDE OÙ IL VIVAIT – SONT, EUX AUSSI, UNE RÉALISATION D’UNE CONSCIENCE SE TROUVANT EN-DEHORS D’EUX-MÊMES (LEUR PUISSANCE SUR L’ÂME D’UN HUMAIN DÉBARRASSÉ DES CONDITIONNEMENTS EST NULLE);
CE QUI NE CHANGE PAS DU FAIT QUE CES « EXÉCUTEURS DE L’ORDRE DU MÉPRIS » EXISTANT DANS LE MONDE VISIBLE REMPLI DES FRONTIÈRES – MÊME SI LE « MOI » DE CES INDIVIDUALS-LÀ EST CELLE DES CRÉATURES IRRESPONSABLES – PORTENT UNE RESPONSABILITÉ DE LEURS ACTES: CES DES « ÉGO-S » RESTANT SUR UN NIVEAU DE « MOI-MÊME » SANS CONNEXION AVEC LEUR « SOI » DE-ÉGOTISÉ – ET RESTENT CRITIQUABLES AINSI QUE COMBATTABLES.

LES « COMBATTRE » PERSISTE MÊME AUTANT QU’UNE CHOSE NÉCESSAIRE:
QUI VA SE RÉALISER POURTANT NATURELLEMENT ET SANS EFFORT DANS LE FUTUR PLUS CONSCIENT.
LE FUTUR – QUI COMMENCE « MAINTENANT ».
LE FUTUR DANS LEQUEL LA PUISSANCE DES FACTEURS-USURPATEURS DU POUVOIR SUR L’ÂME HUMAINE (LES POLITIQUES, LES LÉGISLATEURS, LES TYRANS ET LES TALIBANS DE TOUS LES GENRES) – DONC AUSSI SUR SON CORPS HABITANT LA RÉALITÉ VISIBLE DE CETTE TERRE, ET QUI EN EST LA MATÉRIALISATION – SERA EFFECTIVEMENT ET DANS LE CAS DE CHACUN – NULLE).

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BALLADYNA-WITCH, LA TERRE – 24 AVRIL 2016.

 

B-WITCH IN THE WITCHLAND

 

PROLOGUE PRÉCÉDANT LA DESCRIPTION
HISTORIQUE DU CHEMIN DE LA SORCIÈRE


SORCIÈRE : LA CRÉATURE (1) NÉE AUTANT QUE « FEMME » DONC AYANT UN CORPS FÉMININ, (2) EN MÊME TEMPS ÉTRANGÈRE (3) ET N’AYANT PAS DE LA « VOCATION » DE LA SOUMISSION, NI NE DONNANT PAS DE SON ACCORD À SE VOIR ASSUJETTIE AUX TENTATIVES GOUVERNEMENTALES DE L’APPROPRIATION PAR UN/LES HOMME(S) AUTANT QUE « ÉPOUSE (DE XYZ) » OU… PUTE (DE TOUS) – FIN DE LA DÉFINITION ABRÉGÉE) …PAR LA RÉALITÉ ORGANISÉE & MANIPULÉE PAR LES POUVOIRS PATRIARCALES & ANTIFÉMINISTES DANS UN PAYS EUROPÉEN SE DISANT « MODERNE » ET « DÉVELOPPÉ ».

(LETTRE À PASCAL ROUCOUR DELARGE. FRAGMENT – 10.11.2015).

« La droite soutient l’appropriation des femmes (épouses ou filles) par les hommes dans la sphère privée, au sein du foyer, tandis que la gauche défend l’appropriation sexuelle des femmes par les hommes au niveau collectif, à l’extérieur du foyer, dans la sphère publique, y compris dans la pornographie et la prostitution ».
(…).
« Les personnes qui se préoccupent de la justice et qui veulent trouver une issue à la culture porno doivent agir et penser de façon à déplaire à toute sorte de groupes qui haïssent les femmes »…! ¥
(Pascal Roucour Delarge / R.W. : « DES QUALITES DE LA GAUCHE ET DU FEMINISME, face à des manifestations réactionnaires et fascistes »).

Bonjour PASCAL
Je me suis vue taguée dans la note « DES QUALITES DE LA GAUCHE ET DU FEMINISME, face à des manifestations réactionnaires et fascistes » et je la vois (…) complexe (…).
Je suis une ennemie déclarée de l’islam – comme je suis ennemie du chaque système venant du passé, dans lequel les hommes faisaient tout en organisant une réalité légitimant et statuant l’esclavage des femmes – donc voilà pourquoi il m’est difficile de m’identifier avec le début de cet article – qui mentionne côté à côté l’islam et les immigrés… (je suis immigrée, moi… et antireligieuse). Par contre, la suite – pas celle de Jean-François Kahn, mais de « R.W. » est tout ce que je pense aussi: plus même – étant par tout mon âme une créature (no-more…?) humaine libre, hélas au corps de femme, ayant donc moi-même les expériences allant jusqu’aux traumatiques, liées avec les tentatives incessantes de la part du gouvernement du pays dans lequel je vis (considéré pour un pays « développé » pourtant) de m’assujettir à ce dont vous écrivez dans votre texte – je pourrais moi-même témoigner ce qui y est écrit et dire : les mots que vous citez, combien ils sont vrais… !
Je peux ajouter même que les tentatives de soumettre les âmes incarnées dans les corps des femmes, et ayant en simultané – « en contradiction avec leur incarnation »…? – le désir de vivre en liberté réelle (où la liberté réelle signifie donc sans forçage extérieur dans quelconque forme, à se soumettre à un “rôle prévu – lire: imposé – par le système patriarcal pour la créature de certain genre) – ces tentatives organisées dans le système de l’appropriation des femmes par les hommes – ceux « qui gouvernent » – a lieu pas seulement sur le niveau national – mais concerne également les « organisations » décidant et tranchant sur les lois et leur exécution – notamment les organisations telles que la Cour Européenne.

(Je suis en train d’écrire un texte traitant de ces faits – en tenant d’y dévoiler le moins possible les faits trop personnels (…) – mais en même temps révélant et parlant fort sur les manipulations, mensonges et les tricheries/cheatings que les gouvernements des pays européens du XXI siècle, dirigés toujours par les pouvoirs patriarcaux (déjà le fait qu’ils sont « dirigés » témoigne leur patriarcalisme) – et de la France comme le premier exemple – utilisent pour désorienter les personnes libres du genre féminin, et qui « s’acharnent trop » dans leur désir de la liberté : ce dernier mot étant le terme que tous les « pouvoirs » politiques diffusent aujourd’hui en faisant bien attention que la notion n’ayant rien à voir avec la pratique se fixe dans les têtes des gens autant qu’une conviction sur la réalité, pourtant crée par la simple rhétorique des dits « pouvoirs ». Il me sera difficile de publier ce texte dans « maintenant » (…)).

(…) De l’autre part… avec votre « tag », vous avez « tombé » exactement aux moments où – depuis quelques jours à peine – je me rêve à commencer une thèse, sur le sujet « Organisation de l’asservissement et du contrôle des femmes par les gouvernements et les pouvoirs patriarcaux des pays contemporains (blocages de l’accès à la liberté individuelle par la « loi établie par les hommes », les faux-semblants de la législation, la législation mensongère et désorientante, le forçage des « insoumises à l’appropriation par un homme » à certains actes menant à la destruction intérieure ou à un (les) traumatisme(-s), le non-respect pour les paroles utilisés par les pouvoirs patriarcaux – au lieu d’être ceux de l’honneur – comme le moyen de la diversion et du sabotage (paroles « d’honneur » effigiés par les gouvernements compris), les « contrats » avec les personnes – rompus et les documents foutus à la poubelle par les états « de droit » ou plutôt de la « loi de l’homme » (il s’agit bien des documents signées et tamponnés par le gouvernement, les mairies, même par les tribunaux, incitant les personnes à prendre les décisions irréversibles – et dont le même gouvernement, les mairies, le tribunaux rient ensuite d’un rire du plus bas étage, paillard et grivois), les démarches professionnelles sur le niveau national et européen ayant pour le but les humiliations des Sorcières non-dociles, la manipulation des foules humaines et de leur (in-)conscience, etc…

(…)

Le travail de l’écriture – et pas seulement – qui dévoilera les mécanismes de la politique et les règles primitivo-sociétales dont un humain « normal », ne pas concerné par les choses, donc inconscient des processus décrits, “ne voit pas” et donc nie… » – va être réalisé plus tard ou plus tôt: mais réalisé sans hésitation.

…Suite aux faits évoqués dans la NOTE de LA TERRE DU 24 AVRIL 2016 – il va être réalisé dans le PRÉSENT (ainsi que dans le nouveau futur transformé) dans la forme évoluée: la réalisation ayant lieu dans la CRÉATION – de tous les genres et dans toutes les domaines (chacune est une arme) – suivant l’évolution de la pensée et l’élargissement de la conscience.

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BALLADYNA-WITCH, 10 NOVEMBRE 2015 ¥ 24 AVRIL 2016.
Photography of the text: B-WITCH IN WITCHLAND
(AUGUST 2015; by C.C.K./camera & B-WITCH/choreography & coloÜr postwork).

 

AUTANT QUE… (TEXTE APRÈS LA PERFORMANCE “NE CESSEZ JAMAIS DE VOUS BATTRE”)

LE TEXTE EST UN REPRINT DE L’ARTICLE PUBLIÉ EN ORIGINAL LE 10.07.2014 SUR LE SITE « BALLADYNA / WITCH’S WRITINGS »: http://balladyna-witchswritings.tumblr.com/post/91371395892/autant-que-texte-apres-la-performance-ne-cessez.

 

AUTANT QU’UN SEUL EXTERMINÉ SUR CETTE TERRE – EXISTE.
AUTANT QU’UN SEUL EXTERMINÉ – SI CE SOIT PAR UNE ARME DU FER OU SI CE SOIT PAR VOTRE LOI.
AUTANT QUE – EN SOUMISSION ET DANS LA PEUR – VOUS EXÉCUTEZ LES ARRÊTÉS DE L’EXTERMINATION.
AUTANT QUE VOS BOUCHES RESTENT SANS MOT, VOS CŒURS SANS COURAGE ET VOS ESPRITS SANS RÉACTION.
AUTANT QUE VOUS PAYEZ POUR LA MORT ET AUTANT QUE VOUS VIVEZ DE VOTRE PROPRE ESCLAVAGE.
AUTANT QUE VOTRE PROCHE VOUS EST UN ENNEMI CAR AINSI VOUS AVAIT DIT VOTRE GOVERNOR ET PUISQUE VOUS AVEZ SUIVI SON ORDRE – SANS SENTIR NI DE L’IMMONDICE, NI DE LA RÉVOLTE, NI DE BESOIN D’UN CRI.

 

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« EN VRAI, JE N’AI PAS LE DROIT.
PAS LE DROIT DE CHANTER ICI, DE DANSER, DE PASSER UNE SOIRÉE HEUREUSE ET AGRÉABLE, PAS DROIT :  D’ÊTRE PARMI VOUS.
EN VRAI, JE N’AI PAS LE DROIT.
PAS LE DROIT À ÇA AUTANT LONGTEMPS QUE SUR CE MONDE – À DEUX, À DIX, À MILLE DES PAS DE NOUS, DE V O U S, DE CETTE SALLE – EXISTE UNE RÉALITÉ DANS LAQUELLE LES HUMAINS MEURENT : ET MEURENT PAS PARCE QU’ILS MEURENT, NON – MAIS PARCE QU’ON LES TUE, COURTEMENT ET SIMPLEMENT.
JE N’AI PAS DE CE DROIT : CHANTER NI DANSER, NI MÊME RIRE SI CE RIRE ME FAISAIT D’OUBLIER L’EXTÉRIEUR INCONCEVABLE.
ET VOUS, VOUS N’AVEZ PAS DROIT : TELS SOUMIS, LES CERVEAUX MANIPULABLES (« PAIN ET JEUX OLYMPIQUES.. ! ») DE MANGER VOTRE PIZZA, DE VOUS ÉCROULER DANS VOTRE FAUTEUIL, DE REGARDER VOTRE FOOTBALL VENDABLE – QUAND AUX MÊMES MOMENTS, ON NOIE LES GENS DANS LA MER, ET AUSSI DANS LA MER DE VOS RUES.
VOUS-MÊMES EXÉCUTEZ L’ORDRE QUI EST CELUI DES CRIMINELS.

AVONS-NOUS LE DROIT – À RESPIRER… ?
AVONS-NOUS CE DROIT – QUI SEMBLE TELLEMENT FONDAMENTAL À CEUX QUI EN DISPOSENT, MAIS QUI NE L’EST PAS POUR CEUX QUI NE L’ONT PAS… ?
AVONS-NOUS CE DROIT – SI NOUS N’AGISSONS PAS… ?!

UNE SEULE CHOSE QUE JE PEUX DONC – SI JE SUIS DÉJÀ LÀ, ET COMME DANS TOUS LES CAS JE NE PEUX PAS VIVRE SANS CRI: QUI EST ATROCE ET HORRIBLE, MAIS QUI EST L’EXTASE EN MÊME TEMPS… (ON N’A PAS DROIT DE RESTER SANS VOIX, SANS MOT, SANS ACTION: SINON, ÇA SIGNIFIERAIT QU’ON EST D’ACCORD À CE QUI SE PASSE, QU’ON RESTE EN SILENCE; OR LES CHOSES QUI ONT LIEU SUR CE MONDE NE LE PERMETTENT PAS, ÉTANT TROP IMMONDES)…
UNE SEULE CHOSE QUE JE PEUX DONC – SI JE SUIS DÉJÀ LÀ, ET COMME J’AI UN CORPS ET UNE ÂME QUI RÉCLAMENT FORT CES ACTIONS – UNE SEULE CHOSE QUE JE PEUX DONC, AVEC LES OUTILS, LES ARMES QUE JE DISPOSE – C’EST D’EN HURLER, C’EST D’EN CRIER, C’EST EN DANSER.
DANSER ET CRIER : ET CRIER FORT, JUSQU’AU HURLEMENT – POUR QUE VOUS ARRÊTIEZ DE FAIRE PERSISTER CET ORDRE – QUI EST CELUI DU MEURTRE.
DANSER ET CRIER : ET CRIER FORT, JUSQU’AU HURLEMENT – POUR QUE VOUS VOUS RÉVEILLIEZ, POUR QUE VOUS CESSIEZ DE VOUS SOUMETTRE AUX BOURREAUX, POUR QUE VOUS CESSIEZ DE SUIVRE CE QUI VOUS DISENT VOTRE PEUR ET VOTRE CAFARDISE IRRÉFRAGABLE, POUR QUE VOUS CESSIEZ D’EXÉCUTER – LES ORDRES.
CAR C’EST UN HOLOCAUST – QUE VOUS EXÉCUTEZ ICI, SUR CETTE TERRE.
VOUS OUBLIEZ SEULEMENT D’EN PENSER ET D’EN PARLER »*.

 

Inhabitants of the Interzone

 

La performance après laquelle j’ai commencé d’écrire ce texte – et dont une partie a été le song « SABBATH (MAIS LES INNOCENTS VONT SOUFFRIR AUSSI) », version with the part « …ET LES SORCIÈRES… » – à trouver dans l’album « OSTRACISED ! » en cliquant sur le lien ici – a été inspirée (si parler de « l’inspiration » la plus directe) par le viol et meurtre des deux fillettes en Inde – pendues par les hommes-chiens à un arbre après le viol. Le concert et la choreograph¥ étaient consacrés à toutes les Witches, ainsi qu’à toutes les victimes de la société patriarcale – ainsi qu’à celles dont la dite société – toujours encore et infiniment – veut faire les victimes, en employant pour cela: la force, les ruses, et les paragraphes bien construits de la « loi ».
À tou(te)s celles qui font la guerre pour leur Liberté et leur Dignité des (No-More-)Women, No-More-Humans.
« Ne cessez jamais de vous battre ».


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…Mais c’est aussi le texte que je planifiais – et en vrai, que j’aurais dû faire entendre, prononcé avec la vive voix, au moins quelques mots, les faire sonner et résonner comme un song – le jour de ma performance à l’occasion de la dernière Fête de la Musique à la CASA Poblano à Montreuil.
Le texte résonnant pourtant dans ma propre tête et dans ma propre conscience – la vitesse des préparations (paradoxalement étant en même temps la chose qui a engendré toutes les pensées qui vont suivre) empêchait quelconque travail sur le mot qui pourrait sortir en forme différente que celle du chant expressionniste.

À cause de la vitesse avec laquelle passaient les jours qui ont précédé l’événement, à cause de manque des certaines possibilités et certains moyens, mais surtout à cause du fait que les pouvoirs politiques et économiques de cette terre ont bien maîtrisé le jeu – en réussissant de faire tout pour interdire aux personnes d’avoir LEUR temps pour ELLES – en état d’urgence, il manquait peu pour que je sois en retard pour ma propre performance. Si pas l’organisation parfaite de l’événement et l’incroyable conscience (je dis : « incroyable » vu le niveau de l’inconscience générale de la société) des organisateurs – Minute Papillon Prod. – concernant ce en quoi peut se trouver transformée une vie après une guerre (et qu’elle continue d’être une guerre)  –  il a manqué très peu pour que le jour « J » je ne puisse ni chanter, ni choreograph¥er, ni parler par tous ces moyens de ce dont parler… est aujourd’hui nécessaire, vital, et dont laisser en silence serait – un crime.

 

***

 

Et pourtant – il en a manqué.
…Il en a manqué très peu : pour que je ne puisse ni parler des certaines choses (par hasard exactement celles dont l’existence est inadmissible et qui malgré ça existent bien sans que « le peuple » se révolte), ni être parmi vous. Parmi ceux qui « en ont droit » pendant que les autres soit ne les ont pas soit sont tués avant qu’un mot sorte de leur poumons et de leur bouche, les « pouvoirs » déjà évoqués voulant la voir monstrueusement déformée par la souffrance qui rend fou, mad, crazy, aliène, folle.
Qui tue, simplement.
Si tu deviens un fou, le monde ne t’écoute plus : et c’est ça de quoi il s’agit, n’est ce pas… ?
… 
Il a manqué très peu pour que je ne me trouve pas parmi vous – « les ayant droits à vivre » – et pour que je ne puisse pas de vous parler.
Très peu aussi – pour que je ne puisse – ni « avoir droit », ni « être autorisée » – ni « être », tout court.
Être – comme vous, vous « êtes ».
Naturellement.
Sans vous poser de la question sur un quelconque « privilège » : car la vie, est-elle un « privilège », une chose qui peut être attribuée par l’autre, contrôlée par lui, proscrite… ?
Faut-il être un « autorisé » – pour pouvoir AVOIR la sienne… ?
Pour pouvoir en DÉCIDER… ?
Pouvoir dire « NON », dire « OUI », dire « ÇA, JE NE LE VEUX PAS » quand tout en nous se révolte… ?

La terre d’aujourd’hui est pourtant un lieu où « être » est devenu une chose pas du tout naturelle.
Ah, cela est naturel pourtant, cela est une chose la plus normale qui existe, vous dites, et quelles bêtises je vous écris… ?
Bien sûr. Votre inconscience est trop grande. Et même, elle est immense et accablante. 

 

***

 

Il n’y a pas de « naturel » aujourd’hui.
Il n’y a que les « autorisations ».
Vous avez une… ? Délivrée par une autorité infectueuse, et devant laquelle vous penchez votre tête comme si devant une divinité de l’Olympe…? Hourrah, vous avez le  d r o i t  à votre vie donc… ! Les véritables heureux.
Mais pas les héros.
…Ne pas  ê t r e  donc… ! Toi, sans « autorisation »… !

…Cela plairait, et même trop, aux governors de toutes les sortes : ceux-là font toujours ce qui est possible pour que la voix de la personne qui a pu voir trop – et surtout de ce qui est le « dessous » des supercheries bien organisées sur le niveau national et supranational – et qui a pu se rendre compte de l’existence du mécanisme – des  t e c h n i q u e s  même – de l’extermination contemporaine, l’extermination « à la douce », de l’extermination par la discrimination nationaliste, sexiste et raciale « au pays qui ne discrimine point » – ne puisse ni sonner, ni être entendue, ni être traitée sérieusement.

 

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Hélas pour eux, cette fois vous avez pu entendre.
J’étais là il y a quelques jours – et j’ai pu chanter « TO DEATH OF THE EXECUTIONERS », j’ai pu choreograph¥er, danser TO DEATH, SABBATH** et THE FOX*** et de mettre la peinture noire partout car la terre sous mes pieds était accueillante.
Ce dernier fait, après les longues années d’assumer les tentatives de l’extermination douce en France, je ressens toujours comme une exception et une chose effleurant l’irréel, malgré que depuis ce temps j’ai recevais les preuves de l’amitié, de l’accueil et de la bienveillance – tout ça étant aussi indicible qu’incroyable.
Après les choses du certain genre et de certain poids – ainsi que de certaine immondice dont l’existence on se rend compte seulement si on la vit – l’état d’esprit que je nommerais la vigilance, l’état d’être aux aguets vis à vis des « autorités » dont l’illégitimité on voit plus clairement si quand on regarderait un ciel à l’aube, reste pourtant inchangeable.
Et c’est très bien comme ça.
La Witch… !, personne ne va te surprendre désormais, personne te voir sidérée : tu es sans un point faible aujourd’hui pour eux – tu ne mourras plus ni de leurs balles, ni de leurs mensonges, ni de leur feintes, des jeux et des stratagèmes qui n’ont jamais de leur fin… !

La Femme maudite n’est plus une Femme.

Hex, Sorgin, Sorcière… ! Voilà ce qu’elle est depuis le temps où ils ont essayé de l’avoir morte – si pas l’avoir pour eux.
À eux, elle ne sera jamais : depuis le premier jour elle leur crachait dans les visages en rêvant de sa liberté quand ils l’emprisonnaient et quand ils tentaient (la « loi » patriarcale est bien pensée et parfaitement mise au point), depuis le premier jour elle les méprisait comme on méprise une immondice la plus grande.

 

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Les mots que j’aurais dû dire parmi les songs de la performance, après les premiers pas de la danse « TO DEATH OF THE EXECUTIONERS », étant déjà sur place, pendant la soirée à laquelle heureusement j’ai réussi d’arriver au dernier moment (voilà la victoire symbolique…), les paroles dont, ayant la conscience du temps qui passait trop vite, et emportée dans les flots de la peinture qui était comme le Sang Noir, je n’ai pas dit – étaient les mots d’un appel.
…Car j’ai failli de ne pas être là – et pas seulement ce jour-là : ne pas être là, du tout, parmi vous – et pourtant, encore vous ne me croyez point quand aujourd’hui je vous parle de l’existence des certains mécanismes, mis tellement bien en place, avec la perfection incomparable avec rien et avec la véritable maestria des professionnels du carnage, perversement – par ceux dont le but est d’amener certaines des « non-humaines » à l’état dans lequel elles deviendront soit les objets de l’usage, soit – sinon – mortes.

 

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Lilith Guerrière dit donc ce qui suit :
– « Ils voulaient me voir morte.
Morte – ou usable.

J’en parle clairement car je n’ai pas de la peur : ni de la mort, ni – il parait – que plus de rien.

Je n’ai pas senti de cette peur d’ailleurs, jamais depuis des années. Sauf, peut-être, une seule fois  – où elle a été près mais où le moment n’était pas bon.
Trop m’était pris, avant – et l’enfer à passer a été trop atroce, cruel, hideux et trop immense – pour que je puisse porter en moi la moindre crainte, l’effroi, quelconque hésitation avant l’acte.
Rien ne m’arrête – et rien ne m’arrêtera plus.
Je SUIS – ce qui est à Faire.
Rien ne m’arrête – avant l’action ». 

 

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Mécanisme – celui de l’extermination.
Douce, lente, invisible pour un œil de l’extérieur, invisible pour ceux qui « ont droit »… à ne pas voir.
On dirait, un mécanisme indétectable.
Si on s’en taise.
Si ceux qui l’ont vaincu – n’en parlent plus.
Mais Lilith – elle va prendre la parole.
Malgré tout.

 

***

 

Drame premier, scène numéro quatre-vingt troisième.
LILITH PARLE.

 

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LILITH :
– « Aujourd’hui, comme je l’ai vécu, et vu, moi-même – comme je l’ai senti sur ma propre peau : le toucher de la mort, l’horreur, l’atrocité de la réalité, la menace… Leurs cris : « Tu seras avilie, abaissée, humiliée, rien ne va te sauver de nous, qui sommes les maîtres du monde… ! », « C’est nous qui décidons de ton sort, ici, maintenant, demain, éternellement…! », « Et toi, tu nous seras un jouet, comme toutes les autres… ! », « Nous ferons tout pour que le monde crache : sur toi et sur ce que tu es – nous deviendrons les gestionnaires – de ton corps, de ton âme, de ton esprit… ! »  – je peux voir ce mécanisme, cette technique – gouvernementale, nationale, patronale – désormais à chaque fois qu’elle se trouve employée.
De ne pas en douter aussi, comme vous le faites – car les choses vous semblent incroyables et trop éloignées de ce qui est votre propre expérience – donc sûrement pas réelles et pas véritables.
Je ne dis même pas combien injustes sentent les personnes exterminées – les telles réactions.
Même si on se rend compte que les réactions du genre sont celles des bourgeois bohème soi-disant, des autres théoristes ou des esclaves apeurés de l’action, des inconscients, des simples idiots, et même si on sait bien que certains se protègent en sécurisant leur conscience par un mensonge imposé comme ils le peuvent… ».

 

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Ce que je voulais dire parmi les songs, les gestes et les arrachements plus ou moins violents de ma performance dernière, aurait été donc les mots : « Regardez, il y a les gens dehors quand nous, on (s’en)chante… ! Il y a les gens exterminé(e)s par la persistance des bourreaux, des législateurs, des servants et des soumis sous l’« autorité » horrifiante, les gens avili(e)s, les gens torturé(e)s, les gens tué(e)s… Et qui – eux, elles, pas comme moi aujourd’hui, et  depuis pas longtemps – ce soir ni peut-être jamais ne pourront être parmi vous.
Avons-nous donc – le droit, nous – à… ÊTRE… ?
…Ne croyez jamais que ce qui vous paraît inconcevable, n’appartenant pas à votre réalité, inimaginable dans votre vie – et  simplement, tout court: inimaginable – n’existe pas. La plupart pensent ainsi, en choisissant cette facilité et le manque de l’exercice cérébral : il est vrai que pas conçu pour les lâches, donc pas pour tous.
Mais est ce qu’être lâche – cela doit être la nature d’un humain… ?

Ne serait-ce pas mieux – si un jour, tous en disaient : « STOP »… ?
…Ne croyez jamais que ce qui vous paraît inimaginable, ne soit pas une chose réelle : une telle conviction vient le plus simplement de la paresse de votre cerveau – et est motivée par une raison tellement basse comme l’absence de l’effort.
…Ne croyez jamais que celui que vous voyez presque-mort, ait « choisi » cet état (quelle pensée parfaitement commode d’ailleurs… – mais combien il faut être perverti pour penser ainsi… ?)
…Ne croyez pas – comme beaucoup de vous adorent de faire – que la personne exterminée « ait son extermination dans sa tête », « qu’elle l’ait inventé » : puisque quand on est exterminé, on le sait bien ; ce sont ceux qui regardent de l’extérieur qui n’en savent rien.

 

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…Ne croyez jamais – que ceux que votre gouvernement a condamné à l’avilissement, à la haine, à la violence, à l’enfer infini et au bonheur qui ne peut que seulement se rêver quand on se trouve dans une cage, à la non-existence, enfin à la mort… À la folie peut-être, avant que cette dernière arrive… ? Aux atrocités de servir comme un objet – à vous… ? Aux traitements inhumains… ? Aux abus que vous voyez sans voir (vous pouvez vous permettre à ce luxe incontestable d’être aveugles), et dont les effets vous achetez avec la joie infantile car tout le processus vous échappe et car cela vous convient autant, parfaitement… ?
Aux… quoi encore…?
…Ne croyez jamais – que ceux qui votre gouvernement a condamné à l’invivable – s’« imaginent » les choses dont ils vous parlent.
S’ILS – parlent.
La vie dépasse l’imagination – et un thriller le plus sanguinaire coule encore moins du sang que le cœur de celui ou celle que les « autorités » veulent voir mort(e), fou/folle, sans âme, sans plus de contrôle de ses sens, sans son esprit et sans son corps.

 

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J’ai dans ma chambre aujourd’hui une carte éditée par une compagnie du théâtre, et qui reste accrochée au mur : car malgré que pendant le temps de l’extermination douce et lente je ne conservais pas des objets, la réalité et les conditions de la vie ne le permettant pas simplement, j’ai sauvé celle-ci en y faisant une exception. Parmi autres. Il s’agit d’un imprime d’un spectacle de la Compagnie Trans Europe Théâtre.
« PERSONNE NE M’AURAIT CRU, ALORS JE ME SUIS TU » – était le titre.
Et bien, qu’on se taise donc… ! C’est ce qu’ils veulent exactement, vos governors – et certains de vou le savent bien malgré toutes leurs attitudes de l’inconscience.
Vous devriez rester bêtes, comme ils ont planifié, depuis le jour de votre naissance.

Vous devriez rester bêtes, somnolants comme vous l’êtes, pas du tout clever, pas brillants, pas éveillés, pas perspicaces, ne voyant pas d’un problème – ou même, le voyant pas là où il se trouve vraiment.
Vous devez considérer que le problème – est l’existence de votre proche : et pas du tout l’extermination tellement habilement mise en route par ceux qui tirent les ficelles de vos vies.
Voilà donc, l’existence de votre proche: qui fait le problème.
Le problème, c’est sa vie près de vous.

Le fait qu’il bouge.
Sa respiration. 

 

***

 

D’ailleurs, ce n’est pas un proche, c’est un usurpateur…!

 

***

 

Vos governors font tout pour que ceux qui ont passé par l’enfer conçu de leurs « lois » basées sur les immondices et les mensonges, ne puissent jamais de vous en parler.
Et vous, les SurVivantes… !
Après tout, l’intérêt de ceux qui ont voulu de vous voir mortes, ne peut être l’autre que celui de vous voir silencieuses, sans mot, sans cri.

– « Taisez-vous… ! »

 

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Vous voir morte aurait été une meilleure solution pour cela – car la plus sure : morte, vous ne parleriez plus. Mais, comme quant à cette chose-là, ils n’ont pas pu de l’obtenir facilement (vous avez vaincu votre propre mort, vous n’étiez pas devenue ni un objet de l’usage, ni une folle qui délirerait dans la rue et y crierait les mots sans sens, ils n’ont pas réussi non plus de vous enfermer même s’ils essayaient à toutes les façons de vous faire vivre les situations qui devraient  vous amener à l’état où cela serait la chose possible) – ce qui leur reste, c’est faire tout ce qu’il faut maintenant : pour vous écorcher de chaque minute, chaque pensée, chaque heure et chaque seconde de votre temps, qui compte pour vous pourtant mille fois de plus que ce qu’il compte pour un être humain dont la liberté de faire n’était jamais violée ni anéantie.
Le temps de votre vie.
Tout cela – ainsi que le processus de l’extermination lente, par la « loi » qui en persiste – est tellement bien mis en place, que le système – il pourrait sembler – n’est menacé par aucun défaut, aucune « erreur de fonctionnement », aucune malfaçon.
En vrai, une personne qui a passé par l’enfer que les gouvernements des pays « civilisés » ont l’apitude d’organiser à un être vivant dont le visage, la tête, la nationalité, le sexe (féminin, combiné avec trop besoin de liberté personnelle: et oui – c’est proscrit encore aujourd’hui, c’est à annihiler sans aucune pitié), la façon de vivre ou les convictions antipatronales (par exemple) « ne leur conviennent pas »… selon ce qui est conçu et programmé, ne doit pas – de sa part – être apte : ni à en parler, ni à avoir d’une vie épanouie, ni à l’avoit tout court et simplement.
…Mais surtout : ni à en parler… !

 

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Faut dire que c’est ici, que le système des governors, de ceux qui vous considérez pour les dieux et qui ne le sont pas (on dirait aussi que bien que ce sont eux, les usurpateurs, mais c’est vous qui leur donnez les armes), s’en occupe de la tâche le plus adroitement : car objectivement, les choses par lesquelles la personne aurait fallu passer sont d’habitude trop atroces, trop inhumaines et de la cruauté indicible pour qu’on puisse s’en sortir sans un traumatisme avéré et garanti.
Et bien, il y a les fous qui s’en sortent pourtant, peut-être puisque – à leur chance – déjà avant vivre l’inhumain ils étaient fous : leur résistance a une insanité à suivre a été donc trop grande.
Même si ne plus humains, ne plus humaines – ils, elles – s’en sortent.

 

***

 

Ils s’agit maintenant de ce que vous ne receviez pas de leurs mots comme décrivant une chose inconcevable donc inexistante, comme une invention « car la réalité ne peut pas être telle : la notre est so different… ! »
C’est en concevant cette différence, vos « rois » – qui gèrent aussi vos vies, vos envies, les décisions pseudovôtres, vos choix soi-disant et votre temps – obtiennent votre obéissance, votre soumission, et – votre accord à l’inconscience ainsi qu’à la désinvolture jusqu’à l’indolence et l’air guignol.
Ils acquièrent en vous un état de vos esprits dans lequel vous suivez les ordres des criminels qu’ils sont, eux : des exterminateurs et des bourreaux des êtres humains.
L’ordre, dans lequel vous croyez en plus comme dans une chose légitime et indiscutable.
Et cette endoctrination – est la plus grande victoire des exterminateurs contemporains.

 

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On vous fait croire que votre proche est votre ennemi : oui, il est « différent » de vous, son papier – délivré par une « autorité » humaine mais que vous traitez comme divine et céleste – ne stipule pas qu’il puisse vivre et qu’il puisse le faire librement, voilà la différence. Vous vous croyez donc « plus autorisés », plus des « droits » aux objets divers que vous possédez sur cette terre vous revienne, dans vos pays qui spolient les pays des autres nations et dans lesquels – d’une langue de l’hypocrisie – vous parlez de la « misère du monde » que vous ne pouvez pas nourrir, vous…
Est ce qu’une plus grande imposture – existe…?
Un plus grand mensonge…?
Un plus grand manque de la honte…?
Dois-je vous dire encore combien vous ressemblez les petits veaux, demeurant en obéissance, sans une pensée qui soit vraiment de vous et à vous, vous qui penchez vos têtes devant vos maîtres et devant ceux qui vous possèdent, vous : en exécutant les ordres qui exigent de vous l’indicible et l’immonde – et qui ne se décrit même plus…?
« Les « autorités politiques »… sont capables de changer la vie d’une personne qu’elles veulent voir Sans Droits, et qu’elles considèrent – ou veulent voir – Pas Humaine (car « Pas Humaines », il y’en a toujours besoin pour que la règne puisse s’exercer sans obstacles) en un cauchemar » – je me rappelle d’avoir écrit ces mots à un artiste, le jour même de la performance.

Envoyé à 12H35, tout avant la répétition du chant qui a dû se faire en deux heures à peine.
Même si j’arrive au dernier moment – car ils se sont tellement bien occupés pour que, surtout si vous voyiez l’enfer donc savez de quoi il est bâti (info confidentielle…!) – vous soyez toujours à court de temps**** – il faut en chanter.
Il faut en danser.
Il faut en parler.
Toutes les révoltées, les Witches, les Sorgin, les Hex, celles à qui on annonce que vous êtes les Étrangères de cette terre, toutes les sortant du Hell que les « lois » des barbus ont programmé pour vous, contre vous – la victoire sera à nous.

 

***

 

« …ET LES SORCIÈRES – CELLES QUE VOUS VOULIEZ TUER,
S’ENVOLENT… !,
DE TOUS LES SABBATHS DE CE MONDE – ELLES S’ENVOLENT
POUR VOUS FAIRE SOUFFRIR
SUR TOUTE LA TERRE,
LÀ OÙ VOUS ÊTES.
VOUS ASSIGNER LA SOUFFRANCE.
À – VOUS.
…POURRIEZ-V O U S
  ÊTRE ÉTONNÉS… ?
POURRIEZ-V O U S  – NOUS REPROCHER.
RIONS, LES SŒURS
RIONS, LES ÉTRANGÈRES… !
RIONS ».

 

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* FRAGMENT DU TEXTE PUBLIÉ DÉJÀ PRÉCÉDEMMENT, ASSEZ VITE APRÈS LA PERFORMANCE – COMME LA PRÉAMBULE AU TEXTE ENTIER. CETTE NOTE A ÉTÉ DIFFUSÉE ENSEMBLE AVEC LES SETS DES PHOTOGRAPHIES, SIGNÉES PAR CÉDRIC BARBIER (www.facebook.com/media/set/?set=a.492270474239792.1073741829.225033570963485&type=1) ET PARTIELLEMENT AVEC LE SET DES PHOTOGRAPHIES PAR ANDREAS CARAISCO (www.facebook.com/media/set/?set=a.305513846294476.1073741832.193336117512250&type=1).
** TOUS LES SONGS SONT SIGNÉS ฿ALLADYNA (LYRICS) & L.O.U.P. (MUSIC).
*** “THE FOX” EST LE TRACK SIGNÉ PAR LE DUO PSUKAÏ.
**** C’est pour l’éventualité si vous aviez trop d’envie d’en parler.

PHOTOGRAPHIES DE CE TEXTE : CÉDRIC BARBIER (PHOTOS & ENREGISTREMENT VIDÉO / SOURCE DES IMAGES) – From ฿ALLADYNA / Théâtre De Révolte’s Performance « NE CESSEZ JAMAIS DE VOUS BATTRE » (WITCH’S SONGS & Choreograph¥. MUSIC: L.O.U.P., Psukaï) AINSI QUE  DE LA “WITCH’S DANCE” (DUO WITH MINUTE PAPILLON, MUSICIENS: CLAUDE PARLE & KARIM N). FÊTE DE LA MUSIQUE 2014 / CASA POBLANO, MONTREUIL, 21 June 2014. ORGANISATION : MINUTE PAPILLON PROD.
LE TEXTE EST ACCOMPAGNÉ AUSSI PAR LES PHOTOGRAPHIES DE CHRISTIAN DEMARE: “INHABITANTS OF THE INTERZONE”, “AT NIGHT #5” & « NOWHERE #29 ».

NOTE: L’AUTEURE DE CET ESSAI – POSSÉDANT UNE SOLIDE FORMATION LINGUISTIQUE UNIVERSITAIRE CONCERNANT SA PROPRE LANGUE ET LES LANGUES SLAVES, SUITE DE LA BATAILLE DURANT PLUSIEURS ANNÉES CONTRE LA GENTLE EXTERMINATION EN FRANCE (ET BIEN, CELA PREND TOUT LE TEMPS) A PU APPRENDRE LA LANGUE DE SON NOUVEAU PAYS EXCLUSIVEMENT À LA FAÇON AUTODIDACTE ET SPONTANÉEE, SANS FRÉQUENTER QUELCONQUES CURSUS. VEUILLEZ DONC ASSUMER LA RÉALITÉ DANS LAQUELLE VOUS ÊTES EN TRAIN DE LIRE  UNE NOUVELLE VERSION DE LA LANGUE FRANÇAISE, ET NE PAS REMONTRER AVEC UNE BASSE SATISFACTION DES ERREURS DE LA CONSTRUCTION DES PHRASES : IL EN EST TROP TARD.

WHERE ARE YOU NOW…?
(“THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY”)

 

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PART I
WHERE ARE YOU NOW…?

Chaque jour, tu restais là. Dans les rayons du soleil qui brûlait les têtes des passants : ceux qui ne te regardaient pas, puisqu’ils avaient les choses à voir et à apprendre, dans la poussière de la rue, des rickshaw avec les hommes attelés aux timons comme les chevaux et courant comme les fous car le monde l’est et ne s’en rend pas de compte, dans les cris de joie et d’exhortation de la foule, tu restais en regardant le monde devant toi. Te rendais-tu compte, déjà à ces instants, ayant à peine quelques ans, qu’il était ton ennemi… ?
Toujours près de la même colonne blanche, à la proximité du Musée de l’Histoire Naturelle : grand bâtiment de la renommée mondiale par la porte duquel la masse des visiteurs de toute l’Inde, de l’Asie et du monde entier entraient aux grandes salles, où ils pouvaient voir ce qu’était l’Humain – depuis les débuts de la création de son espèce.

Enfin, presque.
L’histoire de l’évolution.

Sans, bien sûr, des choses desquelles l’espèce humaine ne parle pas, et qu’elle met en silence car elle ne sait pas comment elle pourrait se débrouiller avec, comment les raconter, comment assumer leur véritable sens.


***


C’est étrange – que c’est aujourd’hui, le jour où je me mets à écrire ce texte… – car malgré avoir publié la même photo plusieurs fois – ta photo : en noir & blanc et en couleur, en entier, et enfin recadrée jusqu’au effacer presque tout ce qui t’entourait, pour qu’il ne reste que le portrait, un regard, une main – je n’ai jamais pu exprimer par les mots de ce jusqu’au quel point tu m’as capté et transporté dans ton monde. Tu m’as eu avec le premier regard, le premier geste de ta main tendue : bizarrement et pas conventionnellement sans imploration, ni dans tes yeux, ni dans ta posture, car tu n’étais pas crée pour implorer ni solliciter.

Le monde que je voulais connaître.
Le monde que je portais en moi.
…C’est étrange donc – que c’est aujourd’hui – quand je commence d’en écrire enfin, je tombe sur les choses étonnantes, comme si tout cela devait se lier – ou comme si l’était déjà : lié et associé, une chose avec l’autre, par une logique imperceptible mais évidente, sans besoin de poser des questions. À peine à la veille de poser sur le papier la première lettre de cet article, je passais par la belle rue parisienne, et pour la première fois depuis les nombreuses années j’ai pu m’arrêter sans sentir de la tension, sans éprouver de l’état de l’alerte constante, en respirant enfin l’air frais, sans vivre de l’écoeurement, de la répugnance et de l’aversion toujours sous-jacente donc présente jusqu’à aujourd’hui – tout ça m’étant imposé comme les choses à vivre pendant les années, avec la perversité que seulement les « pouvoirs » de ce monde puissent avoir pendant qu’ils jouent avec les sorts et les vies humaines…
…Calme… ?
– « Ne connais pas… ! », « Ne sais pas ce que c’est… ! »
On t’a pris ton calme… !
– « Je n’en avais jamais, j’ai sauvé ma tête… ! »
L’arrêt momentané donc – cet état de la respiration sans tension, la respiration sans plus de la haine, momentanément, la respiration à laquelle chaque être humain devrait avoir droit si les autres ne l’avaient pris en s’en considérant qualifiés – est tellement surprenant et incroyable que semble appartenir à quelqu’un autre.
Ou à une autre vie.

Mais ici les livres sont parties dans la rue : et devant une librairie tu vois un stand avec les bouquins. C’était un présentoir, plein des titres – mais il n’existait que ce livre : des photographies de Peter Beard, et avec un prologue en première page, la citation de Darwin.

 

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PART II
« THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY »

L’Humain… ! A-t-il tellement peu avancé depuis… ?
Tellement peu comme on le voit… ?
À la veille du jour où je t’ai prise en photo, devant ce grand musée de Calcutta, où l’on peut se rendre compte de toute l’histoire de l’espèce et de son évolution, et en dehors duquel on peut comprendre que malgré tout cela les cœurs et les esprits toujours n’ont pas évolué suffisamment, j’ai vu – une presque-nuit – une femme, beauté indescriptible, couverte par la poussière de la rue. La beauté en stade de la destruction, un bébé dans les bras, attente du sommeil. Elle restait allongée devant une porte, et sur cette porte il y avait écrit « MEMBERS ONLY ». C’était la porte du « Lions Club ».
Quelques années plus tard, déjà dans mon autre vie, j’ai photographié presque la même scène devant la porte parisienne du cénacle des « Médecins du Monde ».  
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les règles : inventés et mises en place pour la perte des uns et pour que les autres puissent vivre mieux en légitimant la destruction et l’avilissement d’une partie de l’humanité par leur propre droit à se trouver dans la situation privilégiée et légitimée par les lois – ces armes des « autorités » et moyens de la discrimination… ?
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les règles – qu’il ne ressent plus de l’indignation et de la révolte… ?
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les portes… ?
Faut-il être « membre » – d’un « groupe », pour ne pas être traité comme une bête humaine… ?

PART III
LA LOI – CETTE ARME DES MONOPOLISTES

Et la société – ou plutôt LES sociétés… ?
Elles se sont développées, bien sûr.
Jusqu’au point de protéger leurs « membres » – ceux qui « appartiennent » à l’espèce humaine et peuvent se légitimer d’une affirmation écrite de ce questionnable fait par une « autorité » – des choses risibles, ridicules et absurdes : d’un rien, d’un fantôme inventé à dessein, spécialement pour eux – jusqu’au pont de créer les peurs et de les défendre de la peur elle-même.
Mais il faut être « dedans » pour qu’ils te considèrent pour un Humain – comme eux.
Il faut que tu aies un papier, un titre, une pancarte, une attestation. Une certification, une monnaie ou un billet, et puis une signature de quelqu’un qui sait mieux.
Un acte qui prouverait ton humanité et le fait que tu ressens, que tu souffres et tu rêves comme eux.
Sinon – tu l’es, et tu le seras pour toujours : la bête humaine.
La loi en insiste.

 

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Tu m’as emmené avec toi, small boy de Calcutta, au regard dans lequel je n’ai vu pas encore ni de la haine, ni de la mort – tu m’as mené par plein des rues où je passais après et plein des chemins de ce monde. Tu m’as devenu comme un symbole – celui de l’ordre impitoyable des choses, une métaphore de ce qui se passe autour, dans le silence – et le souvenir de ton visage est devenu une obsession.
Je t’ai vu quand je regardais les hommes, adultes, qui tiraient les rickshaws avec les touristes, comme les chevaux qui passent toute leur vie en attelage, enslavés pour le plaisir des inconscients. Je t’ai vu quand – les mêmes jours – j’avais devant moi les yeux et les visages des mourants, les squelettes, dans l’hôpital Nirmal Hridaj tout près du Temple de la Kalî Noire, Kalîghat. Je t’ai vu même dans les yeux de ces femmes de la gare à Delhi, qui erraient parmi les restes des bananes pourris dans le soleil, et qui mendiaient, dans leurs saris colorés et avec les enfants dans leurs bras – ces femmes qu’on voit toute de suite quand on sort du bus qui lie le train de l’Amritsar avec la capitale. Je t’ai vu malgré que je ne t’ai connaissais pas encore.
Et je t’ai vu quand ici, à Paris, j’ai apprise de la mort d’un jeune rêveur, qui lui non plus n’avait d’aucune « preuve », aucune « attestation » du fait qu’il était l’Humain et qu’il ait donc les besoins physiques comme les autres. Même si ces « autres » ont l’ignobilité de mettre ce fait en question, d’en douter – ou de n’y pas penser.
Paradoxalement, on m’a dit qu’il rêvait de partir à l’Inde. Il pensait qu’il le ferait un jour, enfin – mais le temps a été trop court, les heures parisiennes trop cruelles et les nuits trop froides, vides, remplies de désespoir. En attendant donc, il squattait les lieux, là où il pouvait, sous tous les ponts de la Ville Lumière – mais à la fin, un jour était venu où il n’en pouvait plus.
La Seine l’a accueillit mieux que ses propres frères l’ont su.

Et toi… ? Où te trouves-tu, maintenant… ?

WHERE ARE YOU NOW… ?
Et est ce que tu as pu survivre…?
Si oui – est ce que tu n’avais pas rêvé de mourir quelque part, les heures noires.
Et – si oui – te rendais-tu compte aux mêmes instants, que si tu souffres – c’est l’orgueil et la vilenie de ceux qui prétendent d’être les êtres supérieurs de toi, affranchis à t’adonner les droits humains – ou de les enlever – qui se trouve en cause.
…WHERE ARE YOU NOW… ?!
Où tu te trouves, maintenant… ?!

Quelle est ta vie…?
Est – ce – que – tu – as – pu : Vivre.
Ma tête va se transformer en flambeau… !
Mon cœur n’est plus qu’un brandon.
Attention-explosion. 

 

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TEXT PUBLIÉ ÉGALEMENT SUR LE BLOG « BALLADYNA / SANS FRONTIÈRES » – http://balladyna-sansfrontieres.tumblr.com/post/79673321690/where-are-you-now-the-members-of-the-club14-15 MARCH 2014) & PHOTOGRAPHIES: BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE XXI SIÈCLE. LES PHOTOS SONT DIFFUSÉES AUSSI DANS LE SET « WHERE ARE YOU NOW…? (« THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY »). THE BOY NEXT TO THE MUSEUM OF NATURAL HISTORY. CALCUTTA » PUBLIÉ SUR FLICKR (ALBUM « CALCUTTA »: www.flickr.com/photos/balladyna/sets/72157640947457575). LA PHOTO AVEC LA CITATION DE L’Epigraph for « The Descent of Man » DE Charles Darwin: FROM THE BOOK “PETER BEARD”, 2013.

LES SANS PAPIERS: « NOUS LES SOUTENONS, MAIS NOUS LES DÉSAPPROUVONS! » LA DIALECTIQUE ET LES SOPHISMES DU PARTIE SOCIALISTE

/Article écrit le 10.01.2013, est une réponse au « Communique de Presse de Gilles Pargneaux (Premier Secrétaire de la Fédération du NORD du Parti Socialiste), transmis à l’auteure par le journal France Net Infos/

LA VIE SANS PAPIERS - LA VIE V(I)OLÉE (WORDS ON THE STREET)Cela a dû arriver à ça : et il y aura les choses encore pires. Et peut-être même les morts.

Et même, sûrement les morts : car la réponse à la privation de ce qui est basique, et le replay pour le système politique dont le principe est la négation des droits Fondamentaux aux Humains – ne peuvent être que ceux-là.

C’est depuis deux mois déjà, que dure la grève de la faim des Personnes Privées des Droits Fondamentaux sur le territoire de leur séjour : dans le pays qui prône – comme si pour en rire – l’égalité et une fraternité bien étrange. Ces termes effectivement ne peuvent qu’engendrer le léger sourire sur le visage si on se rend compte de la réalité.

Pour bien étiquetter les grévistes, ainsi que toutes les Personnes que le système politique du pays de la dite fraternité chasse, discrimine et écorche de leur humanité, le gouvernement a appris le peuple de les nommer les « Sans Papiers ». Cela explique et légitime tout : ces Personnes-là, ne sont pas vraiment les Humains ; elles n’ont donc pas Droit à ce à quoi nous l’avons, simplement et tout court.

À Lille, ces Personnes-là, n’en pouvant plus, occupent depuis deux mois le parvis devant une église, car de l’église elle-même elles ont été expulsées comme une bande des abrutis qui dérangent l’ordre établi de la société et inquiète les religieux. Les religieux, ils ont les papiers, les bienheureux, donc ils ne veulent pas se mêler en ce qui ne les concerne pas.

À Paris, les Humains « Sans Papiers » ont décidé de se rassembler devant le siège du Parti Socialiste, et répéter cette action chaque soir, à 18h, jusqu’à l’effet.

La Partie Socialiste, soutenant les Personnes « Sans Papiers » jusqu’à qu’elle se trouvait en opposition, préfère de ne plus les soutenir maintenant pour ne pas embêter l’appareil gouvernemental. Cet opportunisme n’est pas étonnant : car la présence de l’opportunisme est la chose normale dans la politique de la France.

Il y a quelques jours, la Fédération du Nord du Parti, a envoyé aux médias un communique portant un titre hypocrite : « SANS PAPIERS : DIGNITÉ ET RESPONSABILITÉ ».

Pourquoi je le dis : hypocrite… ?

Car on pourrait se demander en lisant ses paragraphes : la dignité dans tout ça – elle se trouve où… ? On ne peut pas dire responsable non plus d’une partie qui décide de s’emparer d’une langue du bois, les mêmes moments où on voit clairement que certains Êtres Humains, concernés par les déclarations démagogiques et hypocrites… n’en peuvent plus.

En bref, les décideurs de la Partie avancent dans leur déclaration que : « les socialistes nordistes tiennent à réaffirmer leur solidarité avec les femmes et hommes « Sans Papiers  » », pendant que chaque paragraphe de la dite déclaration est un triste témoignage que parler de quelconque solidarité ici y serait une bonne plaisanterie, et que – au moins pour ne pas se montrer ridicule – la Partie ferait mieux de rester plutôt en silence.

– « Nous soutenons la demande de régularisation de ces hommes et de ces femmes qui ont tout fait pour s’intégrer dans notre pays, mais nous désapprouvons la grève de la faim que le CSP 59 a organisée. Nous ne souhaitons pas que la vie de ces hommes et de ces femmes en grande situation de détresse et de précarité, soit mise en danger, et nous ne cautionnons pas cette opération » – écrit le Secrétaire de la Fédération du Nord du Parti, monsieur Gilles Pargneaux.

Et bien, on pourrait dire que les messieurs et mesdames du Partie « ne cautionnent pas l’opération » car « elle met la vie des hommes et des femmes en danger », mais qu’ils s’en fichent sincèrement – et avec la légèreté et l’humeur propres aux Ayants Droits – du fait que la même vie est déjà mise en danger beaucoup plus grand, et associé dans ce cas avec l’humiliation en plus, par la Loi le statuant.

« DROITS DU TRAVAIL POUR LES SANS PAPIERS.
CAR NOUS AVONS BESOIN DES… NETTOYEURS …! »

Ce que prévoit le communique des socialistes, c’est – qu’une fois de plus, les accréditations accordées aux Humains, et qui leur donneraient le Droit à la vie digne, devraient être distribuées sous la condition du travail, dont on sait très bien qu’on ne peut pas exercer (et au moins : exercer un travail louable, digne et permettant à la vie respectable) sans les dites accréditations assurant qu’on est bien un Humain.

Le cercle vicieux donc, et ce dans le cas des nombreuses personnes.

Mais en plus, pour donner la preuve ultime d’une pensée politique et sociale rétrograde, le Secrétariat des socialistes allègue :

– « Chacun  sait que l’emploi de travailleurs et de travailleuses « Sans Papiers » est une réalité économique et sociale en France. Ils sont incontournables dans nombre de secteurs comme le bâtiment, les travaux publics, le nettoyage, la sécurité, la restauration, l’aide à la personne, l’agro-alimentaire, la confection etc., souvent via la sous-traitance ou l’intérim ».

Et bien, il semble que le clou se trouve justement là.

Le clou de quoi… ?

Le clou de ce qui fait l’exorde et la source de toutes ces doctrines politiques : celles qui pas seulement autorisent et légitiment les humiliations et les abus des certains Humains par les autres, mais qui les  o r g a n i s e n t  et les  m e t t e n t  e n  p l a c e.

Cette exorde et la source – est la pensée utilitariste quand on parle de l’Humain.

C’est de cette pensée-là – et même pas de la peur : car quand la peur cesse, l’homme à l’esprit médiocre cherche comment tirer le profit de ce qui l’apeurait et qu’il continue de voir comme « étrange » –  …de la donc, viennent les discriminations, l’ordre de préséance, l’abus, la pigmentocratie, le système des castes, l’exclusion, et – la ségrégation.

L’Humain en France – ÇA se traite comme un utilitaire : on le sait bien et rien dans ce constat n’est pas nouveau ni étonnant.

Ce que vient d’affirmer dans son communique la Partie des socialistes, n’est que jeter à la gueule des exclus d’aujourd’hui une de plus affirmation : qu’ils peuvent bien espérer et compter d’être traités un jour sans discrimination, sans qu’on les regarde comme les Êtres Humains Rabaissés, car… comme on le sait, dans la société dont la partie ils veulent faire, ils peuvent servir aux Ayants Droits – à l’exécution des tâches les plus basses.

Nouveau castisme en France… ?

Et bien, pas tellement nouveau car existant depuis qu’il existe l’immigration… et le colonialisme de l’autre part.


NOUVEAU CASTISME
DANS LES SYSTÈMES POLITIQUES DISCRIMINATOIRES.
CAS: LE SYSTÈME FRANÇAIS

On penserait pourtant que la condition de l’avancement des sociétés, ainsi que la condition de développement de l’Humain, serait celle de finir enfin avec l’ignominie qu’est mettre les gens dans les castes, les tiroirs et les cages. Hélas, les intérêts des politiciens et surtout ceux qui traversent tout à coup du côte « opposition » au « camp du gouvernement », ne s’accordent pas avec ces principes louables.

– « Écoutez, les « Sans Papiers » : soit vous allez nous servir – soit… ne comptez pas sur notre soutien dans votre lutte pour vos Droits des Humains…! ».

…L’Humain, vous dites…? – naïfs…! Ici, on ne pense plus à ça…!

Pourquoi…?

J’écrivais sur ça déjà en 2011 dans l’article « SI ELLE VOULAIT CONSERVER LE RESPECT POUR LES HUMAINS. QUELQUES MOTS ASSOCIÉS AVEC LA « PREFACE OF THE SONG JE CHANTE POUR LA GUERRE SACRÉE » (« WORDPRESS », 29.05.2011):

« Il n’est pas possible de ne pas comprendre de ce d’où ça vient – si on se rend compte de toute l’histoire de la France : on sait, que pendant les longues décennies, les Français (qui gueulent aujourd’hui, les vrais enfants égocentriques et puérils, que cette Femme sans aucun droit et même sans Droit Fondamental à existence digne dans  l e u r  pays,  l e u r  mange  l e u r  pain, ou que cet Homme qui  l e u r  construit  l e u r s  bâtiments sans pouvoir habiter quelque part lui-même, l e u r  prend ce qui est  l e u r) – ont intériorisé en eux ce portrait de l’Immigration – les images des Femmes Espagnoles rétrécies, diminuées et primitivisées dans les petites chambres de bonne minables, gardant les enfants des « nés ici » et n’ayant bien sûr pas Droit à avoir leurs propres enfants car leur rôle n’est pas ça bien sûr. Les Hommes travaillant comme les  r a m a s s e u r s  d’ordures – au noir, bien sûr, car l’accès à une autre façon de gagner leurs vies, qui serait Digne (ce qui est un Droit Fondamental, il parait) la France, pour eux, ne le prévoit pas : elle n’est pas idiote, la France, faut avoir les esclaves au pays pour que les nôtres se sentent bien… !
Immigration : « ça nous « sert »… ! Depuis toujours « ÇA existait pour avoir le rôle des serviables »… !
Donc, si on les soutient en lutte pour leurs Droits Fondamentaux – c’est parce qu’ils nous sont utiles et utilisables…! ».

On se sent horrifiés, n’est ce pas…?

Horrifiés que dans le pays qui ose encore prétendre d’être un pays de l« égalité » et de la « fraternité » – on se rend compte que cette dernière est destinée toujours – seulement aux nôtres.

SERVIABLE, PROFITABLE, UTILE ET UTILISABLE

Telles « valeurs » de ceux qui luttent aujourd’hui pour leurs Droits des Humains, en allant jusqu’à la grève de la faim, voient les décideurs de la Partie Socialiste en l’annonçant dans leur document.

Regarder et traiter un Être Humain comme une chose qui peut servir – n’est qu’une manie médiocre et une habitude basse : témoignant d’une part le manque de la noblesse, et de l’autre – la petitesse de celui qui fonctionne en se basant sur un tel choix.

…Mais QUOI sera – quand les Femmes Étrangères, qui aujourd’hui nettoient votre saleté, et les Hommes du Bâtiment, qui – eux – n’habitent souvent nulle part et vivent de rien – ne voudront plus vous servir, les messieurs socialistes de la France… ?

Et bien, pour l’instant, les « Sans Papiers » que vous avez étiquetté soigneusement, font la grève de la faim: ils se mettent en danger eux-mêmes, et vous les soutenez sur une feuille regorgeant de mensonge sans les soutenir en vrai. Mais dans quelques années, quelques mois, quelques jours peut-être, qui sait – ils ne seront plus naïfs : ils choisiront de tuer plutôt un de vous au lieu de se mettre à encore une épreuve eux-mêmes.

Ou, il est très possible qu’ils organiseront enfin une tuerie véritable : où pas un Être Humain mourra, mais les centaines ou les milles.

Et les victimes cette fois seront choisis parmi vous.

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BALLADYNA DE TEMPÊTE,
Théâtre De RÉVOLTE, 10.01.2013

LIGOTEZ LES… !                   _CHD2508_30x40_DEF

/TEXTE : BALLADYNA DE TEMPÊTE, PHOTO DU PERFORMANCE DE L’AUTEURE : CHRISTIAN DEMARE/

Et voilà encore cette nuit je ne vais pas dormir car les doigts me portent trop loin et trop farouchement sur le clavier. Leur force est terrible et j’espère que le cerveau de la machine ne va pas éclater comme le mien l’a risqué le temps quand je passais par le Hell.
…Et voilà encore cette nuit, ce jour, et puis les milles des jours qui viennent – je ne vais pas dormir et ne vais pas sourire à eux ; charriez loin de moi ceux cassés, prostrés, qui s’apitoient sur eux-mêmes car « dans leur vie ils n’ont pas eu de ce qu’ils s’imaginaient »… !
– Charriez loin de moi… ! Charriez-LES… ! – je crie.
Et puis, ligotes-leur aussi leurs mains et leurs jambes – qu’ils ne puissent pas de revenir et de nouveau me bombarder des doléances de près… ! Bouchonnez-leur aussi leurs bouches – pour qu’ils ne puissent plus d’en émettre des sons de la médiocrité et de petitesse, de mesquinerie et de la facilité à se faire abattre et se sentir abattu – ou bouchez-moi mes oreilles, pour que je puisse de ne les pas entendre… !
Ceux gémissants de désespoir, de la frustration et de la résignation – débardez-les, éloignez-les – et qu’ils ne retournent pas pour me voir, et qu’ils ne me parlent plus, autant qu’ils ne se rendront pas de compte du ridicule abject, de leur mesquinerie et de misère de leurs coeurs.
– … « J’ai raté ma vie… ! » – ils osent de regretter eux-mêmes en passant le même moment près d’un Homme Sans Toit et Sans-Papiers, dont on ne sait même plus s’il est un Homme ou un déchet – « Je voulais ça et ça, et ça encore – et je ne l’ai pas, tu vois… ?! »
– « Je voulais vivre de mon travail : mais je dois vivre d’autre chose… Donc, c’est ratée, ma carrière… ! »
– « Je voulais avoir une femme, amour… ! » (« C’est basique », ils disent, comme si chacun en ait le droit, même ceux qui vivent parmi les ordures – sans voir combien ils se trompent) : …c’est raté aussi…! »
– « Je voulais jouer au grand théâtre et je ne joue que dans un espace à 100 places… ! »
On dirait…
– « Moi je voulais une voiture toute rouge et je n’ai que blanche… ! »
– « Ça fait beaucoup, n’est ce pas ! »
N’est-ce-pas.
– « Je voulais avoir deux millions et je n’ai qu’un… ! »

« Calais. L’hôtel Bel Azur fait façade à la mer. La mouette effrontée salue les migrants. Hommes sans rien d’autres que la vie. Hommes-chiens comme l’oiseau du jour. Hommes-oiseaux qui des heures durant tournent en rond. S’arrêter est un défi. Se faire arrêter puis s’échapper aussi. Sans le voyage, le temps passe c’est tout. Comprenne qui pourra. Calais. Les migrateurs forment une espèce coriace, envahissante, trissante. Tête basse contre la pluie et le vent, leurs pattes poussent des petits cris. Il pleut sur la mer. Tous les jours il pleut. Tous les jours un jour. Toutes les nuits. Toutes les nuits, les migrants tentent le tunnel sombre d’une illusion ensommeillée. Terre promise : l’Angleterre. Rêve : exister. Perspective : réfugié. État : harassé. Peur : dériver. Circulation dangereuse »*.
…« En Afghanistan, Nasrat Shirzad laisse sa chèvre, nuage d’orage et cornes noires. Il garde la douceur du pelage. Au Pakistan, il laisse ses parents disloqués par la bombe et garde le souffle de la mort. En Iran, il troque ses 16 ans contre la carte du ciel. En Syrie, l’avenir en bandoulière, l’armoire pleine de sève, il oublie sa peine. Puis il laisse la Turquie et prend la mer. Frêle carcasse dans la vague braillante. À minuit, avec d’autres et sans rien d’autre que lui, il est bousculé par-dessus crêtes et creux. La mort engloutit »**.

« Rêve – EXISTER ».
À Paris, la Femme qui a passé par la mer est Violée car la loi l’organise bien.
« Centre de gravité entre les genoux. Chaque nuit. Tout bascule en roulade maléfique. Tout. No chance. Go away, ils disent. Ne reste pas ici et ne reviens pas demain. On t’arrête tu reviens. Tu reviens on t’arrête. Ressac. No trip last night. No trip last night »***.
Et moi, je me souviens un récit dont les fragments j’ai lu il y a des années, et ou l’auteur se compatissait : « No sex last night. No sex last night ».
Ce qui est apte de nous faire souffrir et rendre malheureux dépend de ce combien nous savons déjà – que nous avons passé et vaincu.
Dont – PU.
Souvent, ces gens – les faibles, les fragiles – n’ont rien vu et rien appris de la vie à part de leurs regrets. Étaient – nulle part et ont essaye nulle part, en restant dans leurs maisons de facile – et – ensuite – regrettable.
…Combien des fois je devrai répéter encore – à ceux malheureux aux bras tombants, ceux sans honte, ceux qui se laissent de s’apitoyer, de regretter et d’aboyer… ? Combien des fois encore, leur répéter que les Droits Fondamentaux et les avoir – est le bonheur en lui-même – et que celui qui les a n’est qu’un VER DE TERRE non seulement ridicule mais méprisable s’il osait de s’apitoyer sur lui même… ?
Car avec ces Droits – aujourd’hui accordés ou pas par vos gouvernements – tu peux avoir tout ou ne posséder rien – mais tu peux te dire Que Tu N’Étais Pas Un Condamné À La Non-Existence.
Tu As Pu Tout Faire Pour Ce Que Ta Vie… puisse être : TA Vie.
« EXISTER – un Rêve… ! ».
Tout pour ça.
TU PEUX TE BATTRE ENCORE…!
Pourquoi casser les bras…?!
(« Ils ont voulu te Tuer, est ce que tu te rappelles… ?
Chcieli Cié zabic – czy pamiétasz… ?! »****)
Oui, je me le rappelle bien.
Une autre Femme dira à une autre :
– « Et quand on te Violait, tu te souviens… ? »
« Rappelles-toi, comme on t’a forcé à renoncer ton humanité, et à survivre parmi eux – les mêmes qui se plaignent aujourd’hui… ? »

Moi – qui ne suis plus une Femme mais une Witch – je ris.
Je rirai encore et mon rire sera sans fin, sans frontière, sans arrêt – mon rire – d’eux.
Et vous… ?

***

Combien ils sont petits et méprisables.
D’avoir indécence de se regretter eux-mêmes – avec tout ce qu’ils peuvent, les chemins ouverts devant eux et les yeux fermés dans leurs crânes bourrées par la résignation.
Indécents… ?
…Oui…, car combien l’est – se regretter soi-même quand on a les Droits Fondamentaux.
…QUAND – ON – LES – A… ! – les mêmes moments où les gens se noient dans la mer et quand on les noie sur vos rues, tel Big Brother en direct devant vos yeux.
Et quand ça – ne vous rend pas malheureux ni à un point.

***

…Ce qui est apte de nous faire souffrir dépend de ce combien nous savons déjà que nous avons passé et vaincu.
Pour certains ce ne sera qu’un grain de sable dans la chaussure bien polie – pour l’autre, seulement l’Avilissement, le Viol, la Massacre d’Âme ou… la Mort.
– « Ayez la décence de vous retirer de mon champ si vous êtes ces premiers » – dit LILITH, dit Witch, dit Sorcière. – « Sinon, je frapperai fort : trop fort pour ne pas écraser vos images hypocrites sur vos murs bien lis, cassables comme… vous l’êtes ».

BALLADYNA DE TEMPÊTE / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, 21-22 DÉC. 2012
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* Les fragments cités dans l’article appartiennent au texte de Laurence Loutre-Barbier « Ressac » (extrait) ; (http://loutrebarbier.blog.free.fr/index.php?post/ressac-%28extrait%29)
** Ibid.
*** Ibid.
**** « Ils ont voulu te Tuer, est ce que tu te rappelles… ? » – fragment du texte de l’auteure, d’un essai du chant pour la musique de Artycha (Janusz Boczka-Jade).

MY BODY WILL BURN, YOUR SOULS WILL BE DAMNED
(CONVICTED AND WINNER – CYCLE « CHANTS DE WITCH »)

– music now on the site : WWW.BALLADYNA-THEATREDEREVOLTE.COM –

Burned at the stake…
Burned at the stake… Burned at the stake…
Burned at the stake…
Burned at the stake…

My body will burn
Your souls will be damned

My body will burn
Your souls will be damned

My body will burn
Your souls will be damned

My hair will burn
Your bodys will be damned !

Your bodys will be damned

My body will burn
Your souls will be damned
My hair will burn
Your bodys will be damned !
Hahahaaaa !
 (Voices of the Witches)

Humains:
Brûle, Sorcière… !

(Voices of the Witches)

Humains:
Tu n’as pas mêmes droits

que nous !
You…
don’t have…
the same rights…
as we have!

Brûle, Sorcière… !
Burn, Witch ! Burn, Witch !
Burn, Witch !

Burn, Witch ! Burn, Witch !
Burn, Witch !

Your NATIONALITY,
Your race,
Couleur de tes yeux !
…Your appearance, not shabby,
leaving us no opportunity to feel satisfaction…

BURN, WITCH !

Nous t’avons préparé un joli bûcher

Tuons-la !
Tuons-la ! Tuons-la !
Kill her !

Your NATIONALITY,
Your race,
Couleur de tes yeux !

WITCH:
YOUR BODYS WILL BE DAMNED

(Voices of the Witches)

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DAMNING LYRICS & PERFORMANCE : BALLADYNA. MUSIC : L.O.U.P.
VIDEO ASSOCIÉE : YOUTUBE « CONVICTED AND WINNER » –
http://ick.li/A90K5g