Articles Tagués ‘LA CANTADA’

« MOI, QUI N’AVAIS PLUS RIEN À PERDRE, JE CRIAIS D’UNE VOIX FORTE, SÛRE D EMOI: POURQUOI ME FRAPPEZ-VOUS…? J’AI AUSSI LES DROITS…! COMMENT POUVEZ-VOUS VOUS CONTENTER DE VOIR LES GENS MOURIR SANS AGIR…?! »*

I AM THE GODDESS OF HELL FIRE AND I BRING YOU**…

Photographies of the creation: the screenshots from the video-recording of the performance « FIRE…! » (Music: « Fire…! » de Arthur Brown. La Cantada, 5 décembre 2014). As Arthur Brown: Duncan Clarke. Performance du « FIRE… ! » a été liée et consacrée au thème des brûlures des visages des Femmes en Iran, et en protest contre le système patriarcal. Avec les paroles finales et la présentation du livre de Azam Hadj Heydari « Le Prix de rester humain ».

 

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Ça n’aurait pas dû être tout à fait comme ça.
Mais on n’a jamais vraiment travaillé ensemble, tout était fait sans la préparation suffisante, tout a existé plutôt grâce à s’avoir parlé sur les choses que grâce à les avoir testé comme il faut en avance. …Mais qu’est ce que tu fais, Duncan…?! Tu aurais dû menacer avec ton fouet au public – surtout pas à moi, la Witch – et qu’est ce que je vois sur la vidéo…? Et cette corde – qui au cours des quelques minutes a gagné la signification tellement différente que ce dont on parlait…?
M’enrouler dedans et de me libérer.
Dans tous les cas personne ne m’aura sur une laisse…!
…Les effets de faire une performance presque sans la préparation qui l’aurait précédée, si on le fait en duo, sont mortels.
Les gestes, les expressions, les mouvements.
Le sens – qui, lui – se perd…?
Vraiment… ?
La corde, qui devrait servir pour un lien de contact entre la Witch et le personnage au micro – est devenue comme un outil de – on dirait – presque ligotement, les regards menaçants du chanteur – qui me visent soudainement au lieu de viser le public (dansant devant, je m’en rends compte seulement en regardant la vidéo), ainsi que certains objets dans ses mains – sont la source de l’impression évidente: malgré mon non-accord à incarner un personnage féminin contrôlé et encagé, malgré avoir décidé de la chose totalement différente, on a à faire ici avec la description d’un emprisonnement, une métaphore – et une mise en scène spontanée d’un essai de la prise de contrôle sur l’individu féminin qui vole jusqu’aux les points les plus éloignés du centre de la cage.
La Witch – qui se prend sa place dans cette espace minimale, la Witch qui n’hésite pas d’aller jusqu’aux murs de la cave de La Cantada – mais toujours se trouvant sur un fil – est une évidence: tout cela raconte l’univers incarcéré, on est dans une prison.
Je – suis: DANS UNE CAGE…!
– « Virer cette vidéo, virer tout le souvenir de cette satane danse…! La Witch – N’EST PAS D’ACCORD, ON NE L’ENFERMERA JAMAIS PLUS : NI DANS UN IMPOSSIBLE, NI DANS UNE CAGE : AVEC PERSONNE ET NULLE PART…! »

 

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…Et – ici – quelque chose comme la lueur de la conscience.
Serait-ce uninexplicable concours des circonstances: qu’exactement aujourd’hui, le jour de la performance, quelques heures avant et sans planifier (je n’aurais même pas dû être là), je me suis trouvée dans ce lieu, au Boulevard Saint-Michel, Paris – et où j’ai rencontré Nabi Niakan, avec qui nous avons discuté assez longtemps, tout devant le stand avec les photographies des femmes aux visages brûlés par l’acide par les criminels musulmans jouissant des pleins droits de traiter une femme pire qu’on traite un chien… ?
Donc, le droit a l’encager, à la faire souffrir, à transformer son visage en une plaie brûlante.
À taillader son visage, sa dignité, sa vie…?

***

Au cours des dernières semaines, au moins 25 femmes – en Iran seulement – ont été « traitées » par l’acide par leurs bourreaux certains qu’ils sont impunissables.
Et même si c’aurait été une seule…
« Où sont nos visages…?! » – crient les femmes des affiches à Paris.
Elles devraient crier: « Rendez-les nous…! Rendez-les nous, et allez vous pendre… ! Allez – sinon, c’est nous, quo allons maintenant brûler vos vies, vos corps des faiblards frustrés, et vos consciences…! »
Vous allez brûler.
Pas comme vous avez planifié.

***

Moi, qui dans mon autre vie, avant devenir la Witch – ou simplement avant que le processus a été conclu et a pris sa fin – dans toute l’inconscience des crimes commis probablement tout à côté, me promenais joyeusement dans les rues d’Ispahan, la même ville où aujourd’hui on organise les manifestations… Moi, reconduite par la police à Téhéran à leur commissariat, et ce exactement pour un « délit » de porter une bandana qui permettait à s’échapper à quelques mèches trop visibles… Moi, qui malgré voyager pendant la moitié du trip avec les amis-hommes ne trouvais pas d’être une chose normale de ne pas pouvoir prendre de ma liberté de pénétrer seule dans les ruelles qui m’intéressaient… (« Tu es venue là, tu devrais respecter leur culture…! » – m’ont brusqué-t-ils, en lien avec les exigences sexistes de leurs confrères musulmanes, de ne pas me promener seule et de me couvrir jusqu’aux oreilles – en prenant par ceci clairement leur position en ce qui concernait les violations de ma liberté, dans la situation où la leur, puisqu’ils possédaient les corps masculins, ne se trouvait pas en danger. Seriez-vous totalement bourrés, mes prétendus amis…?! Faut savoir faire la différence entre la culture qui ne mettrait pas en question de la dignité et de droit au bonheur de la personne – et celle qui se donne le droit de statuer que la moitié de l’humanité est en réel une caste des sous-humain(e)s, des esclaves asservi(e)s à l’autre sexe…!). Moi verbalisée pendant une visite dans le musée de la civilisation sexiste à la capitale, encore pour avoir porté une manche trop courte : qui dans un 30° environ ou plus ne cachait pas de ma main jusqu’aux doigts…
Et enfin – moi : qui a dû vivre, et ce également par les raisons discriminatives, la discrimination des femmes ayant la soif de la liberté étant incorporée dans le système patriarcal – ici, en France, à Paris – dans une véritable cage suite de mon refus immuable de me voir « attribuée » à un homme, et malgré qu’une fois ils m’ont eue, poussée au bout… ? Ne serait-ce pas pour que aujourd’hui je comprenne une autre enfermée en cage… ?
Ne serait-ce pas – pour que je comprenne : tou(te)s encagé(e)s du monde… ?
ET PAR QUELLE RAISON ÉTRANGE JE DÉBARQUE AUJOURD’HUI ICI, DANS CETTE RUE – ET CE TOUT AVANT LA PERFORMANCE : ET NE SERAIT-CE PAS POUR QU’ELLE BRÛLE… ?

 

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« LE PRIX DE RESTER HUMAIN »

 

« Un témoignage captivant et douloureux sur une des périodes les plus sombres de l’histoire, trouvant de troublants échos avec l’horreur des camps de concentrations nazis » – on a écrit du livre de l’Iranienne Azam Hadj Heydari, résistante contre le régime des religieux et le régime patriarcal tout cour.
Pourchassée par les chiens de Khomeiny, incarcérée pendant les années dans une prison organisée par les gardiens du système, et pendant huit mois enfermée dans une cage, accroupie, aux yeux bandés, elle a échappé la mort, et aussi celle de son âme.
Un témoignage sur une des périodes de l’histoire…?
Les échos troublants avec l’horreur des camps de concentration nazis…?
Seulement les échos…?
De l’histoire – ainsi que des crimes de l’extermination, des morts commis bien sûr sur celles qui depuis les siècles, le début de ce monde, traitaient comme la chose évidente, l’affaire de l’honneur et de la dignité, donc de la survie*** – de ne pas suivre de l’ordre qu’une moitié de l’espèce humaine – celle aux corps du genre masculin – a réussi d’imposer à l’autre – née avec les corps des femmes…?
Les photographies sont atroces. Monstrueuses même, et encore plus s’il existait le mot plus fort.

 

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– « Je veux bien faire comprendre dans quelle famille je suis née et j’ai grandi – écrit Azam Hadj Heydari : dont le livre j’emporte avec moi le jour de la performance. – « Une famille fanatique et religieuse imprégnée de l’idéologie des mollahs, qui n’accorde aux femmes d’aucune valeur et pour qui ces dernières n’ont été crées que pour assouvir les désirs des hommes. Dans cette conception, la femme n’a d’aucune identité. Avant le mariage, elle a l’identité de son père. Après le mariage, celle de son mari. Et même après la mort de ce dernier, elle n’a toujours pas d’identité propre, mais est reconnue à travers un de ses fils dont elle va porter le nom. La femme n’a qu’un rôle : faire la cuisine, la vaisselle, la lessive, tout ce dont l’homme a besoin, lui faire des enfants et les élever. Dans de nombreuses maisons de notre quartier, les hommes n’appelaient pas leur femme par leur prénom, mais par le nom de leur fils, comme par exemple « maman Hassan ». (…) Dans certaines familles, on appelle même la femme par un nom masculin qui est le plus souvent celui d’un enfant mort »****.  
BRÛLE… ! BRÛLE, FIRE… !
« …You’ve been living like a little boy,
in the middle of your little world.
And your mind, your tiny mind,
you know you’ve really been so blind.
Now’s your time burn your mind,
you’re falling far too far behind.
Fire, I’ll take you to burn »…

 

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* Azam Hadj Heydari: « Le Prix de rester humain »; Jean-Claude GawseWITCH (!) Éditeur, Paris 2010.
** Comp. : http://www.youtube.com/watch?v=NOErZuzZpS8
*** Il y en a encore celles pour qui ces deux – honneur et la dignité – signifient la survie.
**** Ibid (*).

Le stand de Nabi Niakan et de l’Association des Réfugiés Politiques Iraniens en France au Boulevard Saint-Michel à Paris (Place de la Sorbonne) va y rester toute la semaine. Avec la possibilité de signer la pétition contre le régime religieux des mollahs en Iran et d’acheter plusieurs livres traitant des sujets de la domination sexiste dans la culture crée par les religieux, discrimination des femmes et crimes commis sur les « exemplaires non-obéissants », ainsi que sur le régime politique en général.

BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE. 

 

 

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Les textes du cycle Chants de Witch sont publiés consécutivement sur ces pages,
chaque jour pendant la semaine de 23 juin – jusqu’au 30 juin 2012.
Ensuite, quelques d’eux seront présentés pendant la Sortiariæ Nox (La Nuit des Sorcières),
le SAMEDI 30 JUIN à 23h, à La Cantada, Paris
.

– I –
IL N’Y A PAS D’ÉPOQUE OÙ JE NE VIVRAIS
(CYCLE : CHANTS DE WITCH)


PHOTOGRAPHIE : CHRISTIAN DEMARE

Toujours il est mieux raconter l’histoire,
qu’écrire sur les faits en les vêtant en abstrait.
Car les gens s’en foutent de l’abstrait.
Ils s’en foutent de ce qu’ils devraient « S’IMAGINER ».
« S’IMAGINER » : ils n’en sont pas capables.
Jusqu’au qu’ils ne doivent vivre de la chose eux-mêmes – ils ne savent même pas qu’elle puisse exister.
Même s’ils disent qu’ils savent bien qu’elle puisse exister.
En vrai, ils ne s’imaginent jamais de la chose imaginée – comme la chose réelle.
Voilà pourquoi l’imagination humaine est une fonctionnalité handicapée, horriblement entichée, faisandée pendant le processus de l’évolution.
La chose imaginée – pour eux – ne peut exister que dans l’imagination.
Même s’ils savent bien que les autres – vivent les choses desquelles eux, ils ne font que spéculer dans leurs cervelles de rebut.

C’est l’histoire – qui les atteint, les touche ou les frappe.
C’est l’effet qui compte – et pas la cause : le déclenchement, catastrophique ou heureux – de tout.
Le ressenti, le sentiment.
…Mais quoi, quand on ne veut pas raconter trop concrètement d’une vie…?
De sa vie: puisque elle est à moi, pas aux autres, pas à ceux qui, dans tous les cas, ne pourraient la voir qu’avec leurs propres yeux – les yeux à eux, les yeux qui ne connaissent pas du même vécu, les yeux DES HUMAINS.
Quoi, quand on a un mépris infini – pour certaines indiscrétions et le concret habillé en bavardage… ?
Quoi, si toute sa vie on s’en sorte grâce aux métaphores… ?

…J’étais une poète, je décrivais mes sentiments.
Et alors j’ai vécu une histoire trop cruelle, trop impossible et trop infernale – et je suis devenue une bête, un monstre barbare, mais aussi une Witch – dont le rire résonne triomphalement.
Je ne me refuse d’aucun moyen – pour raconter l’enfer des humains.
Pas par pas.
Lettre par lettre.
Page par page.

Je vivrai cent ans.
Page par page.
J’ai mille ans déjà.
Des pages presque autant.
Il n’y a pas d’époque où je ne vivrais.

– II –
LA WITCH FAIT LA DIGRESSION PENDANT SON CHANT

En réponse à tous les affirmations des ministres du nouveau gouvernement pas plus noble que le précédant – les ministres et les hommes politiques qui osent affirmer qu’ils « assument », que les autres Humains soient :
condamnés à la Non-Être,
censés à rester Non-Existants, Non-Avançants, Non-Libres –
mais pas seulement : car aussi, très souvent, destinés à l’avilissement, l’humiliation, la destruction et toujours au malheur –
je n’ai qu’une réponse.
Et une question sonnant uniformément.

Est-il :
admissible, acceptable, recevable, possible
vraisemblable, juste, agreeable, passable,
carrossable, franchissable

… !

…qu’à la fin du XX, le début du XXI siècle – les milles des personnes –
vivants sur un territoire, et y vivant souvent toutes leurs vies (la durée est pourtant peu importante) –

S O I E N T
E X P E N D A B L E S.

QUI sont ceux – qui disent qu’ils « assument » le fait que les autres meurent, pendant qu’eux-mêmes vivent sans que quiconque mette en question leur Droit Fondamental : à Être Humain – QUI sont-ils… ?!
Si pas les Bastards.
Si pas les Bastards.
Si pas les Bastards, aveugles et horrifiants.

______________________

(* La Digression de Witch
est directement liée à la « déclaration » de hier, du ministre de l’intérieur du nouveau gouvernement français).

– III –
ALORS, QUI VAINC… ?
(CYCLE : CHANTS DE WITCH)

FRAGMENT DU LIVRE « UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME »

ALORS, QUI VAINC… ?
(So, who wins… ?!)
– « Tu te souviens ce que je t’ai dit… ? » – elle entend maintenant les mots de quelqu’un de loin. – « Tu te souviens ta voix d’avant… ?
Trop haute, trop aigüe, tellement vierge, insupportablement chaste, comme vierge et insupportable aujourd’hui à admettre était ton amour pour les gens.
Aujourd’hui… tu ne chantes plus avec cette voix-là.
La voix du passé.
Aujourd’hui, tu cries avec ta voix horrible et atroce.
Tu chantes avec ta voix qui pourrait faire s’écrouler les mûrs et effrayer les Bastards d’ici – et qui pourrait être celle d’une monstre – mais qui est pourtant toujours celle de Femme.
(Pas d’une Femme
Pas d’une Femme
Pas d’une Femme…!)
La voix qui voudrait transpercer les montagnes.

Ta voix… n’est plus une voix de Celle Qui Ne Sait Pas.
Car – tu le Sais déjà.
Tu as souffert beaucoup – pour pouvoir Crier vraiment.
Hurler vraiment – et chanter vraiment.
Chanter…
Ton Hurlement.
Souffrir beaucoup, et de ne jamais oublier ta souffrance – pour que ton Cri puisse sonner comme il sonne aujourd’hui.
Il s’infiltrera dans tout ce que tu feras, et sera présent dans tout ce que tu entreprendras,
il te mènera partout où tu décideras.
Il traversera dans ton chant.
Car il sera – ton chant.
Alors…
CRIE… ! CRIE… ! CRIE… !
Kra… ! Kra… ! Kra… !
CZARNA WRONA Z WLOSAMI UCZESANYMI W PIORUN
NIE WYRZUCI PIORUNA Z DUSZY*.
Jamais.
Voilà, qui vainc.

– – –

Victoire.
COUTEAU dans ta poche.
Désormais.
Et si pas dans ta poche – alors dans ton sac.
Toujours.
Pas d’un jour sans mon couteau.
Victoire… !

– – –

– …Et seulement, il y a cette seule défaite-là – Lilith, Witch, Sorcière, continue de parler. – Ma seule défaite à assumer, à admettre: sans pouvoir le changer.
Même les Witches, mes Sœurs, ne peuvent rien faire dans ces cas-là.

(…)

Dit-elle.
Dit Lilith.
Dit la Witch qu’elle est devenue, qu’elle devient et qu’elle deviendra.

(…)

Le monde – que tu aimais.
En te trompant horriblement.
Dans les deux cas.
Combien ton erreur était grand… !

– …Combien plus grand était le vôtre pourtant.
De ne voir en moi qu’une Femme.

– …Le monde ne fera plus de cet erreur-là, ma Sœur… !
Ma WITCH.
Il ne te dira jamais plus des âneries comme ça.
…Kra… ! Kra… ! Krrrrrrraaaaaaaah… !

– – –

Combien mon erreur était grand.
De ne vous pas Haïr.
De vous aimer.
De ne vous pas Haïr.

– …Combien plus grand était le vôtre pourtant.
De ne voir en moi qu’une Femme.

– …Le monde ne fera plus de cet erreur-là, ma Sœur… !
Ma WITCH.
Il ne te dira jamais plus des âneries comme ça.
KRA… ! KRA… ! Krrrrrrraaaaaaaah… !

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* Langue polon. : Elle, Oiseau Noir Qui Ne Meurt Jamais, les cheveux coiffés en Foudre, ne renoncera jamais la Foudre dans son âme.

 OSTRACISED ! (EXPULSION – ÉLIMINATION – ÉVICTION – DISCRIMINATION)

TEXTE & CHANT : BALLADYNA
MUSIQUE : L.O.U.P.

Aujourd’hui, au lieu des textes pas encore enregistrés du nouveau cycle « Chants de Witch »
– je publie sur ces pages le texte du chant « OSTRACISED ! » –
qui sortira en musique le 1 juillet,
et qui va être un des chants présentés pendant la Sortiariæ Nox à La Cantada, Paris.
Pourquoi j’ai décide que les paroles du texte déjà enregistré se trouvent parmi le nouveau cycle… ?
Car « OSTRACISED ! » – est aussi – un Chant de Witch.
Et car, hélas, il reste en correspondance indéniable avec l’actualité politique
& avec la shamelessness des « hommes d’état ».
Les mots « Honte aux Français » présents dans le texte – pour ne pas injurier des gens nobles du pays, heureusement existants – peuvent être donc à l’occasion de la déclaration d’aujourd’hui du ministre de l’intérieur français –
optionnellement remplacés par les noms des gros babouins politiques, qui n’hésitent pas affirmer « qu’ils assument » (bravo, les courageux…) que les milles des Êtres Humains devront encore vivre l’enfer comme les Putes, les violées dans la rue, ou simplement crever de la faim ou de l’humiliation.
Honte ! Aux – certains : mais aussi à ceux qui restent en silence.

PHOTOGRAPHIE : CHRISTIAN DEMARE (POCHETTE DE L’ALBUM « OSTRACISED! »)

_____________

HAHA – HAHA.. ! HA-HA.. ! HA-HA.. !
SORCIÈRE !
SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !
SORCIÈREEEE… !
A-HA ! A-HA ! A-HA ! O !
HAHAHAHA-HA… !

WYKLUCZENIE – WYKLUCZENIE – WYKLUCZENIE

EXPULSION – ÉLIMINATION – ÉVICTION – DISCRIMINATION

OSTRACISME
RACISME
NATIONALISME… !
– … « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !
– « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !
– « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHAAA !!
SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !
HAHAHAHAHA! AAA ! AHA !

EXPULSION ! – ÉLIMINATION ! – ÉVICTION ! – DISCRIMINATION !

OSTRACISME
RACISME
NATIONALISME… !


HONTE…!

– « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !
– « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!!!!!!
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !
AAAA-AAAAA-AAAAA-AAAAAA-AAAAAAAA-AAAAAAAAAA !
HA – HAAAAAAAAAAA !

– … « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !
– « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !
– « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »
– JE LE SAIS… !
HONTE AUX FRANÇAIS !*
– « SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! »
HAHAHAHAHA ! HAHA !

…BOJÀ SIÉ ZE ICH ZJESZ ! BOJÀ SIÉ ZE ICH ZJESZ !
BOJÀ SIÉ ZE ICH ZJESZ !
BOJÀ SIÉ… !
(ILS ONT PEUR QUE TU VAS LES MANGER)
ILS ONT PEUR QUE TU VAS LES MANGER
SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !
SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !
(HAHAHAHAAAAAAA-HAHA… !)
CE SONT LES MINABLES QUI ONT PEUR DE « L’AUTRE »
HONTE AUX FRANÇAIS*

SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !
SORCIÈRE… !
SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !

BOJÀ SIÉ ZE ICH ZJESZ ! BOJÀ SIÉ ZE ICH ZJESZ !

(SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !)
SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !
(BOJÀ SIÉ, ZE ICH ZJESZ !)
OSTRACISED ! OSTRACISED ! OSTRACISED !
HAHAHAAAAAAAAA ! HAHA !
HAAAAAAAHA !
…SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… !
(BOJÀ SIÉ, ZE ICH ZJESZ !)
AAAAAAAA-AAAAAA-HAAAAAAAAAAA !
…BOJÀ SIÉ, ZE ICH ZJESZ !
AAAAAAAAAAAA !
OSTRACISED !
– « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »

…BOJÀ SIÉ, ZE ICH ZJESZ !
ILS NE SAVENT PAS QUE TU MOURRAIS D’INDIGESTION…
(- « TU N’ES PAS NOTRE SŒUR ! »)

___________

Les textes du cycle Chants de Witch sont publiés consécutivement sur ces pages,
chaque jour pendant la semaine de 23 juin – jusqu’au 30 juin 2012.
Ensuite, quelques d’eux seront présentés pendant la Sortiariæ Nox (La Nuit des Sorcières),
le SAMEDI 30 JUIN à 23h, à La Cantada, Paris
.

BALLADYNA, ALBUM « OSTRACISED! (ELLE L’EST – LA TUEUSE EN SÉRIE – DÉSORMAIS) »,
Théâtre de RÉVOLTE,
Believe Digital 2012


« J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE.
Et pourtant, NON »
(CYCLE : CHANTS DE WITCH)

/LE TEXTE DE CE CHANT APPARTIENT ÉGALEMENT AU LIVRE
« UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME »/
MUSIQUE DE LA PRÉSENTATION SCÉNIQUE : GOTARD

Les textes du cycle Chants de Witch sont publiés consécutivement sur ces pages,
chaque jour pendant la semaine de 23 juin – jusqu’au 30 juin 2012.
Ensuite, quelques d’eux seront présentés pendant la Sortiariæ Nox (La Nuit des Sorcières),
le SAMEDI 30 JUIN à 23h, à La Cantada, Paris
.

B-WITCH – PHOTOGRAPHY OF THE AUTHOR
PAR CHRISTIAN DEMARE

_____________________

J’aurais dû devenir folle de la souffrance – et pourtant je ne le suis pas devenue.
Ne serait-ce pas la preuve que je n’appartenais pas au genre des humains…?

J’aurais dû devenir folle de la souffrance, de l’horreur et de la stupéfaction.

***

J’aurais dû devenir folle de la souffrance.
J’aurais dû devenir folle de l’horreur.
J’aurais dû devenir folle de la stupéfaction.

Et pourtant, NON.
J’ai dit : NON… !
Je n’ai pas dit : « Je suis d’accord – de perdre mes sens ».
Ne serait-ce pas la preuve que ma force était infinie… ?

Mais…
Désormais…
JE – NE – VOUS – A – PPAR – TIENS – PAS.
JE – N’A – PPAR – TIENS – PAS.
ICI.
NULLE PART.
C’est coupé.
Pour de bien.

_________

 

I should have become crazy with the suffering – nevertheless, I am not became it.
I should have become crazy with the horror – nevertheless, I am not became it.
I should have become crazy with the stupor – nevertheless, I am not became it.

I should have become crazy with the suffering, with the horror and with the stupor.

I should have become crazy with the suffering – nevertheless, I am not became it.
Would this not be the proof (evidence, testimony) that I did not belong to the gender of humans …?

***

I should have become crazy with the suffering, with the horror and with the stupor.

Nevertheless : NO.
NO – I said… !
I did not say: « I agree – to losing my senses. »
Would that not be the proof (evidence, testimony) that my strength was infinite …?

But…
Now…
I – DO – NOT – BELONG – YOU.
I am not one of you.
I – DO – NOT – BELONG.
HERE.
Of you.
Anywhere.
Anyplace.
Nowhere.
This is cut.

For good.

For God.

 

_______________________

BALLADYNA Witch, mai-juin 2012
English corrector-redactor desired (moreover, as French).