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« SARBJIT » ↓ OU: QUI CRÉE LA RÉALITÉ DE CE MONDE

 

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…Une histoire de plus montrant la réalité sadique, même perverse, du système patriarcal dans lequel tout est conçu exactement pour que ce soit ainsi.
La pensée patriarcale – c’est à dire propre aux certains mâles se sentant « valides » seulement dans la situation où ils possèdent le « pouvoir » (important à ajouter : le pouvoir sur l’autre), ainsi qu’à la grande partie des personnes féminines dressées aux comportements de la soumission les siècles durant…
Les prisons pleines des humains…
Les cages pleines des animaux…
La coercition des personnes à certains actes, à certaines vies, qu’elles ne choisiraient jamais si elles avaient la liberté : qui serait LEUR liberté, dans le monde du XXI siècle enlevée pourtant déjà aux enfants pour que les adultes apprennent la céder aux autres…
Les « bureaux des hauts bla–bla-bla », les « conseils », les « lois » putrides, indéniablement valides quand cela arrange le « pouvoir » et qui ne comptent guère, ou pas du tout, quand cela leur serait nuisible…
LES PRISONS PLEINES DES HUMAINS… !
LES CAGES – PLEINES DES ANIMAUX-ESCLAVES : À VENDRE.
LES BORDELS – PLEINS DES FEMMES-ESCLAVES : À VENDRE.
LES TÊTES DU PEUPLE – PLEINES DES ORDRES QUI, DES PERSONNES, FONT LES « OBJETS » : DE « L’EMPLOI » PAR QUI VEUT, DE L’ASSUJETTISSEMENT, ET QUI ASSURENT LEUR OBÉDIENCE, CELLE-LÀ DISSIMULÉE PAR LES ACTES LE PLUS RIDICULES DE LA SOI-DISANTE RÉVOLTE.

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Film « SARBJIT » (2016 ; réalisation : Omung Kumar)
sur Wikipedia : https://en.wikipedia.org/wiki/Sarbjit_(film)
Visionner « SARBJIT » en streaming :
http://streamay.com/15794-sarabjit.html

 

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…En regardant cette histoire – dans laquelle à un homme il arrive ce dont il ne peut pas contrôler du tout, ce dont – à partir de certain moment – il ne peut à l’aucune façon influencer, gérer de quoi que ce soit, cette pensée, que « chacun est le créateur de sa propre vie », et que chacun – comme le veulent certains « prophètes » des philosophies assez aveugles – « peut décider », et que la volonté ait la force changeant tout, et qu’il n’y ait pas de la chose plus puissante, plus forte, que la décision… me revienne.
…Et ainsi est quand je pense de toutes ces fillettes, vendues dans les mains des bourreaux déjà à leur première enfance, contre quelques milles des dollars ou d’euros, ou traitées dans leurs propres « familles » comme les choses ou les vaches, et ainsi est quand je pense de tous les enfants endoctrinés à la guerre, ou à qui – à l’âge des 7 ou 8 ans – on apprend de tuer, si ce soit dans les cités, dans les villages ou si ce soit aux boucheries, et ainsi est quand je pense des personnes vivant sur les terres des carnages (les mêmes « prophètes » qui disent que chacun « décide » de sa vie construisent bizarrement les barrages à leurs frontières quand les personnes des terrains visés par les bombes tentent désespérément y passer…).
…Et ainsi est quand je pense des milliers des emprisonnés : de tous les pays, dans les cages, baraques, prisons, par les « pouvoirs » politiques, ceux-là toujours sordides, et qui l’ont planifié bien ou – plus souvent que cela semble d’être imaginable – qui « se sont trompées » (les « pouvoirs » politiques, toujours sordides, faites des individus les plus opportunistes et les plus lâches car c’est cela qui les fait d’« accéder » à certains « rôles », ne prennent jamais de la responsabilité de leurs décisions ni de leurs actes : au moment d’en être menacés, leur comportement est infantile, comme celui d’enfants, honteusement et avec zélé niant leurs actes au lieu de les assumer, « annulant » les paroles, dissimulant les signatures, cachant les actions, en continu, en continu, en continu… Sarbjit, qui sort de la prison après ses 4, 7, 15 années, y retournera toujours, il y mourra, il ne sortira jamais… !)

Et, quand j’y pense – de toute cette aveuglerie, de toute cette myopie, du regard allant stupéfiement pas loin, , car pas au-delà de leurs propres nez, des apôtres du « chacun – CHACUN… ! – crée sa vie, là et maintenant » et qui osent de le dire comme si toute la « création » se déroulait en « néant », en vacuum total, en indépendance de l’entourage, dès premières années des personnes, des écorchement de la liberté des humains sur lequel le système de cette Terre est fondé, des emprisonnements planifiés, irresponsables, par les« pouvoirs » politiques sordides de tous les genres, du karma, des décisions précédentes, ne venant pas de cette vie-là, et en indépendance des circonstances… je pense aussi sur ces paroles, de kOLya San : qui tranchent, et qui font qu’il devraient cesser immédiatement toutes les discussions folles et vaniteuses concernant « la pensée et la volonté qui peuvent – soi-disament – tout » :

« …Je partage la réflexion d’un monde complètement fou, 
où beaucoup de personnes subissent, 
ne pouvant faire autrement, 
et quand j’évoque mon liberté de choix, 
c’est aussi en conscience du monde alentour, 
pour saisir ces instants « où nous sommes heureux », 
ils sont courts, ils faut les vivre, pleinement… »
(kOLya San) 

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BALLADYNA ↑ NOVEMBRE 2016
Photographies:
Film « SARBJIT » (drame biographique réalisée par Omung Kumar, India 2016).

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FEU

 

…Je restais en silence.
Je ne peux plus empathier avec personne.
Pas ici, par sur ce monde.
Ça date depuis qu’on m’a fait comprendre – que les cruautés et les actes de sadisme infligés à vivre par un gouvernement à une personne peuvent être pires que la simple mort.
Combien des fois, le passé – j’appelais la mort – « vienne… ! »
…Je ne continuerai pas ici de cette pensée : lynchée par la populace j’étais déjà et il me servirait à rien un lynche supplémentaire.
Pourtant…
Il est une chose très grande à dire.
Une chose monstrueuse dans sa vérité.
Une chose.

…Avec l’horreur, je me rends compte – qu’ainsi les faits comme l’existence des perversités et des traitements sadiques des Witches par un gouvernement & les institutions patriarcales internationales – que les faits comme celui qui a eu lieu hier soir…
Sont étroitement liés.
Comme liés par un fil du fer.
Un fil no-breakable.

 

***

 

Les individus qui ont massacré hier une centaine des personnes à Paris ne l’ont pas fait parce que « I’m frustrated with my life, I don’t like you, I’ll shoot you », comme le faisaient ceux qui – portés par la rage contre l’injustice sociale et contre leur propre abaissement – brûlaient il y a certain temps les voitures.
Au moins deux de ces individus ont fait ce qu’ils ont fait pour baiser les vierges au paradis – et pour permettre à ceux qui les ont entraînés, préparés – mentalement, psychologiquement, physiquement – d’avancer dans leur action de prise du pouvoir sur un peuple obéissant, endoctriné, assoupi et « qui ne s’attend de rien », avec son président compris (quant au peuple, je suis sûre de ce que je dis – mais quant à président, les mots peuvent être traités comme une ironie : le président « sait », mais s’en fiche sincèrement car perdre une centaine ou quelques milles des êtres humains signifie rien en comparaison avec le but précis qu’il a à atteindre. La viande pour le canon n’est que de la viande : et c’est la phrase importante dont l’importance je vais répéter dans plusieurs textes, aussi à premier coup d’œil restant pas en rapport – et qui concerneront pourtant, eux tous, toutes les « victimes » du système où « l’autre » ne peut faire que ce rôle-là.
Le rôle de – la viande).

 

LES AGRESSEURS

Hier dans la télé publique et contrôlée par le gouvernement – que j’ai eu à regarder exceptionnellement – étrangement, au cours de tout le reportage des lieux des crimes – AUCUN journaliste, AUCUN reporter – ne tente d’effleurer ni par une seconde du sujet « QUI SONT LES AGRESSEURS ».
Les simples mots : « hommes » se répétaient à chaque fois quand il n’y avait plus de la façon de glisser par ce point pour passer à l’autre : c’est à dire celui des victimes et de ce qu’on voit autour.
Cela est une chose qui n’arrive jamais dans les relations des lieux des crimes, autant plus quand il s’agit des massacres massives. Devrais-je m’étonner « pourquoi » le sujet a été continuellement « overlooked », pourquoi aucun journaliste n’a eu de réflexe de toucher cette question – ce qui devrait se faire spontanément pendant un longue reportage…?

Par contre, dans le programme, on a le président.
Dans les conditions normales ce serait naturel – mais là, il s’agit du même président dont le gouvernement, suite d’un processus-éclair comme un Blitzkrieg, a « invité » en pratique les tueurs en France – et qui n’a pas de la honte de se montrer une fois de plus dans le rôle de « l’autorité » – ici attristée, et qui – comme la tradition le veut – ne prend d’aucune responsabilité pour ses décisions précédentes et ses propres actions.
Il fait un speech pendant lequel les spécialistes de la télé montrent au peuple les grandes lettres s’affichant sur l’écran – et dans lesquels les mots « INSTRUCTIONS » et « LES AUTORITÉS » sont les mots principaux.
(Serais-je la seule ici pour laquelle le mot « autorité », employé aujourd’hui encore par le gouvernement et les pouvoirs politiques, qui de la dite « autorité »… ne possèdent plus, et qui durant des années entières réalisaient l’œuvre de « renforcement du système patriarcal en train de s’écrouler », par l’élément musulman amené des cultures de l’appropriation des certainEs êtres humainEs par les autres – est un mot risible et engendrant la réaction de la révolte… ?
Le lien entre ce qui se trouve écrit en haut et le massacre de hier –
est-il vraiment jusqu’au ce point inapercevable… ?!)

La politique de « renforcement du système patriarcal se trouvant en décline » par les pouvoirs patriarcaux toujours en place en France est la chose claire et visible sans besoin d’utiliser des lunettes ou d’une loupe. Les barbus mentaux se maintenant au gouvernail ont une réelle peur des « facteurs féministes » et de la transformation sociétale en cours, dont ils sont conscients – et qui mène à l’égalisation des « forces » et des pouvoirs de tous les êtres humains – donc à la perte du pouvoir par eux-mêmes. Si on n’est pas conscient de cela – et si on ne se rende pas de compte quel « choc » et quelle perte de la valeur attribuée à eux-mêmes par les hommes au pouvoir, s’associent avec la transformation de la société dans laquelle les « valeurs familiaux » et le contrôle des « familles » (mieux lire : des femmes) par le gouvernement ne seront plus une arme de ce dernier – on ne peut effectivement pas voir du lien dont je parle dans le précédent paragraphe.

L’imagination d’une folle féministe… ?
C’est le gouvernement, qui est fou et qui il y a quelques années – étrangement et précisément aux mêmes moments où les mouvements féministes les plus inattendus ont commencé à réclamer les droits des femmes – a commencé de sa part à « renforcer » sa politique pro-familiale par afficher les mots de bienvenu pour toutes les « familles » avec les femmes aux têtes voilées et pour les « couples » composés en style « mâle et quatre femelles ».

La réalité dans laquelle tout, ABSOLUMENT TOUT – était mis en dépendance des forces décisives des hommes – des pouvoirs patriarcaux, religieux et ensuite pouvoirs politiques des pays – est une réalité que ce monde subit depuis les époques, il ne se rappelle même pas d’une autre et ne veut pas de l’imaginer. Peut-on s’étonner que – suite de la naissance des plusieurs mouvements féministes, beaucoup plus qu’avant et beaucoup plus dynamiques que c’était dans le passé – le pouvoir patriarcal des porcs orwelliens a réagi par une vraie hystérie et affolement, et – comme voir un barbu religieux en puissance est toujours meilleur que voir une femme européenne qui tout à coup se sente « valide indépendamment de l’avis de l’homme » – a commencé de remplir les rues de la capitale et les logements sociaux par un « allié venu des régions où la religion du pouvoir masculin » est la plus puissante… ?

Amenez-les encore, monsieur le président… ! Amenez les criminels de sharia, qui n’est pas elle-même très éloignée de votre human législation, amenez-les bien entraînés et bien préparés à la guerre contre tous et surtout toutes les insurgées qui se révoltent pour leur liberté en Europe, cette liberté ne pouvant s’exercer que si on finira avec un système gouvernemental et patriarcal, amenez-les bien barbus ou avec les barbes astucieusement rasées, amenez les, favorisez les « familles » à plein d’enfants et les personnes qui – comme la religion le veut – ne font que de se reproduire, subventionnez – comme vous le faites – leurs institutions religieuses, leurs instituts « de la culture » antiféministe et les mosquées…!
Amenez-les… !
…Jusqu’où les mots de l’artiste qui m’a dit de devoir bientôt quitter son atelier et son appartement à Bercy suite de – un exemple parmi pleins d’autres – passer chaque jour parmi les musulmans barbus qui la toisent des regards louches, et après protester contre le voilage des fillettes de trouver les couteaux ensanglantés sur son essuie-pieds devant la porte, ne devront être les mots de tous et toutes, amenez-les : pendant que vous continuez de discriminer au pays les femmes de l’Europe, amenez les musulmans – et dans la télé nationale, continuez à vous présenter comme une « autorité » qui fera une bonne impression après les massacres… !

Dans tous les cas, toujours ce seront « ceux du Bataclan » – qui le payeront*.
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B-WITCH ¥, PARIS – 14 NOVEMBRE 2015.
Photography: THÉÂTRE DE RÉVOLTE.
* …Dit aussi clairement par A. Mickiewicz dans sa « Reduta Ordona », déjà en 1832… (www.facebook.com/balladyna.detempete/posts/526858270814076).
NOTE À L’ARTICLE: la critique de l’islamisation / musulmanisation flagrante du pays européen, autant qu’une démarche antiféministe et la tentative de “sauver le pouvoir des hommes” par… “équilibrer” les forces qui commençaient de ne plus être “avantageuses”, n’a rien à voir avec le thème de l’accueil des migrants-réfugié(e)s de la guerre en Syrie. L’islamisation et le retour à la soi-disant “culture” patriarcale (musulmanisation / religialisation) des grands territoires de Paris – comme les parcs des logements sociaux de la Cour Saint-Émilion près de Bercy ou les rues des prières parmi les boucheries musulmanes à Barbès – continuant depuis beaucoup plus longtemps que la date de l’arrivage des premiers réfugié(e)s.

THÉÂTRE DE RÉVOLTE PRÉSENTE LE CHANT « J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE. ET POURTANT, NON (TELL QUARAMEL) »


___________

TRACK I (PROLOGUE)
VOICE OF TELL QUARAMEL (PREVIOUS LIFE’S VOICE)
http://www.reverbnation.com/BALLADYNA/song/18577788-voice-tell-quaramel-previous-lifes

TRACK II
J’AURAIS DU DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE (TELL QUARAMEL)
http://www.reverbnation.com/BALLADYNA/song/18577760-jaurais-d-devenir-folle-de-la-souffrance

BALLADYNA-07-16

THE SONG « J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE. Et pourtant, NON (TELL QUARAMEL) »
est la version vocale du texte écrit en mai/juin 2012
et à l’origine aurait dû être chanté
pendant la Sortiariae Nox, le 30 juin à La Cantada, Paris.

C’était pourtant un autre texte du même cycle (« Sorcière – c’est moi »)
aussi avec la même musique de GOTARD – qui y était finalement performé.   

LE TEXTE APPARTIENT ÉGALEMENT AU LIVRE « UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME »*.
Il est le premier du cycle des trois chants qui seront enregistrés avec la même musique de GOTARD.

***

Au départ, il a été crée sur la base de… la vie elle-même, et sans prétendre à décrire ou à raconter des certains mécanismes de ce qu’on nomme « le système » : qui décide du bonheur et du malheur, de la vie et de la mort des personnes,
à la façon plus universelle.  
Et pourtant…

BALLADYNA : « W 2012 dalam temu utworowi tytul jako jednemu z « Chants de Witch » (Piesni Czarownicy)** – i w pewnym sensie tak jest, bo przeciez wszystkie moje spiewane slowa nimi sà : spiewem wyrzuconej « poza prawo » wiéc zyjàcej poza nim (to znakomite miejsce do tego, zeby widziec jak to wszystko funkcjonuje, z zewnàtrz… z wszystkimi aberracjami, widocznymi jak na dloni… »
(« En 2012 j’ai donné à cela le sous-titre comme à un des « Chants de Witch » – et en certain sens c’est vrai, même s’il n’appartient pas à l’album à ce titre**. Parce que toujours, tous les mots que je chante, le sont : les paroles et les chants de Witch ; d’une discarded (par le manque d’une – card… ?) en dehors dela « loi » donc vivant hors d’elle. C’est un endroit et un point de vue magnifique pour pouvoir voir comment tout cela fonctionne dedans : le voir de l’extérieur. Avec toutes les aberrations, visibles comme si sur la main ouverte… »)***.

« Au moment d’écrire le texte et de chanter les mots
« J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE. Et pourtant, NON »
pour les premières fois, en privé et sans encore l’enregistrer,
je ne connaissais pas de l’histoire du track musical (de la musique seule) :
cette histoire – non plus – n’était pas encore écrite. 
Entre la création du texte et le moment de son enregistrement – création du chant –
la musique seule de JACEK KUL a prise pourtant son chemin elle aussi :
en gagnant son titre « QUARAMEL »

(à l’honneur de la plus ancienne ville de ce monde qui soit découverte jusqu’à ici)
et en incorporant dans cette forme l’album « GAÏA » de GOTARD »****.

Pour l’artiste & No-More Woman qui chante et hurle directement d’un bûcher
sur lequel la société depuis toujours brûlait les Sorcières de ce monde,
cette découverte pouvait avoir une seule tournure possible :
et le chant – se transformer de l’histoire personnelle,
de début déjà racontant ce qui est une règle générale s’il s’agit de la vie des révoltés,
de ceux « qui dérangent », des futurs
« éléments disturbants »
en histoire universelle.

B : « Encore une chose… Après que tu m’as raconté cette histoire, des old cities,
et après que moi-même j’ai ressenti cette musique, sans savoir encore duquel lieu elle parlait –
mon « J’aurais dû devenir folle de la souffrance. Et pourtant, NON »,
a gagné pour moi encore un autre sens.

Ce dont je chante, inspiré par la vie, et ce qui – en bref – raconte de ce qui peut être la vie des Witches si le système avec ses lois exterminatives réussit de s’y incruster trop et de nuire, les choses pour moi très concrètes – tout ça reste. Mais il s’y superpose maintenant aussi une histoire intemporelle.
Une histoire qui se répète.
Cela ne finit jamais.
Depuis le début de cette terre, il s’y passaient les choses,
qui poussaient les
Witches à « devenir folles de la souffrance ». 
Become like the crazies – from the suffer.
Endurer les vécus – durant lesquels il ne reste qu’un fil dans le cerveau – et après lequel on explose,
et on n’est plus ce qu’on était. Peut-être, on coure avec un couteau ensanglanté dans les rues, ou peut-être on est tué soi-même. Peut-être, chaque nuit, on se couche en mettant une chemise blanche ou noire avec les grands tâches du sang partout. 

Depuis le début de cette terre…
Quoi par exemple se passait, quoi avait lieu – en cette ancienne ville, Quaramel… ?
En autres villes, autres lieux… ?
Depuis le commencement de ce monde… ?
Tel récit sur ce qui depuis les siècles.
Jusqu’à aujourd’hui, malheureusement.
…Taka opowiesc o tym, co od wiekôw… az po dzis, niestety.
…So, such history… on what is, for centuries…
U
nfortunately, until today »******.

***

B : « Sama piesn w gruncie rzeczy nic konkretnego nie môwi : nie opowiadam ani o tym, co sié wydarzylo, ani nie zakreslam zasiégu historii. Dla mnie oczywiscie byl to môj spiew o tym, co wynikalo z mojej wlasnej historii – ale widzé tez wszystko jako rzecz bardziej generalnà ;
moja wlasna historia to historia – w rôznych konstelacjach i wydaniach –
innych osôb, innych Witches, innych Czarownic –
od wiekôw wyrzucanych czy eksterminowanych, glosno lub po cichu –
bo byly
« niewygodne », nie poddawaly sié, czy tez nie chcialy tak zyc jak bylo nakazane, lub po prostu przeszkadzaly.
Wiéc kiedy o tym môwié, czy spiewam, to oczywiscie pojawiajà mi sié w myslach rôwniez sylwetki eksterminatorôw : przez ten spiew wyzywane przed sàd jakiego nie ma »******.

NIE MA – i Witches plonà na szafotach tego swiata.
W najlepsze.
Nikt nie wola, ze to przeciez kaci i eksterminatorzy powinni znalezc sié na ich miejscu.
Lud – rzuca kamienie.
Lud – jest glupi, bo doskonale manipulowalny : pôki sam nie staje sié ofiarà.
Kiedyz sié obudzi… ?

(« Le chant lui-même en fait ne dit rien de concret, dans le sens de donner les détails et les faits : je n’y raconte ni des choses qui ont eu lieu, ni je ne dessine pas de la forme de l’histoire.
Pour moi, bien sûr c’étaient mes mots sur ce qui a été lié avec ma propre histoire – mais je vois tout cela aussi à la manière plus générale ; ma propre histoire chantée c’est l’histoire – en constellations différentes et transformée par les différents cas – des autres personnes, des autres Witches, des autres Sorcières, depuis les siècles bannies ou exterminées, publiquement ou en silence, parce qu’elles étaient incommodes, n’étaient pas d’accord à se soumettre au pouvoir, ne voulaient pas vivre comme c’était prescrit, ou simplement parce qu’ils, elles – dérangeaient.

Alors quand je chante de ça, bien évidemment je vois aussi les figures des exterminateurs :
par ce chant appelés devant le tribunal qui n’existe pas ». ******

N’EXISTE PAS – et les Witches brûlent sur les bûchers de ce monde.
Il n’y a pas de raison de faire du bruit pour rien.
Personne ne crie en disant que ce sont pourtant les bourreaux et les exécuteurs des ordres,
qui devraient se trouver à leur place.

Le peuple – jette les pierres.
Le peuple – est stupide, car manipulé à la manière géniale, avec véritable professionnalisme :
jusqu’à que lui-même ne devienne une victime.

Quand il se réveillera… ?)


GOTARD :

« Nie znam bardziej wymownych słów niz ten tekst,
którymi można by wyrazić tez to oburzenie które siedzi we mnie
i chyba w każdym faktycznie rozsądnym człowieku.
Strasznie wymowne, bo gdyby kierować się tylko wrażliwością, sumieniem…
naprawdę można w tym świecie oszaleć ».

 


Tous les trois chants prévus comme le cycle, et dont celui duquel tout a commencé (qui fera le song second de la série) est présenté ici, ont cette même vocation :
d’incriminer la peur et de stigmatiser un indicible politique – le même depuis le commencement de ce monde, de la négation des droits fondamentaux aux humains, et de l’appropriation de ces droits par une poignée des individus au pouvoir, qui prétendent d’avoir le mandat à envoyer les personnes au néant, voir de les condamner à la mort.
Le 30 juin 2012 à La Cantada, Paris,
avec la même musique de « QUARAMEL »
a été présenté l’autre fragment du cycle :
le chant « Sorcière – c’est moi ».
(vidéo ici : http://www.youtube.com/watch?v=masvLzRg4E4&feature=share&list=TLpBrl6nE513E),
– racontant de la peur éternelle que la société domptée des humains
présente en rapport avec les Witches.
Le texte du chant
« J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DELA SOUFFRANCE.

Et pourtant, NON »
ainsi que quelques autres CHANTS DE WITCH
ont été présentés sur WordPRESS dans la série des articles :
https://balladynadetempete.wordpress.com/category/chants-de-witch-musics-textes/.

 

THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE, Paris, 12.09.2013
Texte, voice, performance du cycle : BALLADYNA
www.BALLADYNA-THEATREDEREVOLTE.COM
http://balladyna-de-tempete.tumblr.com
Compositeur : JACEK KUL (GOTARD) 
 http://streemo.pl/GOTARD
Photographic work (spectacles & sessions ;
sans la photo de GOTARD) :

CHRISTIAN DEMARE
http://christiandemare.fr

____________________

 

* Le livre n’est toujours pas accessible: et sortira quand le temps viendra.
** « Chants de Witch » – est aussi le titre de l’album avec les textes & voices de B. & musiques de L.O.U.P./Yves Jamet ; de là l’ambiguïté. Vu qu’aucun chant ne peut être désormais que celui de la Witch…
*** HISTORY OF THE SONG. Citations de la lettre au compositeur GOTARD.
**** Le mot sur la ville QUARAMEL: http://gotard.manifo.com/blog/qaramel—najstarsze-miasto-swiata—
***** Histoire du chant. Citations de la lettre au compositeur (GOTARD).
******Histoire du chant. Citations de la lettre au compositeur (GOTARD).

 

LES CRAVENS
(CYCLE : CHANTS DE WITCH)

/LE TEXTE DE CE CHANT EST FAIT DES FRAGMENTS DU LIVRE
« UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME »/
MUSIQUE : YVES JAMET

Les textes du cycle Chants de Witch sont publiés consécutivement sur ces pages,
chaque jour pendant la semaine de 23 juin – jusqu’au 30 juin 2012.
Ensuite, quelques d’eux seront présentés pendant la Sortiariæ Nox (La Nuit des Sorcières),
le SAMEDI 30 JUIN à 23h, à La Cantada, Paris
.

PHOTOGRAPHIE : CHRISTIAN DEMARE (RED BLOOD LILY)
___________________

Le Feu – dans nos yeux – ne s’oublie pas.
Ne se perd pas en nous, jamais.
…Et même si l’amour vrai aurait été cette chose, ce médicament miraculeux, à tous les maux, et qui soignerait la Haine – est ce que pour la TUER vraiment il ne faut pas  T U E R  d’abord ceux qui l’ont fait jaillir… ?

Les Liliths vont brûler dans tous les Feux de ce monde.
Leurs cheveux dans les feux étrangleront vos cous des cravens.

POLTRONS… !

***

…Ce sont les Hommes, qui décident des lois de cette terre, et ce sont les Hommes – ces créatures les plus lâches – qui ont peur d’assumer les Tueries qui en découlent.
L e s  T U E R I E S.
Avez-vous encore peur de le nommer… ?
Mais aujourd’hui, vous n’en avez pas d’autre choix car on vous a démasqué déjà.
Ce sont les Hommes – qui enfantent les exclusions, les persécutions, les barbaries, les ignominies de ce monde, et la bestialité : et ils le font au nom de la loi, crée par eux-mêmes et dont ils gueulent qu’elle est sacrée.
Leurs ignominies, leur bassesse et leur bestialité étant souvent encore plus horribles que les Tueries elles-mêmes.

***

…Et il y a les Liliths.
Liliths qui refusent de vivre dans le monde des Hommes,
une fois s’ayant rendu compte qu’il est le même que celui des poltrons et des codes perfides,
ne servant qu’à mieux cacher le mensonge, la fourberie, l’absence de la noblesse,
et l’intérêt économique des rois-hypoCRItes.

Lilith… ?
Après avoir visité et connaître le monde des Hommes – elle ne pourra plus vivre – que dans le SIEN.
Habiter – le SIEN.
SON monde s’est barré et FERmé pour vous, les HUMAINS.
Son corps et son âme – se sont ENFERmés aussi, car ni son corps ni son âme ne sont plus ni aimants,
ni – encore moins – ingénus ou confiants.

La WITCH – n’est jamais bienveillante pour un HUMAIN.
La WITCH
n’est
jamais
bienveillante.

SON monde devient inaccessible.
Maintenant, c’est à vous, que l’entrée est Interdite.

POLTRONS… !

***

Le Feu – dans nos yeux – ne s’oublie pas.
Ne se perd pas en nous, jamais.

Les Liliths vont brûler dans tous les Feux de ce monde.
Leurs cheveux dans les feux étrangleront vos cous des cravens.

___________

LILITH, WITCH & BALLADYNA,
« UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME » (2008/2012)

SYRIE. LES MEURTRES QUI CONTINUENT ET LES GOUVERNEMENTS QUI PRÉFÈRENT DE « RESTER CALMES ». L’AVAAZ APPELLE À ENVOYER LES OBSERVATEURS

Les jours de la fin du siècle dernier. Avec la bande des copains-étudiants de la littérature & anthropologie intéressés par les cultures du monde, je pars en une pérégrination.
Syrie.
Des cultures du monde on ne sait rien, et on est sacrément convaincus qu’on en sait plus que ça – et d’abord, qu’on en sait plus que le savoir statistique. Ça, certainement.
Mais ce dont on ne sait pas beaucoup, c’est surtout la politique.

À l’époque rien encore ne prédisait de l’horreur.
Au moins comme ça il semblait.
…Vraiment rien… ?
Et tous ces portraits d’Assad* – desquels ce moment-là ricanaient mes amis – parce qu’ils sautaient de partout, du chaque coin de la route et du chaque repli sur le chemin de Damas jusqu’à Bosra, positionnés à chaque dizaine de mètres, ce qui peut paraître étourdissant et pétrifiant… ? Le portrait d’Assad adulé et magnifié, omniprésent même si pas glorifié par les citoyens qui ont fini par traiter sa physionomie un peu comme un composant routinier de la réalité, incorporé avec succès dans le décor des salons des hôtels à côté du canapé ou dans l’esthétique douteuse des panneaux publicitaires… ?*

Mais à l’époque, même si aujourd’hui il est difficile d’y croire, et même si pour moi-même admettre un pareil état de chose, lie avec l’inconscience de la bonne enfant, touche à la limite de la honte – la politique ne m’intéressait pas encore. Ce qui m’intéressait, était la culture – des nations, des tribus, de la civilisation.
Comme si les deux – la culture et la politique – permettaient de se diviser et pouvaient exister séparément.

***

Notre « plan de l’exploration » a été noté soigneusement dans le dossier d’investigation adressé à l’ambassade de Syrie et soutenu par le département de la littérature et de l’anthropologie de la culture de l’Université de Varsovie.
Le principe d’une acquisition de la « connaissance des coutumes, des traditions et des différences culturelles entre les pays du Proche et Moyen-Orient et de l’Europe » y était bien noté.
C’était l’été 1998.
Personne, en ce moment-là, ne s’attendait de la massacre qui aurait venir plus tard.
…Personne, en ce moment-là, ne s’attendait – que ceux-mêmes portraits d’Assad – adulé, magnifié, omniprésent – dont les empreintes fétichistes sautillaient perversement tout au long du chemin à l’ancienne Bosra – était un signe de la maladie du pouvoir, et de la maladie la plus grave car mentale – puisque comment on peut qualifier autrement ce qui mène jusqu’aux massacres des milles pour assurer le pouvoir unique et l’incontestabilité de l’emprise sur un peuple qui de cette emprise… a assez… ?

Aujourd’hui, de cette époque-là il ne restent que les images.
Et mes questions, que je me pose à moi-même : si les gens y représentés, ceux qui – comme moi – à l’époque ne savaient pas encore de ce qui va se passer – ont survécu.
Les photos d’il y a les années : une seule preuve, sans doute, que j’ai – que certains d’eux ont existé.

***

Parmi les milles d’images d’Assad.
Adulé, magnifié, omniprésent.
Toujours.
Un meurtrier qui se veut d’être un Idole.

***

Est ce que les religieux des églises, les fermiers, les habitants des villages – ceux qui ne se sont jamais opposé vis-à-vis de l’omniprésence d’Assad, ceux à qui les portraits, les sigles, les étiquettes du meneur sur les boîtes des cigarettes et sur les papiers des bonbons n’ont jamais dérangé, incorporés tellement bien dans le réalité d’endoctrination – est ce que ceux qui avaient le moins de tous contre le culte du chef – devinaient la suite : ce comment va se développer la maladie du pouvoir.
La maladie du pouvoir est une des plus horribles qui existent sur ce monde.
La maladie des dirigeants – celle qui comme la faim dirige leurs pas et ne laisse pas de s’assouvir, celle qui fait que leurs mains se posent sur les papiers meurtriers pour faire les mains de leurs généraux se poser sur les kalachnikovs – la maladie, qui est un désir d’être un Idole pour les autres – est une perversité dont on ne peut pas trouver une comparable.

Une seule chose : la révolte du peuple, et la réaction des alliés, ceux qui ne sont pas indifférents – peut la guérir, et ça se fait en la tuant – et pas en envoyant les observateurs sur le terrain.


PHOTO: Un des multiples « autels » d’Assad-père. Ici à l’hôtel à Damas (1998)

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* À l’époque, il s’agissait des portraits de Hafez el-Assad.

POURQUOI PERSONNE NE HURLE DANS LA RUE.
SAKINEH – LES DÉBATS DES BOURREAUX

 

Ce matin nous avons une autre nouvelle pour confirmer que sur ce monde « tout va bien » et qu’on a un « droit tout à fait légitime » à fêter tout ce qu’on s’imagine. Faudrait sans doute avoir les yeux fermés comme un oiseau nouveau-né et être sourd comme un tronc de l’arbre (expression polonaise) mais il y en a beaucoup qui arrivent à cet exploit sans même se forcer.

SAKINEH. « Condamnée à la lapidation, pourrait être pendue » – écrit « Le Monde » & REUTERS, et le service « Yahoo » abrège ce titre pour obtenir un court « Sakineh pourrait être pendue » – sans doute dérangeant aux fêtards par sa façon laconique et naturelle de la formulation – comme si la chose était naturelle également.
La plus
naturelle au monde.

PENDRE QUELQU’UN, EST UNE CHOSE NATURELLE… ! – je crie alors.
Car si non, si ce n’est pas le cas – POURQUOI ALORS LE MONDE NE S’INDIGNE PAS… ?!
POURQUOI personne ne Hurle dans la rue… ?!
POURQUOI personne ne s’indigne publiquement… ?!
POURQUOI Avaaz – d’une part – et les présidents des pays de l’autre part – ne réagissent pas, et pourquoi ceux qui
semblent réagir, ne le font pas suffisamment… ?!
Et POURQUOI il y a toujours les
CONNARDS qui me disent : « À chaque pays – sa tradition : il faut la respecter, c’est sacré ».
Sa – cré.

SAKINEH – « pourrait être pendue au lieu d’être lapidée ».
Réjouissons-nous… !
Spécialistes de la « loi islamique » (lire en bref : les BOURREAUX) débattent en ce moment sur ce quelle des atrocités est « plus légitimé » par la « loi ».
Et nous, nous avons le « respect » (ou nous n’exprimons pas de notre opprobre, ce qui fait le même) pour la « tradition ou pour la « loi » – car depuis les premiers jours de notre vie on nous apprenait qu’il faut respecter la « loi » – seulement, devrais-je répéter une fois encore, à qui exclusivement elle sert et pour qui elle est crée-préparée-établie.

La loi – si pas mise en question, À CHAQUE MINUTE, À CHAQUE MOMENT, À CHAQUE SECONDE – par les membres, les « simples soldats-grifftons » de la société – sous certaines conditions ne sert qu’aux BOURREAUX.
…Qui se répandent comme une peste, une lèpre, et une maladie grave.
Ramassant sa récolte autant longtemps que les « simples soldats-grifftons » de la société ne décident pas de chercher et ne trouvent pas de l’antidote.
Mais ça coûte beaucoup des morts. 

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Pour exprimer son opprobre et réclamer l’intervention publique
du président de la France au sujet de l’affaire de SAKINEH :
Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris
(pas besoin d’affranchir la lettre)

Pour réclamer une action immédiate de l’Avaaz :
http://www.avaaz.org/fr/contact/

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INFO/lien de l’article cité dans le texte :
http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2011/12/26/l-iranienne-sakineh-condamnee-a-la-lapidation-pourrait-etre-pendue_1622694_3218.html#xtor=AL-32280515

 

POURQUOI LES SORCIÈRES…
NE FERONT PAS DES FÊTES


« LES SORCIÈRES NE FONT PAS DES FÊTES…! »
– comme ça, j’ai intitulé ma newsletter invitant au dernier concert en 2011 – il y a 3 jours à La Cantada à Paris – et comme ça j’intitulais mes vœux que j’envoyais malgré tout à mes amis-chrétiens.

– « Et ce n’est pas vrai, elles fêtent…! » – j’ai eu très vite la réponse d’un artiste-musicien, connaissant bien les habitudes des Witches. – « Les mêmes jours que les religieux chrétiens ont transformé pour détourner la tradition païenne et faire le peuple reconnaître le Noël, les Witches fêtent la fête du Solstice…! »

Et c’est vrai. Ce qui reste vrai aussi, est pourtant que les Paganas, les Femmes Libres, les Révolutionnaires… ne courent pas ces jours-là ni à la Fnac, ni aux Galeries Lafayette pour acheter tout ce qui est possible, ni ne se forcent pas à cumuler chez eux des « biens » de tous les genres pour les consommer après pendant quelques jours suivant, ou pour les mettre sous un arbre qui brillera des lumières bien artificielles…

– Mais le Solstice est à nous…! Nous avons besoin de fête comme tous les Êtres Humains et non-Humains qui existent et marchent sur cette terre…! Alors, sur les balais…! – j’aurais crié, car j’en avais vraiment l’envie de le faire.
– Chacun a besoin de la fête…!
…Et, après l’avoir pensé, animée par le désir foudroyant de voler là où on danse, tout avant décoller à une réunion-SABBATH, j’ai ouvert encore pour un instant la page de l’édition numérique du « Monde ». Oui, oui…!, je l’ai ouvert, car chaque Sorcière devrait savoir ce qui se passe sur ce monde: ça, s’est son devoir premier, pour ne jamais laisser des choses comme elles sont, pour ne jamais cesser d’avoir la lucidité, et pour ne jamais perdre de pouvoir de bien viser l’action.
« Naufrage : au moins 38 migrants haïtiens meurent au large de Cuba » – j’ai lu.
Les nouveaux Humains – qui n’ont pas pu subir des conditions de vie « chez eux » mais à qui l’on interdit la possibilité de chercher le bonheur ailleurs sur cette terre, SONT MORTS. Le même jour où on pense sur la fête de la fin d’année, et le même jour exactement où vous fêtez votre Jour de Noël…!
« Parmi ces migrants, des femmes et des enfants » – relate « Le Monde ».
Pleins d’espoir pour la vie meilleure – quelque part, où… on ne les veut pas.
« Les naufrages d’embarcations de fortune transportant des migrants haïtiens – mais aussi cubains- sont fréquents dans les Caraïbes. Les migrants espèrent trouver de meilleures conditions de vie aux États-Unis.
(…) Chaque année, des milliers de Haïtiens tentent de traverser les 1 000 km qui séparent leur pays, le plus pauvre d’Amérique des Etats-Unis dans des embarcations précaires ».
(http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2011/12/25/naufrage-au-moins-38-migrants-haitiens-meurent-au-large-de-cuba_1622652_3222.html#xtor=AL-32280515)

J’ai lu.
Et j’ai remis mon balai au coin de la chambre.
…Et j’ai pensé:
– « Est ce qu’on a DROIT – de fêter, les mêmes jours.
Les mêmes jours – où les Autres se noient, ou dire autrement : où en vrai, ils SONT NOYES par les lois ignobles, les lois établis par nos politiques, par leur sécurisme des poltrons, mais surtout – par LEUR INTÉRÊT ».
– « NE PRENEZ PAS CE BATEAU…! » – j’ai crié en moi. – « NE LE PRENEZ PAS, I L S VONT VOUS NOYER…!
I L S VONT VOUS NOYER – CEUX QUI GUEULENT QUE LEUR PAYS – EST POUR EUX… ! »
…Et après, j’ai dit encore plus fort – et malgré tout:
– « ESSAYEZ. ESSAYONS. MÊME SI ON DEVRAIT MOURIR. MÊME S’I L S  NOUS TUERAIENT MILLE FOIS ENCORE ».
ESSAYEZ, ESSAYONS – CHANGER LES CHOSE, CHANGER – LES LOIS IGNOBLES, PUANT DE LA MORT, PUANT DE L’AVILISSEMENT, PUANT DE LA DISCRIMINATION.

…Mais est ce qu’on a DROIT à fêter – ces jours-là.
Tels jours.

JE REPRENDS MON BALAI. MALGRÉ TOUT.
POUR HURLER – PENDANT LA FÊTE ET EN DEHORS DE LA FÊTE – QUE CE MONDE DEVRAIT CHANGER.
(http://www.reverbnation.com/play_now/song_11327423)

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BALLADYNA