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« CONTRE » LES MORTS, LES VIOLS, LES EMPRISONNEMENTS ET LA VIOLENCE…?

 

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…Hier, on a pu voir à Paris les Congolais qui manifestaient suite de l’arrivée en France d’un dictateur sanguinaire (il était venu au « Pays des Droits de… l’Humain…? » avec la « visite »…): dont les troupes, en Afrique, tuent les enfants, les hommes, violent les femmes…
Tous les manifestants criaient contre les morts et les viols: et autour, à 5 mètres d’eux, partout, le bain du Sang des animaux coulait.
Comme chaque jour, les têtes ont été vendues, les jambes, les ailes…
…Après la manifestation, ils allaient acheter un corps de quelqu’un d’autre, aussi – comme chaque jour sur cette Terre – violé et tué comme les corps de ceux et celles dont les sorts ils criaient…

Il est certain qu’autant que les humains ne verront d’un lien existant, indéniable, entre ces deux choses…
Ils devront crier « contre » les « violences », selon eux « crées » par « quelqu’un d’autre »: et leur monde n’arrêtera, à chaque génération, redevenir fou, sans comprendre jamais de la source de sa propre folie…

 

***

 

…Je me rappelle aussi, quand à une Journée Mondiale organisée à Paris par les Batailleurs des Droits des Femmes en Iran (de mon expérience, ainsi ma propre que celle venant du sight à ce qui a lieu sur ce monde, je me décide ici à une conclusion qu’un « batailleur », un « guerrier », c’est celui qui ne comprend pas de la source des choses qui l’entourent et qui remplissent son univers, en générant souvent lui-même les expressions matérielles des phénomènes et les réalités contre lesquelles il se met ensuite à combattre et de passer les jours, les mois et les années sur le champ de la bataille où il ne fait que souffrir…), je tombais sans cesse aux lieux, conçus par les organisateurs, et où les corps des autres animaux terriens étaient vendus aux « batailleurs » de la liberté dans la forme des « sandwiches ».
Ceux – et celles…! – qui ont été venu(e)s de partout sur ce monde pour parler de leur Liberté et de leur Vie, ne voyaient donc d’aucun rapport de ce qu’ils/elles n’avaient pas (la Liberté et la Vie ) avec le fait qu’ils, et elles, la prenn(ai)ent aux autres.
Ils, elles, ne voyaient d’aucun rapport avec leur propre emprisonnement – ou celui de leurs soeurs et de leurs frères – avec le fait qu’ils et elles le créent: en portant en eux et en elles une image du monde dont le fonctionnement se base sur… l’emprisonnement.
Ils, elles, ne voyaient d’aucun rapport – de leur propre souffrance avec la souffrance infligée en continu, sans jamais cesser, et par eux/elles-mêmes – ceux et celles qui crient pourtant contre, de tous leurs poumons et en y ayant presque mal – aux… « autres ». 

Le premier pas – incontournable – pour pouvoir quitté l’enfer, est de se dire:
– « Je suis libre: moi, et toi – humain, oiseau, animal terrien – aussi ».
Sinon…
Voulez-vous continuer à plonger dans votre propre folie…?

 

➸ ➸ ➸

 

BALLADYNA↑WITCH ➸ PARIS ↑ 23 JUIN 2017.

 

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« SARBJIT » ↓ OU: QUI CRÉE LA RÉALITÉ DE CE MONDE

 

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…Une histoire de plus montrant la réalité sadique, même perverse, du système patriarcal dans lequel tout est conçu exactement pour que ce soit ainsi.
La pensée patriarcale – c’est à dire propre aux certains mâles se sentant « valides » seulement dans la situation où ils possèdent le « pouvoir » (important à ajouter : le pouvoir sur l’autre), ainsi qu’à la grande partie des personnes féminines dressées aux comportements de la soumission les siècles durant…
Les prisons pleines des humains…
Les cages pleines des animaux…
La coercition des personnes à certains actes, à certaines vies, qu’elles ne choisiraient jamais si elles avaient la liberté : qui serait LEUR liberté, dans le monde du XXI siècle enlevée pourtant déjà aux enfants pour que les adultes apprennent la céder aux autres…
Les « bureaux des hauts bla–bla-bla », les « conseils », les « lois » putrides, indéniablement valides quand cela arrange le « pouvoir » et qui ne comptent guère, ou pas du tout, quand cela leur serait nuisible…
LES PRISONS PLEINES DES HUMAINS… !
LES CAGES – PLEINES DES ANIMAUX-ESCLAVES : À VENDRE.
LES BORDELS – PLEINS DES FEMMES-ESCLAVES : À VENDRE.
LES TÊTES DU PEUPLE – PLEINES DES ORDRES QUI, DES PERSONNES, FONT LES « OBJETS » : DE « L’EMPLOI » PAR QUI VEUT, DE L’ASSUJETTISSEMENT, ET QUI ASSURENT LEUR OBÉDIENCE, CELLE-LÀ DISSIMULÉE PAR LES ACTES LE PLUS RIDICULES DE LA SOI-DISANTE RÉVOLTE.

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Film « SARBJIT » (2016 ; réalisation : Omung Kumar)
sur Wikipedia : https://en.wikipedia.org/wiki/Sarbjit_(film)
Visionner « SARBJIT » en streaming :
http://streamay.com/15794-sarabjit.html

 

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…En regardant cette histoire – dans laquelle à un homme il arrive ce dont il ne peut pas contrôler du tout, ce dont – à partir de certain moment – il ne peut à l’aucune façon influencer, gérer de quoi que ce soit, cette pensée, que « chacun est le créateur de sa propre vie », et que chacun – comme le veulent certains « prophètes » des philosophies assez aveugles – « peut décider », et que la volonté ait la force changeant tout, et qu’il n’y ait pas de la chose plus puissante, plus forte, que la décision… me revienne.
…Et ainsi est quand je pense de toutes ces fillettes, vendues dans les mains des bourreaux déjà à leur première enfance, contre quelques milles des dollars ou d’euros, ou traitées dans leurs propres « familles » comme les choses ou les vaches, et ainsi est quand je pense de tous les enfants endoctrinés à la guerre, ou à qui – à l’âge des 7 ou 8 ans – on apprend de tuer, si ce soit dans les cités, dans les villages ou si ce soit aux boucheries, et ainsi est quand je pense des personnes vivant sur les terres des carnages (les mêmes « prophètes » qui disent que chacun « décide » de sa vie construisent bizarrement les barrages à leurs frontières quand les personnes des terrains visés par les bombes tentent désespérément y passer…).
…Et ainsi est quand je pense des milliers des emprisonnés : de tous les pays, dans les cages, baraques, prisons, par les « pouvoirs » politiques, ceux-là toujours sordides, et qui l’ont planifié bien ou – plus souvent que cela semble d’être imaginable – qui « se sont trompées » (les « pouvoirs » politiques, toujours sordides, faites des individus les plus opportunistes et les plus lâches car c’est cela qui les fait d’« accéder » à certains « rôles », ne prennent jamais de la responsabilité de leurs décisions ni de leurs actes : au moment d’en être menacés, leur comportement est infantile, comme celui d’enfants, honteusement et avec zélé niant leurs actes au lieu de les assumer, « annulant » les paroles, dissimulant les signatures, cachant les actions, en continu, en continu, en continu… Sarbjit, qui sort de la prison après ses 4, 7, 15 années, y retournera toujours, il y mourra, il ne sortira jamais… !)

Et, quand j’y pense – de toute cette aveuglerie, de toute cette myopie, du regard allant stupéfiement pas loin, , car pas au-delà de leurs propres nez, des apôtres du « chacun – CHACUN… ! – crée sa vie, là et maintenant » et qui osent de le dire comme si toute la « création » se déroulait en « néant », en vacuum total, en indépendance de l’entourage, dès premières années des personnes, des écorchement de la liberté des humains sur lequel le système de cette Terre est fondé, des emprisonnements planifiés, irresponsables, par les« pouvoirs » politiques sordides de tous les genres, du karma, des décisions précédentes, ne venant pas de cette vie-là, et en indépendance des circonstances… je pense aussi sur ces paroles, de kOLya San : qui tranchent, et qui font qu’il devraient cesser immédiatement toutes les discussions folles et vaniteuses concernant « la pensée et la volonté qui peuvent – soi-disament – tout » :

« …Je partage la réflexion d’un monde complètement fou, 
où beaucoup de personnes subissent, 
ne pouvant faire autrement, 
et quand j’évoque mon liberté de choix, 
c’est aussi en conscience du monde alentour, 
pour saisir ces instants « où nous sommes heureux », 
ils sont courts, ils faut les vivre, pleinement… »
(kOLya San) 

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BALLADYNA ↑ NOVEMBRE 2016
Photographies:
Film « SARBJIT » (drame biographique réalisée par Omung Kumar, India 2016).

LA VÉRITÉ QUI DÉRANGE ➹ WHISTLEBLOWER (SEULE CONTRE TOUS)

 

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NOTE DE LA PRÉFACE :
Ceci n’est pas un « bon texte ». Il n’est pas écrit « bien », et par cette raison certains ne trouveront peut-être du « lien » entre les choses (pourquoi je parle de ce qui se passait en Bosnia en faisant le lien à ce qui se passe en France ; pourquoi je trouve la réalité dans laquelle les « hauts fonctionnaires » de l’ONU ne sont que le symbole des… autres « fonctionnaires », et aussi ceux d’ici, et pourquoi les liens seulement « en apparence » éloignés… ne le sont pas).
Mais cette fois… je n’avais plus de la patience d’expliquer – en le faisant « graduellement », en avançant « pas par pas » – des liens entre les lieux et les choses qu’on voit – enfin – comme extrêmes, et celles que – selon les « spectateurs », qui peinent pourtant de regarder – ne le sont pas.
Ce qui a été montré dans le film « Whistleblower » (« Seule Contre Tous »), est seulement l’exemple, le plus « extrême » PARCE QUE le plus visible, de ce qui se passe, car ce qui est « prévu », pour certaines personnes dans les sociétés d’aujourd’hui : les sociétés patriarcales.
L’exemple le plus extrême à cause de la clarté de toutes les situations montrées, l’exemple dont ceux qui ne savent pas de faire de lien entre les faits, de les synthétiser, nommeront une « exception » : mais qui « l’exception »… n’est, hélas, pas.
Peut-on mépriser les inhumanités que vivent, toujours, certains individus sur ce monde, seulement sous le prétexte du « degré » qui – dans nos yeux, qui voient seulement ce qui leur est « donné » à voir – ne dépassent pas encore du scale, du « 100 »… ?

 

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Le film « Seule Contre Tous » de Larysa Kondracki avec Rachel Weisz en rôle principal d’une policière de la section criminelle arrivée comme la volontaire en mission de l’ONU en Bosnie (Eng. : « Whistleblower », Polish : « Niewygodna Prawda » / »La Vérité Qui Dérange »/) tarde toujours à entrer sur les écrans en France.
Il a été produit en 2010,
et – autant que le système français est patriarcal –
on peut s’attendre que le film, sur les grands écrans… n’entrera pas ;
ou au moins, qu’il tardera encore assez longtemps pour y entrer.
Vu qu’il est pas seulement fait vraiment bien, mais qu’il parle des choses inadmissibles et impensables – étant pourtant les faits – on peut se demander « pourquoi ».

 

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De quoi parle ce film donc… ?
Et bien, il parle du marché – à côté de celui des animaux le plus ancien sur ce monde – des femmes.
…Le problème est pourtant qu’il ne parle pas que du « marché » : il en parle, en situant l’action là où elle se trouve organisée par les « patriarches » le plus haut placés de l’ONU.
Il faut ajouter ici que toute l’histoire est basé sur les faits qui ont eu lieu effectivement et qui – dans les diverses versions et partout sur la Terre d’Humain, régnée par les mâles le plus vieux et le plus laids… continuent de se poursuivre.
Donc…
…Silence ici.

 

***

 

On sait très bien que le marché de la chair féminine en Europe est fleurissante.
Sur ce comment les patriarches organisent un univers législatif d’un pays, dans lequel la réalité des personnes étrangères du genre féminin est celle qu’on peut nommer DE L’INCITATION, VOIRE DU FORÇAGE LÉGISLATIF (OU : DES « TRICKS » DE LA LOI, VOIRE… SON NON-RESPECT PAR LES PATRIARCHES EUX-MÊMES QUAND CE RESPECT LES DÉRANGE) AUX CHOSES INDICIBLES, JE POURRAIS PARLER MOI-MÊME : PUISQUE CES « TRICS » DES PATRIARCHES, JE LES CONNAIS PARFAITEMENT, AINSI QUE LES GUERRES QU’ON EST OBLIGÉ À ENTAMER POUR DÉSARMER LES ADVERSAIRES, CEUX-LÀ MUNIS EN STYLOS & PAPIERS GOUVERNEMENTAUX AINSI QU’EN AUTORISATION DU MÊME GOUVERNEMENT (QUAND CELA EST UTILE) À Y CRACHER.
Je pourrais donc parler aussi, et longuement, de ce que vivent les personnes (très peu nombreuses) qui ne réagissent pas aux manipulations gouvernemantales selon le modèle que les bandes des vieux patriarches ont prévues.
Ainsi, de ce que organise le système patriarcal, avec les poignards de sa « loi », d’abord formulée et ensuite utilisée à la façon hypocrite : ce qui n’est que le simple jeu qui garantit au dit système que le nombre des personnes qui doivent « servir » aux certains « maîtres », à la quelque soit façon, reste stable, et surtout, qu’elle ne diminue jamais.
Quand on vient de l’extérieur, quand on conserve donc encore cette capacité de la vue de l’extérieur des choses qui se passent dans le monde qu’on voit comme assez nouveau, et quand on passe soi-même, dans un « nouveau pays » par certains enfers crées par la paperasse et les « paroles changeantes », qui ne tiennent jamais (dans quel but ne tiennent-elles pas, on se demande enfin… ?) des « hauts fonctionnaires » (je ne dis pas « autorités » : puisque leur « autorité » est nulle)… une analyse de tout et une synthèse des faits deviennent les choses assez facile.
…On voit donc ce dont « les citoyens normaux », les « depuis toujours ici » ne voient pas.
On est étonné qu’ils « ne voient pas », mais on sait aussi bien pourquoi.
Le sujet est « l’organisation d’une société dans laquelle l’être humain est réduit aux certains « rôles » – et dans laquelle celles-là… ne sont pas autres que fixés par les mêmes « décideurs » qui rêvent d’avoir le pouvoir égal qu’était celui de leurs aïeuls ».
La société, selon les images conçues dans les têtes de ces individus-là, est celle où les hommes « règnent » : et où les personnes du genre féminin, ainsi que les personnes animales, ont le « rôle » prévu de leur servir.
Le même système, fossilisé, qui crée toujours les camps de concentration multiples de divers genres, et le même qui organise la place, dans les villes, aux rues remplies des femmes prostitualisées, destinées à l’usage du mâle-« client ».
La prostitualisation des personnes prévues pour « usagées », dans les sociétés du patriarcat s’effectue grâce aux outils principaux auxquels appartiennent – par exemple – la simple manipulation – souvent multiple – par la législation, et/menant à la privation des Droits Humains : celle-là étant l’astuce parfait et la plus simple du système des mâles en stade de l’écroulement physique partiel et extrêmement moches, de mettre les individus qu’il vise en situation sans issue.
…Mais ici, dans le film, tout le système est montré en plus fort encore : puisque en plus clair, puisque on a à faire avec le marché de la chair féminine, donc humaine (malgré qu’en langue française, une des le plus patriarcales du monde, le mot « humain » sonne toujours trop « officiellement » ; ici, on s’est habitué de dire « homme » (sic!)) à la façon directe : ici il y a les filles vendues, sans rien cacher, des mains masculines aux autres, passant des tentacules des bourreaux dans les autres tentacules des bourreaux, et il y a les « hauts » (je suis curieuse dans quel sens il faut comprendre ce mot : « hauteur ») fonctionnaires du système des « 3P » (patriarcal, putride, perverse) qui y sont engagés et qui y puisent les « bénéfices ».
Le film « Whistleblower » (« La Vérité Qui Dérange », « Seule Contre Tous »)
montre, et concerne exactement ce qui a lieu en Europe – et plus précisément : IL MONTRE CLAIREMENT LA RÉALITÉ DE L’UTILISATION DES PERSONNES DU GENRE FÉMININ AUTANT QUE LA CHAIR VIVANTE PAR LES – PARMI AUTRES… « HAUTS » GRADÉS DE ONZ (ONU).
Et cela, en parler ouvertement… semble d’être en France une chose inadmissible.
Ici, tout doit être caché : pour que les panneaux publicitaires de la Déclarations des Droits (de QUI, dites-vous… ? encore du mâle ayant les « papiers »… ?), accrochés au bâtiment de l’Hôtel de Ville à Paris, ne croulent pas, par un hasard dont on parlerait bizarre.
…Peut-être c’est par cette raison-là, ici, au pays des Droits de… l’HOMME, (!) les histoires qui ont le plus du « succès » aux cinémas et y programmées massivement sont les comédies avec le Dujardin et avec son équipe des copains très drôles.


Le visage de Rachel Weisz, quand elle se trouve parmi les troupes de ses « coopérateurs », hommes, vénus ici, en « mission de l’ONU », en Bosnia, qu’avec une seule chose dans les têtes comme « l’ordre » : maintenir le système existant.
– Nie rozumiecie… ?! Te dziewczyny… Mamy je chronic… !
– …Walniéta suka… !

 

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Bien sûr, il y a dans la contrée prétendant d’être celle des « Droits de Tous » (mais pas de Toutes), également les sorties des films traitant des sujets graves, des choses immédiatement à changer et qui ne changent toujours pas, des faits qui ne peuvent engendrer que la révolte, l’indignation et l’action, au moins sur le niveau personnel… Quant aux « œuvres de cinéma » qui racontent les horreurs vécues par les personnes du genre féminin et rendues possibles par la législation mâle : cela arrive aussi de plus en plus souvent. Seulement, étrangement, ces histoires se passent toujours là où « cela ne nous concerne pas » (et surtout pas n’effleure pas de notre « système », nos « sacrés » ni de nos « grands fonctionnaires », s’ils soient de l’ONU ou de notre gouvernement), ou concernent les « autres cultures » : celles dont les « ressortissant(e)s » débarquent tout à coup « ici ».
Mais « ici », on dirait, « tout va bien ».
Des putes pleines les rues, mais tout va bien.
Des femmes qui – les années entières – n’ont pas leurs « papiers », sauf si elles se « marient » (« la condition nécessaire du vieux patriarche… ! » …et quelle ridiculisation de l’espèce humaine… !): mais tout va bien.
Des gens qui achètent ce qui ne s’achète pas, pour le baiser ou pour le manger, les étagères pleines des magasins : mais tout va bien.
…Et les « hauts décideurs » : qui « suppriment » les Droits Fondamentaux à ceux et celles qu’on « planifie » de transformer aux « produits du marché.
Mais…
TOUT VA BIEN.

 

***

 

Le film « Seule Contre Tous » de Larysa Kondracki
n’entre donc toujours pas aux écrans en France.
Et pourquoi, on ne le sait pas vraiment.
…La seule chose qu’on sait, mais que la plupart des drogués de la naïveté refoulent constamment, est ce que les caciques du système patriarcal en place s’occupent toujours bien, et tout au long des époques, que la populace reste la populace et qu’elle se bourre les têtes des aventures d’un saucisson animé ou d’un n-ième Brice de Nice.
…À l’occasion, depuis 2010 (l’année de la production du film) un jeu au titré « Whistleblower » a été inventé, qui apparait désormais en « Google » quand on se met à rechercher le film, et le titre français « Seule Contre Tous » a été oublié grâce à l’histoire de « Seul Contre Tous » : ce titre on a attribué en France au film « Concussion », celui-là parlant des contusions traumatiques des joueurs du football américain (le sujet étant, lui aussi, grave: mais dont parler n’est pas une menace au patriarcat et n’effleure même pas à un millimètre de la question de la privation de la liberté et des tortures des personnes destinées à celles-là par les bandes des types au gouvernail, et qui – si pas par la force – personne ne voudrait).

Le mode française de s’en occuper de tout l’indicible, de tout « trop dur à supporter », de tout l’inimaginable, est « faire l’impression » : continuer l’inadmissible mais – que le dieu nous garde… ! – de ne pas en parler.
Depuis 16 ans que je l’observe, j’ai l’impression que la philosophie de cette culture est : « Autant que la chose n’est pas dite, elle n’existe pas », et encore, s’il arrive qu’elle devient dite, on fait semblant que la phrase n’existait pas ou que celui (plus souvent celle) qui a osé d’en parler soit simplement folle ou fou.
…Pendant tout cela, ceux qui adorent de vivre les yeux fermés se baignent dans leur propre folie.

 

BALLADYNA ↑ WITCH, PARIS → NOVEMBRE 2016

 

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REGARDER LE FILM « WHISTLEBLOWER »
(« SEULE CONTRE TOUS »)

sur le web (à ce jour, pas de version française) → 

Version anglaise (le son horrible) : 

The Whistleblower (2010)
with Monica Bellucci, Vanessa Redgrave, Rachel Weisz Movie


Version polonaise (très bon son) : 

Niewygodna Prawda – cały film Lektor PL


« RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE ». QUELQUES MOTS SUR LA RESPIRATION DANS LA SOCIÉTÉ DES ESCLAVES SANS MENOTTES

 

« LE FEU
EN TOI
NE MOURRA, JAMAIS
…TES CHEVEUX NE VONT JAMAIS S’ÉTEINDRE.
RESPIRE
RESPIRE
RESPIRE
CONTRE LES TENTATIVES DE CEUX QUI VOUDRAIENT TE VOIR MOURIR
CONTRE LES TENTATIVES DES BOURREAUX
CONTRE CE QU’ON TE DISE ET CE EN QUOI ON VEUT TE FAIRE CROIRE
RESPIRE…!
RESPIRE…!
RESPIRE…!

S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE…
RESPIRE…!

S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE…

MAIS…
RESPIRE 

RESPIRE
RESPIRE… !!!
TES CHEVEUX NE VONT JAMAIS S’ÉTEINDRE…

RESPIRE… ! »

 

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« RESPIRE » – chanté comme une déclaration individuelle, comme un manifeste et un constat : d’être décidé à tout s’il s’agit de se battre et de défendre sa liberté – est aussi le song appelant à quelque chose dans le sens plus général.
Une révolution… ? Qu’est ce que c’est d’autre – si on crie aux gens : « Vous pouvez vous battre », « Vous pouvez : de ne pas laisser qu’on vous écrase », « Vous avez – les Droits »… ?
Droits Fondamentaux – qu’aucun gouvernement ne devrait être en mesure de vous prendre, en vous niant par cela comme l’humain… ?
Le song – le sang.
La révolution – quoi que vous ne compreniez en entendant ce mot, et quel que soit le niveau de votre compréhension.
Je m’en suis rendu compte de cela un peu plus tard que le song était écrit.
Il était écrit comme un cri venant de mes propres vécus, de mes propres expériences : car oui, on a effectivement essayé de me tuer, même si lentement ; vos gouverneurs voulaient de me voir morte – ou au moins avilie, privée des droits à être humaine, privée des droits qui se nomment fondamentaux – et puis, ne faisant pas du « problème » aux « pouvoirs », aux législateurs-menteurs ni aux exécuteurs des ordres qui comptent pour ces derniers plus qu’une vie.
« RESPIRE » – je l’ai écrite et hurlé après – comme le cri tiré de mes propres expériences, très concrètes, qui m’ont permis de me rendre compte des choses inapercevables pour tous car bien cachées par le législateur, par l’executioner, des choses inimaginables pour ceux qui respirent, et des choses ignobles qui existent malgré être inconcevables.
Et cette conscience – qu’à part de crier à partir des expériences et de mon vécu, qui n’aurait rien du traumatique si pas la politique et la « loi » qui (au pays européen prétendant – à la façon risible, on en est d’accord – que sa culture soit basée sur les valeurs venant du passé révolutionnaire) statue et légitime l’extermination lente des « pas autorisés à avoir une vie »…

…À sentir – quoi que ce soit, à rire, sourire ou à aimer. À ne pas être utilisés, exclus, chassés, traités comme les choses ou comme les êtres non-existants car « cette terre ne leur appartienne pas : cette terre – est : à nous ». C’est qui : « nous » pourtant… ? Vous me parlez sur vos étiquettes et votre drapeau… ? Ne voyez-vous pas que ce drapeau ne signifie plus rien à part de la honte… ? Ne le voyez vous pas… ? Vraiment… ?
V r a – i m e n t… ?
…Cette conscience donc – elle m’est venue les mois ou peut-être les années après l’écriture du chant. Peut-être c’était deux ans après sa première présentation au « Langage des Viscères » aux Trois Baudets à Paris… ? À la fin de mon séjour à l’enfer… ?
Conscience : qu’en criant de mon propre vécu, ma propre décision, inconditionnelle, de me prendre la liberté et de la prendre sans cesse, sans jamais hésiter, arrêter, chaque moment –

je cris d’une chose ayant le sens plus vaste encore.
Je crie à tous.
Cette conscience m’était venue avec encore plus de force ce jour où je passais à côté d’une affiche, collée dans le long couloir du métro. L’affiche du genre dont il y a de moins en moins dans la masse de ce qui se colle sur les murs de ce monde, les « œuvres » hideuses et horribles, qui parlent de la vente et incitent aux achats, si ce soit des corps animaliers ou si ce soit de la chair humaine. Ce que j’ai vu était pourtant une affiche différente de ceux-là. Il s’agissait d’un expo.

– « BREATHE… ! » – criaient les lettres, et qui elles-mêmes avaient l’air hurlant.
Et c’est en ce moment, que j’ai pensé : que tout ça a une liaison indéniable – dont il n’est pas possible de ne pas constater ni en avoir la conscience.
J’étais en train de courir pour – comme on le dit encore – « assurer une prestation ».

Une prestation pécuniaire : dont on parle également « le travail » et dont – malgré que l’esclavage est la chose honteuse – certains crétins en sont fiers.
Depuis le premier moment, en attendant le RER, quand j’ai regardé les gens autour – j’ai eu en moi cette pensée inchassable. Voilà la civilisation des esclaves. Des serfs, des captifs – et qui même ne se rendent pas de compte de ce combien l’ordre dans lequel ils vivent sans vie – l’ordre qu’on leur impose – est pervers et cruel.
Donc à changer, et ce immédiatement.
Pervers.
Pervers.
Pervers.
Esclaves qui en souffrent.

(Ne vous souffrez pas, peut-être, en vous levant chaque matin, dans vos bâtiments du béton quadruples pour aller aux lieux où on vous prend vos vies, vos années, vos mois et vos heures, contre votre autorisation de sur-vivre, pour que vous payiez votre place sur cette terre… ? Car bien… il faut payer… !
Mais payer… – à qui… ?)
Esclaves qui en souffrent – mais qui font « la carrière »… !
Au moins, ils se le disent, pour que leurs cervelles ne disjonctent, et pour qu’ils ne se retrouvent pas les fous à lier.
(« On a besoin des slaves, n’osez pas à devenir fous… ! »)
Esclaves qui en souffrent.

…mais qui n’ont même pas de la conscience de cette perversité qui est devenue une règle.
Esclaves – appris pendant les siècles que leur esclavage soit une raison de se sentir fiers, indoctrinés pour croire que leur status des prisonniers des « maîtres » – soit une base du contentement des êtres assujettis et écorchés…
Huit heures ou neuf heures du matin. Normalement, ce n’est pas l’heure où un humain, un être vivant tout court, sentirait quoi que ce soit qui ressemblerait à un instinct naturel de se mettre à « bosser » pour l’autre (« bosser » pour soi-même, créer selon son envie, suivre sa passion, c’est l’autre chose : mais la chose dont justement nous ne parlons pas ici).

Prendre le métro, manger en vitesse, en courant dans les passages entre les rames dans le transport pour les esclaves…
S’asservir (disons-le clairement et sans euphémismes).
Mais voilà – après cette première violation de ce qui est naturel, après avoir forcé les individus à cet esclavage de couper leu sommeil, de se déplacer pour suivre les ordres (à ceux qui attendent le RER, ou le métro, au matin, ayant les visages pales avec les restes du sommeil qui s’y dessine… il manque des menottes sur les mains pour que la photographie puisse être fiable) – il y a une autre… !
Toute l’industrie est là… !
Les vendeurs du café et des petits pains sucrés (si les esclaves avaient la liberté de ne pas être ici et à ces horaires, ils n’en achèteraient pas du tout de ce shit…  En plus, ils dormiraient encore… Mais là, les « propriétaires » ont eu une bonne astuce aussi. Le glucose contenu dans le shit vendu va direct dans le sang des personnes, l’esclave réagit donc toute de suite : cela le réveille pour les premières heures et fait de se sentir dynamique même celui qui ne dormait pas suffisamment. Après, vers midi, il faudra que les propriétaires de vos corps inventent une autre chose – de là – la pause déjeuner… Voilà vous de nouveau opérationnels… ! Pardon, je voulais dire : dirigeables…), les boulangers, les pâtisseurs, qui avec leurs produits à l’odeur qui réveille et la formule qui fait ainsi…
Servent, eux aussi.
Et puis, les psys… ! « Qu’est ce qu’il ne va pas, mon petit monsieur… ? Vous avez la difficulté de rejoindre le système… ? Ah, ah-ah : le système, qui vous veut pourtant teeeellement du bieeeen… ! Vous n’allez pas bien donc, dites… ? » Ceux-là, plus esclavés encore que les esclaves dont les âmes ils « soignent » par un lavage des cervelles bien pensé, se mettent au travail après toutes les violences que les individus ont subi au préalable.

« La faute, l’erreur – est en vous, les fous… ! »
Combien d’années on peut se lever à l’heure indiqué par un « maître », pas par votre propre corps, combien des nuits se coucher tôt car il faut aller à la boîte (cage, prison, etc.) tôt aussi, et combien des mois il est possible de faire ce que veut de toi quelqu’un autre… ?
Combien des semaines – sans faire de ce que tu rêves de faire, toi-même… ?
N’es-tu pas encore fou, toi, dis… ?
…Il hoche les épaules.
– « Pourrais-je vraiment vouloir quelque chose, moi-même… ? » – il dit. – « Pourrais-je – avoir ma vie, qui soit libre… ? »

 

***

 

Encore une chose : dans le système de l’esclavage tellement bien organisé, dans l’ordre actuel, « le mieux » vit celui qui s’esclave également « le mieux ». Laissons ici à côté l’ambiguïté de ce qui signifient les mots « le mieux » : le mieux – est surtout de souffrir le moins, de ne jamais perdre de son toit, et de ne jamais être vendu avec sa chair contre certains droits basiques que les autres ont sans condition.
Car oui, même parmi les esclaves il y a les différences. Ainsi, l’ordre ignoble est maintenu et persistant. Les propriétaires savent bien jouer : la plupart des servants peuvent vivre dans l’esclavage jusqu’à la fin de leurs vies, sans rébellion ni révolte, comme les chiens habitués à une laisse   – pendant que les autres n’ont que aboyer de la souffrance ou de mourir sur le champ.
Ceux donc qui s’esclavent « le mieux »…
…Portent les costumes bien brillants et s’en vont chaque six mois aux vacances… !
Mais leur souffrance est répartie aux milliers des matinées : des réveils violents à l’aube, visages pales, l’air des soldats à qui il manque que des carabins ou des menottes pour une belle image.
Esclaves privilégiés – comme plein – qui n’ont même d’un ombre de doute que tel est leur sort, tel est le système et l’ordre – et qu’il n’y a pas de salut, ni pour eux, ni pour les autres.
– « Notre vie – n’est pas pour nous… ! »
Car il n’y a pas de l’autre monde.

 

***

 

Vu la soumission de la race humaine, il n’y a pas de l’autre monde.
Il est vrai : il n’y a pas. Et il n’y aura point : tellement longtemps que vous vous soumettriez en attendant des ordres.

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BALLADYNA IN THE STORM : « RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE ». QUELQUES MOTS SUR LA RESPIRATION DANS LA SOCIÉTÉ DES ESCLAVES SANS MENOTTES. PHOTOGRAPHIE: STÉPHANIE VIEUXBLÉ (DU PERFORMANCE DU SONG « RESPIRE…! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE » PENDANT « LE LANGAGE DES VISCÈRES » AUX TROIS BAUDETS À PARIS EN OCTOBRE 2011. SOIRÉE ORGANISÉE PAR AMINE BOUCEKKINE. VIDÉO DE LA PERFORMANCE – ENREGISTRÉE PAR CÉDRIC BARBIER – EST ACCESSIBLE ICI: http://youtu.be/AidBErRId3E?list=UUmmUd29OlO1NGD_fqGMJ5YA / LE SONG « RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE » EST TÉLÉCHARGEABLE AVEC L’ALBUM « SABBATH. THE BIRTH OF THE WITCH » OU SÉPARÉMENT – CONTRE LE PRIX LIBRE OU CONTRE UNE RÉFLEXION SÉRIEUSE SUR LA POSSIBILITÉ DE LA RÉVOLTE: http://balladyna.bandcamp.com/track/respire-sil-le-faut-avec-un-couteau-dans-ta-poche-breathe-if-the-need-with-a-knife-in-your-pocket

LES ESCLAVES S’ÉCLATENT

 

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La photographie du grand nuage à la couleur presque noire, au métro Saint-Paul hier soir. La lampe aveuglante et le carrousel existent pour détourner l’attention de la foule.
Paris – la ville change… !
Sur toute la longueur de la rue Saint-Antoine, jusqu’à la Bastille – malgré ce qui veut aveugler tous, on voit les gens : assis près des murs, sur les trottoirs – les femmes aux visages sans espoir, les hommes aux yeux sans plus de la passion, les enfants qui ne la connaîtront jamais. Les pieds des passants marchent… ! Les chaussures chic font un bruit constant, et surtout dans le coeur.
Personne n’aperçoit de nuage. Et pourtant, elle est là, et elle menace.
– « Le monde – c’est comme ça… ! Pour nous c’est le carrousel… ! » – la foule s’acharne.
Une station plus tôt – entre la Bastille et Ledru-Rollin – après tout ça le monde semble incroyable. Personne ne souffre, personne ne vit de l’humiliation, personne ne résiste et ne meurt lentement en apprenant chaque jour de regarder les autres comme le fait un chien.
Esclaves bien habillés, même si souvent sans goût, et dont l’odeur des corps est bonne vu qu’ils peuvent laver leur peau après chaque tâche de l’esclavage et même dix fois par jour s’ils le souhaitent, sortent d’une boîte pour passer à l’autre. Les restos où on vend les cadavres animales sont remplis, les rues sont du glare , l’émanation de l’eau de fleurs.
– « Ce parfum, c’est pour se mentir que les esclaves… nous ne sommes pas du tout… ! » – quelqu’un hurle. L’arôme est effectivement tellement forte qu’on a l’impression que c’est la rue elle-même qui s’aurait personnifié, et qu’elle aurait versé sur sa crête engourdie les flacons de l’eau de toilette.

***

Esclaves qu’on a conditionné. Esclaves qu’on a habitué à ne même pas réagir, ni de se sentir touchés, ni révoltés, par le sort de leur proche. Esclaves payés suffisamment, et aux têtes bourrées suffisamment par ceux qu’ils nomment « leurs patrons » – s’éclatent… !
Esclaves – on les a appris de l’obéissance à l’ordre de ce monde. Les soumis des « grandes entreprises » : si on leur rendait leur liberté, ils ne sauraient même pas quoi faire avec…! 
Esclaves.
Regardez… !
Sur le mur, un idiot a collé un panneau « Au nom de l’amour pour des animaux, interdisons la mendicité avec les chiens ». Bien sûr, séparons encore ceux qui n’ont rien, des seuls êtres vivants qui tiennent leur existence…
Les enfants Gitans meurent à côté : ils meurent comme les chiens et les chats, et comme les rats pendant toutes leurs vies. Les femmes privées des Droits Humains dorment dans les bras des hommes qu’elles ne veulent pas, ceux-là privés de la passion. Les hommes n’attendent plus de rien. Les femmes vomissent. Les enfants tombent. La vie avance. Un esclave, costume brillant et le tie autour de son cou, coure avec un rire burlesque près du mur des rats-humains.
Esclaves de la Bastille, dont les corps ont l’odeur des fleurs artificielles, ne voient pas du nuage.


Brillants costumes, vous vivez pourtant tous comme les rats, les cous en-tie-s…!
Vils – car les ordres qui vous sont donnés exigent de vous être ainsi, et car vous ne trouvez pas d’une raison de s’opposer ni même de les mettre en question.
C’est vil pourtant – être un rat si on était né l’humain.
C’est vil : la soumission et l’obéissance.
C’est vil – de se parfumer la peau pour ne pas sentir de l’hypocrisie,
c’est vil: pour ne pas voir de la menace – regarder le carrousel et la lampe.

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BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE (9-10 MAI 2014, FRANCE).

 

 

 

WHERE ARE YOU NOW…?
(“THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY”)

 

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PART I
WHERE ARE YOU NOW…?

Chaque jour, tu restais là. Dans les rayons du soleil qui brûlait les têtes des passants : ceux qui ne te regardaient pas, puisqu’ils avaient les choses à voir et à apprendre, dans la poussière de la rue, des rickshaw avec les hommes attelés aux timons comme les chevaux et courant comme les fous car le monde l’est et ne s’en rend pas de compte, dans les cris de joie et d’exhortation de la foule, tu restais en regardant le monde devant toi. Te rendais-tu compte, déjà à ces instants, ayant à peine quelques ans, qu’il était ton ennemi… ?
Toujours près de la même colonne blanche, à la proximité du Musée de l’Histoire Naturelle : grand bâtiment de la renommée mondiale par la porte duquel la masse des visiteurs de toute l’Inde, de l’Asie et du monde entier entraient aux grandes salles, où ils pouvaient voir ce qu’était l’Humain – depuis les débuts de la création de son espèce.

Enfin, presque.
L’histoire de l’évolution.

Sans, bien sûr, des choses desquelles l’espèce humaine ne parle pas, et qu’elle met en silence car elle ne sait pas comment elle pourrait se débrouiller avec, comment les raconter, comment assumer leur véritable sens.


***


C’est étrange – que c’est aujourd’hui, le jour où je me mets à écrire ce texte… – car malgré avoir publié la même photo plusieurs fois – ta photo : en noir & blanc et en couleur, en entier, et enfin recadrée jusqu’au effacer presque tout ce qui t’entourait, pour qu’il ne reste que le portrait, un regard, une main – je n’ai jamais pu exprimer par les mots de ce jusqu’au quel point tu m’as capté et transporté dans ton monde. Tu m’as eu avec le premier regard, le premier geste de ta main tendue : bizarrement et pas conventionnellement sans imploration, ni dans tes yeux, ni dans ta posture, car tu n’étais pas crée pour implorer ni solliciter.

Le monde que je voulais connaître.
Le monde que je portais en moi.
…C’est étrange donc – que c’est aujourd’hui – quand je commence d’en écrire enfin, je tombe sur les choses étonnantes, comme si tout cela devait se lier – ou comme si l’était déjà : lié et associé, une chose avec l’autre, par une logique imperceptible mais évidente, sans besoin de poser des questions. À peine à la veille de poser sur le papier la première lettre de cet article, je passais par la belle rue parisienne, et pour la première fois depuis les nombreuses années j’ai pu m’arrêter sans sentir de la tension, sans éprouver de l’état de l’alerte constante, en respirant enfin l’air frais, sans vivre de l’écoeurement, de la répugnance et de l’aversion toujours sous-jacente donc présente jusqu’à aujourd’hui – tout ça m’étant imposé comme les choses à vivre pendant les années, avec la perversité que seulement les « pouvoirs » de ce monde puissent avoir pendant qu’ils jouent avec les sorts et les vies humaines…
…Calme… ?
– « Ne connais pas… ! », « Ne sais pas ce que c’est… ! »
On t’a pris ton calme… !
– « Je n’en avais jamais, j’ai sauvé ma tête… ! »
L’arrêt momentané donc – cet état de la respiration sans tension, la respiration sans plus de la haine, momentanément, la respiration à laquelle chaque être humain devrait avoir droit si les autres ne l’avaient pris en s’en considérant qualifiés – est tellement surprenant et incroyable que semble appartenir à quelqu’un autre.
Ou à une autre vie.

Mais ici les livres sont parties dans la rue : et devant une librairie tu vois un stand avec les bouquins. C’était un présentoir, plein des titres – mais il n’existait que ce livre : des photographies de Peter Beard, et avec un prologue en première page, la citation de Darwin.

 

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PART II
« THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY »

L’Humain… ! A-t-il tellement peu avancé depuis… ?
Tellement peu comme on le voit… ?
À la veille du jour où je t’ai prise en photo, devant ce grand musée de Calcutta, où l’on peut se rendre compte de toute l’histoire de l’espèce et de son évolution, et en dehors duquel on peut comprendre que malgré tout cela les cœurs et les esprits toujours n’ont pas évolué suffisamment, j’ai vu – une presque-nuit – une femme, beauté indescriptible, couverte par la poussière de la rue. La beauté en stade de la destruction, un bébé dans les bras, attente du sommeil. Elle restait allongée devant une porte, et sur cette porte il y avait écrit « MEMBERS ONLY ». C’était la porte du « Lions Club ».
Quelques années plus tard, déjà dans mon autre vie, j’ai photographié presque la même scène devant la porte parisienne du cénacle des « Médecins du Monde ».  
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les règles : inventés et mises en place pour la perte des uns et pour que les autres puissent vivre mieux en légitimant la destruction et l’avilissement d’une partie de l’humanité par leur propre droit à se trouver dans la situation privilégiée et légitimée par les lois – ces armes des « autorités » et moyens de la discrimination… ?
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les règles – qu’il ne ressent plus de l’indignation et de la révolte… ?
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les portes… ?
Faut-il être « membre » – d’un « groupe », pour ne pas être traité comme une bête humaine… ?

PART III
LA LOI – CETTE ARME DES MONOPOLISTES

Et la société – ou plutôt LES sociétés… ?
Elles se sont développées, bien sûr.
Jusqu’au point de protéger leurs « membres » – ceux qui « appartiennent » à l’espèce humaine et peuvent se légitimer d’une affirmation écrite de ce questionnable fait par une « autorité » – des choses risibles, ridicules et absurdes : d’un rien, d’un fantôme inventé à dessein, spécialement pour eux – jusqu’au pont de créer les peurs et de les défendre de la peur elle-même.
Mais il faut être « dedans » pour qu’ils te considèrent pour un Humain – comme eux.
Il faut que tu aies un papier, un titre, une pancarte, une attestation. Une certification, une monnaie ou un billet, et puis une signature de quelqu’un qui sait mieux.
Un acte qui prouverait ton humanité et le fait que tu ressens, que tu souffres et tu rêves comme eux.
Sinon – tu l’es, et tu le seras pour toujours : la bête humaine.
La loi en insiste.

 

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Tu m’as emmené avec toi, small boy de Calcutta, au regard dans lequel je n’ai vu pas encore ni de la haine, ni de la mort – tu m’as mené par plein des rues où je passais après et plein des chemins de ce monde. Tu m’as devenu comme un symbole – celui de l’ordre impitoyable des choses, une métaphore de ce qui se passe autour, dans le silence – et le souvenir de ton visage est devenu une obsession.
Je t’ai vu quand je regardais les hommes, adultes, qui tiraient les rickshaws avec les touristes, comme les chevaux qui passent toute leur vie en attelage, enslavés pour le plaisir des inconscients. Je t’ai vu quand – les mêmes jours – j’avais devant moi les yeux et les visages des mourants, les squelettes, dans l’hôpital Nirmal Hridaj tout près du Temple de la Kalî Noire, Kalîghat. Je t’ai vu même dans les yeux de ces femmes de la gare à Delhi, qui erraient parmi les restes des bananes pourris dans le soleil, et qui mendiaient, dans leurs saris colorés et avec les enfants dans leurs bras – ces femmes qu’on voit toute de suite quand on sort du bus qui lie le train de l’Amritsar avec la capitale. Je t’ai vu malgré que je ne t’ai connaissais pas encore.
Et je t’ai vu quand ici, à Paris, j’ai apprise de la mort d’un jeune rêveur, qui lui non plus n’avait d’aucune « preuve », aucune « attestation » du fait qu’il était l’Humain et qu’il ait donc les besoins physiques comme les autres. Même si ces « autres » ont l’ignobilité de mettre ce fait en question, d’en douter – ou de n’y pas penser.
Paradoxalement, on m’a dit qu’il rêvait de partir à l’Inde. Il pensait qu’il le ferait un jour, enfin – mais le temps a été trop court, les heures parisiennes trop cruelles et les nuits trop froides, vides, remplies de désespoir. En attendant donc, il squattait les lieux, là où il pouvait, sous tous les ponts de la Ville Lumière – mais à la fin, un jour était venu où il n’en pouvait plus.
La Seine l’a accueillit mieux que ses propres frères l’ont su.

Et toi… ? Où te trouves-tu, maintenant… ?

WHERE ARE YOU NOW… ?
Et est ce que tu as pu survivre…?
Si oui – est ce que tu n’avais pas rêvé de mourir quelque part, les heures noires.
Et – si oui – te rendais-tu compte aux mêmes instants, que si tu souffres – c’est l’orgueil et la vilenie de ceux qui prétendent d’être les êtres supérieurs de toi, affranchis à t’adonner les droits humains – ou de les enlever – qui se trouve en cause.
…WHERE ARE YOU NOW… ?!
Où tu te trouves, maintenant… ?!

Quelle est ta vie…?
Est – ce – que – tu – as – pu : Vivre.
Ma tête va se transformer en flambeau… !
Mon cœur n’est plus qu’un brandon.
Attention-explosion. 

 

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TEXT PUBLIÉ ÉGALEMENT SUR LE BLOG « BALLADYNA / SANS FRONTIÈRES » – http://balladyna-sansfrontieres.tumblr.com/post/79673321690/where-are-you-now-the-members-of-the-club14-15 MARCH 2014) & PHOTOGRAPHIES: BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE XXI SIÈCLE. LES PHOTOS SONT DIFFUSÉES AUSSI DANS LE SET « WHERE ARE YOU NOW…? (« THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY »). THE BOY NEXT TO THE MUSEUM OF NATURAL HISTORY. CALCUTTA » PUBLIÉ SUR FLICKR (ALBUM « CALCUTTA »: www.flickr.com/photos/balladyna/sets/72157640947457575). LA PHOTO AVEC LA CITATION DE L’Epigraph for « The Descent of Man » DE Charles Darwin: FROM THE BOOK “PETER BEARD”, 2013.

THE CALL FOR A REVOLUTION – PART II. POUR FINIR AVEC LE SYSTÈME DE L’EXTERMINATION MASSIVE / TO FINISH WITH THE SYSTEM OF THE MASSIVE EXTERMINATION

 

Dzisiejszy system – nazywany « mometarnym » : czyli tym, w ktôrym liczba « zadrukowanych numerami serwetek » posiadanych przez ludzkà istoté decyduje o jej rzekomej wartosci, o jej zyciu io jej smierci – jest najwiékszà zbrodnià w historii ludzkosci.

Fakt, ze ciàgle utrzymuje sié przy zyciu nie jest dowodem jak tylko dwôch rzeczy :
sily i monopolu decyzyjnego osôb « u finansowej wladzy » (ktôre – wiedzàc o tym, co dzieje sié na swiecie, nie stajà sié jak tylko eksterminatorami, eksploatatorami, wyzyskiwaczami, katami), a z drugiej strony porazajàcego braku inteligencji, ograniczonego myslenia i braku przenikliwosci ludzkiej masy : ktôra daje sié zindoktrynowac przez swoich wlasnych katôw i wyzyskiwaczy, i ktôra « nie wyobraza sobie » ze jakikolwiek inny system poza zbrodniarskim przyprawianiem milionôw ludzi o smierc – jest mozliwy.

/Le système actuel – « monétaire » : celui dans lequel le nombre des « serviettes imprimées avec les chiffres », possédées par l’individu, décide de sa propre (soi-disant) « valeur », de sa vie et de sa mort – est le plus grand crime de l’histoire de l’humanité/.

/Le fait que ce système du meurtre arrive à être maintenu comme le seul existant prouve deux choses : la force et le monopole décisionnel des personnes « au pouvoir financier » (qui – sachant de ce qui a lieu sur le monde, deviennent par le même les exterminateurs, les exploiteurs, les ravisseurs et les bourreaux), et d’autre part l’absence de l’intelligence accablante, ainsi que la pensée limitée et le manque de brillance de la masse humaine : qui endoctrinée facilement par ses propres bourreaux et exploiteurs, « ne s’imagine pas » que quelconque autre système hors de celui du meurtre sur les milliers des personnes – soit possible/.

« Staline, Mao et Hitler étaient les meurtriers qui ont envoyé les millions de personnes à la mort – MAIS MÊME LES HOMICIDES SYSTÉMATIQUES DES ÊTRES HUMAINS SUR UNE GRANDE ÉCHELLE QU’ILS SONT COMMIS, NE PEUVENT ÊTRE COMPARÉS AVEC CE QUI A LIEU AUJOURD’HUI »*.

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« THE
CALL FOR A REVOLUTION », B. / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE. Citation finale (*) et les images parviennent du film de P. Joseph: « ZEITGEIST – MOVING FORVARD » (2011). Lien pour le regarder: http://www.youtube.com/watch?v=jb1cTRAAzVw&feature=share&list=PLP-Mo2sArLBE5OffzVqfgi_R7EbXcIOtZ). Les autres images issues du film – celui et des autres documents appelant au changement – j’ai mise dans l’album: « THE CALL FOR A REVOLUTION / APPEL À LA RÉVOLUTION / WEZWANIE DO REWOLTY » – https://www.facebook.com/balladyna.detempete/media_set?set=a.199439410222632.1073741836.100004697232756&type=1.