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FEU

 

…Je restais en silence.
Je ne peux plus empathier avec personne.
Pas ici, par sur ce monde.
Ça date depuis qu’on m’a fait comprendre – que les cruautés et les actes de sadisme infligés à vivre par un gouvernement à une personne peuvent être pires que la simple mort.
Combien des fois, le passé – j’appelais la mort – « vienne… ! »
…Je ne continuerai pas ici de cette pensée : lynchée par la populace j’étais déjà et il me servirait à rien un lynche supplémentaire.
Pourtant…
Il est une chose très grande à dire.
Une chose monstrueuse dans sa vérité.
Une chose.

…Avec l’horreur, je me rends compte – qu’ainsi les faits comme l’existence des perversités et des traitements sadiques des Witches par un gouvernement & les institutions patriarcales internationales – que les faits comme celui qui a eu lieu hier soir…
Sont étroitement liés.
Comme liés par un fil du fer.
Un fil no-breakable.

 

***

 

Les individus qui ont massacré hier une centaine des personnes à Paris ne l’ont pas fait parce que « I’m frustrated with my life, I don’t like you, I’ll shoot you », comme le faisaient ceux qui – portés par la rage contre l’injustice sociale et contre leur propre abaissement – brûlaient il y a certain temps les voitures.
Au moins deux de ces individus ont fait ce qu’ils ont fait pour baiser les vierges au paradis – et pour permettre à ceux qui les ont entraînés, préparés – mentalement, psychologiquement, physiquement – d’avancer dans leur action de prise du pouvoir sur un peuple obéissant, endoctriné, assoupi et « qui ne s’attend de rien », avec son président compris (quant au peuple, je suis sûre de ce que je dis – mais quant à président, les mots peuvent être traités comme une ironie : le président « sait », mais s’en fiche sincèrement car perdre une centaine ou quelques milles des êtres humains signifie rien en comparaison avec le but précis qu’il a à atteindre. La viande pour le canon n’est que de la viande : et c’est la phrase importante dont l’importance je vais répéter dans plusieurs textes, aussi à premier coup d’œil restant pas en rapport – et qui concerneront pourtant, eux tous, toutes les « victimes » du système où « l’autre » ne peut faire que ce rôle-là.
Le rôle de – la viande).

 

LES AGRESSEURS

Hier dans la télé publique et contrôlée par le gouvernement – que j’ai eu à regarder exceptionnellement – étrangement, au cours de tout le reportage des lieux des crimes – AUCUN journaliste, AUCUN reporter – ne tente d’effleurer ni par une seconde du sujet « QUI SONT LES AGRESSEURS ».
Les simples mots : « hommes » se répétaient à chaque fois quand il n’y avait plus de la façon de glisser par ce point pour passer à l’autre : c’est à dire celui des victimes et de ce qu’on voit autour.
Cela est une chose qui n’arrive jamais dans les relations des lieux des crimes, autant plus quand il s’agit des massacres massives. Devrais-je m’étonner « pourquoi » le sujet a été continuellement « overlooked », pourquoi aucun journaliste n’a eu de réflexe de toucher cette question – ce qui devrait se faire spontanément pendant un longue reportage…?

Par contre, dans le programme, on a le président.
Dans les conditions normales ce serait naturel – mais là, il s’agit du même président dont le gouvernement, suite d’un processus-éclair comme un Blitzkrieg, a « invité » en pratique les tueurs en France – et qui n’a pas de la honte de se montrer une fois de plus dans le rôle de « l’autorité » – ici attristée, et qui – comme la tradition le veut – ne prend d’aucune responsabilité pour ses décisions précédentes et ses propres actions.
Il fait un speech pendant lequel les spécialistes de la télé montrent au peuple les grandes lettres s’affichant sur l’écran – et dans lesquels les mots « INSTRUCTIONS » et « LES AUTORITÉS » sont les mots principaux.
(Serais-je la seule ici pour laquelle le mot « autorité », employé aujourd’hui encore par le gouvernement et les pouvoirs politiques, qui de la dite « autorité »… ne possèdent plus, et qui durant des années entières réalisaient l’œuvre de « renforcement du système patriarcal en train de s’écrouler », par l’élément musulman amené des cultures de l’appropriation des certainEs êtres humainEs par les autres – est un mot risible et engendrant la réaction de la révolte… ?
Le lien entre ce qui se trouve écrit en haut et le massacre de hier –
est-il vraiment jusqu’au ce point inapercevable… ?!)

La politique de « renforcement du système patriarcal se trouvant en décline » par les pouvoirs patriarcaux toujours en place en France est la chose claire et visible sans besoin d’utiliser des lunettes ou d’une loupe. Les barbus mentaux se maintenant au gouvernail ont une réelle peur des « facteurs féministes » et de la transformation sociétale en cours, dont ils sont conscients – et qui mène à l’égalisation des « forces » et des pouvoirs de tous les êtres humains – donc à la perte du pouvoir par eux-mêmes. Si on n’est pas conscient de cela – et si on ne se rende pas de compte quel « choc » et quelle perte de la valeur attribuée à eux-mêmes par les hommes au pouvoir, s’associent avec la transformation de la société dans laquelle les « valeurs familiaux » et le contrôle des « familles » (mieux lire : des femmes) par le gouvernement ne seront plus une arme de ce dernier – on ne peut effectivement pas voir du lien dont je parle dans le précédent paragraphe.

L’imagination d’une folle féministe… ?
C’est le gouvernement, qui est fou et qui il y a quelques années – étrangement et précisément aux mêmes moments où les mouvements féministes les plus inattendus ont commencé à réclamer les droits des femmes – a commencé de sa part à « renforcer » sa politique pro-familiale par afficher les mots de bienvenu pour toutes les « familles » avec les femmes aux têtes voilées et pour les « couples » composés en style « mâle et quatre femelles ».

La réalité dans laquelle tout, ABSOLUMENT TOUT – était mis en dépendance des forces décisives des hommes – des pouvoirs patriarcaux, religieux et ensuite pouvoirs politiques des pays – est une réalité que ce monde subit depuis les époques, il ne se rappelle même pas d’une autre et ne veut pas de l’imaginer. Peut-on s’étonner que – suite de la naissance des plusieurs mouvements féministes, beaucoup plus qu’avant et beaucoup plus dynamiques que c’était dans le passé – le pouvoir patriarcal des porcs orwelliens a réagi par une vraie hystérie et affolement, et – comme voir un barbu religieux en puissance est toujours meilleur que voir une femme européenne qui tout à coup se sente « valide indépendamment de l’avis de l’homme » – a commencé de remplir les rues de la capitale et les logements sociaux par un « allié venu des régions où la religion du pouvoir masculin » est la plus puissante… ?

Amenez-les encore, monsieur le président… ! Amenez les criminels de sharia, qui n’est pas elle-même très éloignée de votre human législation, amenez-les bien entraînés et bien préparés à la guerre contre tous et surtout toutes les insurgées qui se révoltent pour leur liberté en Europe, cette liberté ne pouvant s’exercer que si on finira avec un système gouvernemental et patriarcal, amenez-les bien barbus ou avec les barbes astucieusement rasées, amenez les, favorisez les « familles » à plein d’enfants et les personnes qui – comme la religion le veut – ne font que de se reproduire, subventionnez – comme vous le faites – leurs institutions religieuses, leurs instituts « de la culture » antiféministe et les mosquées…!
Amenez-les… !
…Jusqu’où les mots de l’artiste qui m’a dit de devoir bientôt quitter son atelier et son appartement à Bercy suite de – un exemple parmi pleins d’autres – passer chaque jour parmi les musulmans barbus qui la toisent des regards louches, et après protester contre le voilage des fillettes de trouver les couteaux ensanglantés sur son essuie-pieds devant la porte, ne devront être les mots de tous et toutes, amenez-les : pendant que vous continuez de discriminer au pays les femmes de l’Europe, amenez les musulmans – et dans la télé nationale, continuez à vous présenter comme une « autorité » qui fera une bonne impression après les massacres… !

Dans tous les cas, toujours ce seront « ceux du Bataclan » – qui le payeront*.
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B-WITCH ¥, PARIS – 14 NOVEMBRE 2015.
Photography: THÉÂTRE DE RÉVOLTE.
* …Dit aussi clairement par A. Mickiewicz dans sa « Reduta Ordona », déjà en 1832… (www.facebook.com/balladyna.detempete/posts/526858270814076).
NOTE À L’ARTICLE: la critique de l’islamisation / musulmanisation flagrante du pays européen, autant qu’une démarche antiféministe et la tentative de “sauver le pouvoir des hommes” par… “équilibrer” les forces qui commençaient de ne plus être “avantageuses”, n’a rien à voir avec le thème de l’accueil des migrants-réfugié(e)s de la guerre en Syrie. L’islamisation et le retour à la soi-disant “culture” patriarcale (musulmanisation / religialisation) des grands territoires de Paris – comme les parcs des logements sociaux de la Cour Saint-Émilion près de Bercy ou les rues des prières parmi les boucheries musulmanes à Barbès – continuant depuis beaucoup plus longtemps que la date de l’arrivage des premiers réfugié(e)s.

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« MOI, QUI N’AVAIS PLUS RIEN À PERDRE, JE CRIAIS D’UNE VOIX FORTE, SÛRE D EMOI: POURQUOI ME FRAPPEZ-VOUS…? J’AI AUSSI LES DROITS…! COMMENT POUVEZ-VOUS VOUS CONTENTER DE VOIR LES GENS MOURIR SANS AGIR…?! »*

I AM THE GODDESS OF HELL FIRE AND I BRING YOU**…

Photographies of the creation: the screenshots from the video-recording of the performance « FIRE…! » (Music: « Fire…! » de Arthur Brown. La Cantada, 5 décembre 2014). As Arthur Brown: Duncan Clarke. Performance du « FIRE… ! » a été liée et consacrée au thème des brûlures des visages des Femmes en Iran, et en protest contre le système patriarcal. Avec les paroles finales et la présentation du livre de Azam Hadj Heydari « Le Prix de rester humain ».

 

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Ça n’aurait pas dû être tout à fait comme ça.
Mais on n’a jamais vraiment travaillé ensemble, tout était fait sans la préparation suffisante, tout a existé plutôt grâce à s’avoir parlé sur les choses que grâce à les avoir testé comme il faut en avance. …Mais qu’est ce que tu fais, Duncan…?! Tu aurais dû menacer avec ton fouet au public – surtout pas à moi, la Witch – et qu’est ce que je vois sur la vidéo…? Et cette corde – qui au cours des quelques minutes a gagné la signification tellement différente que ce dont on parlait…?
M’enrouler dedans et de me libérer.
Dans tous les cas personne ne m’aura sur une laisse…!
…Les effets de faire une performance presque sans la préparation qui l’aurait précédée, si on le fait en duo, sont mortels.
Les gestes, les expressions, les mouvements.
Le sens – qui, lui – se perd…?
Vraiment… ?
La corde, qui devrait servir pour un lien de contact entre la Witch et le personnage au micro – est devenue comme un outil de – on dirait – presque ligotement, les regards menaçants du chanteur – qui me visent soudainement au lieu de viser le public (dansant devant, je m’en rends compte seulement en regardant la vidéo), ainsi que certains objets dans ses mains – sont la source de l’impression évidente: malgré mon non-accord à incarner un personnage féminin contrôlé et encagé, malgré avoir décidé de la chose totalement différente, on a à faire ici avec la description d’un emprisonnement, une métaphore – et une mise en scène spontanée d’un essai de la prise de contrôle sur l’individu féminin qui vole jusqu’aux les points les plus éloignés du centre de la cage.
La Witch – qui se prend sa place dans cette espace minimale, la Witch qui n’hésite pas d’aller jusqu’aux murs de la cave de La Cantada – mais toujours se trouvant sur un fil – est une évidence: tout cela raconte l’univers incarcéré, on est dans une prison.
Je – suis: DANS UNE CAGE…!
– « Virer cette vidéo, virer tout le souvenir de cette satane danse…! La Witch – N’EST PAS D’ACCORD, ON NE L’ENFERMERA JAMAIS PLUS : NI DANS UN IMPOSSIBLE, NI DANS UNE CAGE : AVEC PERSONNE ET NULLE PART…! »

 

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…Et – ici – quelque chose comme la lueur de la conscience.
Serait-ce uninexplicable concours des circonstances: qu’exactement aujourd’hui, le jour de la performance, quelques heures avant et sans planifier (je n’aurais même pas dû être là), je me suis trouvée dans ce lieu, au Boulevard Saint-Michel, Paris – et où j’ai rencontré Nabi Niakan, avec qui nous avons discuté assez longtemps, tout devant le stand avec les photographies des femmes aux visages brûlés par l’acide par les criminels musulmans jouissant des pleins droits de traiter une femme pire qu’on traite un chien… ?
Donc, le droit a l’encager, à la faire souffrir, à transformer son visage en une plaie brûlante.
À taillader son visage, sa dignité, sa vie…?

***

Au cours des dernières semaines, au moins 25 femmes – en Iran seulement – ont été « traitées » par l’acide par leurs bourreaux certains qu’ils sont impunissables.
Et même si c’aurait été une seule…
« Où sont nos visages…?! » – crient les femmes des affiches à Paris.
Elles devraient crier: « Rendez-les nous…! Rendez-les nous, et allez vous pendre… ! Allez – sinon, c’est nous, quo allons maintenant brûler vos vies, vos corps des faiblards frustrés, et vos consciences…! »
Vous allez brûler.
Pas comme vous avez planifié.

***

Moi, qui dans mon autre vie, avant devenir la Witch – ou simplement avant que le processus a été conclu et a pris sa fin – dans toute l’inconscience des crimes commis probablement tout à côté, me promenais joyeusement dans les rues d’Ispahan, la même ville où aujourd’hui on organise les manifestations… Moi, reconduite par la police à Téhéran à leur commissariat, et ce exactement pour un « délit » de porter une bandana qui permettait à s’échapper à quelques mèches trop visibles… Moi, qui malgré voyager pendant la moitié du trip avec les amis-hommes ne trouvais pas d’être une chose normale de ne pas pouvoir prendre de ma liberté de pénétrer seule dans les ruelles qui m’intéressaient… (« Tu es venue là, tu devrais respecter leur culture…! » – m’ont brusqué-t-ils, en lien avec les exigences sexistes de leurs confrères musulmanes, de ne pas me promener seule et de me couvrir jusqu’aux oreilles – en prenant par ceci clairement leur position en ce qui concernait les violations de ma liberté, dans la situation où la leur, puisqu’ils possédaient les corps masculins, ne se trouvait pas en danger. Seriez-vous totalement bourrés, mes prétendus amis…?! Faut savoir faire la différence entre la culture qui ne mettrait pas en question de la dignité et de droit au bonheur de la personne – et celle qui se donne le droit de statuer que la moitié de l’humanité est en réel une caste des sous-humain(e)s, des esclaves asservi(e)s à l’autre sexe…!). Moi verbalisée pendant une visite dans le musée de la civilisation sexiste à la capitale, encore pour avoir porté une manche trop courte : qui dans un 30° environ ou plus ne cachait pas de ma main jusqu’aux doigts…
Et enfin – moi : qui a dû vivre, et ce également par les raisons discriminatives, la discrimination des femmes ayant la soif de la liberté étant incorporée dans le système patriarcal – ici, en France, à Paris – dans une véritable cage suite de mon refus immuable de me voir « attribuée » à un homme, et malgré qu’une fois ils m’ont eue, poussée au bout… ? Ne serait-ce pas pour que aujourd’hui je comprenne une autre enfermée en cage… ?
Ne serait-ce pas – pour que je comprenne : tou(te)s encagé(e)s du monde… ?
ET PAR QUELLE RAISON ÉTRANGE JE DÉBARQUE AUJOURD’HUI ICI, DANS CETTE RUE – ET CE TOUT AVANT LA PERFORMANCE : ET NE SERAIT-CE PAS POUR QU’ELLE BRÛLE… ?

 

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« LE PRIX DE RESTER HUMAIN »

 

« Un témoignage captivant et douloureux sur une des périodes les plus sombres de l’histoire, trouvant de troublants échos avec l’horreur des camps de concentrations nazis » – on a écrit du livre de l’Iranienne Azam Hadj Heydari, résistante contre le régime des religieux et le régime patriarcal tout cour.
Pourchassée par les chiens de Khomeiny, incarcérée pendant les années dans une prison organisée par les gardiens du système, et pendant huit mois enfermée dans une cage, accroupie, aux yeux bandés, elle a échappé la mort, et aussi celle de son âme.
Un témoignage sur une des périodes de l’histoire…?
Les échos troublants avec l’horreur des camps de concentration nazis…?
Seulement les échos…?
De l’histoire – ainsi que des crimes de l’extermination, des morts commis bien sûr sur celles qui depuis les siècles, le début de ce monde, traitaient comme la chose évidente, l’affaire de l’honneur et de la dignité, donc de la survie*** – de ne pas suivre de l’ordre qu’une moitié de l’espèce humaine – celle aux corps du genre masculin – a réussi d’imposer à l’autre – née avec les corps des femmes…?
Les photographies sont atroces. Monstrueuses même, et encore plus s’il existait le mot plus fort.

 

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– « Je veux bien faire comprendre dans quelle famille je suis née et j’ai grandi – écrit Azam Hadj Heydari : dont le livre j’emporte avec moi le jour de la performance. – « Une famille fanatique et religieuse imprégnée de l’idéologie des mollahs, qui n’accorde aux femmes d’aucune valeur et pour qui ces dernières n’ont été crées que pour assouvir les désirs des hommes. Dans cette conception, la femme n’a d’aucune identité. Avant le mariage, elle a l’identité de son père. Après le mariage, celle de son mari. Et même après la mort de ce dernier, elle n’a toujours pas d’identité propre, mais est reconnue à travers un de ses fils dont elle va porter le nom. La femme n’a qu’un rôle : faire la cuisine, la vaisselle, la lessive, tout ce dont l’homme a besoin, lui faire des enfants et les élever. Dans de nombreuses maisons de notre quartier, les hommes n’appelaient pas leur femme par leur prénom, mais par le nom de leur fils, comme par exemple « maman Hassan ». (…) Dans certaines familles, on appelle même la femme par un nom masculin qui est le plus souvent celui d’un enfant mort »****.  
BRÛLE… ! BRÛLE, FIRE… !
« …You’ve been living like a little boy,
in the middle of your little world.
And your mind, your tiny mind,
you know you’ve really been so blind.
Now’s your time burn your mind,
you’re falling far too far behind.
Fire, I’ll take you to burn »…

 

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* Azam Hadj Heydari: « Le Prix de rester humain »; Jean-Claude GawseWITCH (!) Éditeur, Paris 2010.
** Comp. : http://www.youtube.com/watch?v=NOErZuzZpS8
*** Il y en a encore celles pour qui ces deux – honneur et la dignité – signifient la survie.
**** Ibid (*).

Le stand de Nabi Niakan et de l’Association des Réfugiés Politiques Iraniens en France au Boulevard Saint-Michel à Paris (Place de la Sorbonne) va y rester toute la semaine. Avec la possibilité de signer la pétition contre le régime religieux des mollahs en Iran et d’acheter plusieurs livres traitant des sujets de la domination sexiste dans la culture crée par les religieux, discrimination des femmes et crimes commis sur les « exemplaires non-obéissants », ainsi que sur le régime politique en général.

BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE. 

 

 

LES ESCLAVES S’ÉCLATENT

 

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La photographie du grand nuage à la couleur presque noire, au métro Saint-Paul hier soir. La lampe aveuglante et le carrousel existent pour détourner l’attention de la foule.
Paris – la ville change… !
Sur toute la longueur de la rue Saint-Antoine, jusqu’à la Bastille – malgré ce qui veut aveugler tous, on voit les gens : assis près des murs, sur les trottoirs – les femmes aux visages sans espoir, les hommes aux yeux sans plus de la passion, les enfants qui ne la connaîtront jamais. Les pieds des passants marchent… ! Les chaussures chic font un bruit constant, et surtout dans le coeur.
Personne n’aperçoit de nuage. Et pourtant, elle est là, et elle menace.
– « Le monde – c’est comme ça… ! Pour nous c’est le carrousel… ! » – la foule s’acharne.
Une station plus tôt – entre la Bastille et Ledru-Rollin – après tout ça le monde semble incroyable. Personne ne souffre, personne ne vit de l’humiliation, personne ne résiste et ne meurt lentement en apprenant chaque jour de regarder les autres comme le fait un chien.
Esclaves bien habillés, même si souvent sans goût, et dont l’odeur des corps est bonne vu qu’ils peuvent laver leur peau après chaque tâche de l’esclavage et même dix fois par jour s’ils le souhaitent, sortent d’une boîte pour passer à l’autre. Les restos où on vend les cadavres animales sont remplis, les rues sont du glare , l’émanation de l’eau de fleurs.
– « Ce parfum, c’est pour se mentir que les esclaves… nous ne sommes pas du tout… ! » – quelqu’un hurle. L’arôme est effectivement tellement forte qu’on a l’impression que c’est la rue elle-même qui s’aurait personnifié, et qu’elle aurait versé sur sa crête engourdie les flacons de l’eau de toilette.

***

Esclaves qu’on a conditionné. Esclaves qu’on a habitué à ne même pas réagir, ni de se sentir touchés, ni révoltés, par le sort de leur proche. Esclaves payés suffisamment, et aux têtes bourrées suffisamment par ceux qu’ils nomment « leurs patrons » – s’éclatent… !
Esclaves – on les a appris de l’obéissance à l’ordre de ce monde. Les soumis des « grandes entreprises » : si on leur rendait leur liberté, ils ne sauraient même pas quoi faire avec…! 
Esclaves.
Regardez… !
Sur le mur, un idiot a collé un panneau « Au nom de l’amour pour des animaux, interdisons la mendicité avec les chiens ». Bien sûr, séparons encore ceux qui n’ont rien, des seuls êtres vivants qui tiennent leur existence…
Les enfants Gitans meurent à côté : ils meurent comme les chiens et les chats, et comme les rats pendant toutes leurs vies. Les femmes privées des Droits Humains dorment dans les bras des hommes qu’elles ne veulent pas, ceux-là privés de la passion. Les hommes n’attendent plus de rien. Les femmes vomissent. Les enfants tombent. La vie avance. Un esclave, costume brillant et le tie autour de son cou, coure avec un rire burlesque près du mur des rats-humains.
Esclaves de la Bastille, dont les corps ont l’odeur des fleurs artificielles, ne voient pas du nuage.


Brillants costumes, vous vivez pourtant tous comme les rats, les cous en-tie-s…!
Vils – car les ordres qui vous sont donnés exigent de vous être ainsi, et car vous ne trouvez pas d’une raison de s’opposer ni même de les mettre en question.
C’est vil pourtant – être un rat si on était né l’humain.
C’est vil : la soumission et l’obéissance.
C’est vil – de se parfumer la peau pour ne pas sentir de l’hypocrisie,
c’est vil: pour ne pas voir de la menace – regarder le carrousel et la lampe.

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BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE (9-10 MAI 2014, FRANCE).

 

 

 

WHERE ARE YOU NOW…?
(“THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY”)

 

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PART I
WHERE ARE YOU NOW…?

Chaque jour, tu restais là. Dans les rayons du soleil qui brûlait les têtes des passants : ceux qui ne te regardaient pas, puisqu’ils avaient les choses à voir et à apprendre, dans la poussière de la rue, des rickshaw avec les hommes attelés aux timons comme les chevaux et courant comme les fous car le monde l’est et ne s’en rend pas de compte, dans les cris de joie et d’exhortation de la foule, tu restais en regardant le monde devant toi. Te rendais-tu compte, déjà à ces instants, ayant à peine quelques ans, qu’il était ton ennemi… ?
Toujours près de la même colonne blanche, à la proximité du Musée de l’Histoire Naturelle : grand bâtiment de la renommée mondiale par la porte duquel la masse des visiteurs de toute l’Inde, de l’Asie et du monde entier entraient aux grandes salles, où ils pouvaient voir ce qu’était l’Humain – depuis les débuts de la création de son espèce.

Enfin, presque.
L’histoire de l’évolution.

Sans, bien sûr, des choses desquelles l’espèce humaine ne parle pas, et qu’elle met en silence car elle ne sait pas comment elle pourrait se débrouiller avec, comment les raconter, comment assumer leur véritable sens.


***


C’est étrange – que c’est aujourd’hui, le jour où je me mets à écrire ce texte… – car malgré avoir publié la même photo plusieurs fois – ta photo : en noir & blanc et en couleur, en entier, et enfin recadrée jusqu’au effacer presque tout ce qui t’entourait, pour qu’il ne reste que le portrait, un regard, une main – je n’ai jamais pu exprimer par les mots de ce jusqu’au quel point tu m’as capté et transporté dans ton monde. Tu m’as eu avec le premier regard, le premier geste de ta main tendue : bizarrement et pas conventionnellement sans imploration, ni dans tes yeux, ni dans ta posture, car tu n’étais pas crée pour implorer ni solliciter.

Le monde que je voulais connaître.
Le monde que je portais en moi.
…C’est étrange donc – que c’est aujourd’hui – quand je commence d’en écrire enfin, je tombe sur les choses étonnantes, comme si tout cela devait se lier – ou comme si l’était déjà : lié et associé, une chose avec l’autre, par une logique imperceptible mais évidente, sans besoin de poser des questions. À peine à la veille de poser sur le papier la première lettre de cet article, je passais par la belle rue parisienne, et pour la première fois depuis les nombreuses années j’ai pu m’arrêter sans sentir de la tension, sans éprouver de l’état de l’alerte constante, en respirant enfin l’air frais, sans vivre de l’écoeurement, de la répugnance et de l’aversion toujours sous-jacente donc présente jusqu’à aujourd’hui – tout ça m’étant imposé comme les choses à vivre pendant les années, avec la perversité que seulement les « pouvoirs » de ce monde puissent avoir pendant qu’ils jouent avec les sorts et les vies humaines…
…Calme… ?
– « Ne connais pas… ! », « Ne sais pas ce que c’est… ! »
On t’a pris ton calme… !
– « Je n’en avais jamais, j’ai sauvé ma tête… ! »
L’arrêt momentané donc – cet état de la respiration sans tension, la respiration sans plus de la haine, momentanément, la respiration à laquelle chaque être humain devrait avoir droit si les autres ne l’avaient pris en s’en considérant qualifiés – est tellement surprenant et incroyable que semble appartenir à quelqu’un autre.
Ou à une autre vie.

Mais ici les livres sont parties dans la rue : et devant une librairie tu vois un stand avec les bouquins. C’était un présentoir, plein des titres – mais il n’existait que ce livre : des photographies de Peter Beard, et avec un prologue en première page, la citation de Darwin.

 

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PART II
« THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY »

L’Humain… ! A-t-il tellement peu avancé depuis… ?
Tellement peu comme on le voit… ?
À la veille du jour où je t’ai prise en photo, devant ce grand musée de Calcutta, où l’on peut se rendre compte de toute l’histoire de l’espèce et de son évolution, et en dehors duquel on peut comprendre que malgré tout cela les cœurs et les esprits toujours n’ont pas évolué suffisamment, j’ai vu – une presque-nuit – une femme, beauté indescriptible, couverte par la poussière de la rue. La beauté en stade de la destruction, un bébé dans les bras, attente du sommeil. Elle restait allongée devant une porte, et sur cette porte il y avait écrit « MEMBERS ONLY ». C’était la porte du « Lions Club ».
Quelques années plus tard, déjà dans mon autre vie, j’ai photographié presque la même scène devant la porte parisienne du cénacle des « Médecins du Monde ».  
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les règles : inventés et mises en place pour la perte des uns et pour que les autres puissent vivre mieux en légitimant la destruction et l’avilissement d’une partie de l’humanité par leur propre droit à se trouver dans la situation privilégiée et légitimée par les lois – ces armes des « autorités » et moyens de la discrimination… ?
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les règles – qu’il ne ressent plus de l’indignation et de la révolte… ?
L’Humain – est-il jusqu’au tel point conditionné par les portes… ?
Faut-il être « membre » – d’un « groupe », pour ne pas être traité comme une bête humaine… ?

PART III
LA LOI – CETTE ARME DES MONOPOLISTES

Et la société – ou plutôt LES sociétés… ?
Elles se sont développées, bien sûr.
Jusqu’au point de protéger leurs « membres » – ceux qui « appartiennent » à l’espèce humaine et peuvent se légitimer d’une affirmation écrite de ce questionnable fait par une « autorité » – des choses risibles, ridicules et absurdes : d’un rien, d’un fantôme inventé à dessein, spécialement pour eux – jusqu’au pont de créer les peurs et de les défendre de la peur elle-même.
Mais il faut être « dedans » pour qu’ils te considèrent pour un Humain – comme eux.
Il faut que tu aies un papier, un titre, une pancarte, une attestation. Une certification, une monnaie ou un billet, et puis une signature de quelqu’un qui sait mieux.
Un acte qui prouverait ton humanité et le fait que tu ressens, que tu souffres et tu rêves comme eux.
Sinon – tu l’es, et tu le seras pour toujours : la bête humaine.
La loi en insiste.

 

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Tu m’as emmené avec toi, small boy de Calcutta, au regard dans lequel je n’ai vu pas encore ni de la haine, ni de la mort – tu m’as mené par plein des rues où je passais après et plein des chemins de ce monde. Tu m’as devenu comme un symbole – celui de l’ordre impitoyable des choses, une métaphore de ce qui se passe autour, dans le silence – et le souvenir de ton visage est devenu une obsession.
Je t’ai vu quand je regardais les hommes, adultes, qui tiraient les rickshaws avec les touristes, comme les chevaux qui passent toute leur vie en attelage, enslavés pour le plaisir des inconscients. Je t’ai vu quand – les mêmes jours – j’avais devant moi les yeux et les visages des mourants, les squelettes, dans l’hôpital Nirmal Hridaj tout près du Temple de la Kalî Noire, Kalîghat. Je t’ai vu même dans les yeux de ces femmes de la gare à Delhi, qui erraient parmi les restes des bananes pourris dans le soleil, et qui mendiaient, dans leurs saris colorés et avec les enfants dans leurs bras – ces femmes qu’on voit toute de suite quand on sort du bus qui lie le train de l’Amritsar avec la capitale. Je t’ai vu malgré que je ne t’ai connaissais pas encore.
Et je t’ai vu quand ici, à Paris, j’ai apprise de la mort d’un jeune rêveur, qui lui non plus n’avait d’aucune « preuve », aucune « attestation » du fait qu’il était l’Humain et qu’il ait donc les besoins physiques comme les autres. Même si ces « autres » ont l’ignobilité de mettre ce fait en question, d’en douter – ou de n’y pas penser.
Paradoxalement, on m’a dit qu’il rêvait de partir à l’Inde. Il pensait qu’il le ferait un jour, enfin – mais le temps a été trop court, les heures parisiennes trop cruelles et les nuits trop froides, vides, remplies de désespoir. En attendant donc, il squattait les lieux, là où il pouvait, sous tous les ponts de la Ville Lumière – mais à la fin, un jour était venu où il n’en pouvait plus.
La Seine l’a accueillit mieux que ses propres frères l’ont su.

Et toi… ? Où te trouves-tu, maintenant… ?

WHERE ARE YOU NOW… ?
Et est ce que tu as pu survivre…?
Si oui – est ce que tu n’avais pas rêvé de mourir quelque part, les heures noires.
Et – si oui – te rendais-tu compte aux mêmes instants, que si tu souffres – c’est l’orgueil et la vilenie de ceux qui prétendent d’être les êtres supérieurs de toi, affranchis à t’adonner les droits humains – ou de les enlever – qui se trouve en cause.
…WHERE ARE YOU NOW… ?!
Où tu te trouves, maintenant… ?!

Quelle est ta vie…?
Est – ce – que – tu – as – pu : Vivre.
Ma tête va se transformer en flambeau… !
Mon cœur n’est plus qu’un brandon.
Attention-explosion. 

 

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TEXT PUBLIÉ ÉGALEMENT SUR LE BLOG « BALLADYNA / SANS FRONTIÈRES » – http://balladyna-sansfrontieres.tumblr.com/post/79673321690/where-are-you-now-the-members-of-the-club14-15 MARCH 2014) & PHOTOGRAPHIES: BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE XXI SIÈCLE. LES PHOTOS SONT DIFFUSÉES AUSSI DANS LE SET « WHERE ARE YOU NOW…? (« THE MEMBERS OF THE CLUB ONLY »). THE BOY NEXT TO THE MUSEUM OF NATURAL HISTORY. CALCUTTA » PUBLIÉ SUR FLICKR (ALBUM « CALCUTTA »: www.flickr.com/photos/balladyna/sets/72157640947457575). LA PHOTO AVEC LA CITATION DE L’Epigraph for « The Descent of Man » DE Charles Darwin: FROM THE BOOK “PETER BEARD”, 2013.

LE MONDE DE DERRIÈRE DES BARBELÉS

/REDIFFUSION DU WEBSITE « BALLADYNA / BLOG ANARCHISTE »
http://balladyna-bloganarchiste.tumblr.com
DU 3 OCTOBRE 2013/


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Voilà une histoire oublié il y a longtemps,
mais qui revient maintenant liée au sujet de ce texte.
Il y avait une fois une artiste.
L’artiste qui ne se battait pas, ne se révoltait pas, et qui même les textes de Nietzsche récitait avec une résignation d’une citoyenne en grande dépression habituelle.
Elle disait qu’elle se bat – mais ce n’étaient que les mots, elle disait qu’elle se révolte – mais elle n’y faisait rien, elle disait qu’elle n’accepte pas de ce qui se passe autour, et avec les gens – mais comme autant des autres elle suivait le chemin montré par le pouvoir politique pour elle et ses semblables. Sa voix douce et ralentie, probablement adoucie et ralentie encore en cours des années de domptage des artistes du pays, témoignait l’état de son âme, et sa posture – loin d’être tendue, et plutôt malléable – était une preuve vivante de ce qui se passe avec les êtres humains dans la contrée où ils se trouvent pratiquement forcés – un jour ou l’autre – de se rendre dans les tentacules de l’assistance.
Vivant de l’argent de son compagnon ainsi que de revenu minimal attribué aux ayant droits, elle se sentait assez protégée pour pouvoir se permettre à respirer calmement. S’asseoir dans les cafés et y parler de sa révolte. Boire une boisson offerte et regarder les belles rues par lesquelles il passaient plus malheureux qu’elle. Les SDF-s déshumanisés car sans papiers statuant s’ils sont les humains ou pas du tout. Les jeunes filles à la peau de la rose et avec l’hurlement de l’enfer noir dans l’âme. Les ramasseurs des déchets, désarmés dans leur révolte par un contrat du « travail » pour les sous-hommes, fraîchement sortis de la prison où ils se sont trouvés après avoir volé ce que chacun devrait pouvoir avoir normalement. Les prostituées, les filles vendues une fois, car dans leur cas la loi du pays aussi n’a pas raté de statuer leur statut moins qu’animal, et qui aujourd’hui n’avaient que de continuer de se vendre en sachant que sinon, on les prendrait encore plus violemment : les filles presque au bout du tout, et qui peut-être, demain ou dans une semaine, ne vont plus être là, au moins essayer de ne plus être là, dans tous les cas chercher d’une solution pour partir pour toujours, ne jamais revenir sur la terre.
L’artiste qui raconte son révoltement sourit et on voit qu’elle est sincèrement triste. Sa résignation est maintenant encore plus apparente et elle avale une gorgée de sa boisson délicieuse qui fait tellement du bien à ses nerfs.

– Ah… ! – elle somme tout ce qui a été dit, ce qui se voit autour, elle somme tout ce que la vie est et qu’elle ne devrait pas être malgré tout. – Tout cela n’est pas grave. Dans tous les cas, chacun est un bourreau pour quelqu’un – elle constate avant avaler une gorgée délicieuse de plus.
Ce – n’est – pas – important.
… – Et, tu vois… ? Pour ajouter à tout ça, tu vois ce gosse qui dort le visage collé au trottoir… ?

 

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***

 

Les gens en France se révoltent.
Ils le disent car ils aiment de le dire.
Ils le disent, ils admirent de le faire, et après… ils mettent leurs ties étranglant leurs cous au matin.
Ils le disent, ils admirent de le faire…
Ils le mentent.

 

***

 

Ceux qui, en avalant leurs gorgées de la boisson délicieuse dans les cafés, disent que dans la vie, on a toujours le choix, ne sont que les shabby creatures et leurs visages nantis, les expressions d’assurance comme celles des mômes de dix ans, stade d’avant même entrer dans la période pré-pubertaire, me font sentir toujours une nausée implacable.
Pourquoi… ?
Parce qu’aujourd’hui, s’ils le disent, ils le font souvent à cinq mètres, pas plus, de ceux qui ne pourront jamais dire de la même chose. Et ils le disent, en les regardant – avec l’arrogance et l’orgueil – ou avec un air simplement et seulement stupide : ce qui est encore le plus acceptable du tout.
Ils n’ont rien vécu, rien vu. Ils se caractérisent aussi par un manque d’imagination atterrissant, et c’est probablement un seul exemple où le manque d’imagination, donc – dans tous les sens – de l’intelligence qui serait développée suffisamment pour comprendre et pour voir les choses de ce monde – fait de l’homme un salaud.
Leur inconscience accablante leur donne le comportement des bobos bien planqués au Canal Saint-Martin et la certitude de leurs jugements fondés sur… rien.
Mais ils s’en réjouissent.
Ils constatent.
Ils se placent plus haut que ceux dont ils parlent comme de la racaille sans droit à exister – ou (encore pire) ayant le droit, bien sûr, comme toute la merde : mais dans tous les cas une merde, merde qu’eux, ils ne pourraient jamais être, car non, ils sont l’autre chose, ils sont nés dans le meilleur, ils sont les hommes pendant que les exterminés par le système meurtrier ne sont que les animaux – et les animaux, ils envoient à l’abattage car comme on sait, tel est leur sort.
Le carnage continue. 
Ils vous parlent avec leurs mines des universitaires et – dirigeables par tout ce qui se nomme « l’autorité », même si elle ne se nomme ainsi qu’elle-même – vous leur croyez.

 

 

UN HOMME TUE UN AUTRE


Dans cette histoire, construite sur la base d’un vécu véritable, mais transformée pour le besoin de ce texte, l’autre, c’est le médecin qui a prescrit à la fille du premier – nota bene, une seule qui s’est sauvée du transport clandestine – une drogue mortifère. Comme on le sait très bien, l’industrie pharmaceutique a très besoin de fleurir, et les médecins le savent aussi.

Si l’homme ainsi que sa fille vivaient dans leur pays, la telle chose n’aurait été jamais arrivé : les médecins ne traiteraient pas d’une humaine comme la chair vivante, ils en auraient plus de respect et surtout plus de la peur des conséquences qui pourraient faire la suite de l’affaire. Mais là, c’est l’autre chose et ni le père, ni la fille, n’ont pas eu de la possibilité de choisir leur docteur.
…Choisir leur docteur… ? Ne pas accepter de quelconque vétérinaire affamé d’expérience… ? Aurais-je bien entendu… ? Le rêve. Ils n’ont même pas eu de la possibilité de ne pas tomber malades, ces deux. Si on verrait les conditions de leur vie… ! 

Une femme – et il est important de dire ici qu’il s’agit d’une femme, puisque déjà ce fait souligne jusqu’à quel point la personne elle-même ne décide pas de ce qui se nomme  les facteurs principaux qui la mettent dans la position défavorisant dans la vie – …donc, une femme hurle chaque jour et chaque nuit sur l’escalier d’un bâtiment hideux. Peut-être, elle hurle car elle est violée, d’un viol bien organisé suite de telle et pas autre répartition des Human Rights qui pour elle n’ont pas été prévus, ou elle hurle car elle se trouve horrifiée par son ravisseur. Le ravisseur peut être, par exemple, un repoussant vieillard, à la compagnie duquel elle se trouve purement et durement condamnée : les pouvoirs du pays l’ont bien organisé également dans ce cas et la loi est parfaitement exécutée pour maintenir la situation jusqu’à amener la personne à la mort.
Elle atterrit peut-être enfin dans un hôpital psychiatrique où elle se sauve ayant un seul rêve: de se libérer de l’accouplement atroce et inimaginable, ou – dans tous les cas – dans les mains des servants du système. En cette façon, la vérité qui pourrait révéler la grave maladie de ce même système, également que la révolte dans l’âme de la personne harcelée jusqu’à l’impossible et inimaginable, sont professionnellement détournées en ridicule par un diagnostique d’un docteur, d’un psy, d’un vétérinaire (lire : d’un pion de complément aux services du status quo).
Ainsi, l’ordre établi est donc sauvé. Il ferait tout pour être sauvé.
Qu’est ce que cela signifie : le prix d’une vie.

Ou, l’autre option de la même histoire :
Une femme – et il est important de dire ici qu’il s’agit d’une femme, puisque déjà ce fait souligne jusqu’à quel point la personne elle-même ne décide pas de ce qui se nomme  les facteurs principaux qui la mettent dans la position défavorisant dans la vie – …donc, une femme hurle chaque jour et chaque nuit sur l’escalier d’un bâtiment hideux.
Peut-être, elle hurle car elle est violée, d’un viol bien organisé suite de telle et pas autre répartition des Human Rights qui pour elle n’ont pas été prévus, ou elle hurle car elle se trouve horrifiée par son ravisseur. Le ravisseur peut être, par exemple, un repoussant vieillard, à la compagnie duquel elle se trouve purement et durement condamnée : les pouvoirs du pays l’ont bien organisé également dans ce cas et la loi est parfaitement exécutée pour maintenir la situation jusqu’à amener la personne à la mort.
Un jour, elle n’en peut plus et elle tue le vieillard avec un grand couteau qu’elle vise exactement dans son ventre.
Elle s’en retenait les mois entiers, peut-être les années, mais elle savait qu’un jour il devra y avoir la fin.
Elle est transportée à la taule et est emprisonnée pour la vie.
Dans cette situation, il n’y a donc même plus besoin des services des psys, des docteurs et des bandes des autres analgésiques ambulants que le gouvernement prévoit pour les humains pour les rendre malléables et ductiles: car la révolte dans l’âme d’un élément potentiellement subversif a été bien maîtrisée, enfermée – et la personne désarmée.
Ainsi, l’ordre établi est donc sauvé. Il ferait tout pour se sauver, on le sait.
Qu’est ce que cela signifie : le prix d’une vie, cent vies, mille vies.


Une fille roumaine vole un portefeuille.
Les hommes les plus respectueux se jettent sur elle en le racontant sur l’internet – en insultant sa provenance, sa race et tout ce qu’elle est.
Avant voler la chose, ce matin, la fille s’imaginait qu’elle n’était pas née comme une MERDE : qu’elle puisse aller à l’école, vivre avec la tête haute et pas la tête sale d’une exclue, chanter pas pour mendier, apprendre, lire, voir le monde autrement… En bref, elle rêvait de pouvoir vivre comme le peuvent ceux qui vont la condamner maintenant.Elle rêvait de ne pas être elle – mais, par exemple, cette belle femme qu’elle a vue un jour dans le métro et qui la regardait curieusement. Ou cette petite fille – portée par une maman française dans une poussette de couleur. Ou – encore mieux – un petit garçon né ici où elle, elle voit sa vie interdite et sabotée. 

Elle rêvait…
…Combien faut-il, de la souffrance – pour atteindre ce point où on rêve de ne pas être soi-même… ?
Revenons à ce matin. Après voler le portefeuille, la fille s’en va très vite et son butin est partagé parmi les hommes cinq fois plus vieux qu’elle. Ensuite, la petite sera violée par un d’eux dans la nuit (la rue est la scène merveilleuse pour ceux qui voudraient écrire un thriller s’ils voulaient s’approfondir là où ils ne s’aventurent jamais).

Un jour, elle n’y sera plus.

Le même matin, une jeune femme sans papiers (« Mais qu’est ce qu’elle fait donc là, chez nous… ! Gare… ! » – hurlent ici les débiles : faisons semblant de ne pas l’entendre) se tue après être forcée à se mettre à nu pour vendre la documentation de sa nudité en images à un photographe plus que salopard. Avant de débarquer dans ses tentacules, le même jour, elle a été harcelée par un autre bastard possédant les papiers, donc les droits à s’approprier qui il veut – à regarder les photographies indigestes faites par lui-même et qui ont détourné les viscères de sa proie.
Les bodys de ses propres esclaves, des personnes qui ne ressemblent même plus des personnes : on dirait plutôt les objets avec les objets dans les culs. Le psyche de la jeune femme n’a pas résisté, elle a été morte longtemps avant qu’elle a donné la mort à son corps.
– « Slaverie est notre loi… ! » – a hurlé le bastard, et après elle n’a pas vu rien de plus. Que le noir.

 

***


Tu sors de chez toi – ton beau échappatoire où tu peux t’éloigner de toutes les maux du monde, de l’omniprésence des bastards dont toi, tu ne sais même pas qu’ils le sont (ayant les droits aussi, tu les connais comme les friends), de l’indigence cérébrale de ton « chef », par la soumission à qui tu confirmes d’ailleurs le fait de l’esclavagisme persistant comme la règle sur laquelle est fondé le fonctionnement de tout – …tu sors – et tu les vois : eux deux.

Cette fois c’est le couple des Roumains : la mère – on dirait d’une cinquantaine, donc ayant sans doute trente ou même vingt-cinq ans – et le fils.
Le fils arrive à peine à la poitrine de sa mère, et jusqu’au milieu de la hauteur de la poubelle dont la valve il tente d’atteindre.
Tu les vois aujourd’hui, tu les verras demain et tu les vois chaque jour.
– « Tous ont le choix… ! » – tu continues de gueuler pourtant. – Tous !

Ne peux-tu choisir : fouiller dans la poubelle, ou aller acheter ce qu’il te faut au magasin… ?
Donc, où est le problème, et qu’est ce qu’on te veut ici… ?
…Tu choisis – quoi, dis… ?
Tu souris à cette question étrange.
– « Revenez chez vous, les morons… ! » – tu cries, ou au moins tu le penses.
Ta débilité indéniable est presque ainsi indéniable que ton manque d’esprit.

 

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RÉPARTITION « ÉQUITABLE » DES RÔLES… ?


La dernière histoire.

Un enfant naît dans la famille des juges. Ou – mieux – des ministres, des financiers, des banquiers. Il semble d’être ni pas brillant, ni très intelligent, mais il est envoyé à la Grande École où on fait l’impossible et où on le fait apprendre ce qu’il faut. Ensuite, le manque de l’intelligence, sans dire même de la brillance (les gènes… ? ou le manque de l’expérience… ?) ne l’empêche pas de joindre les rangs de ceux qui décideront de l’avenir des autres : il finit comme le député dans le parlement du pays.
Pour lui, ainsi comme pou tous les autres ici décrits, tout était bien prévu. 
Fixe en avance.
Pas besoin de voler, de mentir pour survivre (celui-là, il mentira par l’ignominie qu’on l’a instruit), de se prosterner devant les fonctionnaires (il fera devant les ministres), de vendre son corps aux dizaines des bastards pour ne pas être vendu aux cents, pas besoin de risquer sa vie en s’attachant au ventre d’un camion pour passer la frontière, et pas besoin d’être tué enfin.  


Les bourreaux – sont dans tous les cas tous – chacun pour quelqu’un… ?
Pourquoi ce constat, prônant le mode « équitable » de la redistribution des rôles « bourreaux » – « victime » – de l’actrice à la voix douce et ralentie m’irrite autant… ?
Et bien, puisqu’il est pas seulement le plus bête et idiote que j’ai jamais entendu, mais puisque – sorti de la bouche d’une artiste – il a été en plus prononcé par une personne de laquelle les tels mots ne devraient être jamais sortis.
Je comprendrais encore si cette phrase, j’avais entendu de quelqu’un qui – lui-même, appartiendrait à la caste des « bourreaux ». Un violeur dans le costume et cravate, un ministre, un Rockefeller, ou un président. Eux tous ont leur intérêt de diffuser les mots d’endoctrination et de l’acalmement, de les faire vivre dans les têtes du peuple – et ils le font déjà par tous les moyens qu’ils le peuvent. Leur conscience allant aussi un peu plus loin que celle de la foule, ils savent très bien de ce qui depuis toujours fait maintenir le status quo.

En revanche, dans le monde comme on l’a, prononcer ces mêmes mots et en croire en plus – si on est artiste, professeur, journaliste, SDF, éboueur ou un marchand des fleurs – n’est qu’un manque de la cervelle stupéfiant et impardonnable, ou au moins de sa partie principale : car celle qui décide de ce qu’on est.
Puisque sur notre terre, dans les pays, les rôles des bourreaux et des victimes ne sont jamais réparties équitablement. C’est le fait. Par contre, ceux qui maintiennent telles théories hallucinantes, si ce soit par la raison de se calmer ou de se sentir bien – ne voient pas – ou ne veulent pas de le voir – que si on accepte l’ordre meurtrier, celui d’aujourd’hui – on risque de devenir les victimes un jour : nous aussi. Et beaucoup plus que nous ne sommes déjà maintenant. Même si pour l’instant on dort tranquillement car c’est pas nous mais un gosse étranger qui reste dehors avec son visage collé contre mur.
Un jour, s’ils ne vont pas réussir à l’exterminer, il sera un bourreau : cela est sûr.

 

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EN L’HONNEUR DES VOLEURS


Je me souviens que presque tout après m’avoir trouvée en France, on m’a fait connaître un voleur étranger (les Français vivaient déjà en tirant l’aumône de 400E chaque mois en les tirant à partir d’un mur). Je me souviens, aussi, qu’à l’époque, connaissance d’un voleur était pour moi une chose exotique (cela ne pouvait se faire qu’en voyage) et le fait de voler – où que ce soit et quoi que ce soit – critiquable et punissable.

Et bien, aujourd’hui, je peux avouer qu’il y a quelques jours à peine, j’ai laissé la note à un voleur mentionné dans un article d’un journal, en lui souhaitant de tout le meilleur dans la vie. J’espère aussi que le monsieur bandit pourra voler encore beaucoup des grands magasins et que ce qui se nomme la justice ne le rattrapera jamais plus.
Vous vous étonnez… ?
Mais vous pensez, que QUI – il vole… ? Vous pensez, bien sûr, que c’est vous, n’est ce pas… ?
Réveillez-vous donc : pour voir que ce n’est pas vous, qu’il vole – car à vous, à vos pays, sur toute la terre – n’appartient rien de plus. Arrêtez aussi de croire à vos gouvernements, que ce sont les étrangers, qui vous dérobent : vos lieux du travail-esclavage, vos maisons bâtis par les Espagnols et les Polonais, vos soi-disant carrières, votre status, et votre dignité pourtant souvent morte longtemps avant que la première tête d’un étranger ait apparue à l’horizon.
Réveillez-vous – et révoltez-vous enfin – car sinon, ce sont les autres : pas du tout ceux que vos gouvernements vous ont appris à nommer les voleurs – qui vont vous voler avant que vous arrivez de voir ce qui a lieu.
Réveillez-vous – et voyez que ce sont les autres : les voleurs. Ce sont les autres : ceux qui vous apprennent de vous mépriser réciproquement, ceux qui vous instruisent de mépriser les étrangers, les gens sans papiers, les sans droits, les superflus, la MERDE HUMAINE, les coupables de tout
Réveillez-vous – et révoltez-vous enfin – car sinon, ceux qui vous ne nommez pas « les voleurs » mais qui le sont vraiment, vont vous dérober encore plus que ce qu’ils ont vous dérobé déjà, et vous n’aurez même plus de vos âmes qui ne seraient pas volées ou vendues.     
Réveillez-vous.

 

 

ANÉANTIR – L’AUTRE


Il y a le besoin flagrant de changer le système dans lequel nous devons vivre aujourd’hui.

Le système construit par l’humain, et que l’un humain a construit pour la perte de l’autre, pour marginaliser l’autre, profiter l’autre, avilir l’autre, pour dire à l’autre : « TU N’ES PAS IMPORTANT », ou encore : « TU N’ES RIEN : TU N’ES QU’UN SHIT ».
Il y a la nécessité flagrante d’anéantir toutes les différences artificielles ou basées sur les principes vieillots.
Tous les racismes (aujourd’hui, c’est la privation des moyens à vivre, qui statue de la couleur métaphorique de ta peau), toutes les inégalités qui viennent de la « nation », de l’histoire de ton peuple, du lieu de ta naissance sur la même terre, ou de croyance dans un putain « dieu » que tu crois car les gouverneurs te l’ont appris en t’imposant cela aussi.
Il y a la nécessité, et cette nécessité brûle.
Ce sont ces discriminations-là – qui décident aujourd’hui du malheur des gens, et de ce quelle réponse sera donnée à la question si les personnes auront le droit à posséder leurs propres vies.

Elles statuent – qu’aujourd’hui… de plus en plus des êtres humains – N’ONT PAS DE CHOIX.
N – ONT – PAS.
Telle caractéristique de la réalité où on vit est pourtant propre à l’état de guerre : qui a vu le film « If I Am not There » (si sa propre vie ne lui a pas donné des exemples des analogies) se rendra compte parfaitement de quelles situations et quelles métaphores il s’agit.

Cet état : l’état dans lequel nous nous trouvons maintenant – il est propre pour la guerre.
Il ne doit pas l’être – pour la vie.

 

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***


Dans les conditions du monde moderne, organisées par le système politique et économique que nous avons maintenant et dont les principes la plupart suit comme la bande des sheeps convaincus que la course pour remplir le portefeuille à un Rockefeller est la course pour leur propre « succès », le bonheur absolue et véritable ne peut pas exister.
Il faudra donc changer tout. Sans sentimentalisme pour les structures centenaires et périmées, sans pitié pour l’obsolète et pour ce qui parasite la réalité du monde d’aujourd’hui.
Il faudra changer.

Seulement si cela serait fait, ceux qui font aujourd’hui le vacarme en condamnant les criminels, ceux qui envoient les humains aux prisons, ceux qui parlent sur « la faute de la racaille », et ceux qui hurlent sur les « mauvais gènes » qui décideraient qu’un homme deviendrait un meurtrier, vont avoir le droit à tous leurs constats, aujourd’hui obstinés et injustifiés.
Mais s’ils les prononcent maintenant : sans que le changement se fasse et sans qu’on donne la chance de la vie véritable à tous – ils ne sont, comme ceux qui nous convainquent de la réalité du « choix toujours » et de la juste répartition des rôles « bourreau – victime » – soit les idiots, soit les salauds.
Car en vrai, pour la plupart de ceux qui vivent sur ce monde, et tout près de nous – le « choix » dont l’existence les théoriciens multiples nous assurent avec telle ferveur – ne peut être qu’un seul : rester sur place ou se jeter sur les barbelés pour être électrocutés à la mort.

 

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BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE. Première diffusion du texte: http://balladyna-bloganarchiste.tumblr.com/post/63018396331/le-monde-de-derriere-des-barbeles. Images : CHRISTIAN DEMARE : « KZ DACHAU » – part 1 & 2 (site d’artiste : http://christiandemare.fr), et le film « ZEITGEIST – MOVING FORWARD » (PETER JOSEPH, 2011). Lien pour le regarder: http://www.youtube.com/watch?v=jb1cTRAAzVw&feature=share&list=PLP-Mo2sArLBE5OffzVqfgi_R7EbXcIOtZ). 
Les photographies « KZ DACHAU » présentées dans ce texte sont aussi incorporées dans le PROJET “THE HUNTED PEOPLE”, en faisant la partie visuelle des trackscreams: « FROM THE MIDDLE OF THE HELL: SCREAMING » (http://balladyna-thehuntedpeople.tumblr.com/post/62995738594/from-the-middle-of-the-hell-screaming) et « FROM THE MIDDLE OF THE HELL: SCREAMING 2 » (http://balladyna-thehuntedpeople.tumblr.com/post/63320643866/from-the-middle-of-the-hell-screaming-2).

LES KILLERS NE S’ARRÊTENT JAMAIS.
« 50 MILLION MISSING » (ET IL Y AURA PLUS)

35

 

LES FEMMES EN INDE SONT EXTERMINÉES. IL Y EN A LES MILLIONS ET LE MONDE ENFIN FAIT LE BRUIT SUR CELA – MAIS C’EST PARCE QUE (ICI AUSSI LE MOT : ENFIN EST À METTRE, CAR LE TEMPS EST LE DERNIER POUR CELA) ÇA SE VOIT, LA VÉRITÉ ÉCLATE, LES FEMMES DE LÀ-BAS ONT COMMENCÉ DE PARLER, LES JOURNALISTES ONT ÉCRIT, LES VICTIMES ELLES-MÊMES DES VIOLENCES ET DES CRIMES PEUVENT COMMUNIQUER, ET L’INFORMATION SE RÉPAND PLUS VASTEMENT ET AVEC PLUS GRANDE FACILITÉ QUE C’ÉTAIT JUSQU’AU MAINTENANT.
LES FEMMES EN CHINE SONT TUÉES – TOUT COURT, FACILEMENT, SIMPLEMENT, SANS REGRET ET COMME CELA ÉTAIT DEPUIS TOUJOURS – OU PLUTÔT DEPUIS QUE L’HOMME A DÉCIDÉ QUE C’EST LUI QUI VA VALOIR PLUS.
LES INFORMATIONS SUR LES GENDERCIDES EN CES DEUX PAYS N’ARRÊTENT PAS D’ÊTRE DIFFUSÉES, LE MONDE S’INDIGNE, LE MONDE NE FAIT RIEN, LE MONDE SIGNE LES PÉTITIONS, LE MONDE RÉFLÉCHIT QUOI FAIRE…
LES KILLERS NE LE FONT JAMAIS.
ON N’ARRÊTE PAS DES KILLERS EN LEUR LAISSANT LE TEMPS.
– « Of the girls whose birth was recorded in India between 1985 to 2005, 1.2 million were killed as infants. And another 1.8 million girls were killed before they turned 6 years old » – INFORMS THE VIDEO OF « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGN (DIFFUSÉE SUR CETTE PAGE).
– « MORE THAN A 100,000 WERE BURNT TO DEATH IN INDIA IN ONE YEAR ; 1 WOMAN WAS KILLED EVERY 5 MINUTES » – DIT THE REPORT OF « THE LANCET », APRIL 2009 (THE REPORT CITÉ DANS LA MÊME VIDÉO).

WHY ARE MY HUMAN RIGHTS FOR SALE

Je n’oublierai jamais de l’écoeurement et du choque qui m’ont transpercés quand pour la première fois j’ai entendu de ce qui se passe : ce moment-là était accompagné d’un joli enregistrement visuel, pendant la projection duquel j’ai pu voir et écouter une mère-paysanne du sud de l’Inde, regard sincère, racontant avec naturalité et sans révolte du tout – de ce comment elle a pu effectuer les homicides de ses quelques filles. On dirait plutôt : femmicides, n’est ce pas …? Ce mot dans la langue – elle aussi gérée et accaparée par les hommes – n’existe pourtant pas. Il est le temps de le changer et j’en vote. En anglais c’est déjà fait – par Diana Roussell, et peut-être pas par elle première – mais la France reste en arrière aussi dans la domaine linguistique si on parle de la réalité et des choses qui ne vous font pas de plaisir. La France est un pays du fantasque et d’illusion, nous le savons – mais la lâcheté des gouverneurs et du peuple craignant la vérité ici aussi est payée par les victimes.
LA FRANCE, ON EN PARLERA PLUS TARD.
MAINTENANT, ON PARLE DE L’INDE ET DE LA CHINE : CAR C’EST LÀ-BAS, OÙ TOUT CE QUI SE PASSE – LES MEURTRES, LES VIOLATIONS, LES VIOLS – SE RÉVÈLE DE PLUS EN PLUS, C’EST LÀ-BAS OÙ TOUT EST CLAIR, TOUT ÉCLATE, LA VÉRITÉ ÉCLATE, LE CRIME ÉCLATE ET L’IGNOBLE ÉCLATE – SANS PLUS POUVOIR CACHER DE CE QUI DEVRAIT ÊTRE STIGMATISÉ.

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« CHINA’S ONE CHILD POLICY HAS LED TO THE DEATHS OF TENS OF MILLIONS OF GIRLS, SIMPLY BECAUSE OF THEIR GENDER » (PETITION « Tell World Leaders to End Gendercide in China », 2 APRIL 2012, AUTHOR : « END GENDERCIDE NOW »).
ET NON, EN CHINE, CE N’EST PAS SEULEMENT L’EFFET DE « ONE CHILD POLICY » : car si c’était seulement l’effet de « One Child Policy », pourquoi c’auraient été seulement les filles, qui seraient tuées ?
IL NE S’AGIT PAS DE « ONE CHILD POLICY » – OU PLUTÔT, « ONE CHILD POLICY » EST ELLE-MÊME L’EFFET DE QUELQUE CHOSE QUI CRAQUELE ENCORE PLUS PROFONDÉMENT.

…Il s’agit d’une des plus grandes ignominies dont on pouvait entendre depuis le début de l’existence de cette terre : et cette ignominie est la discrimination – dans les cas le plus monstrueux mais réels et  fréquents allant jusqu’à l’anéantissement concernant une moitié de l’humanité, et ce par les raisons que je nommerais phallocratiques.
Qu’est ce que cela signifie, les raisons phallocratiques… ?
Et bien, ces raisons-là incluent la peur de la partie mâle de ce monde, concernant la perte éventuelle – et pourtant inéludable – d’une suprématie malhonnêtement gagnée en passé et malhonnêtement entretenue jusqu’à aujourd’hui.
« DUE TO EXISTING CULTURAL PREFERENCES FOR SONS RATHER THAN DAUGHTERS, MANY CHINESE FAMILIES ARE ABANDONING, ABORTING, OR HIDING THEIR FEMALE CHILDREN. AS A RESULT, THERE ARE NOW 37 MILLION MORE MEN THAN WOMEN LIVING IN CHINA »*…
JE NE DOIS PAS PRÉCISER QUE CE FAIT-LÀ, MALGRÉ CE QUI DEVRAIT ÊTRE LOGIQUE ET NORMAL PARMI LES ÊTRES DE LA MÊME ESPÈCE, N’ENGENDRE PAS D’UNE AUGMENTATION DU RESPECT POUR LA FEMME COMME POUR ÊTRE HUMAIN, MAIS SEULEMENT L’AUGMENTATION DE SON PRIX SUR LE MARCHÉ DE LA VIANDE VIVANTE. LA VENTE DES FILLES CONDAMNÉES À UN DESTIN DES PUTES FLEURIT.

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« THE NATIONAL CRIME RECORD BUREAU OF INDIA SHOWS 768 WOMEN HAVE BEEN MOB-LYNCHED AS WITCHES SINCE 2008. MOST ARE WIDOWS OR SINGLE WOMEN. (…) INVESTIGATIONS SHOW THAT WOMEN (…) ARE KILLED AND/OR EVICTED SO THEIR LAND AND HOMES CAN BE TAKEN BY MEN »**.
Et voilà le clou. Ou, comme on dirait en polonais – une langue qui ne s’amuse pas en édulcorations et ne consacre pas des efforts ridicules pour délaver les mots de leur violence – C’EST ICI, OÙ EST ENTERRÉ LE MORT. C’EST ICI : CE QUI FAIT MAL. ON PEUT DIRE, C’EST ICI – OÙ SE SITUE CETTE GUERRE, ÉTERNELLE ET QUI DEPUIS TOUJOURS RAVAGE LA TERRE, CAUSANT SON IGNOMINIE ET SA SOUFFRANCE QUI NE FINIT PAS.
LA RICHESSE – QUE L’HOMME VEUT, TROP, POUR SOI. BESOIN – ON DIRAIT INFANTILE – DE LA SUPREMATIE POUR LE SEUL FAIT DE LA SUPREMATIE, ET POUR AVOIR QUELQU’UN PLUS BAS QU’ON SE SITUE SOI-MÊME.
LE POUVOIR.
LA PEUR MASCULINE – TELLEMENT BIEN MASQUÉE PENDANT LES DÉCENNIES SOUS LE VOILE DE LA PRIMAUTÉ : ET POURTANT TELLEMENT IMMENSE ET TELLEMENT DÉSHONORANTE.
BESOIN DE FAIRE AVEC L’AUTRE CE QU’ON DÉSIRE, SANS LE CONSULTER ET SANS ENTENDRE SON AGREEMENT : CAR COMMENT AVOIR L’AGREEMENT CONCERNANT LA SOUMISSION, LE VIOL, LA MORT.

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VIDÉO DE « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGN
(WATCH HERE)

LA VIDÉO DE RITA BANERJI, L’INITIATRICE DE LA « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGNQUI A COMMENCÉ EN DÉCEMBRE 2006, DÉMASQUE LA VÉRITÉ SUR TOUTES LES ASTUCES –  PRATIQUÉS EN INDE DANS LE BUT D’ÉLIMINATION DES FEMMES. JE DIRAIS POURTANT QUE TOUT CELA EST AUSSI UNE MÉTAPHORE, BIEN SÛR AMENÉE AU DELÀ DU SUPPORTABLE, DE CE QUI A LIEU SUR LA TERRE ENTIÈRE.  

LA VIDEO EST TELLEMENT CHOQUANTE, QUE SI ON LA REGARDE, ON POURRA PEUT-ÊTRE S’INDIGNER PENDANT UN MOMENT À CAUSE DE LA SUITE DE CE TEXTE. CAR COMMENT J’AVAIS PU AVOIR LA MOINDRE IDÉE DE LA COMPARAISON – DE LA CHOSE JUSQU’À CE POINT HORRIBLE DONT ON PARLE : DES MEURTRES PAR LA MISE RÉSOLUE EN ÉTAT DE LA FAMINE OU PAR L’EMPOISONNEMENT, DES NOYADES, DES COMBUSTIONS DES WITCHES VIVANTES – COMMENT COMPARER TOUT ÇA AVEC CE QUI A LIEU EN FRANCE, LE PAYS OÙ, COMME ON SAIT, L’ÉLIMINATION NE S’EFFECTUE QUE PAR LA DISCRIMINATION ET OÙ PERSONNE NE TUE DES VICTIMES EN L’AVOUANT NI EN LEUR SERVANT LE POISON… ?
ET POURTANT, MALGRÉ MON PROPRE REFUS MOMENTANÉ, JE N’HÉSITE PAS DE FAIRE CETTE PARALLÈLE.
POURQUOI… ?
POUR RÉPONDRE À LA QUESTION, JE ME DÉCIDE ENCORE ICI DE RAPPELER LES PROPOS ET LES QUESTIONS POSÉES DANS LA VIDÉO DE RITA BANERJI, POUR COMPARER ENSUITE LES DEUX UNIVERS ET LES DEUX SYSTÈMES DE DISCRIMINATION : UN PLEINEMENT AVOUÉ, ET L’AUTRE DIPLOMATIQUEMENT ESCAMOTÉ.

« THE MOST IMPORTANT QUESTIONS WE MUST ASK ARE :
– ARE ILLITERACY AND POVERTY THE CAUSES OF INDIA’S FEMALE GENOCIDE ?
– ARE EDUCATION AND ECONOMIC BETTERMENT – THE SOLUTION ? »

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J’ÉTAIS SÛRE QUE LE PLAN SUIVANT DU FILM NE M’AMENERA QUE LA RÉPONSE : « OUI », QUI ME PARAIT LA SEULE LOGIQUE ET POSSIBLE.
…ET QUOI… ?
– « THE ANSWER IS « NOT » » – DIT RITA BANERJI, ET IMPITOYABLEMENT, ELLE CONTINUE :
– « INDIA’S 2011 CENSUS DATA SHOWS THIS : THE BEST SEX RATION FOR GIRLS IS IN THE BOTTOM – MOST 20% OF THE POPULATION. AS WEALTH AND EDUCATION INCREASES (EVEN FOR GIRLS AND WOMEN), THE SEX RATION WORSENS. THE SEX RATION FOR GIRLS IS WORST IN THE TOP MOST 20% OF INDIANS***. WHY IS THIS SO ? BECAUSE INDIA’S FEMALE GENOCIDE IS A SOCIAL PROCESS THAT TAKES POWER AWAY FROM WOMEN TO CONSOLIDATE IT UNDER MEN AND PATRIARCHAL FAMILY STRUCTURES. THE MORE WEALTH THERE IS, THE MORE THERE IS AT STAKE FOR MEN TO CONTROL ; HENCE GREATER THE ANNIHILATION OF WOMEN ».

SIX WIDESPREAD FORMS OF FEMICIDE IN INDIA

N’EST PAS CETTE DERNIÈRE PHRASE LA DESCRIPTION EXACTE DE LA SITUATION RÉELLE, VÉRITABLE UN PEU PARTOUT DANS LE MONDE… ?
LES TENTATIVES INCESSANTES D’ÉLIMINATION DES FEMMES – TOTALE, PARTIELLE OU SYMBOLIQUE, PAR LA LOI OU PAR LES STRATAGÈMES PLUS OU MOINS TORDUS – DU CERCLE DE CEUX QUI POURRAIENT ÉVENTUELLEMENT CONCOURIR DANS LE TOURNOI SE NOMMANT LA VIE, ET DANS LEQUEL LA PARTICIPATION LIBRE EST UNE CONDITION DU BONHEUR, EST LE COUTUME AFFIRMÉ DANS TOUTES LES SOCIÉTÉS, UNE VÉRITÉ TANT DANS LES PAYS OÙ L’ORDRE PATRIARCAL EST BIEN APPARENT ET AVOUÉ, QUE DANS LES SYSTÈMES QUI VEULENT PRÉTENDRE AU NOM DES DÉVELOPPÉS, SANS JAMAIS L’ÊTRE VRAIMENT.
JE NE VAIS JAMAIS BIEN SÛR COMPARER DES MEURTRES COMMIS SUR LES PETITES FILLES BRÛLÉES VIVANTES EN ÉTAT DE KARNATAKA, AVEC L’ÉLIMINATION GRADUELLE ET SYSTÉMATIQUE D’UNE UNDOCUMENTED WOMAN EN FRANCE – ET POURTANT ON NE PEUT PAS DE NE PAS SE DIRE QUE QUELQUE CHOSE SEMBLE ICI D’ÊTRE ASSEZ SIMILAIRE. ET QUE CE QUI DIFFÈRE, C’EST LE DEGRÉ, LA DURÉE DU PROCÉDÉ, LA CONCENTRATION ET LA CONDENSATION DE LA VIOLENCE DANS LE TEMPS, AINSI QUE L’ASSURANCE CONCERNANT L’EFFET DU CRIME : DANS LE PREMIER CAS CET EFFET EST CERTAIN ET LA CERTITUDE DE LA RÉUSSITE DU PROCÉDÉ ATTEINT 100%, PENDANT QUE DANS LE DEUXIÈME CAS LA VICTIME A ENCORE LA CHANCE DE S’EN SORTIR, MÊME SI C’ÉTAIT AVEC LES MENTAL HARMS.

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LA VIDÉO DE « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGN DÉCRIT LA SITUATION EN INDE TELLEMENT CRUELLEMENT COMME LA RÉALITÉ EST ELLE-MÊME. ICI ALORS, COMME PRÉVU, VONT SUIVRE QUELQUES MOTS DISANT DE L’EUROPE – ET CONCRÈTEMENT DE LA FRANCE.
DANS CE PAYS, QUI TOUJOURS ENCORE OSE DE SE NOMMER THE COUNTRY OF THE HUMAN RIGHTS, LA SITUATION ET LA VÉRITÉ CONCERNANT TOUT CE QUI A UN RAPPORT AVEC  L’IGNOMINIE DE LA PHALLOCRATIE EST BIEN CACHÉE. LES CITOYENS FRANÇAIS, AINSI QUE LEURS GOUVERNEMENTS, ONT EN PLUS UNE CARACTÉRISTIQUE TRÈS PARTICULIÈRE – ET JE DIS DE CELLE D’AMÉNAGER LEUR PENSÉE EN SORTE QU’ILS CONSIDÈRENT QUE CE QUI NE SE VOIT PAS… N’EXISTE PAS.
POURTANT, L’EXISTENCE DES : EXTERMINATION, DIRECTE OU INDIRECTE, D’UTILISATION, DE PROSTITUALISATION, ET DES AUTRES CHOSES ENCORE, EST PROPRE TOUJOURS AUX SYSTÈMES POLITIQUES ET ÉCONOMIQUES LÀ OÙ IL Y A UN HUMAIN (OU DANS CE CAS : HUMAINE) DONT LE SYSTÈME LUI-MÊME PRIVE DES CERTAINS DROITS, SOUVENT FONDAMENTAUX – ET L’AUTRE HUMAIN : QUI CES DROITS POSSÈDE, EN JOUIT, ET – LES PROFITE DONC POUR ASSERVIR LE PREMIER.
LES FEMMES UNDOCUMMENTED SE JETTENT PAR LES FENÊTRES EN FRANCE. ET SI ELLES NE SE JETTENT PAS PAR LA FENÊTRE, ELLES SONT POUSSÉES À S’ENFERMER ELLES-MÊMES DANS LES HÔPITAUX PSYCHIATRIQUES, SIGNER LES AUTORISATIONS ET DÉCLARER LEUR PROPRE DÉSIR D’UNE TELLE HALTE PARTICULIÈRE – CAR VOILÀ UNE SEULE PLACE QUI LEUR EST ACCESSIBLE SELON CE QUE DIT LA LOI, ET LA SEULE OÙ ELLES PEUVENT JOUIR DES CERTAINS DROITS QUI NE LES DIFFÉRENT PLUS DES AUTRES – COMME, PAR EXEMPLE, CE DROIT À NE PAS ÊTRE TOUCHÉE NI TÂTONNÉE PAR CEUX QU’ELLES NE SOUHAITENT PAS. MÉDICALISATION (DONC LE FAIT DE SERVIR LE POISON : IL SEMBLE QU’ON ÉTAIT SÛRS QU’EN FRANCE CELA NE SE PRATIQUE PAS, N’EST CE PAS… ? MAIS VOILÀ L’ERREUR) – C’EST MIEUX QU’ÊTRE PALPÉE PAR LES BANDES DES SALAUDS DANS LA RUE LA NUIT, N’EST CE PAS…?
– VOILÀ, LA FRANCE.


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« CONVENTION ON THE PREVENTION AND PUNISHMENT OF THE CRIME OF GENOCIDE
(ADOPTED BY RESOLUTION 260 (III) A OF THE U.N. GENERAL ASSEMBLY ON 9 DECEMBER 1948)
ARTICLE II : GENOCIDE MEANS ANY OF THE FOLLOWING ACTS
(A) KILLING MEMBERS OF THE GROUP ;
(B) CAUSING SERIOUS BODILY OR MENTAL HARM ;
(C) DELIBERATELY INFLICTING ON THE GROUP CONDITIONS OF LIFE CALCULATED TO BRING ABOUT ITS PHYSICAL DESTRUCTION IN WHOLE OR IN PART ;
(D) IMPOSING MEASURES INTENDED TO PREVENT BIRTHS WITHIN THE GROUP ».

SELON RITA BANERJI ET « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGN, TOUTES CES POINTS – DE (A) AU (D) – SONT UNE RÉALITÉ SI ON PARLE DES FEMMES DANS LE CAS DE L’INDE.
SELON L’AUTEURE DE CET ARTICLE, MÊME SI LES METHODES OF KILLING EMPLOYÉES SONT BIEN DIFFÉRENTES, LES TROIS PREMIERS POINTS SONT UNE RÉALITÉ SI ON PARLE DES FEMMES UNDOCUMMENTED ET DE LA FRANCE.


SIX WIDESPREAD FORMS OF FEMICIDE IN FRANCE

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* PETITION « Tell World Leaders to End Gendercide in China »,
2 APRIL 2012, AUTHOR : « END GENDERCIDE NOW ».
** DONNÉES DE LA VIDÉO DE « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGN.
*** SOURCE DES DONNÉES ÉVOQUÉES DANS LA VIDÉO DE « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGN : « THE LANCET », JUIN 2011.

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BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, PARIS – CALCUTTA, XXI SIÈCLE
PHOTOS : AUTEURE (
« GIRL OF CALCUTTA » & MONTAGE DE « SIX WIDESPREAD FORMS OF FEMICIDE IN FRANCE ») ET « 50 MILLION MISSING » CAMPAIGN (AFFICHE « WHY ARE MY HUMAN RIGHTS ON SALE? » & « SIX WIDESPREAD FORMS OF FEMICIDE IN INDIA »).
LE TEXTE EST DIFFUSÉ AUSSI SUR LE BLOG « BALLADYNA-SANS FRONTIÈRES »
(CLIC ICI) – COMPARANT CERTAINS MÉCANISMES POLITIQUES DU SYSTÈME PLOUTOCRATE ET DISCRIMINATIF DE LA FRANCE AVEC LA RÉALITÉ INDIENNE, NOTAMMENT CELLE DE CALCUTTA).


PRESS REVIEW
(TRANSFORMATIONS & CADAVRES)

« Un python de 40 kilos repêché dans la Seine »
– relatent ce soir le Yahoo et Le Figaro.
C’est ce SDF-étranger-discriminé qui s’est noyé :
en transformé en serpent, il voulait mordre à la mort l’ex-ministre Besson
mais il n’a pas réussi; trop tard et sa vie était mise en péril dans tous les cas déjà.

La brigade fluviale découvre dans la Seine les multiples restes et cadavres :
ainsi les animales que humaines.

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Paris, nuit 11/12 juillet 2012