Articles Tagués ‘PATRIARCAT’

« SARBJIT » ↓ OU: QUI CRÉE LA RÉALITÉ DE CE MONDE

 

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…Une histoire de plus montrant la réalité sadique, même perverse, du système patriarcal dans lequel tout est conçu exactement pour que ce soit ainsi.
La pensée patriarcale – c’est à dire propre aux certains mâles se sentant « valides » seulement dans la situation où ils possèdent le « pouvoir » (important à ajouter : le pouvoir sur l’autre), ainsi qu’à la grande partie des personnes féminines dressées aux comportements de la soumission les siècles durant…
Les prisons pleines des humains…
Les cages pleines des animaux…
La coercition des personnes à certains actes, à certaines vies, qu’elles ne choisiraient jamais si elles avaient la liberté : qui serait LEUR liberté, dans le monde du XXI siècle enlevée pourtant déjà aux enfants pour que les adultes apprennent la céder aux autres…
Les « bureaux des hauts bla–bla-bla », les « conseils », les « lois » putrides, indéniablement valides quand cela arrange le « pouvoir » et qui ne comptent guère, ou pas du tout, quand cela leur serait nuisible…
LES PRISONS PLEINES DES HUMAINS… !
LES CAGES – PLEINES DES ANIMAUX-ESCLAVES : À VENDRE.
LES BORDELS – PLEINS DES FEMMES-ESCLAVES : À VENDRE.
LES TÊTES DU PEUPLE – PLEINES DES ORDRES QUI, DES PERSONNES, FONT LES « OBJETS » : DE « L’EMPLOI » PAR QUI VEUT, DE L’ASSUJETTISSEMENT, ET QUI ASSURENT LEUR OBÉDIENCE, CELLE-LÀ DISSIMULÉE PAR LES ACTES LE PLUS RIDICULES DE LA SOI-DISANTE RÉVOLTE.

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Film « SARBJIT » (2016 ; réalisation : Omung Kumar)
sur Wikipedia : https://en.wikipedia.org/wiki/Sarbjit_(film)
Visionner « SARBJIT » en streaming :
http://streamay.com/15794-sarabjit.html

 

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…En regardant cette histoire – dans laquelle à un homme il arrive ce dont il ne peut pas contrôler du tout, ce dont – à partir de certain moment – il ne peut à l’aucune façon influencer, gérer de quoi que ce soit, cette pensée, que « chacun est le créateur de sa propre vie », et que chacun – comme le veulent certains « prophètes » des philosophies assez aveugles – « peut décider », et que la volonté ait la force changeant tout, et qu’il n’y ait pas de la chose plus puissante, plus forte, que la décision… me revienne.
…Et ainsi est quand je pense de toutes ces fillettes, vendues dans les mains des bourreaux déjà à leur première enfance, contre quelques milles des dollars ou d’euros, ou traitées dans leurs propres « familles » comme les choses ou les vaches, et ainsi est quand je pense de tous les enfants endoctrinés à la guerre, ou à qui – à l’âge des 7 ou 8 ans – on apprend de tuer, si ce soit dans les cités, dans les villages ou si ce soit aux boucheries, et ainsi est quand je pense des personnes vivant sur les terres des carnages (les mêmes « prophètes » qui disent que chacun « décide » de sa vie construisent bizarrement les barrages à leurs frontières quand les personnes des terrains visés par les bombes tentent désespérément y passer…).
…Et ainsi est quand je pense des milliers des emprisonnés : de tous les pays, dans les cages, baraques, prisons, par les « pouvoirs » politiques, ceux-là toujours sordides, et qui l’ont planifié bien ou – plus souvent que cela semble d’être imaginable – qui « se sont trompées » (les « pouvoirs » politiques, toujours sordides, faites des individus les plus opportunistes et les plus lâches car c’est cela qui les fait d’« accéder » à certains « rôles », ne prennent jamais de la responsabilité de leurs décisions ni de leurs actes : au moment d’en être menacés, leur comportement est infantile, comme celui d’enfants, honteusement et avec zélé niant leurs actes au lieu de les assumer, « annulant » les paroles, dissimulant les signatures, cachant les actions, en continu, en continu, en continu… Sarbjit, qui sort de la prison après ses 4, 7, 15 années, y retournera toujours, il y mourra, il ne sortira jamais… !)

Et, quand j’y pense – de toute cette aveuglerie, de toute cette myopie, du regard allant stupéfiement pas loin, , car pas au-delà de leurs propres nez, des apôtres du « chacun – CHACUN… ! – crée sa vie, là et maintenant » et qui osent de le dire comme si toute la « création » se déroulait en « néant », en vacuum total, en indépendance de l’entourage, dès premières années des personnes, des écorchement de la liberté des humains sur lequel le système de cette Terre est fondé, des emprisonnements planifiés, irresponsables, par les« pouvoirs » politiques sordides de tous les genres, du karma, des décisions précédentes, ne venant pas de cette vie-là, et en indépendance des circonstances… je pense aussi sur ces paroles, de kOLya San : qui tranchent, et qui font qu’il devraient cesser immédiatement toutes les discussions folles et vaniteuses concernant « la pensée et la volonté qui peuvent – soi-disament – tout » :

« …Je partage la réflexion d’un monde complètement fou, 
où beaucoup de personnes subissent, 
ne pouvant faire autrement, 
et quand j’évoque mon liberté de choix, 
c’est aussi en conscience du monde alentour, 
pour saisir ces instants « où nous sommes heureux », 
ils sont courts, ils faut les vivre, pleinement… »
(kOLya San) 

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BALLADYNA ↑ NOVEMBRE 2016
Photographies:
Film « SARBJIT » (drame biographique réalisée par Omung Kumar, India 2016).

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LA VÉRITÉ QUI DÉRANGE ➹ WHISTLEBLOWER (SEULE CONTRE TOUS)

 

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NOTE DE LA PRÉFACE :
Ceci n’est pas un « bon texte ». Il n’est pas écrit « bien », et par cette raison certains ne trouveront peut-être du « lien » entre les choses (pourquoi je parle de ce qui se passait en Bosnia en faisant le lien à ce qui se passe en France ; pourquoi je trouve la réalité dans laquelle les « hauts fonctionnaires » de l’ONU ne sont que le symbole des… autres « fonctionnaires », et aussi ceux d’ici, et pourquoi les liens seulement « en apparence » éloignés… ne le sont pas).
Mais cette fois… je n’avais plus de la patience d’expliquer – en le faisant « graduellement », en avançant « pas par pas » – des liens entre les lieux et les choses qu’on voit – enfin – comme extrêmes, et celles que – selon les « spectateurs », qui peinent pourtant de regarder – ne le sont pas.
Ce qui a été montré dans le film « Whistleblower » (« Seule Contre Tous »), est seulement l’exemple, le plus « extrême » PARCE QUE le plus visible, de ce qui se passe, car ce qui est « prévu », pour certaines personnes dans les sociétés d’aujourd’hui : les sociétés patriarcales.
L’exemple le plus extrême à cause de la clarté de toutes les situations montrées, l’exemple dont ceux qui ne savent pas de faire de lien entre les faits, de les synthétiser, nommeront une « exception » : mais qui « l’exception »… n’est, hélas, pas.
Peut-on mépriser les inhumanités que vivent, toujours, certains individus sur ce monde, seulement sous le prétexte du « degré » qui – dans nos yeux, qui voient seulement ce qui leur est « donné » à voir – ne dépassent pas encore du scale, du « 100 »… ?

 

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Le film « Seule Contre Tous » de Larysa Kondracki avec Rachel Weisz en rôle principal d’une policière de la section criminelle arrivée comme la volontaire en mission de l’ONU en Bosnie (Eng. : « Whistleblower », Polish : « Niewygodna Prawda » / »La Vérité Qui Dérange »/) tarde toujours à entrer sur les écrans en France.
Il a été produit en 2010,
et – autant que le système français est patriarcal –
on peut s’attendre que le film, sur les grands écrans… n’entrera pas ;
ou au moins, qu’il tardera encore assez longtemps pour y entrer.
Vu qu’il est pas seulement fait vraiment bien, mais qu’il parle des choses inadmissibles et impensables – étant pourtant les faits – on peut se demander « pourquoi ».

 

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De quoi parle ce film donc… ?
Et bien, il parle du marché – à côté de celui des animaux le plus ancien sur ce monde – des femmes.
…Le problème est pourtant qu’il ne parle pas que du « marché » : il en parle, en situant l’action là où elle se trouve organisée par les « patriarches » le plus haut placés de l’ONU.
Il faut ajouter ici que toute l’histoire est basé sur les faits qui ont eu lieu effectivement et qui – dans les diverses versions et partout sur la Terre d’Humain, régnée par les mâles le plus vieux et le plus laids… continuent de se poursuivre.
Donc…
…Silence ici.

 

***

 

On sait très bien que le marché de la chair féminine en Europe est fleurissante.
Sur ce comment les patriarches organisent un univers législatif d’un pays, dans lequel la réalité des personnes étrangères du genre féminin est celle qu’on peut nommer DE L’INCITATION, VOIRE DU FORÇAGE LÉGISLATIF (OU : DES « TRICKS » DE LA LOI, VOIRE… SON NON-RESPECT PAR LES PATRIARCHES EUX-MÊMES QUAND CE RESPECT LES DÉRANGE) AUX CHOSES INDICIBLES, JE POURRAIS PARLER MOI-MÊME : PUISQUE CES « TRICS » DES PATRIARCHES, JE LES CONNAIS PARFAITEMENT, AINSI QUE LES GUERRES QU’ON EST OBLIGÉ À ENTAMER POUR DÉSARMER LES ADVERSAIRES, CEUX-LÀ MUNIS EN STYLOS & PAPIERS GOUVERNEMENTAUX AINSI QU’EN AUTORISATION DU MÊME GOUVERNEMENT (QUAND CELA EST UTILE) À Y CRACHER.
Je pourrais donc parler aussi, et longuement, de ce que vivent les personnes (très peu nombreuses) qui ne réagissent pas aux manipulations gouvernemantales selon le modèle que les bandes des vieux patriarches ont prévues.
Ainsi, de ce que organise le système patriarcal, avec les poignards de sa « loi », d’abord formulée et ensuite utilisée à la façon hypocrite : ce qui n’est que le simple jeu qui garantit au dit système que le nombre des personnes qui doivent « servir » aux certains « maîtres », à la quelque soit façon, reste stable, et surtout, qu’elle ne diminue jamais.
Quand on vient de l’extérieur, quand on conserve donc encore cette capacité de la vue de l’extérieur des choses qui se passent dans le monde qu’on voit comme assez nouveau, et quand on passe soi-même, dans un « nouveau pays » par certains enfers crées par la paperasse et les « paroles changeantes », qui ne tiennent jamais (dans quel but ne tiennent-elles pas, on se demande enfin… ?) des « hauts fonctionnaires » (je ne dis pas « autorités » : puisque leur « autorité » est nulle)… une analyse de tout et une synthèse des faits deviennent les choses assez facile.
…On voit donc ce dont « les citoyens normaux », les « depuis toujours ici » ne voient pas.
On est étonné qu’ils « ne voient pas », mais on sait aussi bien pourquoi.
Le sujet est « l’organisation d’une société dans laquelle l’être humain est réduit aux certains « rôles » – et dans laquelle celles-là… ne sont pas autres que fixés par les mêmes « décideurs » qui rêvent d’avoir le pouvoir égal qu’était celui de leurs aïeuls ».
La société, selon les images conçues dans les têtes de ces individus-là, est celle où les hommes « règnent » : et où les personnes du genre féminin, ainsi que les personnes animales, ont le « rôle » prévu de leur servir.
Le même système, fossilisé, qui crée toujours les camps de concentration multiples de divers genres, et le même qui organise la place, dans les villes, aux rues remplies des femmes prostitualisées, destinées à l’usage du mâle-« client ».
La prostitualisation des personnes prévues pour « usagées », dans les sociétés du patriarcat s’effectue grâce aux outils principaux auxquels appartiennent – par exemple – la simple manipulation – souvent multiple – par la législation, et/menant à la privation des Droits Humains : celle-là étant l’astuce parfait et la plus simple du système des mâles en stade de l’écroulement physique partiel et extrêmement moches, de mettre les individus qu’il vise en situation sans issue.
…Mais ici, dans le film, tout le système est montré en plus fort encore : puisque en plus clair, puisque on a à faire avec le marché de la chair féminine, donc humaine (malgré qu’en langue française, une des le plus patriarcales du monde, le mot « humain » sonne toujours trop « officiellement » ; ici, on s’est habitué de dire « homme » (sic!)) à la façon directe : ici il y a les filles vendues, sans rien cacher, des mains masculines aux autres, passant des tentacules des bourreaux dans les autres tentacules des bourreaux, et il y a les « hauts » (je suis curieuse dans quel sens il faut comprendre ce mot : « hauteur ») fonctionnaires du système des « 3P » (patriarcal, putride, perverse) qui y sont engagés et qui y puisent les « bénéfices ».
Le film « Whistleblower » (« La Vérité Qui Dérange », « Seule Contre Tous »)
montre, et concerne exactement ce qui a lieu en Europe – et plus précisément : IL MONTRE CLAIREMENT LA RÉALITÉ DE L’UTILISATION DES PERSONNES DU GENRE FÉMININ AUTANT QUE LA CHAIR VIVANTE PAR LES – PARMI AUTRES… « HAUTS » GRADÉS DE ONZ (ONU).
Et cela, en parler ouvertement… semble d’être en France une chose inadmissible.
Ici, tout doit être caché : pour que les panneaux publicitaires de la Déclarations des Droits (de QUI, dites-vous… ? encore du mâle ayant les « papiers »… ?), accrochés au bâtiment de l’Hôtel de Ville à Paris, ne croulent pas, par un hasard dont on parlerait bizarre.
…Peut-être c’est par cette raison-là, ici, au pays des Droits de… l’HOMME, (!) les histoires qui ont le plus du « succès » aux cinémas et y programmées massivement sont les comédies avec le Dujardin et avec son équipe des copains très drôles.


Le visage de Rachel Weisz, quand elle se trouve parmi les troupes de ses « coopérateurs », hommes, vénus ici, en « mission de l’ONU », en Bosnia, qu’avec une seule chose dans les têtes comme « l’ordre » : maintenir le système existant.
– Nie rozumiecie… ?! Te dziewczyny… Mamy je chronic… !
– …Walniéta suka… !

 

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Bien sûr, il y a dans la contrée prétendant d’être celle des « Droits de Tous » (mais pas de Toutes), également les sorties des films traitant des sujets graves, des choses immédiatement à changer et qui ne changent toujours pas, des faits qui ne peuvent engendrer que la révolte, l’indignation et l’action, au moins sur le niveau personnel… Quant aux « œuvres de cinéma » qui racontent les horreurs vécues par les personnes du genre féminin et rendues possibles par la législation mâle : cela arrive aussi de plus en plus souvent. Seulement, étrangement, ces histoires se passent toujours là où « cela ne nous concerne pas » (et surtout pas n’effleure pas de notre « système », nos « sacrés » ni de nos « grands fonctionnaires », s’ils soient de l’ONU ou de notre gouvernement), ou concernent les « autres cultures » : celles dont les « ressortissant(e)s » débarquent tout à coup « ici ».
Mais « ici », on dirait, « tout va bien ».
Des putes pleines les rues, mais tout va bien.
Des femmes qui – les années entières – n’ont pas leurs « papiers », sauf si elles se « marient » (« la condition nécessaire du vieux patriarche… ! » …et quelle ridiculisation de l’espèce humaine… !): mais tout va bien.
Des gens qui achètent ce qui ne s’achète pas, pour le baiser ou pour le manger, les étagères pleines des magasins : mais tout va bien.
…Et les « hauts décideurs » : qui « suppriment » les Droits Fondamentaux à ceux et celles qu’on « planifie » de transformer aux « produits du marché.
Mais…
TOUT VA BIEN.

 

***

 

Le film « Seule Contre Tous » de Larysa Kondracki
n’entre donc toujours pas aux écrans en France.
Et pourquoi, on ne le sait pas vraiment.
…La seule chose qu’on sait, mais que la plupart des drogués de la naïveté refoulent constamment, est ce que les caciques du système patriarcal en place s’occupent toujours bien, et tout au long des époques, que la populace reste la populace et qu’elle se bourre les têtes des aventures d’un saucisson animé ou d’un n-ième Brice de Nice.
…À l’occasion, depuis 2010 (l’année de la production du film) un jeu au titré « Whistleblower » a été inventé, qui apparait désormais en « Google » quand on se met à rechercher le film, et le titre français « Seule Contre Tous » a été oublié grâce à l’histoire de « Seul Contre Tous » : ce titre on a attribué en France au film « Concussion », celui-là parlant des contusions traumatiques des joueurs du football américain (le sujet étant, lui aussi, grave: mais dont parler n’est pas une menace au patriarcat et n’effleure même pas à un millimètre de la question de la privation de la liberté et des tortures des personnes destinées à celles-là par les bandes des types au gouvernail, et qui – si pas par la force – personne ne voudrait).

Le mode française de s’en occuper de tout l’indicible, de tout « trop dur à supporter », de tout l’inimaginable, est « faire l’impression » : continuer l’inadmissible mais – que le dieu nous garde… ! – de ne pas en parler.
Depuis 16 ans que je l’observe, j’ai l’impression que la philosophie de cette culture est : « Autant que la chose n’est pas dite, elle n’existe pas », et encore, s’il arrive qu’elle devient dite, on fait semblant que la phrase n’existait pas ou que celui (plus souvent celle) qui a osé d’en parler soit simplement folle ou fou.
…Pendant tout cela, ceux qui adorent de vivre les yeux fermés se baignent dans leur propre folie.

 

BALLADYNA ↑ WITCH, PARIS → NOVEMBRE 2016

 

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REGARDER LE FILM « WHISTLEBLOWER »
(« SEULE CONTRE TOUS »)

sur le web (à ce jour, pas de version française) → 

Version anglaise (le son horrible) : 

The Whistleblower (2010)
with Monica Bellucci, Vanessa Redgrave, Rachel Weisz Movie


Version polonaise (très bon son) : 

Niewygodna Prawda – cały film Lektor PL

PROLOGUE PRÉCÉDANT LA DESCRIPTION HISTORIQUE DU CHEMIN DE LA SORCIÈRE. NOTES POUR UNE THÈSE (EN PLANS POUR UNE DES VIES PASSÉES – PUISQUE DANS LES FUTURES…

…IL N’Y AURA PLUS BESOIN D’ÉCRIRE SUR CES CHOSES-LÀ AUTREMENT QU’AYANT COMME LE BUT UNE APPROCHE HISTORIQUE, ET PUISQUE DANS LA ACTUELLE, QUELQUES MOIS APRÈS AVOIR ÉCRIT LE TEXTE PUBLIÉ EN BAS, JE ME RETROUVE TOUT À COUP BEAUCOUP PLUS LOIN DANS LA RÉFLEXION SUR TOUT CE QUI CONCERNE LA DISCRIMINATION DES PERSONNES ET LE RENIEMENT DE LEURS DROITS À LA LIBERTÉ, AINSI QUE SUR LES MÉTHODES EFFICACES D’AGIR POUR QUE LA RÉALITÉ DU MÉPRIS DES UNS ÊTRES VIVANTS POUR LES AUTRES PUISSE CESSER D’EXISTER TOTALEMENT.

LE TEXTE DE LA LETTRE, PUBLIÉ IL Y A QUELQUES MOIS, RESTERA POURTANT DANS L’ESPACE-TEMPS WEB, COMME LE TÉMOIGNAGE D’UN ÉTAPE DE LA PENSÉE: AVANT CELUI OÙ ELLE ARRIVE AU POINT OÙ ELLE SE REND COMPTE QUE TOUT CE QUI SE PASSE SUR CETTE TERRE, DANS LE « VISIBLE ET PALPABLE »… A SES RACINES PLUS PROFONDÉMENT QUE SA VISIBLE CARAPACE.

EN CONCORDANCE AVEC CE SAVOIR-LÀ, LES POLITIQUES, LES GOUVERNEURS AVIDES ET EN DÉMARCHE REGRETTABLE DE S’USURPER LE POUVOIR SUR LES ÊTRES VIVANTS AUTRES QU’EUX-MÊMES – NE SONT QUE LES EXÉCUTEURS DES ORDRES, CONDITIONNÉS PAR LEUR PROPRE VÉCU, AINSI QUE PAR L’ORDRE DONNÉ À EUX-MÊMES PAR UN POUVOIR PLUS GRAND QU’EUX, DUQUEL ILS ÉTAIENT LES VICTIMES DANS LEUR PROPRE PASSÉ.

EN ACCORD AVEC CETTE PENSÉE, LA DISCRIMINATION DE TOUS LES ÊTRES HUMAINS QUI LA SUBISSENT A SES RACINES ÉGALEMENT PLUS PROFONDÉMENT QUE « LE VISIBLE » POUR LES YEUX DU CORPS DE L’INDIVIDU TERRIEN – C’EST À DIRE UN INDIVIDU DONT LES FRÉQUENCES VIBRATIONNELLES PERMETTENT À ATTEINDRE CERTAINES IMAGES (RÉALITÉS) ET PAS LES AUTRES.

LA MÉTHODE DE LIBÉRER UNE PERSONNE D’UNE RÉALITÉ DE LA SOUFFRANCE NE PEUT DONC JAMAIS SE BASER – ET SURTOUT DE SE LIMITER À… – SUR LE CRITIQUE DU « VISIBLE EXISTANT » {À PART DES AUTRES RAISONS CELA SERAIT INSUFFISANT}: MAIS VISER LE COEUR DU PROBLÈME – LE PASSÉ DES PERSONNES DEPUIS LEUR NAISSANCE (ACTUELLE, MAIS AUSSI EN ATTEIGNANT LES NAISSANCES ET LES VIES PRÉCÉDENTES), LE « PROGRAMME » POUR LA RÉALITÉ DE L’INDIVIDUAL ENCODÉ DANS SON CORPS ET DANS SON MENTAL, LES INFORMATIONS (LES « DONNÉES ») REÇUS PAR L’INDIVIDUAL, CONCERNANT LUI-MÊME AINSI QUE SA RELATION AVEC LE MONDE (L’IMAGE DE CE MONDE INCLUS) DANS LA PÉRIODE DE LA PROGRAMMATION*- ET TOUS LES AUTRES FACTEURS DONT L’UNIVERS DANS LEQUEL LES PERSONNES SE TROUVENT « ICI ET MAINTENANT » EST LA RÉALISATION.
(CE N’EST PAS « PAR HASARD » QU’UNE PERSONNE SE TROUVE DANS UNE RÉALITÉ OÙ LA DISCRIMINATION PEUT AVOIR LIEU, OU – PAR EXEMPLE – OÙ SES ACTIONS NE PEUVENT ÊTRE QUE « SE SOUMETTRE » OU « COMBATTRE »).

* LA PROGRAMMATION DES VIES DES PERSONNES DANS LA RÉALITÉ ACTUELLE EST EN GÉNÉRAL UNE DÉMARCHE DE LA DE LA TUERISATION DES ÂMES, QUI NAISSENT LIBRES ET CRÉATIVES.

 

UN DES POINTS FONDAMENTAUX ET LA « CLÉ » DE CETTE PENSÉE EST TOUJOURS LE CONCEPT QUE LES « PRENEURS DU POUVOIR » SUR L’ÊTRE HUMAIN – DANS QUEL QUE SOIT L’ENDROIT DE CE MONDE OÙ IL VIVAIT – SONT, EUX AUSSI, UNE RÉALISATION D’UNE CONSCIENCE SE TROUVANT EN-DEHORS D’EUX-MÊMES (LEUR PUISSANCE SUR L’ÂME D’UN HUMAIN DÉBARRASSÉ DES CONDITIONNEMENTS EST NULLE);
CE QUI NE CHANGE PAS DU FAIT QUE CES « EXÉCUTEURS DE L’ORDRE DU MÉPRIS » EXISTANT DANS LE MONDE VISIBLE REMPLI DES FRONTIÈRES – MÊME SI LE « MOI » DE CES INDIVIDUALS-LÀ EST CELLE DES CRÉATURES IRRESPONSABLES – PORTENT UNE RESPONSABILITÉ DE LEURS ACTES: CES DES « ÉGO-S » RESTANT SUR UN NIVEAU DE « MOI-MÊME » SANS CONNEXION AVEC LEUR « SOI » DE-ÉGOTISÉ – ET RESTENT CRITIQUABLES AINSI QUE COMBATTABLES.

LES « COMBATTRE » PERSISTE MÊME AUTANT QU’UNE CHOSE NÉCESSAIRE:
QUI VA SE RÉALISER POURTANT NATURELLEMENT ET SANS EFFORT DANS LE FUTUR PLUS CONSCIENT.
LE FUTUR – QUI COMMENCE « MAINTENANT ».
LE FUTUR DANS LEQUEL LA PUISSANCE DES FACTEURS-USURPATEURS DU POUVOIR SUR L’ÂME HUMAINE (LES POLITIQUES, LES LÉGISLATEURS, LES TYRANS ET LES TALIBANS DE TOUS LES GENRES) – DONC AUSSI SUR SON CORPS HABITANT LA RÉALITÉ VISIBLE DE CETTE TERRE, ET QUI EN EST LA MATÉRIALISATION – SERA EFFECTIVEMENT ET DANS LE CAS DE CHACUN – NULLE).

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BALLADYNA-WITCH, LA TERRE – 24 AVRIL 2016.

 

B-WITCH IN THE WITCHLAND

 

PROLOGUE PRÉCÉDANT LA DESCRIPTION
HISTORIQUE DU CHEMIN DE LA SORCIÈRE


SORCIÈRE : LA CRÉATURE (1) NÉE AUTANT QUE « FEMME » DONC AYANT UN CORPS FÉMININ, (2) EN MÊME TEMPS ÉTRANGÈRE (3) ET N’AYANT PAS DE LA « VOCATION » DE LA SOUMISSION, NI NE DONNANT PAS DE SON ACCORD À SE VOIR ASSUJETTIE AUX TENTATIVES GOUVERNEMENTALES DE L’APPROPRIATION PAR UN/LES HOMME(S) AUTANT QUE « ÉPOUSE (DE XYZ) » OU… PUTE (DE TOUS) – FIN DE LA DÉFINITION ABRÉGÉE) …PAR LA RÉALITÉ ORGANISÉE & MANIPULÉE PAR LES POUVOIRS PATRIARCALES & ANTIFÉMINISTES DANS UN PAYS EUROPÉEN SE DISANT « MODERNE » ET « DÉVELOPPÉ ».

(LETTRE À PASCAL ROUCOUR DELARGE. FRAGMENT – 10.11.2015).

« La droite soutient l’appropriation des femmes (épouses ou filles) par les hommes dans la sphère privée, au sein du foyer, tandis que la gauche défend l’appropriation sexuelle des femmes par les hommes au niveau collectif, à l’extérieur du foyer, dans la sphère publique, y compris dans la pornographie et la prostitution ».
(…).
« Les personnes qui se préoccupent de la justice et qui veulent trouver une issue à la culture porno doivent agir et penser de façon à déplaire à toute sorte de groupes qui haïssent les femmes »…! ¥
(Pascal Roucour Delarge / R.W. : « DES QUALITES DE LA GAUCHE ET DU FEMINISME, face à des manifestations réactionnaires et fascistes »).

Bonjour PASCAL
Je me suis vue taguée dans la note « DES QUALITES DE LA GAUCHE ET DU FEMINISME, face à des manifestations réactionnaires et fascistes » et je la vois (…) complexe (…).
Je suis une ennemie déclarée de l’islam – comme je suis ennemie du chaque système venant du passé, dans lequel les hommes faisaient tout en organisant une réalité légitimant et statuant l’esclavage des femmes – donc voilà pourquoi il m’est difficile de m’identifier avec le début de cet article – qui mentionne côté à côté l’islam et les immigrés… (je suis immigrée, moi… et antireligieuse). Par contre, la suite – pas celle de Jean-François Kahn, mais de « R.W. » est tout ce que je pense aussi: plus même – étant par tout mon âme une créature (no-more…?) humaine libre, hélas au corps de femme, ayant donc moi-même les expériences allant jusqu’aux traumatiques, liées avec les tentatives incessantes de la part du gouvernement du pays dans lequel je vis (considéré pour un pays « développé » pourtant) de m’assujettir à ce dont vous écrivez dans votre texte – je pourrais moi-même témoigner ce qui y est écrit et dire : les mots que vous citez, combien ils sont vrais… !
Je peux ajouter même que les tentatives de soumettre les âmes incarnées dans les corps des femmes, et ayant en simultané – « en contradiction avec leur incarnation »…? – le désir de vivre en liberté réelle (où la liberté réelle signifie donc sans forçage extérieur dans quelconque forme, à se soumettre à un “rôle prévu – lire: imposé – par le système patriarcal pour la créature de certain genre) – ces tentatives organisées dans le système de l’appropriation des femmes par les hommes – ceux « qui gouvernent » – a lieu pas seulement sur le niveau national – mais concerne également les « organisations » décidant et tranchant sur les lois et leur exécution – notamment les organisations telles que la Cour Européenne.

(Je suis en train d’écrire un texte traitant de ces faits – en tenant d’y dévoiler le moins possible les faits trop personnels (…) – mais en même temps révélant et parlant fort sur les manipulations, mensonges et les tricheries/cheatings que les gouvernements des pays européens du XXI siècle, dirigés toujours par les pouvoirs patriarcaux (déjà le fait qu’ils sont « dirigés » témoigne leur patriarcalisme) – et de la France comme le premier exemple – utilisent pour désorienter les personnes libres du genre féminin, et qui « s’acharnent trop » dans leur désir de la liberté : ce dernier mot étant le terme que tous les « pouvoirs » politiques diffusent aujourd’hui en faisant bien attention que la notion n’ayant rien à voir avec la pratique se fixe dans les têtes des gens autant qu’une conviction sur la réalité, pourtant crée par la simple rhétorique des dits « pouvoirs ». Il me sera difficile de publier ce texte dans « maintenant » (…)).

(…) De l’autre part… avec votre « tag », vous avez « tombé » exactement aux moments où – depuis quelques jours à peine – je me rêve à commencer une thèse, sur le sujet « Organisation de l’asservissement et du contrôle des femmes par les gouvernements et les pouvoirs patriarcaux des pays contemporains (blocages de l’accès à la liberté individuelle par la « loi établie par les hommes », les faux-semblants de la législation, la législation mensongère et désorientante, le forçage des « insoumises à l’appropriation par un homme » à certains actes menant à la destruction intérieure ou à un (les) traumatisme(-s), le non-respect pour les paroles utilisés par les pouvoirs patriarcaux – au lieu d’être ceux de l’honneur – comme le moyen de la diversion et du sabotage (paroles « d’honneur » effigiés par les gouvernements compris), les « contrats » avec les personnes – rompus et les documents foutus à la poubelle par les états « de droit » ou plutôt de la « loi de l’homme » (il s’agit bien des documents signées et tamponnés par le gouvernement, les mairies, même par les tribunaux, incitant les personnes à prendre les décisions irréversibles – et dont le même gouvernement, les mairies, le tribunaux rient ensuite d’un rire du plus bas étage, paillard et grivois), les démarches professionnelles sur le niveau national et européen ayant pour le but les humiliations des Sorcières non-dociles, la manipulation des foules humaines et de leur (in-)conscience, etc…

(…)

Le travail de l’écriture – et pas seulement – qui dévoilera les mécanismes de la politique et les règles primitivo-sociétales dont un humain « normal », ne pas concerné par les choses, donc inconscient des processus décrits, “ne voit pas” et donc nie… » – va être réalisé plus tard ou plus tôt: mais réalisé sans hésitation.

…Suite aux faits évoqués dans la NOTE de LA TERRE DU 24 AVRIL 2016 – il va être réalisé dans le PRÉSENT (ainsi que dans le nouveau futur transformé) dans la forme évoluée: la réalisation ayant lieu dans la CRÉATION – de tous les genres et dans toutes les domaines (chacune est une arme) – suivant l’évolution de la pensée et l’élargissement de la conscience.

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BALLADYNA-WITCH, 10 NOVEMBRE 2015 ¥ 24 AVRIL 2016.
Photography of the text: B-WITCH IN WITCHLAND
(AUGUST 2015; by C.C.K./camera & B-WITCH/choreography & coloÜr postwork).

 

« MOI, QUI N’AVAIS PLUS RIEN À PERDRE, JE CRIAIS D’UNE VOIX FORTE, SÛRE D EMOI: POURQUOI ME FRAPPEZ-VOUS…? J’AI AUSSI LES DROITS…! COMMENT POUVEZ-VOUS VOUS CONTENTER DE VOIR LES GENS MOURIR SANS AGIR…?! »*

I AM THE GODDESS OF HELL FIRE AND I BRING YOU**…

Photographies of the creation: the screenshots from the video-recording of the performance « FIRE…! » (Music: « Fire…! » de Arthur Brown. La Cantada, 5 décembre 2014). As Arthur Brown: Duncan Clarke. Performance du « FIRE… ! » a été liée et consacrée au thème des brûlures des visages des Femmes en Iran, et en protest contre le système patriarcal. Avec les paroles finales et la présentation du livre de Azam Hadj Heydari « Le Prix de rester humain ».

 

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Ça n’aurait pas dû être tout à fait comme ça.
Mais on n’a jamais vraiment travaillé ensemble, tout était fait sans la préparation suffisante, tout a existé plutôt grâce à s’avoir parlé sur les choses que grâce à les avoir testé comme il faut en avance. …Mais qu’est ce que tu fais, Duncan…?! Tu aurais dû menacer avec ton fouet au public – surtout pas à moi, la Witch – et qu’est ce que je vois sur la vidéo…? Et cette corde – qui au cours des quelques minutes a gagné la signification tellement différente que ce dont on parlait…?
M’enrouler dedans et de me libérer.
Dans tous les cas personne ne m’aura sur une laisse…!
…Les effets de faire une performance presque sans la préparation qui l’aurait précédée, si on le fait en duo, sont mortels.
Les gestes, les expressions, les mouvements.
Le sens – qui, lui – se perd…?
Vraiment… ?
La corde, qui devrait servir pour un lien de contact entre la Witch et le personnage au micro – est devenue comme un outil de – on dirait – presque ligotement, les regards menaçants du chanteur – qui me visent soudainement au lieu de viser le public (dansant devant, je m’en rends compte seulement en regardant la vidéo), ainsi que certains objets dans ses mains – sont la source de l’impression évidente: malgré mon non-accord à incarner un personnage féminin contrôlé et encagé, malgré avoir décidé de la chose totalement différente, on a à faire ici avec la description d’un emprisonnement, une métaphore – et une mise en scène spontanée d’un essai de la prise de contrôle sur l’individu féminin qui vole jusqu’aux les points les plus éloignés du centre de la cage.
La Witch – qui se prend sa place dans cette espace minimale, la Witch qui n’hésite pas d’aller jusqu’aux murs de la cave de La Cantada – mais toujours se trouvant sur un fil – est une évidence: tout cela raconte l’univers incarcéré, on est dans une prison.
Je – suis: DANS UNE CAGE…!
– « Virer cette vidéo, virer tout le souvenir de cette satane danse…! La Witch – N’EST PAS D’ACCORD, ON NE L’ENFERMERA JAMAIS PLUS : NI DANS UN IMPOSSIBLE, NI DANS UNE CAGE : AVEC PERSONNE ET NULLE PART…! »

 

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…Et – ici – quelque chose comme la lueur de la conscience.
Serait-ce uninexplicable concours des circonstances: qu’exactement aujourd’hui, le jour de la performance, quelques heures avant et sans planifier (je n’aurais même pas dû être là), je me suis trouvée dans ce lieu, au Boulevard Saint-Michel, Paris – et où j’ai rencontré Nabi Niakan, avec qui nous avons discuté assez longtemps, tout devant le stand avec les photographies des femmes aux visages brûlés par l’acide par les criminels musulmans jouissant des pleins droits de traiter une femme pire qu’on traite un chien… ?
Donc, le droit a l’encager, à la faire souffrir, à transformer son visage en une plaie brûlante.
À taillader son visage, sa dignité, sa vie…?

***

Au cours des dernières semaines, au moins 25 femmes – en Iran seulement – ont été « traitées » par l’acide par leurs bourreaux certains qu’ils sont impunissables.
Et même si c’aurait été une seule…
« Où sont nos visages…?! » – crient les femmes des affiches à Paris.
Elles devraient crier: « Rendez-les nous…! Rendez-les nous, et allez vous pendre… ! Allez – sinon, c’est nous, quo allons maintenant brûler vos vies, vos corps des faiblards frustrés, et vos consciences…! »
Vous allez brûler.
Pas comme vous avez planifié.

***

Moi, qui dans mon autre vie, avant devenir la Witch – ou simplement avant que le processus a été conclu et a pris sa fin – dans toute l’inconscience des crimes commis probablement tout à côté, me promenais joyeusement dans les rues d’Ispahan, la même ville où aujourd’hui on organise les manifestations… Moi, reconduite par la police à Téhéran à leur commissariat, et ce exactement pour un « délit » de porter une bandana qui permettait à s’échapper à quelques mèches trop visibles… Moi, qui malgré voyager pendant la moitié du trip avec les amis-hommes ne trouvais pas d’être une chose normale de ne pas pouvoir prendre de ma liberté de pénétrer seule dans les ruelles qui m’intéressaient… (« Tu es venue là, tu devrais respecter leur culture…! » – m’ont brusqué-t-ils, en lien avec les exigences sexistes de leurs confrères musulmanes, de ne pas me promener seule et de me couvrir jusqu’aux oreilles – en prenant par ceci clairement leur position en ce qui concernait les violations de ma liberté, dans la situation où la leur, puisqu’ils possédaient les corps masculins, ne se trouvait pas en danger. Seriez-vous totalement bourrés, mes prétendus amis…?! Faut savoir faire la différence entre la culture qui ne mettrait pas en question de la dignité et de droit au bonheur de la personne – et celle qui se donne le droit de statuer que la moitié de l’humanité est en réel une caste des sous-humain(e)s, des esclaves asservi(e)s à l’autre sexe…!). Moi verbalisée pendant une visite dans le musée de la civilisation sexiste à la capitale, encore pour avoir porté une manche trop courte : qui dans un 30° environ ou plus ne cachait pas de ma main jusqu’aux doigts…
Et enfin – moi : qui a dû vivre, et ce également par les raisons discriminatives, la discrimination des femmes ayant la soif de la liberté étant incorporée dans le système patriarcal – ici, en France, à Paris – dans une véritable cage suite de mon refus immuable de me voir « attribuée » à un homme, et malgré qu’une fois ils m’ont eue, poussée au bout… ? Ne serait-ce pas pour que aujourd’hui je comprenne une autre enfermée en cage… ?
Ne serait-ce pas – pour que je comprenne : tou(te)s encagé(e)s du monde… ?
ET PAR QUELLE RAISON ÉTRANGE JE DÉBARQUE AUJOURD’HUI ICI, DANS CETTE RUE – ET CE TOUT AVANT LA PERFORMANCE : ET NE SERAIT-CE PAS POUR QU’ELLE BRÛLE… ?

 

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« LE PRIX DE RESTER HUMAIN »

 

« Un témoignage captivant et douloureux sur une des périodes les plus sombres de l’histoire, trouvant de troublants échos avec l’horreur des camps de concentrations nazis » – on a écrit du livre de l’Iranienne Azam Hadj Heydari, résistante contre le régime des religieux et le régime patriarcal tout cour.
Pourchassée par les chiens de Khomeiny, incarcérée pendant les années dans une prison organisée par les gardiens du système, et pendant huit mois enfermée dans une cage, accroupie, aux yeux bandés, elle a échappé la mort, et aussi celle de son âme.
Un témoignage sur une des périodes de l’histoire…?
Les échos troublants avec l’horreur des camps de concentration nazis…?
Seulement les échos…?
De l’histoire – ainsi que des crimes de l’extermination, des morts commis bien sûr sur celles qui depuis les siècles, le début de ce monde, traitaient comme la chose évidente, l’affaire de l’honneur et de la dignité, donc de la survie*** – de ne pas suivre de l’ordre qu’une moitié de l’espèce humaine – celle aux corps du genre masculin – a réussi d’imposer à l’autre – née avec les corps des femmes…?
Les photographies sont atroces. Monstrueuses même, et encore plus s’il existait le mot plus fort.

 

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– « Je veux bien faire comprendre dans quelle famille je suis née et j’ai grandi – écrit Azam Hadj Heydari : dont le livre j’emporte avec moi le jour de la performance. – « Une famille fanatique et religieuse imprégnée de l’idéologie des mollahs, qui n’accorde aux femmes d’aucune valeur et pour qui ces dernières n’ont été crées que pour assouvir les désirs des hommes. Dans cette conception, la femme n’a d’aucune identité. Avant le mariage, elle a l’identité de son père. Après le mariage, celle de son mari. Et même après la mort de ce dernier, elle n’a toujours pas d’identité propre, mais est reconnue à travers un de ses fils dont elle va porter le nom. La femme n’a qu’un rôle : faire la cuisine, la vaisselle, la lessive, tout ce dont l’homme a besoin, lui faire des enfants et les élever. Dans de nombreuses maisons de notre quartier, les hommes n’appelaient pas leur femme par leur prénom, mais par le nom de leur fils, comme par exemple « maman Hassan ». (…) Dans certaines familles, on appelle même la femme par un nom masculin qui est le plus souvent celui d’un enfant mort »****.  
BRÛLE… ! BRÛLE, FIRE… !
« …You’ve been living like a little boy,
in the middle of your little world.
And your mind, your tiny mind,
you know you’ve really been so blind.
Now’s your time burn your mind,
you’re falling far too far behind.
Fire, I’ll take you to burn »…

 

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* Azam Hadj Heydari: « Le Prix de rester humain »; Jean-Claude GawseWITCH (!) Éditeur, Paris 2010.
** Comp. : http://www.youtube.com/watch?v=NOErZuzZpS8
*** Il y en a encore celles pour qui ces deux – honneur et la dignité – signifient la survie.
**** Ibid (*).

Le stand de Nabi Niakan et de l’Association des Réfugiés Politiques Iraniens en France au Boulevard Saint-Michel à Paris (Place de la Sorbonne) va y rester toute la semaine. Avec la possibilité de signer la pétition contre le régime religieux des mollahs en Iran et d’acheter plusieurs livres traitant des sujets de la domination sexiste dans la culture crée par les religieux, discrimination des femmes et crimes commis sur les « exemplaires non-obéissants », ainsi que sur le régime politique en général.

BALLADYNA IN THE STORM / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE.