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LA VÉRITÉ QUI DÉRANGE ➹ WHISTLEBLOWER (SEULE CONTRE TOUS)

 

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NOTE DE LA PRÉFACE :
Ceci n’est pas un « bon texte ». Il n’est pas écrit « bien », et par cette raison certains ne trouveront peut-être du « lien » entre les choses (pourquoi je parle de ce qui se passait en Bosnia en faisant le lien à ce qui se passe en France ; pourquoi je trouve la réalité dans laquelle les « hauts fonctionnaires » de l’ONU ne sont que le symbole des… autres « fonctionnaires », et aussi ceux d’ici, et pourquoi les liens seulement « en apparence » éloignés… ne le sont pas).
Mais cette fois… je n’avais plus de la patience d’expliquer – en le faisant « graduellement », en avançant « pas par pas » – des liens entre les lieux et les choses qu’on voit – enfin – comme extrêmes, et celles que – selon les « spectateurs », qui peinent pourtant de regarder – ne le sont pas.
Ce qui a été montré dans le film « Whistleblower » (« Seule Contre Tous »), est seulement l’exemple, le plus « extrême » PARCE QUE le plus visible, de ce qui se passe, car ce qui est « prévu », pour certaines personnes dans les sociétés d’aujourd’hui : les sociétés patriarcales.
L’exemple le plus extrême à cause de la clarté de toutes les situations montrées, l’exemple dont ceux qui ne savent pas de faire de lien entre les faits, de les synthétiser, nommeront une « exception » : mais qui « l’exception »… n’est, hélas, pas.
Peut-on mépriser les inhumanités que vivent, toujours, certains individus sur ce monde, seulement sous le prétexte du « degré » qui – dans nos yeux, qui voient seulement ce qui leur est « donné » à voir – ne dépassent pas encore du scale, du « 100 »… ?

 

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Le film « Seule Contre Tous » de Larysa Kondracki avec Rachel Weisz en rôle principal d’une policière de la section criminelle arrivée comme la volontaire en mission de l’ONU en Bosnie (Eng. : « Whistleblower », Polish : « Niewygodna Prawda » / »La Vérité Qui Dérange »/) tarde toujours à entrer sur les écrans en France.
Il a été produit en 2010,
et – autant que le système français est patriarcal –
on peut s’attendre que le film, sur les grands écrans… n’entrera pas ;
ou au moins, qu’il tardera encore assez longtemps pour y entrer.
Vu qu’il est pas seulement fait vraiment bien, mais qu’il parle des choses inadmissibles et impensables – étant pourtant les faits – on peut se demander « pourquoi ».

 

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De quoi parle ce film donc… ?
Et bien, il parle du marché – à côté de celui des animaux le plus ancien sur ce monde – des femmes.
…Le problème est pourtant qu’il ne parle pas que du « marché » : il en parle, en situant l’action là où elle se trouve organisée par les « patriarches » le plus haut placés de l’ONU.
Il faut ajouter ici que toute l’histoire est basé sur les faits qui ont eu lieu effectivement et qui – dans les diverses versions et partout sur la Terre d’Humain, régnée par les mâles le plus vieux et le plus laids… continuent de se poursuivre.
Donc…
…Silence ici.

 

***

 

On sait très bien que le marché de la chair féminine en Europe est fleurissante.
Sur ce comment les patriarches organisent un univers législatif d’un pays, dans lequel la réalité des personnes étrangères du genre féminin est celle qu’on peut nommer DE L’INCITATION, VOIRE DU FORÇAGE LÉGISLATIF (OU : DES « TRICKS » DE LA LOI, VOIRE… SON NON-RESPECT PAR LES PATRIARCHES EUX-MÊMES QUAND CE RESPECT LES DÉRANGE) AUX CHOSES INDICIBLES, JE POURRAIS PARLER MOI-MÊME : PUISQUE CES « TRICS » DES PATRIARCHES, JE LES CONNAIS PARFAITEMENT, AINSI QUE LES GUERRES QU’ON EST OBLIGÉ À ENTAMER POUR DÉSARMER LES ADVERSAIRES, CEUX-LÀ MUNIS EN STYLOS & PAPIERS GOUVERNEMENTAUX AINSI QU’EN AUTORISATION DU MÊME GOUVERNEMENT (QUAND CELA EST UTILE) À Y CRACHER.
Je pourrais donc parler aussi, et longuement, de ce que vivent les personnes (très peu nombreuses) qui ne réagissent pas aux manipulations gouvernemantales selon le modèle que les bandes des vieux patriarches ont prévues.
Ainsi, de ce que organise le système patriarcal, avec les poignards de sa « loi », d’abord formulée et ensuite utilisée à la façon hypocrite : ce qui n’est que le simple jeu qui garantit au dit système que le nombre des personnes qui doivent « servir » aux certains « maîtres », à la quelque soit façon, reste stable, et surtout, qu’elle ne diminue jamais.
Quand on vient de l’extérieur, quand on conserve donc encore cette capacité de la vue de l’extérieur des choses qui se passent dans le monde qu’on voit comme assez nouveau, et quand on passe soi-même, dans un « nouveau pays » par certains enfers crées par la paperasse et les « paroles changeantes », qui ne tiennent jamais (dans quel but ne tiennent-elles pas, on se demande enfin… ?) des « hauts fonctionnaires » (je ne dis pas « autorités » : puisque leur « autorité » est nulle)… une analyse de tout et une synthèse des faits deviennent les choses assez facile.
…On voit donc ce dont « les citoyens normaux », les « depuis toujours ici » ne voient pas.
On est étonné qu’ils « ne voient pas », mais on sait aussi bien pourquoi.
Le sujet est « l’organisation d’une société dans laquelle l’être humain est réduit aux certains « rôles » – et dans laquelle celles-là… ne sont pas autres que fixés par les mêmes « décideurs » qui rêvent d’avoir le pouvoir égal qu’était celui de leurs aïeuls ».
La société, selon les images conçues dans les têtes de ces individus-là, est celle où les hommes « règnent » : et où les personnes du genre féminin, ainsi que les personnes animales, ont le « rôle » prévu de leur servir.
Le même système, fossilisé, qui crée toujours les camps de concentration multiples de divers genres, et le même qui organise la place, dans les villes, aux rues remplies des femmes prostitualisées, destinées à l’usage du mâle-« client ».
La prostitualisation des personnes prévues pour « usagées », dans les sociétés du patriarcat s’effectue grâce aux outils principaux auxquels appartiennent – par exemple – la simple manipulation – souvent multiple – par la législation, et/menant à la privation des Droits Humains : celle-là étant l’astuce parfait et la plus simple du système des mâles en stade de l’écroulement physique partiel et extrêmement moches, de mettre les individus qu’il vise en situation sans issue.
…Mais ici, dans le film, tout le système est montré en plus fort encore : puisque en plus clair, puisque on a à faire avec le marché de la chair féminine, donc humaine (malgré qu’en langue française, une des le plus patriarcales du monde, le mot « humain » sonne toujours trop « officiellement » ; ici, on s’est habitué de dire « homme » (sic!)) à la façon directe : ici il y a les filles vendues, sans rien cacher, des mains masculines aux autres, passant des tentacules des bourreaux dans les autres tentacules des bourreaux, et il y a les « hauts » (je suis curieuse dans quel sens il faut comprendre ce mot : « hauteur ») fonctionnaires du système des « 3P » (patriarcal, putride, perverse) qui y sont engagés et qui y puisent les « bénéfices ».
Le film « Whistleblower » (« La Vérité Qui Dérange », « Seule Contre Tous »)
montre, et concerne exactement ce qui a lieu en Europe – et plus précisément : IL MONTRE CLAIREMENT LA RÉALITÉ DE L’UTILISATION DES PERSONNES DU GENRE FÉMININ AUTANT QUE LA CHAIR VIVANTE PAR LES – PARMI AUTRES… « HAUTS » GRADÉS DE ONZ (ONU).
Et cela, en parler ouvertement… semble d’être en France une chose inadmissible.
Ici, tout doit être caché : pour que les panneaux publicitaires de la Déclarations des Droits (de QUI, dites-vous… ? encore du mâle ayant les « papiers »… ?), accrochés au bâtiment de l’Hôtel de Ville à Paris, ne croulent pas, par un hasard dont on parlerait bizarre.
…Peut-être c’est par cette raison-là, ici, au pays des Droits de… l’HOMME, (!) les histoires qui ont le plus du « succès » aux cinémas et y programmées massivement sont les comédies avec le Dujardin et avec son équipe des copains très drôles.


Le visage de Rachel Weisz, quand elle se trouve parmi les troupes de ses « coopérateurs », hommes, vénus ici, en « mission de l’ONU », en Bosnia, qu’avec une seule chose dans les têtes comme « l’ordre » : maintenir le système existant.
– Nie rozumiecie… ?! Te dziewczyny… Mamy je chronic… !
– …Walniéta suka… !

 

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Bien sûr, il y a dans la contrée prétendant d’être celle des « Droits de Tous » (mais pas de Toutes), également les sorties des films traitant des sujets graves, des choses immédiatement à changer et qui ne changent toujours pas, des faits qui ne peuvent engendrer que la révolte, l’indignation et l’action, au moins sur le niveau personnel… Quant aux « œuvres de cinéma » qui racontent les horreurs vécues par les personnes du genre féminin et rendues possibles par la législation mâle : cela arrive aussi de plus en plus souvent. Seulement, étrangement, ces histoires se passent toujours là où « cela ne nous concerne pas » (et surtout pas n’effleure pas de notre « système », nos « sacrés » ni de nos « grands fonctionnaires », s’ils soient de l’ONU ou de notre gouvernement), ou concernent les « autres cultures » : celles dont les « ressortissant(e)s » débarquent tout à coup « ici ».
Mais « ici », on dirait, « tout va bien ».
Des putes pleines les rues, mais tout va bien.
Des femmes qui – les années entières – n’ont pas leurs « papiers », sauf si elles se « marient » (« la condition nécessaire du vieux patriarche… ! » …et quelle ridiculisation de l’espèce humaine… !): mais tout va bien.
Des gens qui achètent ce qui ne s’achète pas, pour le baiser ou pour le manger, les étagères pleines des magasins : mais tout va bien.
…Et les « hauts décideurs » : qui « suppriment » les Droits Fondamentaux à ceux et celles qu’on « planifie » de transformer aux « produits du marché.
Mais…
TOUT VA BIEN.

 

***

 

Le film « Seule Contre Tous » de Larysa Kondracki
n’entre donc toujours pas aux écrans en France.
Et pourquoi, on ne le sait pas vraiment.
…La seule chose qu’on sait, mais que la plupart des drogués de la naïveté refoulent constamment, est ce que les caciques du système patriarcal en place s’occupent toujours bien, et tout au long des époques, que la populace reste la populace et qu’elle se bourre les têtes des aventures d’un saucisson animé ou d’un n-ième Brice de Nice.
…À l’occasion, depuis 2010 (l’année de la production du film) un jeu au titré « Whistleblower » a été inventé, qui apparait désormais en « Google » quand on se met à rechercher le film, et le titre français « Seule Contre Tous » a été oublié grâce à l’histoire de « Seul Contre Tous » : ce titre on a attribué en France au film « Concussion », celui-là parlant des contusions traumatiques des joueurs du football américain (le sujet étant, lui aussi, grave: mais dont parler n’est pas une menace au patriarcat et n’effleure même pas à un millimètre de la question de la privation de la liberté et des tortures des personnes destinées à celles-là par les bandes des types au gouvernail, et qui – si pas par la force – personne ne voudrait).

Le mode française de s’en occuper de tout l’indicible, de tout « trop dur à supporter », de tout l’inimaginable, est « faire l’impression » : continuer l’inadmissible mais – que le dieu nous garde… ! – de ne pas en parler.
Depuis 16 ans que je l’observe, j’ai l’impression que la philosophie de cette culture est : « Autant que la chose n’est pas dite, elle n’existe pas », et encore, s’il arrive qu’elle devient dite, on fait semblant que la phrase n’existait pas ou que celui (plus souvent celle) qui a osé d’en parler soit simplement folle ou fou.
…Pendant tout cela, ceux qui adorent de vivre les yeux fermés se baignent dans leur propre folie.

 

BALLADYNA ↑ WITCH, PARIS → NOVEMBRE 2016

 

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REGARDER LE FILM « WHISTLEBLOWER »
(« SEULE CONTRE TOUS »)

sur le web (à ce jour, pas de version française) → 

Version anglaise (le son horrible) : 

The Whistleblower (2010)
with Monica Bellucci, Vanessa Redgrave, Rachel Weisz Movie


Version polonaise (très bon son) : 

Niewygodna Prawda – cały film Lektor PL

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AUTANT QUE… (TEXTE APRÈS LA PERFORMANCE “NE CESSEZ JAMAIS DE VOUS BATTRE”)

LE TEXTE EST UN REPRINT DE L’ARTICLE PUBLIÉ EN ORIGINAL LE 10.07.2014 SUR LE SITE « BALLADYNA / WITCH’S WRITINGS »: http://balladyna-witchswritings.tumblr.com/post/91371395892/autant-que-texte-apres-la-performance-ne-cessez.

 

AUTANT QU’UN SEUL EXTERMINÉ SUR CETTE TERRE – EXISTE.
AUTANT QU’UN SEUL EXTERMINÉ – SI CE SOIT PAR UNE ARME DU FER OU SI CE SOIT PAR VOTRE LOI.
AUTANT QUE – EN SOUMISSION ET DANS LA PEUR – VOUS EXÉCUTEZ LES ARRÊTÉS DE L’EXTERMINATION.
AUTANT QUE VOS BOUCHES RESTENT SANS MOT, VOS CŒURS SANS COURAGE ET VOS ESPRITS SANS RÉACTION.
AUTANT QUE VOUS PAYEZ POUR LA MORT ET AUTANT QUE VOUS VIVEZ DE VOTRE PROPRE ESCLAVAGE.
AUTANT QUE VOTRE PROCHE VOUS EST UN ENNEMI CAR AINSI VOUS AVAIT DIT VOTRE GOVERNOR ET PUISQUE VOUS AVEZ SUIVI SON ORDRE – SANS SENTIR NI DE L’IMMONDICE, NI DE LA RÉVOLTE, NI DE BESOIN D’UN CRI.

 

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« EN VRAI, JE N’AI PAS LE DROIT.
PAS LE DROIT DE CHANTER ICI, DE DANSER, DE PASSER UNE SOIRÉE HEUREUSE ET AGRÉABLE, PAS DROIT :  D’ÊTRE PARMI VOUS.
EN VRAI, JE N’AI PAS LE DROIT.
PAS LE DROIT À ÇA AUTANT LONGTEMPS QUE SUR CE MONDE – À DEUX, À DIX, À MILLE DES PAS DE NOUS, DE V O U S, DE CETTE SALLE – EXISTE UNE RÉALITÉ DANS LAQUELLE LES HUMAINS MEURENT : ET MEURENT PAS PARCE QU’ILS MEURENT, NON – MAIS PARCE QU’ON LES TUE, COURTEMENT ET SIMPLEMENT.
JE N’AI PAS DE CE DROIT : CHANTER NI DANSER, NI MÊME RIRE SI CE RIRE ME FAISAIT D’OUBLIER L’EXTÉRIEUR INCONCEVABLE.
ET VOUS, VOUS N’AVEZ PAS DROIT : TELS SOUMIS, LES CERVEAUX MANIPULABLES (« PAIN ET JEUX OLYMPIQUES.. ! ») DE MANGER VOTRE PIZZA, DE VOUS ÉCROULER DANS VOTRE FAUTEUIL, DE REGARDER VOTRE FOOTBALL VENDABLE – QUAND AUX MÊMES MOMENTS, ON NOIE LES GENS DANS LA MER, ET AUSSI DANS LA MER DE VOS RUES.
VOUS-MÊMES EXÉCUTEZ L’ORDRE QUI EST CELUI DES CRIMINELS.

AVONS-NOUS LE DROIT – À RESPIRER… ?
AVONS-NOUS CE DROIT – QUI SEMBLE TELLEMENT FONDAMENTAL À CEUX QUI EN DISPOSENT, MAIS QUI NE L’EST PAS POUR CEUX QUI NE L’ONT PAS… ?
AVONS-NOUS CE DROIT – SI NOUS N’AGISSONS PAS… ?!

UNE SEULE CHOSE QUE JE PEUX DONC – SI JE SUIS DÉJÀ LÀ, ET COMME DANS TOUS LES CAS JE NE PEUX PAS VIVRE SANS CRI: QUI EST ATROCE ET HORRIBLE, MAIS QUI EST L’EXTASE EN MÊME TEMPS… (ON N’A PAS DROIT DE RESTER SANS VOIX, SANS MOT, SANS ACTION: SINON, ÇA SIGNIFIERAIT QU’ON EST D’ACCORD À CE QUI SE PASSE, QU’ON RESTE EN SILENCE; OR LES CHOSES QUI ONT LIEU SUR CE MONDE NE LE PERMETTENT PAS, ÉTANT TROP IMMONDES)…
UNE SEULE CHOSE QUE JE PEUX DONC – SI JE SUIS DÉJÀ LÀ, ET COMME J’AI UN CORPS ET UNE ÂME QUI RÉCLAMENT FORT CES ACTIONS – UNE SEULE CHOSE QUE JE PEUX DONC, AVEC LES OUTILS, LES ARMES QUE JE DISPOSE – C’EST D’EN HURLER, C’EST D’EN CRIER, C’EST EN DANSER.
DANSER ET CRIER : ET CRIER FORT, JUSQU’AU HURLEMENT – POUR QUE VOUS ARRÊTIEZ DE FAIRE PERSISTER CET ORDRE – QUI EST CELUI DU MEURTRE.
DANSER ET CRIER : ET CRIER FORT, JUSQU’AU HURLEMENT – POUR QUE VOUS VOUS RÉVEILLIEZ, POUR QUE VOUS CESSIEZ DE VOUS SOUMETTRE AUX BOURREAUX, POUR QUE VOUS CESSIEZ DE SUIVRE CE QUI VOUS DISENT VOTRE PEUR ET VOTRE CAFARDISE IRRÉFRAGABLE, POUR QUE VOUS CESSIEZ D’EXÉCUTER – LES ORDRES.
CAR C’EST UN HOLOCAUST – QUE VOUS EXÉCUTEZ ICI, SUR CETTE TERRE.
VOUS OUBLIEZ SEULEMENT D’EN PENSER ET D’EN PARLER »*.

 

Inhabitants of the Interzone

 

La performance après laquelle j’ai commencé d’écrire ce texte – et dont une partie a été le song « SABBATH (MAIS LES INNOCENTS VONT SOUFFRIR AUSSI) », version with the part « …ET LES SORCIÈRES… » – à trouver dans l’album « OSTRACISED ! » en cliquant sur le lien ici – a été inspirée (si parler de « l’inspiration » la plus directe) par le viol et meurtre des deux fillettes en Inde – pendues par les hommes-chiens à un arbre après le viol. Le concert et la choreograph¥ étaient consacrés à toutes les Witches, ainsi qu’à toutes les victimes de la société patriarcale – ainsi qu’à celles dont la dite société – toujours encore et infiniment – veut faire les victimes, en employant pour cela: la force, les ruses, et les paragraphes bien construits de la « loi ».
À tou(te)s celles qui font la guerre pour leur Liberté et leur Dignité des (No-More-)Women, No-More-Humans.
« Ne cessez jamais de vous battre ».


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…Mais c’est aussi le texte que je planifiais – et en vrai, que j’aurais dû faire entendre, prononcé avec la vive voix, au moins quelques mots, les faire sonner et résonner comme un song – le jour de ma performance à l’occasion de la dernière Fête de la Musique à la CASA Poblano à Montreuil.
Le texte résonnant pourtant dans ma propre tête et dans ma propre conscience – la vitesse des préparations (paradoxalement étant en même temps la chose qui a engendré toutes les pensées qui vont suivre) empêchait quelconque travail sur le mot qui pourrait sortir en forme différente que celle du chant expressionniste.

À cause de la vitesse avec laquelle passaient les jours qui ont précédé l’événement, à cause de manque des certaines possibilités et certains moyens, mais surtout à cause du fait que les pouvoirs politiques et économiques de cette terre ont bien maîtrisé le jeu – en réussissant de faire tout pour interdire aux personnes d’avoir LEUR temps pour ELLES – en état d’urgence, il manquait peu pour que je sois en retard pour ma propre performance. Si pas l’organisation parfaite de l’événement et l’incroyable conscience (je dis : « incroyable » vu le niveau de l’inconscience générale de la société) des organisateurs – Minute Papillon Prod. – concernant ce en quoi peut se trouver transformée une vie après une guerre (et qu’elle continue d’être une guerre)  –  il a manqué très peu pour que le jour « J » je ne puisse ni chanter, ni choreograph¥er, ni parler par tous ces moyens de ce dont parler… est aujourd’hui nécessaire, vital, et dont laisser en silence serait – un crime.

 

***

 

Et pourtant – il en a manqué.
…Il en a manqué très peu : pour que je ne puisse ni parler des certaines choses (par hasard exactement celles dont l’existence est inadmissible et qui malgré ça existent bien sans que « le peuple » se révolte), ni être parmi vous. Parmi ceux qui « en ont droit » pendant que les autres soit ne les ont pas soit sont tués avant qu’un mot sorte de leur poumons et de leur bouche, les « pouvoirs » déjà évoqués voulant la voir monstrueusement déformée par la souffrance qui rend fou, mad, crazy, aliène, folle.
Qui tue, simplement.
Si tu deviens un fou, le monde ne t’écoute plus : et c’est ça de quoi il s’agit, n’est ce pas… ?
… 
Il a manqué très peu pour que je ne me trouve pas parmi vous – « les ayant droits à vivre » – et pour que je ne puisse pas de vous parler.
Très peu aussi – pour que je ne puisse – ni « avoir droit », ni « être autorisée » – ni « être », tout court.
Être – comme vous, vous « êtes ».
Naturellement.
Sans vous poser de la question sur un quelconque « privilège » : car la vie, est-elle un « privilège », une chose qui peut être attribuée par l’autre, contrôlée par lui, proscrite… ?
Faut-il être un « autorisé » – pour pouvoir AVOIR la sienne… ?
Pour pouvoir en DÉCIDER… ?
Pouvoir dire « NON », dire « OUI », dire « ÇA, JE NE LE VEUX PAS » quand tout en nous se révolte… ?

La terre d’aujourd’hui est pourtant un lieu où « être » est devenu une chose pas du tout naturelle.
Ah, cela est naturel pourtant, cela est une chose la plus normale qui existe, vous dites, et quelles bêtises je vous écris… ?
Bien sûr. Votre inconscience est trop grande. Et même, elle est immense et accablante. 

 

***

 

Il n’y a pas de « naturel » aujourd’hui.
Il n’y a que les « autorisations ».
Vous avez une… ? Délivrée par une autorité infectueuse, et devant laquelle vous penchez votre tête comme si devant une divinité de l’Olympe…? Hourrah, vous avez le  d r o i t  à votre vie donc… ! Les véritables heureux.
Mais pas les héros.
…Ne pas  ê t r e  donc… ! Toi, sans « autorisation »… !

…Cela plairait, et même trop, aux governors de toutes les sortes : ceux-là font toujours ce qui est possible pour que la voix de la personne qui a pu voir trop – et surtout de ce qui est le « dessous » des supercheries bien organisées sur le niveau national et supranational – et qui a pu se rendre compte de l’existence du mécanisme – des  t e c h n i q u e s  même – de l’extermination contemporaine, l’extermination « à la douce », de l’extermination par la discrimination nationaliste, sexiste et raciale « au pays qui ne discrimine point » – ne puisse ni sonner, ni être entendue, ni être traitée sérieusement.

 

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Hélas pour eux, cette fois vous avez pu entendre.
J’étais là il y a quelques jours – et j’ai pu chanter « TO DEATH OF THE EXECUTIONERS », j’ai pu choreograph¥er, danser TO DEATH, SABBATH** et THE FOX*** et de mettre la peinture noire partout car la terre sous mes pieds était accueillante.
Ce dernier fait, après les longues années d’assumer les tentatives de l’extermination douce en France, je ressens toujours comme une exception et une chose effleurant l’irréel, malgré que depuis ce temps j’ai recevais les preuves de l’amitié, de l’accueil et de la bienveillance – tout ça étant aussi indicible qu’incroyable.
Après les choses du certain genre et de certain poids – ainsi que de certaine immondice dont l’existence on se rend compte seulement si on la vit – l’état d’esprit que je nommerais la vigilance, l’état d’être aux aguets vis à vis des « autorités » dont l’illégitimité on voit plus clairement si quand on regarderait un ciel à l’aube, reste pourtant inchangeable.
Et c’est très bien comme ça.
La Witch… !, personne ne va te surprendre désormais, personne te voir sidérée : tu es sans un point faible aujourd’hui pour eux – tu ne mourras plus ni de leurs balles, ni de leurs mensonges, ni de leur feintes, des jeux et des stratagèmes qui n’ont jamais de leur fin… !

La Femme maudite n’est plus une Femme.

Hex, Sorgin, Sorcière… ! Voilà ce qu’elle est depuis le temps où ils ont essayé de l’avoir morte – si pas l’avoir pour eux.
À eux, elle ne sera jamais : depuis le premier jour elle leur crachait dans les visages en rêvant de sa liberté quand ils l’emprisonnaient et quand ils tentaient (la « loi » patriarcale est bien pensée et parfaitement mise au point), depuis le premier jour elle les méprisait comme on méprise une immondice la plus grande.

 

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Les mots que j’aurais dû dire parmi les songs de la performance, après les premiers pas de la danse « TO DEATH OF THE EXECUTIONERS », étant déjà sur place, pendant la soirée à laquelle heureusement j’ai réussi d’arriver au dernier moment (voilà la victoire symbolique…), les paroles dont, ayant la conscience du temps qui passait trop vite, et emportée dans les flots de la peinture qui était comme le Sang Noir, je n’ai pas dit – étaient les mots d’un appel.
…Car j’ai failli de ne pas être là – et pas seulement ce jour-là : ne pas être là, du tout, parmi vous – et pourtant, encore vous ne me croyez point quand aujourd’hui je vous parle de l’existence des certains mécanismes, mis tellement bien en place, avec la perfection incomparable avec rien et avec la véritable maestria des professionnels du carnage, perversement – par ceux dont le but est d’amener certaines des « non-humaines » à l’état dans lequel elles deviendront soit les objets de l’usage, soit – sinon – mortes.

 

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Lilith Guerrière dit donc ce qui suit :
– « Ils voulaient me voir morte.
Morte – ou usable.

J’en parle clairement car je n’ai pas de la peur : ni de la mort, ni – il parait – que plus de rien.

Je n’ai pas senti de cette peur d’ailleurs, jamais depuis des années. Sauf, peut-être, une seule fois  – où elle a été près mais où le moment n’était pas bon.
Trop m’était pris, avant – et l’enfer à passer a été trop atroce, cruel, hideux et trop immense – pour que je puisse porter en moi la moindre crainte, l’effroi, quelconque hésitation avant l’acte.
Rien ne m’arrête – et rien ne m’arrêtera plus.
Je SUIS – ce qui est à Faire.
Rien ne m’arrête – avant l’action ». 

 

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Mécanisme – celui de l’extermination.
Douce, lente, invisible pour un œil de l’extérieur, invisible pour ceux qui « ont droit »… à ne pas voir.
On dirait, un mécanisme indétectable.
Si on s’en taise.
Si ceux qui l’ont vaincu – n’en parlent plus.
Mais Lilith – elle va prendre la parole.
Malgré tout.

 

***

 

Drame premier, scène numéro quatre-vingt troisième.
LILITH PARLE.

 

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LILITH :
– « Aujourd’hui, comme je l’ai vécu, et vu, moi-même – comme je l’ai senti sur ma propre peau : le toucher de la mort, l’horreur, l’atrocité de la réalité, la menace… Leurs cris : « Tu seras avilie, abaissée, humiliée, rien ne va te sauver de nous, qui sommes les maîtres du monde… ! », « C’est nous qui décidons de ton sort, ici, maintenant, demain, éternellement…! », « Et toi, tu nous seras un jouet, comme toutes les autres… ! », « Nous ferons tout pour que le monde crache : sur toi et sur ce que tu es – nous deviendrons les gestionnaires – de ton corps, de ton âme, de ton esprit… ! »  – je peux voir ce mécanisme, cette technique – gouvernementale, nationale, patronale – désormais à chaque fois qu’elle se trouve employée.
De ne pas en douter aussi, comme vous le faites – car les choses vous semblent incroyables et trop éloignées de ce qui est votre propre expérience – donc sûrement pas réelles et pas véritables.
Je ne dis même pas combien injustes sentent les personnes exterminées – les telles réactions.
Même si on se rend compte que les réactions du genre sont celles des bourgeois bohème soi-disant, des autres théoristes ou des esclaves apeurés de l’action, des inconscients, des simples idiots, et même si on sait bien que certains se protègent en sécurisant leur conscience par un mensonge imposé comme ils le peuvent… ».

 

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Ce que je voulais dire parmi les songs, les gestes et les arrachements plus ou moins violents de ma performance dernière, aurait été donc les mots : « Regardez, il y a les gens dehors quand nous, on (s’en)chante… ! Il y a les gens exterminé(e)s par la persistance des bourreaux, des législateurs, des servants et des soumis sous l’« autorité » horrifiante, les gens avili(e)s, les gens torturé(e)s, les gens tué(e)s… Et qui – eux, elles, pas comme moi aujourd’hui, et  depuis pas longtemps – ce soir ni peut-être jamais ne pourront être parmi vous.
Avons-nous donc – le droit, nous – à… ÊTRE… ?
…Ne croyez jamais que ce qui vous paraît inconcevable, n’appartenant pas à votre réalité, inimaginable dans votre vie – et  simplement, tout court: inimaginable – n’existe pas. La plupart pensent ainsi, en choisissant cette facilité et le manque de l’exercice cérébral : il est vrai que pas conçu pour les lâches, donc pas pour tous.
Mais est ce qu’être lâche – cela doit être la nature d’un humain… ?

Ne serait-ce pas mieux – si un jour, tous en disaient : « STOP »… ?
…Ne croyez jamais que ce qui vous paraît inimaginable, ne soit pas une chose réelle : une telle conviction vient le plus simplement de la paresse de votre cerveau – et est motivée par une raison tellement basse comme l’absence de l’effort.
…Ne croyez jamais que celui que vous voyez presque-mort, ait « choisi » cet état (quelle pensée parfaitement commode d’ailleurs… – mais combien il faut être perverti pour penser ainsi… ?)
…Ne croyez pas – comme beaucoup de vous adorent de faire – que la personne exterminée « ait son extermination dans sa tête », « qu’elle l’ait inventé » : puisque quand on est exterminé, on le sait bien ; ce sont ceux qui regardent de l’extérieur qui n’en savent rien.

 

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…Ne croyez jamais – que ceux que votre gouvernement a condamné à l’avilissement, à la haine, à la violence, à l’enfer infini et au bonheur qui ne peut que seulement se rêver quand on se trouve dans une cage, à la non-existence, enfin à la mort… À la folie peut-être, avant que cette dernière arrive… ? Aux atrocités de servir comme un objet – à vous… ? Aux traitements inhumains… ? Aux abus que vous voyez sans voir (vous pouvez vous permettre à ce luxe incontestable d’être aveugles), et dont les effets vous achetez avec la joie infantile car tout le processus vous échappe et car cela vous convient autant, parfaitement… ?
Aux… quoi encore…?
…Ne croyez jamais – que ceux qui votre gouvernement a condamné à l’invivable – s’« imaginent » les choses dont ils vous parlent.
S’ILS – parlent.
La vie dépasse l’imagination – et un thriller le plus sanguinaire coule encore moins du sang que le cœur de celui ou celle que les « autorités » veulent voir mort(e), fou/folle, sans âme, sans plus de contrôle de ses sens, sans son esprit et sans son corps.

 

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J’ai dans ma chambre aujourd’hui une carte éditée par une compagnie du théâtre, et qui reste accrochée au mur : car malgré que pendant le temps de l’extermination douce et lente je ne conservais pas des objets, la réalité et les conditions de la vie ne le permettant pas simplement, j’ai sauvé celle-ci en y faisant une exception. Parmi autres. Il s’agit d’un imprime d’un spectacle de la Compagnie Trans Europe Théâtre.
« PERSONNE NE M’AURAIT CRU, ALORS JE ME SUIS TU » – était le titre.
Et bien, qu’on se taise donc… ! C’est ce qu’ils veulent exactement, vos governors – et certains de vou le savent bien malgré toutes leurs attitudes de l’inconscience.
Vous devriez rester bêtes, comme ils ont planifié, depuis le jour de votre naissance.

Vous devriez rester bêtes, somnolants comme vous l’êtes, pas du tout clever, pas brillants, pas éveillés, pas perspicaces, ne voyant pas d’un problème – ou même, le voyant pas là où il se trouve vraiment.
Vous devez considérer que le problème – est l’existence de votre proche : et pas du tout l’extermination tellement habilement mise en route par ceux qui tirent les ficelles de vos vies.
Voilà donc, l’existence de votre proche: qui fait le problème.
Le problème, c’est sa vie près de vous.

Le fait qu’il bouge.
Sa respiration. 

 

***

 

D’ailleurs, ce n’est pas un proche, c’est un usurpateur…!

 

***

 

Vos governors font tout pour que ceux qui ont passé par l’enfer conçu de leurs « lois » basées sur les immondices et les mensonges, ne puissent jamais de vous en parler.
Et vous, les SurVivantes… !
Après tout, l’intérêt de ceux qui ont voulu de vous voir mortes, ne peut être l’autre que celui de vous voir silencieuses, sans mot, sans cri.

– « Taisez-vous… ! »

 

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Vous voir morte aurait été une meilleure solution pour cela – car la plus sure : morte, vous ne parleriez plus. Mais, comme quant à cette chose-là, ils n’ont pas pu de l’obtenir facilement (vous avez vaincu votre propre mort, vous n’étiez pas devenue ni un objet de l’usage, ni une folle qui délirerait dans la rue et y crierait les mots sans sens, ils n’ont pas réussi non plus de vous enfermer même s’ils essayaient à toutes les façons de vous faire vivre les situations qui devraient  vous amener à l’état où cela serait la chose possible) – ce qui leur reste, c’est faire tout ce qu’il faut maintenant : pour vous écorcher de chaque minute, chaque pensée, chaque heure et chaque seconde de votre temps, qui compte pour vous pourtant mille fois de plus que ce qu’il compte pour un être humain dont la liberté de faire n’était jamais violée ni anéantie.
Le temps de votre vie.
Tout cela – ainsi que le processus de l’extermination lente, par la « loi » qui en persiste – est tellement bien mis en place, que le système – il pourrait sembler – n’est menacé par aucun défaut, aucune « erreur de fonctionnement », aucune malfaçon.
En vrai, une personne qui a passé par l’enfer que les gouvernements des pays « civilisés » ont l’apitude d’organiser à un être vivant dont le visage, la tête, la nationalité, le sexe (féminin, combiné avec trop besoin de liberté personnelle: et oui – c’est proscrit encore aujourd’hui, c’est à annihiler sans aucune pitié), la façon de vivre ou les convictions antipatronales (par exemple) « ne leur conviennent pas »… selon ce qui est conçu et programmé, ne doit pas – de sa part – être apte : ni à en parler, ni à avoir d’une vie épanouie, ni à l’avoit tout court et simplement.
…Mais surtout : ni à en parler… !

 

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Faut dire que c’est ici, que le système des governors, de ceux qui vous considérez pour les dieux et qui ne le sont pas (on dirait aussi que bien que ce sont eux, les usurpateurs, mais c’est vous qui leur donnez les armes), s’en occupe de la tâche le plus adroitement : car objectivement, les choses par lesquelles la personne aurait fallu passer sont d’habitude trop atroces, trop inhumaines et de la cruauté indicible pour qu’on puisse s’en sortir sans un traumatisme avéré et garanti.
Et bien, il y a les fous qui s’en sortent pourtant, peut-être puisque – à leur chance – déjà avant vivre l’inhumain ils étaient fous : leur résistance a une insanité à suivre a été donc trop grande.
Même si ne plus humains, ne plus humaines – ils, elles – s’en sortent.

 

***

 

Ils s’agit maintenant de ce que vous ne receviez pas de leurs mots comme décrivant une chose inconcevable donc inexistante, comme une invention « car la réalité ne peut pas être telle : la notre est so different… ! »
C’est en concevant cette différence, vos « rois » – qui gèrent aussi vos vies, vos envies, les décisions pseudovôtres, vos choix soi-disant et votre temps – obtiennent votre obéissance, votre soumission, et – votre accord à l’inconscience ainsi qu’à la désinvolture jusqu’à l’indolence et l’air guignol.
Ils acquièrent en vous un état de vos esprits dans lequel vous suivez les ordres des criminels qu’ils sont, eux : des exterminateurs et des bourreaux des êtres humains.
L’ordre, dans lequel vous croyez en plus comme dans une chose légitime et indiscutable.
Et cette endoctrination – est la plus grande victoire des exterminateurs contemporains.

 

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On vous fait croire que votre proche est votre ennemi : oui, il est « différent » de vous, son papier – délivré par une « autorité » humaine mais que vous traitez comme divine et céleste – ne stipule pas qu’il puisse vivre et qu’il puisse le faire librement, voilà la différence. Vous vous croyez donc « plus autorisés », plus des « droits » aux objets divers que vous possédez sur cette terre vous revienne, dans vos pays qui spolient les pays des autres nations et dans lesquels – d’une langue de l’hypocrisie – vous parlez de la « misère du monde » que vous ne pouvez pas nourrir, vous…
Est ce qu’une plus grande imposture – existe…?
Un plus grand mensonge…?
Un plus grand manque de la honte…?
Dois-je vous dire encore combien vous ressemblez les petits veaux, demeurant en obéissance, sans une pensée qui soit vraiment de vous et à vous, vous qui penchez vos têtes devant vos maîtres et devant ceux qui vous possèdent, vous : en exécutant les ordres qui exigent de vous l’indicible et l’immonde – et qui ne se décrit même plus…?
« Les « autorités politiques »… sont capables de changer la vie d’une personne qu’elles veulent voir Sans Droits, et qu’elles considèrent – ou veulent voir – Pas Humaine (car « Pas Humaines », il y’en a toujours besoin pour que la règne puisse s’exercer sans obstacles) en un cauchemar » – je me rappelle d’avoir écrit ces mots à un artiste, le jour même de la performance.

Envoyé à 12H35, tout avant la répétition du chant qui a dû se faire en deux heures à peine.
Même si j’arrive au dernier moment – car ils se sont tellement bien occupés pour que, surtout si vous voyiez l’enfer donc savez de quoi il est bâti (info confidentielle…!) – vous soyez toujours à court de temps**** – il faut en chanter.
Il faut en danser.
Il faut en parler.
Toutes les révoltées, les Witches, les Sorgin, les Hex, celles à qui on annonce que vous êtes les Étrangères de cette terre, toutes les sortant du Hell que les « lois » des barbus ont programmé pour vous, contre vous – la victoire sera à nous.

 

***

 

« …ET LES SORCIÈRES – CELLES QUE VOUS VOULIEZ TUER,
S’ENVOLENT… !,
DE TOUS LES SABBATHS DE CE MONDE – ELLES S’ENVOLENT
POUR VOUS FAIRE SOUFFRIR
SUR TOUTE LA TERRE,
LÀ OÙ VOUS ÊTES.
VOUS ASSIGNER LA SOUFFRANCE.
À – VOUS.
…POURRIEZ-V O U S
  ÊTRE ÉTONNÉS… ?
POURRIEZ-V O U S  – NOUS REPROCHER.
RIONS, LES SŒURS
RIONS, LES ÉTRANGÈRES… !
RIONS ».

 

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* FRAGMENT DU TEXTE PUBLIÉ DÉJÀ PRÉCÉDEMMENT, ASSEZ VITE APRÈS LA PERFORMANCE – COMME LA PRÉAMBULE AU TEXTE ENTIER. CETTE NOTE A ÉTÉ DIFFUSÉE ENSEMBLE AVEC LES SETS DES PHOTOGRAPHIES, SIGNÉES PAR CÉDRIC BARBIER (www.facebook.com/media/set/?set=a.492270474239792.1073741829.225033570963485&type=1) ET PARTIELLEMENT AVEC LE SET DES PHOTOGRAPHIES PAR ANDREAS CARAISCO (www.facebook.com/media/set/?set=a.305513846294476.1073741832.193336117512250&type=1).
** TOUS LES SONGS SONT SIGNÉS ฿ALLADYNA (LYRICS) & L.O.U.P. (MUSIC).
*** “THE FOX” EST LE TRACK SIGNÉ PAR LE DUO PSUKAÏ.
**** C’est pour l’éventualité si vous aviez trop d’envie d’en parler.

PHOTOGRAPHIES DE CE TEXTE : CÉDRIC BARBIER (PHOTOS & ENREGISTREMENT VIDÉO / SOURCE DES IMAGES) – From ฿ALLADYNA / Théâtre De Révolte’s Performance « NE CESSEZ JAMAIS DE VOUS BATTRE » (WITCH’S SONGS & Choreograph¥. MUSIC: L.O.U.P., Psukaï) AINSI QUE  DE LA “WITCH’S DANCE” (DUO WITH MINUTE PAPILLON, MUSICIENS: CLAUDE PARLE & KARIM N). FÊTE DE LA MUSIQUE 2014 / CASA POBLANO, MONTREUIL, 21 June 2014. ORGANISATION : MINUTE PAPILLON PROD.
LE TEXTE EST ACCOMPAGNÉ AUSSI PAR LES PHOTOGRAPHIES DE CHRISTIAN DEMARE: “INHABITANTS OF THE INTERZONE”, “AT NIGHT #5” & « NOWHERE #29 ».

NOTE: L’AUTEURE DE CET ESSAI – POSSÉDANT UNE SOLIDE FORMATION LINGUISTIQUE UNIVERSITAIRE CONCERNANT SA PROPRE LANGUE ET LES LANGUES SLAVES, SUITE DE LA BATAILLE DURANT PLUSIEURS ANNÉES CONTRE LA GENTLE EXTERMINATION EN FRANCE (ET BIEN, CELA PREND TOUT LE TEMPS) A PU APPRENDRE LA LANGUE DE SON NOUVEAU PAYS EXCLUSIVEMENT À LA FAÇON AUTODIDACTE ET SPONTANÉEE, SANS FRÉQUENTER QUELCONQUES CURSUS. VEUILLEZ DONC ASSUMER LA RÉALITÉ DANS LAQUELLE VOUS ÊTES EN TRAIN DE LIRE  UNE NOUVELLE VERSION DE LA LANGUE FRANÇAISE, ET NE PAS REMONTRER AVEC UNE BASSE SATISFACTION DES ERREURS DE LA CONSTRUCTION DES PHRASES : IL EN EST TROP TARD.

L’ÉTAT DIT… THE HERD FOLLOWS

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Il faudrait enfin cesser avec une idée très répandue, une pensée conventionnelle qui aide à camoufler la vraie réalité sociale – et pourtant présentée souvent comme une découverte aux individus* assoiffés d’être « guidés par les maîtres ». 

La pensée combien fausse et mettant les personnes dans le leurre. 
 L’idée que les « guides » les plus multiples de tous les genres et couleurs font avaler aux disciples influençables : « C’est dans ta tête – où il se passe tout ».  
« Change-toi, toute de suite, nécessairement… ! » 
« Tout va fonctionner – et tu pourras tout ». 

***

Ce n’est pas ce qu’on a « dans la tête », qui décide de ce qui nous entoure**. 
C’est ce qui nous entoure – qui décide de ce que l’on a « dans la tête » et de ce que nous sommes.

Du premier jour.
Au dernier jour.

Ce n’est pas ce que les gens ont « dans les têtes », qui décide de ce qui les entoure**. 
C’est ce qui les entoure, ce qui leur est donné par ce monde, de leurs premiers jours – qui décide de ce qu’ils « ont dans les têtes », de ce qui y « auront », et de ce qu’ils sont. 

Faut donc changer le système, si vous voulez changer les gens (au lieu de les mentir). 
Faut donner les Droits Humains – aux gens. 
AUX GENS. 
Lisez-le bien – car cela dit : À TOUS.

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PAS « DANS LA TÊTE »… ?!

Penser ainsi et prononcer les tels jugements ne plaira bien sûr pas à ceux qui se veulent les « maîtres spirituels », aux« gourous », aux « psys » éduques pour acalmer le peuple – dont le premier principe est acalmer le peuple en acalmant les individus. 
Aux mainteneurs du status quo qui vont s’y battre jusqu’à la dernière goutte de leur sueur vu que le sang ne s’y trouve plus…
Aux chiens de garde de tous les sorts, ces analgésiques des esprits en personne, aux diplômes confirmant qu’ils ont acquiert ce que l’état voulait qu’ils acquièrent, adoptés les convictions bien digérées comme les siennes, s’appropriés ce qu’il fallait bien…
Tueurs de la révolte dans son germe, dévoues à la cause de tenir le silence des personnes à tout prix, du calme social (surtout si on tue certains: the sheep should always go to the slaughter), de la paix comme la valeur première au lieu de droits à la vie digne pour tous et de la justice pour tous…
… 
Les maîtres… ? 
Ils veulent avoir les disciples, car sinon ils n’existeraient plus. 
Étant pourtant par leur définition plus lucides que leurs recrues, ils doivent se rendre parfaitement compte que pour que leur affaire existe et prospère, ils n’ont que choisir une seule option possible parmi les deux. 
Première… ? 
Faire tout pour convaincre l’individu que son monde se produit« dans sa tête » – et si jamais un malheur existe dans sa vie – forcer cette conviction comme véritable. 
Faire que la personne consacre ses forces à une « chasse aux démons intérieurs » (qui – même s’ils existent, ne sont que l’effet des vécus du jour à jour), et de l’exercer pendant les heures où le raté-malheureux se plante dans leur cabinet au lieu de vivre et d’apprendre sur ce monde par les expériences véritables et les véritables mises en danger.  
« Change your mind, you will change TOUT »… ! 

***

Une autre option est de dire de faire la révolution.  
– Faites la révolution, car en ce monde… vous ne vivez plus… ! 
Vu ce qu’il se passe autour, on peut constater en plus que c’est une seule option qui soit honnête. 
Mais cela n’est pas certifié, cela met en danger et surtout ça ne paie plus. 

***

Il est le temps d’arrêter ce travail ignoble de soumettre les personnes au système : malade, pourri, injuste, abusif, déshonorant, sexiste, vieux.   
Il est le temps pour cesser d’endoctriner les gens en castrant pour cela leurs esprits et en les berçant avec les mots des« gourous » qui apprennent que ce qu’il faut c’est « changer leurs esprits », « leurs têtes » – en bref, ce qu’ils sont – pour pouvoir de se sentir bien dans ce qui n’est qu’une merde qui pue.
Il est le temps de cesser de s’en prendre à ceux qui ne vont pas avec, ne conviennent pas, ont un papier de l’autre couleur, une âme de l’autre couler, une peau de l’autre couleur, les rêves de l’autre couleur – ou – par quelconque autre raison – qui ont été a stigmatisé par le système pour être bannis. 
Faut cesser de s’en prendre à eux si ce soit en les jetant dans les rues, essayant de les humilier, exclure, forcer à s’« insérer »comme les fragments de social puzzle contaminé par la greed, couper leurs vivres, les faire de se couper les veines, se jeter ensuite sur eux comme une horde des chiens dompteurs avec un aboiement fou – ou si ce soit en essayant de les punir aux autres façons pour leur envie de la vie pas comme agrée donc à maîtriser par un « gourou » (« assistant » , « psy ») cent fois plus fou qu’eux.
La faute n’est pas « ne pas aller avec le système » : dégradant, odieux, esclavagiste, dans lequel la soumission est une qualité et la lâcheté – une valeur.  

La faute devrait être : être trop lâche, jusqu’au ne faire de rien pour essayer de l’écraser et l’abolir.

***

Malheureusement aujourd’hui, le crime – ou au moins la faute pour laquelle il faut punir l’individu – est celle-là de ne pas être apte, ou ne pas être d’accord, de vivre dans le système : vil, méprisable et honteux. Ne pas être d’accord – donc ne pas être apte, de respecter ses règles : car l’ignominie les caractérisant est trop indicible et simplement incommensurable.
Les vies des gens se trouvent donc détruites par le système de ce monde : qui ne les veut comme les esclaves, soumis et obéissants ou qui ne les veut pas tout court, le système qui les exclue sous le prétexte de leur provenance, les sanctionne pour l’absence d’un papier dont la seule existence témoigne qu’on vit dans un système de flicage et qu’au triomphe de l’humanité il est encore loin – et qui n’hésite jamais de souligner qu’ils doivent s’insérer dans le puzzle de la merde pour que la sentence contre eux ne soit pas une de suivantes : 

« Bannition… ! »
« Exclusion… ! »
« Extermination… ! »***
« Fermez-le (la)… ! »
« Problèmes dans la tête… ! » 
« Problèmes avec l’autorité… ! »
« C’est un(e) malade… ! »
On dirait que c’est une chose bien signifiante, qu’on traite ainsi les personnes qui ne veulent pas marcher avec le système – et qui répondent honnêtement par leur désaccord aux ignominies qu’il comporte. 
Il est le temps – d’arrêter de mentir. 

MENSONGE QUI BERCE 

Ce mensonge est pourtant bien pensé : car croire par un individu que « tout se trouve dans sa tête », avec la neutralisation dans son esprit de la conscience quelle qu’elle soit de la force décisive de l’univers dans lequel les personnes sont noyées – donne d’un côté l’espoir et permet de monter les esprits aux personnes les plus faibles (« Ma tête… ! Je suis donc puissant car je peux tout changer… !), et de l’autre côté engendre la situation dans laquelle les individus sont très prédisposées à juger (et à condamner) les autres. Car si c’est « la tête » – et pas « le vécu »– qui décide de ce qu’on est…
Vu cela, tels « plus puissants » auxquels on n’« aide » à rien d’autre qu’à fermer les yeux à la réalité ambiante – vont se concentrer sur eux-mêmes au lieu de tenter de changer quoi que ce soit et d’agir à l’extérieur : là où cela est le plus urgent.  
Le gouvernement qui arrive de mettre en place une telle stratégie avec tout son appareil – est désormais tranquille, car les divisions dans la société, les antagonismes parmi les individus et les groupes des « soumis », se développeront très vite et assureront que le roi ne sera jamais tenu comme responsable pour les crimes commis sur les personnes (non, ce n’es pas exagéré).
« Car, dans tous les cas, un crime qu’on a commis sur l’individu, c’est sa faute, n’est ce pas… ? Si sa tête fonctionnait autrement… »

***

Un tel système est pratiquement parfait.
Il est le plus facile au monde de rendre paisibles ceux qu’on arrive de convaincre que « la faute pour ce qui leur arrive, ce qu’ils sont, ce qu’ils ont vécu, ce qu’on ne les pas autorisé d’être, ce qu’ils n’ont pu vivre et ce que vivre ils ont été forcés, voir même pour les abus, les traumatismes qu’elles ont subis – est – en eux ». 
On peut faire ce qu’on veut – avec un flock of sheep.

***

La vérité sur le système politique et social – ainsi actuel que ceux existant en passé – est pourtant différente que ce en quoi, depuis les siècles, les gouvernements et les rois s’efforcent de convaincre les masses (en y arrivant parfaitement). 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée le trouble et les malheurs – 
car, étant perverse, le malheur de certains est un des principes de son fonctionnement. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les gens qui souffrent – et qui les culpabilise pour leur souffrance. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les fous et qui se jette ensuite de les enfermer comme les fous.  
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les malheureux, les violentés et les violés – et qui a l’immondice de s’étonner ensuite de nombreux dysfonctionnements individuels des corps, des psyche et de la vie des gens. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui produit les individus qu’on étouffe dans leur vie – et qui ose de présenter une fausse stupéfaction le jour où ils s’étranglent.
Le système d’aujourd’hui est celui qui – sous les grandes bannières avec les flag-words contraires, crée les exclus, et qui le fait artificiellement en refusant les Droits Fondamentaux aux personnes de la même espèce (« humains ». Ces droits sont refusés par les autres humains : qui se nomment « législateurs » et « fonctionnaires »). 
Le système d’aujourd’hui est celui qui exclut les personnes – et qui après les barbaries et les cruautés infligées par lui-même viole les humains tout à coup « devenus », par les tentatives d’« insertion » perverse.
Le système d’aujourd’hui est celui qui exclut et qui humilie – et qui fait tout pour que le mot « dignité » soit supprimé du dictionnaire de l’espèce. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui produit les malades – car lui-même l’est.
Malade. 

Il produit les cruels – car lui-même l’est.
Cruel.

Il crée les meurtriers et les meurtrières – et il se jette pour les juger et pour aboyer en les mettant sur les chaises électriques : « Coupables… ! » 
Il crée les condamnés – et il leur crache dessous après le fait.
Il crée les violé(e)s, les prostituées forcées à la prostitution, les condamnées à n’être que la chair vivante, sans parole et sans droit à ressentir ni à être les femmes, les hommes, les enfants – car y en a besoin des putes pour nous
Le système d’aujourd’hui est celui qui statue qu’un humain – 
peut être privé des Human Rights – et que les autres de son espèce – peuvent lui infliger un tel sort. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui se glorifie lui-même dans sa débilité ensanglantée.
Le rôle des « maîtres » n’est autre que celui de vous acalmer pour que rien ne change. 

 

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BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE
IMAGES: “WITCH IN THE HELL” (PHOTO OF THE AUTHOR BY 
ANDREAS CARAISCO), « WE NEED TO SELL THIS SHIT » (FRAME OF THE FILM “WILL WORK FOR FREE” BY SAM VALLELY; MAVERIC MEDIA, 2013: http://www.videoneat.com/documentaries/3211/will-work-for-free-documentary-watch-online), PHOTOGRAPHIES OF PARIS BY THE AUTHOR.

* Il y en a de plus en plus car la « publicité » de ceux qui se font la source des revenus en se prétendant les « maîtres » de la soi-disant « aide » dans le « développement personnel » des autres, est de plus en plus omniprésente. Le monde se noie donc dans une inondation par les cabinets dans lesquels on propose aux personnes le « développement » et la « prise de conscience » artificielle, sans vivre vraiment et sans connaître des choses vraiment. 
On dirait que ce n’est plus expérience et la capacité de l’analyse de ce qui nous entoure, qui fait aux individus de se développer et d’avancer – mais « les conseils » des multiples « professionnels », agrémentés d’ailleurs dans la plupart par les états intéressés par le maintien de status quo dans la société. The herd follows…
** Ne pas confondre avec la perception subjective des choses : qui effectivement peut changer beaucoup – mais qui pourtant jamais ne change du « système ». À part des certains révolutionnaires dont la perception, la lucidité et la conscience de la nécessité du changement se sont croisées avec un état d’esprit (mood, frame of mind) de la société dans un moment du temps opportun et adéquat. 

*** Bien sûr lente et dont l’essence est camouflée par les « lois » qui stigmatisent le « condamné ». Ainsi ça se fait in the modern world.

/Les propos présentés dans ce texte ne sont pas une expression des principes de quel que soit: mouvement, courant politique, et – encore moins – d’une quelconque “partie” (ces dernières considérées par l’auteure comme les reliques du vieux système se trouvant actuellement en déchéance, et le fait de leur existence – la preuve que les gens, malgré les transformations de la réalité, toujours encore ont la tendance de se concentrer autour d’un “général”, d’un “directeur”, “idole”, “gourou”). Ils reflètent exclusivement la pensée de l’auteure de l’article, qui – même si en accord avec la plupart des idées de Peter Joseph et Jacque Fresco – reste sa conviction personnelle et l’effet de ses propres observations/. 

 

THE CALL FOR A REVOLUTION – PART III (NOUS VIVONS DANS UNE SOCIÉTÉ OÙ LES CASTES DES PERSONNES LE MOINS CRÉATIVES…)

ZYJEMY W SPOLECZENSTWIE, W KTÔRYM KASTY LUDZI NAJBARDZIEJ NIEKREATYWNYCH POSIADAJÀ ZARAZEM NAJWIÉCEJ SRODKÔW – KONIECZNYCH PRZECIEZ DO ROZWOJU I WPROWADZANIA W CZYN WLASNEJ KREATYWNOSCI: CZY BYLABY ONA PRYWATNA, CZY TEZ SLUZYLA DOBRU I ROZWOJOWI CALEJ PLANETY.
W systemie obecnym, tylko fakt bycia pozbawionym pasji, prawdziwej koncepcji wlasnego zycia – powoduje, ze sà oni « zdolni » do poswiécenia ich zycia i wysilkôw – na pogon tak glupià i bezsensownà, jak ta : za kawalkami zadrukowanych serwetek.
Najsmieszniejsze jest to, ze tym, ktôrzy dokladnie wiedzà, jak chcieliby by wygladalo ich zycie i nie ustajà w walce o marzenia ktôrych widzà dokladnie ksztalt – sà wylapywani w drodze przez rôznorakich slugusôw systemu : ktôrzy – poniewaz ci pierwsi wykazujà ciàgly brak zainteresowania wpisywaniem sié w masowy ruch pogoni za zadrukowanymi serwetkami (czyt. : w niewolnictwo), usilujà im môwic co nalezy robic i jak nalezy zyc.

System niewolniczy w ten sposôb kwitnie, gdyz buntownikôw zdaje sié byc ciàgle za malo, a kolejne pokolenia sà indoktrynowane przez ukrawaconych straznikôw.
I znowu : wybierasz pasjé – czy pieniàdz… ?
Ciàgle jeszcze tym, ktôrym nie przeszkadza oddawanie ich wolnosci psom u wladzy, i nie przeszkadza gdyz poza ich wlasnà niewolà nie znajdujà… nic – jest najlatwiej, i coraz czésciej po prostu mozliwe – zyc.
Niewolnictwo jest rzeczà premiowanà, a wolnosc jest karana.

NADSZEDL MOMENT, BY TO ZMIENIC.

/Trad. FR./ NOUS VIVONS DANS UNE SOCIÉTÉ OÙ LES CASTES DES PERSONNES LE MOINS CRÉATIVES  POSSÈDENT EN MÊME TEMPS LE PLUS DES MOYENS – NÉCESSAIRES POURTANT POUR LE DÉVELOPPEMENT ET POUR LA MISE EN ŒUVRE DE SA PROPRE CRÉATIVITÉ: SI ELLE SOIT INDIVIDUELLE OU SI ELLE PUISSE SERVIR AU BIEN DE TOUTE LA POPULATION.
Dans le système actuel, seulement le fait d’être dépourvu d’une passion, et du véritable concept/idée concernant soi-même – font que les individus sont « capables » à sacrifier leur vie et leurs efforts –pour la course tellement stupide et insensée comme celle-là : auprès des morceaux des napkins imprimés
.

Le plus triste est ce que ceux qui savent exactement quelle forme et quel but donner à leurs vies, ceux qui ne cessent pas et ne trahissent pas de leurs convictions et de leurs rêves dont les objets dépassent le minable sujet du gain monétaire – sont capturés quotidiennement par les multiples serviteurs du système : qui – parce que ceux premiers révèlent un manque durable d’intérêt pour s’enrôler dans le mouvement massif auprès les napkins imprimés (lire: pour l’esclavage), essaient de leur dire quelle forme devrait prendre leur vie.


Le système esclavagiste fleurit en cette façon, car des rebelles il semble d’être toujours pas assez, et les générations subséquentes sont endoctrinées par les gardiens aux cous tie-és.
Et de nouveau : tu choisis passion – ou l’argent… ?
Toujours encore, à ceux à qui livrer leur liberté aux chiens de garde « ne dérange pas », car en dehors de leur propre esclavage ils ne trouvent en eux… de rien – est le plus facile, et de plus en plus souvent simplement possible – de vivre sur la terre.
L’esclavage est une chose primée, et la liberté – elle, est punie.

LE TEMPS EST VENU DE LE CHANGER.



…« Dzien dobry, usiàdzcie. Dzis porozmawiamy o tym, kim chcielibyscie zostac, kiedy dorosniecie. Kto pierwszy… ? (Bonjour, asseyez-vous. Aujourd’hui, nous parlerons de ce qui vous voudriez devenir quand vous serez grands. Qui sera le premier…?). Sarah… ? OK, how about you, Sarah… ?
Sarah :
– Bédé pracowac w MacDonaldzie, jak mama… !
(Je travaillerai au MacDonald, comme maman…!)
Professeur :
– O… ! Rodzinna tradycja… !
(Ô…! La tradition familiale…!)
How about you, Linda… ?
Linda :
– Gdy dorosné, zostané nowojorskà prostytutkà.
(Quand je serai grande, je deviendrai une prostituée new-yorkaise).
Professeur :
– Piékno i ambicja…
(Beauté et ambition…)
How about you, Tommy… ?
Tommy :
– Bédé bogatym biznesmenem z Wall Street, zarabiajàcym na gospodarczym upadkupanstw.
(Je serai un riche business-man de Wall Street, gagnant sur la collapse économique des pays).
Professeur :
– O… ! Rozrywka i zainteresowanie etnografià… !
(Ô…!
Divertissement et de l’intérêt pour l’ethnographie …!)

Sous-titres :

OFIARY KULTURY
(VICTIMES DE LA CULTURE)
»*.

« Przypomnijcie sobie, jak byliscie dziecmi : pelnymi zycia, ciekawymi swiata, chétnymi do eksperymentôw i twôrczymi. Z czasem system wtloczyl was w ramy i kazal myslec tylko o tym, jak zarobic pieniàdze. Utwierdzal was w tym przez calà szkolé i studia. Skonczyliscie jako zébatka w maszynie utrzymuàcej 1% ludnosci swiata.
Badania dowodzà, ze w kwestii kreatywnosci i umyslowosci pieniàdze wcale niemotywujà do dzialania. Najwiékszà motywacjà jest sam proces tworzenia.
Pieniàdze zachécajà tylko do wykonywania zmudnych, powtarzalnych czynnosci, a je mozna powierzyc maszynom. W przypadku wynalazczosci, pieniàdze, zamiast pobudzac do pracy, jedynie rozpraszajà i hamujà proces tworzenia. Tlumaczy to, dlaczego Nicolas Tesla, bracia Wright, i inni wielcy wynalazcy ktôrzy zmienili swiat, nie kierowali sié chécià zysku.
Pieniàdze tylko « wydajà sié » byc zachétà.
Przynoszà wiécej klopotôw, niz pozytku »
**.

/Trad. FR./ « Rappelez-vous vous-mêmes quand vous étiez enfants : pleins de vie, curieux du monde, assoiffés d’expérimenter et créatifs. Au fil du temps, le système vous a poussé dans les cadres et a ordonné à penser seulement sur la façon de gagner de l’argent. Il vous convainquait de cela partout l’apprentissage à l’école et pendant tout le temps des études. Vous avez fini comme la roue dentée dans la machine qui entretient 1% de la population de ce monde.
Les recherches montrent que, en termes de la créativité, de l’inventivité et de la mentalité, l’argent ne motive pas du tout à l’action.
La plus grande motivation est le processus de création lui-même.
L’argent invite seulement à effectuer les tâches fastidieuses et répétitives, et celles-là peuvent aujourd’hui être confiées aux machines. Quand on parle de l’inventivité, l’argent au lieu de stimuler à l’action,seulement distrait et freine
le processus de la création. Cela explique pourquoi Nicolas Tesla, les frères Wright et les autres grands inventeurs qui ont changé le monde, n’étaient pas guidés par le désir de profit.
L’argent seulement « semble » d’être une stimulation.
Il apporte plus des problèmes, que de usefullness
».


_____________________________________________

* « THE CALL FOR A REVOLUTION », BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE. Les fragments des citations (* et **) et les images parviennent du film de P. Joseph: « ZEITGEIST – MOVING FORVARD » (2011). Lien pour le regarder: http://www.youtube.com/watch?v=jb1cTRAAzVw&feature=share&list=PLP-Mo2sArLBE5OffzVqfgi_R7EbXcIOtZ). Les autres images issues du film – celui et des autres documents appelant au changement – j’ai mise dans l’album: « THE CALL FOR A REVOLUTION / APPEL À LA RÉVOLUTION / WEZWANIE DO REWOLTY » – https://www.facebook.com/balladyna.detempete/media_set?set=a.199439410222632.1073741836.100004697232756&type=1.

THÉÂTRE DE RÉVOLTE PRÉSENTE LE CHANT « J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE. ET POURTANT, NON (TELL QUARAMEL) »


___________

TRACK I (PROLOGUE)
VOICE OF TELL QUARAMEL (PREVIOUS LIFE’S VOICE)
http://www.reverbnation.com/BALLADYNA/song/18577788-voice-tell-quaramel-previous-lifes

TRACK II
J’AURAIS DU DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE (TELL QUARAMEL)
http://www.reverbnation.com/BALLADYNA/song/18577760-jaurais-d-devenir-folle-de-la-souffrance

BALLADYNA-07-16

THE SONG « J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE. Et pourtant, NON (TELL QUARAMEL) »
est la version vocale du texte écrit en mai/juin 2012
et à l’origine aurait dû être chanté
pendant la Sortiariae Nox, le 30 juin à La Cantada, Paris.

C’était pourtant un autre texte du même cycle (« Sorcière – c’est moi »)
aussi avec la même musique de GOTARD – qui y était finalement performé.   

LE TEXTE APPARTIENT ÉGALEMENT AU LIVRE « UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME »*.
Il est le premier du cycle des trois chants qui seront enregistrés avec la même musique de GOTARD.

***

Au départ, il a été crée sur la base de… la vie elle-même, et sans prétendre à décrire ou à raconter des certains mécanismes de ce qu’on nomme « le système » : qui décide du bonheur et du malheur, de la vie et de la mort des personnes,
à la façon plus universelle.  
Et pourtant…

BALLADYNA : « W 2012 dalam temu utworowi tytul jako jednemu z « Chants de Witch » (Piesni Czarownicy)** – i w pewnym sensie tak jest, bo przeciez wszystkie moje spiewane slowa nimi sà : spiewem wyrzuconej « poza prawo » wiéc zyjàcej poza nim (to znakomite miejsce do tego, zeby widziec jak to wszystko funkcjonuje, z zewnàtrz… z wszystkimi aberracjami, widocznymi jak na dloni… »
(« En 2012 j’ai donné à cela le sous-titre comme à un des « Chants de Witch » – et en certain sens c’est vrai, même s’il n’appartient pas à l’album à ce titre**. Parce que toujours, tous les mots que je chante, le sont : les paroles et les chants de Witch ; d’une discarded (par le manque d’une – card… ?) en dehors dela « loi » donc vivant hors d’elle. C’est un endroit et un point de vue magnifique pour pouvoir voir comment tout cela fonctionne dedans : le voir de l’extérieur. Avec toutes les aberrations, visibles comme si sur la main ouverte… »)***.

« Au moment d’écrire le texte et de chanter les mots
« J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE. Et pourtant, NON »
pour les premières fois, en privé et sans encore l’enregistrer,
je ne connaissais pas de l’histoire du track musical (de la musique seule) :
cette histoire – non plus – n’était pas encore écrite. 
Entre la création du texte et le moment de son enregistrement – création du chant –
la musique seule de JACEK KUL a prise pourtant son chemin elle aussi :
en gagnant son titre « QUARAMEL »

(à l’honneur de la plus ancienne ville de ce monde qui soit découverte jusqu’à ici)
et en incorporant dans cette forme l’album « GAÏA » de GOTARD »****.

Pour l’artiste & No-More Woman qui chante et hurle directement d’un bûcher
sur lequel la société depuis toujours brûlait les Sorcières de ce monde,
cette découverte pouvait avoir une seule tournure possible :
et le chant – se transformer de l’histoire personnelle,
de début déjà racontant ce qui est une règle générale s’il s’agit de la vie des révoltés,
de ceux « qui dérangent », des futurs
« éléments disturbants »
en histoire universelle.

B : « Encore une chose… Après que tu m’as raconté cette histoire, des old cities,
et après que moi-même j’ai ressenti cette musique, sans savoir encore duquel lieu elle parlait –
mon « J’aurais dû devenir folle de la souffrance. Et pourtant, NON »,
a gagné pour moi encore un autre sens.

Ce dont je chante, inspiré par la vie, et ce qui – en bref – raconte de ce qui peut être la vie des Witches si le système avec ses lois exterminatives réussit de s’y incruster trop et de nuire, les choses pour moi très concrètes – tout ça reste. Mais il s’y superpose maintenant aussi une histoire intemporelle.
Une histoire qui se répète.
Cela ne finit jamais.
Depuis le début de cette terre, il s’y passaient les choses,
qui poussaient les
Witches à « devenir folles de la souffrance ». 
Become like the crazies – from the suffer.
Endurer les vécus – durant lesquels il ne reste qu’un fil dans le cerveau – et après lequel on explose,
et on n’est plus ce qu’on était. Peut-être, on coure avec un couteau ensanglanté dans les rues, ou peut-être on est tué soi-même. Peut-être, chaque nuit, on se couche en mettant une chemise blanche ou noire avec les grands tâches du sang partout. 

Depuis le début de cette terre…
Quoi par exemple se passait, quoi avait lieu – en cette ancienne ville, Quaramel… ?
En autres villes, autres lieux… ?
Depuis le commencement de ce monde… ?
Tel récit sur ce qui depuis les siècles.
Jusqu’à aujourd’hui, malheureusement.
…Taka opowiesc o tym, co od wiekôw… az po dzis, niestety.
…So, such history… on what is, for centuries…
U
nfortunately, until today »******.

***

B : « Sama piesn w gruncie rzeczy nic konkretnego nie môwi : nie opowiadam ani o tym, co sié wydarzylo, ani nie zakreslam zasiégu historii. Dla mnie oczywiscie byl to môj spiew o tym, co wynikalo z mojej wlasnej historii – ale widzé tez wszystko jako rzecz bardziej generalnà ;
moja wlasna historia to historia – w rôznych konstelacjach i wydaniach –
innych osôb, innych Witches, innych Czarownic –
od wiekôw wyrzucanych czy eksterminowanych, glosno lub po cichu –
bo byly
« niewygodne », nie poddawaly sié, czy tez nie chcialy tak zyc jak bylo nakazane, lub po prostu przeszkadzaly.
Wiéc kiedy o tym môwié, czy spiewam, to oczywiscie pojawiajà mi sié w myslach rôwniez sylwetki eksterminatorôw : przez ten spiew wyzywane przed sàd jakiego nie ma »******.

NIE MA – i Witches plonà na szafotach tego swiata.
W najlepsze.
Nikt nie wola, ze to przeciez kaci i eksterminatorzy powinni znalezc sié na ich miejscu.
Lud – rzuca kamienie.
Lud – jest glupi, bo doskonale manipulowalny : pôki sam nie staje sié ofiarà.
Kiedyz sié obudzi… ?

(« Le chant lui-même en fait ne dit rien de concret, dans le sens de donner les détails et les faits : je n’y raconte ni des choses qui ont eu lieu, ni je ne dessine pas de la forme de l’histoire.
Pour moi, bien sûr c’étaient mes mots sur ce qui a été lié avec ma propre histoire – mais je vois tout cela aussi à la manière plus générale ; ma propre histoire chantée c’est l’histoire – en constellations différentes et transformée par les différents cas – des autres personnes, des autres Witches, des autres Sorcières, depuis les siècles bannies ou exterminées, publiquement ou en silence, parce qu’elles étaient incommodes, n’étaient pas d’accord à se soumettre au pouvoir, ne voulaient pas vivre comme c’était prescrit, ou simplement parce qu’ils, elles – dérangeaient.

Alors quand je chante de ça, bien évidemment je vois aussi les figures des exterminateurs :
par ce chant appelés devant le tribunal qui n’existe pas ». ******

N’EXISTE PAS – et les Witches brûlent sur les bûchers de ce monde.
Il n’y a pas de raison de faire du bruit pour rien.
Personne ne crie en disant que ce sont pourtant les bourreaux et les exécuteurs des ordres,
qui devraient se trouver à leur place.

Le peuple – jette les pierres.
Le peuple – est stupide, car manipulé à la manière géniale, avec véritable professionnalisme :
jusqu’à que lui-même ne devienne une victime.

Quand il se réveillera… ?)


GOTARD :

« Nie znam bardziej wymownych słów niz ten tekst,
którymi można by wyrazić tez to oburzenie które siedzi we mnie
i chyba w każdym faktycznie rozsądnym człowieku.
Strasznie wymowne, bo gdyby kierować się tylko wrażliwością, sumieniem…
naprawdę można w tym świecie oszaleć ».

 


Tous les trois chants prévus comme le cycle, et dont celui duquel tout a commencé (qui fera le song second de la série) est présenté ici, ont cette même vocation :
d’incriminer la peur et de stigmatiser un indicible politique – le même depuis le commencement de ce monde, de la négation des droits fondamentaux aux humains, et de l’appropriation de ces droits par une poignée des individus au pouvoir, qui prétendent d’avoir le mandat à envoyer les personnes au néant, voir de les condamner à la mort.
Le 30 juin 2012 à La Cantada, Paris,
avec la même musique de « QUARAMEL »
a été présenté l’autre fragment du cycle :
le chant « Sorcière – c’est moi ».
(vidéo ici : http://www.youtube.com/watch?v=masvLzRg4E4&feature=share&list=TLpBrl6nE513E),
– racontant de la peur éternelle que la société domptée des humains
présente en rapport avec les Witches.
Le texte du chant
« J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DELA SOUFFRANCE.

Et pourtant, NON »
ainsi que quelques autres CHANTS DE WITCH
ont été présentés sur WordPRESS dans la série des articles :
https://balladynadetempete.wordpress.com/category/chants-de-witch-musics-textes/.

 

THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE, Paris, 12.09.2013
Texte, voice, performance du cycle : BALLADYNA
www.BALLADYNA-THEATREDEREVOLTE.COM
http://balladyna-de-tempete.tumblr.com
Compositeur : JACEK KUL (GOTARD) 
 http://streemo.pl/GOTARD
Photographic work (spectacles & sessions ;
sans la photo de GOTARD) :

CHRISTIAN DEMARE
http://christiandemare.fr

____________________

 

* Le livre n’est toujours pas accessible: et sortira quand le temps viendra.
** « Chants de Witch » – est aussi le titre de l’album avec les textes & voices de B. & musiques de L.O.U.P./Yves Jamet ; de là l’ambiguïté. Vu qu’aucun chant ne peut être désormais que celui de la Witch…
*** HISTORY OF THE SONG. Citations de la lettre au compositeur GOTARD.
**** Le mot sur la ville QUARAMEL: http://gotard.manifo.com/blog/qaramel—najstarsze-miasto-swiata—
***** Histoire du chant. Citations de la lettre au compositeur (GOTARD).
******Histoire du chant. Citations de la lettre au compositeur (GOTARD).

 

CELLE QUI COURT AVEC LES LOUPS


« Heureusement qu’il y a aussi des hommes chouettes sur cette terre »
(Evelyne Boinot – sculpteure)

Musiciens de QuettaDans le monde d’aujourd’hui, chaque Femme à l’esprit libre, qui possède un minimum de la conscience de règles sur lesquelles repose le fonctionnement de ce monde – ne peut pas, à la base, d’être intéressée par la condition d’« être avec un homme ». Et pour celles qui en ont la conscience et à qui cela arrive malgré tout – par les raisons naturelles : comme celle d’amour – cette décision ne peut que s’associer avec un immense dilemme. J’en connais même celles qui sont devenues malades quand il a fallu de « légaliser » leur liaisons. Pourquoi alors la plupart acceptent certaines règles inaccaptables qui se lient avec… ? Et bien, parce qu’elles n’ont pas de conscience ou parce que leur esprit libre et digne a été endommagé par les siècles d’endoctrination et de domptage qui les a appris que certaines choses refusables et intolérables sont naturelles et surtout inchangeables.
On peut se battre ensemble pour l’égalité… ? Bien sûr, vous avez raison – mais dans la lutte pour chaque indépendance seulement ceux qui savent par l’expérience ce qu’elle est, sont vraiment engagés. Les esclaves, considérés comme sous-hommes en Amérique pendant la lutte pour l’abolition, avaient bien sûr les grands et sincères amis parmi les chasseurs des têtes blancs par exemple : mais c’étaient les exceptions.
Celui qui n’a les droits qu’à se battre, et qui est menacé d’en être privé à jamais, est en vrai toujours seul.
Cependant, les nombreuses sociétés crées par les phallocrates ont su aller jusqu’à la perversité horrible car superintelligente : elles ont apprise les esclaves du sexe féminin de vivre avec leurs « maîtres », de penser qu’elles en ont besoin, et même de s’en valoriser et a en sentir soi-disant amour.

Depuis toujours je reconnaissais cette règle : pour être libre – il n’y a pas de l’autre façon de faire, que celle de poursuivre sur son propre chemin.
En conséquence de cela, j’accordais également depuis toujours le mépris infini et insondable à tout ce que je nommais les esprits menstruationnels des femelles frustrées par leur propres stéréotypes – existant en elles-mêmes.
Et c’est vrai : qu’il y a, parmi les soi-disant « féministes », les groupes – hélas assez populaires – qui pénalisent et ridiculisent le mouvement entier par le fait de leur propre dépendance des schèmes contre lesquels… elles se prononcent publiquement. Elles reprochent à la société entière l’existence de ces schèmes-là, sans voir que la vérité est une seule : si on n’est pas d’accord à certaines choses, les cliches méprisables et les obligations… on ne doit surtout pas de s’y soumettre soi-même, mais de s’en opposer – au lieu de les poursuivre et de se plaindre dans les coins.
Je veux dire : si tu haïs certains soi-disant « devoirs », « dutys », « obligations », si tu n’es pas d’accord avec ce qu’on attend de toi – simplement ne le fais pas, point – c’est tellement simple que ça. Tu peux t’accorder également le droit à regarder de haut les individus que je nomme les facteurs rétrogrades de la société, qui vont sûrement te regarder aussi le même instant… avec répréhension et damnation.
En disant plus clairement : je n’ai jamais comprise de ces usurpateur(-e)s et des prétendant(-e)s au nom « féministe » (le nom qui était né, analogiquement que l’« abolitionniste » en Amérique en époque des esclaves, des plus grandes pulsions libertaires), qui « font leur bataille » en pleurant publiquement sur le fait que « la société les prédestine à faire la cuisine pour leur mari » (le cas des dernières vidéoplaintes des certaines soumises) – et qui… sans aucune pensée que peut-être la cuisine n’est pas tout à fait leur place car elles ne l’aiment pas, restent dans la dite pièce en préparant les choses pour leur drôle de « dieu ». Jamais comprise non plus de celles qui se plaignent qu’on « attende » d’elles qu’elles nettoient les ordures masculines (le sujet de mêmes plaintes vidéotées) – et elles le font, toujours avec ce même air pleurnicheur, pourtant sans refus. Je dirais, les carlin(-e)s bien domptées, dont on a arraché les canines et bien lobotomisé les cerveaux.
Jamais comprise non plus de celles qui – vu tout ce qui est la « règle » de cette société, sa façon de fonctionner et sa mode de gestion, si ce soit en Afrique, Europe (et oui) ou l’Asie – se soumettent à la tradition patriarcale de subordination des Femmes, et se donnent à un Homme dans une institution arriérée qui se nomme le mariage (je n’ai comprendrai jamais non plus des gays qui se battent pour cette chose rétrograde-là : sauf si j’admettrais le fait que je me suis trompée grandement en considérant les gays pour un lever de révolte et de changement. Et oui, je me suis trompée).
Jamais comprise non plus des pleurnichant – qui vivent en duos (si elles ont la possibilité économique de partir), et qui n’arrêtent pas de se plaindre qu’on les tabasse ou qu’on – exactement – « attend d’elles, que… ».
– Tu ne veux pas de t’accoupler – donc, pourquoi tu le fais, et pourquoi tu restes dans ce manège (et non, ce n’est pas l’erreur de frappe)… ? – voilà mes questions, dont on aurait pensé que les réponses sont simples.


ÉGOÏSTIQUEMENT, CHOISIS TON NOM… !

Femmes, Teheran

Comme on voit, il y a les dépendances, dans la pensée et dans la façon de considérer soi-même, que les « victimes » devraient souvent gérer d’abord chez elles-mêmes – et de les bien arracher de leurs têtes bien bourrées pendant les siècles – au lieu de prendre la tête aux autres avec certains problèmes.
Tous ces étonnements, concernant les « Non » pas prononcés par les Femmes, et les refus non exprimés de « suivre les schémas » n’allant pas avec ce qu’on veut, sont valides si elles concernent les choses dont l’existence est bien indéniable mais qui sont pourtant facilement négligeables – par la personne qui ne les accepte pas.
La seule condition de la vie libre est dans tous les cas, comme on a dit : ne pas s’accorder avec les attentes et ne pas suivre. Et surtout : NE PAS FAIRE DE CE QUI NE T’AILLE PAS ET NE TE CONVIENT PAS (la société patriarcale a inventé bien sûr un antidote contre cette façon de penser libératrice chez les Femmes, en sabotant ainsi le danger de leur libération : ce antidote s’appelle… l’idée – fade, idiote et démagogique – de consécration de sa vie. Hélas, l’idée étant effectivement fade, idiote et démagogique, elle est bien estimée par la foule qui adule les « valeurs » : si tu n’y adhères pas, ne la suis pas, on te nomme donc égoïste, et vu que sur cette terre seulement un Homme a le droit de l’être sans se voir nommé un… ça peut sembler glissant.
Mais, dans tous les cas, si tu es une Femme, il faut que tu apprennes bien s’en ficher des noms qu’on veuille et voudra encore te donner en avenir ; ne retiens bien qu’un seul : le tien – mais celui-là défends jusqu’à la mort).


REGARDE AVEC L’ARROGANCE CE QU’ON « ATTEND » DE TOI :
N’EST CE PAS NATUREL DANS LA SITUATION OÙ TU SAIS CE QUE TU ATTENDS TOI-MÊME… ?
/CONTRE LE BOURRAGE DES TÊTES FÉMININES/

Revenons au sujet : sans dépendance du sexe qu’on représente (malgré que les Femmes l’imaginent difficilement), NE PAS FAIRE DES CHOSES si c’est pour pouvoir maladif de s’éclater dans son rôle de victime, de faiblard (là, c’est la spécialité française, je dirais…) – en bref, de pleurnicher et de se plaindre après le fait. Parfois, j’ai l’impression que certaines (mais aussi certains) le FONT pourtant exactement pour avoir ce plaisir, qui logiquement devrait être soupçonnable pour chaque esprit sain – de se plaindre. Mais hélas, j’en connaissais les individus chez lesquels ce plaisir semblait aller jusqu’à délectation, voire éclater en jouissance, donc je connais le mécanisme. Pour tels et telles, je dirais, qu’il n’y a plus d’espoir et qu’ils, elles, sont simplement irrécupérables.
Dans ce texte je voudrais parler pourtant aux personnes chez lesquelles l’esprit de soumission est bien absent et ne fait pas d’elles des êtres dédaignables.
Donc : tous ces étonnements, par les choses décrites avant et concernant les « Non » pas prononcés et les refus non exprimés de suivre les schémas n’allant pas avec ce qu’on veut, sont valides – s’il s’agit des choses dont l’existence est bien indéniable mais… qu’on peut négliger, cracher dessous, et simplement anéantir par notre propre non-adhésion et non-accord. Ce sont les choses facilement anéantissables – par les personnes à l’esprit libre, non déterminé par la façon d’être du troupeau et ne tenant pas d’appartenance. Les personnes qui trouvent qu’elles n’étaient pas conçues pour agrandir encore plus la masse – car elles la voient suffisante déjà – des moutons prédestinés à être influençables, dirigeables, et ordrables.
Il y a pourtant les choses, liées au sexe de la personne, de la Femme – qu’on ne peut NI FAIRE, NI NE PAS LES FAIRE : et par rapport auxquelles on se retrouve pourtant sans arme, par la simple raison perverse : elles sont exécutées SANS NOTRE PARTICIPATION – et ce pendant que bien… nous sommes leurs sujets, ou plutôt les objets qu’on traite et dont on veut décider – À NOTRE DÉSAVANTAGE, NOTRE PERTE ET CONTRE CE QUE NOUS SOMMES.

PARTIE PREMIÈRE
CE QU’ON FAIT AVEC TOI SI TU « N’AS PAS DROIT » DE DIRE « NON ».
/DISCRIMINATION POLITIQUE ET LES DROITS DE LA FEMME/

Je ne sentais jamais que la discrimination autant que Femme me pèse : par cette simple raison que, comme j’ai dit, je prenais mon chemin malgré tout, en s’en fichant, et en allouant inchangeablement aux certains avis de ceux qui depuis toujours je nommais les rétrogradés, les attardés et les primitifs, un mépris absolu et une plénière arrogance. Je me croyais d’être plus forte que chaque Discrimination.
…Et dans tous les cas, je me disais que j’étais quand même une Exclue DÉJÀ : et ce par une autre raison, beaucoup plus grande et plus difficile pour qu’on la néglige, qu’on combatte ses effets ou qu’on la traite avec l’arrogance. Je dis ici de l’exclusion statuée – elle aussi – par la « loi » : l’exclusion de la société qui avait le droit politique de vivre et de s’assurer ce qu’il faut pour cela.
J’étais consciente du fait que de cette exclusion il n’y ait d’aucune qui serait plus horrible et plus difficilement supportable (ce qui est vrai).
Je ne me rendais pas de compte – où je préférais de n’en pas penser – du fait indéniable : que si dans les mêmes circonstances que je me trouvais… j’étais un Homme – même l’exclusion barbare par la politique et la « loi » statuant la Discrimination – ne serait pas tellement lourde à subir, et ne pourrait pas se finir par bousiller une vie.
Mais hélas : j’étais une Femme.
Et une Femme… malgré ce qu’essayent de nous insinuer les manipulateurs des consciences au penchant qu’on nomme bien traditionaliste – elle est déjà, on dirait au préalable, privée des certains Droits Fondamentaux par le fait simple… d’être une Femme. Dans le cas où elle est en plus assujettie à la privation des Droits Civiques (comme une « Ne Pas Notre », une « Étrangère », « Celle À Jeter Dehors »), l’horreur devient même pas double mais centuple et aggravée par toutes les situations qu’on peut s’imaginer et qu’on ne puisse pas.
…Je me croyais d’être plus forte que chaque Discrimination.
Mais pas double ni centuple – celle où le fait de n’avoir pas de certains Droits Fondamentaux, venant du fait d’être une Femme – est lié avec le fait d’être discriminée par la « loi ».
Autrement dit… ?
…Je vivais – par les raisons politiques (et les choses comme ça, une fois cautionnées par la politique, continuent toujours, la règle est telle et elle est inchangeable : donc je peux dire que je continue de vivre ainsi) – tellement loin  de la « bonne société », que je ne voyais pas de ce dont je viens d’écrire ici plus haut. Depuis toujours entraînée dans les actes exigeant « prendre mon propre chemin » et de ne laisser que le regard du mépris sur les chemins méprisables, je m’en fichais tellement bien de ce qu’on « attendait » et qu’il « faudrait faire » – que je n’apercevais moi-même pas de ce combien, jusqu’à quel point, et jusqu’à quelle horreur, le schéma gérant le monde patriarcal (je dirais aujourd’hui plutôt : « le monde anti-Femmes ») écrase, écorche, et anéantit les humain(-e)s.
…En les prisonnant d’abord.
En les prisonnant – car le monde des patriarches se rend bien compte que la suppression de la liberté est la première chose à faire si on veut qu’un(-e) humain(-e) n’ait que de vivre en soumission (cela s’effectue par la simple privation de toute possibilité de vivre sans se mettre en DÉPENDANCE. Donc : la privation de la possibilité, la moindre, de posséder les MOYENS, et le refus de Droit Fondamental de les acquérir soi-même). La soumission d’une personne dans ce cas – n’est pas son choix – d’ailleurs elle l’est seulement dans les cas bien spéciaux des personnes traumatisées, dont je ne veux pas parler ici ; la soumission dans laquelle met une Femme le système politique patriarcal – EST UNE VIOLENCE, UN VIOL MÊME – DONC UN CRIME.
Je ne voyais pas que moi-même, le temps où j’étais privée de ce qui se nomme « Droits Fondamentaux » (et qui en vrai, sont les Droits Fondamentaux de Ceux Qui… Les Ont et Les « Accordent » Aux Autres, tels « Dieux » du Ridicule), j’étais sur le chemin d’anéantissement par ces raisons-là. Les raisons d’être une Femme. Je me disais, en négligeant ce qui se passait :
– « Ce sont les raisons politiques – qui me mettent dans cette merde-là ; il faut donc attendre, et de me battre surtout – et, sûrement, tout va aller bien.
Je « zappais » (comme « zappe » certains faits la personne qui doit le faire car sinon, elle s’écroulerait en morceaux les mêmes moments où quand même elle doit agir, sinon, la mort l’attendrait), je « zappais » le fait que  les Hommes, dans les mêmes circonstances politiques, s’en sortaient bien : pas parce qu’ils soient plus forts (ils ne l’étaient pas), mais parce que le système se conduit mieux avec, ne les destinant jamais aux mêmes enfers que celles où une Femme doit aller, et dont aucun Homme ne s’imagine pas, ne s’imaginera pas et n’a pas droit même de chuchoter, de faire les allusions ni de parler d’un mot telle son inconscience est grande.
En bref, en exclue, en tuée, je « zappais » que les Hommes – bien sûr s’ils ne sont pas les débiles complets ou privés de la force intérieure – dans ces mêmes circonstances, d’exclusion politique et de privation des Droits Humains n’ont surtout pas a souffrir ni de finir dans le Hell.
(Si je peux me permettre ici à une digression, pourtant importante, je crois que ce sont ces choses-là, agissant pendant les siècles et les époques entières – qui ont crée ce qu’on nomme aujourd’hui « les types psychologiques » : émotionnel – et rationnel, considérés respectivement pour le féminin et le masculin. Car, ait quelqu’un vu par exemple un Homme, qui hurlerait… ?  Je n’ai vu ça que quelques seules fois. Étant constamment privée de la Liberté personnelle et celle d’agir, la Femme n’a pu de son côté que créer en elle cette façon de réagir, très émotionnelle et pourtant très logique – car sinon, on l’aurait tuée avec tout et sans rien demander).

PARTIE DEUXIÈME
CE QU’ON FAIT AVEC TOI SI ON DÉCIDE DE LA RÉPARTITION
DES «  DROITS À L’AUTONOMIE ET L’INDÉPENDANCE »

Ce qui est sûr – la Femme dans notre belle et toujours décervelée société rétrogradée, est encore et inlassablement traitée comme un objet par rapport à l’Homme – dont (selon la tradition bien avantageuse pour les « patriarches » qui grâce à elle protégeaient leur monopole du pouvoir) elle doit – dans le cas pseudomeilleur« accompagner ». Bien sûr les consciences des Femmes elles-mêmes ont évolué depuis les siècles, mais comme toute la lutte où il s’agisse de la libération de son propre assujettissement est basée sur l’argent – en disant plus clairement : sur les moyens qui servent pour obtenir la dite libération – il faut dire que dans le monde comme on nous l’a bien organisé,, la Femme n’a souvent pas de l’autre option que de se vendre (quoi que cela ne signifierait) pour espérer d’accéder ce qu’elle rêve : sa propre liberté. Donc, qu’elle n’obtient pas.
Le cercle se ferme, après la bataille on revient au même point, seulement ayant encore moins qu’on avait avant : puisque ayant rendu notre âme, et en se trouvant dans la situation de ne jamais plus pouvoir être… ce qu’on était. Il fallait le faire… !

***

Ce dont je veux parler dans le paragraphe à suivre, c’est ce fameux principe – tellement répandu pas seulement dans les sociétés contaminées par la religion, mais répandu inconditionnellement et simplement : le principe qui stipule qu’un être humain ne soit pas complet s’il est… un être humain – et pas deux – donc ne s’assujettissant pas ni ne constituant pas d’une « famille ».
La règle de penser « familiale » et « couplable » là où le monde devrait enfin se réveiller et de se rendre compte qu’il n’y a que penser : l’Être Humain, individu – bizarrement pénalise traditionnellement les Femmes.
– « Accouple-toi… ! », «  Vends-toi… ! », « Soumets-toi, prosterne-toi… ! » – si tu veux avoir l’accès à la vie digne tu n’as que le faire… ! – voilà ce que crient, même si souvent dans la forme moins directe et plus sophistiquée – les bien-pensants et les décideurs, et voilà ce qui statue véritablement sur ce qu’est la vie des Femmes dans la société d’aujourd’hui.
Des Femmes, qui pourtant – souvent à tout prix – cherchent l’indépendance.
L’indépendance… ? Mais où est-elle, dans la société phallocrate, et où les dits phallocrates crient sans jamais réfléchir de la bassesse de leurs mots :
– « Vends-toi : pour marcher sur la terre qui nous appartient : à nous… ! ».

LE « MARIAGE » – CAUCHEMAR RÉTROGRADÉ DE LA SOCIÉTÉ MISE EN CAGES.
/LA TRADITION ET L’HISTOIRE : MARCHÉ DES FEMMES
/

On se rend compte très bien que le mariage, depuis les débuts de ce concept, était une institution inventée pour assujettir la Femme. Voir : de lui faire un article, un produit, un utilitaire, presque un objet comestible (je hésite bien s’il faut effectivement mettre ici le mot « presque »).  Et à chacun qui réagirait ici avec une indignation bien naïve ou avec un refoulement (« L’auteure exagère quand même… ! Il est déshonorant de parler ainsi sur les humains et humaines… ! ») , je dirai qu’il n’est pas déshonorant de parler sur les choses véritables, mais ce qui est déshonorant c’est le fait qu’elles existent et que les naïfs n’ont pas de courage d’en parler. Les mêmes naïfs (et les naïves) j’enverrais aussi à voir le nouveau film de Atiq Rahimi « Syngué Sabour – Pierre de patience », et je conseille de regarder particulièrement attentivement les fragments qui décrivent la vie d’horreur des jeunes enfants, filles, utilisées comme le żywy towar* (polish : vivante marchandise) pour leur père accro aux jeux et qui perd les paris. On dirait que la plupart devraient concevoir au moins mille fois si les vies de leurs filles aux corps vendus en mariage pourraient couvrir leur bêtise.
Disons simplement : historiquement, mariage est discrédité (paillassé, ahonté) et je crois que hors le gouvernement français, la préfecture de Paris et la papauté il n’y a pas d’institution qui serait plus discréditée que ça.
Ce qui semble nécessaire, c’est libérer certains droits – aujourd’hui accessibles seulement à ceux et celles qui se soumettent sous l’obligation de créer les dites cellules sociales – et cette nécessité est autant naturelle que celle d’abolir les sociétés de chaque autre forme d’exiger que – pour que la Femme puisse exister et fonctionner – elle doive se rendre aux mains quelqu’un : si ce soit un mari ou l’individu de l’autre genre.

***

Depuis toujours, on voulait lui attribuer un « rôle » – hors lequel elle n’aurait pas droit de chercher, de développer ce qu’elle est ni de (s’en-)sortir. (Comme on a dit dans cet article, le « droit » n’est véritablement que ce qu’on nous laisse d’être possible. En parlant autrement : ce dont on ne nous impossibilise pas en le rendant inexistant et effacé de notre vie. Dans cette situation-là – de l’impossibilisation – les choses devraient devenir effectivement inexistantes, indépendamment de ce si la personne pense que c’est pour toujours ou si elle espère que c’est seulement pour un moment. Même si elles sont normalement fondamentales, elles deviennent ne plus telles et on les zappe même si on se rend compte qu’on en devient malade, crazy et un fou furieux.
Donc, quand je parle des Droits Fondamentaux aujourd’hui, je me méfie d’abord avec qui je parle, en me rendant compte que les bourgos jamais menacés par l’impossible de ces choses-là car jamais exterminés, traitent le sujet avec trop grande nonchalance et l’air niais qui m’insupporte trop. Aujourd’hui j’ai le droit de ne pas accepter ni même ne pas regarder de certains visages trop peu intelligents).
En bref, la Femme, pendant les époques entières (et malheureusement dans la plupart des cultures cette règle ignoble continue jusqu’à aujourd’hui) ne pouvait pas se réaliser ni avancer en dehors du mariage : mais dans celui-là il ne lui est pas possible de se réaliser non plus, car dans les consciences perverses des phallocratiques créateurs des sociétés c’est lui, mariage, qui devrait être pour elle la « grande réalisation » en soi.
– …« Qu’est ce qu’elle peut vouloir d’autre, la folle… ? » – balbutiaient pendant les siècles les pères accros aux jeux ou à l’argent, ridicules et vendant leurs filles contre les dettes, et zézayaient les maris-vieillards qui s’achetaient les Femmes de 16 ans car ils en avaient le droit.
Au très long temps de ma propre exclusion et discrimination en France (une expérience sans prix qui ouvre les yeux à beaucoup des choses), on me répétait souvent, et à vrai dire à chaque occasion qui se présentait, en me « conseillant » une soi-disant « astuce magique » (les conseilleurs la trouvant visiblement « merveilleuse » : si on ne savait pas combien elle était empoisonnée), la façon « comment je pourrais m’en sortir et de ne plus vivre de l’horreur de la privation de mes Human Rights ».
– « Mais dis, pourquoi tu ne te maries pas… ?! »
– « Marie-toiiiii… ! »
– « T r o u v e – t o i  un mec… ! »
Drôles, vous êtes. …Comme si des mecs autour je n’en avais pas en marre et jusqu’à en vomir (savez-vous, les messieurs et dames, quoi et concrètement quels essais de se coller, de la part des multiples individus de l’hasard, et même qu’elle ne connaît pas guère, doit supporter une Étrangère – qui vient en France et dont effectivement tout l’entourage semble de penser qu’elle pourrait être une candidate potentielle – « car la liberté politique, ça s’atteint seulement en cousue à un mec »… ?)
– « T r o u v e – t o i… ! » – ils continuent de nous ennuyer. Ils sont têtus comme les sourds. On penserait qu’encore un moment, et on va perdre la patience qui nous sert pour ne pas les insulter vulgairement car l’idiotie et la surdité sont ces deux choses qui (pas comme un mariage) se renforcent et augmentent dans le cas si leur nombre accroît jusqu’au « deux ».
– « Trouve-toi… ! »
…En bref, « sois d’accord, dans ta vie, pour t’épingler à quelqu’un : et ce quelqu’un devrait être un Homme » (comme s’il signifiait plus que toi, et comme si toi comme une personne libre, ne signifiais rien) – ce qui pour chacune Femme ayant en elle un peu de la dignité ne peut qu’être une « proposition » ignoble et révoltante. Les « proposants » étaient donc bien sûr assez surpris, en se demandant pourquoi à chaque fois je réponds par leur cracher presque aux visages, en disant :
– « Vous vouliez dire : renonce ton autonomie personnelle pour avoir autonomie politique… ? Bien joué, les messieurs mais je dis NON car je ne me laisse pas d’escroquer et je ne paie pas avec une soumission mon droit à me libérer de l’autre ».
– « Mais où elle est, la soumission ici… ?! » – braillaient-ils.
Aveugles ou naïfs… ?
… – « Mariage (…) a reposé longtemps sur l’échange des Femmes, données en mariage, pour satisfaire une union entre deux groupes humains (…) » – avoue Philippe Petit dans l’article d’entretien avec Françoise Héritier, anthropologue et ethnologue**, et nous avons vu aussi que cette donation avait lieu également pour satisfaire un créancier qui peut-être aurait pu prendre une vache mais à qui le père-pitre proposait sa fille.
– « En fait, l’échange de leurs filles ou sœurs, qui est l’oeuvre des Hommes, est encore de mise dans une bonne partie des sociétés humaines à ce jour » – ajoute en réponse à ces mots Françoise Hériter.
L’affaire semble d’être tellement claire qu’elle ne pourrait pas être plus.
L’affaire… ?
Et bien, oui. Celle de marchandisation des corps. Des âmes et des vies.
L’affaire de marchandisation des humain(-e)s.

***

– Et si pas tel est mon désir… ? Si je n’ai pas d’envie… ? – tu demandes, et tu considères que le sujet est épuisé et qu’ils ne t’ennuieront plus.
Mais voilà l’erreur : car personne ne te demande ici – comme ce serait dans le cas où on poserait la question à la Femme pouvant jouir de sa liberté politique au moins – si tu as envie de « trouver » ou « d’être trouvée » par quelqu’un ou n’importe-qui.
(Dois-je expliquer ici, et faire se rendre compte aux inconscients extrêmement débiles, que dans l’état où les Human Rights sont refusés, une Femme ne doit surtout ni chercher, ni permettre à qui que ce soit « d’être trouvée » : car les conditions ne sont pas favorables, ni même possibilisant l’existence des ressentis de certain genre, qu’on ne peut se permettre seulement si on se trouve dans l’état de liberté, et pas celui de SurVie… ?).
– « T r o u v e – t o i… ! » – ils continuent de tous les coins, les moments où tu ferais tout pour – exactement – chasser tous les individus du sexe masculin de ta vie car tu te sens envahie par tous et ce que tu souhaites, c’est seulement pouvoir fermer derrière toi ta propre porte.
Car tout ça, arrive aussi le temps où on a – déjà – la conscience bien acquise au cours des années de la vie étrange des Étrangères : que sur cette terre, ce sont plutôt les individus du genre masculin, qui cherchent, parfois comme les fous furieux, des Femmes, souvent même sans bien discerner l’une de l’autre et sans en faire grande différence. On sait aussi comment certains sont capables de le faire sans gêne, sans empathie et sans pardon dans le cas s’ils se remarquent trop tard qu’ils t’embêtent trop et s’imposent trop.

***

« Expression de l’Étrangère »… ! Il y est venu le temps.
…Ni à l’époque donc, ni après le temps où j’étais virée en dehors de la société, je ne « cherchais » personne et surtout pas de ce que je nommerais vendre ma liberté pour obtenir l’autre, car j’en ai sincèrement « enough » de certaine proximité potentielle – pourtant et malgré des « signes » jamais données, je me retrouve sans cesse vis-à-vis des tentatives des certains messieurs qui s’imaginent que le sujet qui les intéresse est sans doute « à réparer » dans ma vie – et comme si – puisque je ne suis pas « deux » mais « une personne », dire que je suis entière soit un culot.
Il y aurait quelque chose qu’il me manquerait… ?
En bref… Le monde, celui patriarcal, celui phallocrate, ne te supporte pas, Femme-Qui-N’As-Pas-Besoin-De-Homme-Pour-Vivre… !
– « UNE SORCIÈRRRRE… !!! » – il crie sans cesse. Il n’arrête pas… !
Tu es trop libre, il a peur de toi et il essaie les rapports de force avec toi à chaque fois pour te pousser à une cage…! Les « seules solutions » dans la forme de « mariage » (donc cession de ton autonomie) pour pouvoir jouir tes Droits Humains si tu es une Exclue : mais également dans les multiples situations de la vie – ne seraient pas les preuves de ça… ?
– « UNE SORCIÈRRRRE… !!! »
Et bien, justement.

***

…Et maintenant…
– Lisez bien – je dirai, – le paragraphe qui va suivre – et qui traite d’un seul exemple de ce quel sexe et quel genre humain les autorités françaises favorisent pour lui offrir l’autonomie (dans ce cas, on parlera de logement) – et quel sexe et quel genre humain erre les années entières sans y avoir droit en urgence même s’il y a une.
En plus court, le gouvernement français semble d’être apôtre de l’idée que s’il s’agit de Femme, la personne devrait – plus tôt ou plus tard, mais sûrement et inconditionnellement – « finir par s’accoupler » (ce qu’on pourrait encore comprendre malgré tout), et surtout « obligatoirement officialiser » ce qui semblerait être légitime à rester dans la sphère de sa vie privée, (ce qu’on ne peut ni comprendre, ni accepter). La Femme devrait, selon les législateurs phallocrates : concevoir un mariage, et – quant à ce qui concerne son droit à séjourner libre – ne le pas avoir pour rejoindre au vite un logement d’un « maître de jeu » : son mari. Sans bien sûr qu’elle, la Femme, puisse réaliser ses propres rêves, ses propres passions, en résume sa propre vie. On ne mentionnera donc ici même plus son droit à rester et à vivre seule : car selon la politique de l’état français, telle option n’existe visiblement pas.

« HOMME ET SINGLE : IL EST INDÉPENDANT, C’EST SON DROIT, C’EST NORMAL.. !
FEMME… ? – ÇA DOIT CHANGER AU PLUS VITE, CONTRÔLONS-LÀ, SOUMETTONS-LA »

Donc, c’est comme ça que cela se passe en France, où même les ministres sont les locataires des bâtiments des HLM-s qui leur sont distribués par les collègues au pouvoir (à Paris, de plus en plus anecdotique nombre des logements dans l’état digne est accessible aux gens sans qu’ils passent par l’appareil qui les « accorde », et qui – si on parle toujours d’un logement en état digne – tient tout dans sa main ; les logements que les personnes peuvent acquérir en accès libre c’est à dire sans l’intermédiaire des mairies et de l’état, sont en plus de plus en état délabré, vétusté et inhabitable).
Et qu’est ce qu’on suggère aux Femmes qui veulent habiter seules et ne se sentent absolument pas attirées par la perspective de créer une « famille »… ?

***

Harem– …C’est inconcevable.
…Soumettons-là.
Bien sûr que personne ne le dit en cette façon-là et avec les mêmes vocables. Pourtant, ce que devraient admettre les bureaucrates, les fonctionnaires des bureaux multiples, et surtout gouvernementaux, c’est que les phrases citées ici leur appartiennent réellement : proférées à la façon beaucoup plus grave que si elles étaient exprimées par les mots – car proférées par leurs actes.
– « Soumettons-là… ! »
– « Que notre loi la traite à la façon qu’elle voie qu’on ne la considère pas comme le sujet de plein droit… ! »
Donc : organisons sa soumission. Les articles de loi devraient disposer et ordonnancer une suite des étapes dans la vie de chaque soumise : et surtout, combiner et arranger la réalité à la sorte qu’aucune d’elles (car il s’y trouvent toujours les moutons noires qui ne veulent pas suivre et chérissent les idées indépendantes dans leur cœur) n’ait d’espace réelle ni temporelle pour respirer, de la possibilité de courir pour ses rêves entre les passages parmi les maisons d’accueil.
Maisons des Hommes.
Là, où la soumission s’avère impossible à mettre en place par l’outil du mariage (le cas des mentionnées et coriaces moutons noires et des autres ladys les plus résistantes à ce shit-là), on met en place la règle de la mise en écart (les dossiers laissés « pour après ») d’un sexe et la favorisation de l’autre dans les sociétés où le droit à l’habitation est de plus en plus captivé et géré par les appareils gouvernementaux.
Et quoi se passe dans les bureaux où les décisions sur la répartition des logements neufs sont prises… ?
– J’ai parlé avec plein des gens qui ont passé par ce crible-là – j’entends l’information de quelqu’un : lui-même un Homme, donc son témoignage est autant plus frappant car n’a d’aucune raison pour être partial. – Je rencontrais les Hommes, et les Femmes, et j’étais dans plein des endroits où j’ai pu entendre de ce qui est la situation des gens. Ce que j’ai pu voir, c’est le fait que toujours (toujours… ! – il répète en accentuant le mot) les Hommes : s’ils soient les ivrognes, les drogués, ne s’en fichant de rien dans la vie et ne se donnant d’aucun effort pour obtenir une chose – l’obtiennent, pendant que les Femmes – on les laisse toujours dans la merde et décale chaque problème qui les concerne pour « après ». La merde peut signifier par exemple : dans la rue, ou entre deux logements, où les accueillants sont bien sûr les Hommes. La Femme – si elle passe par ce crible-là – n’est pas très vite dans le sien.
…J’avoue que j’étais stupéfiée le moment où j’ai entendu la parole de mon informateur.
Pourquoi stupéfiée… ?
Car (pourtant disposant moi-même des preuves et des expériences de la discrimination), croyant de ne plus être naïve, no more, jamais plus, en ce qui concerne le primitivisme persistant de la société et la pensée limitée des fonctionnaires et des gouverneurs – je ne me suis jamais aventurée sur le terrain de les juger pour le sexisme sur ce champ-là.
En bref, je restais en inconscience quant à ce dont l’éventualité d’existence… je n’imaginais pas. Et pourquoi je ne l’ai pas imaginé… ?
Car la chose me semblait tellement ignoble qu’inimaginable.
Un être humain aux sens sains – ne pense-t-il pas plutôt, que le droit à l’indépendance – qui dans la société française parisienne se reflète, hélas, de plus en plus globalement par les actes de répartition (accordement ou pas) des logements habitables (locataires : les dits ministres, les artistes peintres reconnus, les grands photographes des agences, les chorégraphes, les directeurs des théâtres, etc…) – est due à tous… ?
Mais non. En bref, on ouvre le plus souvent les portes aux Hommes en se disant que c’est quand même normal : leur désir de devenir autonomes et d’avoir une vie est naturel et méritant de la satisfaction.
On n’ouvre en même temps pas des mêmes portes dans le cas où c’est la Femme qui se trouve devant : car les esprits, restant visiblement toujours au stade de singe, de nos décideurs, sont pleins des idées-cliches qui comme les déchets pourrissent la réalité. Les idées en style : « Elle… ? Elle se trouvera bientôt quelqu’un pour s’en démerder : elle est belle, n’est ce pas… ? (dans le didascalie : « Donc, quelqu’un sûrement achètera sa beauté »). Et bien sûr, que les belles, sont embêtées le plus, car des acheteurs potentiels ne manque jamais… ! Seulement le prix est toujours le même : et c’est elle qui devrait le payer.
En vrai, nous ne sommes pas partis loin, ni avancés beaucoup plus dans la pensée primitive et machiste, que ça avait lieu dans le Stone Age 
…Donc, une fois encore : posons cette question. POURQUOI je n’ai pas droit de me démerder EN SOLO, AUTONOME ET INDÉPENDAMMENT – disons : sans être forcée à m’accoupler par les pressions des lois statuées par les gouverneurs, qui font tout pour priver les individus de leur liberté personnelle… ?
Serait-ce parce que les messieurs – ceux qui décident toujours, jusqu’à nos temps, de la mort ou la vie de dits individus – sentent une crispation nerveuse dans leur cœur le même instant où ils s’imaginent que le pouvoir dans leur société changerait bien le mode de sa répartition si seulement ils n’arrivaient pas de barricader de l’autonomie à l’un sexe en entretenant artificiellement la prépondérance du second… ?

***

Femmes, AmritsarDonc, en résumé – le monde des lois est tellement bien construit, qu’il assure encore aujourd’hui la domination et la tutelle des autres à ceux qui – sans cette construction malveillante – n’auraient eu d’aucune mérite pour pouvoir l’atteindre.
Et, si tu es une Femme, on se permet donc toujours à développer devant toi les concepts vermoulus en style : mets-toi en couple – dans lequel tu pourras avoir ton « rôle » et tes dutys – car en seule et indépendante tu ne peux pas être valide (« avoir de la valeur »). On n’a pas besoin de dire ici que dans tout cela, le véritable constat et la véritable peur de la société n’est pas celle du « manque de la valeur » de la Femme. Le véritable constat et la véritable peur de la société, est ce que tu pourrais cesser, et ce très facilement, d’être gérable et contrôlable.
Les faits et les exemples comme celui-ci – quand on parle de lieux, de logements, des HLM-s, en bref des places sur cette terre – accordés par les pouvoirs aux Hommes favorisés dans chaque démarche dont le but est indépendance (comme confirme mon informateur, et comme j’ai la preuve moi-même, étant une Femme) – témoignent une vérité horrifiante et malgré ça approuvée par presque tous : la « valeur » de la Femme, dans les têtes des individus le plus primitifs (dont on trouve beaucoup dans les milieux politiques) toujours encore est évalué par le prisme de son « rôle » déterminée biologiquement, et donc la Femme elle-même SERT, selon les principes des législateurs, comme un objet. Son rôle biologique est : enfanter (je cite ici un mail que j’ai reçu d’un illuminé religieux qui n’a pas raté de me souligner qu’il ne fait que se battre pour ce qui est bien), SE taire et de ne pas déranger aux messieurs en essayant perturber le régime des choses existant. NE – PAS – EXISTER.
Et non : je ne vais pas trop loin ici dans mes réflexions et allégations, et à ceux qui le prétendraient je propose de lire un petit peu Virginia Woolf, et surtout « Une chambre à soi ». Et de se rendre compte que les choses n’ont pas changées beaucoup depuis le 1929. Des fous comme M. Greg, qui n’ont pas de honte de sortir de leurs bouches des citations comme celle que « La caractéristique de la Femme, c’est d’être entretenue par l’Homme et d’être à son SERVICE » il y en a autant***.
Les illuminés religieux ainsi que les gouverneurs – donc les législateurs – conseillent donc et préconisent à la Femme de vivre en famille, et d’enfanter, car sûrement « chacune le veut ».
…Enfanter… ?
Sans être sexiste, mes expériences et mes observations que j’ai pu – et dû, hélas – faire pendant les années passés de la discrimination, me font constater que le mécanisme psychologique très consternant, celui de la projection (de ce qu’on voudrait, de ce qu’on considère comme nécessaire ou pas nécessaire du tout pour les autres, et de ce qu’on s’imagine sur les autres soi-même) est un malaise étonnement répandu et fréquent des Hommes. Mais peut-être il faut arrêter avec, et de cesser d’imposer aux Femmes ce qu’on voudrait et dont on pense sans cesse plutôt soi-même, et peut-être il faut aussi stopper d’organiser leur réalité à la façon qui ne leur donne pas de grand choix, car je ne serai pas sur le mauvais chemin ici, si je remarque qu’on ne se trouve pas loin de thématique de l’abus, du proxénétisme, du forçage et même – du viol. Car quoi d’autre est : l’organisation de la société, de la loi, et les décisions prônées par les vieux satyres et les salauds sans aucun sens éthique, qui mettent une humaine dans la situation dans laquelle elle n’a que dire « oui » à quelqu’un, ne sentant en elle aux mêmes moments qu’un grand « non »… ? 
Vivre en couple, en deux – quand on ne veut que vivre seul (- « SORCIÈRE… ! SORCIÈRE… ! SORCIÈRRRRE… ! » – j’entends ici encore les voix des fous religieux)  : ainsi dans la culture musulmane, chrétienne, ou la soi-disant toute sécularisée culture européenne et française, c’est rien de grave, car le rêve de l’indépendance, selon ce qu’organisent les gouverneurs – peut être accessible plutôt qu’aux messieurs (comme on a dit, même les ivrognes sont ici dans la meilleure situation que le sexe féminin).
Selon cette règle, le gouvernement devient très facilement et à vrai dire naturellement un proxénète, et les appartements accordés par les mairies aux Hommes – gagnent les auspices des lieux de la prostitution camouflée.
Les Femmes qui ne s’auraient jamais mariées si elles pouvaient vivre libres (et surtout pas avec les individus qu’elles voient aujourd’hui, dans les dites conditions, comme leurs amoureux de l’hasard ou d’obligation), subissent les attouchements et les violations incessantes de leur droit à l’intangibilité corporelle : et nous parlons ici d’encore un Droit Fondamental qui s’avère de ne pas du tout être fondamental pour tous ni surtout pour toutes. Condamnées par le système à subir ce qui ne peut que leur être détestable, les Femmes souffrent, certaines subissent les choses en silence en se taisant pour toujours, certaines deviennent malades ou sombrent dans la folie – dans tous les cas, toutes meurent lentement.
Pour les messieurs qui s’amusent en politiques cela n’a bien sûr d’aucune importance. C’est normal : le rôle de proxénète était depuis l’aube de ce monde bien anesthésique et en plus payait assez convenablement.


***

Le plus affolant est, que – surtout s’il s’agit des Étrangères donc privées de la plupart des Droits – celle qui dit « Non » aux semblables options répugnantes (et je dis répugnantes avec toute la conscience, car chacun forçage sociétal à la négation de sa liberté individuelle et ses droits individuels, l’est), et qui joue l’héroïne de nos temps toujours patriarcaux****, souvent n’a qu’effectivement finir par garder les gosses d’une autre (qui, selon le cercle qui tourne toujours bien géré par la même règle, a pu les avoir en s’assujettissant à un Homme au préalable), ou en ramassant les déchets, dans le rôle de CET OBJET généralement méprisé qu’on nous a habitué à nommer « Femme de ménage » comme si le nom pourrait expliquer certaines utilisations des Humain(-e)s par ceux qui peuvent s’en permettre.
Dans tous les cas, l’héroïne de nos temps toujours phallocrates, avec tout son courage, sa tête haute, son non-opportunisme et intransigeance, son désir de liberté car elle sait bien que seulement en liberté on peut ainsi respirer que… aimer, risque – de ne pas avoir d’une vie.
– « Elle n’avancera pas… ! » – en disant en bref, comme chantait un ancien « amoureux personnel », et je ne cacherai pas que j’entendais dans sa voix une satisfaction very mal masquée.
Et si elle n’avancera pas, c’est par cette simple raison : notre belle société s’en occupera bien qu’elle n’en ait pas des moyens.
…Donc, quant aux Femmes et Étrangères en plus – je vous dis, les messieurs aux cerveaux pourris par les siècles d’endoctrination et de bourrage des têtes par vos pères, dont les têtes étaient bourrées par les leurs, et dont les têtes étaient ainsi bourrées par les leurs : je répétais toujours que l’Homme d’aujourd’hui devrait être conscient, que l’avenir – c’est de se voir la tête écrasée par un « Sans Papier » et un Exclu.
Aujourd’hui, je dis que ce sera sans doute par un Exclu à un kalachnikov dans la main ou une bombée bien cachée : et que le sexe de cet Exclu sera féminin.
Le feu dans ses yeux aura le même sexe aussi : elle s’appellera la Flamme.

***

Photo du site Une Femme Un ToitMais avant que tout cela n’arrive… ?
Visitons quelques sites, sur lesquels le gouverneur de toute cette ignominie a su se faire la publicité ces derniers jours.
Sur celui des « Re-Belles » et celui de « Une Femme – un toit » par exemple*****, monsieur Hollande s’étire bien sur la photo, en faisant même passer son image au statut de la page d’accueil sur les deux (chez les « Re-belles » pendant quelques jours). D’ailleurs les autres savent bien d’utiliser les sites dissidents pour se faire la publicité eux également – comme Delanoë dernièrement, à l’occasion du 8 mars.
Chez « Une Femme – un toit », le monarque est même accompagné par une foule des Femmes, toutes aux visages des combattantes comme si après victoire, les mains mises en haut car le monsieur le président est parmi elles, et parce qu’il a prononcé deux mots favorables qui vont être vite oubliés et dont les suites n’avaient bien sûr jamais d’intention de leur future existence. Hollande est ici comme un personnage : il se présente, tel un dieu avec ses phrases pour les foules qui vont scander, très prévisiblement car selon ce qui caractérise la foule : « Vive ! » – et lui, avec son ventre gonflé et son expression du visage d’un bon-enfant toujours content, se tiendra, always et inchangeablement, comme un mannequin du magasin dont on se poserait la question « Mais qu’est ce qu’il fait ici… ? ». Les Femmes… lèveront toujours en haut leurs mains bien errantes – comme si, dans leur naïveté, elles se mettaient à crier : « Hourrah… ! On a eu la victoire… ! ». Monsieur Hollande, bien sûr et comme tous les présidents, a bien le knowledge de se faire la pub, mais ici… on aurait l’impression de participer dans une farce à laquelle la seule réponse peut être que l’indignation.
Quant à sujet de l’indépendance, de logements, et de la réalité de leur attribution sélective et sexuellement tranchée, par les mairies et les gouverneurs :
À ceux qui répondent ici – et il y en aura certainement (l’auteure y répondait ainsi jusqu’à qu’elle n’a pas gagné de la conscience, qui ne s’acquiert que par l’expérience) – que alors, il n’y a pas de problème, et la Femme qui ne veut pas faire de ce qu’on lui préconise, impose, et à quoi on s’astucie de la forcer et la violer, n’a que bosser et de se payer un logement insalubre ou un palais, selon son travail, je répliquerai simplement avec les mots d’une comédienne d’aujourd’hui, dont l’intelligence surpasse sans doute la moyenne, et qu’on peut s’imaginer de ne pas être touchée par les problèmes divers liés avec le sujet de forçage économique des Femmes à la soumission.
– « Ceci dit, les filles sont DEUX FOIS MOINS BIEN PAYÉES que les mecs dans ce métier, il faut le savoir… »******.
Voilà le clou, dont l’existence métaphorise bien la malice et la perversité du système.
« Les filles sont DEUX FOIS MOINS BIEN PAYÉES »… dans ce métier – de comédien(-ne) – seulement… ?
Et bien, on sait que la réponse est « Non ».
Donc, il y a une question à se poser : ccombien de temps encore nous allons tolérer la réalité des gouverneurs qui emploient tous les moyens pour nous voir soumises à tout prix… ?!

 
PAS SOUMISE – DONC UNE PUTE… !

NI PUTES NI SOUMISES

Tout ce que je viens d’écrire est bien lié avec cette façon glauque de penser, existante depuis que les sociétés patriarcales existent, et dépendante toujours de la tradition (qui, elle, est un mal : ce fait n’était jamais admis par l’Homme, ce qui se comprend vu sa peur de la responsabilité et son effroi qu’il faudrait peut-être penser indépendamment) : la Femme, si elle n’est pas SOUMISE – ne peut qu’être une PUTE.
Certainement.
Ce qui est en même temps affligeant, horrifiant et répugnant – c’est la vérité qu’il est ainsi effectivement dans les cas des nombreuses Femmes qui voient leurs vies bousculées dans le système perverse, et que pour tous les cas qui s’obstinent de résister malgré ça – les Hommes au pouvoir organisent la réalité à la façon tellement corrompue et vicieuse jusqu’à l’obscénité, qu’elles n’ont que se rendre compte : on leur coupera les têtes, les écorchera de leur humanité, les humiliera, les enfermera, les lobotomisera – et les violera enfin si toujours et malgré tout elles vont continuer à renoncer la soumission.
D’ailleurs, cette vérité terrible et cette façon de penser a trouvé le mieux son reflet et sa critique dans le nom d’une des associations, luttant pour les Droits des Femmes qui veulent se sentir libres et indépendantes.
Dans chaque situation.
« NI PUTES, NI SOUMISES » – voilà ce nom : connu à tous mais dont pas nombreux réfléchissent le sens ni se rendent compte de ce d’où a dû venir l’idée de cette dénomination.

PARTIE TROISIÈME
CE QU’ON FAIT AVEC TOI SI ON A DROIT À QUELQUES MINUTES DE LA CRÉATION
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/« PYGMALION OU VIOLEUR… ? » COMMENT L’IMAGINATION DES HOMMES DÉFORME NOS CORPS/

« I believe childbirth is obscene. I consider it very alien »*******.
…And, I’m entitled to it.
« The myth I always aspired to was that of Artemis or Diana, the goddess of the hunt. She was a warrior and a fighter who had nothing to do with procreation ».

…And, I’m entitled to be as I am : and to not feel what you say me I feel because you are afraid if I’d not felt as you want. And because yours brains are too narrow for not be scared by the things you don’t imagine.

***

On est arrivé donc à la conclusion qui n’apporte pas de fierté à l’humanité et pourtant véritable : que dans les sociétés des humains, la Femme (donc environ 50% de ce qui fait l’humanité elle-même), pendant toute sa vie doit se tenir fermée par rapport aux tentatives acharnées du système ayant pour le but de la soumettre sous l’autorité représentée par le sexe traditionnellement opposé. Depuis l’aube de ce monde, dans plusieurs sociétés il existait une règle pour celles des Femmes qui voulaient rester libres : en bref, dans la plupart des cas – organisés par la loi ou l’économie – elles se voyaient condamnées à la prostitution car n’appartenant à personne, elles étaient considérées « appartenant à tous ».
Pour neutraliser ces règles – elles-mêmes acharnées jusqu’aux limites de l’imagination – il n’est pas nécessaire de dire que la Femme devrait présenter un acharnement encore plus immense et d’un niveau plus haut que celle de ses offenseurs. Son intelligence doit être supérieure : mais la même chose concerne également ce qui a le rapport avec l’indestructibilité de son corps (ne peut pas être « fragile ») car la résistance aux conditions et aux choses qui peuvent être à subir comme les effets de son refus de la soumission entraîne telle exigence.
…Et si elle ne veut pas : concevoir d’une famille avec un Homme, créer une « cellule de la société, ni surtout enfanter – en résumé, si elle s’oppose à toute la formation de sa vie qui rassurerait l’appareil gouvernemental qu’elle ne pourra pas être harmful comme la personne et l’individu – les Hommes trouveront quand même la façon de la soumettre à ce qu’ils trouvent « s’imposant » et naturel car imposé pendant les siècles.
Ils la feront « enfanter » selon leurs désirs et leurs fantasmes dans lesquels elle se voit éternellement en fonction d’un objet qui confirme les stéréotypes réducteurs et surtout assouvit les instincts de certains.
Bien sûr que dans les cas des Femmes trop coriaces et celles à qui le réductionnisme fait le haut-le-coeur… ce genre des Hommes avec leurs tentatives devront céder, se résigner, admettre que les stéréotypes ne sont peut-être pas toujours imposables et forçables – mais même dans ces cas-là, où obtenir la soumission véritable à ce qu’on attend et s’imagine de toi n’est pas la chose possible – ils feront ce qu’ils ont besoin pour se contenter, en violant tout ce que tu es et en le faisant au moins dans leur imagination. On dirait, que toutes les façons de procéder sont bonnes pour un individu dont la première motivation est : se rassurer et obtenir la satisfaction.
Voilà une histoire qui m’était racontée dernièrement par une Femme artiste et modèle que je connais des plusieurs ateliers :
– Je suis allée dernièrement pour faire une prestation en posant dans un atelier de modèle artistique que normalement j’aimais bien : au moins jusqu’à ce jour, car j’y croise habituellement les gens intelligents, sympathiques et créatifs – relate K. – Il est important de dire ici que mon corps ne donne d’aucune raison ni d’incitation aux fantasmes de certain genre, et je dis ici de ceux qui me rendraient immédiatement méprisante par rapport au fantasmant lui-même, et qui prisonnent – comme cela se faisait pendant les époques – la Femme dans une cage où elle s’étouffe souvent pendant toute sa vie : celle de stinking maternité, de la reproduction, et du rôle d’un corps qui déciderait bien de la prédestination de l’âme.
Donc – pour être claire : mon physique est exactement une antinomie de certaines formes – « rembourrées et rondes » – tellement aimées par un type des Hommes et pouvant appeler aux associations aussi simplistes, primaires et réductrices que sont leurs goûts ; ainsi ma façon d’être – si ce soit à l’atelier d’art ou dans la vie – n’a rien de ce qu’on pourrait nommer – comme on nommerait une grotesque – l’attitude d’invitation. En bref : mes mains ne cherchent pas à caresser mais elles cherchent à frapper s’il faut, mon ventre est plat et je ne prévois pas d’avoir l’envie de le voir autrement,  mes yeux cherchent la liberté, d’abord et sûrement.
Et pourtant… qu’est ce que je vois… ?
Les stéréotypes – et les must be – sont tellement enracinés dans les cervelles des certains qui n’ont jamais réussi de penser indépendamment ni même s’effleurer à une pensée autonome – qu’ils, s’il n’y a pas d’autre solution, n’hésiteront pas de t’assujettir à un viol véritable ou symbolique, pour que leur besoin de te voir en certaine façon soit satisfaite et leur envie comblé. Sans doute, car voir une Femme qui suit ce qu’on lui imposé en disant que ce soit sa rôle, c’est rassurant pour un Homme faible, et on sait que si l’Homme faible a besoin de te violer – il le fera comme il pourra et sans s’en soucier qui tu es, quelles sont tes ressentis, et si cela te contrarie ou pas, horrifie ou pas.
Qu’est ce que je vois donc, à mon atelier où jusqu’à la je voyais les artistes et non pas les mâles aux cerveaux infectés des stéréotypes vétustes… ?
D’abord je n’arrive même pas y croire, car la chose m’est tellement abjecte.
L’atelier étant fini, un élève, soi-disant artiste en devenir, monte à l’étage les mêmes moments pendant lesquels je m’y change (ma garde-robe est en même temps le lieu de la collecte des dessins : mais cette collecte se fait normalement après que je puisse y passer mon temps et ne pas être ennuyée par les visiteurs). Les gestes ramollis, le regard pâteux, il s’approche trop, puis il pose son dessin DE MERDE bien dans un coin où j’ai la possibilité de le voir en entier, pour m’annoncer ce qui suit :
– « Je suis désolé : JE VOUS AI MISE ENCEINTE, mais c’est pas parce que… »
…Il ne finit pas de la phrase, donc je n’entends pas d’explication « parce que quoi » – et il s’en va.
Comme les mots sont prononcés avec une voix semblable à celle d’un mollusque (les voix que chaque Femme connaît : de ces messieurs du tribu des collants-timides, souvent même très fort collants, qui t’engluent dans la rue et qui essayent marcher derrière toi pendant certain temps jusqu’à qu’ils ne se rendent pas de compte que tu n’es pas intéressée de les autoriser de marcher avec) et se perdent simplement dans l’air, je ne les honore pas au départ par mon attention. Après un moment mon regard tombe néanmoins sur la feuille assez grande que l’individu venait de déposer ici – juste devant moi – et qu’est ce que je vois… ?
Mes cheveux, mes jambes, mes mains. Ma posture, et même mon visage.
Et – le ventre. Et c’est ici, que j’éprouve un horrible, immense et illimité haut-le-cœur. Le ventre est bouffi, étiré, bombé, gonflé, sans pitié et sans goût, comme si farci par toutes les frustrations de l’artiste qui n’a jamais devenu un : ce n’est même pas un ventre mais un gros bidon qu’on dirait déformé par un esprit pervers.
Ce que je vois fait alors que je clame :
– Mais… C’EST HORRIBLE… ! 
L’individu dont je parle, a ajouté à mon image ce qui depuis toujours engendrait ma répugnance (il faut dire que les images des Femmes aux ventres gonflés, portant en elles un gosse : cela me répugne, répugnait toujours, et je considère que les débilités comme une soi-disant « prédestination » d’une Femme – bien sûr pas à l’autre chose, mais à celle que certains messieurs s’imaginent la seule chose possible – N’EXISTE PAS).
Le monsieur à la voix de mollusque et au visage qui également ressemble un, s’est permis donc de commettre, en en certaine façon, un viol sur ma personne – et je m’en fiche sincèrement si les raisons de son acte étaient : sa frustration dans la vie privée, sa perversité ou simplement sa bêtise. Il s’est le permis, en se donnant après en plus la satisfaction de me regarder en me l’avouant – et en déployant devant mes yeux la preuve de sa perpétration. 
La dénaturation de mon image par l’individu dont je parle, et qui me présentait avec un ventre gonflé d’une soi-disant future-maman répugnante, a été pour moi un vécu horrible, en engendrant en moi la plus grande envie de cracher mes entrailles. Et je me suis dit ici une chose importante : ni artiste, ni un fou – sans importance combien frustré – n’aurait pourtant pas d’idée de se permettre à faire les choses pareilles, et à déformer en y attachant le sens pour moi inacceptable – si j’étais un Homme, n’est ce pas vrai… ?
J’espère que dire ici qu’après l’atelier en question je n’ai eu qu’une envie : celle de – simultanément – boxer l’individu mollusque et de vomir si je le reverrais, n’est pas la chose obligatoire. Je crois aussi que les symptômes comparables avec ceux qu’on observe chez les Femmes après un viol véritable, sont ici facilement reconnaissables.
La question reste, et persiste pourtant : COMMENT PEUT-ON VIOLER UNE FEMME – à la quelconque façon, quelle qu’elle soit – et comment peut-on regarder son visage, sa tête, ses mains, et lui présenter l’œuvre elle-même et les pinceaux après… ?
Pour préciser : ce n’est pas une seule fois au courant d’un seul mois dernier, pendant lequel on s’est permis de violer mes émotions et tout ce que je suis, et où on m’a fait de se retourner mes viscères par les visions glauques et stéréotypées. Les fous et les sans-talent, les privés de la capacité de s’exprimer autrement que par ce qui leur est dit, et les bons-à-rien se prenant aux peintures, aux crayons ou aux appareils photographiques qu’ils gèrent même pas en s’aidant avec le Photoshop qu’ils ne gèrent pas non plus. J’ai la compréhension et la pitié pour le sans-talentisme exaspérant : pourtant je ne l’aurai jamais pour ceux qui dissimulent leur manque du talent en re-créant les stéréotypes médiocres – et qui n’hésitent pas d’utiliser l’autre pour leurs buts en le traitant comme la chose qui peut servir à ce qu’ils ont besoin le moment venu.
Il y a deux semaines à peine, je me suis trouvée en situation quasi-analogique : où – cette fois sans même me rendre compte que je servais comme une modèle de quelqu’un, bien imaginaire, je me suis retrouvée vis-à-vis d’une soi-disant œuvre à laquelle je n’ai pu réagir que par… l’écraser.
– « Les Hommes – seraient-ils tous fous… ? » – me j’ai crié. – « Ne pensent-ils qu’à une chose dès qu’ils voient une Femme, et cette chose ne soit pas associée avec leur pulsion visiblement omniprésente de la procréation, d’« enfanter »… ? »
Les siècles entières de détournement de ce qu’on est, et les siècles d’endoctrination, du bourrage des têtes des Femmes, et des processus de les soumettre à l’intériorisation d’une pensée qui arrangeait les Hommes des époques phallocrates : la pensée qu’« enfanter » soit le devoir, une obligation biologique, un soi-disant ineffaçable instinct maternel.
– « Personnellement je n’ai jamais senti de ce diable » – voilà ce que peuvent dire pourtant, avec toute sincérité et toute irritation – les milliers des Femmes pour lesquelles on voudrait décider.
Apparemment, comme on le voit, le désir de créer une famille et l’instinct d’enfanter est présent ou pas chez les gens indépendamment de leur gender : et que contre ce qu’eux-mêmes veulent nous faire croire, souvent ce sont les messieurs – qui ne s’imaginent pas de pouvoir exister comme valides sans avoir engendré un petit qui les ressemblerait. Faudrait donc vite inventer la façon pour que ce soit eux qui puissent assumer les conséquences. J’ai entendu d’ailleurs que les recherches avancent bien : il y a donc l’espoir qu’un jour en avenir… la Femme cessera d’être une seule soumise à un danger de se voir violée.
On dirait : enfin.

RÉSUME DE LA PARTIE TROISIÈME
/« MON CORPS N’EST PAS UNE CHOSE »/


Les Hommes pendant les siècles réussissaient d’endoctriner les Femmes, et de leur bourrer les têtes en disant que ce soit elles, « selon la biologie » (dont la prépondérance était surestimée par ceux qui en avait leur intérêt, et interprétée par le sexe masculin comme cela arrangeait ses représentants), qui portent en elles le fameux « instinct maternel » – et voilà ce qui se passe aujourd’hui. Les Femmes, assoiffées pendant les siècles et les millénaires de la liberté de décider d’elles-mêmes et de ce qu’elles sont vraiment, les Femmes ayant en marre qu’on prenne les décisions pour elles – découvrent la supercherie de l’autre sexe ; la supercherie dont la raison, comme dans les cas de toutes les duperies, leurres et farces, venait de l’intérêt propre de celui qui l’a invente.
La maternité… ? Il s’avère qu’aujourd’hui c’est eux – les Hommes – qui ne pensent qu’à ça… !
Et bien, certains semblent en penser même jusqu’à l’obsession.
Seulement, le problème est que certains obsessionnels deviennent dégoûtants, et ne savent pas où ils doivent s’arrêter dans leurs phantasmes.
– De ma part, je vous annonce donc, les artistes avec les pinceaux – dit K. – Mon corps n’est pas une chose, il n’est pas un jouet ni une babiole non plus, donc gardez vous bien de me « ré-créer » comme si vous étiez les dieux malades, si ce soit pour consoler vos frustrations, pour guérir vos obsessions, ou pour adoucir votre conscience de ce qui ne marchait pas chez vous dans la vie. Les ateliers de l’aide psychologique se trouvent juste à côté de ceux de l’art plastique et ils sont aujourd’hui trouvables dans chaque plus grande ville.

***

Les corps des Femmes ne sont pas les choses. Leurs images ne doivent pas servir à tout prix pour guérir ce qui est le mal de l’Homme.
Et pourtant, c’est toujours encore ainsi.
Je crois qu’il est le temps enfin de dire, là aussi : c’est trop, enough, je ne suis pas d’accord. Je suis vivante – et je SENS ce qu’on veut faire de moi. Mon corps n’est pas un objet – et personne, aucun monsieur, n’a droit de « me mettre en étant d’une prégnante » sans mon avis préalable.
EST CE QUE C’EST BIEN CLAIR… ?
– Ni donc vos sculptures, engendrant ma nausée car aspirant des stéréotypes, ni vos dessins – dit K. – Quant aux sculptures, je le casserai sans pitié. Et les dessins… vont trouver leur place là où l’eau bénigne va les emporter.

PARTIE QUATRIÈME
COMMENT FORT ON TE MÉPRISE SI ON EST UN HOMME SANS COUILLES

ENTRETENU PAR LE SYSTÈME POUR LES HOMMES SANS COUILLES

Disons au revoir à K.
On pourrait dire ici aussi : « Elle exagère », et si je n’étais pas une Femme… je le dirais probablement moi aussi. Mais hélas, s’il nous est arrivé qu’on est une Femme, on a le déplaisir de vivre plein des choses et de supporter plein des messages qui nous mettent dans l’état de la conscience aiguisé et qui – littéralement – bombardent le cerveau en nous mettant en état de révolte incessante.
En France, une Femme est violée toutes les DEUX heures.
…Et dans les cas de combien des Femmes leurs corps – et elles-mêmes – sont traités sans respect par les raisons de leur gender… ?
Je sors dans la rue.
Il me suffit de faire cinq pas, pour que je voie les groupes des Africaines, belles comme les déesses et exploitées comme les inférieurs captifs par les proxénètes du coin – et qui travaillent ici comme les prostituées car la conjoncture est toujours pour ça.
– « Aghhh… ! » (ici un bruit dégueulasse). – « Comme tu es « se-xy… ! » – une voix me suit quand je passe près du groupe, dont le meneur on pourrait soupçonner de tout mais pas de la possession d’une cervelle.
Je reviens chez moi, et là, je reçois pour changer, les mails d’un fou religieux – qui m’incite de sa part à signer une pétition selon laquelle la Femme… ne pourrait plus être une gestionnaire et la PROPRIÉTAIRE de son propre corps (« car la vie conçue DANS une Femme est plus importante qu’elle ne l’est »).
Je jette le mail et j’écris le texte sur les prostituées – et je sais que je peux décider de ma propre vie, mais pas celle des milliers des autres Femmes : celles qui, avec leurs consciences infectées par l’induction des plus répandus stéréotypes se laissent gérer, contrôler et exploiter, et qui crient seulement après. Et je suis impuissante : car je sais que le travail immense, intelligent et bien stratégique des traditionalistes, continue toujours.


***

Femme-IranChaque année, le monde fête inlassablement un souvenir d’une Femme-brebis, soumise et disciplinée (donc une Femme que la voulaient les patriarches de tous les temps), qui – en se subordonnant à la volonté d’un dieu-inséminateur n’a pas hésité d’avouer d’en être « très contente », et même honorée de se voir mise en état de la pregnancy. La pregnancy qu’elle-même… n’attendait pas et dont celui qui a décidé a été… un « dieu ».
Le lecteur de ce texte peut se secouer ici à ma littérale lecture de la « Bible », en me disant qu’il faut la lire « symboliquement », « métaphoriquement » et comme la parabola des vérités sacrés  : seulement… toute la supercherie se trouve justement dans cette façon de penser là.
Car si on parle de la lecture of literatim des anciens textes, en plus considérés par beaucoup pour sacrés, il faut les lire justement comme ça.
Pourquoi… ?
Parce que ce sont ces métaphores et ces parabolas, qui forment la pensée des sociétés (des mêmes qui  prétendent de ne pas les prendre littéralement et qui les intériorisent le plus littéralement dans toute leur inconscience et la conviction d’être loin de là) et qui influencent la psychologie des foules et des individus.
Donc, la tradition, le domptage du passé et les écritures sacrées – dont un exemple et la « Bible » – apprenaient (lire : bourraient les têtes) la Femme, en lui donnant les exemples à suivre stipulant qu’il s’agit de la situation normale accepter en elle ce dont l’existence ne devrait pas dépendre de sa décision et dans la conception de quoi elle n’avait même pas de sa participation véritable.
Selon les évangélistes, le premier moment où Marie elle apprend la bonne nouvelle de « dieu »… elle bondit presque d’allégresse et d’exultation.
Combien encore, des années ou des époques devra s’écouler – pour que les deux sexes de cette terre se rendent compte que dans ce que les patriarches du passé nous ont réussi de voir comme « exultation » – il ne s’agit que d’endoctrination et d’un manque de choix d’une adolescente… ?
Et combien encore, des années ou des époques – pour qu’aucune Femme : si elle vivait en Europe, Afrique, Amérique ou Asie, ne doive jamais ni lire, ni supporter à la quelconque façon des mots donnant la nausée, des certains personnages « sacrés » – qui se permettraient bagateliser, trifler et presque plaisanter de l’horreur des Femmes soumises, humiliées et violées du monde entier – et qui, comme la sacrée « mère » Teresa – diraient que : « Le dieu nous a crée, nous sommes donc la terre de dieu et quand le dieu veut semer la terre, elle ne proteste pas mais accueille le grain avec la gratitude ».
La « mère » Teresa, malgré toute son activité reconnaissable, appartenait sans doute aux plus profondément endoctrines s’il s’agit du champ de la lutte pour les Droits Fondamentaux de la Femme. Heureusement, depuis le moment de la diffusion de sa fameuse et révoltante phrase, et à plusieurs reprises depuis qu’existe la « Bible », on a appris que pas seulement l’Homme n’est pas un « dieu », mais que son ridicule l’empêche même de le feindre.

***

Encore un frustré. Mais celui-là a au moins bien les raisons visibles de l’être.
De quoi il s’agit… ?
Je sors dans la rue, je vais au métro et j’entends derrière moi une voix rauque et glauque: qui, remplie de la haine, me suit pendant tout mon passage.
– « Ooooooo, yaaahh… ! Grrh… ! Tu te crois où…?! Tu te crois aux Champs-Élysées…?! »
…Et celui-là, il me veut de quoi… ? – je me demanderais, si…
Mais cette fois, comme les autres fois, je sais très bien qu’est ce que dérange à cet Homme : qu’est ce que lui dérange en moi, ainsi que cela lui dérangerait en dizaines d’autres Femmes présentes ce même moment dans le passage du métro, si elles rehaussaient leurs têtes et redressaient, au moins un peu, leurs corps inclinés, on dirait parfois que jusqu’au trottoir.
Ta silhouette et ta posture, ton mouvement, est le signal qui parle de ce que…
Tu es. Tu penses. Tu peux.
Le pas certain de ce où je veux aller… ? Les pieds qui ne traînent jamais… ? – c’est ça, qui a éveillé l’agression de cet Homme à l’œil dans le brouillard et dans les haillons de clochard… ? Les clochards: c’était pourtant eux, parmi toutes les particularités de la France, que je voulais connaître le plus quand je suis venue à ce pays – car dans ma naïveté je les pensais le plus sincères, les plus courageux, le plus attirants humainement.
Shit, ta faute… ! – je me dis aujourd’hui. – En vrai, ils ne sont que les faiblards : ils n’avancent pas, ils sont dressés comme tous les autres, leurs âmes ne sont que le produit d’un training assommant…
En court – tout ce qui dérange et éveille l’agressivité de l’Homme qui me suit, pas à pas, ce sont les choses qu’il aurait pu avoir aussi – s’il n’était pas tellement bien dompté (donc : s’il ne s’aurait pas laissé de dompter) par l’appareil de l’assistance-domptage de son pays, qui sait très bien comment le faire.
Intéressant est de dire, que tout ça en plus – dont l’Homme pense, en étant convaincu, que je l’ai – je ne l’ai pas. Curieux, n’est ce pas… ? Je n’habite pas des Champs-Élysées, je n’ai pas des propriétés terriennes, compte gonflé en banque, et je ne m’habille pas chez les grands  couturiers.
Je me suis habituée déjà, dans une période la plus infernale où les Droits Fondamentaux m’étaient refusés au pays des libertés (les droits dont eux tous, les clochards aux papiers et les mignons, jouissaient comme on jouit de la chose naturelle, jamais mise en question et sans même avoir la conscience quel grand est l’avantage qu’on a) que les mendiants français et les loosers français me regardaient toujours et inchangeablement, avec cet œil de revendication et d’hostilité : comme si convaincus que je doive leur donner l’argent. À l’époque, ils ont dû sans doute penser que je les cachais dans mes semelles, le système et la situation étant beaucoup plus rentables et intéressants pour eux-mêmes. Je me suis habituée aux regards des chiens prêts à l’attaque, des carlins humbles, léchant la main qui les nourrit même si ce soit avec une merde, et qui aboient si ceux qu’ils considèrent pour les « maîtres » passent sans s’arrêter – … mais ça, c’est trop, ça dépasse tout.
Car, l’Homme, sans doute assisté par le système car il est français, hurle encore et encore :
– « Tu te crois aux Champs-Élysées…?! »
– « JE TE MÉPRISE… ! TU NE TE MÊME IMAGINES PAS COMBIEN JE TE MÉPRISE… ! »
– « Tu as tout faux… ! Tu n’as rien de vrai sur toi, tu as tout faux… ! »
(Pour l’information, je n’ai rien de faux : ainsi ma bouche et mon nez que mes fesses sont sculptés par la nature et pas par une intervention chirurgicale).
– …- « JE… TE… MÉPRISE… ! » – l’Homme n’arrête pas de clamer en m’invectivant, sa frustration le remplit entièrement, et remplit tout le quai.
Si tu savais, Homme qui ne fais rien – et qui as pourtant toutes les libertés, toutes les faveurs et tous les soutiens pour que tu puisses Faire ce que tu veux – si tu savais, combien moi, je te méprise de ma part, et combien mon mépris est plus immense, plus insondable et plus inéluctable que le tien.
Car tu Peux Faire – et tu choisis d’invectiver celles qui luttent – et hormis de ça, tu ne fais rien.

GTexte & photos (Quetta-Pakistan, Teheran-Iran, Amritsar-Inde, Istanbul-Turkey):
BALLADYNA DE TEMPÊTE / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, Paris, 8 MARS 2013
/Sauf de l’image de la publicité de F. Hollande (par AFP).
Photo « Lilith Guerrière »: F. Benveniste

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NOTE : Ce texte n’est qu’un essai, dans lequel ont été signalés plusieurs points et les sujets distincts, qui exigeraient pourtant d’être approfondis et développés pour plus d’exhaustivité. Il peut aussi bien être lu comme l’aveu de la désolation de celle qui, malgré les discriminations existantes et bien évidentes dans toutes les sociétés, d’aujourd’hui et du passé – se croyait pourtant pouvoir être sans sexe pour la loi. La Femme qui croyait aussi que par la seule force de l’âme et d’esprit – on peut créer sa réalité en traitant avec l’arrogance l’état dégueulasse – et bien organisé ainsi – de celle-là. Il est quand même affligeant, devoir admettre que les choses dont on se croit plus fort, ou qu’on croit ne pas existantes – existent bien, et qu’elles nous font trop sentir les conséquences. Comment ne pas parler alors – de ce qui depuis qu’existe cette terre et les sociétés des humains – est bas, ignoble et primitif. Trop primitif pour le sous-estimer/.
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* Vivante marchandise (pol.) – le phraséologisme employé pour nommer les personnes vendues comme les esclaves, et associé plutôt avec le marché des humains noirs en Amérique avant l’abolition. Il est accablant de se rendre compte que toute la dite abolition à l’époque n’a pas beaucoup changé dans le non-statut humain des femmes qu’on a « libéré » à l’occasion de libérer leurs compatriotes.
** Entretien avec Françoise Héritier, par Philippe Petit « Oui au mariage homosexuel, non à la gestation pour autrui » (Marianne, 4 Février 2013).
*** Citation : article concernant « Une chambre à soi » de Virginia Woolf (Wikipedia).
**** Patriarcal : adj m – ancestral, familial, domestique, antique, plésiomorphe, héréditaire, parental ; antonyme : actuel, neuf (http://dictionnaire.reverso.net).
***** Sites « Une Femme – un toit » : http://www.associationfit.org), Re-Belles : http://re-belles.over-blog.com/

****** Cécile de France, dans l’interview « La Reine de France » par Romain Thoral (« Illimité – le magazine des cinémas UGC », n° 219 – février 2013).
******* Diamanda Galas, in : « Re/Search: Angry Women anthology of interviews », in 1991.

« FRANCHIR LES MURS DE VERRE ».
LES MOTS COMME ARME

/Le texte diffusé ici était écrit et destiné pour le journal « France NET Infos ». Sa publication ne pouvant pas s’effectuer jusqu’à ce moment suite des problèmes techniques, je l’édite sur ces pages/.

« Pays de lettres, la France d’aujourd’hui gravite autour d’une actualité politique sans grand intérêt, noyée dans une relative médiocrité sur le plan des idées » – tels sont les premiers mots du « Manifeste Universel pour la Démocratie Citoyenne », qui viennent de sortir chez « Editions Men3 » (« Maison d’édition nouvelle génération »).
Le « Manifeste », dans lequel on peut lire comme les mots de prologue, que « La démocratie du XXI siècle sera citoyenne ou ne sera pas », est un préambule à l’ensemble des quatre ouvrages : essais intitulés « Franchir les Murs de Verre ».

Franchir les Murs de Verre

À l’opposé de la servitude et de la lâcheté

– J’utilise les mots comme arme, bras de leviers et matériaux pour construire les fondations d’un nouveau socle sociétal que je juge impérieux – dit Monthome, l’auteur des ouvrages. – Je n’agis pas en faveur d’intérêts personnels, des contemporains suiveurs, des collaborants, des poco* et autres servants du système (pour lesquels, je suis d’accord, on devrait appliquer un minimum de réciprocité à titre de leçon d’humanité) mais pour orienter vers le discernement et le challenge personnel menant à l’opposé de la servitude et de la lâcheté, c’est-à-dire vers l’aboutissement de soi.
Sur cette base – est né le livre.
Le but de cet article n’est pourtant pas de présenter le livre entier, mais – à l’occasion de « Opus 1 » de l’ouvrage (intitulé : « Comment le système détourne l’esprit de la démocratie ») parler de la conscience des individus et de la société : la conscience qui d’une part – semble honorablement devenir de plus en plus générale, mais qui en même temps laisse toujours s’escroquer et de se duper par certaines sociotechniques usitées par les pouvoirs politiques, certaines manipulations dialectiques et les eristic operations.
Mais d’abord, la note de quelques points du « Manifeste » – introduction aux ouvrages – qui méritent la considération. Voilà quelles sont les propositions évoquées par l’auteur, pour que la société du XXI siècle puisse exister basée sur le fondement juste et sans abus multiples.
Pour que les pouvoirs politiques ne puissent plus abuser de personne, Monthome propose les règles des :

Inversion des pouvoirs, différenciation, horizontalité, possibilité de choix.

– « Tous les acteurs mandatés du système (élus, politiques, technocrates, fonctionnaires, agents…) ont l’obligation de se soumettre à la surveillance des citoyens (et non le contraire) » – on lit dans l’ouvrage.
Et aussi, toute personne « doit pouvoir profiter d’un maximum d’équité, de légitimité, de respect, d’écoute et de transparence en provenance du régime et du système en place, dès lors que celui-ci agit dans le respect des valeurs de la démocratie ».
« Quiconque produit de la critique, de la manipulation, du pouvoir, de la prédation, du rapport de force, de la contrainte, des actes répréhensibles, peut et doit être impliqué dans un processus de réciprocité à son encontre. La réciprocité appliquée de manière légale ou légitime doit s’apprécier comme une forme équitable de contre-mesure, ou de contre-pouvoir, destinée à rééquilibrer les situations de rapport de force, de domination de l’homme sur l’homme et/ou de soumission dans un cadre de hiérarchie verticale. Tout citoyen adulte et abouti doit ainsi pouvoir sortir du cadre de la tutelle, de l’autorité et de la hiérarchie imposée en privilégiant, à la place, le recours constant à des règles d’horizontalité ».
« Toute loi, réforme, mesure, offre politique et publique, doit être obligatoirement conjuguée au pluriel avec a minima 1 ou 2 possibilités alternatives de choix ou d’options, sous réserve d’application du principe de réciprocité. En démocratie, la liberté de choix devient la pierre angulaire de toutes les autres formes naturelles d’expression et de libertés individuelles ».
Le dernier principe de Monthome, que j’évoque à l’occasion de cet article, est celui du

Non au monopole du pouvoir

– « Tout régime politique, parti en place et naturellement ses représentants, n’ont plus aucun monopole de pouvoir, ni rente de situation, ni possibilité de carriérisme dans la représentation » – affirme le nouvel auteur.

Changer l’ordre de ce monde

Tout cela – ainsi les principes eux-mêmes que le fait d’avoir écrit cet ouvrage complet – est remarquable et mérite l’attention, autant plus grande que c’est depuis pas longtemps que la réflexion sur le système et les rouages des régimes politiques est devenue un sujet sur lequel il est admis de discuter en forme des livres aux citoyens engagés, qui en plus s’y mettraient avec la claire intention et la conscience qu’il est possible de changer l’ordre de ce monde. Et quand je dis admis, je veux dire admis réellement, et pas exclusivement en théorie, et admis aux membres de la société eux-mêmes (jusqu’à il n’y a pas longtemps, le droit, le pouvoir de définir et de nommer certaines choses, de proposer les idées et de formuler les conclusions – en bref : faire la description écrite de la réalité et de s’autoriser à exposer les résolutions en forme d’un essai ou un livre imprimé – était réservé soit aux certains individus homologués, soit… exactement à ceux qui contrôlaient le système.
Le titre de l’Opus 1 de l’ouvrage « Franchir les Murs de Verre » : « Comment le système détourne l’esprit de la démocratie » est pourtant symbolique pour qu’on puisse se rendre compte de ce changement, en laissant deviner que le temps où seulement certains avaient le droit à la voix, est irrévocablement passé.
La pensée nouvelle alors. Et les nouveaux auteurs, qui n’hésitent pas de faire décoller leur pensée et de voler jusqu’aux territoires où le faire… exige le courage.
Et pourtant…
Même chez les auteurs les plus conscients il reste, que leur pensée est formée par
certaines croyances, convictions et certitudes, celles qui – considérées pendant toute la vie des auteurs comme les vérités incontestables – n’arrivent toujours pas à trouver de leur place parmi les dogmes à changer.
Les auteurs eux-mêmes n’ont pas d’idée de les contester : car comment contester ce qui était normal et qui – toujours pour eux et leur semblables – faisait la partie de la réalité : la partie qu’ils considéraient comme innée ?
Les nations. Les frontières des pays. Le monde dans lequel c’est une autorisation extérieure, des pouvoirs quelconques, un papier – qui statuent si on est citoyen ou pas, humain – ou pas. Le monde dans lequel le travail pour l’autre – celui qui possède le capital – est le moyen puissant de l’avilissement de l’autre : celui qui n’a pas droit à la citoyenneté, celui qui n’appartient pas.
Ce monde-là – malgré tous les efforts des gouvernements pour arrêter le processus – est en train de se dévaloriser, et ses principes – lentement mais irrévocablement commencent faire la partie du passé.
L’auteur du Manifeste et des quatre ouvrages nous parle cependant sur le changement toujours en considérant ces entités : nation, l’État, la société (seulement de ceux qui y appartiennent, de ceux qui ont une autorisation…) – pour innées et fondamentales.

Paradoxe des exclusions invisibles

Et pourtant, aujourd’hui, si on parle de tels sujets comme la nation, les droits égaux pour les citoyens, on ne peut pas de le faire sans se poser la question sur qui et quoi réellement on parle, vu qu’il y a les pays sur cette terre, où pour les citoyens – donc humains – sont considérés que 3/4 de tous les individus qui normalement devraient en avoir droit : car de ce que je sais le droit à être humain, cela se doit à chacun.
On arrive ici au paradoxe qui définit tout le mécanisme de l’invisibilité des exclusions.
Le clou… ? De toutes les exclusions, les auteurs qui veulent s’en opposer, parlent ayant cependant déjà certaines exclusions codées dans la tête, comme l’état des choses indiscutable.
Et, de l’autre côté, on s’en fiche des exclus, n’est ce pas… ?
Le motif d’écrire, et le sujet qui semble d’être un des plus importants de l’ouvrage de Monthome, était pourtant réfléchir sur ce comment construire la société égalitaire, dans lequel chacun citoyen serait en certain sens égal à l’autre.
Malheureusement, dans cet ouvrage, comme dans beaucoup d’autres, chacun – signifie encore toujours appartenant à la « nation ».
La démocratie – et la vie digne tout court – est donc toujours encore prévue pour seulement certains qui vivent sur un territoire de la terre : seulement, on ne peut pas ne pas se demander, quoi se passerait avec ceux, qui pour les citoyens – dont pour les humains – ne sont pas considérés par nos organes politiques rétrogrades?
Les « nations » : elles sont en train de disparaître, les messieurs. Au moins dans le sens dans lequel on les apercevait avant.
Le mot pays, et les pays eux-mêmes – sont en train de changer leur définition.
Et les structures d’État… ?
De quoi on parle… ? Il est très probable que les États, comme on les comprend aujourd’hui, bientôt n’existeront pas… !

Être respecté – seulement entre ses frontières.
Mais où sont-elles… ?

– « Tout citoyen disposant de l’esprit de démocratie est un personnage respectable au sein de son pays et dans la cité devant bénéficier d’une différenciation légitime des cas et des situations » – insiste Monthome. – « Il doit pouvoir profiter d’un maximum d’équité, de légitimité, de respect, d’écoute et de transparence en provenance du régime et du système en place, dès lors que celui-ci agit dans le respect des valeurs de la démocratie ».
Il n’est pas sans sens de dire, qu’aussi ce principe, autant longtemps qu’on restera à l’idéologie du pays comme à la base de la pensée politique, fera que la différenciation entre les êtres humains s’effectuera également fondée sur ce même axiome – et que la réalité confirmera qu’il sera possible d’être respecté seulement au sein de son pays.
Le principe de la différenciation est un principe très noble – mais il faut se rendre compte que d’un côté indiscutable, de l’autre côté, aujourd’hui il est justement ce principe que les pouvoirs utilisent très bien comme prétexte pour différencier certaines personnes en vue de les discriminer. Ces personnes sont ceux qu’on nomme aujourd’hui les « SANS PAPIERS » et dont les systèmes politiques exterminent sans pitié, sans pardon, et sans que quiconque crie qu’il s’agit ici d’une tuerie moderne et universelle, dont l’exercice à la façon camouflée, sans se salir les mains, est propre à notre culture qui depuis la II guerre a bien avancée.

Société globale… ? Comme si rien n’était

La réalité politique et sociale est une lutte sans fin – entre ce qui pourra être admis et reconnu par la loi comme le changement – et ce qui ne sera pas admis et reconnu suffisamment vite car autant veulent les gouvernements niant l’existence de la réelle transformation sociétale.
La transformation actuelle, dont je voulais parler dans ce texte – celle qui s’effectue depuis les décennies, et dont non-reconnaissance et non-admission par les pouvoirs politiques a pu donner déjà les millions des tragédies des individus, les innombrables suicides, les cas de folie, les délires des désespérés, les psychoses et le démantèlement de cerveaux, des corps et d’âmes – est la disparition des frontières : d’abord des contrés, ensuite des pays, jusqu’à celles des continents.
Les processus et les changements de la réalité de ce monde sont beaucoup plus promptes, et même, ils ont la forme beaucoup plus violente que les transformations que pourrait s’imaginer (et surtout les autoriser) le cerveaux humain.
Pourquoi j’ai utilisé le mot autoriser, et pourquoi j’ai mentionné la difficulté… ?
Et bien, parce que ces dits changements vont souvent au contraire des habitudes (on sait comment difficile est pour certains de s’en débarrasser) et au contraire de ce qui arrange le statistique citoyen né dans un pays, ainsi que les gouvernements et les pouvoirs.
« Le monde se rétrécit…! » Il n’y a plus de possibilité de nier ce fait, ainsi que plus de raison d’arrêter un individu né en Burkina Faso qui veut chercher son bonheur en Espagne ou au Macau… !
Plus de possibilité… ? Au moins, il le semblerait.
Il n’y a pas de raison : de dire à une personne née en Éthiopie : « Tu ne NOUS appartiens pas » si elle vient en France, comme il n’y a pas de raison de dire le même à un Français qui irait en Guadeloupe, Tunisie, New York ou Allemagne.
La société est en train de devenir une société globale : celle de la Terre – et les auteurs des essais politiques quant à ce sujet toujours encore font ambuler leur pensée dans l’ancien régime même s’ils essayent de donner l’impression de prôner le progrès.
Comme on dit, certains faits sont inimaginables. Même quand ils existent. Et le cerveau fait tout pour penser comme si rien n’était.

BALLADYNA DE TEMPÊTE

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* poco – individus politiquement corrects.
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« Franchir les Murs de Verre » et le Manifeste « Pour un XXIe siècle évolutionnaire »
Auteur : MONTHOME
Editions Men3 – Maison d’édition nouvelle génération
Livre et les séquences sont à télécharger en lecture gratuite sur : http://www.men3.fr/.