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« SARBJIT » ↓ OU: QUI CRÉE LA RÉALITÉ DE CE MONDE

 

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…Une histoire de plus montrant la réalité sadique, même perverse, du système patriarcal dans lequel tout est conçu exactement pour que ce soit ainsi.
La pensée patriarcale – c’est à dire propre aux certains mâles se sentant « valides » seulement dans la situation où ils possèdent le « pouvoir » (important à ajouter : le pouvoir sur l’autre), ainsi qu’à la grande partie des personnes féminines dressées aux comportements de la soumission les siècles durant…
Les prisons pleines des humains…
Les cages pleines des animaux…
La coercition des personnes à certains actes, à certaines vies, qu’elles ne choisiraient jamais si elles avaient la liberté : qui serait LEUR liberté, dans le monde du XXI siècle enlevée pourtant déjà aux enfants pour que les adultes apprennent la céder aux autres…
Les « bureaux des hauts bla–bla-bla », les « conseils », les « lois » putrides, indéniablement valides quand cela arrange le « pouvoir » et qui ne comptent guère, ou pas du tout, quand cela leur serait nuisible…
LES PRISONS PLEINES DES HUMAINS… !
LES CAGES – PLEINES DES ANIMAUX-ESCLAVES : À VENDRE.
LES BORDELS – PLEINS DES FEMMES-ESCLAVES : À VENDRE.
LES TÊTES DU PEUPLE – PLEINES DES ORDRES QUI, DES PERSONNES, FONT LES « OBJETS » : DE « L’EMPLOI » PAR QUI VEUT, DE L’ASSUJETTISSEMENT, ET QUI ASSURENT LEUR OBÉDIENCE, CELLE-LÀ DISSIMULÉE PAR LES ACTES LE PLUS RIDICULES DE LA SOI-DISANTE RÉVOLTE.

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Film « SARBJIT » (2016 ; réalisation : Omung Kumar)
sur Wikipedia : https://en.wikipedia.org/wiki/Sarbjit_(film)
Visionner « SARBJIT » en streaming :
http://streamay.com/15794-sarabjit.html

 

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…En regardant cette histoire – dans laquelle à un homme il arrive ce dont il ne peut pas contrôler du tout, ce dont – à partir de certain moment – il ne peut à l’aucune façon influencer, gérer de quoi que ce soit, cette pensée, que « chacun est le créateur de sa propre vie », et que chacun – comme le veulent certains « prophètes » des philosophies assez aveugles – « peut décider », et que la volonté ait la force changeant tout, et qu’il n’y ait pas de la chose plus puissante, plus forte, que la décision… me revienne.
…Et ainsi est quand je pense de toutes ces fillettes, vendues dans les mains des bourreaux déjà à leur première enfance, contre quelques milles des dollars ou d’euros, ou traitées dans leurs propres « familles » comme les choses ou les vaches, et ainsi est quand je pense de tous les enfants endoctrinés à la guerre, ou à qui – à l’âge des 7 ou 8 ans – on apprend de tuer, si ce soit dans les cités, dans les villages ou si ce soit aux boucheries, et ainsi est quand je pense des personnes vivant sur les terres des carnages (les mêmes « prophètes » qui disent que chacun « décide » de sa vie construisent bizarrement les barrages à leurs frontières quand les personnes des terrains visés par les bombes tentent désespérément y passer…).
…Et ainsi est quand je pense des milliers des emprisonnés : de tous les pays, dans les cages, baraques, prisons, par les « pouvoirs » politiques, ceux-là toujours sordides, et qui l’ont planifié bien ou – plus souvent que cela semble d’être imaginable – qui « se sont trompées » (les « pouvoirs » politiques, toujours sordides, faites des individus les plus opportunistes et les plus lâches car c’est cela qui les fait d’« accéder » à certains « rôles », ne prennent jamais de la responsabilité de leurs décisions ni de leurs actes : au moment d’en être menacés, leur comportement est infantile, comme celui d’enfants, honteusement et avec zélé niant leurs actes au lieu de les assumer, « annulant » les paroles, dissimulant les signatures, cachant les actions, en continu, en continu, en continu… Sarbjit, qui sort de la prison après ses 4, 7, 15 années, y retournera toujours, il y mourra, il ne sortira jamais… !)

Et, quand j’y pense – de toute cette aveuglerie, de toute cette myopie, du regard allant stupéfiement pas loin, , car pas au-delà de leurs propres nez, des apôtres du « chacun – CHACUN… ! – crée sa vie, là et maintenant » et qui osent de le dire comme si toute la « création » se déroulait en « néant », en vacuum total, en indépendance de l’entourage, dès premières années des personnes, des écorchement de la liberté des humains sur lequel le système de cette Terre est fondé, des emprisonnements planifiés, irresponsables, par les« pouvoirs » politiques sordides de tous les genres, du karma, des décisions précédentes, ne venant pas de cette vie-là, et en indépendance des circonstances… je pense aussi sur ces paroles, de kOLya San : qui tranchent, et qui font qu’il devraient cesser immédiatement toutes les discussions folles et vaniteuses concernant « la pensée et la volonté qui peuvent – soi-disament – tout » :

« …Je partage la réflexion d’un monde complètement fou, 
où beaucoup de personnes subissent, 
ne pouvant faire autrement, 
et quand j’évoque mon liberté de choix, 
c’est aussi en conscience du monde alentour, 
pour saisir ces instants « où nous sommes heureux », 
ils sont courts, ils faut les vivre, pleinement… »
(kOLya San) 

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BALLADYNA ↑ NOVEMBRE 2016
Photographies:
Film « SARBJIT » (drame biographique réalisée par Omung Kumar, India 2016).

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« RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE ». QUELQUES MOTS SUR LA RESPIRATION DANS LA SOCIÉTÉ DES ESCLAVES SANS MENOTTES

 

« LE FEU
EN TOI
NE MOURRA, JAMAIS
…TES CHEVEUX NE VONT JAMAIS S’ÉTEINDRE.
RESPIRE
RESPIRE
RESPIRE
CONTRE LES TENTATIVES DE CEUX QUI VOUDRAIENT TE VOIR MOURIR
CONTRE LES TENTATIVES DES BOURREAUX
CONTRE CE QU’ON TE DISE ET CE EN QUOI ON VEUT TE FAIRE CROIRE
RESPIRE…!
RESPIRE…!
RESPIRE…!

S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE…
RESPIRE…!

S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE…

MAIS…
RESPIRE 

RESPIRE
RESPIRE… !!!
TES CHEVEUX NE VONT JAMAIS S’ÉTEINDRE…

RESPIRE… ! »

 

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« RESPIRE » – chanté comme une déclaration individuelle, comme un manifeste et un constat : d’être décidé à tout s’il s’agit de se battre et de défendre sa liberté – est aussi le song appelant à quelque chose dans le sens plus général.
Une révolution… ? Qu’est ce que c’est d’autre – si on crie aux gens : « Vous pouvez vous battre », « Vous pouvez : de ne pas laisser qu’on vous écrase », « Vous avez – les Droits »… ?
Droits Fondamentaux – qu’aucun gouvernement ne devrait être en mesure de vous prendre, en vous niant par cela comme l’humain… ?
Le song – le sang.
La révolution – quoi que vous ne compreniez en entendant ce mot, et quel que soit le niveau de votre compréhension.
Je m’en suis rendu compte de cela un peu plus tard que le song était écrit.
Il était écrit comme un cri venant de mes propres vécus, de mes propres expériences : car oui, on a effectivement essayé de me tuer, même si lentement ; vos gouverneurs voulaient de me voir morte – ou au moins avilie, privée des droits à être humaine, privée des droits qui se nomment fondamentaux – et puis, ne faisant pas du « problème » aux « pouvoirs », aux législateurs-menteurs ni aux exécuteurs des ordres qui comptent pour ces derniers plus qu’une vie.
« RESPIRE » – je l’ai écrite et hurlé après – comme le cri tiré de mes propres expériences, très concrètes, qui m’ont permis de me rendre compte des choses inapercevables pour tous car bien cachées par le législateur, par l’executioner, des choses inimaginables pour ceux qui respirent, et des choses ignobles qui existent malgré être inconcevables.
Et cette conscience – qu’à part de crier à partir des expériences et de mon vécu, qui n’aurait rien du traumatique si pas la politique et la « loi » qui (au pays européen prétendant – à la façon risible, on en est d’accord – que sa culture soit basée sur les valeurs venant du passé révolutionnaire) statue et légitime l’extermination lente des « pas autorisés à avoir une vie »…

…À sentir – quoi que ce soit, à rire, sourire ou à aimer. À ne pas être utilisés, exclus, chassés, traités comme les choses ou comme les êtres non-existants car « cette terre ne leur appartienne pas : cette terre – est : à nous ». C’est qui : « nous » pourtant… ? Vous me parlez sur vos étiquettes et votre drapeau… ? Ne voyez-vous pas que ce drapeau ne signifie plus rien à part de la honte… ? Ne le voyez vous pas… ? Vraiment… ?
V r a – i m e n t… ?
…Cette conscience donc – elle m’est venue les mois ou peut-être les années après l’écriture du chant. Peut-être c’était deux ans après sa première présentation au « Langage des Viscères » aux Trois Baudets à Paris… ? À la fin de mon séjour à l’enfer… ?
Conscience : qu’en criant de mon propre vécu, ma propre décision, inconditionnelle, de me prendre la liberté et de la prendre sans cesse, sans jamais hésiter, arrêter, chaque moment –

je cris d’une chose ayant le sens plus vaste encore.
Je crie à tous.
Cette conscience m’était venue avec encore plus de force ce jour où je passais à côté d’une affiche, collée dans le long couloir du métro. L’affiche du genre dont il y a de moins en moins dans la masse de ce qui se colle sur les murs de ce monde, les « œuvres » hideuses et horribles, qui parlent de la vente et incitent aux achats, si ce soit des corps animaliers ou si ce soit de la chair humaine. Ce que j’ai vu était pourtant une affiche différente de ceux-là. Il s’agissait d’un expo.

– « BREATHE… ! » – criaient les lettres, et qui elles-mêmes avaient l’air hurlant.
Et c’est en ce moment, que j’ai pensé : que tout ça a une liaison indéniable – dont il n’est pas possible de ne pas constater ni en avoir la conscience.
J’étais en train de courir pour – comme on le dit encore – « assurer une prestation ».

Une prestation pécuniaire : dont on parle également « le travail » et dont – malgré que l’esclavage est la chose honteuse – certains crétins en sont fiers.
Depuis le premier moment, en attendant le RER, quand j’ai regardé les gens autour – j’ai eu en moi cette pensée inchassable. Voilà la civilisation des esclaves. Des serfs, des captifs – et qui même ne se rendent pas de compte de ce combien l’ordre dans lequel ils vivent sans vie – l’ordre qu’on leur impose – est pervers et cruel.
Donc à changer, et ce immédiatement.
Pervers.
Pervers.
Pervers.
Esclaves qui en souffrent.

(Ne vous souffrez pas, peut-être, en vous levant chaque matin, dans vos bâtiments du béton quadruples pour aller aux lieux où on vous prend vos vies, vos années, vos mois et vos heures, contre votre autorisation de sur-vivre, pour que vous payiez votre place sur cette terre… ? Car bien… il faut payer… !
Mais payer… – à qui… ?)
Esclaves qui en souffrent – mais qui font « la carrière »… !
Au moins, ils se le disent, pour que leurs cervelles ne disjonctent, et pour qu’ils ne se retrouvent pas les fous à lier.
(« On a besoin des slaves, n’osez pas à devenir fous… ! »)
Esclaves qui en souffrent.

…mais qui n’ont même pas de la conscience de cette perversité qui est devenue une règle.
Esclaves – appris pendant les siècles que leur esclavage soit une raison de se sentir fiers, indoctrinés pour croire que leur status des prisonniers des « maîtres » – soit une base du contentement des êtres assujettis et écorchés…
Huit heures ou neuf heures du matin. Normalement, ce n’est pas l’heure où un humain, un être vivant tout court, sentirait quoi que ce soit qui ressemblerait à un instinct naturel de se mettre à « bosser » pour l’autre (« bosser » pour soi-même, créer selon son envie, suivre sa passion, c’est l’autre chose : mais la chose dont justement nous ne parlons pas ici).

Prendre le métro, manger en vitesse, en courant dans les passages entre les rames dans le transport pour les esclaves…
S’asservir (disons-le clairement et sans euphémismes).
Mais voilà – après cette première violation de ce qui est naturel, après avoir forcé les individus à cet esclavage de couper leu sommeil, de se déplacer pour suivre les ordres (à ceux qui attendent le RER, ou le métro, au matin, ayant les visages pales avec les restes du sommeil qui s’y dessine… il manque des menottes sur les mains pour que la photographie puisse être fiable) – il y a une autre… !
Toute l’industrie est là… !
Les vendeurs du café et des petits pains sucrés (si les esclaves avaient la liberté de ne pas être ici et à ces horaires, ils n’en achèteraient pas du tout de ce shit…  En plus, ils dormiraient encore… Mais là, les « propriétaires » ont eu une bonne astuce aussi. Le glucose contenu dans le shit vendu va direct dans le sang des personnes, l’esclave réagit donc toute de suite : cela le réveille pour les premières heures et fait de se sentir dynamique même celui qui ne dormait pas suffisamment. Après, vers midi, il faudra que les propriétaires de vos corps inventent une autre chose – de là – la pause déjeuner… Voilà vous de nouveau opérationnels… ! Pardon, je voulais dire : dirigeables…), les boulangers, les pâtisseurs, qui avec leurs produits à l’odeur qui réveille et la formule qui fait ainsi…
Servent, eux aussi.
Et puis, les psys… ! « Qu’est ce qu’il ne va pas, mon petit monsieur… ? Vous avez la difficulté de rejoindre le système… ? Ah, ah-ah : le système, qui vous veut pourtant teeeellement du bieeeen… ! Vous n’allez pas bien donc, dites… ? » Ceux-là, plus esclavés encore que les esclaves dont les âmes ils « soignent » par un lavage des cervelles bien pensé, se mettent au travail après toutes les violences que les individus ont subi au préalable.

« La faute, l’erreur – est en vous, les fous… ! »
Combien d’années on peut se lever à l’heure indiqué par un « maître », pas par votre propre corps, combien des nuits se coucher tôt car il faut aller à la boîte (cage, prison, etc.) tôt aussi, et combien des mois il est possible de faire ce que veut de toi quelqu’un autre… ?
Combien des semaines – sans faire de ce que tu rêves de faire, toi-même… ?
N’es-tu pas encore fou, toi, dis… ?
…Il hoche les épaules.
– « Pourrais-je vraiment vouloir quelque chose, moi-même… ? » – il dit. – « Pourrais-je – avoir ma vie, qui soit libre… ? »

 

***

 

Encore une chose : dans le système de l’esclavage tellement bien organisé, dans l’ordre actuel, « le mieux » vit celui qui s’esclave également « le mieux ». Laissons ici à côté l’ambiguïté de ce qui signifient les mots « le mieux » : le mieux – est surtout de souffrir le moins, de ne jamais perdre de son toit, et de ne jamais être vendu avec sa chair contre certains droits basiques que les autres ont sans condition.
Car oui, même parmi les esclaves il y a les différences. Ainsi, l’ordre ignoble est maintenu et persistant. Les propriétaires savent bien jouer : la plupart des servants peuvent vivre dans l’esclavage jusqu’à la fin de leurs vies, sans rébellion ni révolte, comme les chiens habitués à une laisse   – pendant que les autres n’ont que aboyer de la souffrance ou de mourir sur le champ.
Ceux donc qui s’esclavent « le mieux »…
…Portent les costumes bien brillants et s’en vont chaque six mois aux vacances… !
Mais leur souffrance est répartie aux milliers des matinées : des réveils violents à l’aube, visages pales, l’air des soldats à qui il manque que des carabins ou des menottes pour une belle image.
Esclaves privilégiés – comme plein – qui n’ont même d’un ombre de doute que tel est leur sort, tel est le système et l’ordre – et qu’il n’y a pas de salut, ni pour eux, ni pour les autres.
– « Notre vie – n’est pas pour nous… ! »
Car il n’y a pas de l’autre monde.

 

***

 

Vu la soumission de la race humaine, il n’y a pas de l’autre monde.
Il est vrai : il n’y a pas. Et il n’y aura point : tellement longtemps que vous vous soumettriez en attendant des ordres.

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BALLADYNA IN THE STORM : « RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE ». QUELQUES MOTS SUR LA RESPIRATION DANS LA SOCIÉTÉ DES ESCLAVES SANS MENOTTES. PHOTOGRAPHIE: STÉPHANIE VIEUXBLÉ (DU PERFORMANCE DU SONG « RESPIRE…! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE » PENDANT « LE LANGAGE DES VISCÈRES » AUX TROIS BAUDETS À PARIS EN OCTOBRE 2011. SOIRÉE ORGANISÉE PAR AMINE BOUCEKKINE. VIDÉO DE LA PERFORMANCE – ENREGISTRÉE PAR CÉDRIC BARBIER – EST ACCESSIBLE ICI: http://youtu.be/AidBErRId3E?list=UUmmUd29OlO1NGD_fqGMJ5YA / LE SONG « RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE » EST TÉLÉCHARGEABLE AVEC L’ALBUM « SABBATH. THE BIRTH OF THE WITCH » OU SÉPARÉMENT – CONTRE LE PRIX LIBRE OU CONTRE UNE RÉFLEXION SÉRIEUSE SUR LA POSSIBILITÉ DE LA RÉVOLTE: http://balladyna.bandcamp.com/track/respire-sil-le-faut-avec-un-couteau-dans-ta-poche-breathe-if-the-need-with-a-knife-in-your-pocket