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« RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE ». QUELQUES MOTS SUR LA RESPIRATION DANS LA SOCIÉTÉ DES ESCLAVES SANS MENOTTES

 

« LE FEU
EN TOI
NE MOURRA, JAMAIS
…TES CHEVEUX NE VONT JAMAIS S’ÉTEINDRE.
RESPIRE
RESPIRE
RESPIRE
CONTRE LES TENTATIVES DE CEUX QUI VOUDRAIENT TE VOIR MOURIR
CONTRE LES TENTATIVES DES BOURREAUX
CONTRE CE QU’ON TE DISE ET CE EN QUOI ON VEUT TE FAIRE CROIRE
RESPIRE…!
RESPIRE…!
RESPIRE…!

S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE…
RESPIRE…!

S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE…

MAIS…
RESPIRE 

RESPIRE
RESPIRE… !!!
TES CHEVEUX NE VONT JAMAIS S’ÉTEINDRE…

RESPIRE… ! »

 

D-luminositeetcontrastechangesparmoi

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

« RESPIRE » – chanté comme une déclaration individuelle, comme un manifeste et un constat : d’être décidé à tout s’il s’agit de se battre et de défendre sa liberté – est aussi le song appelant à quelque chose dans le sens plus général.
Une révolution… ? Qu’est ce que c’est d’autre – si on crie aux gens : « Vous pouvez vous battre », « Vous pouvez : de ne pas laisser qu’on vous écrase », « Vous avez – les Droits »… ?
Droits Fondamentaux – qu’aucun gouvernement ne devrait être en mesure de vous prendre, en vous niant par cela comme l’humain… ?
Le song – le sang.
La révolution – quoi que vous ne compreniez en entendant ce mot, et quel que soit le niveau de votre compréhension.
Je m’en suis rendu compte de cela un peu plus tard que le song était écrit.
Il était écrit comme un cri venant de mes propres vécus, de mes propres expériences : car oui, on a effectivement essayé de me tuer, même si lentement ; vos gouverneurs voulaient de me voir morte – ou au moins avilie, privée des droits à être humaine, privée des droits qui se nomment fondamentaux – et puis, ne faisant pas du « problème » aux « pouvoirs », aux législateurs-menteurs ni aux exécuteurs des ordres qui comptent pour ces derniers plus qu’une vie.
« RESPIRE » – je l’ai écrite et hurlé après – comme le cri tiré de mes propres expériences, très concrètes, qui m’ont permis de me rendre compte des choses inapercevables pour tous car bien cachées par le législateur, par l’executioner, des choses inimaginables pour ceux qui respirent, et des choses ignobles qui existent malgré être inconcevables.
Et cette conscience – qu’à part de crier à partir des expériences et de mon vécu, qui n’aurait rien du traumatique si pas la politique et la « loi » qui (au pays européen prétendant – à la façon risible, on en est d’accord – que sa culture soit basée sur les valeurs venant du passé révolutionnaire) statue et légitime l’extermination lente des « pas autorisés à avoir une vie »…

…À sentir – quoi que ce soit, à rire, sourire ou à aimer. À ne pas être utilisés, exclus, chassés, traités comme les choses ou comme les êtres non-existants car « cette terre ne leur appartienne pas : cette terre – est : à nous ». C’est qui : « nous » pourtant… ? Vous me parlez sur vos étiquettes et votre drapeau… ? Ne voyez-vous pas que ce drapeau ne signifie plus rien à part de la honte… ? Ne le voyez vous pas… ? Vraiment… ?
V r a – i m e n t… ?
…Cette conscience donc – elle m’est venue les mois ou peut-être les années après l’écriture du chant. Peut-être c’était deux ans après sa première présentation au « Langage des Viscères » aux Trois Baudets à Paris… ? À la fin de mon séjour à l’enfer… ?
Conscience : qu’en criant de mon propre vécu, ma propre décision, inconditionnelle, de me prendre la liberté et de la prendre sans cesse, sans jamais hésiter, arrêter, chaque moment –

je cris d’une chose ayant le sens plus vaste encore.
Je crie à tous.
Cette conscience m’était venue avec encore plus de force ce jour où je passais à côté d’une affiche, collée dans le long couloir du métro. L’affiche du genre dont il y a de moins en moins dans la masse de ce qui se colle sur les murs de ce monde, les « œuvres » hideuses et horribles, qui parlent de la vente et incitent aux achats, si ce soit des corps animaliers ou si ce soit de la chair humaine. Ce que j’ai vu était pourtant une affiche différente de ceux-là. Il s’agissait d’un expo.

– « BREATHE… ! » – criaient les lettres, et qui elles-mêmes avaient l’air hurlant.
Et c’est en ce moment, que j’ai pensé : que tout ça a une liaison indéniable – dont il n’est pas possible de ne pas constater ni en avoir la conscience.
J’étais en train de courir pour – comme on le dit encore – « assurer une prestation ».

Une prestation pécuniaire : dont on parle également « le travail » et dont – malgré que l’esclavage est la chose honteuse – certains crétins en sont fiers.
Depuis le premier moment, en attendant le RER, quand j’ai regardé les gens autour – j’ai eu en moi cette pensée inchassable. Voilà la civilisation des esclaves. Des serfs, des captifs – et qui même ne se rendent pas de compte de ce combien l’ordre dans lequel ils vivent sans vie – l’ordre qu’on leur impose – est pervers et cruel.
Donc à changer, et ce immédiatement.
Pervers.
Pervers.
Pervers.
Esclaves qui en souffrent.

(Ne vous souffrez pas, peut-être, en vous levant chaque matin, dans vos bâtiments du béton quadruples pour aller aux lieux où on vous prend vos vies, vos années, vos mois et vos heures, contre votre autorisation de sur-vivre, pour que vous payiez votre place sur cette terre… ? Car bien… il faut payer… !
Mais payer… – à qui… ?)
Esclaves qui en souffrent – mais qui font « la carrière »… !
Au moins, ils se le disent, pour que leurs cervelles ne disjonctent, et pour qu’ils ne se retrouvent pas les fous à lier.
(« On a besoin des slaves, n’osez pas à devenir fous… ! »)
Esclaves qui en souffrent.

…mais qui n’ont même pas de la conscience de cette perversité qui est devenue une règle.
Esclaves – appris pendant les siècles que leur esclavage soit une raison de se sentir fiers, indoctrinés pour croire que leur status des prisonniers des « maîtres » – soit une base du contentement des êtres assujettis et écorchés…
Huit heures ou neuf heures du matin. Normalement, ce n’est pas l’heure où un humain, un être vivant tout court, sentirait quoi que ce soit qui ressemblerait à un instinct naturel de se mettre à « bosser » pour l’autre (« bosser » pour soi-même, créer selon son envie, suivre sa passion, c’est l’autre chose : mais la chose dont justement nous ne parlons pas ici).

Prendre le métro, manger en vitesse, en courant dans les passages entre les rames dans le transport pour les esclaves…
S’asservir (disons-le clairement et sans euphémismes).
Mais voilà – après cette première violation de ce qui est naturel, après avoir forcé les individus à cet esclavage de couper leu sommeil, de se déplacer pour suivre les ordres (à ceux qui attendent le RER, ou le métro, au matin, ayant les visages pales avec les restes du sommeil qui s’y dessine… il manque des menottes sur les mains pour que la photographie puisse être fiable) – il y a une autre… !
Toute l’industrie est là… !
Les vendeurs du café et des petits pains sucrés (si les esclaves avaient la liberté de ne pas être ici et à ces horaires, ils n’en achèteraient pas du tout de ce shit…  En plus, ils dormiraient encore… Mais là, les « propriétaires » ont eu une bonne astuce aussi. Le glucose contenu dans le shit vendu va direct dans le sang des personnes, l’esclave réagit donc toute de suite : cela le réveille pour les premières heures et fait de se sentir dynamique même celui qui ne dormait pas suffisamment. Après, vers midi, il faudra que les propriétaires de vos corps inventent une autre chose – de là – la pause déjeuner… Voilà vous de nouveau opérationnels… ! Pardon, je voulais dire : dirigeables…), les boulangers, les pâtisseurs, qui avec leurs produits à l’odeur qui réveille et la formule qui fait ainsi…
Servent, eux aussi.
Et puis, les psys… ! « Qu’est ce qu’il ne va pas, mon petit monsieur… ? Vous avez la difficulté de rejoindre le système… ? Ah, ah-ah : le système, qui vous veut pourtant teeeellement du bieeeen… ! Vous n’allez pas bien donc, dites… ? » Ceux-là, plus esclavés encore que les esclaves dont les âmes ils « soignent » par un lavage des cervelles bien pensé, se mettent au travail après toutes les violences que les individus ont subi au préalable.

« La faute, l’erreur – est en vous, les fous… ! »
Combien d’années on peut se lever à l’heure indiqué par un « maître », pas par votre propre corps, combien des nuits se coucher tôt car il faut aller à la boîte (cage, prison, etc.) tôt aussi, et combien des mois il est possible de faire ce que veut de toi quelqu’un autre… ?
Combien des semaines – sans faire de ce que tu rêves de faire, toi-même… ?
N’es-tu pas encore fou, toi, dis… ?
…Il hoche les épaules.
– « Pourrais-je vraiment vouloir quelque chose, moi-même… ? » – il dit. – « Pourrais-je – avoir ma vie, qui soit libre… ? »

 

***

 

Encore une chose : dans le système de l’esclavage tellement bien organisé, dans l’ordre actuel, « le mieux » vit celui qui s’esclave également « le mieux ». Laissons ici à côté l’ambiguïté de ce qui signifient les mots « le mieux » : le mieux – est surtout de souffrir le moins, de ne jamais perdre de son toit, et de ne jamais être vendu avec sa chair contre certains droits basiques que les autres ont sans condition.
Car oui, même parmi les esclaves il y a les différences. Ainsi, l’ordre ignoble est maintenu et persistant. Les propriétaires savent bien jouer : la plupart des servants peuvent vivre dans l’esclavage jusqu’à la fin de leurs vies, sans rébellion ni révolte, comme les chiens habitués à une laisse   – pendant que les autres n’ont que aboyer de la souffrance ou de mourir sur le champ.
Ceux donc qui s’esclavent « le mieux »…
…Portent les costumes bien brillants et s’en vont chaque six mois aux vacances… !
Mais leur souffrance est répartie aux milliers des matinées : des réveils violents à l’aube, visages pales, l’air des soldats à qui il manque que des carabins ou des menottes pour une belle image.
Esclaves privilégiés – comme plein – qui n’ont même d’un ombre de doute que tel est leur sort, tel est le système et l’ordre – et qu’il n’y a pas de salut, ni pour eux, ni pour les autres.
– « Notre vie – n’est pas pour nous… ! »
Car il n’y a pas de l’autre monde.

 

***

 

Vu la soumission de la race humaine, il n’y a pas de l’autre monde.
Il est vrai : il n’y a pas. Et il n’y aura point : tellement longtemps que vous vous soumettriez en attendant des ordres.

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BALLADYNA IN THE STORM : « RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE ». QUELQUES MOTS SUR LA RESPIRATION DANS LA SOCIÉTÉ DES ESCLAVES SANS MENOTTES. PHOTOGRAPHIE: STÉPHANIE VIEUXBLÉ (DU PERFORMANCE DU SONG « RESPIRE…! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE » PENDANT « LE LANGAGE DES VISCÈRES » AUX TROIS BAUDETS À PARIS EN OCTOBRE 2011. SOIRÉE ORGANISÉE PAR AMINE BOUCEKKINE. VIDÉO DE LA PERFORMANCE – ENREGISTRÉE PAR CÉDRIC BARBIER – EST ACCESSIBLE ICI: http://youtu.be/AidBErRId3E?list=UUmmUd29OlO1NGD_fqGMJ5YA / LE SONG « RESPIRE… ! S’IL LE FAUT – AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE » EST TÉLÉCHARGEABLE AVEC L’ALBUM « SABBATH. THE BIRTH OF THE WITCH » OU SÉPARÉMENT – CONTRE LE PRIX LIBRE OU CONTRE UNE RÉFLEXION SÉRIEUSE SUR LA POSSIBILITÉ DE LA RÉVOLTE: http://balladyna.bandcamp.com/track/respire-sil-le-faut-avec-un-couteau-dans-ta-poche-breathe-if-the-need-with-a-knife-in-your-pocket

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L’ÉTAT DIT… THE HERD FOLLOWS

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Il faudrait enfin cesser avec une idée très répandue, une pensée conventionnelle qui aide à camoufler la vraie réalité sociale – et pourtant présentée souvent comme une découverte aux individus* assoiffés d’être « guidés par les maîtres ». 

La pensée combien fausse et mettant les personnes dans le leurre. 
 L’idée que les « guides » les plus multiples de tous les genres et couleurs font avaler aux disciples influençables : « C’est dans ta tête – où il se passe tout ».  
« Change-toi, toute de suite, nécessairement… ! » 
« Tout va fonctionner – et tu pourras tout ». 

***

Ce n’est pas ce qu’on a « dans la tête », qui décide de ce qui nous entoure**. 
C’est ce qui nous entoure – qui décide de ce que l’on a « dans la tête » et de ce que nous sommes.

Du premier jour.
Au dernier jour.

Ce n’est pas ce que les gens ont « dans les têtes », qui décide de ce qui les entoure**. 
C’est ce qui les entoure, ce qui leur est donné par ce monde, de leurs premiers jours – qui décide de ce qu’ils « ont dans les têtes », de ce qui y « auront », et de ce qu’ils sont. 

Faut donc changer le système, si vous voulez changer les gens (au lieu de les mentir). 
Faut donner les Droits Humains – aux gens. 
AUX GENS. 
Lisez-le bien – car cela dit : À TOUS.

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PAS « DANS LA TÊTE »… ?!

Penser ainsi et prononcer les tels jugements ne plaira bien sûr pas à ceux qui se veulent les « maîtres spirituels », aux« gourous », aux « psys » éduques pour acalmer le peuple – dont le premier principe est acalmer le peuple en acalmant les individus. 
Aux mainteneurs du status quo qui vont s’y battre jusqu’à la dernière goutte de leur sueur vu que le sang ne s’y trouve plus…
Aux chiens de garde de tous les sorts, ces analgésiques des esprits en personne, aux diplômes confirmant qu’ils ont acquiert ce que l’état voulait qu’ils acquièrent, adoptés les convictions bien digérées comme les siennes, s’appropriés ce qu’il fallait bien…
Tueurs de la révolte dans son germe, dévoues à la cause de tenir le silence des personnes à tout prix, du calme social (surtout si on tue certains: the sheep should always go to the slaughter), de la paix comme la valeur première au lieu de droits à la vie digne pour tous et de la justice pour tous…
… 
Les maîtres… ? 
Ils veulent avoir les disciples, car sinon ils n’existeraient plus. 
Étant pourtant par leur définition plus lucides que leurs recrues, ils doivent se rendre parfaitement compte que pour que leur affaire existe et prospère, ils n’ont que choisir une seule option possible parmi les deux. 
Première… ? 
Faire tout pour convaincre l’individu que son monde se produit« dans sa tête » – et si jamais un malheur existe dans sa vie – forcer cette conviction comme véritable. 
Faire que la personne consacre ses forces à une « chasse aux démons intérieurs » (qui – même s’ils existent, ne sont que l’effet des vécus du jour à jour), et de l’exercer pendant les heures où le raté-malheureux se plante dans leur cabinet au lieu de vivre et d’apprendre sur ce monde par les expériences véritables et les véritables mises en danger.  
« Change your mind, you will change TOUT »… ! 

***

Une autre option est de dire de faire la révolution.  
– Faites la révolution, car en ce monde… vous ne vivez plus… ! 
Vu ce qu’il se passe autour, on peut constater en plus que c’est une seule option qui soit honnête. 
Mais cela n’est pas certifié, cela met en danger et surtout ça ne paie plus. 

***

Il est le temps d’arrêter ce travail ignoble de soumettre les personnes au système : malade, pourri, injuste, abusif, déshonorant, sexiste, vieux.   
Il est le temps pour cesser d’endoctriner les gens en castrant pour cela leurs esprits et en les berçant avec les mots des« gourous » qui apprennent que ce qu’il faut c’est « changer leurs esprits », « leurs têtes » – en bref, ce qu’ils sont – pour pouvoir de se sentir bien dans ce qui n’est qu’une merde qui pue.
Il est le temps de cesser de s’en prendre à ceux qui ne vont pas avec, ne conviennent pas, ont un papier de l’autre couleur, une âme de l’autre couler, une peau de l’autre couleur, les rêves de l’autre couleur – ou – par quelconque autre raison – qui ont été a stigmatisé par le système pour être bannis. 
Faut cesser de s’en prendre à eux si ce soit en les jetant dans les rues, essayant de les humilier, exclure, forcer à s’« insérer »comme les fragments de social puzzle contaminé par la greed, couper leurs vivres, les faire de se couper les veines, se jeter ensuite sur eux comme une horde des chiens dompteurs avec un aboiement fou – ou si ce soit en essayant de les punir aux autres façons pour leur envie de la vie pas comme agrée donc à maîtriser par un « gourou » (« assistant » , « psy ») cent fois plus fou qu’eux.
La faute n’est pas « ne pas aller avec le système » : dégradant, odieux, esclavagiste, dans lequel la soumission est une qualité et la lâcheté – une valeur.  

La faute devrait être : être trop lâche, jusqu’au ne faire de rien pour essayer de l’écraser et l’abolir.

***

Malheureusement aujourd’hui, le crime – ou au moins la faute pour laquelle il faut punir l’individu – est celle-là de ne pas être apte, ou ne pas être d’accord, de vivre dans le système : vil, méprisable et honteux. Ne pas être d’accord – donc ne pas être apte, de respecter ses règles : car l’ignominie les caractérisant est trop indicible et simplement incommensurable.
Les vies des gens se trouvent donc détruites par le système de ce monde : qui ne les veut comme les esclaves, soumis et obéissants ou qui ne les veut pas tout court, le système qui les exclue sous le prétexte de leur provenance, les sanctionne pour l’absence d’un papier dont la seule existence témoigne qu’on vit dans un système de flicage et qu’au triomphe de l’humanité il est encore loin – et qui n’hésite jamais de souligner qu’ils doivent s’insérer dans le puzzle de la merde pour que la sentence contre eux ne soit pas une de suivantes : 

« Bannition… ! »
« Exclusion… ! »
« Extermination… ! »***
« Fermez-le (la)… ! »
« Problèmes dans la tête… ! » 
« Problèmes avec l’autorité… ! »
« C’est un(e) malade… ! »
On dirait que c’est une chose bien signifiante, qu’on traite ainsi les personnes qui ne veulent pas marcher avec le système – et qui répondent honnêtement par leur désaccord aux ignominies qu’il comporte. 
Il est le temps – d’arrêter de mentir. 

MENSONGE QUI BERCE 

Ce mensonge est pourtant bien pensé : car croire par un individu que « tout se trouve dans sa tête », avec la neutralisation dans son esprit de la conscience quelle qu’elle soit de la force décisive de l’univers dans lequel les personnes sont noyées – donne d’un côté l’espoir et permet de monter les esprits aux personnes les plus faibles (« Ma tête… ! Je suis donc puissant car je peux tout changer… !), et de l’autre côté engendre la situation dans laquelle les individus sont très prédisposées à juger (et à condamner) les autres. Car si c’est « la tête » – et pas « le vécu »– qui décide de ce qu’on est…
Vu cela, tels « plus puissants » auxquels on n’« aide » à rien d’autre qu’à fermer les yeux à la réalité ambiante – vont se concentrer sur eux-mêmes au lieu de tenter de changer quoi que ce soit et d’agir à l’extérieur : là où cela est le plus urgent.  
Le gouvernement qui arrive de mettre en place une telle stratégie avec tout son appareil – est désormais tranquille, car les divisions dans la société, les antagonismes parmi les individus et les groupes des « soumis », se développeront très vite et assureront que le roi ne sera jamais tenu comme responsable pour les crimes commis sur les personnes (non, ce n’es pas exagéré).
« Car, dans tous les cas, un crime qu’on a commis sur l’individu, c’est sa faute, n’est ce pas… ? Si sa tête fonctionnait autrement… »

***

Un tel système est pratiquement parfait.
Il est le plus facile au monde de rendre paisibles ceux qu’on arrive de convaincre que « la faute pour ce qui leur arrive, ce qu’ils sont, ce qu’ils ont vécu, ce qu’on ne les pas autorisé d’être, ce qu’ils n’ont pu vivre et ce que vivre ils ont été forcés, voir même pour les abus, les traumatismes qu’elles ont subis – est – en eux ». 
On peut faire ce qu’on veut – avec un flock of sheep.

***

La vérité sur le système politique et social – ainsi actuel que ceux existant en passé – est pourtant différente que ce en quoi, depuis les siècles, les gouvernements et les rois s’efforcent de convaincre les masses (en y arrivant parfaitement). 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée le trouble et les malheurs – 
car, étant perverse, le malheur de certains est un des principes de son fonctionnement. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les gens qui souffrent – et qui les culpabilise pour leur souffrance. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les fous et qui se jette ensuite de les enfermer comme les fous.  
Le système d’aujourd’hui est celui qui crée les malheureux, les violentés et les violés – et qui a l’immondice de s’étonner ensuite de nombreux dysfonctionnements individuels des corps, des psyche et de la vie des gens. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui produit les individus qu’on étouffe dans leur vie – et qui ose de présenter une fausse stupéfaction le jour où ils s’étranglent.
Le système d’aujourd’hui est celui qui – sous les grandes bannières avec les flag-words contraires, crée les exclus, et qui le fait artificiellement en refusant les Droits Fondamentaux aux personnes de la même espèce (« humains ». Ces droits sont refusés par les autres humains : qui se nomment « législateurs » et « fonctionnaires »). 
Le système d’aujourd’hui est celui qui exclut les personnes – et qui après les barbaries et les cruautés infligées par lui-même viole les humains tout à coup « devenus », par les tentatives d’« insertion » perverse.
Le système d’aujourd’hui est celui qui exclut et qui humilie – et qui fait tout pour que le mot « dignité » soit supprimé du dictionnaire de l’espèce. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui produit les malades – car lui-même l’est.
Malade. 

Il produit les cruels – car lui-même l’est.
Cruel.

Il crée les meurtriers et les meurtrières – et il se jette pour les juger et pour aboyer en les mettant sur les chaises électriques : « Coupables… ! » 
Il crée les condamnés – et il leur crache dessous après le fait.
Il crée les violé(e)s, les prostituées forcées à la prostitution, les condamnées à n’être que la chair vivante, sans parole et sans droit à ressentir ni à être les femmes, les hommes, les enfants – car y en a besoin des putes pour nous
Le système d’aujourd’hui est celui qui statue qu’un humain – 
peut être privé des Human Rights – et que les autres de son espèce – peuvent lui infliger un tel sort. 
Le système d’aujourd’hui est celui qui se glorifie lui-même dans sa débilité ensanglantée.
Le rôle des « maîtres » n’est autre que celui de vous acalmer pour que rien ne change. 

 

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BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE
IMAGES: “WITCH IN THE HELL” (PHOTO OF THE AUTHOR BY 
ANDREAS CARAISCO), « WE NEED TO SELL THIS SHIT » (FRAME OF THE FILM “WILL WORK FOR FREE” BY SAM VALLELY; MAVERIC MEDIA, 2013: http://www.videoneat.com/documentaries/3211/will-work-for-free-documentary-watch-online), PHOTOGRAPHIES OF PARIS BY THE AUTHOR.

* Il y en a de plus en plus car la « publicité » de ceux qui se font la source des revenus en se prétendant les « maîtres » de la soi-disant « aide » dans le « développement personnel » des autres, est de plus en plus omniprésente. Le monde se noie donc dans une inondation par les cabinets dans lesquels on propose aux personnes le « développement » et la « prise de conscience » artificielle, sans vivre vraiment et sans connaître des choses vraiment. 
On dirait que ce n’est plus expérience et la capacité de l’analyse de ce qui nous entoure, qui fait aux individus de se développer et d’avancer – mais « les conseils » des multiples « professionnels », agrémentés d’ailleurs dans la plupart par les états intéressés par le maintien de status quo dans la société. The herd follows…
** Ne pas confondre avec la perception subjective des choses : qui effectivement peut changer beaucoup – mais qui pourtant jamais ne change du « système ». À part des certains révolutionnaires dont la perception, la lucidité et la conscience de la nécessité du changement se sont croisées avec un état d’esprit (mood, frame of mind) de la société dans un moment du temps opportun et adéquat. 

*** Bien sûr lente et dont l’essence est camouflée par les « lois » qui stigmatisent le « condamné ». Ainsi ça se fait in the modern world.

/Les propos présentés dans ce texte ne sont pas une expression des principes de quel que soit: mouvement, courant politique, et – encore moins – d’une quelconque “partie” (ces dernières considérées par l’auteure comme les reliques du vieux système se trouvant actuellement en déchéance, et le fait de leur existence – la preuve que les gens, malgré les transformations de la réalité, toujours encore ont la tendance de se concentrer autour d’un “général”, d’un “directeur”, “idole”, “gourou”). Ils reflètent exclusivement la pensée de l’auteure de l’article, qui – même si en accord avec la plupart des idées de Peter Joseph et Jacque Fresco – reste sa conviction personnelle et l’effet de ses propres observations/. 

 

THE CALL FOR A REVOLUTION – PART III (NOUS VIVONS DANS UNE SOCIÉTÉ OÙ LES CASTES DES PERSONNES LE MOINS CRÉATIVES…)

ZYJEMY W SPOLECZENSTWIE, W KTÔRYM KASTY LUDZI NAJBARDZIEJ NIEKREATYWNYCH POSIADAJÀ ZARAZEM NAJWIÉCEJ SRODKÔW – KONIECZNYCH PRZECIEZ DO ROZWOJU I WPROWADZANIA W CZYN WLASNEJ KREATYWNOSCI: CZY BYLABY ONA PRYWATNA, CZY TEZ SLUZYLA DOBRU I ROZWOJOWI CALEJ PLANETY.
W systemie obecnym, tylko fakt bycia pozbawionym pasji, prawdziwej koncepcji wlasnego zycia – powoduje, ze sà oni « zdolni » do poswiécenia ich zycia i wysilkôw – na pogon tak glupià i bezsensownà, jak ta : za kawalkami zadrukowanych serwetek.
Najsmieszniejsze jest to, ze tym, ktôrzy dokladnie wiedzà, jak chcieliby by wygladalo ich zycie i nie ustajà w walce o marzenia ktôrych widzà dokladnie ksztalt – sà wylapywani w drodze przez rôznorakich slugusôw systemu : ktôrzy – poniewaz ci pierwsi wykazujà ciàgly brak zainteresowania wpisywaniem sié w masowy ruch pogoni za zadrukowanymi serwetkami (czyt. : w niewolnictwo), usilujà im môwic co nalezy robic i jak nalezy zyc.

System niewolniczy w ten sposôb kwitnie, gdyz buntownikôw zdaje sié byc ciàgle za malo, a kolejne pokolenia sà indoktrynowane przez ukrawaconych straznikôw.
I znowu : wybierasz pasjé – czy pieniàdz… ?
Ciàgle jeszcze tym, ktôrym nie przeszkadza oddawanie ich wolnosci psom u wladzy, i nie przeszkadza gdyz poza ich wlasnà niewolà nie znajdujà… nic – jest najlatwiej, i coraz czésciej po prostu mozliwe – zyc.
Niewolnictwo jest rzeczà premiowanà, a wolnosc jest karana.

NADSZEDL MOMENT, BY TO ZMIENIC.

/Trad. FR./ NOUS VIVONS DANS UNE SOCIÉTÉ OÙ LES CASTES DES PERSONNES LE MOINS CRÉATIVES  POSSÈDENT EN MÊME TEMPS LE PLUS DES MOYENS – NÉCESSAIRES POURTANT POUR LE DÉVELOPPEMENT ET POUR LA MISE EN ŒUVRE DE SA PROPRE CRÉATIVITÉ: SI ELLE SOIT INDIVIDUELLE OU SI ELLE PUISSE SERVIR AU BIEN DE TOUTE LA POPULATION.
Dans le système actuel, seulement le fait d’être dépourvu d’une passion, et du véritable concept/idée concernant soi-même – font que les individus sont « capables » à sacrifier leur vie et leurs efforts –pour la course tellement stupide et insensée comme celle-là : auprès des morceaux des napkins imprimés
.

Le plus triste est ce que ceux qui savent exactement quelle forme et quel but donner à leurs vies, ceux qui ne cessent pas et ne trahissent pas de leurs convictions et de leurs rêves dont les objets dépassent le minable sujet du gain monétaire – sont capturés quotidiennement par les multiples serviteurs du système : qui – parce que ceux premiers révèlent un manque durable d’intérêt pour s’enrôler dans le mouvement massif auprès les napkins imprimés (lire: pour l’esclavage), essaient de leur dire quelle forme devrait prendre leur vie.


Le système esclavagiste fleurit en cette façon, car des rebelles il semble d’être toujours pas assez, et les générations subséquentes sont endoctrinées par les gardiens aux cous tie-és.
Et de nouveau : tu choisis passion – ou l’argent… ?
Toujours encore, à ceux à qui livrer leur liberté aux chiens de garde « ne dérange pas », car en dehors de leur propre esclavage ils ne trouvent en eux… de rien – est le plus facile, et de plus en plus souvent simplement possible – de vivre sur la terre.
L’esclavage est une chose primée, et la liberté – elle, est punie.

LE TEMPS EST VENU DE LE CHANGER.



…« Dzien dobry, usiàdzcie. Dzis porozmawiamy o tym, kim chcielibyscie zostac, kiedy dorosniecie. Kto pierwszy… ? (Bonjour, asseyez-vous. Aujourd’hui, nous parlerons de ce qui vous voudriez devenir quand vous serez grands. Qui sera le premier…?). Sarah… ? OK, how about you, Sarah… ?
Sarah :
– Bédé pracowac w MacDonaldzie, jak mama… !
(Je travaillerai au MacDonald, comme maman…!)
Professeur :
– O… ! Rodzinna tradycja… !
(Ô…! La tradition familiale…!)
How about you, Linda… ?
Linda :
– Gdy dorosné, zostané nowojorskà prostytutkà.
(Quand je serai grande, je deviendrai une prostituée new-yorkaise).
Professeur :
– Piékno i ambicja…
(Beauté et ambition…)
How about you, Tommy… ?
Tommy :
– Bédé bogatym biznesmenem z Wall Street, zarabiajàcym na gospodarczym upadkupanstw.
(Je serai un riche business-man de Wall Street, gagnant sur la collapse économique des pays).
Professeur :
– O… ! Rozrywka i zainteresowanie etnografià… !
(Ô…!
Divertissement et de l’intérêt pour l’ethnographie …!)

Sous-titres :

OFIARY KULTURY
(VICTIMES DE LA CULTURE)
»*.

« Przypomnijcie sobie, jak byliscie dziecmi : pelnymi zycia, ciekawymi swiata, chétnymi do eksperymentôw i twôrczymi. Z czasem system wtloczyl was w ramy i kazal myslec tylko o tym, jak zarobic pieniàdze. Utwierdzal was w tym przez calà szkolé i studia. Skonczyliscie jako zébatka w maszynie utrzymuàcej 1% ludnosci swiata.
Badania dowodzà, ze w kwestii kreatywnosci i umyslowosci pieniàdze wcale niemotywujà do dzialania. Najwiékszà motywacjà jest sam proces tworzenia.
Pieniàdze zachécajà tylko do wykonywania zmudnych, powtarzalnych czynnosci, a je mozna powierzyc maszynom. W przypadku wynalazczosci, pieniàdze, zamiast pobudzac do pracy, jedynie rozpraszajà i hamujà proces tworzenia. Tlumaczy to, dlaczego Nicolas Tesla, bracia Wright, i inni wielcy wynalazcy ktôrzy zmienili swiat, nie kierowali sié chécià zysku.
Pieniàdze tylko « wydajà sié » byc zachétà.
Przynoszà wiécej klopotôw, niz pozytku »
**.

/Trad. FR./ « Rappelez-vous vous-mêmes quand vous étiez enfants : pleins de vie, curieux du monde, assoiffés d’expérimenter et créatifs. Au fil du temps, le système vous a poussé dans les cadres et a ordonné à penser seulement sur la façon de gagner de l’argent. Il vous convainquait de cela partout l’apprentissage à l’école et pendant tout le temps des études. Vous avez fini comme la roue dentée dans la machine qui entretient 1% de la population de ce monde.
Les recherches montrent que, en termes de la créativité, de l’inventivité et de la mentalité, l’argent ne motive pas du tout à l’action.
La plus grande motivation est le processus de création lui-même.
L’argent invite seulement à effectuer les tâches fastidieuses et répétitives, et celles-là peuvent aujourd’hui être confiées aux machines. Quand on parle de l’inventivité, l’argent au lieu de stimuler à l’action,seulement distrait et freine
le processus de la création. Cela explique pourquoi Nicolas Tesla, les frères Wright et les autres grands inventeurs qui ont changé le monde, n’étaient pas guidés par le désir de profit.
L’argent seulement « semble » d’être une stimulation.
Il apporte plus des problèmes, que de usefullness
».


_____________________________________________

* « THE CALL FOR A REVOLUTION », BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE. Les fragments des citations (* et **) et les images parviennent du film de P. Joseph: « ZEITGEIST – MOVING FORVARD » (2011). Lien pour le regarder: http://www.youtube.com/watch?v=jb1cTRAAzVw&feature=share&list=PLP-Mo2sArLBE5OffzVqfgi_R7EbXcIOtZ). Les autres images issues du film – celui et des autres documents appelant au changement – j’ai mise dans l’album: « THE CALL FOR A REVOLUTION / APPEL À LA RÉVOLUTION / WEZWANIE DO REWOLTY » – https://www.facebook.com/balladyna.detempete/media_set?set=a.199439410222632.1073741836.100004697232756&type=1.

THÉÂTRE DE RÉVOLTE PRÉSENTE LE CHANT « J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE. ET POURTANT, NON (TELL QUARAMEL) »


___________

TRACK I (PROLOGUE)
VOICE OF TELL QUARAMEL (PREVIOUS LIFE’S VOICE)
http://www.reverbnation.com/BALLADYNA/song/18577788-voice-tell-quaramel-previous-lifes

TRACK II
J’AURAIS DU DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE (TELL QUARAMEL)
http://www.reverbnation.com/BALLADYNA/song/18577760-jaurais-d-devenir-folle-de-la-souffrance

BALLADYNA-07-16

THE SONG « J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE. Et pourtant, NON (TELL QUARAMEL) »
est la version vocale du texte écrit en mai/juin 2012
et à l’origine aurait dû être chanté
pendant la Sortiariae Nox, le 30 juin à La Cantada, Paris.

C’était pourtant un autre texte du même cycle (« Sorcière – c’est moi »)
aussi avec la même musique de GOTARD – qui y était finalement performé.   

LE TEXTE APPARTIENT ÉGALEMENT AU LIVRE « UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME »*.
Il est le premier du cycle des trois chants qui seront enregistrés avec la même musique de GOTARD.

***

Au départ, il a été crée sur la base de… la vie elle-même, et sans prétendre à décrire ou à raconter des certains mécanismes de ce qu’on nomme « le système » : qui décide du bonheur et du malheur, de la vie et de la mort des personnes,
à la façon plus universelle.  
Et pourtant…

BALLADYNA : « W 2012 dalam temu utworowi tytul jako jednemu z « Chants de Witch » (Piesni Czarownicy)** – i w pewnym sensie tak jest, bo przeciez wszystkie moje spiewane slowa nimi sà : spiewem wyrzuconej « poza prawo » wiéc zyjàcej poza nim (to znakomite miejsce do tego, zeby widziec jak to wszystko funkcjonuje, z zewnàtrz… z wszystkimi aberracjami, widocznymi jak na dloni… »
(« En 2012 j’ai donné à cela le sous-titre comme à un des « Chants de Witch » – et en certain sens c’est vrai, même s’il n’appartient pas à l’album à ce titre**. Parce que toujours, tous les mots que je chante, le sont : les paroles et les chants de Witch ; d’une discarded (par le manque d’une – card… ?) en dehors dela « loi » donc vivant hors d’elle. C’est un endroit et un point de vue magnifique pour pouvoir voir comment tout cela fonctionne dedans : le voir de l’extérieur. Avec toutes les aberrations, visibles comme si sur la main ouverte… »)***.

« Au moment d’écrire le texte et de chanter les mots
« J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DE LA SOUFFRANCE. Et pourtant, NON »
pour les premières fois, en privé et sans encore l’enregistrer,
je ne connaissais pas de l’histoire du track musical (de la musique seule) :
cette histoire – non plus – n’était pas encore écrite. 
Entre la création du texte et le moment de son enregistrement – création du chant –
la musique seule de JACEK KUL a prise pourtant son chemin elle aussi :
en gagnant son titre « QUARAMEL »

(à l’honneur de la plus ancienne ville de ce monde qui soit découverte jusqu’à ici)
et en incorporant dans cette forme l’album « GAÏA » de GOTARD »****.

Pour l’artiste & No-More Woman qui chante et hurle directement d’un bûcher
sur lequel la société depuis toujours brûlait les Sorcières de ce monde,
cette découverte pouvait avoir une seule tournure possible :
et le chant – se transformer de l’histoire personnelle,
de début déjà racontant ce qui est une règle générale s’il s’agit de la vie des révoltés,
de ceux « qui dérangent », des futurs
« éléments disturbants »
en histoire universelle.

B : « Encore une chose… Après que tu m’as raconté cette histoire, des old cities,
et après que moi-même j’ai ressenti cette musique, sans savoir encore duquel lieu elle parlait –
mon « J’aurais dû devenir folle de la souffrance. Et pourtant, NON »,
a gagné pour moi encore un autre sens.

Ce dont je chante, inspiré par la vie, et ce qui – en bref – raconte de ce qui peut être la vie des Witches si le système avec ses lois exterminatives réussit de s’y incruster trop et de nuire, les choses pour moi très concrètes – tout ça reste. Mais il s’y superpose maintenant aussi une histoire intemporelle.
Une histoire qui se répète.
Cela ne finit jamais.
Depuis le début de cette terre, il s’y passaient les choses,
qui poussaient les
Witches à « devenir folles de la souffrance ». 
Become like the crazies – from the suffer.
Endurer les vécus – durant lesquels il ne reste qu’un fil dans le cerveau – et après lequel on explose,
et on n’est plus ce qu’on était. Peut-être, on coure avec un couteau ensanglanté dans les rues, ou peut-être on est tué soi-même. Peut-être, chaque nuit, on se couche en mettant une chemise blanche ou noire avec les grands tâches du sang partout. 

Depuis le début de cette terre…
Quoi par exemple se passait, quoi avait lieu – en cette ancienne ville, Quaramel… ?
En autres villes, autres lieux… ?
Depuis le commencement de ce monde… ?
Tel récit sur ce qui depuis les siècles.
Jusqu’à aujourd’hui, malheureusement.
…Taka opowiesc o tym, co od wiekôw… az po dzis, niestety.
…So, such history… on what is, for centuries…
U
nfortunately, until today »******.

***

B : « Sama piesn w gruncie rzeczy nic konkretnego nie môwi : nie opowiadam ani o tym, co sié wydarzylo, ani nie zakreslam zasiégu historii. Dla mnie oczywiscie byl to môj spiew o tym, co wynikalo z mojej wlasnej historii – ale widzé tez wszystko jako rzecz bardziej generalnà ;
moja wlasna historia to historia – w rôznych konstelacjach i wydaniach –
innych osôb, innych Witches, innych Czarownic –
od wiekôw wyrzucanych czy eksterminowanych, glosno lub po cichu –
bo byly
« niewygodne », nie poddawaly sié, czy tez nie chcialy tak zyc jak bylo nakazane, lub po prostu przeszkadzaly.
Wiéc kiedy o tym môwié, czy spiewam, to oczywiscie pojawiajà mi sié w myslach rôwniez sylwetki eksterminatorôw : przez ten spiew wyzywane przed sàd jakiego nie ma »******.

NIE MA – i Witches plonà na szafotach tego swiata.
W najlepsze.
Nikt nie wola, ze to przeciez kaci i eksterminatorzy powinni znalezc sié na ich miejscu.
Lud – rzuca kamienie.
Lud – jest glupi, bo doskonale manipulowalny : pôki sam nie staje sié ofiarà.
Kiedyz sié obudzi… ?

(« Le chant lui-même en fait ne dit rien de concret, dans le sens de donner les détails et les faits : je n’y raconte ni des choses qui ont eu lieu, ni je ne dessine pas de la forme de l’histoire.
Pour moi, bien sûr c’étaient mes mots sur ce qui a été lié avec ma propre histoire – mais je vois tout cela aussi à la manière plus générale ; ma propre histoire chantée c’est l’histoire – en constellations différentes et transformée par les différents cas – des autres personnes, des autres Witches, des autres Sorcières, depuis les siècles bannies ou exterminées, publiquement ou en silence, parce qu’elles étaient incommodes, n’étaient pas d’accord à se soumettre au pouvoir, ne voulaient pas vivre comme c’était prescrit, ou simplement parce qu’ils, elles – dérangeaient.

Alors quand je chante de ça, bien évidemment je vois aussi les figures des exterminateurs :
par ce chant appelés devant le tribunal qui n’existe pas ». ******

N’EXISTE PAS – et les Witches brûlent sur les bûchers de ce monde.
Il n’y a pas de raison de faire du bruit pour rien.
Personne ne crie en disant que ce sont pourtant les bourreaux et les exécuteurs des ordres,
qui devraient se trouver à leur place.

Le peuple – jette les pierres.
Le peuple – est stupide, car manipulé à la manière géniale, avec véritable professionnalisme :
jusqu’à que lui-même ne devienne une victime.

Quand il se réveillera… ?)


GOTARD :

« Nie znam bardziej wymownych słów niz ten tekst,
którymi można by wyrazić tez to oburzenie które siedzi we mnie
i chyba w każdym faktycznie rozsądnym człowieku.
Strasznie wymowne, bo gdyby kierować się tylko wrażliwością, sumieniem…
naprawdę można w tym świecie oszaleć ».

 


Tous les trois chants prévus comme le cycle, et dont celui duquel tout a commencé (qui fera le song second de la série) est présenté ici, ont cette même vocation :
d’incriminer la peur et de stigmatiser un indicible politique – le même depuis le commencement de ce monde, de la négation des droits fondamentaux aux humains, et de l’appropriation de ces droits par une poignée des individus au pouvoir, qui prétendent d’avoir le mandat à envoyer les personnes au néant, voir de les condamner à la mort.
Le 30 juin 2012 à La Cantada, Paris,
avec la même musique de « QUARAMEL »
a été présenté l’autre fragment du cycle :
le chant « Sorcière – c’est moi ».
(vidéo ici : http://www.youtube.com/watch?v=masvLzRg4E4&feature=share&list=TLpBrl6nE513E),
– racontant de la peur éternelle que la société domptée des humains
présente en rapport avec les Witches.
Le texte du chant
« J’AURAIS DÛ DEVENIR FOLLE DELA SOUFFRANCE.

Et pourtant, NON »
ainsi que quelques autres CHANTS DE WITCH
ont été présentés sur WordPRESS dans la série des articles :
https://balladynadetempete.wordpress.com/category/chants-de-witch-musics-textes/.

 

THÉÂTRE DE RÉVOLTE, XXI SIÈCLE, Paris, 12.09.2013
Texte, voice, performance du cycle : BALLADYNA
www.BALLADYNA-THEATREDEREVOLTE.COM
http://balladyna-de-tempete.tumblr.com
Compositeur : JACEK KUL (GOTARD) 
 http://streemo.pl/GOTARD
Photographic work (spectacles & sessions ;
sans la photo de GOTARD) :

CHRISTIAN DEMARE
http://christiandemare.fr

____________________

 

* Le livre n’est toujours pas accessible: et sortira quand le temps viendra.
** « Chants de Witch » – est aussi le titre de l’album avec les textes & voices de B. & musiques de L.O.U.P./Yves Jamet ; de là l’ambiguïté. Vu qu’aucun chant ne peut être désormais que celui de la Witch…
*** HISTORY OF THE SONG. Citations de la lettre au compositeur GOTARD.
**** Le mot sur la ville QUARAMEL: http://gotard.manifo.com/blog/qaramel—najstarsze-miasto-swiata—
***** Histoire du chant. Citations de la lettre au compositeur (GOTARD).
******Histoire du chant. Citations de la lettre au compositeur (GOTARD).

 

LA BANALITÉ DU MAL /TEXTE INSPIRÉ PAR LE FILM « HANNAH ARENDT » ET PAR LA RÉALITÉ AMBIANTE DU PAYS OÙ AUJOURD’HUI PERSONNE (PRESQUE) NE TUE DIRECTEMENT/

(L’original de ce texte a été publié sur: http://balladyna-bloganarchiste.tumblr.com/post/49209730410/la-banalite-du-mal-texte-inspire-par-le-film-hannah)

« Il est difficile d’admettre le fait qu’à un certain niveau la liquidation d’êtres humains ait paru être une activité plutôt ordinaire que l’on accomplissait sans le moindre sens d’un engagement idéologique ou moral ».
(Propos de Hans Mommsen ; cités dans le « Dictionnaire de la barbarie nazie et de la Shoah » de Daniel Bovy, Éditions Luc Pire, série « Territoires de la Mémoire » ; terme : « Obéissance aux ordres »).

Hannah Arendt - le film

 

« Le plus grand mal du monde est accompli par les personnes insignifiantes.
NOBODYS »
(« Hannah Arendt », film de Margarethe Von Trotta, 2013).
…Depuis le début de la création de ce monde,
et jusqu’au aujourd’hui.
C’était toujours comme ça, mais – comme sur ce monde il y avait toujours également les personnes qui n’entraient pas dans cette déshonorante règle, celles qui simplement ne s’en conformaient pas, et celles qui, pour confirmer la plus grande médiocrité du genre humain, le faisaient naturellement – jusqu’à certain temps constater cette vérité sur la particularité du mal a été difficile même pour les philosophes, qui – logiquement – appartiennent dans la plupart au premier genre des individus, celle ayant la difficulté indiscutable de s’imaginer le deuxième.
La Banalité du Mal a été donc – pendant longues époques et pour beaucoup des penseurs – une chose étonnante, et même niée – car, pour le plus grand mal on considérait les diverses autres maux, en négligeant ce qui a été évident.

L’OBÉISSANCE DES CHIENS

Je me demande pourquoi dans les magasines du cinéma, dans la foule des articles annonçant les blockbusters, « Iron Man »’s, les autres « Oblivions » et surtout les productions pour rire qui vendent le pop-corn en plaisantant clairement de ce qui est le cerveaux l’humain – il n’y avait dernièrement presque pas d’un mot d’un film de Margarethe Von Trotta « Hannah Arendt ».
Serait-ce parce que la France – pays de toutes les faiblesses et « avec un président aussi faible » comme l’a dit dernièrement quelqu’un*, se trouve dans la période spécifique, où elle arrive enfin à un tel mal avec l’Allemagne, pays de non-faiblards – la rivalité économique, la compétitivité, et surtout les visions différentes de ce qui se considère la Dignité Humaine dans les deux pays – qu’il est difficile ici d’affirmer ce qui mérite une mention, si cette chose-là vient du côté de l’Est… ? Ou, il s’agirait du sujet du film – le sujet, dont parler exige surtout d’être franc quant au sens de ce qu’on dit et la correspondance de ce qu’on dit avec les actions et non-actions – ce qui n’était jamais la tradition en France… ?
Je suis navrée pour l’acerbité de mon langage et ces acrimonious remarks dont je ne m’épargne pas : je considère pourtant que j’en ai le droit bien acquis au cours des dernières années où le fait de ma propre humanité était mis en question dans le pays des frères et sœurs très égaux. Je veux dire par cela que la Banalité du Mal – je l’ai pu voir en France, comme on dit – à mes propres yeux, et le mécanisme de la mise en silence des certains sujets et des certaines ignominies également. L’état français est un spécialiste s’il s’agit de ces actions-là. Mais… quelle liaison ait tout cela avec le cinéma et le film dont je veux parler… ?

***

Le rapport est facile à déchiffrer – il se déchiffre en cours de l’analyse de la question :  « Pourquoi, parmi tous les textes sur ce que le système politique français – social, ploutocrate, coupant les couilles aux gens, consolidé et soutenu par ce que l’état de France nomme l’art et qui ne l’est bien sûr pas – montre aux gens dans les cinémas et ailleurs – il y a tellement du bruit sur les choses comme déjà mentionnés ici « Oblivions », « Les mariages à l’anglaise » ou les autres comprimés calmants – et il se parle tellement peu (voir : évite) de l’histoire de celle qui comme première a mise en lumière le concept de la Banalité du Mal… ?
Et serait-ce justement, car le système politique – social, ploutocrate, coupant les couilles aux gens, consolidé et soutenu par ce que l’état de France nomme l’art et qui ne l’est bien sûr pas – veut éviter à tout prix le danger que les gens pensent trop de cette chose pas négligeable, dont la philosophe juive s’en rendu en 1961… ?
Quant à la littérature, c’est un peu différent, mais quant on parle de cinéma, les films démasquant les vérités sur les règles de la psychologie humaine pas glorieuses, celles qui ont décidé des plus grandes horreurs infligées à l’homme par l’homme, n’ont – en général – pas de succès.
Serait-ce parce que le consommateur statistique des films, est un mangeur du pop-corn, pendant que celui qui consomme les écrits est plus souvent lui-même consommé par un feu intérieur… ? Ce qui est certain, c’est que ce deuxième, cherche plus souvent penser au lieu d’avaler le maïs grillé ou l’autre chose. Et hélas, il y a plus des consommateurs du maïs, dans chaque pays, que des penseurs : et chaque gouvernement s’occupe bien de ce qu’il reste ainsi.
En fait, les vérités sur les concepts comme celui de la Banalité du Mal sont bien trafiquées et masquées par chaque pouvoir politique, car chaque pouvoir sait bien ce qui suit : la conscience chez trop grand nombre des personnes, leur réflexion de ces choses-là, déclencheraient peut-être les réactions non-souhaitées chez certains. Comme celle de s’opposer aux « chefs ».
Seulement, et hélas : cacher ou mettre en silence cette chose-là – ne change pas de ce que la Banalité du Mal – est un fait.
Un fait, et une vérité pas insignifiante – et à ce propos-là, je n’en reviens toujours pas à chaque fois quand je vois les confirmations de ce constat dans les simples situations de la vie, quand j’observe la docilité et la facilité étonnantes avec lesquelles les gens s’accordent à être les outils dans les mains des leaders qu’ils traitent comme leurs propres bergers – avant l’exécution, pendant et ensuite.
Je n’en reviens pas, quand je vois ces « insignifiants », les « nobodys » – qui « ne font qu’exécuter les ordres » et qui avouent qu’ils n’en pensent pas. Combien loin peut l’on aller dans la négation de sa propre dignité, si on est un humain… ? – voilà la question à suivre si on en parle.

LA PERSONNALITÉ DU CHIEN

Eichmann :
– « Je ne faisais qu’exécuter les ordres, sur le chemin administratif »
Question du tribunal :
– « Et vous n’avez pas pensé… ? »
… « Vous – n’avez – pas – pensé… ?! »
Silence.
– « Vous – étiez – un – idiot… ?!
VOUS – N’AVEZ – PAS – PENSÉ… ? »
– « On m’en donné l’ordre.
Je devais obéir aux ordres » – répète l’homme.
– « Je – devais – les exécuter.
Je devais le faire, c’est tout ».
(Fragment dialogue du film « Hannah Arendt »).


Photo d’Adolf Eichmann pendant le procès en 1961 (www.telegraph.co.uk; AFP/GETTY IMAGES)

Adolf Eichmann a été un nazi lieutnant-colonel (pour ceux qui ne le savent pas, le lien de wikipedia : http://en.wikipedia.org/wiki/Adolf_Eichmann) qu’on considère d’être un des majeurs organisateurs de l’Holocaust. Les curieux qui iront sur le web en ce moment le verront sur les images dans son chapeau de l’uniforme de gala : l’homme sourit comme un type du cinquième étage d’un HLM à côté, il pourrait être ainsi bien imaginé comme un oncle avec lequel jouer au tennis ou un des dogues de préfecture de Paris, si on préfère.

Au fur et à mesure de développement de l’action du film racontant son procès, je deviens de plus en plus dégoûtée par les propos : je connais bien sûr l’histoire, j’étais consciente et bien informée du concept de l’« Homme Ordinaire » – mais tout cela ne change rien**.
Je dis en clair – je serais beaucoup moins horrifiée par ce que je vois et entends si le chienhumain avait été en vrai : un antisémite, un xénophobe, un meurtrier au cerveau – mais… il n’était qu’exactement un chien, et il n’y a d’aucune façon de modifier l’atrocité de ce fait.
Celui que l’on dit d’être responsable des millions des meurtres, n’était qu’un bureaucrate, prétendant d’être exonéré de responsabilité de ses actes dès qu’un placé plus haut dise qu’il faut le faire. En bref, une machine, un robot, ne plus un homme. Un ustensile fiable car idiot.
…Comment peu-on attendre que les non-humains d’aujourd’hui nous traitent comme les humains si on sait tout ce qui y est dit jusqu’à là… ? Pouvons-nous être étonnés – qu’aux bureaux multiples de nos jours, on ne nous parle que comme si on parlait aux objets, si ce sont les objets qui nous parlent et qui « décident » de nos droits, sans – comme on sait – n’y jamais penser… ?
Pourquoi je le dis en ce moment… ?
Parce que, selon ce que je vois partout, j’ai les raisons indélébiles de considérer qu’au moins 80% de la société possède le trait du caractère : que je nommerais eichmannien.
Le trait du caractère… ?
De quoi je parle… ?
Je parle… de la personnalité du chien.


Photo des bureaucrates: Yaroslav Naumkov (http://rbth.ru)

UN HOMME – OU UN ROBOT… ?

Envoyer les gens à la mort car on n’a pas des convictions qui décideraient qu’on ne le fasse pas.
Envoyer les personnes (en cochant préalablement le mot : « personnes ») Sans Papiers dans le néant ou dans la mer, car autant dit le chef.
Envoyer les Sans Rien à la rue, car le préfet l’ordonne et je ne suis qu’une chaussure du préfet (oui, il y en a qui se considèrent pour les chaussures et s’y sentent bien).
Envoyer les Étrangères aux bordels, comme le font ceux qui leur disent aujourd’hui : « Vous n’avez pas droit », ce qui signifie : « Vous n’êtes pas l’humaine, bien qu’on doit vous accepter sur la même terre ; mais elle est bien à nous ».
Envoyer ceux qui ne sont pas comme moi, là où on nous a dit : au hell, car « ce n’est pas moi qui en décide ». Donc tout est tranché, point.
Dogue de la préfecture, celui des grandes entreprises, ou – visons bien – de la mairie de Paris.


Photo: « Dear Federal Reserve Bureaucrat » (Therepublicanmother.blogspot.fr)

Ce que je haïs le plus, ce sont les gens qui ne font que prononcer ces mots : « Ce n’est pas moi – qui décide » – j’en assure. En fait, le mot « haïs » est peut-être assez mal choisi ici, la haine prévoyant un respect qu’on ait pour la personne visée ; le meilleur mot ici serait un simple mépris.

LE PLUS ATROCE – VERSUS LE PLUS MÉPRISABLE… ?

En 1961, les contemporains de Hannah Arendt ont réagi par un proteste, un presque opprobre contre la philosophe après qu’elle a révélé le fait : le grand meurtrier Allemand n’était qu’un médiocre exécuteur de ce qu’on lui ordonne, sur le chemin administratif.
Personnalité de dogue, un vrai zéro.
Comprenant d’où elles venaient et pourquoi, les réactions des contemporains me révoltent néanmoins, comme révolte toujours l’acceptation pour le chiennisme, beaucoup plus grande dans la société, que celle pour le crime délibéré auquel un individu soit motivé personnellement.
Dire que quelqu’un – ne cessant quand même pas prétendre au nom de l’humain – a été un exécuteur des ordres, ne devrait dans aucun cas ouvrir d’un chemin dans mental, qui mènerait à diminuer la gravité de son action. Au contraire : être un exécuteur soumis, qui s’est mis en accord à son propre obéissance – n’augmente-t-il pas de la gravité de ce qui est fait, et ne rend-il pas de l’acte criminel encore plus méprisable… ?
En fait, un rôle d’exécuteur docile – si on est l’humain, donc ne pouvant pas de s’extirper son cerveau – devrait être considéré pour le crime en soi, et être lié avec les plus dures punitions, en engendrant le plus grand dédain pour les personnes qui suivent ce chemin.
Les individus qui ne font qu’exécuter – devraient être considérées pour les parias de toutes les sociétés – et malheureusement, il est au contraire. La raison est simple, et se résume au fait que les pouvoirs de tous les systèmes tiennent exactement la présence des personnes se caractérisant par ce trait du caractère-là : bien pourri et honteux, on y est d’accord – mais qui fait qu’elles peuvent être utilisées comme les engins et les objets par le même pouvoir.
L’état donc – au lieu de les dédaigner publiquement – promeut ces personnes-là exactement, en les blottissant à son sein, même si en privé leur réservant le mépris sincère et sans borne : celui que le pouvoir… a toujours pour les chiens.

LES MEURTRES PAR UN CHIEN ASSERVI.
EST CE QU’AUJOURD’HUI – LA MÊME CHOSE NE POURRAIT SE PASSER… ?


Photo: Franck Johannès (« Libertés surveillées », Blog de « Le Monde »)

– Mais bien, elle se passe… ! Regardez seulement à la mer… ! – je crierais à ceux qui en entendant la question se mouvementent soudainement et me conseillent de ne pas oublier qu’aujourd’hui il n’y a pas de guerre quand même.
– Regardez vos rues, pleines des personnes jetées en dehors de la vie et de TOUT, par vos bureaucrates, voyez ce qui se passe, au moins un peu… !
Aux bureaucrates – surtout ceux des préfectures et des mairies, et qui tranchent des horreurs vécues par leurs semblables, des morts et des vies – je dis ici une chose :
– Vous êtes : comme les Eichmanns. La seule différence est que vous ne tranchez pas de la même mort, du même nombre, et que personne ne vous juge devant le tribunal. Ceux qui pourraient le faire sont d’ailleurs bien neutralisés au préalable : et mis en silence par votre état.
…Et bien, la plus grande différence entre le temps de guerre et le jour actuel se conclut aux répercussions et conséquences, et au degré de ce qu’on vous demande.
…Mais est ce que vraiment… ?
Les femmes meurent dans la rue pourtant.
Et les hommes ne vivent plus.
Dans tous les cas, vous vous en fichez : il suffit une signature.
– « Vous êtes quel numéro donc, monsieur… ? »
– « Vous êtes combien à virer, déporter, démanteler d’ici… ? »
– « Il y en a trop… ! »
 

LES NUMÉROS

CRIME D’OBÉISSANCE – jamais nommé ainsi clairement, et pourtant jugé devant un tribunal en 1961.
Ses mécanismes, restant les mêmes jusqu’à aujourd’hui, en 2013.
L’indifférence – de vous, qui appartenez – et votre regard sur l’humain qui vient d’ailleurs – l’humain que vous ne connaissez pas et qui n’est pas de vous.
Un superflu, dont il y a assez, donc facile à le noyer dans la mer de votre lâcheté ainsi que dans la mer d’eau.
Hier, aujourd’hui, demain. Les milles d’humains – à qui les dogues des préfectures refusent l’accès à la vie humaine sous le prétexte qu’ils n’aient pas d’un papier qui les en autoriserait – combien de ces milliers et combien d’eux va pouvoir vivre, malgré que tous ont été nés pour la vie… ?
Qui oserait de dire que la règle aujourd’hui – soit l’autre qu’avant – vu des milles, parmi lesquelles UN SEUL – ne signifie rien et qu’on n’hésite de tuer sans rien… ?
Et vous, les bureaucrates de France… !
Vous ne renonceriez pas, je vous dis car j’en suis sûre – le jour où ceux qui vous gèrent et qui décident pour vous, vous demanderaient la mort de l’autre directement, sans le cacher par un papier.
Pourquoi je le dis… ?
Comment je l’ose… ?
Ai-je le droit de le faire… ?
Et bien, oui.
Comment ça… ?
…Car je vous ai vus au travail, messieurs et mesdames : je vous ai vus en action, je vous ai vus causer l’exclusion, le malheur, la prostitution, les suicides et la mort. Et ce que je dis ici, tous ces mots atroces – ne sont pas, hélas, une métaphore des autres mots ni autres choses ; chaque lettre signifie exactement ce qu’on lit et ce qu’on comprend.
Vous êtes – comme les nazis de jadis, et pas mieux – je vous dis.
– Révoltez-vous, et criez : « NON » donc… ! – je hurlerais si j’en croyais, mais comme je sais que vous ne le ferez pas, je ne dis rien.
L’extermination – sera toujours, comme dit dans la citation du préambule de ce texte – « une activité plutôt ordinaire que l’on accomplit sans le moindre sens d’un engagement idéologique ou moral » – mais autant plus facile quand elle est exercée en forme dissimulée laissant aux exterminateurs de se mentir eux-mêmes.
N’est ce pas cela qui a lieu actuellement… ?
Un trait sur une fiche, un hochement de tête, un geste : « Partez de là ! », « Vous n’entrez pas, c’est clair », « Vous devez comprendre ! ».
C’est tellement peu.

L’Humain – sera pour vous toujours un superflu, numéro « N », la chose pas nécessaire.
Comme pour les Hommes Ordinaires de l’Allemagne nazie l’étaient les Juifs – les bactéries : à neutraliser vite pour ne les voir plus***.


Photo: Manifestation des travailleurs Sans Papiers à Paris (« StreetPress »)

LA PAIX – UN PREMIER DÉSIR DU CHIEN


– « Je ne faisais qu’exécuter les ordres… ».
(« Qu’en est-il des personnes qui exécutent les ordres…? » – hurlent les musiciens de « SABATON » dans le « Wehrmacht » (Album: « Coat Of Arms » (2010)).
– « Et – vous – n’avez – pas – pensé… ?!
VOUS – N’AVEZ – PAS – PENSÉ… ? »

Ici, on pourrait s’arrêter – la Banalité du Mal et la vérité sur ceux qui exécutent les ordres et qui ne pensent pas sont les choses confirmées et évidentes. Cesser donc – en constatant la vérité peu noble, un avis sur la bêtise, l’idiotie, la débilité et la joie avec laquelle la plupart des humains se mettent en soumission volontaire.
Seulement, hélas : tout ça, n’est pas encore la fin.

***

Contrairement à ce qu’a dû constater Hannah Arendt et ce que veulent penser certains, je considère que la Banalité du Mal ne se base pas exclusivement sur l’idiotie de ses exécuteurs volontairement soumis.
Contrairement à ce qui était prouvé en 1961 et ce qui se dit jusqu’à aujourd’hui, je vois les choses qui prouvent que la vérité est beaucoup plus encore effrayante que celle des idiots qui ne penseraient pas.
Car oui, ils pensent. Hélas.
Ils le font même tout le temps, ils n’arrêtent pas s’il faut.
L’evil, est ce que la finalité de leur pensée n’est pas… ce qu’on pense, et le but n’est pas être humain – mais ce comment atteindre une chose ; et cette chose-là est leur propre paix. Il ne s’agit bien sûr pas de la paix d’esprit noble, atteignable seulement s’il y a certaines conditions remplies : comme celle qu’on agisse juste ; les esprits dont on parle ne sont pas nobles, donc les actes conformistes ne leur dérangent guère d’avoir le coeur léger.
Ceux, qui signent les arrêts, les avis d’expulsion du pays, les condamnations d’aujourd’hui – en vrai ne pensent que de ce que signer un papier leur laissera leur journée libre, sans nécessité de s’embêter, ce qui serait le cas si on s’opposerait ou s’engagerait.
La paix – qui s’obtient, et je suis désolée pour être franche – le plus facilement sur la voie de la soumission – est la chose la plus pensée par les exécuteurs des ordres.
Le way de soumission est celui qu’ils ont choisis – et, même si c’est le constat atroce – ils ne l’ont pas fait sans réfléchir ni décider eux-mêmes.
La paix.
Il suffit de leur montrer ce mot qui suffirait pour anesthésier tout leur criticisme, s’ils l’avaient – pour les faire accepter tout et faire tout.
Exclure, tuer, humilier.
Par non-action.
– « Je n’ai rien fait ».
– « Et pourtant, j’ai mis/refusé seulement ma signature… ! »
Tu as refusé, fucker. C’était hier.
Aujourd’hui un homme est mort et t’en sais rien.

***

Il revient chez lui le soir, l’exécuteur contemporain, et il met en son status « Facebook » :  « Amour et paix… ! ».
Il ne voit pas de liaison, il est tellement assommé par ceux qui les gèrent que peut-être il ne le verra jamais.
Milles d’exécuteurs d’ordres. En France. En Europe.
Leur rôle des Eichmanns, ils ne le recommencent que demain.

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BALLADYNA / 28-30 AVRIL 2013
THÉÂTRE DE RÉVOLTE XXI SIÈCLE
PHOTOS (chronologiquement): Affiche du film “Hannah Arendt”, photographie documentaire du procès Eichmann (www.telegraph.co.uk & Wikipedia), photographie de Yaroslav Naumkov de l’article d’Evgeniya Pismennaya (Vedomost, (www.rbth.ru)), Therepublicanmother.blogspot.fr, Libertes.blog.lemonde.fr, Streetpress.com
.
/Avis aux auteurs des photos mises en lien avec l’article: les textes de “BALLADYNA / WORDPRESS” ne sont financés par aucun organisme, entreprise, etc. et l’auteure ne puise d’aucun profit de la rediffusion des images et de la diffusion des mots. En y insérant les liens vers les photos d’information diffusées sur le web (surtout sur les sites de la presse d’info), je tiens toujours citer leur source & les noms des auteurs. Pourtant – ces derniers n’étant pas toujours évoqués sur les sites d’origine – l’insertion des signatures s’avère souvent impossible. Ainsi, si vous êtes l’auteur d’une image insérée ici et vous souhaitez là: signer, modifier la légende, prendre le contact, ou vous ne souhaitez pas que votre work soit rediffusé sur « BALLADYNA / WORDPRESS » – contactez-moi/.

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* Stéphane Dupont, Isabelle Ficek et Dominique Seux : « F. F. : ‘Avec un président aussi faible, le risque est que le pays devienne ingouvernable’ » : « Les Echos », 23 avril 2013.
** Christopher R. Browning « Des Hommes Ordinaires: le 101e bataillon de réserve de la police allemande et la solution finale en Pologne » (Paris, Les Belles Lettres 1994).
*** Le problème des Humains superflus et de la lente déshumanisation, entraînant la conséquence que les femmes et les hommes descendent dans la pensée de l’autre jusqu’au niveau de la bactérie, est touché dans le « Dictionnaire de la barbarie nazie et de la Shoah » de Daniel Bovy, Éditions Luc Pire, série « Territoires de la Mémoire » (termes : « Homme Ordinaire », « Obéissance aux ordres »). La lente déshumanisation est en réel ce qui s’exerce aujourd’hui dans les pays civilisés : elle est en effet un reflet exact de ce qui s’effectuait en Allemagne sur les Juifs, ces derniers – comme les Sans Papiers en France d’aujourd’hui, « perdirent à la fois leur identité, et leur qualité d’être humain au sein d’une société qui ne vit plus en eux que des bactéries à éliminer et pas des citoyens ».

« FRANCHIR LES MURS DE VERRE ».
LES MOTS COMME ARME

/Le texte diffusé ici était écrit et destiné pour le journal « France NET Infos ». Sa publication ne pouvant pas s’effectuer jusqu’à ce moment suite des problèmes techniques, je l’édite sur ces pages/.

« Pays de lettres, la France d’aujourd’hui gravite autour d’une actualité politique sans grand intérêt, noyée dans une relative médiocrité sur le plan des idées » – tels sont les premiers mots du « Manifeste Universel pour la Démocratie Citoyenne », qui viennent de sortir chez « Editions Men3 » (« Maison d’édition nouvelle génération »).
Le « Manifeste », dans lequel on peut lire comme les mots de prologue, que « La démocratie du XXI siècle sera citoyenne ou ne sera pas », est un préambule à l’ensemble des quatre ouvrages : essais intitulés « Franchir les Murs de Verre ».

Franchir les Murs de Verre

À l’opposé de la servitude et de la lâcheté

– J’utilise les mots comme arme, bras de leviers et matériaux pour construire les fondations d’un nouveau socle sociétal que je juge impérieux – dit Monthome, l’auteur des ouvrages. – Je n’agis pas en faveur d’intérêts personnels, des contemporains suiveurs, des collaborants, des poco* et autres servants du système (pour lesquels, je suis d’accord, on devrait appliquer un minimum de réciprocité à titre de leçon d’humanité) mais pour orienter vers le discernement et le challenge personnel menant à l’opposé de la servitude et de la lâcheté, c’est-à-dire vers l’aboutissement de soi.
Sur cette base – est né le livre.
Le but de cet article n’est pourtant pas de présenter le livre entier, mais – à l’occasion de « Opus 1 » de l’ouvrage (intitulé : « Comment le système détourne l’esprit de la démocratie ») parler de la conscience des individus et de la société : la conscience qui d’une part – semble honorablement devenir de plus en plus générale, mais qui en même temps laisse toujours s’escroquer et de se duper par certaines sociotechniques usitées par les pouvoirs politiques, certaines manipulations dialectiques et les eristic operations.
Mais d’abord, la note de quelques points du « Manifeste » – introduction aux ouvrages – qui méritent la considération. Voilà quelles sont les propositions évoquées par l’auteur, pour que la société du XXI siècle puisse exister basée sur le fondement juste et sans abus multiples.
Pour que les pouvoirs politiques ne puissent plus abuser de personne, Monthome propose les règles des :

Inversion des pouvoirs, différenciation, horizontalité, possibilité de choix.

– « Tous les acteurs mandatés du système (élus, politiques, technocrates, fonctionnaires, agents…) ont l’obligation de se soumettre à la surveillance des citoyens (et non le contraire) » – on lit dans l’ouvrage.
Et aussi, toute personne « doit pouvoir profiter d’un maximum d’équité, de légitimité, de respect, d’écoute et de transparence en provenance du régime et du système en place, dès lors que celui-ci agit dans le respect des valeurs de la démocratie ».
« Quiconque produit de la critique, de la manipulation, du pouvoir, de la prédation, du rapport de force, de la contrainte, des actes répréhensibles, peut et doit être impliqué dans un processus de réciprocité à son encontre. La réciprocité appliquée de manière légale ou légitime doit s’apprécier comme une forme équitable de contre-mesure, ou de contre-pouvoir, destinée à rééquilibrer les situations de rapport de force, de domination de l’homme sur l’homme et/ou de soumission dans un cadre de hiérarchie verticale. Tout citoyen adulte et abouti doit ainsi pouvoir sortir du cadre de la tutelle, de l’autorité et de la hiérarchie imposée en privilégiant, à la place, le recours constant à des règles d’horizontalité ».
« Toute loi, réforme, mesure, offre politique et publique, doit être obligatoirement conjuguée au pluriel avec a minima 1 ou 2 possibilités alternatives de choix ou d’options, sous réserve d’application du principe de réciprocité. En démocratie, la liberté de choix devient la pierre angulaire de toutes les autres formes naturelles d’expression et de libertés individuelles ».
Le dernier principe de Monthome, que j’évoque à l’occasion de cet article, est celui du

Non au monopole du pouvoir

– « Tout régime politique, parti en place et naturellement ses représentants, n’ont plus aucun monopole de pouvoir, ni rente de situation, ni possibilité de carriérisme dans la représentation » – affirme le nouvel auteur.

Changer l’ordre de ce monde

Tout cela – ainsi les principes eux-mêmes que le fait d’avoir écrit cet ouvrage complet – est remarquable et mérite l’attention, autant plus grande que c’est depuis pas longtemps que la réflexion sur le système et les rouages des régimes politiques est devenue un sujet sur lequel il est admis de discuter en forme des livres aux citoyens engagés, qui en plus s’y mettraient avec la claire intention et la conscience qu’il est possible de changer l’ordre de ce monde. Et quand je dis admis, je veux dire admis réellement, et pas exclusivement en théorie, et admis aux membres de la société eux-mêmes (jusqu’à il n’y a pas longtemps, le droit, le pouvoir de définir et de nommer certaines choses, de proposer les idées et de formuler les conclusions – en bref : faire la description écrite de la réalité et de s’autoriser à exposer les résolutions en forme d’un essai ou un livre imprimé – était réservé soit aux certains individus homologués, soit… exactement à ceux qui contrôlaient le système.
Le titre de l’Opus 1 de l’ouvrage « Franchir les Murs de Verre » : « Comment le système détourne l’esprit de la démocratie » est pourtant symbolique pour qu’on puisse se rendre compte de ce changement, en laissant deviner que le temps où seulement certains avaient le droit à la voix, est irrévocablement passé.
La pensée nouvelle alors. Et les nouveaux auteurs, qui n’hésitent pas de faire décoller leur pensée et de voler jusqu’aux territoires où le faire… exige le courage.
Et pourtant…
Même chez les auteurs les plus conscients il reste, que leur pensée est formée par
certaines croyances, convictions et certitudes, celles qui – considérées pendant toute la vie des auteurs comme les vérités incontestables – n’arrivent toujours pas à trouver de leur place parmi les dogmes à changer.
Les auteurs eux-mêmes n’ont pas d’idée de les contester : car comment contester ce qui était normal et qui – toujours pour eux et leur semblables – faisait la partie de la réalité : la partie qu’ils considéraient comme innée ?
Les nations. Les frontières des pays. Le monde dans lequel c’est une autorisation extérieure, des pouvoirs quelconques, un papier – qui statuent si on est citoyen ou pas, humain – ou pas. Le monde dans lequel le travail pour l’autre – celui qui possède le capital – est le moyen puissant de l’avilissement de l’autre : celui qui n’a pas droit à la citoyenneté, celui qui n’appartient pas.
Ce monde-là – malgré tous les efforts des gouvernements pour arrêter le processus – est en train de se dévaloriser, et ses principes – lentement mais irrévocablement commencent faire la partie du passé.
L’auteur du Manifeste et des quatre ouvrages nous parle cependant sur le changement toujours en considérant ces entités : nation, l’État, la société (seulement de ceux qui y appartiennent, de ceux qui ont une autorisation…) – pour innées et fondamentales.

Paradoxe des exclusions invisibles

Et pourtant, aujourd’hui, si on parle de tels sujets comme la nation, les droits égaux pour les citoyens, on ne peut pas de le faire sans se poser la question sur qui et quoi réellement on parle, vu qu’il y a les pays sur cette terre, où pour les citoyens – donc humains – sont considérés que 3/4 de tous les individus qui normalement devraient en avoir droit : car de ce que je sais le droit à être humain, cela se doit à chacun.
On arrive ici au paradoxe qui définit tout le mécanisme de l’invisibilité des exclusions.
Le clou… ? De toutes les exclusions, les auteurs qui veulent s’en opposer, parlent ayant cependant déjà certaines exclusions codées dans la tête, comme l’état des choses indiscutable.
Et, de l’autre côté, on s’en fiche des exclus, n’est ce pas… ?
Le motif d’écrire, et le sujet qui semble d’être un des plus importants de l’ouvrage de Monthome, était pourtant réfléchir sur ce comment construire la société égalitaire, dans lequel chacun citoyen serait en certain sens égal à l’autre.
Malheureusement, dans cet ouvrage, comme dans beaucoup d’autres, chacun – signifie encore toujours appartenant à la « nation ».
La démocratie – et la vie digne tout court – est donc toujours encore prévue pour seulement certains qui vivent sur un territoire de la terre : seulement, on ne peut pas ne pas se demander, quoi se passerait avec ceux, qui pour les citoyens – dont pour les humains – ne sont pas considérés par nos organes politiques rétrogrades?
Les « nations » : elles sont en train de disparaître, les messieurs. Au moins dans le sens dans lequel on les apercevait avant.
Le mot pays, et les pays eux-mêmes – sont en train de changer leur définition.
Et les structures d’État… ?
De quoi on parle… ? Il est très probable que les États, comme on les comprend aujourd’hui, bientôt n’existeront pas… !

Être respecté – seulement entre ses frontières.
Mais où sont-elles… ?

– « Tout citoyen disposant de l’esprit de démocratie est un personnage respectable au sein de son pays et dans la cité devant bénéficier d’une différenciation légitime des cas et des situations » – insiste Monthome. – « Il doit pouvoir profiter d’un maximum d’équité, de légitimité, de respect, d’écoute et de transparence en provenance du régime et du système en place, dès lors que celui-ci agit dans le respect des valeurs de la démocratie ».
Il n’est pas sans sens de dire, qu’aussi ce principe, autant longtemps qu’on restera à l’idéologie du pays comme à la base de la pensée politique, fera que la différenciation entre les êtres humains s’effectuera également fondée sur ce même axiome – et que la réalité confirmera qu’il sera possible d’être respecté seulement au sein de son pays.
Le principe de la différenciation est un principe très noble – mais il faut se rendre compte que d’un côté indiscutable, de l’autre côté, aujourd’hui il est justement ce principe que les pouvoirs utilisent très bien comme prétexte pour différencier certaines personnes en vue de les discriminer. Ces personnes sont ceux qu’on nomme aujourd’hui les « SANS PAPIERS » et dont les systèmes politiques exterminent sans pitié, sans pardon, et sans que quiconque crie qu’il s’agit ici d’une tuerie moderne et universelle, dont l’exercice à la façon camouflée, sans se salir les mains, est propre à notre culture qui depuis la II guerre a bien avancée.

Société globale… ? Comme si rien n’était

La réalité politique et sociale est une lutte sans fin – entre ce qui pourra être admis et reconnu par la loi comme le changement – et ce qui ne sera pas admis et reconnu suffisamment vite car autant veulent les gouvernements niant l’existence de la réelle transformation sociétale.
La transformation actuelle, dont je voulais parler dans ce texte – celle qui s’effectue depuis les décennies, et dont non-reconnaissance et non-admission par les pouvoirs politiques a pu donner déjà les millions des tragédies des individus, les innombrables suicides, les cas de folie, les délires des désespérés, les psychoses et le démantèlement de cerveaux, des corps et d’âmes – est la disparition des frontières : d’abord des contrés, ensuite des pays, jusqu’à celles des continents.
Les processus et les changements de la réalité de ce monde sont beaucoup plus promptes, et même, ils ont la forme beaucoup plus violente que les transformations que pourrait s’imaginer (et surtout les autoriser) le cerveaux humain.
Pourquoi j’ai utilisé le mot autoriser, et pourquoi j’ai mentionné la difficulté… ?
Et bien, parce que ces dits changements vont souvent au contraire des habitudes (on sait comment difficile est pour certains de s’en débarrasser) et au contraire de ce qui arrange le statistique citoyen né dans un pays, ainsi que les gouvernements et les pouvoirs.
« Le monde se rétrécit…! » Il n’y a plus de possibilité de nier ce fait, ainsi que plus de raison d’arrêter un individu né en Burkina Faso qui veut chercher son bonheur en Espagne ou au Macau… !
Plus de possibilité… ? Au moins, il le semblerait.
Il n’y a pas de raison : de dire à une personne née en Éthiopie : « Tu ne NOUS appartiens pas » si elle vient en France, comme il n’y a pas de raison de dire le même à un Français qui irait en Guadeloupe, Tunisie, New York ou Allemagne.
La société est en train de devenir une société globale : celle de la Terre – et les auteurs des essais politiques quant à ce sujet toujours encore font ambuler leur pensée dans l’ancien régime même s’ils essayent de donner l’impression de prôner le progrès.
Comme on dit, certains faits sont inimaginables. Même quand ils existent. Et le cerveau fait tout pour penser comme si rien n’était.

BALLADYNA DE TEMPÊTE

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* poco – individus politiquement corrects.
/
« Franchir les Murs de Verre » et le Manifeste « Pour un XXIe siècle évolutionnaire »
Auteur : MONTHOME
Editions Men3 – Maison d’édition nouvelle génération
Livre et les séquences sont à télécharger en lecture gratuite sur : http://www.men3.fr/.

THÉÂTRE DE RÉVOLTE CONTRE LES LOIS DE LA SOCIÉTÉ / THEATRE OF REVOLT AGAINST THE LAWS OF THE CORPORATION / – PRINCIPLES

par BALLADYNA De Tempête / Théâtre De Révolte, samedi 8 décembre 2012, 03:37

BALLADYNA / THÉÂTRE DE RÉVOLTE CONTRE LES LOIS DE LA SOCIÉTÉ / THEATRE OF REVOLT AGAINST THE LAWS OF THE CORPORATION – PRINCIPLES

THÉÂTRE DE RÉVOLTE CONTRE LES LOIS DE LA SOCIÉTÉ
/THEATRE OF REVOLT AGAINST THE LAWS OF THE CORPORATION/
SE PRONONCE ET DÉCLARE THE FIGHT
CONTRE :
– TOUTES LES FORMES DE(S) DISCRIMINATION(S) DE L’HUMAIN
(QUI EXISTENT AUJOURD’HUI, LÉGITIMÉES PAR LES CODES ET LES SOPHISMES DE LA LOI),
– TOUTES LES FORMES DE L’INJUSTICE DU TRAITEMENT SUBIES PAR LES INDIVIDUS
ET TOUTES LES FORMES DES ABUS
(STATUÉES AUJOURD’HUI PAR LA LOI AVEC L’AIDE EFFICACE DES SPÉCIALISTES
DE LA: SOCIOTECHNIQUE (SPIN), DIALECTIQUE, ÉRISTIQUE, PROPAGANDE
& LES AUTRES FORMES DE MANIPULATION PSYCHOLOGIQUE DES MASSES),
– TOUTES LES FORMES ET TOUS LES MOYENS
D’ASTUPIDISATION ET DE RABÊTISSEMENT DES PERSONNES,
EMPLOYÉS EN VUE DE LA MISE DES MÊMES PERSONNES AU SERVICE
DU SYSTÈME POLITIQUE,
SOUVENT AU DÉTRIMENT DE L’AUTRE,
– TOUTES LES FORMES ET TOUTES LES TECHNIQUES D’ÉCORCHEMENT DES PERSONNES
DE LEUR INDIVIDUALITÉ & DE LEUR DIGNITÉ (EXEMPLE EN FRANCE: LA SOUMISSION
À L’APPAREIL DE L' »ASSISTANCE », ETC.), QUI POURRAIT « DÉRANGER » L’ENGIN GOUVERNEMENTAL
& DE SEMER « L’INQUIÉTUDE » EN S’OPPOSANT AU STATUT QUO ACTUEL LÉGITIMANT LES:
DISCRIMINATIONS, LES EXCLUSIONS & LA MISE EN NÉANT DE CERTAINS ÊTRES HUMAINS,
– TOUTES LES FORMES ET TOUS LES MOYENS D’AVILISSEMENT DE L’HUMAIN
ET D’EXCLUSION DE L’HUMAIN.

TOUT CELA EST AUJOURD’HUI EXERCÉ SANS OBSTACLE
PAR LES GOUVERNEMENTS ET LES SYSTÈMES POLITIQUES
DES PAYS CIVILISÉS.

LES ARMES OF THE FIGHT DU THÉÂTRE DE RÉVOLTE :
– VOICEWRITING (WRITING BY THE VOICE)
ENCOMPASS: VOCAL WORK, SONG, SHOUT, MUSIC CREATION.
– BODYWRITING (WRITING BY THE BODY)
ENCOMPASS: BODYEXPRESSION, DANCETHEATRE & CHOREOGRAPHY,
OFTEN LINKED WITH THE MARTIAL ARTS,
AS THE METAPHOR – LUCID & PERSPICUOUS –
OF THE LIFE & OF THE WARRIOR ATTITUDE).
SCENIC PRESENTATIONS, FILMED PRESENTATIONS.
– CREATION OF THE PHOTOGRAPHIC IMAGES (COOPERATION WITH THE ARTISTS)
ENCOMPASS: DANCEEXPRESSION, LIVEEXPRESSION, RÉACTION, ACTION.
ALL THIS STRONGLY LINKED
TO THE DANCE/CHOREOGRAPHY, SO TO BODYWRITING,
AND BOUND TO THE POLITIC MATTERS, « INCOMMODIOUS » FOR THE AUTHORITIES & THE GOUVERNMENTS.
– THE CINEMATOGRAPHIC WORK (CREATION OF THE FILMS).
ENCOMPASS: IBIDEM.
– WRITING (WORD AS THE WEAPON)
ENCOMPASS: LITERARY TEXTS, TEXTES OF THE SONGS, PRESS TEXTS/JOURNALISME MILITANT, REPORTAGES.
THE BOOK « UNE LILITH DE PLUS. HISTORY OF THE LEGITIMATE MURDER »
/the fragments available for the time being in the form of quotations and songs/).
&
– ACTING (THE REAL ACTIONS /IN THE LIFE/).

ALL THESE FORMES-WEAPONS-ARTS ARE CONNECTED ONE TO ANOTHER AND MUTUALLY PIERCED (FOR EXEMPLE, THE VOCAL WORK (VOICEWRITING) IS NATURALLY CONNECTED TO EXPRESSIONIST CHOREOGRAPHIC WORK (BODYWRITING), WHICH IS THEN NATURALLY CONNECTED TO PHOTOGRAPHIC-VISUEL WORK (IMAGES IN THE MOVEMENT & THE STATIC IMAGES), CINEMATOGRAPHIC WORK, ETC).
THE ARTIST(S) – COULDN’T TO BE « VOCALISTS ONLY », « MUSICIANS ONLY », « DANCERS-CHOREOGRAPHERS ONLY », « FILM-MAKERS ONLY », « PHOTOGRAPHS ONLY » OR « DIRECTORS OF THE CAMERA – ONLY »: THE ARTISTS ARE FIRST OF ALL THE WARRIORS, AWARE OF « HOW THE USE OF THEIR MAIN(-S) ARM(-S) IS LINKED TO ANOTHER(-S) », AND AWARE OF WHAT THEY WANT TO OBTAIN AS THE AIM OF THE CREATION/SHOUT/DANCE/FILM/IMAGE.

THE COOPERATIONS WITH THE ARTISTS & THE WARRIORS OF THE WORLD
ARE UP & WILL CONTINUE.
THE ARTISTS ENGAGED IN THE FIGHT OF THE THEATRE OF REVOLT
(OR THE ARTISTS IN COOPERATION) IN THIS MOMENT OR IN THE PAST:
LOUP (COMPOSITOR) – CHRISTIAN DEMARE (PHOTOGRAPHER & FILM-MAKER; PHOTOS OF THE BALLADYNA’S ALBUMS COVERS, THE FILM IN PROGRESS) – YVES JAMET (COMPOSITOR) – GOTARD (COMPOSITOR) – EFRÉN LOPEZ-SANZ (MULTI-INSTRUMENTALIST MUSICIAN, COMPOSITOR) – F. BENVENISTE (PHOTOGRAPHER; PHOTOS OF THE BALLADYNA’S ALBUMS COVERS) – ANNE-MARIE VESCO (PAINTER & VISUAL ARTIST) – K. SCHOTT (MUSICIAN & VIOLONIST) – ANNA LIPKA-SCHOTT (MUSICIENNE & VIOLONISTE) – MINUTE PAPILLON (RECEPTION, ORGANISATION, SOUND SYSTEM, FIGHT ALLIANCE) – MARC-LOUIS QUESTIN/CÉNACLE DU CYGNE (RECEPTION) – AMINE BOUCEKKINE/LE LANGAGE DES VISCÈRES (RECEPTION) – KRISS E. (…) – URBANITÉS (ASSOCIATION AGAINST ALL THE DISCRIMINATIONS, PARIS).

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« TODAY, I SHOULD WEAR ON MY FOREHEAD A CLEARLY VISIBLE LABELWITH THE WORDS:  » DON’T TOUCH! AN EXPLOSIVE » »
(BALLADYNA)