Articles Tagués ‘TRANSFORMATION’

« CONTRE » LES MORTS, LES VIOLS, LES EMPRISONNEMENTS ET LA VIOLENCE…?

 

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…Hier, on a pu voir à Paris les Congolais qui manifestaient suite de l’arrivée en France d’un dictateur sanguinaire (il était venu au « Pays des Droits de… l’Humain…? » avec la « visite »…): dont les troupes, en Afrique, tuent les enfants, les hommes, violent les femmes…
Tous les manifestants criaient contre les morts et les viols: et autour, à 5 mètres d’eux, partout, le bain du Sang des animaux coulait.
Comme chaque jour, les têtes ont été vendues, les jambes, les ailes…
…Après la manifestation, ils allaient acheter un corps de quelqu’un d’autre, aussi – comme chaque jour sur cette Terre – violé et tué comme les corps de ceux et celles dont les sorts ils criaient…

Il est certain qu’autant que les humains ne verront d’un lien existant, indéniable, entre ces deux choses…
Ils devront crier « contre » les « violences », selon eux « crées » par « quelqu’un d’autre »: et leur monde n’arrêtera, à chaque génération, redevenir fou, sans comprendre jamais de la source de sa propre folie…

 

***

 

…Je me rappelle aussi, quand à une Journée Mondiale organisée à Paris par les Batailleurs des Droits des Femmes en Iran (de mon expérience, ainsi ma propre que celle venant du sight à ce qui a lieu sur ce monde, je me décide ici à une conclusion qu’un « batailleur », un « guerrier », c’est celui qui ne comprend pas de la source des choses qui l’entourent et qui remplissent son univers, en générant souvent lui-même les expressions matérielles des phénomènes et les réalités contre lesquelles il se met ensuite à combattre et de passer les jours, les mois et les années sur le champ de la bataille où il ne fait que souffrir…), je tombais sans cesse aux lieux, conçus par les organisateurs, et où les corps des autres animaux terriens étaient vendus aux « batailleurs » de la liberté dans la forme des « sandwiches ».
Ceux – et celles…! – qui ont été venu(e)s de partout sur ce monde pour parler de leur Liberté et de leur Vie, ne voyaient donc d’aucun rapport de ce qu’ils/elles n’avaient pas (la Liberté et la Vie ) avec le fait qu’ils, et elles, la prenn(ai)ent aux autres.
Ils, elles, ne voyaient d’aucun rapport avec leur propre emprisonnement – ou celui de leurs soeurs et de leurs frères – avec le fait qu’ils et elles le créent: en portant en eux et en elles une image du monde dont le fonctionnement se base sur… l’emprisonnement.
Ils, elles, ne voyaient d’aucun rapport – de leur propre souffrance avec la souffrance infligée en continu, sans jamais cesser, et par eux/elles-mêmes – ceux et celles qui crient pourtant contre, de tous leurs poumons et en y ayant presque mal – aux… « autres ». 

Le premier pas – incontournable – pour pouvoir quitté l’enfer, est de se dire:
– « Je suis libre: moi, et toi – humain, oiseau, animal terrien – aussi ».
Sinon…
Voulez-vous continuer à plonger dans votre propre folie…?

 

➸ ➸ ➸

 

BALLADYNA↑WITCH ➸ PARIS ↑ 23 JUIN 2017.

 

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« ARTISTES FLOCONS »
Quelques phrases about la transformation de l’art en consumption


Aujourd’hui, à l’époque de la people-isation de tous, même un sac des céréales peut devenir célèbre, et quant aux humains… faut peut-être plutôt se cacher pour sauver son être de la banalisation – celle-là s’exerçant à toutes les façons accessibles à ceux qui…
Payent pour.
…Gagner plus.
 

La fin du mois dernier, le label-agrégateur chez lequel je sors aussi mes productions, envoyait à tous ses artistes une lettre ouvragée aux grands épithètes.

Le héro de l’appel était cette fois une des marques des céréales : nommons-la simplement Flocon pour ne pas faire de la criptopub*.
– « Devenez l’artiste Flocon ! » – encourageaient les intermédiaires du label, devenus en cette façon les intermédiaires de la production-vente des céréales. – «  Enregistrez un single dans un studio mythique ! La célèbre marque de céréales lance un concours… ! »

« …À la clé, un enregistrement dans un studio parisien mythique, du matériel et la possibilité de bénéficier d’une belle mise en avant sur la page f-book de Flocon qui compte plus de 320 000 fans ainsi que sur la compilation officielle du concours.
Comment ça marche ? »

D’abord, les artistes doivent faire tout pour augmenter la visibilité de la page f-book de Flocon en y chargeant leurs vidéos consacrées au concours et en repêchant ensuite le plus que possible des visiteurs. On se rend bien compte que les mêmes clients
Voilà, on a dit tout. Les auditeurs ont devenus les clients – désormais plus enclins à acheter les céréales Flocon qu’ils associent avec leur artiste.

« Chaque mois de février à septembre, les trois artistes ayant récolté le plus de votes intégreront le Top Talent Flocon, synonyme d’une belle mise en avant sur la page f-book Flocon qui compte plus de 320 000 fans. Ceux-ci gagneront également tous un kit de mixage, et feront partie, à l’issue du concours, de sa compilation officielle ».

« Lors de la deuxième étape (…) les 18 gagnants des mois passés participeront à un ultime mois de vote (…). Les 3 artistes récoltant le plus de vote seront soumis au choix d’un jury. C’est ce jury qui désignera le grand lauréat du concours, le Méga Top Talent FLOCON (!), qui se verra alors offrir la possibilité d’enregistrer un single dans un des plus grands studios parisiens ! »

Je ne sais pas pourquoi tout ça me trouble autant.
Peut-être parce que toutes les démarches ayant pour le but la transformation de l’art en consumption – prennent très souvent pour le cible les artistes très jeunes, se trouvant au début de leur chemin : alors ceux dont le rapport avec leur propre création est seulement en train de se former. 
…Je ne sais pas pourquoi tout ça me dépite autant.
Peut-être parce que je viens d’une terre où toute démarche artistique servait plutôt pour exprimer le non-accord de l’artiste avec l’achat-vente de lui-même par ceux qui souhaitaient à l’acheter, et où la création était un outil de la résistance politique… ?
Une arme.
Pas un jouet des bébés, pas un instrument de l’augmentation de vente quelle qu’elle soit hors de celle des supports la diffusant.

Mais pourquoi je dis tout cela.
La butter-isation des artistes n’est pas la chose nouvelle et depuis qu’il existent les usines des biens à avaler, il existent aussi les artistes-butter, les artistes-fromage et les artistes-chips. Au bout du compte, jusqu’à ce que celui qui achète les artistes is not a butcher or father of those cigarettiques stinks, I have nothing against in the end. C’est vous qui décidez – à quoi servira votre art.
Alors, à l’oeuvre…!
…Pour que les gens mangent plus de flocons, boivent de la merde ou partent aux vacances en Tunisie pendant que chez eux… se noient les Tunisiens…? Ou pour que ce putain de monde change un peu…?

L’art, la création –  n’est qu’un moyen.
 

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* Criptopub – une traduction-recapture du mot polonais « kryptoreklama » ;
surreptitious publicity